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COMMISSION HISTORIQUE ET ARCHEOLOGIQ.UE DE LA MAYENNE
Supplément au Bulletin no ^p
GLOSSAIRE
DES PARLERS
DU
BAS-MAINE
(DÉPARTEMENT DE LA MAYENNE)
PAR
GEORGES DOTTIN
Professeur-adjoint à l'Université de Rennes,
Membre Correspondant
de la Commission Historique et Archéologique
de la Mayenne.
- PARIS
H. WELTER, ÉDITEUR
59, RUE BONAPARTE, 59
1899
Même Maison à Leipzig, Salomonstrasse, 16.
GLOSSAIRE
DES
PARLERS DU BAS-MAINE
MAÇON, PROTAT FRÈRES, IMPRIMEURS
C^iaoï^r
COMMISSION HISTORIQUE ET ARCHEOLOGIQUE DE LA MAYENNE
Supplcmcnl au Bulletin no ^p
GLOSSAIRE
DES PARLERS
DU
BAS-MAINE
(DÉPARTEMENT DE LA MAYENNE)
PAR
GEORGES DOTTIN
Professeur-adjoint à l'Université de Rennes,
Membre Correspondant
de la Commission Historique et Archéologique
de la Mayenne.
PARIS
H. WELTER, ÉDITEUR
59, RUE BONAPARTE, 59
1899
Même Maison à Leipzig, Salomonstrasse. 16.
/
ï
Pc
2 957
A
MONSIEUR
MICHEL BRÉAL
HOMMAGE RESPECTUEUX
PRÉFACE
I
Par un arrêté du 24 août 1866, le ministre de l'Instruc-
tion publique avait institué un prix de 1.500 francs qui
devait être décerné à celle des Sociétés savantes des dépar-
tements qui produirait le meilleur Glossaire du patois ou
langage rustique et populaire d'une région ou d'une localité
déterminée de la France. Les manuscrits devaient être
déposés avant le i*"" décembre 1868.
La section des lettres, sciences et arts de la Société de
l'Industrie de la Mayenne, réorganisée, en 1865, par
M. Jules Le Fizelier, sous le nom de Société d'archéologie,
sciences, arts et belles-lettres de la Mayenne, voulut tenter
le travail proposé par le ministre. Pendant un an, elle
recueillit les mots et les idiotismes qui lui furent signalés.
On s'occupa surtout des arrondissements de Laval et de
Mayenne, l'arrondissement de Château-Gontier ayant tait
autrefois partie de l'Anjou et se trouvant par conséquent
G. DoTTiN. — Glossaire, i
II PRHPAŒ
en dehors de l'ancien Bas-Maine '. Une commission spé-
ciale fut ciiargée de rédiger le glossaire. Elle comprenait :
MM. Jules Le Fizelier, Camille de Chalais, D' Souchu-
Servinière, Henri de la Broise, Louis Bretonnière, Paul
Le Breton. Le travail existe en entier, écrit de la main
de M. J. Le Fizelier. C'est le ms. 1098 1 de la Biblio-
thèque de Laval. La lettre A a seule été publiée, à titre
d'essai, et surtout pour taire appel à de nouveaux ren-
seignements {Bulletin de la Société de l'Industrie de la
Mayenne, section des lettres, sciences et arts, t. III (1866),
p. II3-I7))-
Au mois de décembre 1868, le dictionnaire n'étant pas
terminé, la Société demanda au ministre, par l'intermédiaire
de l'inspecteur d'Académie, une prorogation de délai.
Cette prorogation fut refusée (9 décembre 1868) parce
que le Comité des travaux historiques devait se réunir le
4 janvier 1869 pour l'examen des documents. La Société
d'archéologie, sciences, arts et belles-lettres garda son
I. Nous prenons Bas-Maine dans le sens que lui
donnent : le Dictionnaire universel de la France ancienne et
moderne, Paris, 1726, 3 vol. in-fol.; Moréri, Le grand dic-
tionnaire historique, Paris, 1759, 10 vol. in-fol.; J. Peuchet,
Dictionnaire universel de la géographie commerçante, Parisj
an VIII, 5 vol. in-4"; Girault de Saint-Fargeau, Diction-
naire géographique, Paris, 1845, 3 vol. in-fol. D'après ces
auteurs, le Bas-Maine comprend la partie voisine de la Bre-
tagne, c'est-à-dire les arrondissements de Laval et de
Ma venue.
1
.•;
PREFACE III
manuscrit; le prix institué par le ministre fut décerné à
l'abbé Lalanne pour son Glossaire du patois poitevin, et le
vocabulaire du Bas-Maine resta inachevé.
M. J. Le Fizelier mourut le lo avril 1883. Il légua ses
manuscrits, au nombre desquels se trouvait le Vocabulaire
du Bas-Maine, à la Bibliothèque de Laval. Le 11 février 1885,
à une séance de la Commission historique et archéolo-
gique qui, créée en 1878, avait remplacé la Société des
lettres, sciences et arts, M. L. Garnier rappela le travail
commencé et proposa de le continuer. La Commission
approuva la proposition de M. Garnier, fît recopier sur
fiches le manuscrit de J. Le Fizelier et rédiger par
MM. de Martonne, Richard et Savary une circulaire qui
devait être distribuée dans tout le département et provo-
quer de nouvelles recherches. On adjoignit aux trois
membres cités plus haut : MM. Perrot, de la Broise,
E. Moreau et C. du Brossay. M. Salles envoya à la Com-
mission un long mémoire qui contenait un exposé très net
et très précis des progrès récents et des exigences actuelles
de la philologie des patois. Ce rapport eut un effet salutaire;
il détourna la Commission d'entreprendre une publication
analogue au Vocabulaire du Haut-Maine, de M. de Mon-
tesson, qui, remarquable à l'époque où il a été composé
(1857), n'était plus en 1885 au courant des progrès de la
science. Pendant quelque temps, on crut que MM. Salles
et Grosse-Duperron se chargeraient de la rédaction du dic-
tionnaire. Mais leurs occupations multiples les retardèrent,
bien qu'ils eussent eu plusieurs conférences. Enfin, les
nouveaux matériaux recueillis en 1885, après l'envoi de la
IV PREI-ACE
circulaire, vinrent grossir la masse des autres. Ils devaient
dormir encore une dizaine d'années.
Quand, au mois d'octobre 1894, j'acceptai la mission de
publier le Vocabulaire du Bas-Maine, aux documents réunis
par la Commission vinrent s'ajouter cinq recueils considé-
rables. Ce furent :
1° Un dictionnaire du patois bas-manceau, contenant
7.000 fiches, rédigé par feu Honoré Godbert, éditeur à
Laval, de 1840 à 1860'. Ce manuscrit fut acheté vers
1880 par la Société historique et archéologique du Maine,
qui, sur la demande de M. E. Moreau, consentit fort gra-
I. M. E. Moreau me communique les renseignements
suivants sur les Godbert. La famille Godbert est originaire
de Chailland (Mayenne). Le grand-père de l'auteur du
dictionnaire était intendant, pour la forêt de Mayenne, de
la duchesse de Valentinois. Le père de H. Godbert vint
vers le commencement de la Révolution à Laval où il
s'établit comme épicier. Honoré Godbert fit des études
pour entrer au séminaire, mais ne donna pas suite à son
projet. Il devint libraire en 1837 avec Sauvage-Hardy
pour associé. En 1840, il s'associa à un pharmacien
nommé Pommereul pour créer une imprimerie typogra-
phique et lithographique. Tous les livres d'histoire locale
qui furent publiés à Laval de 1840 à 1860 sortirent de ses
presses. Il était imprimeur-libraire de l'évêché. Il vendit
son imprimerie en septembre 1860 à M. Mary-Beauchène,
puis se retira à Andouillé près Laval. Il ne tarda pas à aller
retrouver ses enfonts à Paris, où il mourut vers 1880, Agé
de plus de quatre-vingts ans.
PREFACE V
cieusement à le prêter à la Commission historique et archéo-
logique de la Mayenne (janvier 1895)'. ^^ dictionnaire est
l'œuvre d'un homme intelligent, assez au courant de l'his-
toire de la langue et préoccupé de l'exactitude des défini-
tions. M. Godbert semble s'être servi, pour les mots com-
muns au Haut-Maine et au Bas-Maine, du dictionnaire de
R. de Montesson auquel il fait de fréquents emprunts.
2° Un dictionnaire de 3.500 mots provenant, pour la
plupart, du pays de Pail, par M. Catois, directeur de l'école
primaire de Sainte-Gemmes-le-Robert. Ce dictionnaire con-
tient de nombreux rapprochements avec l'ancienne langue.
3° Un vocabulaire de 2.500 mots, rédigé par M. l'abbé
Lardeux, licencié es lettres, professeur au petit séminaire
de Mayenne, et se composant en partie de mots recueillis
par M. l'abbé Gendry, né en 1833, professeur de sciences
au même petit séminaire, 1857-1869, mort en 1869. Ce
vocabulaire comprend un très grand nombre de mots
anciens, inconnus maintenant; la traduction française
manque malheureusement pour quelques-uns, qui n'ont
pu pour cette raison prendre place dans notre Glossaire.
4° Un vocabulaire de 2.000 mots et une classification
scientifique - des plantes de la Mayenne avec leurs noms
1. La Commission historique et archéologique de la
Mayenne m'a chargé d'adresser ici ses remerciements à la
Société historique et archéologique du Maine, spécialement
en la personne de son président, M. le comte de Bastard
d'Estang, et de son vice-président, M. Robert Triger.
2. Les noms scientifiques sont tirés de Boreau, Flore du
centre de la France^ Paris, 1840.
VI PRÉl ACE
vulgaires et les traditions populaires qui s'y rapportent,
par M. le D"" Lambert, de Laval. M. Lambert a utilisé les
collections de noms de plantes de MM. de Villiers (Vaiges),
Duclaux (Château-Gontier), Trillon (Andouillé).
5° Un vocabulaire d'environ 2.000 mots, de nombreux
renseignements sur le tolklore et la botanique, dus à
M. Lucien Daniel, docteur es sciences, et provenant de La
Dorée, Hercé et Château-Gontier; la plupart de ces mots
m'ont été communiqués de vive voix.
On trouvera plus loin l'indication des manuscrits moins
importants que l'on m'a envoyés en 1895-1896. Un grand
nombre sont dus à des élèves-maîtres de l'École normale
d'instituteurs. Je ne saurais trop remercier ici M. Hagnus,
directeur de l'École normale de Laval, de la bonne grâce
qu'il a mise à m'aider dans mes recherches.
Étant donné le nombre des documents mis à ma disposi-
tion, j'ai dû entreprendre d'abord un travail de critique sur
la valeur des sources. J'ai laissé à Godbert la responsabilité
de formes intéressantes dont je n'ai pu trouver d'exemple
maintenant et que J'ai fiiit suivre de l'indication (G.). Je
n'ai admis aucun mot dont l'existence ne m'eût été démon-
trée. J'ai pu aussi mettre à profit la connaissance que j'avais
du parler de Montjean, où j'ai passé plusieurs mois chaque
année pendant quelque trente ans.
TI
Le travail qui m'était proposé présentait quelques diffi-
cultés. Il est relativement flicile de composer le glossaire
PREFACE VII
d'une personne ou même d'un village. Dans le parler
d'une personne, en effet, un mot donné n'a en général
qu'une forme; dans le parler d'un village, un mot n'a guère
qu'un petit nombre de formes différentes, et encore est-il
possible d'en éliminer quelques-unes si l'on tient compte
de l'âge et de l'origine des sujets étudiés. Mais si l'on prend
pour objet d'études une province même peu étendue
comme le Bas-Maine, il est presque impossible d'atteindre
à une précision vraiment scientifique.
Si l'on est justement préoccupé de noter exactement les
nuances des sons, on ne trouvera point de mot qui ne pos-
sède une multitude de variantes selon les villages où il est
en usage. Si l'on tient à préciser la signification de chaque
mot, il taudra tenir compte des variations nombreuses de
sens qui existent souvent d'une commune à l'autre. Enfin,
si l'on veut déterminer l'extension géographique de chaque
terme, il faudra faire une enquête portant sur tous les mots
et tous les lieux du Bas-Maine.
On peut concevoir un dictionnaire de ce genre. Mais
on ne l'exécutera jamais, toutes les fois du moins que
l'on voudra appliquer cette méthode à une étendue de
414.000 hectares. Il est évident, en effet, qu'un seul homme
n'en saurait venir à bout, même en cent ans. Il est mal-
heureusement trop vrai, d'autre part, que l'on ne pourrait
trouver dans chaque commune un homme suffisamment
préparé à recueillir et à noter exactement les sons, qui con-
sentît à se charger d'une telle tache. A part de rares
exceptions, ceux-là mêmes qui sembleraient devoir s'inté-
resser à l'histoire de la langue française et qui pourraient se
VIII PRÉFACE
servir des patois pour fliirc apprendre le français paraissent
avoir pris à cœur de détruire tout vestige des anciens par-
1ers. D'autres, qui n'ont pourtant point de préoccupations
pédagogiques, croient, encore aujourd'hui, que le patois
n'est que du français défiguré à plaisir, et ne connaissant
pas les travaux entrepris dans les trente dernières années sur
les parlers de France, font profession de mépriser des études
qu'ils ignorent. Il était donc chimérique de songer à réunir
le nombre de travailleurs nécessaires pour mener à bien la
confection d'un lexique complet du Bas-Maine. Il est sûr
que la méthode proposée était une erreur, puisqu'elle ne
pouvait pas aboutir. Un lexique comprenant toutes les
formes usitées sur une vaste étendue géographique pourrait
être formé en combinant un certain nombre de monogra-
phies restreintes à un lieu ou à un homme. Mais ces mono-
graphies qui demandent chacune un effort considérable
sont et seront toujours rares, et les patois auront disparu
qu'il n'y en aura pas encore un nombre suffisant pour for-
mer un lexique complet des parlers du Bas-Maine.
A l'époque où la Section des arts et des lettres de la
Société de l'industrie de la Mayenne entreprit son diction-
naire (1866), on était préoccupé du sens et de l'étymologie
plutôt que de la prononciation, et jamais on n'aurait songé
à recueillir pour chaque mot les moindres variantes
de sons. Tout au plus, dans les préfaces, les auteurs
accordent-ils quelques pages ou quelques lignes à la pro-
nonciation locale. Les préoccupations orthographiques,
singulièrement déplacées lorsqu'il s'agit de dialectes parlés
et non écrits, empêchaient de noter exactement les mots.
PREFACE IX
On écrivait les mots tantôt d'après la prononciation, tan-
tôt d'après l'analogie superficielle ou réelle des mots fran-
çais qui semblaient apparentés aux mots patois, et il n'était
pas rare qu'une cacographie ne déguisât à tout jamais le
terme en question. D'excellents glossaires comme le Glos-
saire du centre de la France de Jaubert, et le Vocabulaire du
Haut-Maine de R. de Montesson, ne sont pas exempts de
ce défaut. Ainsi Jaubert écrit : parderie (perdrix), paumuer
(changer de peau), ondin (andain), pée (père); — R. de
Montesson : tenter (tondre), euet, net, uit (œil), qiiiousiau
(closeau), quianche (clenche), plumas (plumail), nain
(haim, hameçon), W(^(maie), lumat (limas), guette (diète),
guêtron (laiteron), gournas (gournail), frii (fruit), cinton
(séton), châe (chaleur), j"6'nrt^ (cenail), ^r« (bruit).
L'étymologie, quelque réduite que soit la place qu'elle
occupe dans ces glossaires, y tient encore une place dispro-
portionnée à son importance, si l'on songe combien sont
fragiles les hypothèses qui ne reposent pas sur une connais-
sance complète de tous les dialectes de la France. Or, cette
science, qu'il n'était pas possible d'acquérir à l'époque de
Jaubert et de R. de Montesson, n'est pas encore accessible
aujourd'hui; nous sommes loin de posséder pour tous les
dialectes de la France des monographies comme celles
qu'avaient commencé à recueillir la Revue des patois gallo-
roîJians et la Revue des patois \ dont le Bulletin des Parlers
du Calvados, pour la Normandie, et les Annales de Bretagne,
I. La Revue des Patois a été continuée par la Revue de
philologie française et provençale.
X PRÉFACE
pour la Haute Bretagne, sous l'inspiration de la Société des
parlers de France, s'efforcent de continuer l'œuvre utile et
malheureusement trop tôt interrompue.
Il ne semble pas, d'autre part, que Jaubert et R, de
Montesson aient cherché i\ délimiter géographiquemcnt
d'une manière précise l'usage de chaque mot. Ils se sont
sans doute bientôt rendu compte que les échanges de termes
entre villages voisins ne sont pas rares et que les coïnci-
dences dans l'acception d'un mot entre deux communes
séparées l'une de l'autre par une zone où le terme en ques-
tion est inconnu sont des plus fréquentes.
De nos jours, les philologues, préoccupés avant tout de
noter exactement le parler qu'ils étudient, se bornent, pour
être précis sans compliquer à l'infini leur travail, à une
étendue très restreinte de pays. L'unité linguistique étant
l'individu, — et l'individu à uii moment donné de son exi-
stence, — un glossaire scientifique devrait se limiter au
parler d'un homme. Les lexiques entrepris avec une sûre
méthode et qui nous ont servi de modèles, le Lexique Saint-
Polois, de M. E. Edmond, et \e Glossaire du parler du Boiir-
nois, de M, Ch. Roussey, répondent en grande partie à cette
exigence; ils n'embrassent, en tout cas, qu'une ville de
3.700 âmes, Saint-Pol, ou un village de 395 habitants,
Le Bournois. M. Roussey n'a pas eu X se préoccuper de
déterminer l'extension géographique de chaque mot; il n'a
eu qu'à marquer les différences entre le parler des gens
âgés et des jeunes gens. M. Edmond a distingué au moyen
de signes les mots usités à Saint-Pol-ville des mots usités
dans les faubourgs. Quant â l'étymologie, M. Edmond
PREFACE XI
comme M. Roussey l'ont avec raison proscrite de leurs
dictionnaires.
III
Sans pouvoir prétendre à la précision qu'ont atteinte
MM. Edmond et Roussey, j'ai tâché de tirer le meilleur
parti possible des matériaux réunis pour le Glossaire du Bas-
Maine. J'ai en général, et surtout pour les monosyllabes,
noté à part toutes les variantes importantes que j'avais pu
vérifier, en renvoyant aux différentes formes du même
mot. Cependant, pour éviter d'inutiles répétitions et ne
pas allonger outre mesure le glossaire, j'ai dû laisser indé-
terminées certaines terminaisons et noter en abrégé cer-
taines variantes :
1° La terminaison de l'infinitif des verbes de la première
conjugaison, en français -er, est notée uniformément e; elle
a en réalité, selon les lieux, une*des prononciations :e,œ,a;
2° La terminaison des féminins en é a été uniformément
notée é, bien qu'elle présente les variantes œ, a ;
3° La terminaison -ào, fr. -au est notée â(o) toutes les
fois que sa variante â a été constatée par moi ; -âo dissi-
mule aussi la variante -a-w;
4° Le groupe / + / consonne a été d'ordinaire unifor-
mément noté k, bien qu'il subsiste sous la forme ty dans le
nord-ouest de la Mayenne;
5° Quand, à l'intérieur d'un mot, un son constaté dans
quelques parlers a disparu dans d'autres, je donne seule-
XII PREFACE
ment la torme la plus complète du mot en mettant entre
parenthèses le son caduc;
6° La graphie uniforme à dissimule diverses diphtongues
nasales : ro, ûà;
7° La graphie uniforme œ dissimule toute une série de
sons intermédiaires entre œ et è, œ et à, œ et a;
8° /', ç, ne notent régulièrement k, g palatals que dans le
cas où ils représentent cl, gJ, ty, dy Iy,y, la palatalisation de
k, q dans les autres cas étant variable selon les dialectes.
Ce défaut de précision, volontaire et inévitable, est
racheté, en partie au moins, par l'introduction où j'ai étu-
dié et déterminé par moi-même, le plus exactement pos-
sible, le traitement des voyelles et des consonnes dans
quelques-uns de nos parlers. Je ne pouvais songer à rame-
ner au même dialecte les formes variées qui avaient été
recueillies; ce procédé, rigoureux en apparence, serait au
fond l'inexactitude même et l'opposé d'une méthode scien-
tifique. Il ne faut donc point s'étonner des nombreuses
divergences de détail que l'on pourra trouver pour la nota-
tion du même mot à divers endroits du dictionnaire. Je
n'ai point cherché à être plus systématique que la réalité et
à réduire à une spécieuse et mensongère unité la complexité
des fiiits et des lois phonétiques.
QjLiant à la notation des sons, j'ai adopté le système de tran-
scription dû à MM. Gilliéron, professeur à l'École pratique
des Hautes-Études, et l'abbé Rousselot, directeur du labo-
ratoire de phonétique expérimentale au Collège de France;
ce système a l'avantage d'être très facile pour les Fran-
çais qui n'ont à apprendre que quelques signes nouveaux,
PREFACE XIII
une fois qu'ils sont bien pénétrés du principe que chaque
son est représenté par un signe, et par un seul. L'aspect un peu
singulier du texte en transcription phonétique ne pourra
rebuter les travailleurs auxquels le glossaire est spécialement
destiné. Quant à ceux qui auraient à utiliser le glossaire
dans un intérêt pratique, s'ils veulent bien consacrer une
demi-heure à étudier la clef mise à la fin de la préface
(p. xxxiv) ils Hront ensuite sans la moindre difficulté.
Quoi qu'il en soit, depuis plus de vingt ans, les
études sur les patois, tant en France qu'en Allemagne, se
font exclusivement en transcription phonétique, et il n'est
pas possible maintenant de songer à faire autrement.
Un système plus rapproché encore de l'orthographe fran-
çaise que le système de M. l'abbé Rousselot, s'il ne présen-
tait pas de graves inconvénients pour les patois de l'Ouest,
ne saurait, en tout cas, se plier à la transcription de n'im-
porte quel parler; de plus, il est fâcheux qu'on multiplie les
systèmes de transcription; cela compHque inutilement la
tâche des travailleurs sans profit pour personne. Il était
plus simple pour moi d'employer le système adopté par la
Revue des patois gallo-romans, le Bulletin de la Société des par-
ler s de France, et les glossaires de MM. Edmond et Roussey.
L'étymologie ne tient aucune place dans le Glossaire des
parlers du Bas-Maine. Toutes les hypothèses que l'on
pourrait proposer maintenant seraient trop provisoires pour
qu'elles pussent ajouter quelque intérêt et quelque utilité
à un ouvrage déjà suffisamment étendu. D'autre part,
la transcription phonétique expose à de nombreuses con-
fusions étymologiques : des mots originairement différents,
XIV PRÈI-ACI-:
confondus dans la prononciation, se trouvent réunis dans
le même article; de plus, quand la traduction du mot
patois n'est pas le mot français correspondant, on peut ne
pas être frappé du rapport qui existe entre les deux mots,
l'un patois, l'autre français, originairement identiques et
qui ne sont différenciés que par la prononciation. Pour
éviter cet inconvénient, nous avons fait suivre la tran-
scription phonétique d'une transcription orthographique
toutes les fois que nous avons pu constater une forme
écrite du mot, ailleurs que dans les rares manuscrits en
patois du Bas-Maine. Un grand nombre de ces formes ont
plus qu'une existence graphique; elles sont employées par
les bourgeois des campagnes qui ont francisé les termes
patois dont il n'y avait pas d'équivalent exact en français.
Nous devons ajouter que ce relevé est forcément incom-
plet et que nous n'avons attaché qu'une importance relative
à ces rapprochements.
Il eût été important de pouvoir déterminer l'extension
géographique des mots principaux. Le programme de la
Commission historique et archéologique comprenait,
m'a-t-on assuré, la détermination des localités où chaque
mot était en usage. Il ne fallait pas songer à faire ce tra-
vail pour toutes les communes du département; nous
avons dit pourquoi. D'autre part, si l'on restreignait volon-
tairement le champ d'observation, les enquêtes bornées à
quelques points de repère n'auraient donné aucun résultat
important; comment choisir ces points de repère? un mot
connu dans une région assez étendue peut être inconnu
dans quelques villages de cetre région et employé au con-
PRÉFACE XV
traire à une très grande distance. Comment enfin, dans
l'état actuel du patois, distinguer les mots importés de vil-
lages voisins, des mots connus de tout temps dans le pays,
et les mots propres à une famille, les mots d'un usage plus
général, si l'on ne fait pas dans cliaque village une enquête
approfondie? Il suffit d'exposer ce plan scientifiquement
concevable pour montrer comme il est cliimérique et irréa-
lisable.
Il pouvait être important de distinguer les mots usités
dans l'arrondissement de Château-Gontier, qui faisait par-
tie de l'Anjou, des mots usités dans les arrondissements de
Laval et de Mayenne. Toutes les fois qu'un mot signalé
dans l'ancien Anjou ne nous a pas été signalé également
dans le Bas-Maine, nous l'avons fait suivre de l'indication
de la localité où il a été constaté. Quant au Bas-Maine,
nous avons tenu compte des indications géographiques qui
nous ont été fournies. Mais elles n'ont qu'une valeur rela-
tive. Quand j'ai écrit qu'un mot était usité dans un pays,
je n'ai pas prétendu dire qu'il n'était pas usité ailleurs,
mais simplement indiquer qu'il ne m'avait pas été signalé
dans d'autres régions. Les mots qui ne sont suivis d'aucune
indication sont d'un usage général dans le Bas-Maine.
Dans une certaine mesure, ces mots peuvent être
archaïques : les recueils de Godbert et de l'abbé Gendry
remontent à une cinquantaine d'années. La génération de
maintenant désapprend rapidement le patois et la pronon-
ciation se modifie sous l'influence du français.
Le choix des mots à introduire dans le Glossaire semble
avoir vivement préoccupé tous ceux qui se sont occupés du
X\I PREFACE
parler du Bas-iMaine. La plupart ont pensé qu'il ne fallait
relever que les mots propres au Bas-Maine et qu'on devait
proscrire sévèrement les déformations du français et les
mots d'argot.
Déterminer les mots propres au Bas-Maine est prématuré
et impossible. En supposant que les travaux que nous pos-
sédons actuellement sur les parlers de France permettent
d'entreprendre ce travail, il est clair qu'il sera aussi intéres-
sant de constater l'emploi d'un mot dans le Bas-Maine que
son emploi exclusif dans le Bas-Maine.
Sous le nom de déformations du français, on comprend
deux catégories différentes de mots : i° des mots remon-
tant directement au latin, mais a^^ant subi par suite des lois
particulières aux parlers du Bas-Maine une évolution pho-
nétique qui les a nettement différenciés du français; ces
mots très anciens sont, semble-t-il, assez peu nombreux
dans nos patois, où il faut tenir compte de l'influence
constante des formes françaises sur les formes patoises;
2° des mots empruntés à différentes époques au français
et ayant obéi aux lois de transformation phonétique posté-
rieures à l'emprunt. Parmi ces mots, il y en a qui ont été
défigurés sous l'influence d'une étymologie populaire. Ce
ne sont pas les moins intéressants. Il est évident que pour
l'histoire des parlers du Bas-Maine et pour la phonétique
générale ces deux catégories de mots sont d'une grande
importance.
Quant aux mots d'argot, on peut se demander ce que
l'on rassemble d'ordinaire sous ce mot Je ne comprends pas
pourquoi on exclut de l'histoire de la langue des mots dont
PREFACE XVII
l'existence est constatée dès le moyen âge et qui n'ont
d'autre tare que leur emploi. Est-ce parce que la plupart
de ces mots ont une origine obscure? Mais c'est aussi le
cas d'un grand nombre de mots français très usités et très
français. Est-ce parce qu'ils sont, à l'origine, des forma-
tions individuelles? Mais quel mot n'est pas, à l'origine,
une formation individuelle? Parmi ces formations, les unes
restent spéciales à un homme et meurent avec lui , les
autres sont adoptées par la foule et passent dans la langue
de tout le monde. Est-on sûr d'ailleurs que l'argot des
casernes, qui fournit maintenant un grand nombre de mots
aux parlers de nos campagnes, ne provienne pas, pour une
part considérable, des parlers provinciaux? J'ai admis dans
le Glossaire ceux des mots d'argot qui me semblaient pré-
senter quelque intérêt, soit parce qu'ils ont dans le Bas-
Maine une autre acception que dans le dialecte parisien,
soit parce qu'ils ne sont pas isolés dans nos parlers et qu'ils
se rattachent à une famille nombreuse.
Les seuls mots que j'ai exclus de mon dictionnaire sont
les mots, assez rares d'ailleurs, identiques au français ou
qui lui ont été empruntés sans aucune modification de
sens ou de forme. J'ai quelquefois fait exception pour des
mots de métier qui figurent au dictionnaire de Littré, mais
dont il peut être intéressant de constater l'usage dans le
Bas-Maine.
D'ailleurs, j'accepte volontiers le reproche, qu'on me fera
sans doute, d'avoir admis dans mon dictionnaire, sans
choix et sans discernement, tout ce dont j'ai pu constater
et vérifier l'emploi dans le Bas-Maine. Ce n'est pas à ceux
G. DoTTiN. — Glossaire. II
xviii PRi;r.\ci-,
qui recueillent les matériaux à supprimer comme inutile
tout ce qui ne répond pas au goût du moment. Tel fait
que j'aurais négligé de parti pris parce qu'il ne rentre
point dans les études que je poursuis pourra acquérir de
l'importance un jour où l'attention sera attirée sur des
phénomènes dont on néglige maintenant l'observation. Je
devais seulement donner les moyens d'opérer le triage
entre ces éléments divers. La grammaire qui précède le
dictionnaire permettra de laire ce travail.
Je n'ai donné d'exemples que dans le cas où la traduc-
tion française ne suffisait pas à préciser le sens d'un mot
ou lorsque je pouvais citer une phrase familière, une locu-
tion proverbiale ou un dicton caractéristiques de l'état
d'âme de nos paysans.
Je n'ai point ramené à un seul dialecte les formes citées
dans les exemples. J'ai conservé la leçon que me fournis-
saient mes correspondants, toutes les fois que cette leçon
ne coïncidait pas exactement dans les termes ou la tour-
nure avec le parler de Montjean, Quand il n'y avait de
différence que dans la phonétique, je n'ai pas hésité à tran-
scrire avec précision dans mon dialecte des variantes notées
sans grande exactitude. L'Introduction permet de détermi-
ner à quel dialecte appartient tel ou tel exemple.
Les quelques chansons manuscrites que l'on m'avait
communiquées et les noëls contenus dans le manuscrit
10979 de la Bibliothèque de Laval m'ont fourni aussi un
certain nombre d'exemples que j'ai laissés sans transcription
phonétique, et qui sont imprimés en petits caractères. J'ai
noté, en renvoyant aux pages de l'édition Godbcri, l'emploi
PREFACE XIX
par Le Doyen de tel ou tel mot. J'ai recueilli aussi toutes
les indications de coutumes et de traditions populaires qui
m'ont été transmises, en les fiiisant suivre des initiales des
collaborateurs qui me les ont communiquées. Les quelques
renseignements d'histoire ou de géographie locale que j'ai
insérés sans indication de source proviennent du ms. 10981
de la Bibliothèque de Laval. Un index détaillé, placé à la
fin de l'ouvrage, permettra aux folkloristes de relever
rapidement dans le Glossaire les renseignements qui peuvent
les intéresser ^
Quel que soit le nombre de mots recueillis, environ
douze mille, je ne me dissimule pas que je suis loin d'avoir
épuisé mon sujet, et que le glossaire que je viens de termi-
ner n'est qu'une ébauche. Les érudits du Bas-Maine auront
maintenant une base pour poursuivre l'étude de leurs par-
1ers, et si chacun y mettait quelques efforts, dans dix ans
on pourrait publier une édition définitive cette fois, autant
que peuvent l'être les choses humaines. Les larges marges
du dictionnaire ont été disposées à l'effet de recevoir des
notes. Il suffirait de centraliser les corrections et les addi-
tions de chacun pour rendre plus précis et plus exact le
recueil de faits que je livre aux travailleurs.
Je dois remercier, en terminant, les collaborateurs assidus
qui m'ont assisté pendant l'impression du dictionnaire :
I. Le folklore du Bas-Maine ne paraît avoir été jus-
qu'ici l'objet'd'aucune étude. Méhtsinc n'en parle point, et
les quelques traditions du Maine, relevées dans la Revue des
traditions populaires, ont trait au Haut-Maine.
\\ IRÉPACF.
M. Lucien Dan'ul, qui a bien voulu revoir toutes les
épreuves et qui a mis à ma disposition sa science éprouvée
de botaniste; M. l'abbé Lardeux, qui m'a fourni d'utiles
additions au Supplément et les résultats de ses enquêtes
phonétiques, et M. Emile Moreau, président de la Com-
mission historique et archéologique de la Mayenne, à la
persévérante initiative de qui est due la publication de ce
glossaire. Enfin, si j'ai pu terminer en trois ans un aussi
long travail, je le dois à la collaboration de ma femme.
Rennes, le 2 janvier 1898.
BIBLIOGRAPHIE
DES PARLERS DU BAS-MAINE
GRAMMAIRES ET DICTIONNAIRES
IMPRIMES
Verger, Notice sur Jublains, 2^ éd., Nantes, 1835. Une
liste alphabétique de vieux mots en usage dans le départe-
ment de la Mayenne est contenue aux pages 167-195 de
cet ouvrage.
MoxTESSOX (C. R. de), Vocabulaire des fnots usités dans le
Haut-Maine, Paris, 1857, in-i8; 2^ édition, 1859, in-8°.
Du Peyroux (A.), Les Alpes Mancelles, Le Mans, Loger
et Boulay, 1861, in-8°. Cet ouvrage contient une courte
liste de mots patois dans le chapitre intitulé : « Philologie
des Coëvrons. »
Chardon (Henri), Étude sur les dialectes et les patois dans
la langue française et spécialement sur le dialecte et le patois du
Maine (Bulletin de la Société d'agriculture, sciences et arts de
la Sarthe, 2^ série, t. XI, p. 722). Dissertation d'une portée
générale.
GôRLiCH, Die fiord'westlichen Dialehe der Langue d'oïl
(Bretagne, Anjou, Maine, Touraine), Heilbronn, 1886,
XXII lilHLlOGKAPllUi
dans le tome \' des Fran:^isische Studien de Kôrting et
Kosclnvitz. En ce qui concerne le Maine, les chartes étu-
diées, au nombre de 42, sont tirées de : i" Histoire généa-
logique de la maison de Moniniorency et de Laval, par André
Du Chesne, Paris, 1624, Preuves, p. 386-388; 2° Carlu-
laire des abbayes de Saint-Pierre de la Coulure et de Saint
Pierre de Solesnies, publié par les bénédictins de Solesmes,
Le Mans, 1881, p. 304-371; 3° CartuJaire de V abbaye cis-
tercienne de Perseigiie, précédé d'une notice historique,
publié par Gabriel Fleury, Mamers, 1880, p. 69-183;
4° Chariularinin iiisignis ecclesiae Cenomanensis quod dicitur
Liber albiis capituli (Institut des provinces de France,
2" série, t. II, Le Mans, 1869, p. 193-437). La plupart de
ces chartes appartiennent, comme on le voit, au Haut-
Maine. Elles se placent entre 1265 et 1487.
Bellée, Du dialecte manceau, avec pièces justificatives,
(Congrès archéologique de France au Mans et à Laval,
XLV^ session, 1878, p. 383-395). Les pièces justificatives
sont quatre chartes inédites, datées de 1272 et 1273.
Dagnet (a.), Ix patois manceau tel qu'il se parle entre
Le Mans et Laval, Laval, Bonnieux, 1891, in-8'', xiii-
180 p. Cet ouvrage contient une grammaire, un vocabu-
laire et deux histoires en patois manceau. Il m'a fourni de
nombreux exemples pour déterminer l'emploi des mots.
DoTTix (G.), Notes sur le patois de Montjcan {Mnyennc^
{Revue des patois gallo-romans, t. T, p. 172-173).
BIBLIOGRAPHIE XXIII
MANUSCRITS
Dictionnaire Lavallois, on liste des locutions particulières
au pays de Laval, et qui ne se trouvent pas dans Je dictionnaire
de r Académie, destiné à être envoyé à V Académie celtique pour
en constater les étymologies et pour en tirer de savantes inductions
pour l'origine des habitants. Manuscrit contenant environ
250 mots, en la possession de M. Quéruau-Lamerie. Il est
précédé d'une épître dédicatoire à M. l'abbé Chéhère, curé
de la Trinité (1806-1829), chanoine de l'Eglise du Mans,
signée Artémise et datée de Laval, 9 novembre 18 10.
M. E. Quéruau-Lamerie a entendu dire que ce dictionnaire
était l'œuvre de M"" Duçhemin de Villiers, la sœur de
l'auteur des Essais historiques sur la ville et le pays de Laval.
M. E. Moreau m'a appris que M. Duçhemin de Villiers
aurait composé un Dictionnaire Lavallois, ou locutions particu-
lières au pays de Laval ^ accompagné d'une petite pièce de vers, par
M. Charles Picquois. Ce manuscrit n'a pas été retrouvé. Ne
peut-il pas être identifié avec le manuscrit de M. Quéruau-
Lamerie?
Honoré Godbert, Dictionnaire du Bas-Maine, ms. com-
posé d'environ 7.000 fiches, en la possession de la Société
historique et archéologique du Maine, au Mans.
Vocabulaire des mots populaires et rustiques usités dans le Bas-
Maine, par MM. les Membres de la section des lettres,
sciences et arts de la Société de l'Industrie de la Mayenne.
Manuscrit de 501 feuillets, conservé à la bibliothèque de
Laval, n° 1098 1 (ancien H. L. 420^). La lettre A a été
imprimée dans le Bulletin de la Société de rindustrie de la
X\1V BIBLIOGRAPHIE
Mayenne, section des lettres, sciences et arts, t. III, p. 1 13-
175. Ce vocabulaire contient environ 5.000 mots.
L'enquête, commencée par la Société de l'industrie de la
Mavenne et continuée par la Commission historique et
archéologique du département de la Mayenne, a abouti à
l'envoi de nombreux vocabulaires que j'ai mis à profit.
Voici par ordre alphabétique la liste de mes nombreux et
zélés collaborateurs avec l'indication approximative de
l'étendue de leurs travaux :
MM.
Anis (l'abbé), licencié es lettres, membre de la Com-
mission, curé de Vaiges (Mayenne), une liste de 200 mots;
Augustin, élève-maître à l'Ecole normale de Laval, une
liste de 100 mots provenant d'Andouillé;
Barbé, directeur de l'école primaire de la Poôté, une
liste de 200 mots (Montaudin) avec de nombreux exemples
dans lesquels la prononciation est exactement notée;
Bodard (de), une liste de 500 mots (Craonnais);
Catois (G.), directeur de l'école primaire de Sainte-
Gemmes-le-Robert, un dictionnaire de 3.500 mots(Pail);
Chalais (C. de), de Laval, une liste de 500 mots;
Chambois (l'abbé E. L.), curé de Courcehœufs (Sarthe),
une liste de 100 mots;
Chaudet, à Montsûrs, une liste de 50 mots;
Chevallier, instituteur à Port-Brillet en 1867, mort en
1897, une liste de 120 mots;
ChomereaLi, membre de la Commission, mort à Laval,
en 1893, une liste de quelques mots;
BIBLIOGRAPHIE XXV
Cornée, membre de la Commission, une liste de quelques
mots;
Ernou, maire deNeau, une liste de quelques mots;
Fortin (C), à Saint-Aubin-du-Désert, deux listes conte-
nant ensemble 250 mots;
Gadbin (René), membre de la Commission, Château-
Gontier, plusieurs listes contenant ensemble 700 mots;
Gérault, élève-maître à l'Ecole normale de Laval, une
centaine de mots (Saint-Aubin-Fosse-Louvain) ;
Guérin-Brochardière, adjoint au maire, Montjean,
200 mots;
Guétron (l'abbé), licencié es lettres, vicaire à Montjean,
200 mots;
Guiller (l'abbé), membre de la Commission, mort en
1882, une liste de quelques mots;
Guilloux, élève-maître à l'Ecole normale de Laval, une
liste de 70 mots, en collaboration avec M. Morel (Landivy);
Hairy, élève-maître à l'Ecole normale, une liste de
150 mots (Ambrières);
Jallier, instituteur à Montjean, 50 mots;
Joûbert(A.), membre de la Commission, mort en 1891,
500 mots ' ;
Lamberdière, à Montourtier, 200 mots;
Lambert (D^), un vocabulaire de 2.000 mots prove-
I. Voir la bibliographie des œuvres de A. Joûbert, Bul-
letin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne,
t. IV, p. 154-157-
NWI Rim.ioc-.KAriiiii
nant de Lival, Ernéc, Bais, et un dictionnaire des noms
vulgaires de plantes, où se trouvent fondues les collections
de MM. de Villiers (Vaiges), Duclaux (Cliâteau-Gontier),
Trillon (Andouillé);
Lardeux (l'abbé), licencié es lettres, membre de la Com-
mission, un vocabulaire de 2.300 mots, formé en partie
des mots recueillis par M. l'abbé Gcndry, ancien professeur
au petit séminaire de Mayenne;
Laurin, archiviste de la Mayenne, quelques mots tirés de
pièces des xvir' et xyu!*-' siècles;
Le Jariel (feu Augustin), propriétaire, à Ernée, une liste
de 50 mots;
Lesaint, élève-maître à l'Ecole normale de Laval,
80 mots (Gorron);
Lhuissier (C.), élève-maître à l'Ecole normale de Laval,
100 mots (Vautorte);
Mautaint, instituteur à Marigné-Peuton, une liste de
200 mots;
Moreau (E.), président de la Commission, un grand
nombre de suppléments au Vocabulaire du Bas-Maine;
Morel, élève-maître à l'École normale, une liste de
70 mots, en collaboration avec M. Guilloux (Landivy);
Morisset, instituteur \ Montflours, mort en 1889, une
liste de 100 mots;
Piednoir, président de la Chambre de Commerce de
Laval, une liste de mots relatifs au tissage à la main;
Pigeon, instituteur à Ampoigné, deux listes contenant
ensemble 300 mots;
Quéniau-Lamerie (lùnile), membre de la Commission,
BIBLIOGRAPHIE XXVII
quatre listes contenant environ 1.700 mots qui proviennent
pour la plupart du sud du département;
Roquet, élève-maître à l'École normale, 150 mots (Vil-
laines-la-Juhel) ;
Sablé, élève-maître à l'École normale, une liste de
150 mots (Saint-Thomas-de-Courceriers);
Salles, professeur agrégé au lycée Montaigne, membre
de la Commission, une liste de 200 mots (La Poôté);
Tirard, membre de la Commission, àErnée, une liste de
200 mots;
Vadis, directeurde l'école primaire d'Ernée, une centaine
de mots (Ambricres);
Vadis, ancien économe à l'École normale de Laval,
professeur à l'école primaire supérieure de Granville, un
vocabulaire de 400 mots provenant de Gorron, Ernée,
Landivy, Laval;
Vallée (A.), élève-maître à l'Ecole normale de Laval, une
liste de 100 mots (Izé);
Vannier, avocat à Laval, mort en 1893, une liste de
quelques mots;
Védier, professeur au lycée de Laon, une centaine de
mots (Ahuillé).
TEXTES
IMPRIMÉS
Les textes en dialecte du Bas-Maine sont rares. On
trouve quelques mots patois dans :
Le Doyen, Annales et chronicques du pais de Laval et par-
xxMii bibi.iographiïï:
tics circonvoisuies depuis l'an de J.-C. 1480 jusqu'à Tannée
1537. Cette chronique, rimée, a été publiée d'une manière
assez peu correcte, par M. H. Godbert, avec des notes et
éclaircissements de M. Louis la Beauluère, Laval, 1859. Sur
la chronique de Le Doyen, voir un article de M. Eugène
de Certain, Bibliothèque de l'École des Chartes, série C,
tome III (1852), p. 361-393, et GitiUauuie Je Doyen,
notice biographique, par M. l'abbé A. Angot, in-S", Laval,
A. Goupil, 1882.
Le xvii'^ siècle nous offre un ouvrage important pour
l'étude des patois du Maine, que nous ne pouvons omettre
ici, bien qu'il appartienne au Haut-Maine, c'est le
Dialogue de trois vignerons du pays du Maine sur les
misères de ce temps, par Jean Sousnor, sieur de la Nichilière
(Jehan Rousson, curé de Chantcnay), huitième édition, à
Rouen, chez François Oursel, 1734, petit in-8'', 154 p.
La première édition, publiée sans indication de lieu, est de
1624. Un des trois vignerons ne parle que manceau. La
prononciation est exactement transcrite; mais les fautes
d'impression sont nombreuses.
Les Cahiers de plaintes et doléances des paroisses de la pro-
vince du Maine pour les États généraux de ijSp, publiés par
MM. Bf.llhk et Duchemin, Le Mans, 188 1- 189 3, sont
pour la plupart rédigés en français; quelques cahiers con-
tiennent un petit nombre de formes et d'expressions
patoises, par exemple ceux d'Olivet (t. III, p. 261-265),
Préval(t. III, p. 441-443), Chantrigné (t. IV, p. 297-309).
Au xix^ siècle on ne peut guère citer que :
Richard (A. M.), Là'ènenient de Pontmaiu, Laval, Chail-
BIBLIOGRAPHIE XXIX
land, 1884, in- 16, viii-87 p. La première partie de ce petit
livre contient quelques piirases en patois de Pontmain.
Dagnet (a.), Histoires et légendes des Coëvrons, Laval,
1883, in-16. Cet ouvrage renferme cinq petits 'récits des
Coëvrons en patois manceau (p. 153-174).
Le bonhomnie Sartbois, journal hebdomadaire paraissant au
Mans, publie chaque semaine depuis le 6 septembre 1896
une chronique en patois manceau, reproduite depuis 1897
dans le Journal de Laval.
MANUSCRITS
L Manuscrit de la bibliothèque de Laval, n° 10979, ^^^'
tenant des noëls, des chants populaires et des légendes du
département de la Mayenne, écrits pour la plupart en fran-
çais. Voici les pièces qui appartiennent en tout ou en par-
tie au patois du Bas-Maine :
i) f'^ 1-27.
Extraits d'un recueil manuscrit et inédit de noëls inan-
ceaux, par Jehan Lavoye (1507), Mathieu Roynel, Jean-
Pierre Gaudinaux, appartenant à M. L. Garnier, de Laval.
Parmi ces noëls, ceux de Gaudinaux et de Roynel con-
tiennent de nombreuses expressions appartenant au patois
du Bas-Maine. Ce sont :
a) f° 22 r"" — 23 r°, le Noël de Jacquot et de ses trois voisins
Juliot, Gcrvais et Gnyaume, commençant par : Ça ça, Jacquot,
sus bout, sus vite, et finissant par : Et youp nau nau \ Noël |
pour l'Enunaiiut'L
XXX nilUJOr.RAPHIF.
b) t"^ 26 r" — 27 v°, le Noël des provinces tic Fra)ict\ com-
mençant par : A In creschc ifiin povre cnfanl , et finissant par :
Ordonne adoncqiie au grand Aposire \ les recepvoir \ Amen.
Noël, No^l.
2) f" 32 — 33, 113 — II), Noël national pour le Comté et
Élection de Laval, imprimé souvent, mais avec de nombreuses
incorrections, en particulier dans le Mémorial de la Mayenne,
t. l\, p. 203, et dans la Bibliographie de DQS.portQs, p. 522.
M. P. de Farcy a publié une rédaction de ce noël avec
quelques variantes (Connn. hist. el arch., t. IV (1884-1885),
p. 224-232). M. Le Fizelier donne dans notre ms. une tran-
scription correcte des premières strophes. Ce Noël est
encore conservé à la bibliothèque de Laval, n° 403, dans
un magnifique manuscrit de la première moitié du
xvii'^ siècle, avec dessins enluminés, dû à un bourgeois de
Laval, nommé Leballeur. Ce noël commence par : Pastou-
reaux et pastourelles ; il finit par : Qu'il garde à jamais de
mal I tout le comté de Laval.
3) f" 54 r° — 5)1'", A^c)('7, par Vadé, en 12 strophes de
8 vers, commençant par : Oiiairouscomm\;a mesgas, et finis-
sant par : Noël Noël, le Roy des Dieux \ qui vient nous ouvrir
les deux. Une rédaction plus développée de ce noël, en
25 strophes, commençant par : Ous qu ou:;^alle^ donc comme
ça, et finissant par : Et dans ce jour solennel \ chantons tous
noël, noël ! a été publiée sous le titre de Pastorale, dans le
Mémorial de la Mayenne, t. IV, 1844, p. 369.
4) f° 59 r° — 59 v°, Noël en langage paysan, commençant
par : Boutons note habit le plus biau, et finissant par : Ils sont
préis à loul faire.
BIBLIOGRAPHIE XXXI
5) f° 140 r° — 140 v°, La bique, chanson des environs
d'Ernée, commençant par : // était une bique \ qu'avait Je
cônet blanc, et finissant par : Tous les jours \ faire la ribotte \
sans argent \ bien pauvrcineut. Cf. Decombe, Chansons popu-
laires d'Ille-ct-Vilaine, p. 98.
6) f° 141 r°, Chanson du pays, commençant par : Un jour
ou sorti d' réalise, et finissant par : Je cheuyis sur ma pou-
chette 1 je greniis tous mes pruniaus. Refi-ain : Ohf que
l's amours font de la peine \ Ohl que Ts amours font de man.
Cf. Decombe, Chansons populaires d'Ille-et-FHaine, p. 73-79;
A. de la Borderie, Revue de Bretagne, de Vendée et d'Anjou^
XII, 334.
7) f° 157 v°, Chanson rustique, commençant par : Ne
prene?^ point femme dans le mois de Mai, et finissant par :
Nout' femme et nouf vache sont tout' deux cont' inei. Refrain :
J'entends le coucou, mai, mai (bis). Cf. Decombe, Chansons
populaires d'Ille-et-V Haine, p. 124.
8) f° 182 r°, Chanson de la Gerbe du pays de Laval, com-
mençant par : Trois fleurs d'amour je cueillis, et finissant
par : Quand rebattrons-nous ici \ le blé de ce riche homme? Cf.
Mémorial de la Mayenne, t. II, p. 10 1; Grosse-Duperron,
La Chanson de la Gerbe du Horps (Bulletin de la Commission
historique et archéologique du département de la Mayenne, t. II,
1890, p. 147-15 1), commençant par : Par un matin mi levé
et finissant, incomplète, par : s' i l' reçoit, grand joie j'auré),
à ces noc là où fi ré.
9) f° 200 r° — 202 r°. Comment fut découvert l'usage des
faux au pays d'Ernée, légende.
XXXII
BIBLIOGRAPHIE
II. ClKinsons coinuiuniquccs par M. Le Jaricl, J'Ernée.
1 . Chanson de Gerbe :
Sur les ponts d'Avignon j'ai ouï chanter la belle
Q.ui dans son chant disait une chanson nouvelle.
Il ùiut brider Moriau et lui boutre la selle,
Lui donner de l'éperon jusqu'au lit de la belle.
Cf. Romania, X, 387.
2. Au dessert, j'eumes des prunes;
J'étions cinq, j'en avions une;
La mariée eut le noyau,
Laguinguette et laguingo.
3. Dialogue entre deux amies sortant de la messe le
dimanche. Cf. Decombe, Chansons populaires iflUe-ct-
Filai)h', p. 195 :
— Bonjour, Julie.
— Bonjour, Marie.
Comment qu'ça va?
— Ah! dit Julie,
Ma pauv' Marie
Ça va comm' ça.
J'eus la migraine,
Tout' l'aut' semaine;
C'est un rud' mau !
Ce qui m' désole
Je sei comme folle
Quand j'ai c' mau là.
— Ah! la migraine
Est ben maleine
Je l'eus l'aut' jour
Quand j' l'ai je crie
Ma pauv" Julie
Ça m' tient partout.
— Et nout' gas Pierre
Qu'est tout de même
I fait pitié;
II a s' pauv' meine,
Y a ben trois s'maines
Qu'i n'a mangé.
— ■ Pour ça le noutre
Est comm' le voutre;
I r'geint toujours;
C qu'i y a d'étrange
I boit et mange
Aussi ben qu' nous.
— Et vout' bonhomme
Dites-mei donc comme
Va sa santé?
— Pour ça, ma bonne,
L' boa Dieu y a donne
II est ben gai.
— Et ma filleule
Va t' è tout' seule?
— Ah! pour ça oui !
Et pour son âge
Son p'tit langage
Est ben gentil.
— Ça, dit Julie,
Ma pauv' Marie
V'nez donc la va ;
La pau' p'tit' fille
Est si gentille
Qu'è n' vivra pas.
? — Adieu Julie.
— Adieu Marie,
Une bonne santé.
Je se charmée
Qu' vout" maisonnée
Se port" mieux qu' mei.
BIBLIOGRAPHIE XXX[II
IV. Ronde, communiquée par M. Tirard, d'Ernée :
Margot, si tu voulas nremer,
J'ai cinq arpents de terre
Et un biau lit dans quei coucher
De droguet d'Angleterre,
J'ai quat' biaus bœufs et un pourciau.
■n r ■ \ Margot, pour tei qu' j'endure d' maus
l Margot, pour tei qu' j'endure.
J 'avons un' bell' pair' de seuliers
Q.ui est de piau d'anguilles
Que je ne portas qu'au dimanche
Pour fair' danser les filles;
J' faisons des sauts comm' des carpiaus.
J'avons un aut' plus biau chapiau
Que r sien qu'est su ma tête
Que je ne portas qu'au dimanche
Et aux grands jours de fête
Et quand 1' soleil est dans son haut.
Si j' savions deus' tras mots d' latin
Je serais benteut prêtre ;
Je berais de bons coups de vin
Tout en disant la messe ;
Je mangerais de bon pain chaud.
Mon père qui a vu le rei
M'a dit que j'ii ressemble
Et que je pourrions ben aller
Tous deux de pair ensemble,
Encor' que je seras 1' pus biau.
C'est une variante d'une chanson bien connue. Cf.
Decombe, Chansons populaires d'Ille-et-Vilaine, p. 70;
Sébillot, Littérature orale de la Haute-Bretagne, p. 294.
G. DoTTiN. — Glossaire. m
SONS ET SYSTÈME GRAPHiaUE
Ordre alphabétique : a, à, b, €, d, ê, œ, œ, e Çc, <'), ê, f, g
(g), ^h ùj, f^ Q), h '", ", 0 (à, à), d,p, r, 5, 1, H, u, v, w,
w, y, i.
Les lettres a, i, o, u, h, d, f, h, j, h, 1, m, n, p, r, t, v,
;;; ont la même valeur qu'en français.
Voyelles :
2^ = ou : fou.
rt; = eu moyen ou indéterminé.
è = Q \ me, te (tombe souvent).
g = e moyen (ni ouvert ni fermé), ou indéterminé
(tantôt ouvert, tantôt fermé).
0 = o moyen ou indéterminé.
Les voyelles (ouvertes) nasales sont surmontées d'un
tilde :
à = an, en : enfant.
ê = ain, ein, in : main, sein, fin.
ô = on : bon.
œ= un, eun : un, jeun.
Les voyelles à demi nasales sont surmontées d'un ~: ô", ^.
Les voyelles fermées sont marquées d'un accent aigu :
à =a : pas.
é = é : été.
XXXVI SONS ET SYSTHMF. GRAPIIIQLT.
ô =-à, au, eau : nôtre, faux, eau.
œ ^=^ eu : pou.
Les voyelles ouvertes sont marquées d'un accent grave :
rt = a : Paris.
è = è, ai : près, fait.
à = o : notre,
fp = eu : leur.
L'accent tonique est indiqué par un trait vertical au-des-
sous de la voyelle accentuée : haer.
Les voyelles longues sont surmontées d'un trait : à; les
voyelles brèves, d'un demi-cercle : à.
Consonnes :
^ =: ch : chat.
^ = g dur : gars, gué.
h = k devant i : qui Çk palatal).
^ = g dur devant i : gui (<; palatal).
n = gn : digne.
5 = s dur, ss : as, fasse.
uf= ou consonne : oui.
w= u consonne : huit.
y = i consonne : yeux, pieu.
h =h aspiré français.
On a mis entre parenthèses les consonnes ou les voyelles
qui, conservées dans quelques parlers, sont tombées dans
d'autres.
Les lettres en petit caractère indiquent des sons à l'état
naissant ou en voie de disparition : ûô, êô.
SONS ET SYSTEME GRAPHIQJJE XXXVII
Deux lettres, dont l'une, en petit caractère, est placée
immédiatement au-dessus (ou au-dessus et à droite) de
l'autre, indiquent un son intermédiaire entre les deux sons
marqués par les lettres prises isolément : œ'^ indique un
son intermédiaire entre œ et é mais plus proche de œ; n un
son intermédiaire en il et o mais plus proche de u.
Les différents sens d'un mot sont séparés par des — .
Les mots en transcription phonétique mis entre paren-
thèses à la suite du mot en vedette doivent être lus avant ce
mot.
Au contraire, les mots mis entre parenthèses dans le
texte français doivent être lus à leur place.
Sauf indication particulière, le genre des mots patois est
le même que celui du mot français cité le premier.
Pour mettre le lecteur à même de s'assimiler rapidement
notre système de transcription et de se rendre compte des
avantages qu'il présente, je donne ci-après le texte et la
transcription juxtalinéaire d'une courte histoire que
M. Morisset avait écrite en orthographe mi-traditionnelle,
mi-phonétique, en 1885, et envoyée à la Commission
historique et archéologique.
C'est un dialogue entendu à Colombiers :
Jean ? — Q_uai? — Viens don par là que j' te conte eune
Jâ ? — Kè ? — Fyc dô par la kè j tè hôt œn
affer. — Que m voulons, Franças? — Eh ban! à la gran
afèr. — kè m vul u , Fràsa 1 — E bà! a la Grà
Gauberyère y m' avint demandé pour allé battre leu
Gqohèryèr i m ave dmàdé pnr aie bat lœ
XXXVIII SONS ET SVSTH.MIi GRAPHiaUE
carrabin aux fiots. — C est vrai, ton l'x ans v'z avez
harahc ô fyô. — Se vrè , tu Z:^ à v^ avé
r habitude de liallé. — Eh bau ! tu n' devinerais pas queu
/ abiiitd dt Mlle. — h hà ! tu n d^vinrè pa kœ
tour qu'i m' ont joué? Le jour deleu battrie y n' me n' ont
/■//;■ h i ni ô jiué} L jnr dû lœ batri, i n m tnn ô
point r'causé et je n' se pas pour quai Eh
pwè rkqo:(ê é jù n se pa pur kè. . . (après réflexion) É
ban ! tu n' se pas c' que j' voudrais?.. Si j' étais le bon Yeu,
bà! lu n se pa s hù j vndrè ?.. Si j été l bô Yd'
je frais v'ni un oraige, mai un oraige comme jemin on
je frè uni d'il orèj, nie œn orèj koin jèniè ô
n'n' a vu un pour que toute 1' erée et 1' carrabin s' n' irint
nn a vu à-, pur kt tut l éré é l karabl s n irl
avau r iau. Et pé mai je m' trouvrais a la barrière de l'aire
avqo l ygo. É pé mè je m Ir-uvrè a la barycr de l cr
avec la puissance de pouvai tout arrêté. Y viérint m' dire :
avek la pivisâs dû pîivè tut arèté. I vyére m dir :
Oh! j' vous en prie, Franças, mettez don voûte pied là pour
« Ô j vu:^ à pri, Fràsa, nuHé dô init pyê la piir
arrêté noute carrabin. Eh ban! tu n se pas c' que j' trais?
arête mit karabè. » E bà, tu n se pa s kâ j frè ?
Nenni, Franças. — Eh ban! tian r'garde, j' frais ça.
— Nâni, Frâsa. — E bà, tyà, rcjard, j frè sa (Et
en même temps il levait le pied le plus haut possible pour
manifester qu'il aurait laissé passer le carabin avec plaisir).
SONS ET SYSTEME GRAPHIQUE XXXIX
Voici un spécimen d'un des parlers les mieux conservés
du nord-ouest de la Mayenne. Le texte est aussi intéres-
sant pour le folkoriste que pour le linguiste. La légende
qu'il raconte est d'origine récente; elle est encore admise
dans ses moindres détails par les habitants du pays.
LA BÊTE DE MILVAIN
PARLER DE LA DORÉE, CANTON DE LANDIVY
5 étœ^ à kmàsmà d NapoléÔ, y avà'' à Milvè a la Duré la
famiy Lêfœv u i:( été dé gâ éœnfiy, n avœ'' k la fiy de inaryé ô
môsyœ La^ri; il te rû; l éiiœ'' étœ<' môr dèdpé déjà Idth, kèô l
dàxyém ki 6 àplœ^ môsyœ gusté tôbi mal ad; hom i n le piuè
maryœf" s t(i^ madœhn Là^ri ki dvà'' éritœ'' d tù. mé môsyœ
gustê avà'' dâ l idé d dônàè ô ké" avè œ vikêr a la Doré pas k i
n avà^ k œn mes dà s ta la, s ky été'' bè jénèô paskè lé jèô été
forsœ^ d alS a la prèniyœ^r mes a Fujrol, é pê i vlœ'' dônœ^
ètu œ lœ^ a l ôpita. il avœ'' di a sô fêrmycr' l gâ Mêle d alà^
kri l noter pnr fèr d:( afér, me madœhn Lâ:(ri n vulà pwe wi
kâoxiv'^ d sa é défàdi ô gâ Mélè dé s dèrâjà'^ si n vida piué et
fntii a la part apré la môr dé môsyœ gusté. l gâ Mêlé il u pœ,
é môsyœ gustê i mnri sa avè ré fè, apré avè di a sôfermyà'' k i
6 â rpàtiràK
n avœ'' pa trwa jû ké inàsyœ gusté étà^ àtérœ'' kè l gâ Mêlé
véyà"'' la bét dé Milvè. s tœ'' dâ l ta d la batri d karâo é l gâ
Mêlé i kîi^à'è dà sa sartrJ pur garda sa gré d pœ dévôlœ. ôsitœ
Is il tœ^ kîi€à^ la bét é vmv'^, é pé é U tirœ sô dra é sa fé^à'^ kom
sa tut la nœ', l pâv gâ n œ^à'' bujce'', é i muré'' d pœ.
kàt i sôrté^ l sèr œ pti kè"' baser, la bét è l syœvé'^ déryér H
XL SONS ET SYSTEME GRAPHIQUE
kàm œ gru €ye c 5 Je i y avi¥ dpu drôl, s c ko n avœ'' k li a la va.
lé Jèô ô ki Jç i kdo:^(b'' n la vcyl pwè, yœ. sût bét la, sa pérnà'^ tut
sort de for m, y aiurè dé fc kê s /à"' kom ci gru ^yè, d dot fè s t&«
œn venu lô.
McJè ô sèr savœ<' bl kàt èl aW arivé'', lé simtér ùtœ^ su la
rut de la Tâonyce^r, é Milvl su la rut de Lèvarè. àt lé simtér é
l vihv'j dû Mih'è y avœ'' l viWj dé la Bigdtyœ-'r u y avœ^ dœ
gru €yl. kàt i s métê a yab(b'yà'^', la bét arivà'^ tu t syœt apré a
Milvl. Mêle kônésà'' bc sa, kàt iiuayœf lé cyè abœ"yœ^ idi^à^ :
via la bét Ici vyè du simtér c ki pas a la Bigotyœh-, é va bètœ
et là, é cl arivœ'' tu t syœt.
y avœ'' œ kurœ a la Duré, ki n avœ'' pwè frœH ô;( yd', il avœ^
étà^ soldar; é il alœ<^ tuju a jva ô yœ pistolè dà sô gusè; i vli
va s kè s ta''' k sa, é il ali dœ u be trwafê du hitœ^ d Milvê ô
sèr, me (d'un ton effrayant et mystérieux : ) i 11 di jème s k
il avà''' vu.
i parœè k la bét, kàt él avœ^ bl àbétœ^ Mêle juek a trwa u
katr à'r du mate s à rturnœ'^ par lé bur de la Doré u dmœrà^
madœèm Lazj'i é alà'^ a sa part, mé é di:(œè k s étœ pwe vrœ^ é
é n vulàè pwe wi kdo:(œ^ d sa .
l gà Mêle étœ^ vnu li dir pu d œn fè ski véyœ se li; madànn
La^ri li di kè sa y étà'é œ bèdïùdo k i véyœ^ kàm sa, é k é l frà'^
tivà'è; cl î'vili léjàdarm dt la Tâonyœ^r é tu lé €asœ d la Doré
pur lé tivà''-. i ver à tus œji se ré é madéhn Lâ^ri él avà''' fè
apôrtœ^ du ve é d l yào d vi pur lé régal œK y avà'è déjà œ pti
mômà k i:{ été a bœr kà l gà Mélè l^ apli, i luayœ*' lé eyc d la
Bigotyà''r. i vèrà tusdà la eartrl ô yœfuii. a kœtœ<'d la mrtrî,
y avà'' dé pyèô£ dû £hbr Ici vue ju^k a la hé^ de l cr. lé ^asu i
vurà bétcé lé €èôbr ki bràlœ'\ pc la bét Ici pasœ'' tu l là d la bé:(,
SONS ET SYSTEME GRAPHIQUE XLl
sa y été'' œn venu lôé sa y avà^ œngrèo hœ; i tir ira tu dsu a la
fc nié i n arétirà re, la bét s n ali sa s présœK kà lé easœ i viirà
sa, la pœ lé prè é i s an alirâ a rkulô d la eartri dà la méxp é
y un u pwc œ sœl dé yœ a œxàè s n aW avèo la pwèt du jnr, i
burà tilt la nœ^' é s sulirà koni dé kôed. ô mate i furà va eyu k
/:{ avè tirœ^ pur va s q ave yu du pè é s i^ avê hyèsœ^ la bét. lé
batô d la héx_ ete kupà'\ mè i n y avœi- ni pè ni sèô. i n vurà pivè
d pa nd pu malgrœ^ k il u pyu dà la nœ<^ é k œn bét ordinœ^r n
ôrœ^ pwè pu pasœè sa lésœ^ d tré. U €èàbr par iiyu el tœ^' vnu,
n etm' pwe fnlœf ni kasœ^ nô pu. st afér la sa yà fi du bru dà l
pè. pèrson n œ:(œ^ pu pasS' 1 sér par la.
y avà'' a s mômà la a la Doré œ gâ Labœè ki dmérà^' dà l
ba d la Doré; il tœ/ fbr ko m œ jva. kàt i ivi kâoiœ^ d sa, i di :
« y vyœ va s ké s é k sa; j te la débônrœ'^ be, mè. » // ali œ sér
a la Doré, bu œ pti pô d yâo d vi se 1 gâ Ubèr é pé i di : « 5 va
va s kè s é » ; é pé lé via parti vèr Milvl. tu 1^ dot gâ rye d U.
an œr apré i rpasi, il tœè byèô kom œ lej ; i ràtri se l gâ Ubèr
é lé jêô ki été la i U dmàdirà s k il avœ'' ; i n puvœ'^ snià pa
kdo^œ^ telmâ il avde^ yu pœ : il avœ^ vu la bét ki l avœè syu
dcdpé Milvè juek a la Doré, é é n l avœ^ kitœ^' k a l àtré du bur.
i rbu œ pti pô, é i s n ali. ô ba du bur, la bét se rme a l
syœvœfi é é U rmtni juské se U. U gâ Labœ^ il avœ'' yu tclmà
pœ, k ifu oblijœè de s ku-eœ^ an arivèôé il à mûri ibi jur apré.
sa kmàsi a fér pœ a madœ^m La:{ii ; é truvà'' k sa n iurnœè
piué bé; èl ali truvœ^ l kurœK l kurà'e U di kè sa n sesrœ'' kè
kà èl èrœ« fé s kè s5 frà^r i vulœK mè é n vuli pwe wi kâo-^œc
d sa é é di 6 kurœ'' k é n H donrœ^ ren à tu. l diméôc d apré, l
kuràè i pré-ei ladsu; mé niadœhn Là'^ri s fa^i, é U di dé béti^^.
kom le purbilèr é la mé:{ô d madœhn Là^ri s tueè, é kè d se
XI II SONS ET SYSTEME GRAPHIQUE
kiua''^^ ô vijà''' dâ l jardrè du l'urà'', niadu'<m IJi:[ri fé:^œf vni du
môd pur rir du kurà''' kât i s purmèmv'' aprc dinà'<\ U kurœ'' l
obUji a griyà;'- se fuctr, c pê madà'm Ui::ji, tu lé sâiiuli ô 5cr c fi
vni se hy' dé gà ^i jwe du vyoJô é d la klérinct ; tu lé gà c lé
fiy ki iiilè vni ave s ^ i vule a bà'r é a màjà'f é i dàsè tut la
nà''; sa yàpé^cy l kurà'' d dormi, tu sa n sési kù kh l gâ Mélè
i lési la ter dû Milvè pur fer valè wn ptit ter t) bur de la Doré.
dùdpé S ta la, ô n a j unie lui rkâo:^(i''' d rè. lé syœ Jçi n intdrè pwê
kn^'r sa, i n sre pwc je, kar /:( myè nn ave bé vu d dot, yœ, s
tà'<' pivc rar dà s ta la d va ôiur dé krwa dé miitô n d âot bét
Ici s u aie dvà vu é kâ i^ arivè dà lé vilœy i s méte a môti^ dà
le nn^ô u bè dà Z:^ arbr. faim' pwè l:^ ékèniy'. nié a st œrô n vè
pli rè d koni sa, j sa'' pa pur kè'K
(Conté par M. Lucien Daniel,
de la Bigottière en La Dorée.)
ABRÉVIATIONS
a. adjectif,
adv. adverbe.
Ah. Ahuillé.
Amb. Ambrières.
An. Andouillé.
As. Assé le Bérenger.
Ba. Bazougers.
c. conjonction.
C. M. Cattois.
Ch. Champéon.
Cf. renvoie à un synonyme.
Ci. Cigné.
D. M. Dagiiet, Le patois
manceau.
Dict. Lavallois ms. Qué-
ruau-Lamerie.
Dr. L. M. le D^ Lambert.
E. M. M. Emile Moreau.
Er. Ernée.
Ev. Evron.
f. nom féminin.
Fo. FougeroUes.
Fr. Fresnay-sur-Sarthe.
G. H. Godbert.
G. D. G. Dottin.
Ge. Gesvres,
Go. Gorron.
Gr, Grazay.
H. Hercé.
i. Izé.
I. interjection.
L. Landivy.
La D. La Dorée.
La P. La Poôté.
La S. La Selle-Craonnaise.
Lav. Laval. •
L. D. M. L. Daniel.
Le. Levaré.
Le D. Chronique de Guil-
laume Le Doyen.
Le R. Le Ribay.
Lr. M. l'abbé Lardeux.
Ls. Lassay.
M. Mayenne.
XI.IV AHKUVI
m. nom masculin.
Md. Montaudin.
Mo. Montjean.
Ms. Montsûrs.
ms. manuscrit de la biblio-
thèque de Laval, 10979.
n. nom.
P. Pail.
p. participe.
pastorale. Mémorial de la
Mayenne, t. IV, p. 369.
Les chiffres indiquent les
vers.
Pi. M. Pigeon.
pi. pluriel.
pr. préposition.
s. singulier.
ATIONS
S. A. Saint-Aubin-Fosse-
Louvain.
S. D. Saint-Denis-d'Or-
ques.
S. Geo. Saint-Georges-le-
Gautier.
S. G. Saintc-Gemmes-le-
Robert.
S. M. Saint-Martin -de-
Connée.
S. S. Sainte-Suzanne.
S. T. Saint-Thomas-dc-
Courceriers.
V. Villaines-la-Juhel.
\'o. Vocabulaire du Bas-
Maine.
INTRODUCTION
A L'ÉTUDE DES PARLERS DU BAS -MAINE
Voici ce qui frappe au premier abord un observateur des
patois du Bas-Maine :
1° La prédominance du son à qui répond à la fois à é, è
(lat. a libre); oi (iat. ê, /libre); i (lat. c suivi de palatale);
ui (lat. ô suivi de palatale);
2° u = eu (lat. ô libre);
^o è, œ = ien (lat. -en-y,
4° ao, aw = al, au (lat. -al-}, ya, yao, yaw = el, eau
(lat. -ellimi);
5° è, ky, g, gy, hy, py, fy remplaçant cl, gl, bl, pi, fl;
6° je ou ô pour nu sujet ;
7° Les troisièmes personnes du pluriel en -à (-ent), -è
(-aient) ;
8° Le subjonctif en /;
9° Le prétérit en i dans la première conjugaison.
L'ensemble de ces neuf phénomènes donnerait donc aux
parlers du Bas-Maine leur physionomie particulière et ser-
virait à les caractériser d'une manière générale et superfi-
cielle.
XLVI INTRODUCTION
Si, d'autre part, on considère scparcinent ciiacun de ces
phénomènes, on voit qu'ils ne sont pas tous exclusivement
propres aux parlers du Bas-Maine et qu'on en trouve la
plupart dans d'autres parlers français ' :
œ =a À Courtisols (Marne);
œ =ê, ï en messin et en wallon ; à Chézard (Neuchàtel) ;
ce = ô suivi de palatale, en Anjou, Poitou, Lorraine,
Franche-Comté;
u =ô se rencontre dans tout l'Ouest et en Lorraine.
t = en à Crépainville (Eure-et-Loir), Couffy (Loir-et-
Cher), Lezay (Deux-Sèvres) ^;
-yaiu = -elliitn a été constaté à l'embouchure de la
Somme, à Athis fOrne) 5 ; -yd dans la partie de la Basse-
Normandie qui appartient au versant de la Manche^ et
en bourguignon .
La palatalisation des groupes dont le second élément est
/ a été constatée dans le canton de Vaud, en Lorraine, en
Anjou, en Saintonge, dans le Houlme (Normandie)».
je pour mi s'emploie dans tous les parlers du Nord, à en
picard.
1. Les indications géographiques sans références sont
tirées de W. Meyer-Lùbke, Grainiitairc des Iniii^^Ncs romanes,
traduction française.
2. Revue des patois gallo-romans, l, 135, 202; II, 107.
3. Revue des patois gallo-romans, I, 35; II, 284.
4. Joret, Des caractères et de rextension du patois nor-
mand, p. 112.
5. Joret, ibid., p. 164.
INTRODUCTION XLVII
La désinence -à est usitée dans l'Est, le Poitou et la
Saintonge, -e à Orléans.
Le subjonctif en / est connu dans les parlers de la Ven-
dée.
Le prétérit en / à la première conjugaison se trouve en
Bourgogne, Franche-Comté, Poitou, Normandie.
Il n'est possible de caractériser avec précision les parlers
du Bas-Maine qu'en les comparant aux parlers voisins.
La comparaison des parlers du Bas-Maine avec les parlers
voisins ne peut pas être faite avec la même exactitude pour
tous; les renseignements sur le Haut-Maine, la Basse-
Normandie, l'Anjou et la Haute-Bretagne sont de valeur
et d'étendue très inégale.
Pour le Haut-Maine, nous sommes réduits aux remarques
sur la prononciation que M. de Montesson a mises en tète
de son Vocabulaire du Haut-Maine.
Pour le sud de la Normandie, nous pouvons consulter :
Joret, Des caractères et de V extension du patois normand, étude
de phonétique et d'ethnographie, suivie d'une carte. Paris,
i883,in-8°.
Pour l'Anjou, le Glossaire angevin de M. Ménière est
notoirement insuffisant. Nous n'avons pas encore le glos-
saire préparé par M. F. Berthelot, professeur à l'Ecole nor-
male de Melun.
Pour la Haute-Bretagne, les documents sont plus nom-
breux et plus précis. Nous avons utilisé :
J. GiLLiÉRON, Patois de Louvigné-de-Bais (Revue des
patois gallo-romans, t. I, p. 174-176); — F. Berthelot,
Notes sur quelques patois d'Ille-et- Vilaine (Cancale, Roz,
XLVIII INTRODUCTION*
Songeai, Trans, Le Ferre) et du sud de la Manche (Mont-
martin-sur-nier, Beauvoir, Curey, Savigny-le-Vieux),
Annales de Bretagne, t. X, p. 82-105; — Cii. Fougères,
Le parler et les traditions populaires de Gennes-sur-Seiche
(Ille-et-Vilaine), An)i. de Brel., t. XI, p. 415-441; —
F. Dlixe, Étude sur le patois de Dol, Ann. de Bret., t. XII,
p. 551-603. Il tant joindre à ces études imprimées le
relevé encore inédit des parlers : de Pléchâtcl (lUe-et-
Vilainc), dont je prépare, en collaboration avec M. Lan-
gouët, un glossaire complet; — de Saint-Marcel, canton
de Malestroit (Morbihan), Langueux (Côtes-du-Nord), La
Sellc-en-Cogles (lUe-et-Vilaine), que j'ai recueillis moi-
même; — de Créden (Morbihan), qui a été relevé par
M. Langouët; — de Saint-Pern, Landujan, Monterfil
(lUc-et-Vilaine), que M. l'abbé Pichot a présenté comme
thèse de licence à la Faculté des Lettres de Rennes.
Les observations de M. de Montesson sur la prononcia-
tion du Haut-Maine pourraient toutes s'appliquer au Bas-
Maine.
Parmi les phénomènes que M. Joret donne comme carac-
téristiques des patois normands, il en est plusieurs que Ton
retrouve dans le Bas-Maine. Tels sont :
1° (', i = c tonique libre;
2° yâ = lat. -elhini;
3° er =: ar en syllabe initiale.
Le patois du Houlme en particulier offre de plus les
phénomènes suivants constatés dans le Bas-Maine :
1° (•; è=o + c;
INTRODUCTION XLIX
2° yœ = è -}- c OU g -\- H ;
3° h' s)'^ py^ h = ^^^ i^^ P^' ^'>
4° â à la terminaison de l'imparfait.
Mais aucun parler du Bas-Maine ne présente les traits sui-
vants propres aux dialectes normands :
1° k = c devant a;
2° £ =c devant e, i;
3° /^ comme article féminin;
4° /^ = k devant yœ, yé, u,d;
<y° 0 =^ a tonique libre.
Les parlers français de la Haute-Bretagne nous
paraissent encore plus prochement apparentés aux parlers
du Bas-Maine que les parlers normands. Les phénomènes
qui ne sont pas communs à la Haute-Bretagne et au Maine
sont (autant que les relevés dont je dispose m'ont permis
de le constater) en très petit nombre. Ce serait pour le
vocalisme :
ay =^ ô sous l'influence d'une palatale.
é= lat. -ellum.
èyn = lat. -ïnam.
Quant aux phénomènes indiqués par Gôrlich comme
caractéristiques du dialecte breton, ou bien ils sont com-
plètement inconnus dans les patois haut-bretons que j'ai
recueillis, ou bien ils se retrouvent dans le Bas-Maine.
Au contraire, il y a accord entre les deux groupes de
dialectes pour le traitement de la plupart des voyelles et
"des consonnes, et même, ce qui est encore plus concluant,
DoTTiN. — Glossaire. . iv
L INTRODUCTION*
il y a accord dans la variétt: de représentation d'une même
voyelle latine dans un seul parler. Le tableau ci-après, qui
ne comprend qu'un petit nombre des phénomènes com-
muns, permet de s'en rendre compte si on le compare aux
notes grammaticales sur le Bas-Maine (p. lx).
VOYELLES TONIQUES
a Ça, à latins)
œ = a libre à Dol, Roz, Songeai, Trans, Le Ferré, Lou-
vigné, Gennes, Saint-iMarcel, Pléchàtel, Créden, Langueux,
La Selle, Landujan, Monterfil, Saint-Pern.
d = il + y , à Dol, Beauvoir, Roz, Le Ferré.
cen = -anam, à Dol.
aw, ao=al + es., à Dol, Sougéal, Roz, Trans, Beauvoir,
Le Ferré, Louvigné, Gennes, Saint-Marcel, Pléchàtel^ Cré-
den, Langueux, La Selle, Landujan, Saint-Pern, Monterfil.
yœ =^-ariuin, à Dol, Beauvoir, Le Ferré, Gennes, Saint-
Marcel, Pléchàtel, Créden, Langueux, La Selle, Landujan,
Monterfil, Saint-Pern.
yà'r = -ariam, à Dol, Saint-Marcel, Pléchàtel, Créden,
Langueux, La Selle, Landujan, Monterfil, Saint-Pern.
é = a libre, fr. è, à Roz, Sougéal, Trans, Le Ferré,
Beauvoir, Curey, Savigny-le-Vieux.
a = -allum, à Roz, Sougéal, Trans, Le Ferré, Beauvoir,
Curey, Savigny-le-Vieux, Saint-Marcel.
/;/-:= baise, à Gennes.
aô z=: a -{- nasale entravée, à Langueux, La Selle, Plé-
chàtel.
INTRODUCTION LI
é (ë, t latins)
we =d; libre, à Saint-Marcel, Pléchâtel, Créden.
à = é libre, à Dol, Sougéal, Roz, Beauvoir, Trans,
Le Ferré, Pléchâtel, La Selle, Landujan, Monterfil, Saint-
Pern.
è = g' libre, à Dol, Gennes, Saint-Marcel, Pléchâtel, Cré-
den, Landujan, Saint-Pern.
ay = é Ubre, à Dol, Saint-Marcel, Pléchâtel, Créden,
La Selle, Trans, Cancale.
à = é libre, cà Dol, Sougéal, Roz, Beauvoir, Le Ferré,
Pléchâtel, Créden.
é = é libre, à Dol, Cancale, Curey, Savigny, Montmar-
tin, Gennes, Langueux.
è = -iculmn, à Saint-Marcel.
ay = -iculum, à Beauvoir, Roz, Sougéal, Trans, Le Ferré,
Saint-Marcel, Pléchâtel, La Selle.
fï= foin, à Dol, Savigny, Cancale, Sougéal, Roz, Trans,
Beauvoir, Le Ferré, Gennes, Pléchâtel, La Selle, Langueux,
Landujan, Monterfil, Saint-Pern.
an = -enam à Dol, Cancale, Roz.
fum = femme, à Le Ferré.
é = é sous l'influence d'une palatale, à Curey, Savigny,
Trans, Le Ferré.
è (e latin)
yœ^= è tonique, à Roz, Trans, Beauvoir, Dol, Le Ferré,
Gennes, Saint-Marcel, Pléchâtel, Créden, La Selle, Lan-
gueux, Landujan, Saint-Pern, Monterfil.
LU INTRODUCTION"
yaw , yao = -ellum , à Dol, Gcnnes, Saint-Marcel, Plc-
châtel, Crédcn, Lingueux, La Selle, Landujan, Montertil,
Saint-Pcrn.
à = è suivi de palatale, à Dol, Beauvoir, Roz, Sougéal,
Trans, Le Ferré, Gennes, Saint-Marcel, Pléchàtel, Créden,
La Selle, Landujan, Monierfil, Saint-Pern.
ê^ ce = è libre suivi de ;/ final, à Gennes, Saint-Marcel,
Pléchàtel, Langueux, La Selle, Landujan, Montcrfil,
Saint-Pern.
ô ((', û latins)
11^=0 libre, à Dol, Le Ferré, Trans, Sougéal, Roz,
Louvigné, Saint-Marcel, Pléchàtel, Créden, La Selle, Lan-
dujan, Monterfil, Saint-Pern.
u ■= à libre devant n non final, à Dol, Beauvoir,
Le Ferré, Créden, La Selle.
wè, wé = à suivi de palatale, à Dol, Gennes, Saint-
Marcel, Pléchàtel, Créden.
pwé = ipou, à Dol, Montmartin, Saint-Pcrn, Landujan.
ôy = -ucuhmi, à Pléchàtel, Langueux.
b {o latin)
é ^= à suivi de palatale, à Dol, Louvigné, Gennes, Saint-
Marcel, Créden, Langueux, Landujan, Monterfil, Saint-
Pern.
à: = à suivi de palatale, à Dol, Beauvoir, Le Ferré,
Louvigné, Gennes, Saint-Marcel, Pléchàtel, Créden, la
Selle, Landujan, Monterfil, Saint-Pcrn.
INTRODUCTION LUI
^ = ô -f- /, à Roz, Beauvoir, Le Ferré, Gennes, Landu-
jan, Monterfil,
le = loin, à Dol, Beauvoir, Roz, Le Ferré, Gennes,
Pléchâtel, Landujan, Monterfil, Saint-Pern.
à = on, à Le Ferré.
u (m latin)
u = u suivi de palatale, à Dol, Beauvoir, Gennes, Plé-
châtel, Créden, La Selle, Landujan, Monterfil, Saint-Pern.
œ, œ = u suivi de n non final, à Soûgéal, Beauvoir,
Gennes, Saint-Marcel, Créden, Langueux, Landujan,
Monterfil, Saint-Pern.
buii= buis, à Saint-Marcel, Landujan, Monterfil, Saint-
Pern.
au
je == joue, à Dol, Saint-Marcel, Pléchâtel, Créden, Lan-
gueux, La Selle.
ku = queue, à Dol, Beauvoir, Monterfil.
CONSONNES
k= k devant œ, à Dol, Pléchâtel, Créden.
è = fy, â Dol, Roz, Sougéal, Trans, Le Ferré, Gennes,
Monterfil, Landujan, Saint-Pern.
^, ^3'= f/ initial, à Dol, Louvigné, Gennes, Saint-Pern.
kér = cr, à Dol, Le Ferré, Curey, Sougéal, Roz, Beau-
voir, Gennes, Landujan, Monterfil, Saint-Pern.
LIV INTRODUCTION
k = cl final, à Savigny, Gincalc, Sougcal, Roz, Trans,
Beauvoir, Le Ferré, Landiijan, Monterfil, Saint-Pern.
y =. gl initial, à Dol, Curey, Sougcal, Roz, Beauvoir,
Montmartin.
g = gl final, à Cancale.
jv = €v, à Curey, Roz, Le Ferré, Gennes.
by = hl initial, à Sougéal, Le Ferré.
b =hl final, à Curey, Savigny, Cancale, Roz, Beauvoir,
Sougéal, Trans, Gennes, Pléchâtel, Créden, Langueux,
La Selle, Landujan, Monterfil, Saint-Pern.
py = pl^ à Sougéal, Le Ferré, Pléchâtel, Créden, La
Selle.
n = ny, à Le Ferré, Gennes, Landujan, Saint-Pern,
Monterfil.
vlè = venin, à Dol, Savigny, Cancale, Sougéal, Roz,
Trans, Beauvoir, Le Ferré.
Nous ne nous étendrons pas davantage sur ces compa-
raisons qui ne conduiraient qu'à des conclusions provi-
soires ou contestables, les documents nécessaires pour
résoudre la question n'étant pas encore assez nombreux.
Les parlers du Bas-Maine, assez bien conservés dans le
Nord, où les paysans se moquent encore de ceux d'entre eux
qui emploient des mots français, sont dans le Sud de plus
en plus pénétrés par la langue littéraire. A Montjean, les
vieilles gens seules parlent encore le patois; les jeunes
modifient leur parler pour le rapprocher de plus en plus des
formes françaises. Les divers dialectes se sont faits de nom-
breux emprunts. Une même voyelle latine est dans un
INTRODUCTION LV
même village traitée de trois ou quatre manières. Cette
diversité de traitement provient sans doute aussi des
emprunts faits à toutes les époques au français littéraire. Il
sera possible, lorsqu'on connaîtra mieux tous les dialectes
de l'Ouest, de faire le triage entre toutes ces formes d'ori-
gine et de date différente. Je me suis contenté d'ajouter, en
petit texte, aux résultats de mes enquêtes, les formes inté-
ressantes, tant pour la phonétique que pour la morpholo-
gie, que j'ai extraites de l'étude de Gôrlich sur les chartes
du Maine et du Dialogue des trois vignerons, de Jehan
Rousson. Ces rapprochements faciliteront l'étude historique
de nos parlers.
Les notes grammaticales donneront une idée suffisam-
ment précise des parlers du Bas-Maine. Elles ne dispensent
pas le lecteur de relever dans le cours du dictionnaire
toutes les particularités de phonétique, de morphologie
et de syntaxe qu'il renferme. J'ai tenu à distinguer nette-
ment les renseignements recueillis depuis près de quarante
ans d'abord par H. Godbert, puis par les membres de la
Commission historique, enfin par mes nombreux collabo-
rateurs, des résultats des enquêtes grammaticales entre-
prises et dirigées par moi depuis trois ans. Les notes
grammaticales ne contiennent rien qui ne soit vivant
aujourd'hui; le Glossaire contient, au regard de l'usage
actuel, de nombreux archaïsmes.
Pour la rédaction de ces notes, j'ai pris pour modèle
l'étude sur le patois de Bourberain, de E. Rabiet.
J'ai relevé moi-même les particularités phonétiques inté-
ressantes des parlers de :
I.VI INTRODUCTION
M. Lucien Daniel (La Dorée), qui m'a fourni aussi
quelques formes de Hercé qu'il avait recueillies.
M. Delaisis, étudiant à la Faculté des Lettres de
Rennes (Bazougers).
M. Launay, élève au lycée de Rennes (Landivy).
MM. les Élèves-maîtres de l'École normale de Laval :
Agin (Saint-Georges-le-Gautier); — Boudier (Sainte-
Gemmes-le-Robert); — Chanteloup (Saint-Denis-
d'Orques); — Dugué (Lassay); — Fléchard (Champéon);
— Gablin (Le Ribay); — Méricnne (Cigné); — Mézicres
(Montsûrs); — Rocton (Assé-le-Bérenger); — Sablé
(Saint-Thomas-de-Courceriers).
De plus, j'ai utilisé les enquêtes faites par M. l'abbé
Lardeux au petit séminaire de Mayenne sur quelques points
importants.
Les conjugaisons des principaux verbes m'ont été four-
nies par les mêmes collaborateurs et de plus par :
M. E. Moreau, président de la Commission historique
et archéologique.
M. Catois, directeur de l'école de Sainte-Gemmes-le-
Robert.
MxM. les Élèves-maîtres de l'École normale de Laval :
Augustin (Andouillé); — Blottière (Évron); — Chariot
(Gorron); — Chevillé (Lcvaré); — Collet (Grazay); —
Gallienne (Mayenne); — Gaultier (Sainte-Suzanne); —
Gérault (Saint-Aubin-Fosse-Louvain); — Guillou (Lan-
divy); — Hairy (Ambrières); — Jehan (Fougcrolles); —
INTRODUCTION LVII
Launay (Saint-Martin-de-Connée); — Lelée (Pré-en-Pail);
Lesaint (Gorron); — Lhuissier (Ernée); — Morel (Lan-
divy); — Quentin (Ambrières); — Recton (Mayenne); —
Roquet (Villaines-la-Juhel); — Saint (Ernée); — Vaillant
(Gesvres); — Vallée (Izé).
J'ai mis souvent à profit les renseignements fournis par
M. Dagiiet, dans son étude sur Le dialecte manceau.
NOTES GRAMMATICALES
SUR QUELQUES PARLERS DU BAS-MAINE
PHONÉTIQUE
VOYELLES
Les voyelles, libres ou entravées, subissent comme en
français l'action des palatales et des nasales voisines. L'ac-
tion des nasales s'est exercée même quand la nasale n'était
pas finale.
Dans les syllabes terminées en français par une consonne,
les voyelles, généralement ouvertes en français, sont le
plus souvent fermées dans nos patois.
L'étude des mots empruntés au français et la comparai-
son de nos parlers avec la langue des chartes et du Dialogue
des trois vignerons^ permettent de déterminer quelques points
de l'histoire des sons. Ainsi les voyelles de la série e tendent
vers à\ celles de la série o vers œ («;) om u; e ti à tendent
I. Les numéros renvoient aux pages de la huitième
édition.
LX NOTES GRAMMATICALES
vers à, à; la voyelle latine (' suivie de pahualc est devenue
e > œ > a.
a
a libre :
> é : pré prairie, )ucr (Mo.) mère, pér père, paire (La
D.), /vV clair (Ch., As.).
è : byè blé, seigle (Ah., Mo.).
œ : <25rt? assez, fœv haricot, hv clef, ^w clair, prœ pré,
/'jyô? blé (Ch., S. G.), /)vir frère, (;œ gué, /^àr père (L.).
é^ : /Jrt^r, /ra"';- (La D.).
a : ^rt clef (S. Geo.), Mtà côté,fihà fossé (Mo.).
a -f h >• ô : jô joue (La D. Ba.).
apud >» d avec.
a + a > &'')' : il abœ'y il aboie.
a + 1 >> rt' : ^wÀ" quelque (La D.), kœkd' quelqu'un.
a + 1 >> rto : 7ndo mal; >> att' : maio (La S.).
a + 1 !> ^ : wa mal (La D.), cf. Lava Laval (La D.).
-atem > é : bôté bonté (S. D., Ci., As.); > c (La Selle-
Craonnaise); >> e : bâte (S. Geo.); > à? : bdtœ (S. T.,
Ch., S. G., Ms., Le R.); > a : bôla (Ls., Mo.).
-are > à' en général : màtœ chanter (M., Ah., Ls.,
Ch., S. G., Ci., Ms., LeR., As.); > é : ^aàlé (US., H.,
S. T., S. Geo.); > il : fûctâ (Mo.).
-atum >> ir, en général : ^a>ità' chanté (M., S. T., Ls.,
Ch., S. G., Ci., Ms., Le R., As.); > c : fûàlc (La S.,
S. Geo., S. D.); > a : €aôta (Mo., Ah.); > c : ctè, àveyè,
donc, aie (Er.).
NOTES GRAMMATICALES LXI
-a ta m >> é^ en général : eaàté chantée (Ah., Ls., Ch,,
S. Geo., S. D., Ci., Ms., As., M.); > œ : elbià (L.),
eabtœ (S. G., Le R.), -à (S. T.).
-atis ^ é w €aàté vous chantez.
eau se dit ydo (Mo., S. T., S. G.); yaia,ya (La D., Ls.,
Ch., Ci.,LeR.);3'àKMs., As.),yô(Ls., C, S. D.,LeR.).
Dialogue : tieul 143, tel; — quere 8 car; — cheux 33 chez;
— qiiiaeuque 6 quelque ; — -06 avec.
Chartes : nieire, peires, queiles, desqueilx, telle ; — personal,
officiai, officiau, herifaument, herltamment, journal, joiirnel, real;
— ayve eau.
a entravé par 1 + consonne :
>• âo : (lot autre, €âo chaud, pâom paume, jvâo, jibâo
chevaux (La D.)
aw : jvaiu (La Selle-Craonnaise).
A La Dorée on dit : vœ^e vache.
Dialogue : gendermes 143 gendarmes.
a suivi de nasale entravée :
< ad : €aô champ (Mo.), di^^ctô disant (As.).
àô : €àô champ (L., S. T., Ls., Ch.).
aà : ma champ (M., La S., S. Geo., S. D., S. G., Ci.,
Ms., LeR.).
h : €èd champ, hj ange, 6dô sang (La D.), kèô quand (La
D.).
Cette diphtongaison de an qui n'est notée ni dans les
chartes ni dans le Dialogue est signalée par le grammai-
rien manceau Péletier dans son Dialogue de l'ortografe é
prononciacion françoèse, 1550, p. 123 : « Vrèi et qu'an
LXII NOTES GRAMMATICALES
Normandie c ancous an Bretagne, an Anjou é an votre
Meine iz prononcet !'</ devant /; un peu bien grossement
é quasi comme s'il i auoèt aun par diftongue, quand iz
diset : Normaund, Nauntes, Aungers, le Mauns, graund
chère. »
a suivi d'une nasale, laquelle subsiste en français :
> à' : làii laine.
è : Un (Le R., Go., Ls.), kapitcn capitaine (La Bazouge).
a, suivi d'une nasale qui tombe en français après avoir
nasalisé la voyelle précédente :
> ce : péê pain, €cê chien (Go., Colombiers, Le Pas).
lôn : mcôn main, fèà»i faim.
Chien se dit ec (Mo.), eyl (S. D.), ^yœ (Ci.). On dit
eyey chiens , à Champéon .
Dialogue : chen chien 99; plenâre 33, piaudrc 57, plaindre.
Chartes : Julian, Julianne, deaiie, Johan, Joheii, Jouenne, Joeiuie.
a influencé par une palatale :
"^ à : hâ haie, je srâ je serais.
éy : pêy pays, pêy (La D.).
é : lés, laisse, /é/';(^'fresaie (Ba.).
é : rêj rage, erê€ arrache.
à^ : ràfj (La D.), sà'^j sache, €atà'''n châtaigne, kà'''j
cage, marec^ marché.
l : bïi, baise, embrasse.
La terminaison de la T"-" pers. sing. du futur est généra-
lement ^^(As., M., La S., H.) : €aàtrà\
-arium ^ yày yà^ : prùmyœ premier.
NOTES GRAMMATICALES LXIII
-aria m '!;> yàr, yà^r, coùdyàfr chaudière (La D.), rivyœr
rivière.
-iacum dans les noms de lieux >> œ, à, é : Kdsé, Kdsà,
Kàsé.
-alium, aclum '>e"y : travé^y travail (L.); > rt/(M.,
Mo.) traval travail, portai portail, cf. bal bail, béstyal,
bétail; > â : pyèmâ (La D.) plumail, beslyâ bétail (La D.),
gurnd gournail, snâ senail (La D.), travâ (La D., H., S.
D., Ci.); > a : trâva (La S.).
-aticum > aêj : leyaéj (La S.); >■ éj : veyéj (Ls.); >>
èj : ■y^^'^y (Ch., S. D., S. G., Ci., As.); > àj : veyàj
(S. T., S. Geo., Le R.); > œ'j : veyà^j (La D.).
Dialogue : engaige 21 engage, sauvaiges 116 sauvages, équi-
paige 119 équipage, chergent 99 chargent; premieux 47 premier.
Chartes : graice, hommaige, chaufaige, domaiges; — haillé,
bailler, baillée, adjugées, derechef, meité, assignées, obligé, empes-
cher, cher; — saiente, doaiere, saeint; — premere, -ier, -iere.
é libre :
> ae ifaer foire (Mo.), baer boire (Mo.), avaé (La S.),
avaer (M., As.) avoir, maé (La S.) moi, 6aé (La S.) soif,
krçer croire (Mo.), paer poire (Mo.), vtd^é vouloir, apèr-
stuaé apercevoir (La S.).
é : vè voie (Ba.), vér voire (La D.), d (Mo.) choir, avé
avoir (Ch., S. Geo., Mo.), avér (Amb.), mé moi (Ls., Le
R.), syœvé suivre (Ls., Ch., Le R.), se soif (L.), vè voir
(Mo.).
LXIV NOTKS GRAMMATICALES
u'é : niu-è moi (S. D.).
wè : mwè mois (L.), aviver (Ls.).
è : viè moi (M., Ch., S. Geo., Ci., As.), pè poil, /^ foi
(La D.), avè avoir (H., Ci., Le R., La D.), avcr (Ls.,
S. D.), hc quoi (Mo.), dvè devoir, falc falloir (La D.), Jt*
soif (La D., H., Ci.), €cr (P.) choir, ve (M., Ah.), a' (M.,
H,, Ah.); sycevè suivre (Ch., S. Geo., S. D.), ee choir
(La S.).
^"' : }nc",fè\ avê"r,diHu'",fnh"r,pc"r (Ba.),ké" (La D.).
à : ma (S. T., S. G., Ms.), awz (M.), ta toi (Ah.), aiv'/r
(L, S. T., S. G., Ms., Ev.), sa soif (Ls.), syœvàr suivre
(S. T., S. G., Ms., As.).
â : ma mois, va voie (S. T., La D.), trà trois, ////il
futaie, ۉr (La P.) choir, va voir (H.), M quoi (Mo.).
é : 5^^ soif (Ba., M., Mo., Ah., S. T., S. Geo., S. D.,
S. G., Ms., L.).
œ : krœr croire (La D.), bœr boire, pœr poire, rœd raide,
avà 2iVo\r (Ah.), p-nvœ pouvoir (Ah., L.), mœ moi (Ah.),
bœ bois (Ah.), sœ soif (Ls., Ci., Le R.), sàf (Ch.) syiwœ
suivre (Ci.).
à'' : fœ!'r (La D.), bS'r boire, pœ^r poire.
La terminaison de l'imparfait et du conditionnel est géné-
ralement t' (Ci., Ms., M., La S.). On trouve aussi a (M.,
Ls., Ch., Ge.) surtout aux deux premières personnes;
à surtout à la troisième (Ls., Ch., Ci., Le R.); c (H., S.
T., S. Geo, S. D., S. G.). On trouve au conditionnel -èy
à Champéon.
Dialogue : may moi, tay 7 toi, fay 9 foi, quay 80 quoi, ray
14 roi, frt_y89vois, Jay 125 dois, — imrc 26 voire, tonlesfais 30
NOTES GRAMMATICALES LXV
toutefois, poûair 35 pouvoir, bcilre 57 boire, sairs 125 soirs,
trais 140 trois, sçavair 144 savoir; — dormiras 5 dormirais, étas
5 étais, feras 30 ferais, z;a_yiïjf 6 voyais, vivâs 7 vivais, t'a^ 6 voir,
/ra5 30 trois; — paes 116 pois; — frede 134 froide, crert; 59
croire, set 134 soit.
Chartes : d'ordinaire on a ^ ou ei; — monnaie, hairs héritier,
pouaif,fay; — monnaee.
é entravé :
>> é : mé6 messe.
à : tràfy trèfle, /ce/'}' faible (S. T., Ls., S. Geo., S. G.,
Ci., Ms., Le R., As.).
a : trafyÇLa D.).
Wlam ^ él,âl devant voyelle; >> é, â devant consonne.
Chartes : z;/r^e vierge.
é + nasale :
1° ^ en : min moins (La D.).
l : me moins, /^ foin (Mo., Ls., S. D., Ci., Le R., As.),
pye, plein (Mo., Lav., Château-Gontier).
éè : fée foin (Ba.).
œ : pyœ plein (Ah., L.), fœ foin (Ah. Ch.).
ly : fey (S. T., S. G., Ms.).
l^y ■.fè^''y(S.G.).
Imi : frêôn (rQm,pyêcn plein (Le R., Go., Ls.).
2° > (g : avœn avoine, alœn haleine, /d'w femme (L., S.
Geo.), pyœn pleine (Ah., S. T., Ls., Ch., S. G., Le R.,
Château-Gontier) .
ê : alen haleine, pyhi pleine (Ms., As.), pèn peine (Le R.,
Go., Ls.).
G. DoTTiN. — Glossaire. V
LXVI \'OTi:S C.RAM.MATICALKS
() : fàni kmmc (M., S. T., Ls., Ch., S. D., S. G., Ci.,
Ms.,Lc K., As.),
ô : fôm femme.
7/ : /f/;// femme (Ls.).
Dialogue : mains 141 moins, niaiiidres 29 moindres; avaine
143 avoine ; — pyermes 116 pleines.
Chartes : femme, feme, fennie, famé.
c suivi ele palatale :
> îy^ : nc't' roi, hvc loi.
g' : krét croître (Mo.).
è : pê poix, kôsê conseil (Ba., La D.), (//v droit, /"/v froid,
de doigt, 5<7 seille (Mo.), seigle (S. T.).
œ^ : sœ^g seigle (La D.), sa''' y seille (La D.).
ca : pê"' poix, ^('" doigt (Ba.).
aé : Jrtt;)' seille (La S.).
à : dâ doigt (Mo.).
icLilum <; né : snlac (La S.) soleil, paraé pareil (La
S.); > a' y : jo/rt'';' (Ms.); > è : /)^//v', Wt- (fî.); > é :
50/^' (Ch., Le R.); > ày : parày (L.); > a : sula (Mo,,
k\\.'),sc>la (S. T., Ls., L.).
tuile se dit lyœl (La D., Ci.), /vi/ (Hercé), /av7 (La S.).
Dialogue : orailïc 43 oreille; — dret 122 droit; eiidrels 134
endroits; c7re//e 69 étroite.
Chartes : .v<;/^/^, scgîe, seigle, siiegJe, sueigle, seigle ; — olraie,
loniays, olraenl ; — lournaeys.
NOTES GRAMMATICALES LXVII
è libre, è suivi d'une entrave romane :
>> yé : pyér pierre (La D., Mo.).
yœ : yœr hier (La D., L.),pyœ pied (La D.), fyœv fièvre,
lyœv lièvre, pyœj piège, pyœs pièce (Ba.), tyœci (Ch., Le R.,
La D.), jyfHr suivre (Ba., M., L.).
ge : gér lierre (Ba.), gér hier (Ba.).
yâ devant r : Py^r Pierre (Lav.),
ya : pya pied (Mo.).
Chartes : fié, fies, fé, fieu, fief; De, Dieu; sevré suivre, enseut
ensuit.
è entravé :
>> à : gœr guerre (L.).
é : mél (Mo., Ci., Ms., L.) merle, mél nèfle, gép guêpe,
vépr vêpres, pré6 presse, tét tête.
yè : inyèl (H.), merle.
yé : myél merle (S. T., Ls., Ch., Le R., As., La D.).
ya : niyal merle (S. D.).
à : 5^;'/) serpe, rtrZ' herbe (Lav.).
-ellum > jy^ïa : nuvyào (Mo., S. T., Ls.) nouveau,
pursyâo porc; >■ yo : nnvyô ÇL.^; >• }'^ : wwi'j'cî (As.); >>
^'flsti' : nuvyaw (La S.); > j'û^iy : niivya-w (Ah., S. G»); >•
ya : nuvya, pursya (La D.), kbrbya, corbeau, pierre en
saillie sur une cheminée (La D.); > ào, a dans s'iT^io
ciseaux, cjvao écheveau, bâo (Mo,, S. Geo., S. G., Ms.), ba
(La D., Ci.) beau. A La Dorée on dit ba à la fin d'une
phrase, bâo devant une consonne, bel devant une voyelle.
LXVIIl NOTES GRAMMATICALES
On dit byâo à Lassay, bô \ Assc, hô à Chanipéon, Le Ribay.
Fléau se dit fy/i (H. Ci.), Jyaiv (La S.), fyào (S. Geo.,
S. D., S. G., Le K.),fyà (S. T., Ls., Ch., As., L.).
Chartes : clair, ceist, icciU; — chaslcl, sacl, anncl; — chasteau,
chastca, cisteaux, joiicaiix, sceau.
è + nasale simple :
1° > S : bê bien, rc rien, Ixè tiens (Mo., Lav,, Château-
Gontier).
œ" : rœ" rien (Le R.).
è'^ : ri^ (La D.), bè'' bien (La D.).
êùn : rcàij, bèdij (Le R., Go., Ls.).
yœ : myœ mien, M' tien, 5yœ sien, celui (La D., Ba.),
}'ê : Â;éy z^y?/ (Mo.) que je vienne.
Devant une consonne, l'adverbe « bien » se dit bé à
La Dorée : bé suvà bien souvent.
2° >> yà : myœn mienne.
è + nasale entravée subit le même traitement que
a + nasale entravée : vylôd viande (La D.), vyaôd (Mo.).
Dialogue : hcns 7 biens, camhen^G combien; — rain 9, 49 rien.
Chartes : couvant, commendemant, âeffandre, dimanche, dinienche,
prandre.
è influencé par une palatale :
>û\ là lit (L.).
àp : yà'Py vieille (Mo.).
Dialogue : desmes 33 dîmes, eguiese 33 église.
Chartes : sei\, deix, déisme, preis, igleise; — dei,desme, me, seXy
yglese; — lie, vielles.
NOTES GRAMMATICALES LXIX
6 libre :
<C œ : voici voleur, gœl gueule, lœ leur, pœ peur, 6œ
seul (Ls., Ci., Le R., La D.).
n : giil gueule, borbu bourbeux, p^t, peur (Mo.), mur
mûre (fruit).
En général -orem devient œ et -osum, «; on dit cepen-
dant màtn et màtœ menteur, eer-eu chercheur.
Dialogue ; malhours 7 malheurs, loui\ Ions 8, 61 leur, milloiir
119, meillour 14 meilleur, servitours 29, 84 serviteurs, suoiir
115 sueur, collitour 116 collecteur, /owrowi 141 jureurs, confcs-
sour 33 confesseur, péchours 33 pécheurs, scandalouse 57 scanda-
leuse, dangeloux 66 dangereux, malheurouse 97 malheureuse,
haichoux 114 bêcheur; — irtt7/.v 6 deux, ^ô^e/o' 122 peur.
Chartes : religions, lours, lour, vendeour, deous deux ; — promc-
teors, prometoors, seiguor, lors, lor, procurator, executors, monsei-
gnor, vendoors, fauchoors ] — leur, successeurs.
à entravé :
>> œ : âyœ ailleurs (Ba.).
0 : rbt sentier; >> ô : ?d tout (La S.).
Chartes : 0 tx ou : 0 prédomine jusqu'en 1290; ou à partir de
1 290 ; — priul, juste.
à + nasale :
>> w : pum pomme, / snm je sommes (Mo.).
0 : poin, j sont (Mo.).
6 influencé par une palatale :
>> îve : biue bois (Mo.).
L\X NOTHS C.KAMMATlCALtS
c : krc croix (Ba., La S.).
œ : krœ croix (La D.).
-u eu lu m >- ày : kùtwy quenouille (La D., La S.); >-
wc : piué pou (S. T., S. Geo., S. D., As.); > wa' : jùniua'
genou (La D.); > ivœ : pivœ pou (Ls., Ch., S. G., Ci.,
Ms.); > u'à"' : pu'tf pou (Le R.).
-ôrium a donné wœr, luœ : îurnwctr tournoir, Javiuœ
lavoir.
puits se dit pivi (S. D.); pibir (La D.); pi (S. T., Ls.,
Ch., S. Geo.); pyœ (Ci.).
pluie se dit pyc à peu près partout; pyè (S. T.).
Dialogue : geiioiuiis 46 genoux.
6 libre :
> œ : rœ roue, hœ bœuf; rœ (La S., Mo.).
yœ : ; vyâ je veux.
Chartes : nof; — pouciil; — poel, proeve; — piiet, priieve; —
seitr, vciiloil, vciist; — vell, veil, viel veux; — ayclle aïeule.
ô entravé :
>- (i : kô)i corne.
œ : tœ tôt, pœs pouce, grœ gros.
'// : 11(5) os, mit notre, tàhi tantôt, gni gros.
Dialogue : cosiic 134 corne; — voutrc 11 votre; — gracus
116 gros, paeuccs 43 pouces, faeux 95 fous, caeiippc 93 coupe
(verbe), aiimeiisiie 8 aumône, Uu-iist 9 tôt.
Chartes : iiiimobUs, niables; — iiiiniocblcs, inoeblcs; — imiiiiicbks,
NOTES GRAMMATICALES LXXI
muehles', — iinmeibks, meibles; — inimoibles; — inimesbles,
tnesbJes; — notistre, nous, groiis.
o + nasale :
1° >> rt : rt on.
è : le loin.
2° > ^^ : dâ'.''in (La D.) dame.
n : iini homme, bun bonne (Mo.).
0 : ont, bon (Mo.).
Dialogue : en 45 on, men 115 mon.
Chartes : demme.
6 influencé par une palatale.
è : é pé et puis (L.), k's cuisse (H.), è œil (La D.), kêr
cuire (Ch.), trè truie (S. T., Ls., Ch., La D., La S.).
é : tré truie (Mo. Ah., S. Geo., S. D., S. G.), kés (Ch.,
S. Geo., S. D., Ci., Le R., La S.), pé (La D.).
^œ :y,i«'^, feuille (La D.).
œ : ênœ aujourd'hui, nd' nuit (La D.), dœQ) deuil, kœr
cuire (Ci.), €èvrœl chevreuil, orsœ orceuil, vase.
œ : JaWieuil, ^^yrœ chevreuil, ^^r/cé cerfeuil (S. D., Ci.).
if : tra^ truie (Le R.).
a : tra truie (M., Ci.).
/ : kis cuisse (Ms.), pi puis (Ba.).
ô de focum : '^ a : fa feu (S. T.), cf. y^ jeu (S. T.);
> aè:faê (S. G.); > è : fé (As.); > a"^ : fœ'- (S. D.); >
tt' : fœ (Ci., Le R., La D., L.), ci. jœ jeu, lyœ lieu (L.).
Dialogue : nel, nect, é, 115, nuit, quiets 116 cuits, quiesces 116
cuisses, /)É'5 33 puis, /)C55(' 89 puisse, pesques 14 puisque; — Juin
loin.
LXXII NOTES GRAMMATICALES
Chartes : oicl, noire; — oel; — oiwil; — uy, puisse, puis; —
lou; — ku, iiiileu; — lieu; — paroeisse.
On trouve la vieille forme fû fils (La D.); la forme
ordinaire de ce mot est //.
/ combiné avec n donne :
1° > cè : Icrj linge (La D.).
cij : !èn lin, lèijj linge (Le R., Go., Ls.).
èôn : eèmlbn chemin, vè:m vin, Ihn lin, 6èôn cinq, malcou
malin (M., Amb., Ci., Le R., Go., Ls.).
2° >- in : Dialin maligne.
i eu la m > iy : kôniy corneille.
Chartes •.fiiili,fuis,fi{i:^ fils.
u
u libre :
> œ : dœr, dé dur, mœr mûr, sœ su, €iv chu (L.), dœdù.
œ" : )nœ"r mûr (Ba.).
-aturam est devenu -cr : kasêr (S. T.) cassure, âc€irèr
(S. T.), déchirure.
u + nasale :
>> ôc : làn lune, pyàm plume (S. T., Ls., Ch., S. D.,
S. G.,LcR.).
œ : lœn, pyœm, prcvn prune, œn une (Mo.).
■ b : pybm (Ci., As.).
NOTES GRAMMATICALES LXXIII
u influencé par une palatale :
> u : fru fruit (Mo., Ba., L.).
i : fri (S. T., Ls., Ch., S. Geo., S. D., S. G., Ms.), U
lui.
wi : bîvihuls (Mo., Ls.).
-û eu la m > uy : éguy aiguille (La D.).
Dialogue : asseure 8 assure.
au
^ aw : a kaiu/^ à cause? pourquoi?
4o : a kâoz^ (Mo.).
à : €œ^ chose (Ci., La D.), kœ clos.
aœ : €aœ:{ chose (Mo.).
à : pœ, peu.
u : ^?/:^, /)«z^r pauvre, hl queue (H., Ls.).
û : €iiz^ (Mo.).
Dialogue : paeuvres 7 pauvres, chaeuse 33 chose, repaes 114
repos; — poy 5 peu.
Charte : choiise, clous.
VOYELLES PROTONÎQ.UES INITIALES
a
> e : €erbô charbon, €erjœ charger, €éru charrue, émi ami,
émiké amitié, néjœ nager (Ba.), évi avis, éndo agneau (Ba.),
reiô raison, re^^è raisin (La D.).
è : pênyœ panier, êmo agneau, pépa papa (Ls., Ch., Ci.,
I.XIV NOTES GRAMMATICALES
Le R., As.), ft'nyà fainéant (La D.), pi'yœ payer, cî'yar choir
(Ev.).
œ : ç,œri guérir (Cii.).
tombe : jvà ciieval, emè chemin, eià' jeter.
> 0 : àrtè orteil, nbjà' nager (La D.), dt)mï-''j dommage
(La D.).
a : y saré je saurai, / are j'aurai.
'u : pitpa papa (Ls., Ch., S. G., Ms., As.).
7 : iijâo, agneau (Mo.).
an entravé >* èô : dhnœ, damner (La D.).
al entravé > aw : faweœ, fiuicher, eaivdyœr chaudière.
Dialogue : era 157 aura, yVr^o» 11 jargon; — cakhel 116
cachait; airas 7 auras; aini 57 aurait; — ■ oussi 8 aussi; — oiicorcs
oucorcs 7, né encore.
Chartes : graaiitemeut; — gaigicrs; — saigiioiir; — oncores,
onquores, enquores.
/ 1
e e
> é : )kyà' noyer, mùtyœ, iiiékœ moitié, ki^rvà crever, bârbi
brebis, fênœ faner, uni hennir (La D.), dêsur dessous, l'ua'
enhui, aujourd'hui, viycj voyage, ç/iur (Ch.), c/iic (Ls.),
ytnê (Le R.), glaner, fimi' faner.
tombe : dvè devoir (Le D.), /?;;<i' peser, phi' peler, d:^ir(V
désirer, Ivœ lever, sniœ semer, vni venir, kri quérir, iiiléri
métairie, mtéyœ métayer, rsyœ reçoit, simvn semaine, rc/n
rétabli.
>> a.' : laésyà' tessier, tisserand (La D.).
ê : peso poisson (Mo.), kréscô croissant (La D.), ncyiv
(Mo.) noyer (verbe), c/nc glaner (S. Geo., S. G., As.).
NOTES GRAMMATICALES LXXV
c : gêne glaner (S. T., S. D., Ms.).
è" ipè'^sô (Ba.).
lué : vzuétur voiture (Mo.).
à devant r : sàrpâ serpent, sârvi servir, màreœ marché,
ôArfày cerfeuil, jârine germain.
yœ : syœvè suivre (La D., H.).
i : miyœ meilleur.
y : 6yu suivi (La D., S. M., Fr.).
H : fumél femelle, femme, iispré exprès, uspér expert
(Mo.).
è après ni : mèkërdi mercredi.
Dialogue : vêla 9 voilà; fredist 137 froidit; — vaisins 53 voi-
sins, maitié 144 moitié, baichoux 114 bêcheur; — meUlour 116,
millour 119 meilleur; — trasiesnies 133 troisièmes.
Chartes -.prandront, saignour, saigneur, signor.
0 0
> è : kènoy quenouille.
tombe : kmàie commencer; kmôd commode, hnà com-
ment, vJar vouloir (Gr.), A-m))'^' quenouillée (La D.).
>> u : fuyœ foyer, 5ulê soleil (Ba.), f-usœ fossé, bnsyào
boisseau, kutœ côté, dunà donner, furmà froment (Ba.);
funnœj fromage (Ba.), miyœ noyer (arbre), iiiiyaiu noyau
(La S.).
lue : wend oignon (Le D.), kiueye coyer (L.), pwexp poi-
son
0
îî :fihâ fossé (Mo.), kûtcî côté (Mo.).
d^ : œfri offrir (Mo.).
LXXVl KOTES GRAMMATICALES
Dialogue : croecifh\ 123 crucifier; — romùgmkls 68 rossi
gnols, voulaiilc 1 19 volonté ; — aeustei 28 ôter, caeusteiii côtés,
scuuUers 46 souliers; — canihen 46 combien, raiiipu 123 rompu;
— Jegis 90 logis, quemnsset 45 connaissait, velentiers 9 volontiers,
de7iret 141 donnerait.
Chartes : premct, demoyseau; — pramist, pramislrcnt,prametent;
— juste, mitnbrce ; — oitivcs.
>> « : luniâ limas; ///;/t) linot, subyœ siffler.
^' : x;^;^^, voisin.
aë : vac\e voisin (Mo.).
Dialogue : stihjets 123 sifflets.
u
>> œ : dœrœ durer.
y : 5)'œr sueur (Mo., Ah.).
é : pêrnél prunelle (Mo.).
tombe : eké la jusque là.
Dialogue : piume 144 plumé, rcdement 153 rudement; — jou-
tous 141 jureurs.
au
>> œ : ^:{yAo closeau.
u : n^œostr, ii:(^yœ osier, cf. rw// rôti.
wa : wa:(yao oiseau, îf^~ô oison (La D., Ba.).
e prothétique.
>- <' : driÇr) écrire.
Un c prothétique s'est ajouté à : ekrc crin, esïOè suint.
NOTES GRAMMATICALES LXXVII
VOYELLES PROTONIQUES NON INITIALES
a
â : avalâ^ô avalaison, pente (H.).
é : donéxp donation.
Dialogue : arraiché 50 arraché; — équierei 59 éclairer.
Chartes : dounoison donation.
a devant r : dîvartî divertir.
é : àvéyœ envoyé.
Dialogue : coUitour né collecteur, vermeniers 10 vermine.
Chartes : appeulé; — ensevant ensuivant; — ensivant;
demoyseau.
u : apnt€œ approcher.
Dialogue : aprechei 122 âpT^rocher ; paressiens 80 paroissiens;
- voulante 119.
Chartes : requenut, requenurent ; — renuncans, priurte.
U
àrœniœ (La D.), âryœmé (H.^ enrhumé.
Dialogue : éciiîc né écuellée.
LXXVin NOTRS GRAMMATICALES
LA VOYKLLH è
Dans nos dialectes comme dans le français de Paris, Vu
(«•muet français) tombe assez régulièrement; il n'est guère
conservé que dans deux cas :
I" quand sa chute laisserait en contact trois consonnes
ou davantage (Voir M. Grammont, La loi des trois con-
sonnes, dans les Mémoires de la Société de linguistique de
Paris, t. VIII, p. 53-90). Les lois de la chute de è dans
le dialecte manceau ont été bien étudiées par M. Dagiiet
(^Le patois mameau, p. 3 1-33), auquel nous avons emprunté
quelques exemples.
I. Groupe de deux consonnes : è tombe toujours.
h vîil vu? Que voulez-vous?
il s et i le il é l gâ? Où c'est-il qu'il est, le gars?
/ 5 sdavi b? vitnià. Il se sauva bien vite.
/ si hèn ûrœ d n avè pivè d mâo.]c suis bien heureux de n'avoir
[point de mal.
t'^ avé lé jvœ tu fè nèr. \'ous avez les cheveux tout à
[fait noirs.
6 tu vyœ. Si tu veux.
kà s et i (i i vd vni? Quand c'est-il qu'ils vont
[venir?
y se Ipu graô. Je suis le plus grand.
fâorè h n ô s n âj. Il fluidrait qu'on s'en aille.
n. Groupe de trois consonnes; on conserve un é entre la
première et la seconde ^cs trois consonnes :
NOTES GRAMMATICALES LXXIX
kàt al vu mè l ràr? Quand allez-vous me le ren-
[dre?
je l pre. Je le pris.
di yi ké j vye. Dis lui que je viens.
5 é ma Ici té 1 di. C'est moi qui te le dis,
Aorèfalu kè v:( aljyé. Il aurait fallu que vous alliez,
i m di de n pwl vni. Il me dit de ne point venir.
6ti la dô ké j vu kâo:(^. Celui dont je vous cause.
lavé l:( âot vér. Lave les autres verres.
è di^è hé s îcpiuè vrè. Elle disait que ce n'était point
[vrai .
je n pœ kôprârê l gà €U7^, Je ne peux comprendre le gars
[Chose.
tupœ pràré st dot la. Tu peux prendre cet autre-là.
kà 5 et i ké 5 té? Quand était-ce?
III. Groupe de quatre consonnes ou davantage; on con-
serve deux é : l'un entre la première et la seconde, l'autre
entre la troisième et la quatrième :
kà vyœ tu kè j té l don? Quand veux-tu que je te le
[donne?
kè ké V dit dé stêfumél la ? Que dites-vous de cette femme-
[là ?
k vat i kbr férè 6té bétà là? Que va-t-il encore faire ce
[bêta-là?
Particularités relatives à r. Il ne subsiste jamais à'é
entre r et la consonne suivante. Ainsi :
LXXX NOTES GRAMMATICALES
Quand Kl picniicrc des consonnes est un ;■, !'<' se pince
ciitre hi deuxième et la troisième consonne :
vyct ikôr mè kri anwi? Vient-il encore me quérir au-
[jourd'hui?
Quand la troisième consonne d'un groupe de cinq con-
sonnes est un ;■, le second è est conservé devant Vr :
hàt al Vit iHc' lu nnùnœ? Quand allez-vous me le rame-
[ner?
Quand la cinquième consonne d'un groupe de six con-
sonnes est r, on conserve un troisième è devant IV :
atà kèj tê le rmuj. Attends que je te le remue.
Par analogie, quelques verbes commençant par re-
prennent dans certains dialectes tV, même au commence-
ment d'une phrase ou après une voyelle : èrsœp recèpe,
recommence; vycé tu èrsàpà v^vch-xm recommencer?
2° Quelquefois, à la fin d'une phrase, en particuUerdans
les noms désignant des personnes, quand on laisse traîner
cette fin de phrase. Dans ce cas, on prononce pérê^ mèrèy
frén\ Jaiictê en mettant un accent de hauteur sur l'avant-
dernière syllabe.
REMARQ.UE SUR LA NASALISATION
La nasalisation complète ou partielle d'une voyelle est
assez fréquente dans le voisinage d'une nasale.
NOTES GRAMMATICALES LXXXI
Une voyelle suivie d'une double nasale se résout en
voyelle nasale + n : an Anne, nàiiêt, nàno, Nanette, Nanon.
Une voyelle suivie d'une nasale ét3^mologiquement simple
est souvent nasalisée : lœn lune (Mo.), bon bonne (Mo.),
poni pomme (Mo.), kordônyœ cordonnier, Ônô oignon;
ti^âfn tisane (La D.).
La nasalisation s'est parfois introduite : i° après une
nasale : mekérdi mercredi (Ba,), mexp maison, me ké mais
que, aussitôt que, jèml jamais; 2° ou même sous l'influence
de la voyelle nasale delà syllabe suivante : r^-J raison (L.),
sc:^ô saison; 3° par analogie avec des mots contenant une
voyelle nasale : jœdi jeudi (Marcillé).
l'hiatus
L'hiatus serait assez fréquent dans nos parlers où les
consonnes finales sont tombées plus régulièrement qu'en
français. On l'évite assez soigneusement entre deux mots
étroitement unis par le sens. Dans ce cas, pour que deux
voyelles appartenant à deux mots différents ne soient pas
en contact, on élide la première de ces voyelles ou on
sépare les deux voyelles par une consonne.
i) Élision. L'élision suit les mêmes lois qu'en français.
2) Litroduction d'une consonne, souvent analogique.
y.
y a pa le a yalà il n'y a pas loin à aller ; ; y é di de yi
donà je lui ai dit d'y donner; / gà Ynjén du Yu le gars
Eugène du Houx; ; é yu j'ai eu; k lu yay (Ge.) que tu
G DoTTiN. — Glossaire. vi
LXXXII NOTKS (IRAMMATICAI.F.S
ailles; im yalô, iv/ ytilc ik)lis allons, vous allez; môtô \i
montons-y; c yii? et où? (Mo.), sa V(-7<r c'était (La D.),
pwê œ sà'l dû yd\ pas un seul d'eux, d'entre eux.
j é (jii j'ai eu (S. T., S. Geo., S. D., S. G., Ci., Ms.,
LcR., As.), é ffii ? et où? (Mo.).
/ :
la Jujdèycr la Huchedéyère; l c/i Jujdc le gars Huchedé.
Il :
■y^ aie 11(1 pràr si v vnlc vous allez en prendre si vous
voulez; atrap nà attrapes-en; / nâ perdi 1 abitud il en perdit
l'habitude; j ô t i un du pyt^i avons-nous eu du plaisir!
(La S.), d'après j Cm u nous avons eu; / anc d a napnié
l'année d'après (La S.); a )i œ inclr à un mètre; dé n ordi-
ner d'ordinaire; se ne ses haims, ses hameçons.
t :
/ avô t i yii du pyé:^i ! avons-nous eu du plaisir!
(' // / Aosit et lui aussi. On dit de même isit ici.
h-
sak é bâo c'est beau (ça qui est beau).
6ah a gâta ça a gâté, coulé.
^ :
sè:{ om cinq hommes, sà:{^ om cent hommes.
fâo la'^ amnœ faut l'amener, don nià:^ à donne-m'en.
y ïd\ i é di je leur ai dit.
y d'^ u j'ai eu.
œn dêmii ^"'^ une demie-année, une année moyenne.
pdx cl pœ peu à peu.
NOTES GRAMMATICALES LXXXIII
CONSONNES
Dans nos parlers, le k est d'ordinaire palatal devant :
œ : kœr cœur (M., Ah., La D.), hœlî quelque, kœtà
quêter (L.).
u : kiirà curé (M., Ah., La D.).
é : lés cuisse (M.), hér cuire (M.), hétœ quêter (Ah.).
è : hètœ quêter (M,, La D.), bukè bouquet (M.), mais
à Landivy : bukœ.
l : hèt quinte (M.).
œ : £aliœ chacun, mais kœkœ quelqu'un, /é nn é k œ je n'en
ai qu'un.
Comme on le voit, on peut regarder la palatalisation
devant i, œ, u, e, ê, œ comme régulière. M. l'abbé Lardeux,
qui a fait une étude approfondie de la palatalisation dans le
dialecte de Mayenne, a dressé une liste des mots qui
offrent le k vélaire. Ce sont : i° les formes françaises ou
patoises de tous les verbes en -ke, à l'infinitif, au participe
passé et à l'imparfait. Les noms de la même racine que ces
verbes ont au contraire la palatale. On dit klake, mais kJaJsèt ;
eike, mais sikèt; kroke, mais krol^è, krokèt; parke, mais parkè;
plake, mais plakêt; pike, mais pikc, pikèt; roke, mais rokè;
sake, mais sakè; take mais takè; trake, mais traJsê; turke,
mais tiir^ê, turkét. Les verbes en kete ont toujours la pala-
tale : parkète, palîète, traJcéte.
2° les adjectifs en -œ dérivés de verbes : krakœ, €ikœ,
LXXXIV N'OTHS GRAMMATICALES
plakiv, pikâ'. Si on prononce la terminaison œr au lieu de
ci on palatalise ou non le k : krakàr et krakàr, éikàr et
£iJçiYr, plakivr et plakœr, pikàr et plkch'. Remarquons que
les noms en Içà'r au contraire ont toujours la palatale :
li^dr, ^ivr.
Au contraire de ce qui se passe devant a, le k n'est
jamais palatal devant i\
c >> ^ : €erfœ cerfeuil.
€ est devenu j : ajvà' achever, jvâo cheval, jvc chevet,
jvœ cheveu, rvàj revanche, ajliv acheter.
€ est devenu s dans se chez (L.).
ev >> jil' : àjil'in angevine, jiviy cheville, j-iva cheval
(La D.), jil'd' cheveux (La D., La S.).
c intervocalique a disparu dans : / dyà ils disent, i dyè il
disait.
Un k s'est introduit dans : ;///- nid.
cr est devenu çr : sgrè secret.
Dialogue : diant 22 disent.
Chartes : dissaiis; — segretaiu, segretaiiwrie.
Le g est palatal dans les mêmes cas que k, c'est-à-dire
devant :
é : cféri guérir.
è : gê gai, drogè droguet, bogê.
œ : làgd'r langueur.
Il est vélaire à l'infinitif, au participe passé et à l'impar-
fait des verbes en ge, à l'exception de kôjugc et ûlage. Ce
NOTES GRAMMATICALES LXXXV
dernier prend la palatale devant ê, é, e, à, ô. D'après
M. Lardeux, g est encore vélaire dans la terminaison des
adjectifs en -eur prononcée œ : blagœ, bastrègœ; palatal ou
vélaire dans cette même terminaison prononcée œr : bastrè-
gœr, bastrëgœr, blagœr, bJagœr. Mais les noms en gœr ont
toujours la palatale : rigœr, ligàr, làgàr.
g n'a pas persisté dans rel règle, à re en règle, en
moyenne.
X
> 6 : Alesàdr Alexandre, uspér expert (M.), a l uspré
exprès (M.).
t
t suivi de i consonne se combine avec lui pour donner
k : kè tiens, Jçéd (S. T., Ms.), kœd (S. D., Ci.) tiède,
méJsœ moitié, bikao couteau, pikœ pitié, kèr tiers (Ah.), katr
théâtre (H.). Ce phénomène ne se produit pas à La Dorée,
Saint-Thomas, Champéon, Saint-Georges, Le Ribay, Assé,
où l'on dit : tyê, iyœ, tyô^n tien, tienne.
tn >> kii : knay tenaille.
Chartes : ressons, servige.
d
d suivi de i consonne se combine avec lui pour donner
g : gaby diable, gœ Dieu.
Ce phénomène ne se produit pas à La Dorée : dyab.
d + c > / : nijœ nicher, denijœ dénicher.
LWXVI NOTES GRAMMATICALES
Sîl) >> £Û> : €ûùr; >> sx : s\(vr (Ah.), sueur (L.).
sk >> ck : jnek jusque.
Chartes : sisses, chausses, dcsus, ussé; — pramistretit, protnislretit;
— jusche que.
\.
z >> y dans jijyé gésier.
P
p se change en h devant :^ : b:{œ peser, ab::àti appesantir,
^^a" pesant.
p + i consonne a donné / dans soefj sache (La D.), sans
doute sous l'influence des subjonctifs en /.
b
> p : pck, f., bec.
b subsiste : eàbr chanvre.
hn >> mn : ninityir', bénitier (La D.).
b intervocalique est tombé dans : dcr devoir, j dire je
devrai.
b final tombe : sû'i suif (La D.).
Chartes : or/c/z/Y octobre, sabmedv, sahiiindi samedi.
V
V intervocalique tombe : niivc, ntici'i niau\ais, i pivà ils
peuvent.
\OTES GRAMMATICALES LXXXVII
Dialogue : poiiaint 6 pouvaient, poûair 35 pouvoir, poiïet 45
pouvait.
V final tombe : uti chétif, bœ bœuf, nœ neuf (nombre),
ksi lessif.
m
m est conservé dans : nul nèfle.
n
n combiné avec i consonne devant une voyelle a donné
n : pènœ panier, dènœ a gœ denier à Dieu, pritnœ prunier, ne
niais, ne:(œ niaiser, foire des niaiseries, manér manière.
Il s'est ajouté à l'initiale de quelques mots commençant
par une voyelle : cfn e, U ni un haim, le haim, œn as, la
nàs, une anse, l'anse; nô, nà on; nàveyœ renvoyer, nàportœ
emporter, œn inâo, le ninào, un agneau, l'agneau.
nd >• n : / reponâ ils répondent, / reponè je répondais.
Dans les verbes, le groupe nr ne souffre pas l'intercala-
tion d'un d : tàr tendre, hrèr craindre (Ba.),y lîré je vien-
drai et, par analogie : pràr prendre, atàr attendre, kôpràr
comprendre, mais on dit : di{ pè tàdr.
gn est souvent réduit à n : sinœ signer, asinœ assigner.
Il en est de même de en : sinar cygne.
n >> / : ■y/è venin, limero numéro, àvlimœ envenimer.
Chartes : proloiiigmée; — conipeiion, seinor; — tesmoin; — inig,
îieng; — reuoicierenf, renoice renonce; — arme àme, Estienuvre
Etienne.
LXXXVlll NOTES GRAMMATICALES
/
/ final tombe : / il, avri avril, siilc soleil, varvic vermeil,
mite a myc mouche à miel, nivè (Ba.), }nva (La D.) Noël,
^(r deuil, jva, jiva cheval (La D.), sœ seul, 6œ sel (La D.),
fyè fiel (La D.).
Dans les groupes dont le second élément est /, / est
devenu y dans presque tous les dialectes.
M initial ou intérieur >> hy, employé concurremment
avec h à La Selle-Craonnaise et à Montjean.
> h : kàr, clair (La D.), ^r (M.), h^ clos (La D.), hô,
^aclef(M.,Ls., S. G., Ci., Le R.), ^V(Ba., S. T., S. D.,
Ms., As.), ha (S. Geo.), Im clou (La D.), àhuin enclume
(Ba., La D.).
kl final ^ k : ôk oncle, à La Dorée.
gl initial ou intérieur >> gy, employé aussi bien que g
à Montjean.
>■ g : sâgà'f sanglier, ganœ'', génœ^, gœnce'' glaner (La D.),
ga-o gland, gas glace.
gl final >>ç : ôg ongle, à La Dorée; ailleurs ôg (Ba.,Mo.).
gl > V (Ah.) : ày, cf. scy seigle (S. T.) yamv, yaô, yaé
(Ch., S. Geo., S. D., S. G.).
gl subsiste devant / : glisœ glisser (Ah.).
pi initial ou intérieur >> py : pyas place, pyè plein, pycï'u
pleine (M.), pyœiii plume, pyé pluie, àpyi emplir (Ba.,
La S.),pyn plu, pyeyœ plier (H.), pyé:^i plaisir.
/)/ subsiste devant / : pliyà' plier.
>» p devant u : pu plus, cï. punuï plumail (Md.); —
devant / : àpi emplir (La D.).
NOTES GRAMMATICALES LXXXIX
pi final '> p : eg^àp exemple à La Dorée; > py : eg:(àpy
(La S.).
bl initial ou intérieur >• by : byœ blé, tnibyœ troubler,
iiuby double, àsàby ensemble, prtvaby probable, sàbyaby
semblable, subyœ sifiler, byà blanc, byàmœ blâmer.
bl est conservé à Cigné et Le Ribay dans blœ blé, blœ bleu.
bl final > b : àsàb, fœb à La Dorée; ailleurs fœby.
fi initial ou intérieur >/;' :/yœr fleur, fyétri flétri, ^ô/j'ffe-
gonfler, rt/)'à' enÛQr,fyàb flamme, /)'^ fléau (H., Ci.), fyâo
(S. Geo., S. D., S. G.,LeR.),/_yô(S. T., Ls., Ch., As.),
fyutrûùtQ(S.D., Ms. ), fyœt (Ls., Ch.),fyœtr (S. G., Ci.,
As.).
fi final >•/ : trcv''/ à La Dorée, ailleurs ti'œfy.
Dialogue : peantei 50 planter, heanu'i 56, p^flce 89 place,
heanches 116 blanches; — avoguies 78 aveugles, piétines né
pleines, eqmere\ 59 éclairer, (j;//V/:J 59 clefs, ^f«/j 68 plaisir,
quîochei 139 clocher, boiter, pmm^ 144 plume, eguiese 33 église,
endiabées 106 endiablées.
l'^ r : artyœ''r, litière (La D.).
/ >- n : nànmà nullement (La S.).
/ initial se combine avec / consonne suivi d'une voyelle
pour donner y, g : ô yœ dé au lieu de (Mo.), gœvr lièvre, à
côté de yà'vr, gér lierre, gèt layette, tiroir. Ce phénomène
ne se produit pas à La Dorée : lyér, lyèt, lyœv.
Entre a et une consonne, / s'est vocalisée en 0 ou en w :
âof, aiut autre; nuvyâo nouveau, /mo chevaux.
A La Dorée, il n'y a pas de trace de / au singulier de
noms en -allum, -ellum : nuvya, jva. Ailleurs, le singu-
lier a été refait sur le pluriel : nuvyâo, jvâo.
XC NOTFS GRAMMATICALES
Apres une voyelle autre que a et devant une consonne,
/ vocalisé se combine avec la vovellc précédente : pœs
pouce, jvâ' cheveux, fû fils.
Dialogue : paeuces 4-^ pouces, faeux 95 fous.
Chartes : Jiu:^, fi'il\, f^il, f'^ys, fuis, fili, fix, fils; desquex,
quexque, lesqiwx, desquex; — heritammeul.
Le groupe //■ n'intercale point de i : / vâorè il vaudrait,
i fâorè il faudrait.
Un / final s'est introduit dans cstomal estomac.
REMARdUE SUR LES CONSONNES PALATALES
La palatalisation des consonnes, qui est caractéristique
d'un grand nombre de nos parlers, est plus générale dans
le nord (arrondissement de Mayenne) que dans le sud
(arrondissement de Laval), ainsi qu'il résulte des enquêtes
entreprises par M. l'abbé Lardeux et dont voici le résultat :
Nord '. Sud ^
/}' ; tyœ, mortyœ, marlyâo h : kœ, nwrhœ, marhào
dy : dyàb, dyàbmà y : yàb, yàbmà
1. Mayenne, Parigné, Saint-Baudelle, Martigné, La
Bazouge-des-Alleux, Aron, La Bazoge-Montpinçon, Mar-
cillé-la-Ville, Ambrières, La Haie-Traversaine, Belgeard,
Saint-Georges-Buttavent, Chatillon-sur-Colmont, Oisseau,
Ernée, Lassay, Sainte-Marie-du-Bois, Montaudin, Javron,
La Chapelle-au-Riboul, Hardanges, La Dorée, Gorron.
2. L'arrondissement de Chàteau-Gontier en général,
NOTES GRAMMATICALES XCI
ny : panyà', kordônyœ n: pene(^-œ), korddne{jœ)
ly : lyur, lyèt, èmlye y : yur, yêt, emyœ
r est r guttural, particulièrement à la fin des mots.
r final tombe : ^é choir, kœ cœur (L.), êg aigre, €er£u
chercheur, volé voleur, abèrzvœ abreuvoir, pic peur, lœ
leur, avê avoir, mêg maigre, tort tordre, kônét connaître,
krèd craindre (La D.), met maître, marb marbre, ^yô'^' fièvre,
kîilà'v couleuvre, jfi jour.
Dialogue : les infinitifs en -er sont terminés en -e^; les infini-
tifs en -ir, -oir sont terminés en -îs, -ii; -ais, -aii.
r est tombé devant n dans : kâiiiy corneille, kcvi corne;
devant w : kwa croix (Ba.), iiua, twe trois (La S.), kwa-^^é
croisée (La D.); devant ib : fibi fruit (Le R.).
Chartes : tnaicredi, herbergemeni.
Un r s'est introduit dans : €âbr chanvre, pèr (Ba., Mo.),
pér (La D.), pis; piOir puits (La D.), fyutr flûte (S. D.,
Ms.), w'rMr verrue (La D.), iiiirtr myrte, gàdr glande.
r '^ l : rai rare, ralmà rarement, glatrd gratteron.
Dialogue : dangeloux 66 dangereux.
chaise se dit ێr, et chaire quelquefois ێ:(^.
Les groupes dont le second élément est r, placés devant
Laval, Changé, Saint-Berthevin-lès-Laval, Louverné, Saint-
Jean-sur-Mayenne.
XCII NOTES GRAMMATICALKS
une consonne ou une semi-voyelle, développent souvent un
<' devant ;• et suppriment la voyelle qui suit r.
ki\> kùr : hrtyè chrétien, nich'rdi mercredi, h'rsd cresson,
chrwel éc rouelles.
^v >> (/tV : gùrnyœ'' grenier (La D.), gùnjiv (Ba.), cjùrmiy
grenouille, gèr:^i grésil, gânï'ào gruau, gi^rlotœ grelotter,
agèryà agréer.
îr > ter : iùryœ lÙQr ; à la fin des mots : àiùr entre, y^ n
krè pà ki l môtâr, Je i y tiVi^r je ne crois pas qu'il le montre,
qu'il lui ouvre (Mo.).
dr >> dèr : dêrsœ dresser, vàd^rdi vendredi.
pr >■ pur : apùr^œ approcher, pèrn vu prenez-vous?
pùrycr prière.
br > bêr : h'rtd breton, bênvet brouette, pêryœ prier,
bi^rbi brebis.
fr ^ fèr : fùr^a fresaie (La D.), fèr^é (Ba.).
vr >> vùr : fèvèryà février.
fro >> fur : fnrmâ froment, fiirmej fromage.
Dans les groupes ;-;■, s-r, on introduit un / : iortr, tort
tordre, kîitr coudre, 5itr cidre.
/; a en général la même valeur que 17; aspiré français;
c'est-à-dire que les mots commençant par /; sont traités
comme s'ils commençaient par une consonne, bien que leur
initiale soit vocalique; ainsi on emploie devant ces mots
les formes de l'article li\ la et non /.
NOTEb GRAMMATICALES XCIII
On prononce un /; initial analogue à 17; allemand à
Montsûrs dans hâ (haie).
MORPHOLOGIE ET SYNTAXE
GENRE
Les noms suivants, masculins en français moderne, sont
féminins dans plusieurs de nos parlers :
ahr arbre. gradgra.de.
bol bol. gà gland.
€ênvè chenevis. legum légume.
ég:(àpy exemple. orèj orage.
erjà argent. pwe^ô, pé^ô poison.
éspas espace. pèk bec.
étà étang. sâodr saule.
frè, frœ froid. iàtim centime.
Les noms suivants, féminins en français moderne, sont
masculins dans plusieurs de nos parlers.
/rômî fourmi. rel règle.
l^à€ clenche. ruy rouille.
ksi lessive. gid guide (harnais).
Formation du féminin.
Des adjectifs correspondant à des adjectifs latins de la
troisième déclinaison et qui n'ont qu'une seule forme pour
XCIV NOTES GRAMMATICALHS
le masculin et le féminin, il ne subsiste dans nosparlcrs que
qrà : œn ijniô rôh; la pu ç/ûô 1er dû la kôlrc.
Voici quelques féminins remarquables :
ènya agneau. fém. hiyet.
byœ bleu. byœv.
parqé pareil. parqéy (La S.).
pye plein. pyœn (La D.),pyen (Ba.), pycn.
vyœ vieux. vœy (La D., Mo.), vyœy (Ba.).
nqc noir. nqér (La S.).
NOMBRE
Formation du pluriel.
En général, le pluriel ne se distingue pas du singulier.
A Hercé et à La Dorée :
les mots en iV font leur pluriel en é :
trenyc^ traînier, vagabond. pluriel trènyé.
bûrêlyœ'' bourrelier. Inirùlyê.
mdùlyc^ chandelier. €âdùlyc.
gêrnyà''' grenier. gùrnyé.
earpàtyà^ charpentier. €arpàtyé.
liuràf curé. ]iiiré.
batwà^ battoir. battue.
les mots en a (al, eau, au, ail) font leur pluriel en qo :
/m cheval. \i\\inc\ jvâo.
pursya pourceau. ptirsyào.
tiua tuyau. tïviio.
NOTES GRAMMATICALES XCV
ma mal. pluriel mâo.
ha bail. bâo.
portai portail. pàrtAo.
Les monosyllabes qui ont au singulier une voyelle
ouverte ont au pluriel une voyelle fermée :
ko coup. pluriel ko.
boe^ bœuf. hœ.
à œuf. œ.
jvœ cheveu. jvœ,jwœ.
pè poil, fait au pluriel pèy.
eyl chien. eyèy (Ch.).
Dans la plupart des mots, le pluriel est identique au sin-
gulier : pwœ pou, pi. pwœ-y jènwa^ genou, pl.jênwa''; jœ jeu,
pi. jà'y €u chou, pi. €u\ péeœ pêcheur, pi. -œ; hônbm bon-
homme, paysan, pi. hônàm.
Emploi du singulier au lieu du pluriel.
Le singulier répond au pluriel français dans : œ gaj des
gages, œ gid des guides (harnais).
COMPOSITION
Noms composés.
Les noms composés sont fort nombreux, en particulier
pour désigner les plantes. Ce sont :
1° deux noms a) juxtaposés : erb se José herbe Saint-
Joseph, Sedum reflexum; niorjvâo mors-cheval, Ranun-
XCVI \OTKS GRAM.MATIC\LES
culus bulbosus; pycsàt pied-sente, sentier; /nr^/ pied-poul,
pourpier; rakwe rat-couet, queue-de-rat.
3) unis par Jû : Jsœ d pwcl queue de poêle, têtard de
grenouille; c,iiJ dû gùrnà gueule de grenier, engrangeoir;
jval d ('/• cheval d'or, cétoine dorée; dm d n hommes d'août,
moissonneurs; oin dû hnlô \\on\mQ de boulon, ivrogne.
y) unis par a : erb a nijè herbe à rouget, Polygonum
aviculare, m/V n hohi miche ;\ coucou, coucou (plante).
2° un nom et un adjectif : huténi cul-terreux, possesseur
de terre, fœsAovej feu-sauvage, gale; kufitreœ cul-fourché,
perce-oreille; làcifort langue-forte, bavard.
ou un adjectif et un nom : fornavyâo fort-naveau, Bryo-
nia dioica; plabasc plat-bassin, vase plat; byàefal blanche-
fale, fauvette à gorge blanche.
3° un verbe et un nom : hi:(ku baise-cul, échalier;
arkébœ arquebeuf, Ononis spinosa; férc fait-rien, foinéant;
î7Wtjà monte-gens, sorte d'escabeau; sersu'i serre-souil, pelle
à main; vidbus vide-busse, ivrogne; vidhibé vide-buée,
pot à lessive; €âofpye chauffe-pied, chaufferette; paspye
passe-pied, petit sentier.
4° un verbe et un adverbe : Jçèbà tiens-bon, farine de
fèves; sàpartu sent-partout, fureteur; pasparhi passe-
partout, sorte de pioche; hircipye court-à-pied, homme
qui court en marchant.
Adjectifs composés.
On forme des locutions adjectives au moyen d'une pré-
position et d'un nom :
NOTES GRAMMATICALES XCVII
a fars à farces, farceur, de inàk de manque, manquant;
dé ràkôtr de rencontre, d'occasion; et du vis être du vice^
être vicieux ; cH dé krèi être de crainte, risquer d'être dété-
rioré; et dé sort être de sorte, être convenable; et bé d tra-
val être bien de travail, bon travailleur; ci dé pti fè être de
petit fait, faire peu de besogne.
Quelques adjectifs sont composés de deux substantifs :
buhik bouc-bique, hermaphrodite.
D'autres sont formés d'un adverbe et d'un adjectif : mal-
poli malpoli, impoli; piuèfè point-fin, imbécile.
FORMES IRRÉGULIÈRES
Les mots savants empruntés au français ont subi de nom-
breuses déformations.
Par exemple, les noms de maladie : èpopodr perclus, é:^ipcr
érésipéle, fycïv tifoli, mutœz, fièvre typhoïde, muqueuse ;
les noms de remède : éUnim quinine, ïvil d àri sèk huile
de ricin;
les noms de plante : kalàmni camomille, trefy eferna trèfle
incarnat, sèrtifi salsifis.
Les mots qui entrent dans les jurons ont été rendus
méconnaissables :
ma Jet, ma fik ma foi !
à kôsist, à kôstibi, à kôstibinol, à kôstibinoU, en conscience !
safrèj sar€e sacré !
g†diable !
DoTTiN. — Glossaire. Vîl
XCVIII NOTES GRAMMATICALES
SUPERLATIF
Le supcrhitif s'indique en plaçant devant l'adjectif un des
adverbes suivants :
a ki src 1 pu : a ki src l pu hâo à qui serait le plus beau.
hc : bè bâo bien beau.
bnilà' : bnihr su brûlé soûl, bruhv bct brûlé bête.
dré : dré le droit laid.
œn venu : n'ii vtnu bà une venue beau.
Isàdye : èsàdyc su incendié soûl.
fèryà : fèryà nœ friand neuf.
fijii : fini bâo fini beau.
kom n avè pà pu : kom n avè pA pu bâo comme il n'y avait
pas plus beau.
kom par déri:{yo comme par dérision.
kom piuc : il c fc kom pivc il est fin comme [il n'v en a]
point.
koiiiè l gab, kom si l gab comme le diable, comme si le
diable.
knpe : kupe ba coupé beau.
perdu -.perdu su perdu soûl.
sufye : sufye bâo soufîlc beau.
tu fèryà : lu firyà nœ tout friand neuf.
tu fèrxjyà : tu fùr:(iyà mv tout frésillant neut.
tu Je : tu fl pye tout fin plein.
tu fl drè : tu fc dré bâo tout fin droit beau.
tufc kaà : tu fè kaci mv tout fin qu'en neut.
tuné : tune bà tout nci beau.
NOTES GRAMMATICALES XCIX
tu pyè : Ui pyê bâo tout plein beau.
vrè : safévrè bè cela fait vrai bien, tout à tait bien.
Pléonasme.
Les formules pléonastiques, que l'on peut rattacher au
superlatif, sont assez nombreuses dans nos patois.
bè pu pir bien plus pire, bien pire.
du ku a l œr du. coup à l'heure, sur-le-champ.
d œr é d ta d'heure et de temps, à l'heure dite.
du paré à mém du pareil au même, tout à fait pareil.
a la jl de fe à la fin des fins, enfin.
é tu et tout : // âorœ bè maôjœ asyét é tu de s k il avœ graô
fc il aurait bien mangé assiette et tout, de ce qu'il avait
grand faim; / s kee à sô li têt é tu kàt sa ton il se cache dans
son lit tête et tout quand il tonne.
a dé 6 ku la pâ mé! ah de ce coup-là pas moins, ah par
exemple !
ô jur d anwi, ô jur d âj'urdwi au jour d'enhui, au jour
d'aujourd'hui, aujourd'hui.
sœr é sértè sûr et CQna'm.
si kôtrémà si contremont, si : y biskè si kôtrèmà dur !
si tèlmà si tellement, tellement.
d sort é d mener ké de sorte et de manière à ce que.
la vérité vrê h vérité vraie, toute la vérité.
XOTF.S G R A M M ATI C A LFS
PRONOMS PERSONNELS
Cas sujet
devant
; le
verbe
après le verbe.
devant consonne.
devant voyelle.
je
j> i^
;
tu
tu
/
tu
il
i
il
•
t
elle
c, a
cl, al
è
nous
j, cl, à
j, on, an]
vous
V, vu
VI
Vil, U
ils
i
il, /-
•
l
elles
e, œ
q, à'I
Cas régime
è, œl
atone.
tonique.
me
m
moi
ma, me
te
t
toi
ta, te
le
l
le
U
la
là', la; ,
k-.
(devant voyelle)
la
là', la
lui
/', i; h'^
y
(devant voyelle)
lui
l'> J'> 9^
yi, ^i
elle
la, le, lœ
nous
nu, mil
nous
nu
vous
V, VI
,vous
vu
les
U,Ui
les
lé
leur
lœ, lœi
(d<
:vant
voyelle)
eux.
leur, yœ, gœ
yœ, yœi,
gœ gœ:^]
; Aj'</
elles
yà'l, çà'l
NOTES GRAMMATICALES CI
Le pronom mi est inusité au cas sujet; on se sert de ô
on, ou de / je, à peu près indifféremment dans tous les
patois que j'ai étudiés.
lu, lui, était employé à La Dorée il y a une trentaine
d'années.
vu se réduit à ?/ dans : asyu asseyez-vous; vuîn voulez-
vous?; v^ se réduit souvent à. \_: \^ ctvé vous avez (Pail).
Pour exprimera» on se sert de /, // : / di^à kom 6a lit... on
dit comme cela que... ; ou de / moà : l môd disà kom sa ké.
Qiiand le sujet est un nom, on emploie souvent le pro-
nom de la troisième personne devant le verbe : lé fiy ê 6ô
vnu a d sêr; l gà Rnào i di i'uju.
Les formes nu, vu s'emploient quelquefois comme sujets
devant le verbe, par imitation du français. Dans ce cas, si le
verbe commence par une voyelle, on évite l'hiatus au
moyen de y : nn yalô, vu yalé (S. G.) nous allons, vous
allez.
y s'emploie très souvent au lieu de li : fâo k tu y bbcyij
il faut que tout lui obéisse.
Dialogue : a lu 1 14 à lui, yl ont 115 ils ont, /'/ en sont 147.
Chartes : ils avoent, eus, eux n'est oient pas, connue eux aient.
devant le verbe. après le verbe,
après consonne, après voyelle.
en devant voyelle énn mi ]
, - . 1 nà, à
devant consonne a na )
y devant voyelle y ]
devant consonne i )
cil NOTES GRAMMATICALES
PRONOMS COMPOSES.
m'en
ma::^à, mù^ à
y en (lui en)
yià, yà, gà
y la (lui la)
ya
y les (lui les)
9^' (P-)
leur en
hr^ à, yœ- à
y ^^^
y l'un, yà
n'en (devant voyt
;11.
0
un
le lui
9i (P-)
Emploi des pronotns personnels.
La possession indiquée en français par à s'exprime par
d a devant un pronom : a ki k s et i? s é da ma.
Les pronoms-sujets de la première personne ne se
mettent jamais après le verbe : y va i i,j alô t /, vais-je?
allons-nous?
De deux pronoms consécutifs^ l'un complément direct,
l'autre complément indirect, le pronom complément indi-
rect se place le premier : dô)i nui It donne-le moi, don ya
donne-la lui, don gé donne-les lui, y y/ / don je le lui
donne, y \i l é dônâ' je le lui ai donné.
La forme atone remplace la forme tonique dans : sa 1 é bè
c'est bien lui».
Le pronom complément direct It n'est point exprimé
dans : don yi donne-le lui; don lœ donne-le leur.
Le pronom atone se met avant l'auxiliaire : y tù va bé:^v.
NOTES GRAMMATICALES
cm
ADJECTIFS-PRONOMS DEMONSTRATIFS
devant consonne
:. devant vovelle.
ce, cet
cJ
st
cette
stè
st
ces
se
sé^
cela
sa
sak
celui
l syœ, sli
celui-ci
sti si
celui-là
stila
celle
la syœn
celle-ci
stêsi, sœsi
celle-là
stèla, set la, sœla
ceux
lé syœ, syœ, lé se
ceux-ci
stœsi^^ syœsi
ceux-là
stœla, sœxja, syœla
celles
lé syœn, sœl, sœla, sœsi
On renforce l'adjectif démonstratif au moyen du suffixe
isi, fr. -ci : dà s ta isi.
Le pronom s, st ne se met jamais après le verbe : s et
i mê c'est-il moi, est-ce moi ?
On emploie les formes françaises sélwi, sel ou les formes
patoises lé syœ, la syœn pour désigner un fermier ou une
fermière : sèlïOi du Hu celui du Houx, sek d la Jnjdeyér
celle de la Huchedéière.
Dialogue : siciix 99, 130 ceux.
Chartes : cesles, cil, icfius, iceliii; ceu, ce; cens.
CIV
NOTES GRAMMATICALES
ADjECTirS-PROKOMS POSSESSIFS
mon
ma
ton
ta
son
sa
notre
votre
leur
mes
tes
ses
nos
vos
leurs
devant consonne.
mô
ina
tô
ta
6Ô
sa
mit
Vîlt
Id', lu
mé
té
se
nu
vil
h, lœ
devant voyelle.
mon
mon
ton
ton
son
son
nutr
vîitr
lœ^
mé:(
/é(
sé:(
nu:{
vuz
lœi
Le possessif s'emploie souvent là où le français emploie
l'article dans des phrases comme : // a mâo dà sô :{yœ, il a
mal à l'œil.
le mien
le tien
le sien
le nôtre
le vôtre
le leur
/ myœ, mô syœ
I lyd', tô syœ
l syœ, sô syà'
l mit, mit 5)'â'
/ iHit, Vîlt syœ
l lœr, lœ syœ
les miens
les tiens
les siens
les nôtres
les vôtres
les leurs
lé myœ
lé tyœ
lé syœ
lé mi fi-
lé Viitr
lé lœr
NOTES GRAMMATICALES
la mienne la myœn, ma syœn
la tienne
la sienne
la nôtre
la vôtre
la leur
la tyœn, ta sycen
la syœn, sa syàn
la mit, mit sycen
la vui, imt syàn
la lœr, lœ syœn
CALES
cv
les miennes
lé myœn
les tiennes
lé tyden
les siennes
lé syàn
les nôtres
lé mit
les vôtres
lé vut
les leurs
lé lœr
PRONOMS RELATIFS
qui
¥, k^ h
que
kè, k
quoi
kè, kà
où
uyu, eyu
dont
dôké
Après ki précédé d'une proposition on emploie quelque-
fois kè, k : lé jab ô ki k i kâo:{ê.
L'emploi de où est rare : œ eme kè n a piul d ônyàr àèdà
un chemin où il n'y a point d'ornières, s é dé etf^ kè person
ne yi kôprà re c'est des choses où personne ne comprend
rien ; via la pyér kôt kà j buti voilà la pierre contre laquelle
j'ai buté, via l asyét dà kè j é niàje ma sitp l'assiette dans
laquelle j'ai mangé ma soupe.
Chartes : doin.
ADJECTIFS-PEONOMS INTERROGATIFS
qui ki, dèki
quoi kà, kè, dèkà, dèkè, dèdkà, dèdkè
CVI NOTI-:S GKAMiMATICALES
que hè, k, dikù, dt'k
quel, quelle ^d' (devant une consonne), hœl
(devant une voyelle),
lequel A'^vr, h'kvl
laquelle Icihéy lajçœl
lesquels kjiœ
lesquelles lehœl
duquel dukii'
de laquelle dlakœl
desquels dékœ
desquelles déjiœl
auquel ào^à
à laquelle aJakœl
auxquels âokœ
auxquelles Aokœl
Les pronoms interrogatifs sont souvent suivis de kù, ki :
/•/ s cl i ou k i k s c qui est-ce?, kc k ô yi dire bc qu'est-ce
qu'on lui dirait bien?, lùkd' k s è lequel est-ce?, /.■/ k c vnii
qui est-ce qui est venu? a ki k tu kào:{ à qui causes-tu? ^vr
jvâo ki t a été a bà quel cheval t'a jeté à bas?/V n se pa dùk
5 é k s é ]e ne sais pas ce que c'est.
ARTICLE
devant consonne. devant vovelle.
le / /
la la l, In y
les lé h
NOTES GRAMMATICALES
du
du (du)
dl
de la
dla
dl, dla^
des
dé
dK
au
do
a l
à la
a la
al
aux
âû
4o\
en le
u
à l
en la
à la
àl
en les
è, u
/a, 'ilK^
CVII
Dialogue : rain dou tout 112 rien du tout.
Chartes : dou, deu, do; as.
Les très vieilles gens disent encore du à la Selle-Craon-
naise.
Lé, la s'emploient devant les prénoms employés absolu-
ment, lorsqu'ils ne sont pas au vocatif : / Kôstà, lé Rnao,
la Joiffin, la Site.
è s'emploie encore à La Dorée dans l'expression : êfwar
aux foires.
Il est d'un emploi très fréquent; il est synonyme de do
qui est peu usité : / va u mareœ.
L'union intime de l'article et du nom a donné naissance
à de nouveaux mots. La voyelle a de l'article féminin est
devenue l'initiale de arl\œ''r (la r/yrt"^r) litière, artel (la fiel),
nielle, Lychnis githago. Un a initial a été pris pour Va de
l'article féminin : lên alêne.
L'/ de l'article est devenu l'initiale de làs (l as) anse,
làdè (l àde) andain, livisye (l iuisyé) huissier. Au contraire,
on dit itani (l itani) litanie.
CVllI XOTLS GRAMMATICALES
A DJLCTirS- PRONOMS INDEFINIS
un, une
(V, œn
aucun
âokœ
aucune
âokirn
aucuns
d âokœ
aucunes
d âokœn
chaque
ۉk
chacun
£àk
quelque
kœk
quelqu'un
kœkœ
quelqu'une
kœkœn
quelques-uns
kd'kœ
quelques-unes
kœkœn
quelque chose
]sœk€n::^, dtkà, dèkè
rien
rè
un peu
œ pti kà (ké^, œ pti €n
autre
âol, âotr
tout, tous
tii, ter tu
toute, toutes
tnt, tùrtiit
plusieurs
pu:^yœr
beaucoup
bè
même
nié m, mhn
on
i, il; I màd; œn jâ
Chartes : l'en; chascun, chacun.
chescun ; mesnie, nuesme.
NOMBRES CARDINAUX
œ, œn, f. œn, dd', trâ, kat (dev. cons.) kat::^ (dev. vov.)
si (jè'O, si (j/Oj ^^ (^''0' "'■'-'^ (^'■''0} '^'^' C"'^'*^')' '''' ('^'\)> '^v
NOTES GRAMMATICALES CIX
du:(, tré:^, katot\, ke:{, 5é:{, dise, di:(iOi, di:(_nœ, z'è, tràt, karàt,
sèkât, swesât, swesàt di, katérvè, katérvèdi, sa, mil.
Chartes : dos, cinc.
ORDINAUX
pèrmyœ, dœ^yem, tre:^ye}n, hatcryem, s'eketn, 5i:(yem, setyem,
■iuityem, nœvyem, di:{yem.
Chartes : sisieme; octieve, oictîeves, oitives.
JOURS
mékêrdi, mèkêrdi; jœdi, vàdêrdi.
Chartes : maicrcdi; joedy, geody; semadi, sahinady, sahmedy.
MOIS
Chartes : Odoure.
LE VERBE
FORMATION DES TEMPS ET DES MODES
Présent de l' indicatif.
V^ p. pi. Il y a quelques années, on trouvait encore des
formes en -om : j savôm nous savons, j fàm nous faisons,
; rnetom nous mettons, / pôni nous pouvons; / Ô, j fô, j vô.
2^ p. pj. On dit iHi met vous mettez, et au contraire
V fè^é vous faites, v di:(é vous dites ; vu n ê vous n'avez
(La S.).
ex NOTF.S GRAMMATICALHS
3'' p. pi. La désinence est toujours à et porte l'accent :
i fini sa ils finissent, i\i'mà ils aiment, i Jé~â ils font, /^ clà
ils sont (C), / liià ils tiennent, / Inrvà ils boivent.
Dialogue : ouait 68 entend; je (aimes 58 nous fiiisons;;V ue
hevon 14 nous ne buvons; vous diei 104 vous dites; poiiaut 7
peuvent; âiaiit 22 disent; vayaiit 51 voient; ;V sommes 16.
Chartes : yV J<'i; sigiiijion c testifioii; nous voulans e greans; g'ey
j'ai, somes, je puis, vell.
Passé défini.
La tormation en -/ est la iormation vivante : y cnii j'ai-
mai, y li:^i je lus, j fe~i je fis, / kreyi je crus, / di::^i je dis,
j déni je donnai, ; iniiri je mourus, i paryi il paria.
On trouve quelques restes de parfaits forts : / prc il prit.
Dialogue : vouli éi voulus; appeUit 114 appela; mengiraut
143 mangèrent; haichirant 115 bêchèrent, trouviranl 115, /ro/ï/-
?•<//// 143 trouvèrent; priudrant 143 prirent; tr/Va»/ 143 virent.
Chartes : je doiiei ; misrent ; promirent, pramiitrent ; promislrent ;
prinl, aquisreiil; s'eslraindrenl; vousl voulut.
Futur.
I""* p. pi. On trouve quelques formes en -oni : ; firom
nous ferons, j pàdroni nous prendrons (G.), yV j;/»/// nous
serons (La S.).
La syllabe qui précède r a disparu dans : Icrc lairai, lais-
serai, ^J;-i' donnerai, syœré sm\ï^\, paré pourrai, dèré devrai.
Dialogue : je ne grolere 122 je ne bougerai, n iera 137 n'y
aura.
Chartes : donra, orrimt.
NOTES GRAMMATICALES CXI
Imparfait.
Au singulier, on trouve les désinences è, é aux trois per-
sonnes, a surtout aux deux premières, à surtout à la troi-
sième.
3^ p. pi. La désinence est è : i:( éme ils aimaient.
i'"'^ p. pi. On trouve dm : / étybm nous étions (Dr. L.).
La i'"'' et la 2^ personnes des verbes en ke présentent la
forme suivante : j trèkkô, v trèkké.
Dialogue : / étas 5 j'étais; vayas 6 voyais; caichet [19 cachait,
avet 4^, poilef 45 pouvait, /a//g/ 139 fallait; venaint 6 venaient,
poiiaint 6 pouvaient, élaint 7 étaient.
Conditionnel.
Au singulier, on a les mêmes désinences qu'à l'impartait,
et de plus 4y à Champéon.
y p. pi. La désinence esté : /fuiraient, vyére viendraient.
Dialogue : je dormiras 5 je dormirais, troûret 46 trouverait ;
airet 57 aurait; denret 141 donnerait; je n'aurain 21 nous n'au-
rions; je naeiiserïon 29 nous n'oserions; sçairion 125 saurions;
seraint 22 seraient, oiraint 57 entendraient.
Chartes : pourriet.
Présent du subjonctif.
La caractéristique ordinaire du subjonctif est ; : / sœj je
sois, y bœv je boive, / dôj je donne, / dij je dise, j flnij je
finisse, / tyej je tienne, i pyœj il pleuve, / mœrj je meure,
y a€â'vj j'achève.
Les désinences sont celles du présent de l'indicatif. A la
ex II NOTES GRAMMATICALES
V et II la 2' p. pi. on trouve -/.v<', -jyc aussi fréquemment
que -/(■>, -je, et à la 3' p. pl.,yV' est plus fréquent que jà.
Dialogue : oilcnje 11 entende ; /flv/V 33 fasse; dije m dise;
pesse 21 puisse; serviaut 2$ servent; ayanl 51 aient; mhil 84
soient.
Chartes : teiige, vaiige, demeurgeul, dcmorge; revieiignent, saie
sois; soint soient.
hnparfail du subjonctif.
Ce temps est très peu usité, à lexception de la 3*^ p. pi.
qui se termine en isyè.
On le remplace par le conditionnel : / vudrè h i frè je
voudrais qu'il fit, ou par le passé défini : / vudrè h i fitrà
la je voudrais qu'ils fussent là.
Dialogue : je ne parlissious 50 nous ne parlassions, regardissious
71-
Chartes : traissont, soustenisseni, requisions, voulsist, voulissions,
vousissoiis; vausisl valût.
Infinitif.
r) -are a donné œ : ^nsœ chasser, h'ryà' crier, pleurer,
pliyœ plier.
é : £aâté chanter.
Dans leN. O. de la Mayenne, aux environs d'Ernéc, on
a dit quelquefois -es : oties aimer, dvines deviner, kojes
coger, forcer, tu:^e5 touser, tondre. Ce serait, à ce que m'ap-
prend M. Moreau, une variante individuelle due à un fer-
mier de M. Le Fizelier. Cette variante a été introduite dans
le Vocabulaire rédigé par les membres de la Société de
l'Industrie de la Mayenne. Elle s'emploie encore çà et là.
NOTES GRAMMATICALES CXIII
par plaisanterie, comme l'a constaté M. l'abbé Lardeux.
On ne peut la rapprocher de la graphie -ez =: -er, constante
dans le Dialogue des trois vignerons, mais qui représente é.
2) -ire a donné -ir et, après chute de l'r, / : fini finir,
véVi véquir, vivre, guti goûter. L'r ne subsiste guère que
dans les villes.
3) -ère a donné eV, é, è, aer, ar, a, œ. Voici un tableau
(page cxiv) qui permet d'étudier la répartition et le mé-
lange de ces désinences.
4) -ère a donné r : pràr prendre, kraer, krcr, krér croire;
baer, bér, bèr boire.
est tombé : ràd rendre.
Chartes : prindre.
Le verbe répondant au français suivre appartient :
à la conjugaison en -ire : syœvi (Ernée);
à la conjugaison en -ère : syœvar (Assé-le-Bérenger,
Saint -Thomas); syœva (Grazay); syœvê (Montjean,
Ambrières, Saint-Aubin-Fosse-Louvain).
à la conjugaison en -ère : syœvr (Villaines, Landivy,
Bazougers, Lassay).
Participe passé.
0
fort : prions, te tenu, âpre appris. Le féminin de ces par-
ticipes se fait généralement en t, d'après l'analogie des par-
ticipes tels que^S, pet.
faible en -/( : muni mort, rcponii répondu, syu, sgn
(S. T.) suivi, apersyii aperçu (An.), oyu eu (La S.), €U
chu, féminin £Ht.
DoTTiN. — Glossaire. v!n
ex IV
NOTES GRAMMATICALES
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<
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00
;^ 3
u^ o
CJ X
'3
'j- ce <î
i
NOTES GRAMMATICALES CXV
faible en -/ : véki (Amb., An.) vécu, syœvi suivi (Amb.,
L.).
Chartes : prins.
Participe présent.
Le participe présent s'emploie souvent au sens passif :
malé:{à, malaisé; — au sens factitif : sufrà douloureux, qui
fait souffrir.
TEMPS COMPOSÉS
Les temps composés de l'actif, du passif, et du réfléchi se
forment comme en français au moyen des auxiliaires avoir,
être, aller.
Quelques verbes intransitifs ou réfléchis prennent l'auxi-
liaire avoir au lieu de l'auxiliaire être.
i) Verbes intransitifs :
sa k a alœ, ça est allé ;
jévmi, je suis venu (S. M., S. T.).
// a muni, il est mort;
il a tôbà, il est tombé;
// ô réstœ, ils sont restés.
2) Verbes réfléchis :
i 6 a fè du mâo, il s'est fait du mal;
/ m e byésœ, je me suis blessé.
Conjugaison imper ative et interrogative.
Quand le pronom vu est placé après le verbe, au présent
de l'indicatif et de l'impératif, la 2" p. pi. n'a jamais la
CXVl NOTES GRAMMATICALES
désinence c : l'ut i-it, i^iil u voulez-vous? al iii allez-vous?
p>?ii Vit prenc/.-vous? y/^/n vu tlnissez-vous? vèu ihi venez-
vous? on l'ii aimez-vous? asi:^ vu asseyez-vous, al vu- à
allez-vous en, vu rpàt v-ii vous repentez-vous?
Dialogue : vay vous 123 voyez-vous.
A la conjugaison interrogative, la i"-' p. a la forme sui-
vante : / va t i vais-je?/ alô t i allons-nous? j fé t i fais-je?
/ /i?^Ô t i faisons-nous? / lii t i dis-je?/ di~ô t i disons-nous ?
/ prà t i prends-je ? 7 pêrnô t i prenons-nous ?
Au lieu de est-ce on emploie toujours s cl i : 5 él i li?
s c t i vu ?
LES VOL\
Verbes transitifs et intransitifs.
Quelques verbes, transitifs en français, sont intransitifs
dans nos parlers : ésèy yi, essaie-le; fer ahùrvœ abreuver.
Il se produit une interversion entre les compléments
dans :
jù t garàti d œn €u:( je te garantis une chose.
Quelques verbes, réfléchis en français, sont intransitifs :
y n é pa asi d lajurné je ne me suis pas assis de la journée.
Verbes réfléchis.
Quelques verbes, transitifs en français, sont réfléchis :
i 6 mareàd de vae il se marchande de vaches, il fait le com-
merce de vaches; / s krc d H il se craint de lui, il le craint.
Un grand nombre de verbes intransitits sont réfléchis
dans le Bas-Maine :
NOTES GRAMMATICALES CXVII
qct VU bè de mnà' du bru guettez-vous bien (prenez bien
garde) de mener du bruit;
né t sivèn pâ d sa, ne te soigne (ne t'inquiète pas) de ça.
i 5 é uior, il est mort; / s pàsi, il pensa^ i 5 a parti il
partit.
Le réfléchi employé au lieu de l'intransitif marque sou-
vent une action peu naturelle : se parlât se parler, parler
avec affectation; se viar^œ, se démareà, se marcher, se
démarcher, marcher avec prétention.
Verbes réciproques.
La formation des verbes réciproques au moyen du pré-
fixe àt, entre, est très vivante : s àtsavè s'entresavoir, être
de connivence; s àtét bo être bons l'un pour l'autre; s àtdir
se dire l'un à l'autre; s àtdœrœ s'entredurer, se supporter
nmtuellement.
Verbes impersonnels.
n a pa d vir il n'y a pas de vire, il n'est pas possible;
y a pîuè de il n'y a point de, il est inutile de;
5 é ràl hc il est rare que, il est douteux que;
s é d a, s n é pa d a, c'est à, ce n'est pas à;
sa yi pœ ça y peut, ça peut y être contenu;
/ n yifè pwe grâ il n'y fait pas gras, il n'y fait pas bon.
sa ton, sa pyœ, sa k éJsêr, il tonne, il pleut, il éclaire.
i s à vè il s'en voit, on en voit.
CXVIII
NOTES GRAMMATICALES
EXEMPLES DES CONJUGAISONS
Verbes irréguliers.
ait', aller
Indicatif présent
/ va
tu va
î va
j alô, -dm
v^ aie
il, i\ alâ, i vô
Imparfait
y aie, -à
t aie, -à
il aie, -œ
j alyô
v^ alyé
il, /~ aie
Passe défini
/ ali, tu ju
il ali, i fil
j ali m, fil m
v:{ alit, v fut
i^ alirà, i fitrà
Futur
y ire, -d', -a, je gire '
/ ira, tu gira
il ira, i gira
y irô, je girô
v^ iré, v giré
Z:^ irô, i girô
Conditionnel
y ire, -œ, je girè
t irè, tu girè
il irè, -à', i girè
y iryô, jt giryô
v:{ iryé, v giryé
ix ire, i girè
I. S. S.
NOTES GRAMMATICALES
CXIX
Impératif
va
alô
aie
Subjonctif présent
k j âj\ al"", aJj 5 , ayj 4, vaj ^
k t àj, al, alj, ayj, tu vaj
k il àj, al, alj, ayj, i vaj
k j àjyô, aljô, -yô, ayjô, vajyô
ké VI âjyé, aljé, -yé, ayjé, vajyé
k i:^ àjl, aljè, ayjà, i vajà
Subjonctif imparfliit
k j alis
k t alis
k il ali
k j alisyô
kè vx_ alisyé
k il aliiè, -syl ^
Participe présent
alà *
Participe passé
ite, -a, -à
étQ) qètr^ être
Indicatif présent
/ sé^, 6œ'^, 61^°
t é, tu se ' '
il é, i se
j sàm, j snm '^
v^ et
i 60, /;( étà '5
Imparfait
/ ètè, -à, tè
t été, -à
il été, -à, tè
j ùtyô (étyom^ clôm'^), èkô
v:( ètyé, éké
i^ ètè, il tè
I. S. M., S. T., Fr., P., I., Ch. — 2. Mo. — 3. Mo.
— 4. Mo. — 5. Gr.,P. — 6. P. —7. As. —8. As., P.
— 9. Ge., S. M., S. T., Ls. — 10. Mo. — 11. S. S. —
12. Mo. — 13. Vo. — 14. Vo.
CXX NOTES GRAMMATICALES
Passe défini
seyô
j fu,SH\seyi'
seyé
tu fil, sii,s(yi
Subjonctif présent
i fil, Ml, seyi
j juin, siim, scyini]
'v fut, sut, scyil]
i ftirn, surà, seyirà
Futur
kèj séj^, sA'j 5, se^^ sey ' sày *
[seyj 9
k tu séj, sà'j, se, sey, sày, seyj
k i séj, sà'j, se, sey, sày, seyj
kè j stjyô, sùyô, -dm, seyjô
/ sr(^ -œ
kè V sùjyé, sèyê, seyjé
tu sra
k i sùjè, se, se, sèy, styl, -a.
i sra
[seyjè, -à
je srô
V sèré, Vil sré
i srô
Conditionnel
Subjonctif imparfait
\kè j fu, fus, sus
]/e tufu, fus, sus^
\li i fu, fus, sus
j srè
tu srè
\kè j furyô, fusyô, susyô
\ké V furyé, fusyé, siisyé
i srè, -œ
i sèryô
V sùryé
k i furc '°, fusyè ", susyè '^
Participe présent
i srè
et à '', seyâ'"^
Impératif.
Participe passé
se, sœ, sa ">
été, -a, -œ
I. s. M., S. T., Ls., Ev. — 2. An. — 3. P. — 4. As.,
S. M., Le R., S. T., P. — 5. D. - 6. Gc, Fr., Er. —
7. An., Ls., P., Am. — 8. D. — 9. Vo. — 10. Mo. —
II. As., Fr., P., S. G. — 12. Ls. — 13. As. — 14. An.
NOTES GRAMMATICALES
CXXI
Verbes réguliers.
aveye, avèy
e, envoyer
Indicatif présent
Futur
; àvey \ àvày^
y àveyre, àvêyre
t àvey, àvœy
t âveyra, àvéyra
il àvey, àvœy
il àveyra, àvêyra
j àveyô, àvéyô
y àveyrô, àvêyrô
v^ àveyé, àvêyé
vz, àveyré, àvêyré
il àveyà, àvéyà
i:{ àveyrô, àvêyrô
Imparfait
Conditionnel
y àveyê, àvèyê
y àveyrê, àvêyré
t àveyê, àvèyê
t àvey ré, àvêyré
il àveyê, -à, àvêyé
il àveyré, àvêyré
j àveyyô, àvèyyo
y àveyêryô, âvêyêryô
vx^ àveyyé, àvêyyé
v^ âveyêryé, âvêyêryé
i:( àveyè, àvêye
/;( àveyré, àvêyre
Passé défini
Impératif
j àveyi
t àveyi
il àveyi
j àveyim
àvey, àvœy, àvé
àveyô, àvêyô
àveyê, àvêyé
Subjonctif présent
VI àveyit
k y àvey, -œy
iX_ àveyirà
k t àvey, -œy
r. As., Ge., S. M. — 2. Ci.
CXXII NOTES GRA
k il àvcy, -ày
k j àveyjô '
ké l'X^ àveyjc
k /;{ àvexjc
Subjonctif imparniit
k j àvcyis
k t àvcyis
k il àveyi
MMATICALES
k j àvcyisxô
kt^ v^ àveyisyc
k ;;^ àveyisyè % -syà
aveya
aveye
Participe présent
Participe passé
donc, donc, dune, donner
Indicatif présent
Passé défini
y don, dàm '
y doni
tu don, dœn
tu doni
i don, dàm
i doni
j donô, dênô
y donim
V doué, dùné
V donit
i donà, dènà
i donirà
Impariait
Putur
; donc, -a, dùnc^
y dôrc''>, -a, dùnre^
tu donc, -a, dênè
tu dora, dènra
i donè, -œ, dènè
i dora, dùnra
y donyô, dênyô
j dôrô, dùnrô
V do7iyé, dênyé
V doré, dénré
i donè, dènè
! dôrô, dénrô
I. As. — 2. As., P., Ev., S. G. — 5. Gc.
- ). Ls., P. —6. Ge.
4-
NOTES GRAMMATICALES CXXIII
Conditionnel kc j dôjyô, donjô, dènyô
j dôrè, dènrè
tu dôrè, dènrè
i dôrè, dènrè
j dôryô, dénêryô
V dôryé, dènèryé
i dore, dènrè
Impératif
don
donô
donc
Subjonctif présent
kè j dôj^, donj, dœn^
k tu dôj, donj, dœn
k i dôj, donj, dœn
kè V dôjyé, donjé, dènyé
k i donjè, dènà
Subjonctif imparfait
kè j donis
k tu donis
k i dont
kè j donisyd
kè V donisyé
k i donisyl ', -syà
Participe présent
donà, dènà
Participe passé
done^ dène
5 astr, 5 aser, asyer, s asseoir
Indicatif présent
/ m ash, asyœ ^
tu t asi, asyœ
i 5 asi, asyœ
j nu^ asîxp ^, asyd'^
vu v:( asi^é, asyé
i s asi'xà, asèya, asyà
Imparfait
y m asixè, asèyè
tu t asi^è, asèyè
i s asi^è, asèyè, -à
j nu:{ asi^'ô, asèyyô
iHi l'X, asi'^'é, asèyyé
i s asi:(è, asèyè
r. P. — 2. Ge. — 3. As., P., S. G. — 4. As., Ge.,
S. M., Fr. — 5- I- — 6. As., Ge., Fr. — 7. L., Go.
CXXIV
NOTHS GRAMMATICALES
Passé défini
; m asyi ', aseyi % asi:;} '>
tu t asyi, aseyi, asi:^i
i s asyi, aseyi, nsiii
j mt:^ asyim, aseyi m, asi:(im
vu v^ asyit, aseyit, asi:;jt
i s asyirà, aseyirà, asi:;irà
Futur
j m asire'^, -œ, aseyre '>, asyùrc
tu t as ira, aseyra, asyùra
i 6 asira, aseyra, asyèra
j nui cisirô, aseyra, asyèrd
vu i';^ asiré, aseyré, asyèré
i s asirô, aseyrô, asyùrô
Conditionnel
; m asirc, aseyré, asyêrê
tu t asiré, aseyré, asyt'ré
i s asiré, aseyré, asyèré
j nu^ asiryd, aseyùryà, asyùryô
vu v^ asiryé, aseyèryé, asyèryé
i s asirè, aseyré, asyêrê
Impcratii'
a si te, asyœ te, aséy te
asiyô nu, asyô nu, aséô nu
asi:^(é) vu, asyéi^u,aséy(J') vu,
\asyu
Subjonctif prcsent
ké j m asii ^, asij <
h tu t asi~, asij
k i s asi::^, asij
kû j nu:;^ asi^jÔ, asijyô
k vu v^ asi^yc, asijyc
k i s asixyè, asijè, aseyjà, -je *
Subjonctif imparfiit
kù j ni asixjs, aseyis
k tu t ûsi::^is, aseyis
k i s asi:{^i, aseyi
kè j nu~ asi^isyà, aseyisyô
k vu f - asi:^isyé, aseyisyé
k i s asisye,-syà, asirè, asi:^isyè
[aseyisyé
Participe présent
asèyà^, asi:(à'°, asyà "
Participe passé
aseye '-, a si
I. P. — 2. P. — 3. As., S. M., S. T. — 4. P. -
5. P. — 6. An., P. — 7. As., Le II., S. T., Am., Ch.
— 8. P., I. — 9. Ci. — 10. S. M., S. T., Pr. — 11. L.
— 12. Gr.
NOTES GRAMMATICALES
CXXV
véki(y]
, vivre
Indicatif présent
/ vékira
y véki^
y vékirô
tu véki
V vékire
i véki
i vékirô
y vékisô
Conditionnel
V vékisé
y véki>-é
i vékisà.
vivà
tu vékire
y vékisè
Imparfait
i vékire
y vékiryô
tu vékisé
V vékiryé
i vékisé
i vékire
y vékisyô
V vékisyé
i vékisè
Prétérit
Impératif
véki
vékisô
vékisé
y véki
Subjonctif présent
tu véki
kêj vékij "-, vékis
i véki
k tu vékij, vékis
y vékim
k i vékij, vékis
V vékit
•
kê j vékijyô, vékisyô
i vékirà
kè V vékijyé, vékisyé
Futur
k i vékijà, -je, vékisè
y vékire,
-œ
Subjonctif imparfait
tu vékira
k i vékisyé, -à '
I. As., S. M., Le R., Mo., Fr. — 2. P. — 3. P.
CXXVI
NOTKS GRAMMATICALES
Participe prcscnt
Participe passé
vékisà, vivà
véki ', véku
/;//,
txî'dr, tenir
Indicatif présent
V tèt, tùnut
; tye (^0
i ter à, tnurà
/// tyl Qè}
Futur
i tyè Q?)
/ tyère "> , -à (keré)
je tlW
tu tyèra (kèrd)
V tùné, Vil tné
i tyèra Qèra)
i tnâ
i tycrô Qèro)
Imparfait
V tyère (hère)
i tyèrà (Ixèrô)
je tnê
Conditionnel
tu tné
i tné, -œ
j tyèrê Qèrê)
7
j tènyô
V tènyé
i tnè
tu tyèrê Qèrê)
j tyèrê Qèrè)
j tyèryô Qèryo)
V tyèryé Qèryé)
Passé défini
i fyêrè Qèrè)
y tê, je tnu ^
Impératif
tu tè, tnu
tyè Qè)
i tè, tnu
Ind
j tèm, je tnum
tné
I. L., An. — 2.
As.
, S
. G. 3. As., Gc, Le R.,
P.,I.
NOTES GRAMMATICALES
CXXViI
Subjonctif présent
kitè
kè j tyèj ' (À'ty )
kè j tesyô
k tu tyèj Qèj)
kè V tèsyé
k i tyèj Qèj)
k i têsyè ^
kêj tyèjô, -yô (kèjo)
kè V tyèjé, -yé (kèjé)
Participe présent
k i tyèjè Qèjè)
tnà, tyèdà^, tycnà"^
Subjonctif imparfait
kè j tes
Participe passé
k tu tes
tè^, t
muri, 1
Tiourir
Indicatif présent
V muryé
y mœr
i mure
tu mœr
Passé défini
i mœr
j muri ^
j murô
tu muri
V muré
i muri
i mura
j murim
Imparfait
V mûrit
/ muré, -a
i mûrira
tu muré, -a
Futur
i muré
y murire
j muryô
tu mûrira
i.LeR.,P.--2. P. — 3. I
\n. — 4. An. — 5. S. T., P.
— 6. Ls.
CXXVIII
/ mur ira
j mnriro
V tnurirc
i mûrira
Conditionnel
y mil rire
tu mur ire
i vmrirè
j miiriryô, murûryô
V muriryé, nmrùryé
i murirè
Impératif
mœr
murô
muré
Subjonctif présent
kè j mœrj ^
NOTES GRAMMATICALES
/; îii mœrj
k i mœrj
kc j mœrjô, murjyô
hù V màrjé, mnrjyé
k i mœrjè, miirjà
Subjonctif imparHiit
hù j muris
k tu mûris
k i mûri
kù j mnrisyô
kè V murisyé
k i muris, murusyà, -c ^
Participe présent
murisâ
Participe passé
muru
vni, zyêiir, venir
Indicatif présent
; vyê
tu vyê
i vyê
je vnô
V vèné, vu vnc
i vnà
Imparfiiit
yV vue, -a
tu vue, -a
I. L., P. — 2. P
NOTES GRAMMATICALES CXXIX
i vnè, -à
Impératif
j vùnyô
vye
V vènyé
vnô
i vue
vue
Passé défini
Cl* • P *
bubjonctit présent
/ vè, je vnu \ vni ^
tu vè, vnu, vni
kè j vylj 4, vlj 5
i vè, vnu, vni
k tu vyèj, vèj
j vèm, je vnum, vni m
k i vyèj, vèj
V vit, vu vnut, vnit
ké j vyljô, vènjô ^
i vlrà, vnurà, vnirâ
kè V vyèjè, vlnjé
Futur
k i vyljè, -jà, vènjà
/ vylre ^, -à
Subjonctif imparfait
tu vylra
kè j vis
i vylra
k tu vis
j vylrô
k i vl
V vylrc
ké j vèsyô
i vylrô
kév vlsyè
Conditionnel
k i vesyà '
/ vylrè
tu vylrè
Participe présent
i vylrè
vnà, vyenà ^
j vylryô, vyldèryô
V vylryé, vyldèryé
Participe passé
i vylre
vnu
I. As., S. G. — 2. Mo. — 3. As., Ge., Ls., S. G.
— 4. As., P. — 5. Mo. — 6. Mo. — 7. P. — 8. An.
G. DoTTiN. — Glossaire. ix
cxxx
KOTFÎS GRAMMATICALES
avar, avé(r), nvivcr, avqcr, avoir
Indicatif prcscnt
/ e, œ '
/ a
il a , /'/ c
j à-, j avô
v:^ avé, ;^ ' ave
i^ d, avà ^
Imparfait
/ ave, -a
t ave, -a
il avé y -œ
j avyô
■y;^ avyé
iX ave
Passe défini
/ u, ;> y H
t M, /// \u
il u, i \u
[j uni, jù yni}î\
\v:^ ut, vu yiit\
i:^ urâ, i yurâ
Futur
/ m- >, ùre*", are', -œ, ara
t éra, èra
il cm, cTû,
j crô, êrô
f -^ éré, ùrc
It^ êrô, ùrô
Conditionnel
/ érè, ère
t ère, ère
il érè, ère
j èr\ô, èryô
v:;^ cryè, èryé
/^ ère, ère
Impératif
a, ey ^
cyô
èxé
I. Gc, S. M., S. T. — 2. S. M.
5. Ge., S. A., P. —6. As., P., Gr.
3. P. — 4. Mo.
7. D. — 8. Mo.
NOTES GRAMMATICALES
Subjonctif présent
h j ej \ à'j -,éy">
k t ej, œj, éy
h il ej, œj, éy
k j ejô, -jyô, éyô, eyjô
kè V/^ ejé, -jyé, éyé, eyjé
k i:{ ejè, eyï, ej, éy, eyjà, -c
Subjonctif imparfait
[k j n, us\
\k t u, lis]
CXXXI
[k il u, us]
[k j uryo, usyd]
[ké v:(_ uryé, usyé]
k i:{ ure ^, usye ">, tisyà '°
eya
Participe présent
Participe passé
u, yu, gu ' , oyu
eè, €é, €œyar, eàyaé, £èr, eâr, ea, eœr, choir
Indicatif présent
j £œ ■*, €è \ €ey ^
in, eœ, eè, eey
i €&, £c, eey
j €œyô
V €œyé
i eœyà
Imparfait
/ eàyi "• eeyé, -a
tu eœyè, eeyè, -a
i €œye, eeye, -œ
j eœyyô, myyô
V eœyyé, eeyyé
i €œye, eeyl
Passé défini
/ en, €eyi '% eœyi ^^
tu eu, eeyi, eœyi
i eu, eeyi, eœyi
[j euiii, eeyim, eœyim
I. S. M., P., I. — 2. S. T., Gr. — 3. Ge., An., P.,
Mo. —4. Mo. — 5. As., P. — 6. P. — 7. S. T. —
8. As., S. M., Le R., Le. — 9. Ge., S. T., Fr. —
10. P. — II. As., Ge. — 12. Ge. — 13. Ev.
CXXXII ' NOTES GRAMMATICALES
[v €ut, fcyit, eœyit
i €iirà, eeyirà, €œyirà
Futur
/ €œre ', eèyre % eere ', -œ
tu £à'ra, ecyra^ eera
i eœra, €cyra, eera
j eœrô, eèyrô, eerà
V €œré, eèyré, €eré
i eœrô, eèyrô^ eerô
Conditionnel
/ €œrèy €cyrt
tu €œrè, €èyrè
i eœrè, eèyrè
j sœrèryô, €èyéryô
V €œrèryé, eèyèryé
i eœrl, €crl
Impératif
eà, €cy, et
€œyô
€œyé
Subjonctif présent
hù j mj •♦, {-èj î, €éy *, €œy^
k lu mjj fi'j, féy, eœy
k i eœjy eèj, eèy, £œy
kù j eœjyô, £cjyô, eîyyô, eàyyô
kè V eœjyc, €ejyé, €êyyé, sœyyé
k i £œjè, €ejyà, £èye, sœye
Subjonctif imparfait
[fe/ €cyi5\, eus
[/c tu €Cyis\, €U6
[k i £eyis], £ù
[kè j £eyisyd\, eusyô
SJiè V euyé, eeyisyc] eusyé
k i €ujc^, £tyisè9, €usyê '°, -à
Participe présent
eœyâ, cèyà
Passé
€u, t; €é^^; €œ, f ' - ; £ute
I. P. — 2. I. — 3. Ge. — 4. As., Fr., Ch. — 5. S. M.,
S. T. — 6. Gc, Le R., Er., P. — 7. S. S., Ev. — 8. As.
— 9. Ev. — 10. P. — II. An. — 12. L.
NOTES GRAMMATICALES
CXXXIII
rséve, rsêver, rsèvar, recevoir
Indicatif présent
i r sevra, il tr sevra
je ne \ -œ % rsaè ^
je rsèvrà
tu Vie, -œ, t érse, êrsgè
vu rsévré, v^ érsèvré
i rse, -œ, il une, tnqè
i rsèvrô, i^ èrsèvrô
je. rsévd
vu rsèvé, v^ èrsévé
Conditionnel
i rsùvà, il ênèvâ
je rsêvrè
Imparfait
je r6èvé
tu rsévè, t érsêvè
i rstvè, il ênèvè
je rsèvyô
tu rsêvrê, t êrsévré
i rsévrê
je rsévêryô
vu rsèvéryé, v^ êrsèvéryé
i rsèvrè, i:{ érsèvrè
vu 76èvyé, î^;( ènèvyé
Impératif
i nêvè, i^ érsêvè .
Passé défini
êrse, èrsœ
èrsèvô
je rsu
érsévé
tu rsu, t érsu
i rsu, il érsu
Subjonctif présent
je rsum
vu rsut, v^ érsut
i rsurà, /;( érsurà
k je rsej ^, rsœj > , rsev ^
h t èrsej, érsœj, érsev
k il èrsej, érsœj, érsev
Futur
kjé rséjyÔ, rsèvjô
je rsêvré
kè V7^ èrséjyé, érsévjé
t êrsêvra
k i^ érséje, érstuje
2. P. — 3. D. —4. p. — 5. p. — 6. P.
CXXXIV
NOTES GRAMMATICALES
Subjonctif imparfait
k ji rsu
k tu rsu
k i rsu
k je rsusyô
ké X':^ trsusyé
k q ùrsusye '
Participe présent
hsh'à
Participe passé
trsu, rsu, rs\u (La D.).
apêrsiK'éÇr), apt'rsi^'ar, npùrstviuer , apercevoir
Indicatif présent
j apèrse^, -à- % apèrsyà -*
t apèrse, -à, apêrsyœ
il aphse, -à', apùrsyœ
j apèrstvô, apùrsytvô
v:{ apêrsè-vé, apêrsyèvé
i^ apèrsùvà, apèrsyèvà
Imparfait
y apèrsèvè, -a, apèrsyèvè
t apèrsèvè, -a, apêrsyèvé
il apèrsèvè, apêrsyèvé
j apèrsèvyô, apèrsyèvyô
v^ apèrsêiyé, apèrsyèvyé
Z:^ apèrsèvè, apêrsyèvé
Passé défini
; apèrsyu 5 , apèrsèvi ''
l apèrsyu, apèrsèvi
il apèrsyu, apèrsèvi
j apèrsyu m, apèrsèvi m
■y^ apèrsyut, apèrsèvit
i:{ apèrsyurâ, i:^ apèrsurà, apèr-
[sœrà ', apèrsèvrà
Futur
y apèrsyèvre, apèrsèrc ^, -serc ^
t apèrsyèvra, apèrsèra, apèrsera
ilapèrsyèvra, apèrsèra, apèrsera
j apèrsyèvrô, apèrsèrô, apèrsera
■i'^ apèrsyèvré, apèrsèrc , apèrseré
i^ apèrsyèvrô, apèrsèrô, apèrsera
I. P. — 2. P., V. — 3. As., S. iM., S. T., Fr., P. —
4. An., Le. — 5. As., An., Le. — 6. Ge. — 7. Mo. —
8. Ge., Fr., Ls. — 9. V.
NOTES GRAMMATICALES
Conditionnel
y apùr sevré, -a, apcrscrè
t aph'Stvrê, -a
il apèrsèvrè
j apèrsèvéryô '
v:^ apèrsévéryé
ÏTi apèrsèvrè
Impératif
apèrsœ, apèrsyœ, apérsè
apérsèvô, apèrsyèvô, apèrsèyô
apèrsévé, apèrsyévé, apèrsèyé
Subjonctif présent
k j apêrsèj % apèrsœ j > -syœj +,
\^sœv >, -syœv ^
h t apêrsèj, -sœj, -syœj, -sœv,
\^syœv
cxxxv
k il apêrsèj, -sœj, -syœj, -sœv,
[-syœv
k j apêrsèjyô, apèrsévô
kê v:( apèrséjyé, apêrsèvyé
k i:{ apèrsêjè, apèrsèvc
Subjonctif imparfait
k j apèrsèvis, apèrsyus 7
k t apèrsèvis, apèrsyus
k il apêrsèvi, apèrsyn
k j apêrsèvisyô, apêrsyusyô
kê vx^ apêrsêvisyé, apèrsyusyé
k /-; apêrsêvisyé, apêrsytisyè
Participe présent
apêrsyèvà ^
Participe passé
apêrsyu ^
syœvayr, syœva{r), syœvi, syœver, syœv^r), syœvé, syœdr, suivre
Indicatif présent
; syœ '°
tu syœ
i syœ
j syœvo
v syœve
i syœvà
Imparfait
; syœve, -a
tu syœvè, -a
[. S. M., S. T. — 2. P. — 3. As., P. — 4. I.
5. Ge., Er., S. G. — 6. An. — '7. An. — 8. An.
9. An. — 10. As., Ge., S. M., Le R., Fr., P., Ch.
CXXXVI
NOTES GRAMMATICALES
/ syair, -ir
j iyœvyô
V syœvyé
i syœvc
Passé défini
; 6yu ', 6yœvi -
tu syu, syœvi
i syit, syœvi
[J syum, syœvim]
[v syut, syœvii]
i syiirâ, slciirà', syœi'irà
Futur
/ iyœrc, -rî' ♦, syiwre ', -œ
tu syœra, syœvra
i syœra, sycnra
j syœrô, sxœirô
v syœré, syœvré
i syœrô, syœvrô
Conditionnel
; syœrè, syœvré .
lu syœré, syœvré
i syœré, syœvré
j syœryà, syœrôryô, syœvéryô
V syœryc, syœrùryé, syœvèryé
i syœrè, s\œvrc
Impératif
syœ
syœvô
syœvé
Subjonctif présent
hè j syœj ^, syœv 7
Z- lu syœj, syœv
k i syœj, syœv
kéj syœjô, -jyô, sya^v, -vyô
kê V syœjé, -jyé, syœvé, -vyé
k i syœje, syœvà, syœvjè, -jà
Subjonctif imparfait
[ kè j syus, syœvis]
I k tu syus, syœvis^
\k i syus, syœvï]
[kù j syœvisyô]
\kù V syœvisyé^
k i syus ^, syœvisé ', syœi'isyc '°
I. S. M., Le R., Fr., Ls., P., Gr., Cli. — 2. As.,
Gc, S. A., Le. — 3. S. T. — 4. As., S. M., S. T., Fr.,
P., Le., Ch. — 5. Ge., Ls. — 6. As., Le R., S. T.,
Fr., P., Ch. — 7. Ce., S. M., An., Go., P.. Gr., Le.,
Fo. — 8. Ls., P. — 9. As. — 10. P.
NOTES GRAMMATICALES
CXXXVII
Participe présent
syœva
Passé
6yu ', sku ^, syœvi '
vîtlîver, vulè(j-^, vnlar, vJar, vouloir
Indicatif présent
y vyœ +
tu vyœ
i vyœ
i vulô, je vlô 5
V vulé, vu vlé
i vulà, vyœl ^, vlà
Imparfait
y vulê, -a, je vlè "'
tu vuU, -a, vlè
i vulê, -œ, -a, vlœ
y vulyô, vèlyô
V vulyé, vclyé
i vull, vie
Passé défini
y vulu, vuli ^, je vlii 9, vli '°
tuvulu, viili, VI H, vli
i vulu, vîili, vlu, vli
j viiliiDi, vulini, je vlmn, vUtn
V vîilut, vulit, vu vlut, vlit
i vuliirà, vulirà, vlurà, vlirà
Futur
; vudre, -à
tu vu dm
i vudra
y vudrô
V vudré
i vudrô
Conditionnel
y vudrè, -a
tu vudrè, -a
i vudrè, -œ
j vudèryÔ ^^
V vudéryé
i vudrè
I. As., Ge., S. M., Fr., An., P., Fo. — 2. S. T. —
3. Er., Am. — 4. As., S. M., S. T., Fr., L. — 5. Ch.
— 6. L, Ev. — 7. Ch. — 8. Ge. — 9. Ch. — 10. La
D. — II. As.,Ge., V., Ch.
CXXXVllI NOTES GRAMMATICALES
Impératif
vyœ, vii
iftlô
iitlé
Subjonctif présent
kù j vyœj ', Vivj -, và'l \
\vyœy •*, vyœl 5
k tu vyaj, vaj, vœl, lyay,
[vyœl
k i vyœj, vœj, vœl, vyœy, vyœl
kê j vyœjô, -jyô, vœjyô, vœlyô
[vîilyô
kè V vyœjc, jyc, vœjyc, vœlyé,
[indyé
k i vyœjc, vœjc, vœlà, vœyjc,
\-jà, vyœl
Subjonctif imparfait
/iV / iiilus, iitlis
k tu iHilus, imlis
k i viilu, viilis
kù j iHilu5\ô, iHilisyô
ki^ V zHilusyc, iHilisyc
k i iHilusxè ^, Vil lis '
Participe présent
vil là, vœyà ^, vlà '
Passé
•imlu, vlu '°, vyu "
vc, ve, ver, va, var, voir
Indicatif présent
j vè "^, vœ ^\ vqc '■♦
tu vè, vœ, vqè
i vc, vàj vqè
) veyô, vqcyô
V veyc, vqêyé
i veyà, vqéyà
I. As., S. M., S. T., Am., Ch. — 2. Fr., P. —
3. Ev., S. G. — 4. L., I. — 5. Ls. — 6, As., P. —
7. Ls. — 8. An. — 9. Gr. — ro. Gr. — 11. S. A. —
12. Le R., P., Gr., Le. - 13. Ge., S. M., S. T., P.
— 14. As., Ch.
Imparfait
y veyè, vqèyè '
tu veyè, vqèyè
i veyè, vqèyè
j vcyyô, vqèyyô
V veyyé, vqèyyé
i veyl, vqèye
NOTES GRAMMATICALES CXXXIX
Conditionnel
/ vèrè, veyrè
tu vèrè, veyrè
i vèrè, veyrè
j vèryô, veyéryô
V vèryé, veyèryé
i vèrè, veyre
Passé défini
y va % veyi ^
tu vu, veyi
ivu, veyi
j vum, veyim
vu vut, veyit
i vurà, veyirà
Futur
y vère^, viuare '>, -œ
tu vèra, vwara
i vèra, vwara
y vèrd, vwarô
V vèrè, viuaré
i ver à, vwarô
Impératif
ve, vœ, vqe
veyô, vqèyo
veyè, vqèyè
Subjonctif présent
hèjvej^, vœj7, vqèj^, vey^,
\vœy '°
\ tu vej, vœj, vqèj, vey, vœy
k i vej, vœj, vqèj, vey, vœy
kê y vêjyô, -jô, vqèjyô, vèyyô
kè V vèjyé, -je, vqèjyé, véyyé
k i vèje, vqèje, vèyjl
I. As. — 2. As., S. M., Le R., S. T., Fr., L., P.,
Gr. — 3. Ls., Am. — 4, P. — 5. S. S., Ev. — 6. Le
R., L, Gr., Mo., Ch. — 7. S. T., Fr., P. —8. As. —
9. Ge., Er., Ls., P., S. S., Am. — 10. L.
CXL
Subjonctif imparfait
/V y vn6, iryis
k tu vus, veyis
k i VU5, veyi
kù j vusyô, veyisyô
kê V vusyc, vcyisyé
k i vnsyl ' , veyiô ^
Indicatif présent
j di
tu di
i di
jdyô^, di:(ô^
vdyé, di^é
i dyà, gà ', di~à
Imparfait
; dyè^, -a^, di:(ê
tu dyc, -a, di::;c
i dyc, -â', di::^è, -à'
j diyyô, di^yô
V diyyé, di^yé
i dyê, di^
NOTES GRAMMATICALES
Participe présent
veya, vacya '
Participe passé
vu, vœ ^
dii\ dire
Passé défini
y di, di:ii ■° dyè "
tu di, di^i, d\a
i di, di^i, dya
[y dinf\, dxani
[v dit], dyat
i dira, di^irà, dyer
Futur
y" dire, -œ
tu dira
i dira
y" dira
V dire
i dira
I. As., P. — 2. Ls. — 3. As. — 4. L. -
S. M., Le R., S. T., Pr., Ls., Gr., Ch. ■
7. Ls. — 8. Ge., S. M., Le R., Am., Ch.
10. As., Le R., S. T., P., Ch. — ii. Vo.
5. As., Ge.,
6. Hv. —
- 9. Ls. —
NOTES GRAMMATICALES
CXLl
Conditionnel
Subjonctif présent
; dire, -a
ké j dij '
tu dire, -a
k tu dij
i dire
k i dij
j diréryd
kè j dijô, -jyô, di^yô
V dirèryé
kê V dijé, -jyé, di^yé
i dire
k i dijè, -jà, dixà
Subjonctif imparfait
]
mpératif
k i disje ^
di
Participe présent
dyô
dyé, di^é
dyà 5, di'^à
Passé
di
bèr, bwer, baèr, bœr, boire
Indicatif présent
/ à' 4, M' 5, biue ^, bqè 7
/// bè, bœ, biue, baè
i bè, bœ, bwe, bqè
j bevô, bàvô
V bevé, bœvé
i bevà, bœvà, buvà, bév
Imparfait
y bœvé ^, bèvè9
tu bœvè, bèvè
i bœvè, -œ, bèvè
j bœvyÔ, bèvyô
V bœvyé, bèvyé
i bœvè, bèvè
I. M. — 2. Mo. — 3. Ge.,Le R., S. T., Fr.,Ch. —
4. As., S. M., Le R., Gr. — 5. Ce., S. T., Fr., P. —
6. Fr., V. — 7. As. — 8. As., Ce., S. T. — 9. S. A., Le.
CXLII NOTES GRAMMATICALES
Passé dcfini
/ bu ' , bà-vi *
lu h H, bœvi
i bu, bà'vi
\j bu m I bà'viin
\v biit\ bà'vit
i burà, bœvirà
Futur
j bcre', bqêre 4, bœvre 5, bà're ^
tu bèra, baèra, bœvra, bœra
i bèra, bcièra, bœvra, bœra
j bèrô, baèrô, bœvrd, bœrà
V bêré, baèré, bœvré, bœrc
i bcrà, bcfcrô, bœvrd, bœrà
Conditionnel
y bêrê, baêrè, bœvré, bœrè
tu bèrè, baèré, bœvré, bœré
i béré, baèré, bœvré, bœrè
j bèryo, baèryô, bài'éryô, bœryô
V bèryé, baèryé, bà-vêryé, bœryé
i bèrè, bqére, bœvre, bœrè
Impcratit
bè, bu'c, bac, bœ
bœvô
bœvé
Subjonctif présent
hù j bœj ' , bcj ", bèv^, bœv '°
\bqi'j ' ■
k tu bœj, bèj, bèv, bœv, baèj
k i bœj, bèj, bèv, bœv, baèj
kù j bœjyô, bèjyô, bœvyô, bqèjyô
kè V bœjyé, bèjyé, bàtyé, bqèjyé
k i bœjè, -à, bèjè, bœvl, baèjè,
[bœvjè, -jà
Subjonctif imparfait
[kê. j bus]
[k tu bus]
\k { bus\
\kéj bu5yd\
[ké V busyè]
k i busyc '^
Participe présent
bà'và, bèvà
Passé
bu
I. Ge. — 2. Mo. — 3. S. S., Ev., Ch. — 4. As. —
5. P. — 6.Ge., P. — 7. LeR.,S T., Fr., P. — 8.Gr.,
Ch., Ev. — 9. S. A., An., S. S. — 10. Ge., L., P., I.
— II. As. — 12. As.
NOTES GRAMMATICALES
CXLIII
krèr, krér, kraer, croire
Indicatif présent
Futur
y kré \ h'à ^
y krère >, krére ^
tu kré, krœ
tu krêra, kréra
ikré, krœ
i krèr a, kréra
j kreyd
y krérd, krérô
V kreyé
V krèré, kréré
i kreyà
i krèrô, krérÔ
Imparfait
Conditionnel
y kreyè '
y krérè, krérè
tu kreyè
tu krèrè, krérè
i kreyè, -à
i krèrè, krérè
y kreyyo
y krèryô, kréryo
V kreyyé
V krèryé, kréryé
i kreye
i krère, krérè
Passé défini
Impératif
y kru, kreyi +
krè, krœ
tu kru, kreyi
kreyà
i kru, kreyi
kréyé
y krum, kreyim]
Subjonctif présent
V krut, kr^yit]
kè y kréj \ krœj^, krey"^.
i krurâ, kreyirâ
[krœy '°, kre ''
I. As., Ge., S. M., S. T., Fr. — 2. Le R., Gr., Le.,
Ch. — 3. As., Ge., S. M. — 4. Vo. — 5. P. — 6. S.
M. — 7. As., P., Ch. — 8. S. T., Gr. — 9. An., Ls.,
P., S. S., Le. — 10. L. — II. Ge.
CXLIV NOTES GRA
/>• In krcj, kràj, kir\, krà'y, kre
k i krcj, krà'j, krcy, krà'y, krc
kù j krejô, kri^jô, -jyô, kreyyô,
[krâyyà
ki^ V krcjc, kn^jé, -jyc, kreyyc,
[krèyyé
k i krejî', krCjc, kreyè, -â, krcyjè,
[-jà ', krdy
Subjonctif impartait
[kl' j krcyis]
[k tu kréyis]
MMATICALES
[k i krcyisl
{kl' j krcyisyô]
[ kê V krcyisyé]
k i kréyise ', -sye -, -à \ krii-
[sye 4
Participe présent
kreyà 5
km
Passé
pràr, prâd, prendre
Indic
atif présent
/ pèriw
jprà
V pèrné
tu prà
i pèrnc
i prà
j pèrnô ^
Passé défini
V pèrné
i pèrnà
Imparfait
/ prè" , pèrni ^
tu prè, pèrni
i prè, pèrni
/ pèrnè, -a
j prèm, pèrnim
tupôrné, -a
V prêt, pèrnit
i pèrnè, -à
i prcrà, prirà, pèrnirà
I. Mo. — 2. p., Le. — 3. P. — 4. As. — 5. As.,
Ge., S. M., Le R., S. T. — 6. P. — 7. Gc, S. M.,
S. T., An. Ls., S. S., Le. — 8. M.
NOTES
GRAMMATICALES CXLV
Futur
Subjonctif présent
y pràre ^
-œ
kè j pràj "■, prœn 5
tu pràra
h tu pràj, pràn
i pràra
k i pràj, prœn
y pràrô
lié y pràjyô, pérnjyô
V pràré
hé V pràjyé, pérnjyé
i pràrô
k i pràje, pèrnjè, pren
Conditionnel
Subjonctif imparfait
y pràrè
kè y prè6
tu pràrè
k tu près
i pràrè
k i pre
j pràryô
kéj presyô
V pràryé
kè V presyé
i pràre
k i près 4, prêsyè ^,prîsyè ^
Impératif
Participe présent
prà
pêrnà
pèrnô
Participe passé
pùrné
prè, 5, t 7
Conjugaison
interrogative.
Verbe êmœ aimer
Indicatif présent
êm t i ?
y èmô t i ?
y èm t i ?
ém vu, v:(_ êmé t i ?
êm tu ?
èmàt i ?
I. As., Ge., S. M., S. T., Fr., P., S. S., Le. —
2. S. M., S. T., Fr., S. A., P., Le. — 3. Ge. — 4. Ls.
— 5. Ls., Ge. — 6. As., S. G. — 7. S. M., S. T.,Fr,, An.
CXLVI
Imparfait
/ ùniê t i?
ht II' tu ?
ùmèt i?
j ùmyd t i?
vz^ ùmyc t i?
ùmèt i?
Passé défini
y" h}!! t i?
t ùmi t i?
ùmit i?
j ùmim t i ?
émit vu?
ùmirât il
Futur
y ùmre t i?
èmra tu ?
XOTF.S GRAMMATICALES
ùmrat i?
j ùinrô t i?
t'^ ùmrc l i?
hnrô t i?
Conditionnel
/ ùtiirc t i ?
ùinrc tu ?
ùmrèt i?
j ùmèryà t i?
i\ èmèryé t i ?
èmrèt i?
Passé indéfini
j e t i l'mœ ?
a tu ùmœ ?
at i èmœ?
j 5 t i èmà?
av vu èniàl
avàt i èmà?
Adverbes.
Adverbes de lieu :
isit ici; la là; /Moin; làJè là-bas; uyu, tyu où; àsu dessus;
dsur dessous; ^Jà dedans; àhor dehors; à en; yi y.
Adverbes de temps :
am, amb, èmv, aniui aujourd'hui; astœr, astœrsi i\ pré-
sent; tu, tœ tôt; tàtu, tàtœ tantôt; bètu, bèlœ bientôt; jùmc
jamais, tèrju toujours, dmè demain, yà'r hier.
Adverbes de quantité :
asœ assez, byè beaucoup, ç;cr beaucoup, jwa, jiue assez
(avec une négation), /)/« plus, me moins, kâbc combien.
NOTES GRAMMATICALES CXLVII
Adverbes d'affirmation et de négation :
sûr, sœr assurément, ver oui, îuihè certainement.
nàni non.
Renforcements de la négation et de l'affirmation :
pn SDià (VU myet, pas seulement une miette; pa dé mas,
pas des masses, pas beaucoup; ôlasi, âla nô; sa n fè jwa
cela ne fliit joie, cela ne fait pas assez.
La négation ne est 'souvent supprimée quand piuè est
exprimé : sa fè pwe bè.
Adverbes de manière :
en ma : vitmà, vikrnà vite; smà seulement.
Un grand nombre d'adverbes et de locutions adverbiales
se forment au moyen des prépositions a, dé, à.
On joint a :
1° à un adjectif : a dœr à dur, durement; a bô à bon,
bon Çsâtir a bo); a Jjer a clair, clairement.
2*^ à un substantif : a résyé cet après-midi; a maté, a s
maté ce matin; a bon œr à bonne heure, de bonne heure;
n ht à cul; a tu ku à tout coup, assurément.
On trouve quelquefois a d (à de) : a d résyé, a d sa ce
soir, dé:( adsa dès ce soir, a d bo pour de bon.
3° à une locution verbale : a vé ni gut à vois ni goutte,
à tâtons; a kroedéh croche doigt, en entrelaçant les doigts.
On joint dé :
1° à un adjectif : dé ba de bas, à bas; dé for de fort,
fortement, péniblement; dé vrc de vrai, vraiment;
2° à un substantif: de min de mine, de mauvaise grâce ;
de maté de matin, au matin; dé siue de soir, le soir; dé fè,
au foi t.
CXLVIll NOTES GKAMMATICALKS
On joint à :
r' A un adjectif : à hào en haut, à haute voix; à tvr vrai-
ment.
2" à un substantif : à ré en règle, en moyenne; ù drc-
tiir en droiture, franchement;
3*^ à un adverbe : an aprc en après, ensuite; à cleryer en
derrière, par derrière.
Prépositions.
a à; di^ de; dpi, dùdpi, dùnpc depuis; àl(^r^, àtùr entre;
pa{r) par, /)■/<(/•) pour, sii{r') sur, ô, ové, ave, dô avec (repos),
kàtè, kàté, akôtèiwec (mouvement); amô en remontant par,
sur; avâo en descendant; àviiv vers, rapor a, rapporta, à
cause de; d&và avant, aprc avec, autour de ; àtor autour de;
€œ, se chez; ^ka jusqu'à.
Conjonctions.
Conjonctions de coordination :
é et; «, iibè ou, etn aussi, ^âi mè tout de même, pourtant.
Conjonctions de subordination :
paské parce que, piské puisque, kà quand, uic Zv dès que,
jusqu'à ce que,prt^inyœ ké premier que, avant que; knià ki\
comment que, comment; an atàdi kc tandis que; si\ s si.
Interjections.
;;/() (menace), bô sa d aiiiur (surprise), Ji d put?, Jî d
pusye (surprise), élà (douleur, surprise), s et i i;à' posiby
(étonnement et douleur), bc d vicke (souhait), pa d mckc
(souhait négatif), (5 ça; (douleur, surprise), /;a;ïf/ (encoura-
gement), tùn tenez, dam (affirmation).
On fiiit généralement précéder les injures de ijrâ, cspés
dû.
GLOSSAIRE
DES PARLERS DU BAS-MAINE
a
a
a, de : la nyès a mit kuré;
— à la recherche de : aie à
nu:;^iy, aller aux noisettes ; aie
6 pè, aller chercher du pain,
aller mendier; — a suivi
d'un adjectif ou d'un nom
forme de nombreuses locu-
tions adverbiales : a bô, bon :
sàtir a bô; a bon œr , de
bonne heure; a d rêsye, cet
après-midi ; a d sa, a d 6zue,
ce soir; a dœr, ben adœr, du-
rement, avec force; aju, her-
métiquement; a hôte, avec;
a kroptô, à cropetons, ac-
croupi; a kiibyet, les jambes
autour du cou de quelqu'un;
a la bon, parfaitement, très
G. DoTTiN. — Glossaire.
aba
bien; a la bon da, sans pré-
tention, sans façon : al e hit
a la bon da; a la ^aod, à
l'improviste; a ker, a clair,
distinctement : àtàrbln a ker;
a mate, ce matin ; a rèsye, cet
après-midi; a s mate, ce
matin; a ta, à tas, abon-
damment; a tujur, toujours.
a, elle (devant les con-
sonnes) : a vyera a d swar.
aba, abat, abattis, ragoût
fait avec les extrémités d'un
animal de boucherie ou d'une
volaille : / n avô a v^ œfri
k déx^ aba d tué e l resta d œn
€afèn dé vyâo.
abafé, abat-foin, endroit
abœ
abe
(Je retable où l'on jette le foin
du grenier.
abaliinii(r\ abrutir, ren-
dre stupidc, hébété.
abnobane, abobinc, rendre
bàobè, abrutir; — s a bobine,
s'abrutir.
abâobéye, abâobiÇr'), abau-
beyer, abaubir, déconte-
nancer, étourdir, hébéter.
abasœre, se mettre en route
trop tard de façon à n'arriver
que de nuit (Bais). Voir
basœr.
abâtiÇr), dompter ; — met-
tre la main sur, prendre, tenir
(Pré en Pail) : a tu vu l gâ ?
ma fê nô, j n c pa pu l abâtir.
abàiie, faire bande avec
d'autres.
abèrjc, abrégé, se dit du
grain qui n'a pas achevé de
mûrir.
abérvu'e, abreuvoir.
abérya, abri, abri-vent.
abùrye, abrier, abriter, ca-
cher, vêtir; — sabùrye,six\)X\-
ter, se garantir, se cacher.
abèryet, abriette, abri,
refuge.
abiî'lolc , mettre en tas.
Voir bœlo.
abœmi, chagrin, altéré par
la douleur.
abœrve, abreuver.
abd'lc, abutter, garnir de
terre le pied d'un arbre. Cf.
abuie.
abœvênue, abreuvoir.
abœvre, abreuver.
abc, abbé, vicaire d'une
paroisse.
abè, aboi, aboîment; —
appât (pour la pèche).
abccc, v., abécher, donner
la becquée.
abé€é, n. becquée.
abégâode(s), devenir bégào.
abèke, abecquer, mettre
bout à bout; — s'abege,
s'abèke, regarder fixement :
biigréd gâ, a hè t abèk tu ko m
sa ? t iivr d'il fiirgan uyu Jure
inô sûbâ.
abékite, s'enfuir à cheval.
abckle, regarder un objet
avec tant d'attention qu'on
n'est distrait par rien.
abêyâo, séminariste, jeune
abbé.
abeyàs, abéance, action
d'attendre quelqu'un.
abô
aheye, aboyer; — désirer
vivement, attendre avec im-
patience; — étudier pour
devenir abbé, être au sémi-
naire.
abeyniâ, aboiement.
abibôfe, abiboter, nourrir
au biberon.
abiye, habiller, préparer
(de la filasse, une motte de
beurre); — tuer (un cochon
ou un autre animal) et en
préparer la chair.
ablativ , tas , amoncelle-
ment avec confusion et dé-
sordre.
abolini:(e, prendre le bien
d'autrui.
abôminaby , abominable ,
considérable, grand, fort :
6t ane, j ôrô dé pwn kâm par
déri^yô; y an a dà l^ àt dé
kàtité abôminaby. Cf. fœryœ,
masakr, qui sont moins forts.
•il! mit jœn métrés, kômè i'^
avé krésii é àbâni, vz^ et dèvnn
abôminaby.
abôminabyèmà , abomina-
blement, beaucoup, en grand
nombre.
abomine, abominer, abhor-
a^r
3
rer, exécrer; — injurier.
abôniÇr^, abonir, rendre
meilleur.
abônôme, abonhommer,
prendre les habitudes, la
tournure d'un bonhomme;
— se faire vieux : dpïL'i dœ^^
à, nut pér s e bên abônôme.
abôr, abord, heu sur le
bord d'une rivière ou d'un
ruisseau, disposé pour laver
le linge ; — grande quantité :
un abord de marchandises.
ab(j-\ arbre (de moulin,
de rouage); — pommier
(Saint-Thomas).
ahrayc (5), s'abrailler.
s'écrier.
abra^e, abraser, brûler,
chauffer; — blesser. Au figu-
ré : vyœ bé sa se, Ô vè be kè stê
yer Icfdi, t è kor abra^e, vieux
boit sans soif, on voit bien
que c'était hier lundi, tu es
encore abrasé ; — s abraxç,
se brûler, se blesser.
abra:^mà, abrasemenr, em-
brasement, incendie.
abrœvmâ , abreu vemen t ,
abreuvage, action d'abreuver.
abrêje, abriter, défendre.
4 abr
ahrclc, a., arbreté, éc, qui
s'attache à, qui ne quitte
pas : lu pti gâ é si abrète apré
vie depibi ÂV / // don a tête, k i
n vyœ pivè m Jâ€e; — / gà
Rnà e si abrète apré la Jiy a la
Rên, k i n kit pa la Jiwiél.
abrevye, abrevier, abréger.
abrèye, entourer (un jeune
arbre) d'épines pour l'abri-
ter contre les atteintes des
bestiaux. Cf. abrèje.
abrigàde, abrigander, ren-
dre mauvais sujet, entraîner à
une mauvaise conduite; —
s abrigàde, se dissiper, fré-
quenter de mauvaises com-
pagnies : la ptit et abrigàde a
kiir par lé emê.
abrikokâo, abricoteau, in-
strumentde tissage, bois ser-
vant à soutenir les lissures et
les foules pour lever et abais-
ser la chaîne.
abriye, abrier, abriter, vêtir
chaudement : Viit gâ n éjiuè
abriye. Cf. abérye.
Bien le saichicz, chrcsticns fidèles
qui la donra
Charité soubs ses grands aëles
'abrycra. nis. i6
abii
s abriye, s'abriter.
abroke, abroquer, attaquer
par des paroles, des injures.
abulole , mettre en bulô.
Cf. abœlote.
abute, abuter, garnir de
terre le pied d'un arbre ou
une plante; — atteindre le
but; — lancer la boule ou
le palet vers un but pour
déterminer qui jouera le
premier; — s' abute, viser,
avoir un but, approcher du
but.
alnitle, mettre en biityào;
— lancer la boule ou le
palet vers un but pour déter-
miner qui jouera le premier.
abu-yô, abusion, erreur :
y krê, mit met, à v rcspektà, kè
v:^ et dà l abu^yô.
abîieone, mettre en bou-
chon, tortiller, friper; —
s abii-eone, se friper : me rob s
almeonà têrtitt dà l ormiver.
abide, apporter, donner;
— tirer son argent de sa
poche, payer vite; — tra-
vailler avec ardeur.
aburne, évaluer; la châ-
tellenie de Ruillé devait au
aea
seigneur d'Entramnes une
paire d'éperons blancs abor-
nés à 8 s.
ahise (5), se courber par
l'âge : "/ 5 aveyot hè, i s e hit
abuse.
abutâ, t, ennuyeux, qui
met à bout de patience ; —
aboutissant, qui touclie par
un ou plusieurs bouts, au
propre et au figuré : lé tuà
é I:(^ ahità.
abiite, abouter, terminer,
finir : / n ahuirô jamè a nu^^
àtàr; — aboutir : la rot ahit
a mil gràpyês.
ahive, mettre au joug de
jeunes bœufs, des bouvards.
ahiueye, aboyer. Cf. abeye.
abîueymà, aboiement. Cf.
abeymà.
abyet, ablette (poisson)
(Andouillé).
ab:^àti(r), appesantir.
ab:(ptî(j), écraser (quel-
qu'un) de coups ou sous un
fardeau, dompter.
amlasyô, ennui.
asaky V., ennuyer, agacer :
5 é bên aealâ, c'est bien en-
nuyeux.
a€e 5
amie, a. : i n è pwè a^ale
pnr 6ôn âj, il est dégourdi
pour son âge.
a€ênâo, aenâo, achenal, pe-
tit chenal, petit canal.
aeèviue , achevoir , terme
(d'une chose); — instrument
de tissage, bois et cordes re-
liant la fin de la chaîne à la
pivwer,
â-eé, n. m. f., lombric, ver
de terre dont les pêcheurs se
servent comme appât : œ gru
à€ê, dé bél:(^ àeé.
a£e,v. appâter avec Tachée.
a^èy achet, achat. Cf. ajè.
Entre Nau et l'année
C'est les jours des achets.
D'après une tradition lo-
cale, la température des six
derniers jours de l'année
indique la température pro-
bable des six premiers mois
de l'année suivante. La tem-
pérature du lendemain de
Noël indique la température
de janvier, et ainsi de suite
(Ampoigné).
a€è:^onœ, délicat dans le
boire et le manger, délicat
adà
aâh
sous le rapport de la pro-
preté ; se dit en particulier
de celui qui ne veut pas
boire après un autre dans un
verre non lavé ; — qui a pitié ;
— qui appréhende.
r/fQ);/f,appréhender,éprou-
ver du dégoût pour.
a€è:{ô, délicatesse dans la
nourriture ou pour la pro-
preté, dégoût, ennui : vnt
fennyer é si mal prop ÀV / ôryô
a€è:^ô ci ma je €C lé; — pitié;
— appréhension.
afètr, large haie. Yoiv^èlr.
aeope (.5), s'achopper, s'as-
soupir.
aewexp, achoison, occa-
sion.
aâamèjye, adamaiger, en-
dommager.
adà , adv., adens, sur le
ventre ou sur les dents; —
€6 aâà , c'est tomber sur le
ventre ou sur les dents; —
du côté de l'orifice en par-
lant d'un objet; — courbé,
penché en avant.
adàte, adenter, mci\.xQadà,
pencher en avant (Pail) : adàt
dô l pôt a Je k i s égut .
adi^fye, adefier, planter(un
jardin).
ad(i':(e, unir, mettre deux
à deux; — s adœ::^:, s'accou-
pler en parlant des animaux ;
— se mettre deux ensemble
pour faire une chose quel-
conque ; — vivre en concubi-
naije.
adé , adès, adroitement,
avec soin, complètement, à
net : y ê rama rc sa hèu adé, j'ai
ramassé cela bien soigneuse-
ment; y soin adé bc; fér œn
€ii^adé; ■ — aussitôt ; — beau-
coup (Soulgé le Bruant).
adùDiéhe, adementiers ; —
en attendant, tandis que,
pendant que.
adènése, adnésc, fliire perdre
le temps, empêcher de tra-
vailler : / ;// a admise plu d\vn
œr (Gorron) ; — 5 adènése,
s'arrêter pour bavarder avec
quelqu'un, perdre son temps
(Saint-Aubin) ; — s'endor-
mir, se laisser aller à la pa-
resse.
adétre, adestrer, diriger.
adbah\, pousser son ha-
leine sur quelqu'un.
adr
adir y adiré, différence,
particulièrement dans un
marché : ya bè d l adir nous
sommes loin de nous accor-
der sur le prix,
adiré, adirer, égarer, per-
dre.
adléxj, oisif, qui a du loi-
sir : lé biirjwa sô bln urœ d
et tnju adlêzi kâm sa (Lan-
divy); — maladroit, qui
se blesse maladroitement
(Saint-Aubin-du-désert) ; —
qui fait des malices par dé-
sœuvrement, espiègle.
admêne, amener.
adinéne, énervé, méchant.
admùnive, éveillé, espiègle.
adnèsû'i, ademeshui, doré-
navant, désormais.
adole (s), s'affliger, avoir
deuil, être dolent.
adomaje, endommager. Cf.
adamêje.
adoméee, adomêcher, cal-
mer, apprivoiser; — sado-
mèee, se calmer, s'apprivoi-
ser. Voir domée.
adré, adroit.
adrè, pi., la bonne direc-
tion, le plus court : // a pri
afé 7
par le^ adrè. Cf. adres.
adrè, en face de : adrè la
port, en face de la porte.
adres, n. f., adresse, che-
min le plus court : knpe a l
adr es. Cf. r adr es.
adrêse, adresser, redresser.
adrèsye (s), se diriger.
adsa-yadla, à de çà, à de
là, vaille que vaille.
adswer, ce soir : dé:(_adswer,
dès ce soir.
adulwer (j), s'adouloir,
se chagriner.
adumé^Cy adoucir. Cf. ado-
mé^e.
adiin, adonc, alors, pour
lors.
advale, adevaler, descen-
dre. Cf. dévale.
advyer , adviendre, adve-
nir.
aé:{, aaise, aise : si j resiyô
isit, j sont bln a mit aé:(.
aé^ye, aaisier, mettre à
l'aise.
afàti, attentif, affairé.
afèk, hors d'haleine,
éreinté.
afùryone, affrionncr, trai-
ter avec douceur.
8
afi
afàiic, préparé et cuit nu
bcuric.
afèlardi^r), affetardir, ra-
IcMitir, retarder.
afèlardi:;^, ralentissement,
relâchement.
afctc, ataiter, terminer en
faîte; — parer avec soin,
ajuster, disposer (Pail).
afète, rassasié, repu; —
difficile, dégoûté ; — dressé,
fliçonné, expérimenté ; —
paré avec recherche; — se
dit d'une meule de paille dont
les côtés sont bien droits ou
d'un bœuf dont les côtés
sont trop plats (Château-
Gontier).
afétô, m. pi., mets délicats
et recherchés.
afcnic, aflamé.
ajîké, affiquet, petit dé
que les femmes qui tricotent
s'attachent à la poitrine et
au fond duquel elles appuient
une de leurs aiguilles pen-
dant leur travail.
afîlc, v. affiler, aiguiser;
— mettre en train, s'occu-
per d'une affaire pour en
liàter la solution.
afr
a flic, n., affilée •.d'a-nafilc;
a } afilc, en file.
afilii'cr , affiloire, pierre
schisteuse servant à afiîler.
afnnà, grains de semence,
semaille ; — préparation quel-
conque de la terre pour les
semences ou les planta-
tions. Mot assez rare dans la
Mayenne.
afisle, bien ficelé, bien mis.
afistolc, parer, orner.
aflaki{i-) (j), s'afflaquir,
devenir flasque, faible, lan-
guissant.
aflije, affligé, ée, contre-
fait, difforme.
afole, affoler, devenir fou.
afôdre, enfoncersousTeau :
/ bat 6 afôdr , afôdre œ batà;
— accabler : piirka H dir
sa? v^ ah l afôdre tut afê; —
battre (une faux) (Château-
Gontier),
afr, aphte ; — aff re, effi'oi :
sa m a fé œn afr.
afrâeiÇr^, affianchir; —
graisser une marmite, une
poêle neuve; — nettoyer un
vase ou une barrique; —
châtrer.
afu
afràeiiœ, afràsisu, affran-
chisseur, celui qui dans les
campagnes châtre les ani-
maux. Par extension, le
vétérinaire, l'afFranchisseur
s'occupant en général de
soigner les animaux, et quel-
quefois les gens.
afrà-eismâ, affranchisse-
ment, action d'affranchir.
afréjîili, frileux, saisi de
froid, qui a le frisson. Mot
connu dans les communes
voisines de la Sarthe.
afriln^Cy rendre frileux.
rt/rôte(r),affronteur (Arch .
de la May. B 2824, fol. 20
v°), cornard.
afrôte, affronter; — frap-
per de façon à blesser; —
6' afrôte, se blesser (Pail).
afru, :(, affreux, -se, très
gros, très beau. Cf. abômi-
naby; — rempli d'aphtes.
afrwife, afruité, ée, plein
de fruits.
afîi : d afu, d'affût, bien
aiguisé; — en bon état, en
bonne disposition, en dispo-
sition de : et d'afu; e tu d afu
d dâse ?
afy 9
afuMo, affutiau, outil quel-
conque; — bagatelle.
afute, affûter, aiguiser des
outils, arranger, disposer,
mettre en état, préparer : et
vu prêt? — vér, j sdni:^ afute.
afu, interjection pour exci-
ter un chien à se jeter sur
un homme ou sur un animal.
afuré, n. f., action d'afiire;
— grand nombre.
afure, afuréje, v. afourer,
distribuer du fourrage aux
bestiaux (Bais); — afure la
mékanik, passer le blé dans
la machine à battre (Saint-
Aubin-du-Désert) ; — i afure,
manger de grand appétit.
afiua, promesse non te-
nue; — faire afiua à un en-
fant, c'est l'attraper, en lui
donnant quelque chose qui
lui plaît pour le reprendre
ensuite.
afiue, afouer, faire du feu,
souffler le feu; — ■ exciter :
afiue l ۏ su li.
afyàbe, afflamber, échauffer
de façon à faire venir le sang
à la figure.
afyœ, qui prépare la terre.
10
aqa
afye, aiTier, semer, planter,
préparer la terre.
afyo)u\ afFlonner, agacer,
effrayer (des animaux). \'oir
niit€e. Les piqûres des mou-
ches afyon souvent les bes-
tiaux. Quelques paysans pré-
tendent que ces paniques
subites sont dues à des sor-
ciers qui jettent aux narines
des bestiaux du foie de loup
réduit en poudre; — mettre
en colère, irriter (des gens).
(igaJe, qui aime à se réga-
ler, à manger des friandises
(Pail).
agale, agaler, enlever une
gale.
agàoniè, a., gaucher.
agarde, regarder.
agas, agassc, pie; — crier,
marcher, se prélasser comme
une agasse (Ernée).
agasc, agacer; — crier (en
parlant de la pie); — crier
après quelqu'un avec aigreur;
— 5 agasedè, se tourmenter à
propos de.
agasya, acacia.
agasyâo, arbre fruitier sau-
vage. Cf. agrasyâo.
âgé
agà, gland. Cf. gCl.
agàlœ , étrennes du jour
de l'an. Cf. vyc m swéle la
hou aué piir a va ton agàlœ ; —
pi. marguillers faisant leur
quête annuelle. Cf. ayàlœ.
agùrgahy, agréable.
agôrye, agréer.
Daignez aguerier nos présents
Pour nous et nos chers éfants.
(Pastorale.)
agd' pa, adieu pas, sans
adieu, au revoir.
agdxi(r), devenir gueux,
être ruiné, s'appauvrir.
âgé, aillet (allium vineale).
Cf. ayè.
rt!(5<', aguet, lieu désigné pour
guetter; — d agc, à l'impro-
viste, en traître : et su /- agè
d kœkœ, être sur les aguets de
quelqu'un, l'ennuyer.
agène, guigner. Cf. agiijc.
agêninâ , action de gui-
gner, regard en dessous. Cf.
agi net.
agêri, gai (Pail).
agénvâyc, aguerroyer, ha-
bituer à la fatigue : / gâ s è bc
agénvâye ô traval.
aqo
agête, guetter, épier, ob-
server.
agibrè, n., tout ce qui est
nécessaire pour faire un
voyage. Ce mot vient sans
doute du nom de Guibray,
près de Falaise. Tous nos
petits marchands de la
Mayenne allaient autrefois
à la foire de Guibray.
agilà, qui a le coup d'œil
pénétrant, à qui rien n'é-
chappe, vigilant.
agine , aguigner, épier,
regarder à la dérobée, du
coin de l'œil, guigner : il
agine a traver la lukani; —
vni?- agine a la port.
aginet (d), à la dérobée, en
regardant en dessous.
agiyàlœ, étrenn es . Cf. agàlœ.
agiyô, aiguillon.
agi^e, aiguiser.
agnàje, arranger (Mon-
tourtier).
agniyone, aguenillonner,
friper.
agobiy, agobille, outil. Cf.
afuMo.
agogone, apprivoiser (Pail).
agoni (s), s'agonir, s'inju-
agr 1 1
rier, se couvrir d'injures.
agonise , accabler d'in-
jures.
agra, m. pi., engrais
(Pail).
agrafe, prendre, voler; —
6 agrafe, se cramponner
(Pail). Cf. agrife, agri^e.
agrafine, agrafine, égrati-
gner : / 5 aroei su mè, m agra-
fini la gui e m mi kàm œn
déeafr. Cf. egrafîne.
agrape, dérober. Cf. agrafe.
agrasyâo, pommier ou poi-
rier non greffé qui produit
des fruits aigres (Pail). Cf.
egrasyâo.
agrave (5), s'endolorir,
s'écorcher les pieds ou les
mains. Cf. egrave.
agréyaby, agréable.
agrée (d), avec mauvaise
humeur, de mauvais gré, en
grincheux.
agrljli, ratatiné (Pail). Cf.
ragrejli.
agriee, saisir avec les dents ;
— prendre en trichant, dé-
rober, obtenir par adresse :
n l miua gà, i se si bln agriee
s ki vyœ a sô grà pér !
12
ahà
aqri^onc, mal repasser (du
linge).
ngrifc, agritler, obtenir par
adresse, dérober.
aç,ridt, griotte, cerise à
courte queue, grosse et noi-
râtre. Cf. dhnè€.
agripi', dérober : 6 agripe,
se retenir (à quelque chose
dans une chute); /'/ a été bèn
urœ d 6 agripc a la lyiir d la
earté, sa ha i ecyi n'u bon pàsé.
agripyone, mal repasser (du
linge).
agu, aigu.
agît, agout, égoût, canal.
agi^iise, agacer, chercher à
fliire rire, taquiner : agnse œn
éfà.
aha, interjection pour
exciter un chien à chercher :
aha, le pti €c, aha, aha!
ahane, ahéne, ahœni\ ahan-
ner, se fatiguer : j avô i i
ahane pur ramarc mt:( àrj.
Quand tout tire, ren n'ahanne.
(Dict. Lavallois.)
ahàfltœre (s), se mettre en
retard. Voir bâolivr.
ahà, ahc, alian, fatigue.
peine : / n avô fè mit Tiisc h
a gràt ahà; — accident ou
crise dans une grave maladie;
— évanouissement : / m a
pri (vn ahà (Saint-Aubin).
ahœri{r), ahurir, blesser.
Hola, comme j'ai le hoquet
Depis que j'ai bu de l'iau de vie
J'en ai prins plein mon godet
J'en ai la bedaine ahurie.
(Pastorale 132.)
ahôtîQ-), ahontir, faire
honte à quelqu'un.
ahupe, appeler. Cf. jupe.
ahuye, prodiguer.
a/;«y^, a., affaissé, diminué.
akide {s), se courber.
aJmlc, lancer; — accou-
tumer.
ahiise, courir sur quel-
qu'un ; — pousser devant
soi, chasser (les oiseaux, les
poules).
almst, i., honte!
ahîiste, faire honte.
almtc, courber; — s ahutc,
se courber. Cf. ahiide, hôte.
aid, aide.
aide, aider.
âj , arrière-train de la
charrue.
aju
ajàtiÇr), agentir, orner;
— agencer.
ajêlyote, accoutumer.
ajénweye, ajmuèye (5), s'age-
nouiller.
ajête, ajîe, acheter : ajte la
brid e l liku, acheter l'anneau
et la chaîne de montre des
fiançailles.
rt/œ, enjeu, pourboire, pot-
de-vin.
ajè, m., terre rejetée hors
d'un fossé pour former le
terre-plein ; — achat, acqui-
sition (Montourtier) : d a je,
acheté, non fabriqué à la mai-
son; — pot-de-vin, enjeu;
— Les Agets, nom de lieu.
Cf. aۏ.
ajè, petit ajonc, ulex nanus
(Larchamp).
aji, pot-de-vin, ce que le
vendeur donne en sus à
l'acheteur. Dans la Mayenne,
il est d'usage de livrer iioo
pour mille; le 11* cent forme
les agets. Cf. ajè.
ajirone, entourer, envi-
ronner.
aju, esprit, finesse : ave d
l aju.
ala 1 3
ajve, achever.
ajyô, qui gâte les enfants.
aka, enfin, donc.
aha, amas, flaque d'eau,
pluie torrentielle : £é aka, d
yào a l aka, tomber à verse ;
// é tdbe d resye œn aka dyâo
— aprè l avers 6 été dà mit
jardrè kbm œn aka ; — d aka,
beaucoup. Cf. laka.
akale, fatigué, épuisé par
la chaleur. Cf. a£ale.
akalifureone , acalifour-
chonner, mettre à califour-
chon.
akaniye, s akaniye, paresser
(au lit, au coin du feu); —
parler du nez comme une
cane.
akanarde (s), se livrer à la
fainéantise ; — s'abattre, s'af-
faibhr.
akàobi (d bon), de bon
acabit, de bonne humeur,
accommodant : kê niô gà,j ém
ut à npiue t parle anivi, t épwè
d œ bon akàobi.
a kaÔT^, à cause, pourquoi ?
apnie m; — a kàozl — pur
m avde Ipane k e su l ormiuér.
a^ase (Voutré), alçasi(r)
14
akè
(Pail), aclasser, aifaisscr,
écraser : la maladi l a bcn
akasc; — s alxasiÇr), s'écra-
ser, s'artiiisscr, avoir une te-
nue nonchalante et négligée
(Landivy) : l'rnmv ic, c u l
akasi piue koin sa.
aka:^inc {s), s'engourdir,
languir.
aka:^e (j), s'acaser, se loger,
se retirer.
akante, aquant et, avec.
Cf. kàte.
akante, incliner vers la
terre la partie supérieure
d'un vase; — 5 akàte, se pen-
cher.
akêniye, akiiiye, abattu,
affaibli .
akœri(r), accourir.
akàià, accord, conformité
d'avis; d akedâ, d'accord.
a kéfêr, à quoi faire, pour-
quoi ?
akèij , pleurard, facile à
contrarier.
akène, taquiner, agacer.
Cf. cJiéTie.
akéri, acquis : s éskè j avô
akéri lor de la vâdisyô.
akêle, acheter (un immeu-
akô
ble) : // c rie, il a kor akcte y
a à' niive.
akèyane, fin, rusé, malin.
akeyanc (^'), akeyene (j),
s'attarder au coin du feu,
s'adonner à la fainéantise.
akêtle, foire des quintaux
de treize gerbes.
akfye, greffer; — fiancer.
Cf. adtfye.
fl^'/yom',aquignonner, met-
tre les gerbes en petits tas
dans les champs.
akniasc, remuer un objet
en le détériorant ; — travail-
ler un peu partout et à toute
espèce de chose, être bon à
tout foire.
ahuàde, accommoder : vn^
ahnodvii d inil donu'stik?
al'ole, appeler les vaches.
Voir Iv.
akome, resteràne rien foire.
akonétr, reconnaître, faire
connaissance.
akor., m. pi., fiançailles : s
met par akor, se mettre par
accord, se fiancer par-devant
le curé (Château-Gontier).
akordà, /, d'accord, conci-
liant.
ahr
akôrdâs, f. pi., accordances,
accordailles.
akorti^, accortise, humeur
accorte, gracieuse.
akota, morceau de bois que
l'on dresse presque vertica-
lement pour étayer un objet :
/ avô^ été for se d met dé:{ akota
a tut nn:(_ àt.
akôte, acoter, étayer.
akotiÇr), éclabousser. Cf.
ko tir.
akô, à-compte.
akôparaje, akôpare, acom-
parager, comparer.
akôté, avec. Cf. kâté, kôtê.
ahrâ^e, écraser, abîmer,
détériorer : il é tut akrâ:(e d
la mor dé 6Ô gà.
akrâpe (j'), se cramponner
(Pail).
akrœr, âcreté de sang, ai-
greur (Château-Gontier).
akrèee (5), s'habituer, se
mettre en train ; — s'attabler :
œn fakis et akréee a bâer, i
n sor de l doberj k kât il ê brûle
5u; — s'entêter à faire quel-
que chose. Voir krê£.
akrér, accroire : tu vudrè
bè m à fer akrér.
aku 1 5
akréte, accrêter, achever
la crête, le foi te; — • orner,
parer.
akretr, accroître.
akrine (s), s'endormir sur
la besogne.
akroe, f., occasion de s'ar-
rêter.
akropiÇi), s'accroupir. Cf.
akuve.
akropi^ô, jeu dans lequel
les enfants marchent en s'ac-
croupissant. Cf. akroptô.
akropieone (s), s'accroupir.
akrô, épine de l'églantier.
Cf. ekro, nakrô.
akruee, accrocher. Cf.
âkru^e ; — terminer le som-
met d'une meule de paille
ou de foin. Cf. akuprone.
akrupieone (s), s'accroupir.
aksidâte, affligé d'une infir-
mité, malade.
aksyoïie, actionné, em-
pressé, affairé, actif.
aktrike, prêt, équipé, garni
de tout ce qu'il faut.
aku, adv. ; et aku se dit
d'une charrette qui repose
sur sa partie postérieure, les
brancards en l'air; — être
i6
akit
harassé, rendu : hl j soin-
nrive, j <'7yô;^ akii.
akii, culée, le pied de l'ar-
bre coupé et resté en terre.
ahtla, tas mal foit, peu
élevé, à demi renversé,
akiile, taire tomber sous le
fiiix; — éculer; — mettre
une charrette a ku, c'est-à-
dire la renverser en arrière
pour la décharger.
akiiprdnc, rendre pointu,
disposer en forme de pointe
(Sain t-Aubin-du- Désert) :
cât harj et akiiprdnc. \^on'
kuprô.
akitfle (,$), s'accroupir. Cf.
akitve.
ahifya , accroupissement
(Pail). Cf. akiiva.
akurse, achalander ; — s'a-
hirse, s ohtsc, courir après,
se jeter, s'élancer ( Saint -
Berthevin) : mô £è s ahirsi su
li e li desafri sa haii ; — se
mettre au courant (de la
vente).
akurse, a., bien achalandé.
ahirsri, clientèle, chalan-
dise, pratique.
akursyére, mettre de la li-
aku'
tière à (I^^é). Voir kursycr.
akiilrâ, personne bizarre-
ment habillée ou de mauvaise
tenue (Pail).
ahitre, accoutrer,"préparer
(la lessive).
^Â'«/«mrt?/j,accoutumance,
coutume, habitude : s c pwc
kùr l ahitumàs par eœ nu.
ahiva, accroupissement.
akuvé, n . f . : fer ou ni pwl
fer tut sc7^ akuvé, c'est accom-
plir ou ne pas accomplir tous
ses désirs.
akuve, fléchir, plier, céder;
— mettre une poule à cou-
ver; — s ahivc, s'accroupir,
se baisser en pliant les ge-
noux : ; m été akuve dèryér
œn hà pur gâte d l yâo.
akuiine, cousiner, traiter
de cousin; — s aku:;^ine, se
traiter de cousin, se cousiner.
akwe, accouer, attacher à
la queue : vafak akive la pu-
lo€ a la grà jumà byàe; —
accouver, mettre à couver
(une poule).
aku'é, f., file de chevaux
attachés à la queue l'un de
l'autre.
ah
akwere, calmer.
akwètaby, accointable, so-
ciable.
akiui{j-'), affaisser, ne se
dit que du pain mal levé ou
affaissé.
al, elle (devant une voyel-
le) : al ém myœ reste ô mi k
d aie a l asàhyé.
alà£Î(r), défliillir, tomber
en faiblesse.
alastik, élastique de bre-
telle; ^caoutchouc.
ala:(e, perdre haleine, être
oppressé.
rt/^^-2/r/(r),alangourir,ren-
dre languissant; — s alàgii-
ri{t-^, s'affaiblir, s'alanguir.
alàflQ), ralentir, rendre
lent.
aléné, f., haleine.
alœviQ-'), alœvriÇr), affa-
mer comme un loup. Cf.
ahlviÇr').
alœie, aloser, flatter, ama-
douer : si vnâ v^ alœ^e, s é
pur v:{ éboge apré (Ernée);
— s alœ^e, se vanter, se faire
valoir.
aie (d), de côté et d'autre,
çà et là; — par delà.
G. DoTTiN. — Glossaire.
ait 17
alén, lychnisgithago : aléii
byàe, artemisia absinthium.
aléyào, aloyau, morceau
de pain bénit. Ce mot n'est
employé que dans quelques
paroisses de la Mayenne, voi-
sines de la Sarthe.
alêyar, celui qui élague.
alèye, élaguer.
ahyet, petite brindille qui
sert à composer un balai.
(Pail).
alê:(^ , alaise , grandeur ,
étendue.
alé~e, mesurer une chose
qui a de l'étendue ; — être
haletant (Le Bourgneuf).
Cf. alâ~L'.
ûlèg{r), allongé, mince,
maigre; — • élevé.
alèje, se dit de la toile qui
a déjà servi et dont l'usage a
adouci les aspérités.
alèii, alêne.
alfêsye, Jean-Fesse, mau-
vais sujet (Andouillé), vaga-
bond de grande taille et de
mauvaise mine; — niais.
ali, ^, mal levé (pain). Cf.
ali:(e, ali^one.
Aliksàdr, Alexandre.
i8 ah
alimàlcr, alimentaire, ali-
ment, nourriture, vivres.
J' partons tous comme dos nigauds
Sans songer aux alimentaires.
(Pastorale 90.)
alityerc, mettre de la litière.
alivet, angoisse.
ali^e, alis, qui n'est pas
levé (pain).
ali:(e, régulariser une bor-
dure ou une lisière.
ali:^dne, non levé, se dit du
pain et de la pâte qui ne sont
point levés. Cf. aH:^e.
alkala, vieux objets sans
valeur. Cf. ar-eala.
alkcr, ûllycr, litière. Cf.
r7/^//jé', chasser (quelqu'un)
en (le) poussant. Cf. alp-tise.
aliiu'l, almelle, lame de
couteau. Le Doyen, p. 230.
CLaluniél,nrnicl.
alô, travail, besogne; —
soufflet. Cf. halo; — halot,
bois, bûche.
alobe, alober, duper; —
regarder fixement un objet
sans se laisser distraire; —
i alobe, être sur le point de
alii
s'endormir : / {-d'ia d l yc'io,
le bel salobà.
alojc, aloger, mettre dans
un lieu couvert.
alote, aller çù et là, aller
faire les courses et commis-
sions d'une maison.
aldjc (5), s'allonger, tom-
ber.
alôjc, f. ; iti d œn alôjé, sans
incident, sans interruption.
alpiise, chasser en poussant.
Cf. alkme.
allô, laiton : // d allô, fil
de laiton.
alii€C, alucher, approvi-
sionner, mettre en réserve ;
■ — allécher.
aluniel, mauvais couteau,
lame de couteau. Cf. aliiicl,
arnicl.
aJuriij') (j), s'enhardir.
aliirde, alourder, assom-
mer, ennuyer; — battre,
frapper, rosser; — devenir
fou (Pontmain); — sahirdc,
s'alourdir; — bayer aux cor-
neilles.
aUirdcyc, étourdir; — en-
graisser : ■//, nui met, kù i',^
ave alitrdcye; f:^ et dù^vnu âfrœ
aly
dpi k j ô yu l pyc:;j d un vc.
ahirdi(r), ennuyer, étour-
dir : al Vil bètœjîni? vukniàse
a ni ahirdi; — j àse tutalur-
di; — étonner.
aluvi(f), afîiimer comme
un loup : imàjhoin œn aluvi.
Cf. ahui, ûlœvi.
alu^e, louer, donner des
louanges. Cf. alœ:{e.
alvesye, mauvais sujet. Cf.
alfesye.
alwar, d, mal embouché,
grossier en paroles : v n et k
œ griisye c œn alwar; v-n n
savé dir k dé betî:( ô môd.
alwe, allouer, prendre à
gages un domestique.
alîuer, jambes; — bâton
que l'on met en travers dans
la cheminée et auquel on at-
tache les jambons ou les an-
douilles que l'on veut fumer.
ahuene, aloigner, éloigner,
retarder.
ahui, alouvi, gourmand.
alïùete, voler, dérober
(Pail). Cf. elwete.
alye, aller, alizier (sorbu.s
torminaHs).
alyéne, her les animaux à
amâ 19
leur place à l'étable ou l'écu-
rie.
ama; une vache d ama est
une vache prête à vêler
(Saint-Thomas). Cf. aimiyàt.
ainakre (5), se tasser forte-
ment.
a?;w/rt^/(r), amaladir,tom-
ber malade, garder le lit pour
une petite indisposition.
amar (^d) : il è bô d aniar,
il est âpre au gain, légère-
ment fripon.
amare, ramasser, recueil-
lir, serrer, réunir, rassem-
bler : y ta€rô d amare dmi mit
orj ; — économiser, rapiner :
// a amare d kà pur sé:{ éfà ;
— préparer, arranger : / va
amare l dine. Cf. r amare.
amarje, dompter, mater.
amasi, amassis, amas.
amatine (s), se lever de
grand matin.
amâde, amendé : pê amà-
de, pain rendu meilleur par
une préparation quelconque.
amàdri(r)y amoindrir, di-
minuer.
amàdiuiÇr), aller chercher
(Evron), apporter, rasseni-
20
aiiic
ami
hier, faire provision (Saint-
Aubin -du -Désert) : aie dô
amâdîvir d la piisyô pur la
viareadii ; — mê c,àrc sô si
fiinik h ou a hc du mâo a Z;^
amâdivir; — //// auiâdwir pur
le nos; — s'approprier (Vil-
laines-la-Juhel).
amùue, amne, courbé, voû-
té par l'âge : v^it piiv pér c tut
amne.
amùnîvc, amnive, amenevi,
adroit, habile, qui travaille
bien; — vif, pétulant (Pail).
amùmiTJr, amùn'ibi^e, ren-
dre menu.
anu^nii'iie, amhn:^e, p. ,
amaigri, vieilli.
auiè, préparation.
amè£, accord, complicité:
et d amè€. Cf. nièe.
amé^e, gronder fort, battre ;
— allécher, amadouer; —
mettre une mèche.
amène (s), s'apprêter pour
partir, se mettre d ame.
amerveye{s), s'amerveiller,
s'émerveiller.
amèse, qui a entendu la
messe. Cf. âmese.
a///('_)'a7-(?(j), améliorer (s').
amèye, engraisser; — être
sur le point de mettre bas :
mit ijt'â vae va hèld' ameye; —
œn Jitmâ ameyàt. Cf. aimiye.
amèyer, vache prête à
mettre bas : œn ameyèr, œn
va€ ameyèr.
aml\ adv. , à main, à l'aise :
/ si bèn amê (Saint-Aubin) ;
— n. m., position du corps
pour travailler commodé-
ment : et a son amê; — se
bèn a mon ame; — et bè d
amè.
amidone, amadouer, cares-
ser, flatter, traiter en ami.
amikaby, amical.
a m ikabyèmà, amicalement,
à l'amiable : j firyô bè myœ d
mi:;^ âtàd tùrtu amikabyêmà.
amike, amitié.
amiuc, propre à, disposé
à; — qui est à main; ainsi
l'ouvrier qui tient l'outil de
la main droite dira : tu n è
pa aminé, à son camarade
qui aura l'habitude de tra-
vailler avec la main gauche.
aiuiue(s), se préparer, s'ap-
prêter, se foire la main.
amiyarde, cajoler, enjôler;
amo
amu
21
— 5 aininarde, devenir pares-
seux, fainéant; — se com-
plaire, se trouver bien.
aminonc, apprivoiser, ca-
resser, calmer : / fô aminone
lé pu m.
amistiifye, emmitouflé, em-
béguiner, envelopper la tête.
amitone, mitonner, cares-
ser, dorloter; — s amitone,
se dit du pain qu'on laisse
tremper longtemps dans le
bouillon.
mulet, omelette.
amnèse (5), s'endormir, se
laisser aller à la paresse. Cf.
adnese.
amo€one, mettre en moche
(le beurre); — mettre en
meule (Landivy) ; — s aiiio-
€one, se mettre en grumeaux.
amoeoné, f. , bouillie de blé
noir mal délayée (Saint-
Denis-de-Gastines).
amo€onmà, réunion de
grumeaux.
amome, engourdi, en-
dormi.
amomsyo, amoniisyo, muni-
Dns de gi
che: — admonition.
tions de guerre ou de bou-
amor^e, battre.
aiiioriyone, mordre dans
un fruit; — s amoriyone, se
ratatiner, se rider.
amotone, réunir en tas
pressé. Cf. amoeone.
amd, amont; lepeyi d amo,
la région du Nord, surtout
la Normandie et la Beauce;
— le long de, sur, contre :
je /:( é tritve ki 6 pnniinè amo
la facr; — u l pnv gâ il a œ
vile mâo amd li; — nie 5é:(
atel amd l mur; — tu m fè
koti du biiyô amôléjâb; — par
anw, en montant
J' descendrons t i le vallon
Ou si j'irons par amont?
(Pastorale 80.)
amôte, monté, élevé, par-
venu.
amulone, faire des meules
de paille ou de foin; — faire
perdre du temps ; — s amu-
lone, perdre son temps à des
riens.
anin:^e, empêcher de tra-
vailler, retarder : n m amuT^
piuè, je d kà afér, ne m'amuse
pas, j'ai de quoi à faire.
1")
ana
ani
amuT^ïL'cr, ce qui sert à
amuser.
amurct, amourette, briza
média (plante).
onmtonc, caresser, appri-
voiser un animal sauvage,
le rendre doux comme un
mouton; — s amutotic, se
blottir, paresser : s aimitoue
dà 5ô li.
aimiyàl , amouillante, se
dit d'une vacbe prête à
vêler.
aniityc, être sur le point
de vêler (Pail). Cf. aiiicyc.
ainiuctiÇr'), amoitir, rendre
moite, donner de l'humi-
dité.
amyâolc , amadouer, ca-
resser, flatter, traiter en ami.
Cf. amidone.
amyete, émietter.
aviyo)ic, amignonner, ca-
resser, apprivoiser.
an, i., se dit pour affirmer
qu'une chose n'existe pas,
qu'on n'a pas fait une action
reprochée.
anàje, équiper.
anâse, a., sans anse. Cf.
etiàse.
ano'sc, épier, sur\'eiller.
anœyer, vache stérile ou
qui n'a pas encore eu de
veau. Cf. am'iycr.
niic, n . f. , récolte annuelle,
revenu d'une ferme, d'une
propriété pendant une an-
née : y erô œn bon dùnii\ ané,
nous aurons une bonne de-
mi-année, litote flimilière
aux paysans pour dire que
la récolte sera très bonne.
auè , enhui, aujourd'hui
(Ernée). Cf. anwi.
rt;/^/, valeur, produit d'une
terre; — terre en jachère.
aiicrtc, aucrtiÇr'), enherter,
mettre en jachère; — défri-
cher, ensemencer : k mil ini
donc p-iir aucrti la lad t la mcl
bè d afn ?
and, m., fœniculum offi-
cinale. Cî.jancl.
ancy, béquille : / n mar€
pli h 6 d:( ancy. Cf. aniy; —
manivelle (d'une vannoire),
frein (d'une voiture) : gâ, scr
I ancy, j koniàsô a dvalc.
ancxc (s), vieillir, se voû-
ter : / .V (' bîii ancyc dpi dœ^ à.
An'uô, Anichon, Jean.
am
Père Anichon, marchez devant
J'allons vous sieuvre à l'instant.
(Pastorale 15.)
anijœ, dénicheur; — anijœ
d pul, homme qui passe son
temps à des riens : iôn nm s
n e ren à tu, s n e k œn anijœ
d pîil c if périne.
anije, anicher, faire un nid
pour les poules; — 6 anije,
s'anicher, se faire un nid, se
blottir : i n e pu ta d s anije
ô li.
anijiueÇr), l'œuf (souvent
en plâtre) qu'on laisse sous
les poules pour les faire
pondre.
aniJde (5), perdre ses for-
ces, s'abattre, s'abandonner :
fâpa t anikle par sa ; — s'en-
dormir sur la besogne; —
se ramasser au coin du feu,
se blottir (Bierné).
animâo, animal.
anive, éveiller, exciter :
via œ pti gà ki riisira bè, il e
tt a fê anive; — aniv dô Ifœ.
ani(y), béquille : i prit œn
de iéx_ aniy, e li à futi par la
gui; — manivelle d'un mou-
lin, d'un rouet (Montjean);
âôb
23
— L'Anille, nom de lieu.
Cf. anèy.
annn, ennemi.
anàblese, anoblesser, de-
venir paresseux.
ano€ , petite souche de
bois (Montourtier).
anore, honorer.
anôbre, nombrer, calculer;
— iaire des quintaux de
gerbes dans les champs. Voir
nôbr.
amiyer, anouillère, vache
qui n'a pas eu de veau dans
l'année : œn va-e amiyer, œn
anuyer. Voir anœyer.
anibi, aujourd'hui : i dé
vnir anibi pu l rasâbyémà d
famiy; — ô jur d anibi, se dit
à la campagne; ô jur d ôjur-
dibi, à la ville. Cf. ané.
anibite, aller jusqu'cà la
nuit, s'attarder jusqu'à la
nuit.
anyeiir^s), devenir niais.
aijâo, anneau, boucle.
anel, nielle, lychnis gi-
thago. Cf. aîén.
àobêt, ôbet, l'aube, la petite
aube. Cf. orbet.
àobfè, âobufè, aubefin, bluet
24
âoii
(Pail). Cf. blavc.
âohir, aiibour, aubier.
âolmni, aubourcux, plein
d'aubier; — trompeur, qui
a l'apparence trompeuse.
(îo^/V/, audivit, pouvoir de
se faire écouter, de dominer.
àofaj, aufage, volage, éva-
poré; — ombrageux, flicile
à épouvanter. Cf. apersèvà.
àognià, augment, augmen-
tation, agrandissement.
àogn, heureux, fier, con-
tent, glorieux (Pail).
(7t)/'rt', ornières plein es d'eau
(Landivy).
aokd', aucun; ci âokœ, d
àoM'ti, des : ôvc d àohvfi jà ki
di:;à ki n 5 piue /?, e ki màjà
kor pu kù /;( dot.
âùmay , àniay Çbet^), au-
maille, bêtes à cornes.
domer, aumaire, armoire.
Cf. ormwcr.
do)niise, se dit des chiens
et autres animaux qui flairent
ou éventent en levant et en
plissant le nez.
don, aulne.
doue, auner, battre, frap-
per.
apa
doiiip, personne sale et
déguenillée (Landivy).
dorJoj, dorloj, horloge.
dosil, pareillement, aussi :
piirkà ôsit vyêt i mt:^ ckèije.
dotivr, auteur, cause : la
pyc e 1 dotœr kù j n crô gér dé
piini si aiic; — / // à se pa I
dotœr.
dolfé, autrefois.
dol(^r\ autre : // a iùrj-u de
dviné pive koni d doir.
dotryêr, avant-hier; —
l'autre jour, l'autre fois.
dovà, âvâ , auvent, demi-
porte placée contre une
grande porte. Cf. kdtîi'i.
dovè, orvet. Cf. ovè, àvè.
apar : et a son apar, être
à son apart, être à son
compte, travailler à son
compte ; — an apar, en par-
ticulier; — avcr œn apar, ne
point être traité comme tout
le monde.
aparàtaj, parenté.
aparèje, assortir, apparier;
— comparer.
a paré sa s, apparence : /
;/ e jwe for, i n n a k I apa-
rèsâs; — indice : / v? d vé dcl
apê
nut pré dé hard ô bôr dé l yâo :
5 e la d^ nparésâs ki n mé
pyé^àpiœ ; — belle apparence
des récoltes : / erô œn bon
ané\ y a bè d l aparesàs dà
nù m.
aparèse, aparesser, rendre
paresseux ; — 5 aparèse, deve-
nir paresseux.
apanyàs , appareillance ,
ressemblance.
aparlye, appareiller.
aparsèvive, apercevoir.
apartêniÇr), appartenir; —
être dû : kôbè k i t apar-
hè? combien t'appartient-il?
combien te dois-je?
apartenmà, appartenance,
dépendance.
apaté, f., enjambée (Oli-
vet) : // éîarivé à dœ:(^ apâté.
apâtle, donner la pâtée à
un oiseau.
apàdàsé, f., apendancée,
réunion de plusieurs objets
suspendus ensemble.
apàse (j), s'apenser, pen-
ser.
apàte, apenter, pencher
(Ernée) : apàte le su vii.
apurée, approcher.
apt 2)
apèrnà, apprenant.
apd'se, forcer à payer.
apermàte (s), regarder en
concentrant toute son atten-
tion (Pail).
apêrsevà, apercevant, peu-
reux, sujet à s'effrayer.
apèrsyœvr, apercevoir.
apele, demander, Le D.,
p. 262.
apéti, espèce de cive, de
ciboule.
apibole, amadouer. Cf.
apipè.
apigô, petite douceur pré-
parée pour amadouer quel-
qu'un; — mets appétissant,
friandise.
apigose, nourrir délicate-
ment ; — gratter un bouton.
apigote, attirer par des
friandises.
apigré, f., personne difficile
à nourrir, d'une santé déla-
brée, enfant s'élevant diffici-
lement. Ce mot est toujours
précédé de l'adjectif fniuai
(Pail).
apikfure, attentif.
aptpe, apipote, apiper, api-
poter, inviter, attirer; —
26 opr
amadouer; — attirer par
ruse, duper, frauder : pn'ne
hè (;ard df v lesc apipc par li.
apipri, piperie, tromperie,
fraude.
aplopè, mendiant de mau-
vaise mine, galopin.
apohjc (5), s'apotager, se
nourrir très bien, avoir une
bonne table.
apolike, hypothéquer.
npôih- (.<), s'apondre, s'ac-
croupir; — i va s apôdr à d^
cher j y e pi Mt î yè, y a pu meye
d l amàdil'ir.
apràr, apprendre.
aprâlif, v, apprentif, ive,
apprenti, e.
aprè, après : fér aprê,
s'occuper de; — et aprê, s'oc-
cuper de, être sur le dos de
quelqu'un : / 6ô tnjur aprê
ma, ils me taquinent sans
cesse.
après, appresse, calamité,
Le Doyen, p. 149.
aprét , pi., osiers fendus
prêts à employer.
aprc, appris.
aprivc, apriver, apprivoi-
ser (Pail).
ap»i
aproprcyi, rendre propre,
nettoyer, mettre en ordre,
approprier.
apnie, approche.
apnifâ, approchant, ap-
proximativement.
aprii^e, approcher ; — fér
apniec, appeler en justice :
/// di kê j si œ volœ, ;V / frc
apruec , mô gâ ; — s apni€e ,
s'approcher.
apsàte, absenté, disparu :
sel mate hù j èrniarhi h mon
erjâ et et apsàte.
apsorbe, v., absorber, en-
nuyer, impatienter, impor-
tuner.
apsorbe, n., homme ou
femme ennuyeux autant
qu'ennuyé.
apuye, appuyer. Cf. apiveye.
apiipine, faire une grimace
en resserrant les lèvres : ^è
kom il apîipin du bek.
apitpO)ie (j), devenir pou-
pon, être en entance; — se
pomponner.
apiire, appeuré, effrayé.
apnri'àde, approvisionner
(Pail).
apiilr, apôtre.
ara
apivri{j-) (s), s'appauvrir,
devenir pauvre.
apîiye , apweye, appuyer.
Cf. apnye.
apweyet, appui ; — colonne
de bois qui supporte les
charpentes des loges ou des
hangars.
apivetîQr') , apointisser ,
tailler en pointe.
apye,d.'Ç)\ti, instrument ara-
toire; — timon qu'on met
entre deux bœufs.
apyere, chasser à coup de
pierre.
apyéîaj, outillage agricole.
apyïje, faire tremper long-
temps (le linge, le chanvre,
etc.).
ara, aroi, rang, ordre.
ara (d), d'aras, tout près
de : d ara ma, tout près de
moi ; — des sabots d ara sont
ceux dont le dessous est usé
de façon à ce qu'on ne dis-
tingue plus le talon.
arabét, sinapis arvensis
(Saint-Pierre-des-Landes).
arahy, érable.
arafye, arafler, égratigner
légèrement, écorcher.
ard
27
aragote, a. , ce qui ne pousse
pas.
arami, aramie, colère, fu-
reur.
aran, araignée.
aranœ, hargneux.
arâode, arauder, soutenir
l'allure des bœufs par une
chanson (Bierné).
ara^e, araser, mettre de
niveau; — s ara^e, s'eifa-
cer contre un mur ou une
haie.
aràda (a /), adv., en dé-
sordre.
aràde, vagabonder.
arh, arbre; — herbe. Cf.
erh.
arbalêtÇr^, arbalète.
arbc (/), se garnir d'herbes :
dpi la pyé, lé m s sô bln arbe.
arborist, herboriste.
arborixe, herboriser.
armla, vieux objets sans
valeur. Cf. alkala.
ardc, ardoir, brûler.
ardêyô, ardillon ; — boucle.
ardri, brûlé, desséché par
le soleil.
ardriy , ardiy , mortier ,
mélange de chaux et de sable
28
arc;
détrempe avec de l'eau; —
mélange de foin haché et de
terre argileuse pour enduire
les murs ; — terre argileuse,
mêlée de sable et de petits
cailloux ; — nom de lieu.
ardr'iyœ, argileux.
aréeaJ, archal ; — fi d aré-
€aJ, fil d'archal.
arcee, arracher (Montour-
tier).
arènade, arèuale, rassem-
bler (les oies). Cf. arnâde.
arèn, araignée dans les
deux sens.
arène, araignée; — espèce
de crochet formé de 4 bran-
ches de fer pointues et re-
courbées en forme d'ancre,
servant à retirer les seaux et
autres objets tombés au fond
des puits.
arètmà, arrètcment, arrêt,
action d'arrêter.
arèye, enrayer,
arî^one, raisonner (quel-
qu'un), faire des remon-
trances.
argàsye, églantier, rosier
sauvage; — arc-en-ciel.
argùnn€c, ranger quelque
chose au-dessus de sa tête
(Montourtier).
argô, ergot.
argiilé, filet, tronc conique
qui se met à l'entrée des
nasses (Landiv}').
nri,{., petit coin de champ
non cultivé entre les sillons
et la haie, et où croissent des
ajoncs et des épines. Cï.^ctr;
— sommet du fossé du côté
du champ : 6 €en n é pwl su
la hâ, il e su l a ri du fit se;
— rive d'un cours d'eau sous
laquelle il y a des cavités : n
la gras éhùrbie ! a vye s ka^e la
sii l ari; — partie d'un pré
en pente qu'on peut arroser
(Saint- Aubin-du -Désert) :
fê d'ari, foin de pré.
aribu, chandelle de résine.
Cf. or Un.
ariijé, araignée.
ariviueÇr'), arrivoir, en-
droit d'une rive où l'on
aborde facilement; — abreu-
voir ; — lavoir.
arjaUi(r),arjclêt(7),sch\ste
argileux, pierre friable et sans
consistance : / ;/ avô hor tire
kù d l arjalct, inc j krc hc k j
ark
arivô a la pycr ^àofâod.
arjalètrœ, :(, plein d'argea-
lêtre.
arjêlet, l'ensemble des
quatre branches qui servent
à tendre un carrelet.
arkaije, individu hargneux
et peu sociable. Cf. arkeye.
arkâsye, arc-en-ciel; —
églantier. Cf. argàsye.
arkébœ, arque-bœuf, espèce
de bugrande ou bugrane
(ononis spinosa), ainsi nom-
mée parce que ses racines
traçantes font souvent ob-
stacle à la charrue (Pail).
arkèla, objets sans valeur.
Cf. armia.
arkèle, travailler pénible-
ment.
arJse, artier, seau en fer
blanc dans lequel on reçoit
le lait.
arkêbri, fainéants.
arkémi , hargneux (Châ-
teau-Gontier).
arkér, litière. Cf. alker.
arkeye, qui a une mauvaise
conduite, qui mène une vie
déréglée; — individu har-
gneux; — qui exerce divers
arn 29
petits métiers. Cf. hcrkéye.
arkèyit, polisson, mauvais
sujet, débauché.
armana, arména, alma-
nach.
armèl, f., lame de couteau,
mauvaise lame de couteau,
le petit couteau de deux
sous que les enfants de la
campagne portent attaché
par un bout de ficelle à la
boutonnière de leur gilet :
el è fin kom l armél du gah,
elle est fine comme l'armelle
du diable; — femme d'un
caractère décidé et tranchant,
mauvaise langue.
armer, armiuér, armoire.
arnâ, cri que l'on pousse
pour rassembler les oies.
arnâde, arnâfe, rassembler
(les oies), ramener des
champs : via k i fè bas œr, di
do a la Liisi d arnâde /;( zvè.
arndode, arnauder, se fâ-
cher, se mettre en colère,
chercher querelle.
arnaye, se couvrir de
nuages, devenir incertain,
se dit du ciel ou du temps
(Saint-Berthevin) : via l ta
^0
arô
kl kniîts a aniayc. Cf. Imi-
naye, ernayc.
aniye, cheval.
aro^e, arochcr, jeter : aroe
mè la pal; — saroee, se jeter :
/ 5 aroeî su me.
aràl , foin étendu pour
sécher sur la prairie, la quan-
tité nécessaire pour faire une
vey (Andouillé). Cf. nrwi.
ardle, mettre le foin en
aràl.
arase, tailler en ros, en
émousse; — lasser, épuiser,
rendre chétif; — s arose, se
voûter.
arosiÇ)-), maigrir, perdre
des forces.
arotc, mettre en route,
chasser : atà pti miyào j té va
aràte; — mettre en branle,
en mouvement : / orloj et
arête, arot la dô-, — kà s éti
k la maein a aràte a s mate,
quand c'est il que la machine
(à battre) s'est mise en mou-
vement ce matin; — aràlc
œn éfà, apprendre à marcher
à un enfimt (Andouillé);
— s" aràte, se mettre en route,
se mettre à : si n pyœ pa d
art
resyc, j nit:;^ aroirà a bat tint
karabc. Cf. anitc,
arô:^Li'éré, f,, ce qu'un arro-
soir peut contenir d'eau.
arôd, arondc, hirondelle.
arôdel, arondelle, hiron-
delle : via l:^ arôdel ki vola
ba, 6 é d la pyé pu dmè; —
nom de danse : dà mit jœ-
nés, j dàsyô le kat kàtô, l
arôdel e lé gab à l cr; —
rondelle; — umbilicus pen-
dulinus, perce-pierre.
arpàii, arpentif, appentis.
arsà'r, arseur, bouton d'é-
chauffaison, démangeaison
ardente.
arsèt, graisse d'oie. Cf.
résct.
arsi, arsi, sec, desséché,
brûlé par le soleil.
arsone, arçonner, cercler,
entourer un objet d'un cercle
qui le lie.
arsuye, battre, rosser; —
mener une vie de débauche.
^;'jz^^', arsoir, hier soir.
artiee, éternuer.
artres, f., caboche, clou de
sabot ou de fer à cheval. Cf.
ertres.
arw
arusle, faire des ruisseaux.
arusmétik, arithmétique .
ani, verse (du blé), état
des tiges de blé renversées à
terre par une grande pluie.
anile (s), s'arouler, s'ha-
bituer, se mettre en train :
l gâ se hïn arnh a l ekol; —
s e ben emeyà d aie parmi l
môd kà ô n y e piuè amie.
arme, tailler en émousse.
Cf. arase.
arîisi(r) , maigrir beau-
coup : // et anisi, il ne grandit
point. Cf. arôsi(r).
aritte, arouter, mettre en
train ; — s anite, se mettre en
route, faire route, s'achemi-
ner. Cf. arôte.
arutine, habituer à faire
toujours la même chose.
aru^e, arroser.
aruzwer, arrosoir.
arîi^wéré, quantité d'eau
que peut contenir un arro-
soir. Cf. arôiwéré.
arwa, femme braillarde et
grossière.
arwe, courber, donner ou
prendre la forme d'une roue
(Ernée) : la pyé a lui ariue l
asa 31
grè\ — mettre le foin en
anvi, en arol, en rô : si j
piivyô smà anue mit fè e l
ramure âme (Larchamp) ; —
lancer, mettre en branle; —
s anue, s'arrouer, s'élancer.
ariuete, donner de l'élan ;
— chasser avec menaces et
coups (Pail).
arwene, araignée.
arwi, Hn mis sur les prai-
ries pour le broyer plus faci-
lement; — quantité de foin
étendu sur la prairie avant
d'être mise en buttiau
(Cossé).
arya, contrariété, diffi-
culté, désordre, tumulte; —
personne d'un caractère har-
gneux; — terrain vague
entre les sillons et la haie
(Saint - Pierre - des - Landes) .
Cf. ari.
arye, contrarier, agacer
vivement, irriter. Cf. aye.
asa, m., averse (Pail). Cf.
aha.
asâo, assaut, chagrin,
peine ou contrariété très
vive.
asàose, saucer, mouiller; —
32 asê
faire de bonnes sauces,
asasc, asai?, assassinat.
asasinœ, ;;, assassin, meur-
trier : / jupe su nui c ni aplc
asasiiia c biiryâo.
asày assens, rendu en na-
ture convenu pour certains
services.
asàbyé, assemblée.
asàliÇr^, sentir.
asœlc, a., asseulé, isolé;
— qui aime à être seul.
asd'le, isoler, laisser seul.
asœre, poser debout (une
gerbe) pour en arrondir
l'extrémité opposée aux épis.
asœre, assurément.
asCf suffisance (Pail) : av
Vit màje a vnt a se?
asè, essai.
asejiQ-), assagir, apaiser,
calmer.
asene, assener, diriger; —
assigner; — su bhi asene,
bien rencontrer, bien tom-
ber (Pail).
asêrlene, acertené, certain,
sûr.
aseya, siège. Cf. asiyâ.
asèye, essayer, tenter.
asè^onc, choisir la saison,
osn
le temps convenable pour
faire quelque chose : assai-
sonner une vache, c'est la
faire saillir en temps con-
venable; assaisonner une
plante, c'est la semer en
bonne saison.
asê^one, se dit de la vache
qui a été saillie.
asimà, instruments ara-
toires.
asiniàlc, parachever; —
placer à l'endroit le plus
convenable (Pail).
asinasyô, assignation .
asitw, assigner.
asir, asseoir; — asir la
hïi'é, asseoir la lessive (Ciià-
teau-Gontier). Cf. astyc,
asyer; — s asir, s'asseoir :
asi:(^ Vil dô.
asitre, rendre une futaille
propre à recevoir du cidre;
— faire du cidre (Pail). Cf.
si Ire.
asiyâ, sorte de banc gros-
sier pour s'asseoir.
asiye, asseoir.
asm, asthmatique.
asnètr , asenètre, mala-
droit, gauche. \'oir ac,âo)nc.
ait
asoléje, sécher, chauffer au
soleil : via du fè k i fôdra kor
asoléje; — soulager; — s
asoléje, se chauffer au soleil.
asome, assommer, assou-
pir; — faire sommation.
asor, assort, assortiment.
asôre, abasourdir.
asorte, assorter, assortir : s
e bèn asorte a l éeàiiyô.
asoti, asotixe, duper, rendre
sot, tromper; — dire des
injures ; — s asoti(r), s'abru-
tir : / s et asoti dpi ki s e mi a
baer; — j à resti tut asoti.
aspergâo , asperge , per-
sonne de grande taille et peu
rusée, ayant l'air hébété.
asperjdè gœ, jeunes pousses
de houblon.
aspike, agacer, piquer par
des paroles, calomnier.
astœr, astœrsi (à c't'heure),
à cette heure, maintenant :
n kè vz^ aie a st œrl — ô ta d
astœr, à présent.
asticjdte, astiquer, tenir
dans un état constant de
propreté; — taquiner.
astik, caoutchouc, matière
élastique. Cf. lastik.
G. DoTTiN. — Glossaire.
aia 33
asnjète (s), s'assujettir.
asiniw, assommé.
asnye, mettre de la litière
fraîche sous un animal; —
fouler l'herbe ou la paille
dans un pré ou un champ.
Voir siui.
asuyone, mettre de la litière
fraîche.
asîvaje, assouager, soula-
ger.
aswiye, faire la litière. Cf.
asnye, asuyone.
asyâo, herminette.
asyœta, asyœtwe, assietoir,
siège.
asyèr (i), s'asseoir.
asyéte (s), sasyœte, assié-
ter (s'), s'asseoir.
asyot, siège.
atak (d), d'attaque. Etre
d'attaque, c'est être vaillant.
courageux.
atâopine {s), s'amonceler
en double, faire le gros dos
en se rapetissant, se blottir :
u l gni gevr ! l vey vu koin i s
atàopin.
atapiQ-) (j), s'atapir, s'a-
briter.
ataponc, chiffonner, rouler
34 "/'
un objet de façon à en toi-
mer un tampon (Pail).
tîtiisc, atasser, entasser,
mettre en tas.
atàdi, an atàdi, en atten-
dant, tandis que : an atàdi k
q arivjè.
alàdri (,î), s'attendrir, s'a-
meublir (en parlant de la
terre).
aUe, attache; — boucle.
atèee, attacher.
atèl, atelle, bois destiné au
chauffage ; — broche, grande
aiguille ; — morceaux de bois
qui servent à maintenir les
rênes et à fixer les traits, dans
un collier de cheval.
atète, entêté (Bierné).
atèr, atteindre.
ati^e, exciter (un chien).
alifone, attifer, orner, pa-
rer avec recherche.
alifoiiiiiâ, action d'atti-
foner, de parer avec recher-
che,
atifyào, atiifyâo, atours,
toilette.
atigoee, agacer, taquiner.
alinû'à, qui demande
grande attention.
air
iitiiiivc, attirer, allécher.
atinïl'C, attentionné.
atiyonc, rendre tiyô, appri-
voiser les animaux, ama-
douer, caresser.
atiT^ye, attiser.
atnàse, atenancer, apaiser
la gaîté d'un aniiîial au
moyen d'une entrave.
atonii, f., personne ché-
tive, maigre comme un sque-
lette -.suc pu k œn atomi.
alortiyone, tortiller (Pail).
atrafii, ensemble d'instru-
ments nécessaires à une pro-
fession, engins de pêche, de
chasse, etc. Cf. ajiikâo.
atrap, tromperie.
atràpa, régulateur, mo-
dérateur; régulateur d'une
charrue (Pail).
alràpe, changer de place
V atràpa; — modérer.
atrâpcje, tremper la soupe
à quelqu'un ; — par exten-
sion, lui préparer ses repas
(Pail).
alrcr, atraire, attirer; —
habituer; — s atrèr, se plaire
dans un lieu.
atrike, atrikte, jeter une
ava
trique dans un arbre pour
abattre des fruits.
atrimarde, réunir, rassem-
bler.
atrune, attirer, allécher :
al a grà tor d atrime ta d gà
ee le.
atrote, trotter.
atîi, atout, coup.
atii^ avec. Cf. eki.
ature, atouré, orné, dans
ses atours.
aturne, parer avec soin.
anrse, rendre ours, ren-
dre méchant en parlant des
animaux, surtout d'un chien
de garde que son maître veut
rendre féroce.
autCy appeler.
ava-ei(r), avachir, rendre
lâche, paresseux, sans éner-
gie.
avalé d €art fére, avaleur
de charrettes ferrées, faux
brave, fanfaron, bravache.
avale, avaler, descendre,
dévaller.
avalé, f., avalée, descente,
pente : ba:( a l avalé, bas sur
les talons.
avalèiô, avalaison, pente :
ava 3 5
an avalèxp, en pente (Pail);
— pluie torrentielle.
aval tu, mange-tout.
avalwer, mangeoire, auge
où mangent les chevaux. Cf.
oval ; — pièce du harnais des
chevaux; — - œsophage.
avào, avau, en bas, en
descendant le long de, sur :
dégrole avdo l eskaye ; Je vnô d
nu promne avdo la fqér ; avdo
l mur, contre le mur.
avà, avant; — bèn avâ,
très profondément (Châ-
teau-Gontier).
avàbra, partie de la jambe
de devant du bœuf contre la
poitrine.
avàse (j), se venger.
avàj (d) : une personne est
d'avange quand elle avance
au travail; une denrée est
d'avange quand elle dure
longtemps.
avàjœ, avâju, qui suffit à sa
tâche, qui travaille beaucoup,
vite et bien. Cf. avâtajœ.
avàje, suffire à la demande :
œ pc de d si liv n avàjra piuè
pur s kè j som de môd; —
avoir le travail prompt et très
3 6 avô
actif : / ;/ avc'ijà piuct a la
h:(i^li; — durer longtemps :
/ traval avâj. Cf. d avâj.
avàri, avanrie, jachère; —
nom de ferme ou de pièce
de terre : L'Avanrie, Les
Avanries.
avàlajœ, avantageux, qui
avance beaucoup dans son
travail : imt fiy n e gér avà-
lajd'i a lahzp^ ; — s traval la
n e ger avant ajœ.
avédé, avdé, épier, surveil-
ler ; — aveindre.
avêiiâdi^, avnàdi:;^, avenan-
dise,bonnegrâce, gentillesse.
avènàs, avnàs, qualité de
ce qui est avenant.
avèui(r), avni{r), avenir,
convenir : sa n yi avyè pzvê.
avèiiâo, aveniaus, pi.,
jeunes gens des environs
qui viennent, dans une noce,
sans être invités, prendre
part à la danse; — s., épui-
sette, petit filet dont on se
sert pour amener le gros
poisson qui pourrait briser
la ligne (Andouillé).
avhjèr, champ semé d'a-
voine : le vey v-ii la le parmi
ave
l avt\icr ; — Avenières, nom
d'une ancienne commune de
la Mayenne, située sur la rive
droite delà rivière dece nom :
cette commune a été, il y a
quelques années, réunie à la
ville de Laval dont elle forme
l'un des faubourgs. Elle est
aujourd'hui la paroisse de
N.-D. d'Avenières.
avCniol, avrenolle, objet,
outil, meuble en mauvais
état, usé (Pail).
avœ, avec.
avœgliÇr), aveuglir, aveu-
gler.
avé, avoir, ce qu'on pos-
sède de bien. Dans nos cam-
pagnes, ce mot est souvent
employé pour désigner le
bétail, les animaux domes-
tiques. Cf. mareàdi~; — part
du colon dans le prix des
bestiaux.
avèn, avoine : mi fà sot an
avèn, mi:(afér vô mal (Ernée).
avène, donner de l'avoine;
— bien soigner.
avl'pré, f., avèprée, soirée.
avc(r), avoir.
avéra, volailles (poules, ca-
avi
nards, oies) d'une ferme :
/ avô œ bel avéra (Saint-Au-
bin); — jeune bête; —
avorton.
averd^ avœrd, averde, acci-
dent; — semonce, correc-
tion corporelle.
avêri, jachère, nom de
pièce de terre. Cf. avàri.
avét, abeille : y ?/ avô pu
k 5è résé d avét. Quand la
mort passe dans une maison,
on met un ruban noir à la
ruche; si ce ruban n'était pas
mis, les avettes abandonne-
raient la ruche et on ne
pourrait plus en acclimater
d'autres dans la ferme (Am-
poigné).
avéyase (s), avèyoteÇs), s'a-
veillasser, s'aveilloter, deve-
nir vieux, être vieux avant
âge.
avêye, mettre le foin en
vcy.
aven, avoine. Cf. avèn.
avi : 7n et avi, m'est avis,
je pense.
aviré, avirée, boutade, ac-
cès : / n traval ké par aviré;
6a 1 prâ par aviré.
ayà 37
avire, avirer, donner la
vire, la bonne direction.
avivàde, nourrir, avitailler.
avi:(é, f., imagination,
idée.
avlâode , battre violem-
ment.
avlàodé, f., mauvaise af-
faire : â via œn bel avlàodé.
avokase, avocasser, parler
beaucoup; — prononcer des
mots sans suite (Pail).
avole, avoler, donner de
l'élan.
avri, avril 1 , cri poussé par
les enfants quand ils ont eu
la joie d'attraper quelqu'un.
avrone, avironé, infesté
plein de (Ernée).
aviige, aveugler.
av'uye, aouiller, arriver en
masse.
aviueîr, avoître, enfant na-
turel non reconnu.
aviueye, mettre, remettre
dans le droit chemin, dans
la bonne voie.
avyœ, n., vieux tronc d'ar-
bre, vieux poteau.
ayàlœ, étrennes ( Villaines-
la-Juhel). Cf. gàlœ.
38
à ha
ayd', ailleurs.
ayœr, précoce.
aye, contrarier, agacer vi-
vement ; — exciter : // a ayc
6ô fyè hôi ma (Pail).
ayêr, aillet, ail sauvage.
fl-rt/- {d), de hasard, hasar-
deux, entreprenant; — par
hasard : si â a:^ar l grn là mi
eayi
â^i, n., asil, ce qui est ai-
gri, fermente.
a
â, en : an aprè, après, en-
suite; à deryèr^ par derrière;
à cJrétur, directement, fran-
chement ; hncryér, en arrière ;
à (jénvaj, garwéj, égaré; à
hâo, à haute voix; à pyas de,
à la place de ; à kôsist, en con-
science; à rc, en moyenne;
à ;■()//», passablement, assez;
à 5é:^ô, en rut; à sivivà, \ la
suite; à yœ dé, au lieu de.
À, on (Landivy).
nbahe, empêtrer, embar-
rasser les jambes d'un bâton
(Pail). \'oir bahc.
à ha
àhal, emballe, faiseur
d'embarras : ;/ fc dô pa d ton
àhal ! — et el àhal! — àhaJ
dû uni savat!
àhalc (j), avaler les ali-
ments en glouton, avec excès.
àbânie, endormir (Craon-
nais) : / ;;/ a àbanie d se kôt ;
— s àbânic , s'endormir.
àhâme, a., alourdi au
réveil.
àhàobe, enjôler, entortil-
ler : / s e lèse àbâohe par œn
nnva^fmnel; — / m a àhàobe
d se kôt.
àbara :s ê pa 1 àbara, c'est
pas l'embarras, locution fa-
milière employée à tout pro-
pos et d'une signification
presque nulle.
àbarase, v., embarrasser,
enijrosser. Se dit surtout
d'une fille non mariée.
àbarase, a., embarrassée,
enceinte.
àbarje, fliire une meule (de
paille). Voir barj.
àbarjej, action d'embarger.
r//v/77///Z'()/f, embarlificoter,
embarrasser, embrouiller.
àbasadœr , ambassadeur ,
àbe
garçon parlant haut et avec
assurance (Larchamp).
àbêdîifye, gaver; — s àh^-
dufye, s'embedoufler, se ga-
ver de nourriture. Cf. àhôr-
dîifye.
àbédiije, plein, rassasié
outre mesure.
àbêdwine (s), se couvrir
de plusieurs vêtements.
àbèline, embeliner, en-
jôler.
àbérdiifye, qui a l'estomac
rempli, gonflé. Cf. nbèdiifye.
àbérmi-^c , embrenouser ,
tomber dans l'ordure; — em-
barrasser, encombrer (Pail).
ûbégâode, tromper par des
contes.
àbékasà, contrariant.
àbekase, àbekasine, embar-
rasser : // a la gui àbekase;
— ennuyer, causer de l'en-
nui.
àberâode, enjôler ; — s àbe-
rdode, s'ennuyer, particuliè-
rement en entendant des
rabâchages.
àberlâode, àberline, trom-
per, capter en enjôlant : // a
àbèrldode mit fiy. Cf. àbdobe.
àbô 3 9
àberna^e, prendre dans des
liens, embrouiller.
àbéte, ennuyer, hébéter,
embêter; — narguer.
àbifiire, tromper, induire
en erreur,
àbistruye, embarrasser for-
tement (Pail).
àbl (par), par emble, par
surprise. Le Doyen, p. 69.
àblave, emblaver, encais-
ser, remblayer; — entre-
prendre trop de choses à la
fois.
àblavœ, emblaveur, hâ-
bleur (Villaines-la-Juhel).
àbhi:^e, emblouser, trom-
per; — ennuyer (Landivy).
àbobine, àbobliiie, envelop-
per d'un linge un membre
malade, envelopper d'un
voile : e mi^ arivi la tét grm
koiu œ bîisyâo, tut àbobline d
nm^iver; — enjôler.
àbânâ, appareil que l'on
met sur les yeux des chevaux
et des taureaux méchants.
àbône, embonner, mettre
un bandeau sur les yeux de.
Au figuré : a nn et àbône,
elle en est coiffée; àbône
40 nhi
kivkà', tirer les vers du nez A
quelqu'un; — coiffer trop
en avant.
àkmi(r), embonnir, ainc-
liorer : / avô hèii îiboui mit
pré; — engraisser : hvn v~
aVé kresu e àhoiii, v:{ et dèvnn
àfrœ! — la tré a hcn àboni
dpi 6tè sinèn.
àborhe (.<), s'embour-
ber.
àbose, cmbosser, placer
dans une àbosur. Cf. àbwese.
àbosur, enibossurc, enve-
loppe de lit de plumes.
àbrœk, vêtir.
àbrœ^e, embroncher, em-
barrasser; — trébucher.
àbrà'Uy fâché.
àbrœne, embrunir.
àbrene, embrener, salir.
àbrer, Ambrières (Bais).
àbrikane, àbrikaye, enve-
lopper dans la brikan (Saint-
Germain-le-Fouilloux); —
lier, enchevêtrer; — 5 àbri-
kane, s'empêtrer.
àhi, pi., panneaux qui fer-
ment aux deux bouts une
cliarrctte munie sur ses faces
latérales de tcbùr\âo.
àhy
àhiklc , emboucler, bou-
cler.
àlninùle, mettre (du grain)
d'un boisseau dans un sac
(Saint-Thomas).
àhirse, envelopper (Châ-
teau-Gontier).
àbii:;e, embouser, em-
bourber; — 6 àhiiie, s'em-
bourber.
àbiizjnà, action de s'em-
bouser.
àbi(:{ô, embarras.
àl)-ii~o)h' (5), s'embrouiller,
s'embarrasser de peu de
chose.
àbiuese, emboisser, placer
dans une emboissure.
àbiuesiir, enveloppe de ma-
telas. Cf. àbosur.
àb\uui{r) , emblanchir ,
blanchir.
àly\e, anneau fait avec un
hart de bois tordu, courroie
qui sert à attacher le joug
des bœufs. Cf. àblc; —
euphorbe (Andouillé).
àbyet, euphorbe, herbe h
la couleuvre (euphorbia
amygdaloides) (Laval, Chà-
teau-Gontier).
aey
à£, anche, petit conduit
par lequel le cidre sort du
pressoir; — larynx (Pail).
à^âo : et pyè d ctsào, bâtir
des châteaux en Espagne.
à^dosume, enchaussumer,
amender la terre en y répan-
dant de la chaux.
à-earye, qui est bien en
train.
àearye, charrier, pièce de
grosse toile dans laquelle on
met la cendre pour la lessive.
Cf. sàdriye, àeerye.
aeàte, enchanter, enjôler,
tromper (Saint-Berthevin),
à£erdi(r), enchérir, aug-
menter de prix : / bestyal a
hor àeerdi a la faer dé Kosà.
àeerje, encharger, charger
de, recommander; — s
àurje, se charger de.
cutrye, toile dans laquelle
on met la cendre pour une
lessive.
àelne, enchaîner.
àeifèrne, enchifrené, en-
rhumé du cerveau.
aeyeriQ-), enchérir, deve-
nir plus cher.
à£yerkmà, enchérissement.
àdi
41
àdàte, pencher. Cf. adàtc.
àdêmêne, àdmène, endé-
mené, décidé, déterminé;
— sans souci ; — agité, fai-
seur d'embarras.
àdèmène : se fer àdméne, se
faire rabrouer.
àdénièhe , àdêmètye , ende-
mentiers, cependant, en at-
tendant.
àdœre, endurer, supporter
(avec l'idée d'un bien-être
résultant d'une souffrance
évitée) : on àdœr be l fœ dà s
ta isi; — -par la fré h i fè, on
àdœr bè sô jilè.
àdœrsiÇr), endurcir.
àdène, s'envenimer : mal
ki àdèn.
àdève, endêver, enrager;
— àdève kôt, se fâcher contre
(Saint-Aubin-du-Désert).
Endêvé ! marcheras tu
Pisque ma mère l'a voulu.
(Pastorale 151.)
àdè d fè, andain de foin,
foin coupé et étendu sur le
sol.
àd'iTje, faire des dizeaux
(de gerbes) (Pail).
42 àfà
àdré, m. ,cndroit. Le paysan
de la Mayenne se sert fré-
quemment de ce mot en par-
lant de son village et même
de la ferme qu'il occupe et
fliit valoir : / avô kuêœn àdré
à Kiirsite, nous avons loué
une ferme à Courcité; mit
àdré n e pwl €à6v pur U byà.
àdrogc : 1 fjoh m àdrog! le
diable m'endrogue (juron).
Cf. àpii.
àdsye , en attendant que
(Pail). Cf. àsye.
àdiiïàti, àdnliiri, endou-
lenti, endolori.
àdiiniaje, endommager.
àdiive (5), fléchir (par
exemple un toit ou une
douve de tonneau).
àdyc, landier, gros chenet
de fer servant à la cuisine.
Cf. làge.
àfale, avaler de travers
(Pail). Voir /rt/.
àfale, a., se dit d'un oi-
seau, d'une poule ayant la
fal trop pleine et qui ne
peut digérer.
àfatniye, embarrasser.
àfàtè, maladie d'enfant
àfô
consistant en une espèce de
croûte qui se forme sur la
tète. Cf. krê.
àfœ, caveau pour la sépul-
ture des mons d'une famille.
àfcr, enfer, lieu bas, val-
lée étroite ; — L'Enfer, nom
de lieu.
àferj, entrave de fer.
âferje, mettre des fers aux
pieds. Cf. àforjc.
àfcrmaye, ferrer le grouin
du porc. Cf. àfroinayc.
âféte, entasser des objets
jusqu'au faîte d'un édifice.
âféti:^, enfantillage.
àfétyào, tuiles formant le
taîte des toits couverts en
ardoises ou en tuiles.
à/îld' : âfiUv, -;(, de perl ,
enfileur, -se, de perles, celui
ou celle qui ne s'occupe d'au-
cun travail sérieux.
àforje, enforger, mettre des
fers aux pieds. Cf. àferje.
àforse, forcer; — vio-
lenter, violer.
àforsi, a., qui a pris de la
torce.
àforsi{r), renforcer.
âfôdre, couler :\ fond; —
agâ
effondrer, enfoncer, briser.
Cf. afôdre.
àfôsa, pi., planches fer-
mant le fond d'un lit ou
d'un meuble.
àfôsay, enfonçure de bar-
rique; — et dà /;( àfôsay, être
ruiné, perdu, engagé dans
une très mauvaise affaire.
àfrédiÇr^ , enfroidir, re-
froidir; — s àfrcdi(r), se
refroidir.
àfrèle : vae àfrèle, vache
pleine.
àfroiiiaye, ferrer le nez des
porcs. Cf. àfermaye.
àfiije, enfouir. Voir fitje.
àfyàbe, enflamber, enflam-
mer : i^ aportirâ œn gràd mok
tîit àfyàbe (un bol de punch).
àfyœtn, àfyimi, àfum, en-
fleume, enflume, enflure,
hydropisie.
àfyœpi, fané ; — ennuyé à
la maison.
àfye, enfler.
àfyur, enflure, météorisa-
tion des ruminants.
àga, marmelade de prunes
(Pall).
àgâee, se plaindre, mur-
■age 43
murer tout haut (Pail).
àgame, engamer, engager
quelqu'un à accomplir une
action qui lui est désavan-
tageuse (Villaines-la-Juhel) ;
— engager plusieurs affaires
à la fois; — chercher que-
relle (Saint -Aubin -du -Dé-
sert).
àgarde, engarder, empê-
cher; — 5 àgarde, se tenir
sur ses gardes.
àgarye, a., embarrassé, ne
sachant que faire (Saint-Ger-
main-le-Fouilloux).
àgarye, angarier, engager
dans une mauvaise affaire;
— contraindre, vexer.
àgàte, gagner ; — faire en-
trer intimement dans une
compagnie (Pail).
aga'ie, âgœ^e.
faire
éprou-
ver une déception d'argent;
— enjôler, tromper (Ernée).
àgœ:(i(r), rendre gueux,
appauvrir : a la mod k ô di :
la ^qo àrki l pèr e àgé:(i l fi.
âgede (/), s'enfoncer dans
la boue (Pail). Y o'ir gede.
àgeje, engager.
àgèr, os du nez.
44 «Ç^
àijinàodc, préparer.
ilgine, cnguigncr, tromper,
séduire par ruses.
iJc;iy , anguille, mouchoir
roulé en forme de serpent ou
d'anguille avec lequel les en-
fants se donnent des coups
en jouant.
âgiyet, anguillette, jeu
d'enfants.
àglobe, enjôler.
àgôdi, engourdi.
àgorinc, (truie) pleine ; —
(femme) enceinte.
àgoruiiie, qui éprouve quel-
que embarras dans la gorge.
àgrave, graver, écorcher.
àgrave, p., gêné par les
grains de sable qui se sont
introduits dans les souliers ;
— écorché. Cf. cgravc.
àgràjiveÇr), grande lucarne
ou ouverture par laquelle on
engrange les fourrages.
àgrèdine (5), corrompre,
altérer, gâter, fréquenter des
gredins.
agrêniie, vent qu'on laisse
échapper à l'église, dans une
société, partout où il y a
inconvenance à le faire : //
àgii
a konii l pcee dàgihiu€.
àgrem (5), lèse s (ïgreye,
laisser (un mal) faire des
progrès rapides et inquié-
tants. Cf. àgrine, âkrinc.
îtgrcvc, incruster .Cf. àgrave.
ngrè, engrais; — champs
semés en céréales. Quand
nos paysans portent leur
grain au moulin, ils recom-
mandent au meunier de le
mettre dans la trémie après
un bon engrain, c'est-à-dire
après la mouture de grains
de très bonne qualité.
âgriiie {s), s'agraver. Cf.
s âgreije.
tigripe, agripper, dérober.
àgrosi{r), engrossir, gros-
sir.
àg-itjiiic, qui a l'air en-
gourdi. Cf. àgiirjiiic.
àgnlc, engouler, avaler
d'une gorgée.
àgiilifre, manger avec avi-
dité.
àg-iirdôliy engourdeli, en-
gourdi.
âgitre, tromper, attraper.
àgurjinc, qui a l'air en-
gourdi.
àhl
àgurye (5), s'engouer, être
engoué.
àgîiye (5), avaler de travers
en mangeant avec trop de
précipitation : n màj dô pa si
fôr , tu va t àffuye; — mtt
vae byàe n s et e pa àgiiye. à
màj à de piiinf; — chanter
faux.
àhane, enhanner, ahanner ;
— habiller (quelqu'un); —
6 àhane, s'habiller. Voir ahà
et han.
àhœd, corde ou courroie
que l'on attache à deux des
pieds d'un cheval pour l'em-
pêcher de passer d'un champ
dans un autre; au figuré :
/ va koin s il ave œn àhœd à
pat (Landivy). Cf. hœd.
àbœde, enheuder, mettre
des entraves aux pieds d'un
animal.
àhœne, faire des efforts. Cf.
àhane.
àhéyi{i-), enhaïr, haïr.
àher, état ou produit de la
terre.
àherte, enherter. Cf. anerte,
ànarte, ànerte.
àhir, enhir, abandonner
ajè
45
sa couvée (Château-Gon-
tier) : niàhi, nid abandonné.
àhnr, monture de faux
(Montourtier).
àhurde, mettre en ordre;
— disposer à (Pail); —
— poursuivre; — provoquer
à faire une chose impossible
(Montsurs) ; — ennuyer.
àhuyote, habillé : et mal
àhuyote.
âj dé imilè, ange de mou-
lin, âne (Pail).
âjabye, réparer.
àjake, àjakte (Landivy),
engoncer,
àjahi:^e, enjalouser, être
jaloux.
àjàse (s), s'engeancer,
s'encanailler.
àjéné, àjnéf f., chose mau-
vaise, désagréable.
àjœl, lange (Ernée). Cf.
làjœl.
àjétie, geindre, se plaindre
de tout : mumà, j si trô sere
dà ma rob, dé:{agraf mè —
alô vye isi ptit àjéne.
à je, engin, esprit.
àjène, engeigné, trompé,
surpris.
46
àka
iljiiiœ, engigneux, ingé-
nieux.
iijivà, instrument quel-
conque : (V drôl d àjivà
(Mayenne).
àjlœr, engelure.
àjlô, angelot, petit enfont
habillé en ange ou en saint
Jean-Baptiste, avec la peau de
mouton, et qui fait partie du
cortège de la procession du
Sacre; — enfant de chœur.
â jobarde, àjobline, enjôler,
caresser, séduire. Cf. àbo-
bliiie.
àjvétre, enchevêtrer.
àjwc, glacé.
âjû.'in, fête de la Nativité
de la Sainte Vierge, le 8 sep-
tembre; — la foire de l'An-
gevine est la plus grande
foire de Laval. On distingue
la grande Angevine qui com-
mence le 8 septembre, et la
petite Angevine qui com-
mence le i6 septembre. Voir
kii^ d l âjivin.
àkabre, enfouir un animal
mort (Château -Gontier).
Cf. àkave.
(ikaijnose, cadenasser.
àko
àkaJmrc, en gaîté, enjoué
(Ernée).
àkajolc, encageoler, mettre
en prison.
àkauiye , e n c h i fre n é .
àkapotc (.<), se couvrir
d'une capote.
àkart, entrave mise au cou
ou aux pieds des animaux.
âkartt', entraver, mettre
dans une situation pénible;
— commencer à jouer, po-
ser la première carte (Pail).
àkave, encaver, enfouir,
enterrer (un animal).
àkavcj, encavage, enfouis-
sement.
àlmec, embarrasser.
àkine, se moquer de, ta-
quiner, insulter.
âkmàsc, encommencer,
commencer.
rt/r7«Jc5wrz, commencement.
àjxô, enclos.
âkôna, extrémité d'une
charrette supportant les éche-
lons et reliée i\ la kivct par la
bahucr.
àkordc, encorder, lier avec
une corde; — mettre (du
bois) en corde.
àkr
àkordèlc, encordeler, lier
avec une corde.
àkoriÇr) (s), s'encourir,
s'enfuir, s'échapper; — cou-
ler.
âJsote, encloter, mettre en
lieu clos des animaux qu'on
veut séparer des autres; —
englober (Landivy); — // et
àkote, se dit d'un lièvre cerné
au gîte par les chasseurs.
àkdtinwe, continuer.
àkôt(j-), encontre _, au-de-
vant, contre.
àkôtre, encontrer, rencon-
trer.
àkrâode, grimper, escala-
der ; — • ne pouvoir descendre
d'un arbre (Château-Gon-
tier).
àkrèpe (s), se régaler de
crêpes.
àkrine (J), s'aggraver. Cf.
àgrene, àgrine.
àkritiuer, écritoire, en-
crier.
àkru : reste àkru, rester
accroché; — ne pas croître.
àkriue, encrucher, accro-
cher, se dit par exemple
des objets jetés en l'air qui
àli 47
s'embarrassent dans les bran-
ches d'arbres : kè nw daro k
e reste àkruse aprè I patène.
àkruete, accrocher.
àknœ, àkruye, encrouer,
suspendre, accrocher un ob-
jet en le jetant dans les bran-
ches d'un arbre, sur un toit,
etc.
àkrwer, croire.
àhiie, encuser, accuser.
àhiri(r^ (s), s'encourir,
se mettre à courir, s'en aller.
àkurtine (s), fermer les
rideaux d'un lit, s'enfermer
en tirant les courtines. Cf.
àridèle.
àkwente (Pail), àkiuète, ac-
culer dans un coin.
àkiOi, encuit, mal cuit.
àlarjiÇr), enlargir, élargir,
augmenter.
àlarm, f. pi., terme de
pêche, les quatre gaules qui
servent à tendre le carrelet
et qui viennent se fixer dans
le €iuà.
àlàdibir , ramasser, fliire
provision de. Cf. amàdibir.
àline, enligner, aligner,
àli:{e, enliser, embourber :
48
aino
anti
j avô àli:^c mil i-ait c nul jvâo
à fi\à 5ê Jorj ; — s àli:^e,
s'embourber.
âliirdiÇr), cnlourdir,
étourdir.
àmare (s), s'enfoncer dans
une mare.
àniàea, toute espèce de
choses.
àinà€é, f., invention, idée
saugrenue. Cf. dtvinc.
àmà£e, emmancher, entre-
prendre.
àmàemà, emmanchement,
arrangements bizarres : à
via cil àmà€nià !
àniàtle, emmanteler, cou-
vrir d'un manteau.
àmè^e, amadouer. Cf.
ajiicee.
àméle, àinéléye, mêler : mit
jninà a s maté a tu 1^ ékrl
àméle j s e bc su lé folè k a fé
6 hi la.
àmese, qui a assisté à la
messe. Cf. amese.
àini, emmi, parmi (Bier-
né).
ihiiitofie, emmitonner, en-
velopper (Pail).
àmo€one (j), se mettre en
grumeaux
Ct. ainocone.
à mole (.<) , àmolote (s) ,
s'embourber. Voir mole.
àmtiraye , emmurailler ,
emmurer (Pail).
ànarte, mettre une terre en
valeur, la préparer pour l'en-
semencer. Cf. àmrte.
àné, année.
àmgri(r), enaigrir, aigrir.
àner, état de la terre, pro-
duit qu'elle peut donner;
— fér 6ôn ànêr, ensemencer.
ànerte, ensemencer,
ànikro€, anicroche, obs-
tacle, arrêt.
àno6e, inviter à une noce.
ànoye, ennuyé : // c bcn
chioye a la méiô. Cf. ànuyc.
àntii, non plus (Pail). Voir
tu.
àimyabl , qui cause de
l'ennui, de la douleur.
à)iuye, ànweye, ennuyer;
— s àniiye dû, s'ennuyer de,
regretter, désirer : / /// àniiy
d aie ô nos, il me tarde d'al-
ler aux noces; — ; m àniiy
be d ve viejà; — nos ànuy
be d et ô prùmye d l à. Cf.
ànoye.
àpa
ànuyu, ennuyeux.
àniui, aujourd'hui (Châ-
teau-Gontier). Cf. anè ,
anwi.
àpafe (js), se rempHr jus-
qu'à la gorge, se rassasier,
manger à l'excès.
àpagane (/), se salir, se ta-
cher.
àpaje, embarrasser. Cf.
àpeje.
àpajmà, empagement, em-
pêchement.
àpanre, empanerer, mettre
dans un panier.
àpâom, empaume, empan,
ce que mesure la main ou-
verte (terme du jeu de ca-
nette).
àpâome, empaumer, em-
poigner (quelqu'un), serrer.
àpâom, mettre (du linge)
dans h paon, la cuve à lessive.
àparle, emparlé, hardi ; —
d'abord facile : mit htrjwe e
bln àparle, i n e piue fyer
(Cource bœufs).
àparone, mettre la paronne
à un cheval.
àpaté, f., empattée, en-
jambée.
àpê 49
àpaîufye, repus.
àpat-Kye, surcharger quel-
qu'un d'ouvrage, de manière
à ce qu'il ne puisse pas en
venir à bout.
àpàdàse, accrocher (un ob-
jet) : àpàdàse de sak âpre de ht.
àpàdàsé, f., assemblage de
plusieurs objets de même
nature suspendus ensemble :
œn àpàdàsé d bôdë, d sâosis.
àpàse, empenser, penser
sérieusement; — empanser,
foire manger trop d'aliments ;
— manger beaucoup, se rem-
plir la panse; — àpàse (j),
se bourrer de nourriture.
àpàsmà, action de manger
avec excès.
àpàsur, action d'empan-
ser; — indigestion.
àpeje, empeser, empoisser ;
— embarrasser. Cf. àpaje.
àpejmà, action de s'em-
poisser; — embarras.
àpere, empiré, gâté : farin
àpere ; — se dit du linge taché
par l'humidité (Montaudin).
àpetarde, donner trop à
manger.
àpétÇr), empêtre, entraves
4
50 àpr
aux jambes des bestiaux. Cf.
àhœd, hœd.
âpétre, mettre des entraves
à (un animal).
àpctrej, action d'empctrer,
entraver.
îîpctHre, peinturé,
àpiràs, empirement.
àpleye, employer.
àpli(r), emplir, saillir, té-
condcr en parlant des ani-
maux : / ioryào n a pu'l indu
àpli nnt va€ gâr.
àpliye, emplier, doubler,
replier.
àpo^e, àpo€tone, mettre en
sac; — remplir jusqu'à la
gorge.
àpol, ampoule.
àpole (5), s'ampouler, s'é-
corcher.
àpopote, tombé en enfance ;
— endolori.
àpotiee (s), se remplir la
bouche de quelque chose de
collant.
àpd\ie, empoigner.
àpràr, emprendre, entre-
prendre.
àprè, auprès, après ; d'am-
près, Le D., p. 45.
are
àpn : dyab m àpii, le diable
m'empue! (juron).
à pli là //(/■), c m p u 1 e n t i r ,
empuantir.
àpunc::i{r), empunaisir,
empester, empuantir.
àpuste, a., plein de puces :
œ H àpuste.
àpiiiem (5), se souiller.
àpîilvene , a., qu'un rien
embarrasse.
à^unie, donner trop de
pommes à manger; — 5
àpiime, s'étrangler en avalant
des pommes sans les mâcher
(se dit des animaux).
àpweye, employer.
àpwèiie, empoigner. Cf.
àpôiie.
àpyât{r), emplâtre.
àpyâtre, mettre un em-
plâtre.
npyœme (J), s'emplumer.
ùpyoïie, empionné, ivre.
Cf. pyô ; — vaincu .
àraeinc, enraciné.
àrajye (5), s'enrager, se
mettre en colère.
àrœme, enrhumer.
àrêje, enrager.
àrese, arrêter (iMontenay).
aru
àreye, enrôler, commen-
cer (en parlant d'une opéra-
tion de longue haleine) :
y alô àreye d resye a écrive.
Voir rè. Cf. arute-y — pour-
suivre quelqu'un; — sàrèye,
s'élancer (Ambrières); — se
mettre à : dpi k i 6 et àreye a
bèr.
àrese, enroué : il tè grn d
la kulas, bâ su la vil e la
vwe àrèse.
àribane, enrubanné.
âridéle, àridle, fermer un
lit avec des rideaux. Cf. àkur-
tine.
àrime, enrhumer.
àroee, enrocher, enfouir.
Cf. âkave.
àrote (s), se mettre en
route; — se préparer, se
disposer à.
àrôse (5), se prendre dans
les ronces; — biik àrôse, bouc
embarrassé dans les ronces;
// ê korn œ biik àrôse, se dit
d'un homme hargneux (Lan-
divy).
àriiee, faire entrer un es-
saim d'abeilles dans une
ruche; — s àruee, s'enru-
asé
51
cher, entrer dans une ruche.
àrumase, enrhumer.
àriisiÇi-), enroussir, rous-
sir.
àrnye, enrouiller, rouiller.
àruxine, embarrassé dans
la rédaction d'un écrit, dans
la direction d'un travail
ma n u el . Voir nizin .
àrwe^e, enroiser, mettre le
chanvre ou le lin à rouir.
àsabate, ensabaté, désa-
gréable, maussade, aimant à
faire le mal.
àsabate, àsablate, ensorce-
ler, enguignonner; — trou-
bler profondément.
àsaee, ensacher, tasser un
sac plein.
àsake, tirer par saccades.
àsâove (s) , s'ensau ver ,
s'enfuir.
àsàby, ensemble : i s sô
partéje d àsàby, ils se sont
séparés.
àsàbyémà , ensemblement,
ensemble : ; partira tèrtu
àsàbyémà.
àsénaye, àsnaye, engranger,
mettre le fourrage au gre-
nier. Voir séna.
5 2 asiv
àseple, enccpelé (Bais),
bhi àscple, bien embarrassé,
ne sachant comment faire.
àser€t\ encercher, cher-
cher.
âserkle , encercler , cer-
cler.
àscte, enceinter, engrosser.
àsilraye, griser avec du
cidre; — sàsitraye, s'enivrer
avec du cidre.
âsmâ, ensement, ensem-
ble, en même temps.
àsmàse, m., terrain ense-
mencé, ensemencement.
àsorsom, jeter un mauvais
sort.
àsukre, mettre du sucre.
àsîiby, ensouble, instru-
ment de tissage, morceau de
bois rond sur lequel est en-
roulée la chaîne et qui est
garni d'un rouet pour tirer
les éeàté. Cf. pivwer.
àsîi^e, bien porter un coup
(Pail).
àsiiee, immobile, arrêté.
àswene, ensoigner, soi-
gner; — s àsweiie, se soigner.
àsiuiye, ensou illier, enve-
lopper d'une Sîviy; ne se dit
àt
que de ce qui compose l'in-
térieur d'un lit.
àsiviyur, enveloppe du lit
de plumes; — taie (d'oreil-
ler). Cf. swiy.
àsibivà, ensuivant, à la
suite : / asàbye kmàs €œ }iii
l trivciyem dimàe apré la
Pàtknt e kôtiiin le tra jur
à&ibivà. Cf. Le D., p. 195.
àsivivr , ensuivre, pour-
suivre.
àsyàte, enscienter, conseil-
ler, diriger (Pail).
àsyœvr, ensuivre, pour-
suivre.
â6ye, anciés, en attendant
que (Pail). Cf. âdsye.
âsyè, ancien, âgé : mit pér
i' ben âsyè; — la nier àsyen
la ba.
àt, entre (devant une con-
sonne). Cf. âtér, àtr.
àt, ente, pommier : et dà
œn àt de pmm dû du, être
dans un ente de pommes
de doux, être bien accueilli;
— les Antes, l'Ente, les
Entes, nom de lieu; —
hante, manche de faux, de
touet. Cf. inàtè.
àtê.
àtakre, encrasser, tacher
profondément : v^ oré bè du
dœl a àlve 6té tae la, s et
àtakre dà l étof; — œn nap
àtakre d ve.
âtaye (s), s'entailler, se
quereller, se battre.
àtà, antan, l'an dernier :
du 6it d àtà (Gorron, Lan-
divy).
àtàdi, entandis, tandis,
pendant.
àtàdmà, entendement, ar-
rangement, accord, transac-
tion.
àtàduriret, jeune fille qui
écoute secrètement les doux
propos de deux amants à la
fois.
àtàdiuer, entendoire, intel-
ligence, esprit.
àtàiif, ententif, attentif.
àtènà, poulain de i8 mois
(Courcebœufs).
àtèr, par àtêr, entre (à la
fin des phrases ou devant
r, t) : vey vu bè l fusa, la
grw^ émus, e l àt par àtèr;
— àtèr dœ, adv., entre deux,
moyennement : la truv tu
bè bel? — àtèrdœ.
àto 53
àtèrgarde (s) , s'entrere-
garder, se regarder l'un
l'autre.
àtèrtenmà, entretenement,
entretien, conversation,
àtœrt(r), entortiller, en-
velopper (Landivy). Cf.
àtortÇr).
àtèm, entame (du pain)
(Saint-Thomas).
àterbaêe, empêcher.
àterej, enterrage, enterre-
ment.
àtème, entamer.
àtife, exciter une personne
contre une autre (Château-
Gontier).
àtifle, enticher, enjôler.
àtigu, pain d'antigou, sorte
de pâtisserie (Mayenne).
àtimàsœ, qui entreprend
des bagatelles.
àtimà^é, f., entreprise fri-
vole.
àtimàee, v., entreprendre
des bagatelles. Cf. àmàee.
àtkào:^e (j), s'entrecauser,
se causer l'un à l'autre.
àto, déviation, entorse.
àtonwe, entonnoir.
àtor, alàtor, pr. , à l'entour.
54 àtr
autour : ÂV vi'n vu hor ecrcc
àtor mè? — adj., entortillé :
// ave an hord à tort otiir du
kii; — de travers.
àtorleye, entortiller.
àtort(r), entortiller, enve-
lopper dans quelque chose :
fôt i h j âtorj tu vot fè dà l
àeerye ?
àtô, enton, jeune pom-
mier.
rt/(;), entre; préfixe for-
mant des verbes récipro-
ques; — i 5 àt sô hô tu dœ,
ils sont bons l'un pour l'au-
tre. Cf. àtèr.
âtrâs, entrance (entrée du
fermier dans une ferme) :
5 et i kè v n avépwefè d mot ré
a vut àtràs ?
àt(r)bàje, entremêler
(Craon).
àtrekrir (5), s'entr'écrire,
s'écrire l'un à l'autre.
àtrède (s), s'entr'aider.
àt{r)melr, entremetier, en-
tremetteur.
àt(r)mélmà, mélange, con-
fusion, pêle-mêle.
rt/rd»,chosedonton ne veut
pas dire le nom. Cf. libwen.
àvè
àtÇr^parlc (.5), s'cntrepar-
1er, se parler l'un à l'autre;
— être fiancés : / gâ Jà e la
Lioi\ 6 àtparlà dpi bètœ dœ
6mèn.
nt{r)prci, entreprise.
àt(r)savè{r) (s) , s'entre
savoir, s'entendre, être de
connivence : le dœ gà n s
àtsavàt i pa, n sôt i pa d mèe.
ât{r)tt'iu(r) , tenir en-
semble; — 6a s àttye bê,
c'est plus difficile qu'on ne
pense.
àtrur, entrure, sillon creu-
sé par le passage de la
charrue.
a/(/)i't; (j), s'entrevoir, se
voir l'un l'autre.
àt(j-^vu, partie du plafond
située entre les solives.
àtîir de (a /), à l'entour
de, autour de.
àtnrne, entourner, entou-
rer, envelopper.
àvaT^i, envasi, grossi, en-
graissé.
àvèniQ'), àvniQ-^ (5), s'en-
venir, venir, revenir : / s an
et àvnu kàt e mè; — vyœ tu
bè t àvni, pti niàsu !
avi
àvœre (5), dévorer, s'em-
piffrer.
àvek, avec.
àveye, envoyer.
àz'ejy/(r), envieillir, vieillir.
àve':{e, embarrasser.
àve, orvet, petit serpent
non venimeux : si àve veyè,
si sur eyè, si bœ hônésè sa fors,
paz^ dm ô niôd ne vivre.
àvi, envie, envie de vivre :
se pti gorl la a bon àvi.
àvirà, àvirô, environ, pr. ,
vers, du côté de, autour,
chez, sur;/^r àvirà l bestyal,
s'occuper des bestiaux. Cf.
âpre ; // e metnà àvirà œ môsyœ
d Pari ; — tu le syœ d ee nu
àwa 55
sot a st œr avirô l fe; — s
été avirô la Tuse, àvirô la
fânri; — i s aroei su ma e
resti àviro ma pu d œ kar d
œr; — et àvirà œn €u:(, s'oc-
cuper d'une chose. Cf. apré.
àvirole (s) , s'enviroler ,
se mêler, s'enrouler, s'en-
tortiller.
àvlime, envenimer : t a la
œ mwà mao; le via ki hnàs
a àvlime; — empoisonner.
avuye, enfiler; — àvuye
sô £me, se sauver.
àvweye, envoyer. Cf. àveye.
avya,
invention ou idée
bizarre.
àiuane, a., entêté.
bab
bah
Ba, Bais.
ba, bas, région du Sud;
— ouest; — ba €mè, chemin
d'exploitation situé dans un
bas-fond, et en général tout
chemin étroit et en mauvais
état.
bâ, beau (Landivy). Cf.
bâo.
baban, femme lente et
ennuyeuse.
babi, petit enfant, garçon
ou fille; ne se dit que par
mépris et équivaut à petit
morveux.
babin , moustache; —
barbe d'un animal, par
exemple d'une chèvre; on
désigne aussi sous le nom de
babin les appendices infé-
rieurs du bec des coqs et des
poules (Landivy).
bablào, celui qui parle à
tort et à travers et peu dis-
tinctement, qui bablaude.
bablâode, parler très vite,
beaucoup et peu distincte-
ment.
babloear, qui ne sait point
répondre par de bonnes rai-
sons, qui parle inutilement
pour ne rien dire, qui n'a
que des niaiseries à opposer
aux observations qu'on lui
adresse.
bablo€, f. pi., mauvaises
raisons données à quelqu'un,
paroles inutiles et qui ne
prouvent rien.
/'rtWt'^^, parler inutilement,
bas
à tort et à travers.
bablot , bavarde (Saint-
Thomas Je Courceriers).
bablote, parler vite et peu
distinctement (Pail).
babwè, gamin; — celui
qui parle beaucoup et peu
distinctement. On donnait
autrefois à Laval le nom de
babouin à des figures qui
jouaient un rôle dans la pro-
cession de la Fête-Dieu;
c'étaient des têtes de bois à
mâchoire mobile mue par
des ficelles et que l'on faisait
jouer au passage de la pro-
cession.
babivine, babouiner, action
de remuer souvent les lèvres
sans parler distinctement.
babyol, f. pi., petite espèce
de cerises.
babyolye, babiolier, qui
n'aime que les babioles.
bas, espèce de filet ou
hotte en osier de forme co-
nique pour prendre le pois-
son; — carrelet pour pren-
dre le poisson (Montjean).
hase, pêcher à la bâche; —
5 bâche, s'habiller.
baf 57
basiko^e, r, chicanier, ère.
basikote, chicaner pour
payer. Cf. basikote.
basin, bassinoire.
basa, espèce de filet en
osier de forme conique pour
prendre le poisson. »
basdte, pêcher à la bâche.
badèn, grand râteau pour
râteler le foin (Mayenne).
Cf. rakol.
badegwe6,\)2ià.\gomcQ, joue,
mâchoire.
badgnl : danser à badg-ul,
danser aux chansons (Saint-
Berthevin, Loiron).
badriye, badriyu:{e, tacher,
sahr (la figure).
badriyu, sale.
badwer, bord de l'eau
auprès du vieux château,
partie du Val de Mayenne et
de la Grande-rue, à Laval.
Cf. Duchemin de Villiers,
Essais historiques, p. 310,
424.
baf, baffe, claque, soufflet.
Cf. paf.
bajurej , débris de four-
rages restant dans les gre-
niers; — vieilleries, tas de
58
bag
guenilles, d'objets de nulle
valeur.
baciio, bavard.
bage, baguer, passer un fil
dans les bords d'un bonnet
de femme pour l'empêcher
de^e déformer (Pail).
bagè , lepiota procera ,
champignon comestible, une
des rares espèces que l'on
mange dans les campa-
gnes, car le Mayennais a
horreur des champignons en
général.
bagnâod, les plus grands
morceaux du swi, des or-
dures : j n e pwe l ta d nèti
6 gènje la, j va smà îite Je
bagnâod (Saint-Germain-le-
Fouilloux).
hagnâodri, baguenauderie,
discours frivole.
bagne, menton.
bagoryâo, mélange d'orge
et d'avoine.
bagote, articuler mal; —
bavarder.
bagu, pi., bavardages, sor-
nettes, balivernes, men-
songes : 5 ké vu dit la 6 e dé
bagu.
bal
baguJào, bagular, bavard.
bagule, bagouler, dire des
balivernes , bavarder. Cf.
bargule.
bagulmâ, bavardage, sor-
nette, baliverne.
bagnlyâo, qui ne sait dire
que des sornettes.
baguyar, bavard. Cf. ba-
gular.
bajar, pesant, difficile à
monter (Ernée); — homme
peu leste, empêtré.
bajarè, bat- jarret, palon-
nier (Landivy). Cf. baku.
bajè, petit pain fiit avec
de la farine d'avoine; —
pâtisserie de Gorron, même
pâte que les kône ou t ravivé.
Cf. simèryâo.
baké, petit bâton que l'on
fixe au cou des oies pour les
empêcher de passer à travers
les clôtures.
baku, bat-cul, palonnier,
traverse de bois que l'on
met au-dessous de la crou-
pière, dans le harnais, pour
écarter les traits. Cf. bajarè.
bal, {., baie, enveloppe de
l'avoine (Landivy) ou du
hal
blé. Cf. pu, epigô. Au figuré :
tô kîikâo i n vô pa àœ 6u, s
et œ hiMo d bal; — m., bail,
œ bal de trwe sis nœf.
balade (j), flâner, courir
les boutiques.
balâode, colporter une nou-
velle.
balà : aver du balà, pen-
cher, avoir de la pente; —
don vu du balà, laissez-vous
aller, ne vous tenez pas
raide.
balàdrè, fainéant, flâneur,
traînant sa fainéantise de
côté et d'autre.
balàsiuer, balançoire,chose
insignifiante.
baie, pendre, être sus-
pendu, flotter en l'air : /
meta tu lé jur lœ drapyâo
mer du a bah dvà ma fnétr;
Jambe balle balle ben
Cel' qui n' ballera pas ben
On la donn'ra au p'tit chen.
(Chanson de nourrice.)
— pencher : / àl bal bc su
le eme.
bàle, beugler. Cf. bane.
balê, balet, toiture; se dit
bal 59
particulièrement d'un au-
vent, d'un petit toit placé
au-dessus de certaines bou-
tiques et au-dessus d'escaliers
et de paliers d'escaliers ; —
abris en genêts ou en paille
situés sur les routes, et où
se réfugient les casseurs de
pierre; — balai : done du
balé, chasser, expulser.
balêt, petit balai.
baleyet, balayette, petit
balai de foyer, en genêt.
balèyu, balayeur.
balè:(, espèce, sorte, gran-
deur, étendue.
balè, balin, paillasse rem-
plie de baie pour les enfants
du premier âge; — langes.
balivyâo, jeune arbre
coupé.
balivyâode , colporter les
nouvelles.
balise, balayer.
baldmr , bambocheur, li-
bertin.
balaie, balocher, bambo-
cher, mener une vie dissipée,
balône, donner un coup de
pied au derrière de quel-
qu'un. Voir balô.
éo bal
halàne, marchand qui, la
balle ou la hotte sur le dos,
parcourt la campagne pour
acheter ou vendre des œufs
ou des volailles.
balàt, poignée ballante en
cuivre ou en fer, au moyen
de laquelle on ouvre les
tiroirs des vieux bahuts; —
balle à jouer. Cf. ték.
balô, derrière de l'homme.
baliirdri, balourdise.
balwer, f. , tenon, partie
d'une pièce de bois entrant
dans une mortaise; — barre
qui élargit la charrette en
avant et en arrière de chaque
roue.
balye, balayer : / va falé
balye l siui k c atnô l èskaye.
balyé, balyèr, balier, ba-
lière, petite paillasse faite
avec de la baie d'avoine, sur
laquelle on couche les petits
enfants; en particulier la
toile dans laquelle on mot
la baie; — jeu du N.-O. de
la Mayenne et du sud de la
Manche; se joue avec des
bal (galles de chêne) sur une
surface garnie de terre glaise
ban
et balayée très fréquem-
ment.
balyiir, balayure.
bâmiÇr), flétrir, fiiner.
ba mu se, chasser, renvoyer,
gronder, réprimander : atà
mwa gd, j tè va bannise dé d
la.
ban, f., femme de forte
corpulence et commune; —
nuage noir que l'on voit au
coucher du soleil.
banâo, banar , pleurni-
cheur.
bane, v., mugir, beugler:
la va€ ban; — pleurer avec
de grands cris : / ban kom œ
vyâo ki vyœ pràr sa gut . Cf.
baie.
bané, n. f . , action de
baner : / p-iiv pti gà a bè
s II fer; pàdà lut la nivi sa n a
clé k œn bané; — hente de
poule; — balourdise : à via
t i kor œn bané.
bani, f., publication des
bans; — criée (Pail).
ba>!i(r), bannir, publier à
haute voix : si v pàse l ava
perdu aniô la vil, fô Ifér bani;
— ô l:;^ a bani anû'i a l
bâo
egli:^ ; — / n vô pwè tarde a
5 marye, piskê -lé via bani.
banœ, hanu, ;{, pleureur.
banô, banot, petit homme.
banot , banotte, petite
poule.
banàOy tombereau léger,
ordinairement traîné par un
homme. Cf. hè\jâo.
banal, mauvaise voiture.
bâo, bâ, beau : // a bô,
il est riche.
bâob, bègue.
bâob, bôb : fér la bâob, faire
la grimace, la moue.
bâobar, enfant qui suce
son pouce; — qui s'amuse
à des niaiseries, nigaud.
bâobase, baisotter, embras-
ser souvent.
bâobà,an, niais. Cf. bâobà.
bâobàsye, r, vain, présomp-
tueux, orgueilleux.
bâobe, bôbe, baiser; — re-
garder la bouche béante et
les yeux démesurément ou-
verts; • — s'amuser à des
niaiseries.
bâobè, t, qui reste bouche
bée : œspés de grà bâobè; —
qui ne sait pas faire grand'-
bâo è I
chose, qui perd son temps
à des niaiseries.
bâobèyar, d, qui s'amuse à
des niaiseries.
bàobêye, bâiller à la surface
de l'eau en parlant des pois-
sons; — ânonner, bégayer;
— perdre son temps.
bâobè, in, hobe, niais, -e.
Cf. bâobar.
t
bâobi, bâob'wo, niais. Cf.
bâobar.
bâobik, grosse trique.
bâobiy : i nn à rest bâobiy,
il n'en reste rien.
bâobiydne, s'amuser à des
niaiseries.
bâobiyô, qui perd son temps
à des riens, bonasse.
bâobye, imbécile, idiot.
bâodnià, baudement, gaî-
ment, plaisamment.
bâodray, entrailles d'un
animal.
bâofre, bâfrer, manger
gloutonnement.
bâofru, bâfreur, qui mange
ou boit goulûment.
bâoj, tige de bois ou de
métal servant à mesurer, en
particulier règle des sabo-
62 bar
tiers; — taille, grandeur de
corps.
hâoje, mesurer en lon-
gueur.
hâohi, beaucoup.
bàom, baume, les plantes
du genre menthe.
Bàavè : niôte hâùvc, monter
la rue de Beauvais à Laval.
Cette rue conduisait direc-
tement à la route royale de
Paris à Brest et servait de
passage aux forçats de toute
la Normandie : monter Beau-
vais, c'est aller aux galères :
tè ta dô^ mwèi^ prâ, mô grà
pér n a piue môte Bâovè kom
lèkè!
Bâoyœ, Beaulieu, nom
d'une commune.
bAo:^ào, bàv:(ô, niais.
bar, barre, levier, verrou,
espèce de soliveau qui entre
dans la muraille comme dans
une gaine et sert à fermer en
dedans, à verrouiller la porte
des maisons des paysans.
bara, étourdi.
bara^Ao, barateau, manche
d'une baratte; — manche
en bois dont se servent les
bar
enfants pour enfoncer la
balle de il lasse dans leur ca-
non de sureau. \'oir han
pet tuer.
barâode, aller de côté et
d'autre (Craonnais).
barat, baratte; — nénu-
phar blanc, surtout le fruit
avec lequel les enfonts con-
fectionnent une petite ba-
ratte; — mesure de capacité
valant 50 litres (Saint-
Aubin).
haraic, flotter; se dit des
vases qui ne sont pas entiè-
rement pleins; — baratter.
Une femme qui a ses règles
ne peut faire du beurre, dit-
on. Le beurre est moins
abondant, prétend-on, à
l'époque de la floraison des
châtaigniers (Dr. L.).
bnraté, barattée, partie du
lait qui reste dans la baratte
après l'extraction du beurre;
— mesure pour les solides,
valant 25 litres, employée
dans le nord de la Mayenne;
à La Dorée, on distingue la
grande barattée (50 1.) et la
petite barattée (25 1.), me-
har
sures employées pour les
pommes et les poires. Cf.
baratd, batte à beurre.
barà€0, grand baquet.
baràsàne, faire le remue-
ménage. •
baràsô, tapageur.
barbakrô, a., barbe à crocs.
barbèyô, barbiyô, barbe de
l'épi de certaines plantes
graminées comme l'orge et
le froment : / avalô bl du swi
a pase nut grè à midi, rapor ô
barbèyô.
barbu, f., gelée blanche;
— jeu de toupie où l'on
remarque la toupie qui
tourne le plus longtemps.
barbuse, barbusser, balbu-
tier.
barbuyé, f . , affaire compro-
mettante, embarras.
barbuse, couvert de boue
(Château-Gontier).
barde, courir vite : via œ
jvâo h bard be (Andouillé).
barde, pou du mouton.
bardule, barbouiller (Châ-
teau-Gontier).
bare, barrer (une porte) ,
bar 63
mettre la barre ou le verrou.
barèye, rôder, aller de-ci
de-là en revenant souvent
vers le même endroit, comme
les chauve-souris lorsqu'elles
chassent; — barrer, fermer,
poser quelque chose en tra-
vers; — mettre des barres
ou des traits en travers d'un
papier ou d'une étoffe.
bargène, barguigner, mar-
chander.
bargvlaj, paroles oiseuses.
bargnlar, qui parle trop et
souvent médit ou calomnie.
Cf. bagular.
bargule, parler trop et pour
ne rien dire de bien. Cf.
baguh.
barj, barge, meule de
fourrage, d'épis, de gerbes,
de fagots, à base rectangu-
laire ou carrée. Cf. payé.
barje, barger, faire une
meule de fourrage, d'épis,
de gerbes.
barkaye, barkayone, mettre
le nez partout.
barkayô, objets de peu de
valeur.
barkè, baquet.
64 l'cis
burin, berlue.
barnej , barnaige, suite,
équipage. Le Doyen, p. 69.
barvûlt', voleter.
barwe, barre en bois i
laquelle on suspend le cochon
après l'avoir tué et échaudé
(Landivy).
baryâo, barreau; — qui
va çà et là sans affaire.
baryâode, aller d'un côté à
l'autre sans avoir affaire.
bas œr, partie du jour où
le soleil est près de se cou-
cher. Voir hâot œr.
basé, bas d'un buffet
(Château-Gontier).
basé, t,a. bas : de piva basé,
de fev basét; œn (pul); —
basét, petite poule. Cf. baslà.
basikôte, marchander et
aussi hésiter à payer la mar-
chandise.
basin , bassinoire . Cf. ba^in.
baskœle, basculer, peser à
la bascule; — tomber.
baslô, àt , petit, bas dé-
taille : œn pal baslot , petite
poule. Cf. ba)iot, base t.
basa, poignée de chanvre
vert : st ane j àrô be du^^ sa
bat
basa d eîibr dà mit /ivr^v(î<?.
bastâo, petit bahut, vieux
buffet; — homme trapu; —
chien basset; — futur mari :
s e sô bastâo, c'est son Bas-
tien.
bastà , t, basiant, bien
portant, agile, alerte (Craon-
nais) : et -mi bc bastà anibi?
bâta, bavard, faiseur d'em-
barras : hœ grà bâta!
batalfy, battable, qui est
propre à être battu (cé-
réales) .
batarye , se dit d'un porc
maigre pesant entre 25 et
50 kilos.
batarye, battoir pour le
lin.
bataye, batailler, discuter,
marchander; — divaguer,
rêver tout haut.
baîœ, batteur, journalier
qui bat le grain.
bâte, bâter, mûser, se pro-
mener; — habiller.
bâte : tab bâte, table servie.
batén, grand râteau à dents
de bois servant à ramasser
les foins ou la paille dans
les champs (Gorron, Pail).
bat
batène, amasser le foin ou
la paille avec un grand râteau
à dents de bois.
batéxp, inclinaison : le huyâo
ô trô d batéxp.
bâti, m., bâtiment peu im-
portant construit en terre ou
en bois.
baU:(ye, baptiser.
batlar , qui court çà et
là.
batle, charger une table de
mets : tab batle, table char-
gée de mets (Pail); — aller
et venir sans rien faire, flâ-
ner. Cf. bâte.
bâtone (terme du jeu de
pirli), mesurer avec le bâton
en augmentant le nombre
des mesures, c'est-à-dire tri-
cher (Landivy).
bàtôy Arum maculatum.
bair (iè), se battre, se dé-
battre.
batri, batterie, battage des
grains; — aire; — • ensemble
des ouvriers réunis pour la
batterie; — rixe.
batwe, battoir.
batyâo, vieilleries, mauvais
meubles (Pail).
bay 65
baut, cahutte, hutte, ca-
bane.
bavase, bavarder.
bavèsye, Bas Vestiers, pay-
sans de la Mayenne, ancien-
nement vêtus d'une courte
veste. A Pré-en-Pail, on dé-
signait sous ce nom les pay-
sans et les paysannes de Ba
(Bais).
bavoee, brouillasser.
havoemà, brouillard.
bavok, bavoler, voltiger.
bavose, bavarder.
bûvosye, bavard.
bavref, bavette, menton-
nière.
bavu, :(, baveux, -se.
baye, bailler, donner,
bayé, f., bail, cession.
bayi, f., baillie, pouvoir,
possession.
bayr , boire. Cf. baer ,
ber.
bayras, f., mauvaise bois-
son.
bayrèfô, boisson forte.
baysone, r, boissonnier,
-ère, ivrogne.
bayt, boisson (Château-
Gontier).
G. DOTTIN.
Glossaire.
66
bàl
l>ti\liinis, ni>uivaisc lH)is-
son. Cf. lunitis.
baytur\c, ivrogne, qui
s'enivre avec de mauvaise
boisson. Cf. bchirxc.
ba~cli(k), basilic (plante),
Ocymum basilicum.
ba:^èti, basane.
bà : /•///■ à bà, four .i ban,
four banal.
bà, bien : c bà, eh bien !
(Colombiers).
bàbà, bruit fait par le tam-
bour.
bàbi€, bambine.
bàboe, babouche, pantou-
fle; — petite fille.
bàdé, bande (d'oiseaux, de
moutons, etc.).
bàscl , f . , banc de bois,
petit banc sur lequel une per-
sonne seule peut s'asseoir;
— banc à plusieurs places
sur lequel on s'assied autour
de la table, dans les fermes :
mit mctr, n reste piue su la
bàsel, (isi\ Vil sur œn eér.
bùdâ, homme stupide; —
paysan. Cf. bédâo.
bùdnodyer, appartement
dont la cheminée fume beau-
/',7
ctiup (Villaines-Ia-Juhel ).
Cf. bedû'àodyer .
bedarc : eœ an bàiarc, tom-
ber sur le ventre. Cf. pàsé.
bedase, travailler sans suite,
sans ordre (Craonnais) : / //
avàj pivè, i n je k bôdase.
bedasé, f., amas, poignée.
bùdè, taureau (Ambrières).
bùdèdè, homme léger, sans
tête.
bedi-bàltt, colique.
La bèdi bùdu
j e grà mal à vàlr
la bùdi bùdu
j e grà mal partit.
(Chanson.)
bèdii, L, bedoue, rouge-
gorge (Saint- Aubin -du -
bé.sert, Pail).
bàkuê, niais (Bierné).
bùlè, belin, bélier, Le D.,
p. 4). Cf. blè.
belô, belot, terme d'ami-
tié : mô pli bùlô, pôv pti ra
blô; — sot.
bdute, ne plus penser à ce
que l'on fait ou à ce que Ton
dit. Cf. Mule.
bcr
bèliuâodc, avoir des éblouis-
sements.
hèliuar, qui a des éblouis-
sements, qui a la vue mau-
vaise.
bèlwe, beluer, se troubler
(en parlant de la vue).
hèlivè, f, naïf, -ve (Bierné).
bèlûièt, bluette, étincelle;
— éblouissement ; — conte
en Tair, sornette.
bèlïbète, avoir des éblouis-
sements : l:{yœ m bèlibètà.
bèrbi, brebis.
bèrbyèt , brebiette , petite
brebis; — chaton de noise-
tier.
bèrbyonc, marmotter entre
ses dents (Landivy); —
avoir l'esprit dérangé, battre
la campagne.
bcrbyô, brebion, qui mar-
motte; — qui bat la cam-
pagne.
bùrdane, bavarder.
bùrdas, rabâcheuse, rado-
teuse.
bùrdasœXi bavarde.
bèrdase, bredasser, radoter,
s^imuser à dire des riens.
bèrdasri, futilité, niaiserie.
bi'r
67
discours incohérents et pa-
roles inutiles, radotage.
bérdasye, causeur ennuyeux,
qui dit sans cesse les mêmes
choses, qui radote.
bcrdà, bavard (Cource-
bœufs).
bèrdàse, agiter, secouer :
/ s fil ira tra pur bèrdàse la
ko€ :
Vous qui quand suis es paradis
Moaisement berdancez ma porte.
Ms. 22.
bèrdàsfuà, bredancement,
secousse, agitation.
bèrdàsàne, sonner violem-
ment.
bèrdàsdné, f., action de
sonner violemment : à via
œn bèrdàsàne!
bêrdâsu, ;(, qui bredance.
bèrdàswer, escarpolette.
bcrdùdâo, qui tombe lour-
dement.
bèrdèlc, bredeler, se dit
d'un fuseau percé trop gros
pour la broche, et qui fait
du bruit. Cf. bèrdéle.
bcrdcl, bretelle (Montour-
tier, Landivy).
6cS
hh-
kr
l'i'rdèlnu'i, action de brcde-
1er.
/V/- (/(■"', /;/ , q u i red i t to u j o u rs
les mêmes choses; — qui
fait peu de besogne en se re-
muant beaucoup, qui man-
que d'attention; — minu-
tieux (Craon).
hùrdèdè, bruit que fait la
clochette, la sonnette d'une
porte; — mauvaise voiture.
bèrdcgèt, sonnette.
bùrdi-bùrda, expression très
familière qui s'emploie en
parlant d'une chose dite ou
faite avec trop de précipita-
tion,
bùrdinaj, conversation fu-
tile, dans laquelle reviennent
toujours les mêmes choses.
bùrdine, brediner, s'amuser
à des riens, perdre son temps
en niaiseries; — bavarder
(Landivy). Cf. bùrdrinc.
bùrdinri, bredasserie.
bùrdine, r, rabâcheur; —
qui fait beaucoup de bruit
et peu de besogne. Cf. bôrdc.
/'(*;'J7>,bredire,crier,braire.
bùrdos, instrument de ton-
nellerie.
bùrdrc, lambin, peu vif.
Cf. bùrdè.
bùrdrifw, lambiner.
bùrduy, grosse femme.
bùrduyâo : rt'vni avck sa bùr-
diiyào, ramue 6ô bùrduyâo,
revenir bredouille, se dit des
filles qui reviennent de la
danse sans avoir été invitées
à danser.
bùrdiiyc, bredouiller.
bùrdiiyè, m., petite an-
douille.
bùrkè, vilebrequin (Er-
née); — administration
d'une maison : s c U ki men
In I bùrkè.
bùrkine, marcher mal,
comme les enfants cagneux ;
— flageoler; — travailler
maladroitement et peu.
bùrkiy, béquille.
bùrkiyar, béquillard, qui
se sert de béquilles.
bùrkiye, béquiller, marcher
avec une béquille.
bùrlâo, brelaud, diseur de
riens, bavard (Saint-Tho-
mas-de-Courceriers).
bùrlnode, dire des riens.
bùrlâodri, affaire insigni-
bér
fiante; — paroles légères
(Ballée).
bèrlà, brelan.
bcrle bèrlë pêst, jeu d'en-
£int. Chaque joueur pose
l'index de la main droite sur
le genou de celui qui fait le
chat; celui-ci décrit des cer-
cles au-dessus de la main
droite des joueurs en disant :
berlin-berlin, et cherche à
saisir l'index de l'un d'eux
en criant peste; celui qui se
laisse prendre devient alors
le chat et la partie recom-
mence.
bèrlèg, bèrUget, mauvaise
voiture ; — cloche, clochette
qui annonce l'heure du tra-
vail, des repas.
hcrlègô, mauvaise voiture
(Château-Gontier) .
bèrlôk, breloque : tè ta dô,
tu ha la hh'làk.
birlôkë, breloquin, petit
mobilier, baraque, maison
mal bâtie et de triste appa-
rence; — petit avoir, écono-
mies : ma Je tu sô bcrloke.
berlue, grosse étoffe, bure.
bêrnae, vin blanc nouveau
bêr 69
(Château-Gontier, Saint -
Denis d'Anjou).
bérnaodri, f., futilité, rien.
bérnigdo, nigaud, niais.
bérnigdode, faire le nigaud.
bérnigdûdri, nigauderie.
bérnik, f. pL, besicles.
bèrnikar, d, personne qui
porte des besicles, terme de
mépris; — qui louche (Lan-
divy).
bèrnikè : mé projè 6ôt ô bèr-
nikê, mes projets sont au vent.
hèrsiye, brûler (en parlant
du pain), réduire en braise :
l fè e sek, il e niém bèrsiye; —
cligner des yeux ; au figuré :
/ n bùrsiy piuè, il n'a pas froid
aux yeux; — briser (Mon-
tourtier), broyer (Ahuillé) :
tilt a été bérsiye par lagùrl.
bêrsiymâ, action de cligner
des yeux, clignement.
bêrsiyô, tic dans les pau-
pières, qui se meuvent con-
tinuellement.
bérsiyiir , partie du pain
brûlée au four.
bèrtèl, bretelle. Cf. bérdel.
Bèrtèn, Bretagne.
bhiô, f. bùrt, hèrtou, bre-
70 bêr
ton, -ne. Pour taquiner les
Bretons, on leur chante aux
oreilles sur l'air de nu hiiii
(iii nui ffiis, gus, gus
an ani i;ii.^, gus, (jiis
de pom di^ ter pur le koed
le:( epliieô pur le Bùrtô.
hhuhy cassé, détruit.
bùrwa, brouillard.
bùrwase, brouillasser,
hùrway, brouaille, brouil-
lard, bruine.
bèrwàs, bavarde (Saint-
Thomas-de-Courceriers).
bôrwàse, travailler noncha-
lamment (Saint-Thomas-de-
Courceriers).
bèrwé, n. t., brouillard,
b rouée : su un aie à bùrwé d
àdiiy, n'aboutir à rien; —
brouet, mets mal préparé :
d la bfnué d eaten.
bêrwc, V., fil ire du brouil-
lard.
bûrwél, brouette, charrette
(Andouillé).
^<V'ztr/(',v., brouetter, char-
royer, transporter sur une
brouette.
bt'r
bùrwelé, f. , ce que peut
contenir une brouette.
bùnui, brouillard.
bùrwiue, faire du brouil-
lard, bruiner.
bùnci(^r^, brouir, brûler
par le soleil ou la gelée.
bôriï'aye, taire un bruit
sourd semblable aux i^ar-
gouillements et b'orborygmes
qui se produisent dans les
intestins.
bùrii'à, bruant, Ligurinus
chloris (Andouillé).
bèrwé, f., brouillard. Cf.
bèrwe.
bùribe, bruer, bruire : àlàd
m l va bùri've} agiter, tour-
ner, mettre en mouvement
(Am poigne).
bi'rii'ér , bruère, bruyère
(Andouillé); — La Beruère,
La Bruère, nom de lieu.
bêryér, brière, bruyère
(Ernée, Pail). Cf. bùriver.
bùryoe, brioche; — bruyè-
re : // et a kiipe d la bùryoe
dà l kùriva pur fer l artyer
(Landivy).
bèr:^^ nombril (Craon-
nais).
bel
bër^i, chose très salée.
bèriple, bè)\nJe, parler à
tort et à travers sans savoir
ce que l'on dit, comme un
homme ivre ou un fou.
bèriplye, bèrxpye, qui parle
à tort et à travers.
bêtœner, tabatière.
békv, tabac; — poudingue
ferrugineux de la couleur du
tabac.
bât une, petuner, priser.
bê^a, tige, fane de pommes
de terre, de pois ou de
haricots (Mayenne et envi-
rons). Cf. pèia.
bc^as, b^as, besace, ventre
dégarni de plume des jeunes
oiseaux: nfôpiul kor lédnije,
se wéxyào la, i sô tro pti, i^ ô
kor la b^as.
bè^ègr, besaigre; se dit du
cidre qui devient aigre.
bèxpnc, besoigner, faire une
besogne.
bùipnmà , besognement ,
besogne.
bè^ô, beson, petit dévidoir
dont les fileuses se servent
pour diriger le fil et l'enrou-
ler au bout du rouet.
bivd 7 1
bù^îi, rouge-gorge (Cour-
cebœufs). Cf. bèdn.
biXyâo, pierre qui sert à
affûter la faux (Bierné).
bè^ye, m. pi., broussailles
(Bierné).
bœ, bœut ; — et à bœ, être
en rut; se dit des vaches.
bœ, bu.
bœbàsri, f., bombance.
bœ€ê, boschet, hydro-
mel.
hœdùmfyc : tôbe œn bœdrii-
fyé, tomber sur le ventre.
Cf. pàsé, bêdaré.
bivdé: iravayepar bà'dé, tra-
vailler par boudée, travailler
par boutade (Saint-Tho-
mas) ; — aie d bœdê, marcher
étourdiment comme un en-
fant qui va trop vite et qui
est sur le point de tomber à
chaque pas; — fér sa bàdé,
accomplir la pénitence impo-
sée au jeu de canette.
bœde, bouder, faire la péni-
tence imposée au jeu de ca-
nette; — continuer à jouer
seul quand on a été vaincu
à la bcd (Landivy).
bœdone, prendre de l'em-
72
bœl
bonpoint; — conduire une
troupe (Pail).
Ikhiô, bedon, jeune veau;
— vairon (Chàteau-Gon-
tier); — celui qui conduit
une troupe, qui en paraît le
chef (se prend en mauvaise
part).
bà'dyâo, bedeau.
bύe, beugler, crier fort.
Cf. bœye.
bœgldle, beugler, meugler
faiblement.
bœ gra, bœuf gras, gratte-
cul, fruit de l'églantier et du
rosier ; — fêr se bœ grâ, se
divertir, faire bonne chère.
biike, frapper avec les
cornes (Olivet).
bii'l, beule, petite rigole
ou tranchée dans les prai-
ries.
bœlâ, tas : œ bœlô d pay,
d farin; — rassemblement :
égayé v-u, mé gâ , pa d bœJô,
mot des Chouans qui pen-
dant le séjour des Ven-
déens à Laval étaient chargés
de disperser les groupes qui
se formaient dans les rues et
sur les places. Cf. bulô.
bd\'
bivloic, amasser, laire des
épargnes.
bdré, f., beurrée, tartine
sur laquelle on a étendu
quelque chose de bon i\ man-
ger : œn bœré dkôjïtur.
bœre, v., beurrer, étendre
sur du pain ; — cl bœrc, être
blessé, trompé.
bœrie, bourriche.
bœrg, bourru, brusque.
bàryô, lait qui reste dans
la baratte après le beurre; —
beurrée.
bœsyào, petite meule de
fourrage. Voir Imsydo.
bd'tii, bientôt (Ernée).
bœtye^ bœJce, gros sabots
(Château-Gontier).
bœvasye , i v rogne , qui
aime à vider la cruche.
bœvà, buvant.
bcrva'(r), ~, buveur, se :
5 et œ nid hœvœr.
bdvih', bœuf-villé, bœuf
gras; on trouve aussi bœut-
viellé, bœ^uf-violé; à Laval,
la promenade du bœuf-villé
se faisait toujours au son du
violon. La tète du Kruf
était ornée de rubans et de
bée
lauriers, le corps était cou-
vert d'écorces d'oranges.
Avec plusieurs bouchers
De Grenoux et des quartiers
De la Folie
Qui pour présent estimé
Donneront du bœuf ville.
(Noël du comté de Laval.)
bœvraj, breuvage.
bœvri, beuverie, grande
consommation de boisson.
bœvwer, boire.
bœye, regarder de près ;
— pleurer (Château-Gon-
tier). Cf. buye, bœge.
bœyu, ventru. Cf. beyu.
bèe, moue; — fér sa bée,
faire la moue, être sur le
point de pleurer; — bec,
anche d'une pinte, d'une
casserole < d'une cafetière.
Cf. bèe, bie.
beee a mot, bêcher à mot-
tes, enlever les mottes de
terre avec un fœswe.
beeœ a mot, bêcheur à
mottes : / màj kom œ besœ a
mot, il mange beaucoup.
béeé, f., becquée.
^t^^t'^,bèchette,petitebêche.
béd 73
béerd, pi., clous de sou-
lier (Aron). Cf. békè.
bèesà'le , enchevêtrer les
pieds et la tête d'un animal.
Cf. bejiueh.
beete, donner la becquée.
beeté, f., becquée.
béevele, becheveler, mettre
les objets de même nature
ou de même forme alterna-
tivement en sens inverse. Cf.
béd, jeu de billes. La bèd
d'Ernée n'est pas le même
jeu que la béd du canton de
Landivy. On emploie au jeu
de la bède les termes bon ou
pa bon pour dire que l'écar-
tement des billes est suffi-
sant ou non.
bédâo, niais, peu intelli-
gent. Cf. béc,âo, bèdâ.
beduyer, tanière de blai-
reau. Cf. bediuâodyer.
bédwâo, bedouau, blai-
reau; au féminin : bédzuâod;
— renard; — bedeau.
bedîuine, trembler, éprou-
ver une secousse; — perdre
son temps, flâner (Bierné).
bédwâo, blaireau : Iser du
74 %
bàiivijc, le clair de lune.
bcdû'âodycr , terrier du blai-
reau; on enfume ce terrier
pour forcer le blaireau à sor-
tir; — maison dont les clie-
minées fument.
bcdyc, bédier, grossier, sot,
Ignorant.
bè fe^ marcher en se ca-
chant, en se rasant contre
terre ou le long d'une haie
de clôture comme le font les
braconniers; — tromper,
duper, railler.
bégâo, bégaud, qui perd
son temps à regarder çà et là
d'un air niais ; — chandelier
en bois percé de trous à
diverse hauteur, et dans les-
quels on plante le griedà,
morceau de fer ou de bois
fendu dans lequel on met le
pèlo^; — bois arrondi qui
recouvre la manivelle et la
corde d'un puits (Craon-
nais); — épi de blé plus
élevé que les autres, mais
vide de grains; — perche
sur laquelle on place le pain.
bégàode, bégauder, regar-
der cà et là avec niaiserie et
béj
un air distrait.
%t', regarder bouche bée.
bi'i;iyii, qui a les yeux chas-
sieux. Cf. biH]iyar.
begiueye, béga\er.
bchii, petite maladie pas-
sagère (Craonnais).
bèj, a., beige, roussâtre : /
avô vàdu Je dœ tôr, la bèj c la
cjâr.
bèj, n., espèce de gâteau
fait avec de la farine d'avoine,
sans beurre.
béja, abrutissement (Bier-
né) : // e tôbe dà l bcja.
béjvè, bêche vet; se dit
d'un objet ou d'une per-
sonne placé à côté d'un
autre objet, d'une autre per-
sonne, mais en sens inverse.
bejwctc, mal ajuster, mal
jointer ; — placer deux objets
l'un près de l'autre, mais en
sens inverse.
bcjil'c(J\ placé de façon à
avancer l'un sur l'autre com-
me les tuiles d'un toit ; —
planté en quinconce ; — se
dit des objets posés alterna-
tivement en sens inverse.
bcjil'clc, placer en quin-
bek
conce; mettre des objets
alternativement en sens in-
verse les uns à côté des
autres ; se dit aussi des per-
sonnes qui placées face à face
dans une voiture étroite en-
trelacent leurs jambes. Cf.
beevele.
béjîOele, becheveter, mettre
deux objets l'un à côté de
l'autre de façon que le pied
de l'un touche la tête de
l'autre.
békas, la fourchette en bois
qui dans une cheminée de
campagne tient la chandelle
de résine. Cf. bégâo.
béké, clou de souliers.
békiye, manger mal.
békle; se dit du poisson qui
baille à la surface de l'eau.
Cf. bàobeye.
béké, l'objet ou les objets
qui restent en sus après un
partage ou un compte à plu-
sieurs parties égales : alô,
garsay, partej wi 6e m{:(iy —
miimà, g énn a dé d békô.
békte, haleter par suite
d'une course trop rapide ou
d'une trop grande chaleur.
ben
75
bckii , i, bécu, qui a la
mâchoire inférieure proé-
minente.
bel, belle, désigne toutes
les espèces d'helosciadium
et de sium que l'on trouve
dans la Mayenne.
béJagîil, bé-la-goule, qui
tient la bouche ouverte.
bêle, désirer ardemment
(Pail).
bélo, éblouissement, ber-
lue ; — fromage blanc (Saint-
Thomas, Landivy).
béliver, espèce de poires :
de pér dé béliuer.
bel^amin, balsamine.
bèn, fond de voiture; —
grand tombereau.
bénar, niais, sot.
bénœ, plaisir (Mayenne).
benêt, benot, benette, be-
notte, nonne, religieuse.
béni, m. pi., bans (Mon-
taudin). Cf. bani.
bènike, bénitier.
bénifis, bénéfice.
bénite, bénir. Cf. berjite.
beno€, rondin de bois de
chauffage; — petite femme
qui n'avance pas au travail.
76
ber
beiiâo, tombereau traîné
par un homme, benne (An-
douillé, Saint-Aubin-du-Dé-
sert); — ventre. Cf. biinjo.
bér, bers, berceau.
bêr, boire. Cf. bayr, bqcr.
bérâo, niais, ignorant; —
petit canal, qui, dans les
pressoirs à cidre, sert à con-
duire la liqueur exprimée du
tablier dans le cuvier. Mot
qui n'est guère employé que
dans quelques communes
voisines de la Normandie.
bérâode, faire ou dire des
niaiseries, des sottises.
berâodri, niaiserie, sottise.
beras, mauvaise boisson
(Pail). Cf. bayr as.
berdè, pou (du mouton)
Cf. baniè.
bérê, troglodyte, roitelet.
Cf. berUè.
béri, beuverie.
btrieè, berieô, berrichet,
berrichon, roitelet. Si le ber-
richet chante auprès de la
maison, la tamille va recevoir
des nouvelles, ou un événe-
ment va avoir lieu (Mont-
jean).
bès
bcrjiic, bénir (un chapelet
ou une médaille).
ber jonc t , bergeronnette
(Andouillé).
berkaye, bercer tant bien
que mal, à contre-cœur.
bern, partie de la route
qui est recouverte de gazon
(Vautorte).
bcnw, étonner : /c»^ m di lu
la ? lit m bcrn ; — s e d hè bc
ber)ià; — s benie, s'étonner :
jù 11 Diù bcrn pu'è â tu d sa.
bcrs, sureau ; — heracleum
sphondylium.
bcrsiti, mauvaise voiture.
Cf. banol.
bcriiec, bcrufà (Landivy),
roitelet. Cf. berieè, berifô.
bcse, baisser, attacher l'une
à l'autre la corne et la jambe
d'une vache.
bcsé, petit pain fait avec
ce qui reste de la pâte après
une fournée de pains. La
baissée est pour les pauvres
ou les enfants qui vont à
l'école.
bcsiri, f. , reste de vin ou
de cidre dans une barrique.
bcsô, boisson.
hèt
Je n'ai pour toute besson
Qu'une barriqu' de piquette.
(Pastorale 66).
bestyal, bésyal, bétail, bes-
tiaux : Uiit hcstyal n e jicc
grâ.
béstyâo, bête à corne : y à
œ béstyâo mal ad.
bésyèr, pente : à ba d uiit
eày a œngràd bésyér; — nom
de lieu ; — petite quantité
de cidre ou de vin qui reste
au fond de la barrique. Cf.
besiri.
bet, bête ; — nii bet, notre
bétail; — bet arain, animal
fantastique. Cï. faramin; —
bet d asâo, bête d'assaut,
animal dont la vente doit
être avantageuse; — bet
jvalin, cheval (Ernée).
bèt, betterave (Landivy).
bet, bd't, boite, boisson,
ribotte (Ahuillé) : // éiii be
la bet d ta à ta.
bet, bat, ivre (Ahuillé) :
n vèy Vil pa bè k il e bèt.
bétasinà, bêtement.
bétœ, bientôt (Landivy).
Ci. bœt'U.
bête (5), enivrer, s'enivrer.
bét jj
béteye, perdre la carte, ne
plus savoir ce qu'on dit; —
faire la bête (Cossé) ; — faire
des niches pour s'amuser.
bélifye, bêtifier, devenir
bête, rendre bête.
béîi:(, f. pi., injures, gros-
sièretés; — dir dé béii:( a,
insulter.
béti^e, dire des bêtises, des
choses grossières.
bétizji, marchandise de
très petite valeur.
béti:(ye, r, qui dit des bê-
tises, des injures; grossier
en paroles.
betle, caillé (Gorron, Lan-
'i^^y)? — bouffi (yeux) :
// a It^ yd' tii betle.
bètle, tourner (en parlant
du lait).
beiraby, betterave. Cf. bèt.
bétri, f., bêtise.
betura, beturas, mauvaise
boisson. Cf. baytnras.
beluraye, boire beaucoup.
betiire (s), se boiturer,
s'enivrer : / s betiir kom œ
por. Cf. bwetûre.
beturye, ivrogne.
bétiuiz^, tonneau percé de
78 bè:^
trou dans lequel on garde le
poisson vivant.
hcy, hœ\, renflement, partie
d'objet dépassant l'aligne-
ment (Pail); — gros ventre
(expression triviale).
bèyc : hèyc d la cpiJ , béer,
regarder avec étonnement,
la bouche ouverte; se dit des
fruits du châtaignier quand
l'enveloppe épineuse s'en-
tr'ouvre; — aboyer : se nul
€l hi hèy a la lœn.
beyii, ventru (Pail).
bé::;ar, m., ventre (Châ-
teau-Gontier).
bè:^clé, baiselé, pain qui
en a touché un autre dans
le four, ce qui a empêché la
formation de la croûte sur
une partie. A Saint-Thomas,
bè::à'lè signifie l'entame du
pain.
béxé, f., baiser : alô ijarsay,
v^ et ter Pu kuxè-hi:{in, don vu
dô la bé::^é.
bé:^e, tromper, tricher au
jeu (Gorron); — l'empor-
ter sur; — attraper : tù v la
bè bè:^c, niô gâ.
bè^yào, baisure, l'endroit
bi
par lequel un pain en a
touché un autre dans le iour.
bè, bien. Cf. hà.
Oiisqu'ous allez donc comme ça
V'm'avcz l'air en train de ben faire.
(Pastorale 1-2.)
wi bè, nô bc, oui certes, non
certes; — bè iiialè, de bon
matin : / / asœr kè sa l è bè e
pvjè œn àot, je t'assure que
c'est bien lui ; — beaucoup :
y ênn a bè, bè y ènn a hi n pàsà
pivè koin iHi^ âot; — à ml z'-ii
bè? en voulez-vous beau-
coup?
bcf, anche du pichet. Cf.
bée, bi€.
bènè:(, bien aise, content :
/ // tœ pivè bènL\, il était
mécontent.
bètœ, Ik'lii, bientôt.
Si i' savions deus' tras mots d 'latin
Je serais benteût prêtre.
(Ronde.)
Jeliot, veux tu ben m' laisser?
Vas tu bentout rester tranquille?
(Pastorale 138.)
bî, f., bie, cruche. Cf. Ird'i.
In, bi:(^, bis, gris brun,
bîd
gris noir; — pyer bi^, diorite;
— lapin, lièvre (terme de
chasseur) : œ c;ni hi k è viiu
bute dà mô pyô.
bibil, bête (terme enfan-
tin) : œn griis Mbit.
biblô, bibelot, outil néces-
saire à un ouvrier; — échan-
tillon que donnent les com-
mis voyageurs.
bi£, anche d'un vase. Cf.
bê€.
bUay , bichaille, viande
coriace.
bîee, mesurer en prenant
la distance entre l'extrémité
du pouce et le petit doigt,
les doigts étant écartés autant
que possible (jeu de boule
ou de billes). Cf. bijc, bcjoje;
— loucher (Courcebœufs).
bi€e : ve bUe, vin qui n'est
ni blanc ni rouge (Cour-
cebœufs).
bi^te, mesurer.
bidal, mauvaise viande.
bidale (6ê), se battre.
bidôf, n., viande; —
bourse.
bidoe, a., maladroit, niais,
méchant, mauvais.
biç, 79
bido^t-, piler; — dire ou
iaire des niaiseries, des mé-
chancetés.
bidoiie, lambiner; — rado-
ter, s'amuser d'un rien.
bidoije, r, qui bidonne.
bidô, bidet, meuble de
garde-robe ; — petit morceau
de bois rond qui sert aux
enfants de projectiles dans
leurs arbalètes ; — palets pour
jouer au bouchon (Saint-
Thomas) ; — celui qui bidon.
bidn'iy, rouge-gorge (Cour-
cebœufs). Cf. bêdii.
bidiiy, f., petite poche à
la ceinture du pantalon; —
poche remplie de quelque
chose (Château-Gontier). Cf.
pilۏt.
bif, f. , biffe, tromperie,
duperie.
bife, marcher en se déro-
bant, en se rasant contre
terre ou contre une haie
comme le font les bracon-
niers; — bifer, tromper. Cf.
bcfc.
bifc, cordonnier (Pail).
bifjan, querelle, dispute,
taquinerie : ar-ee bicjau.
8o
bih
hic,am', chicaner.
bu;aryâo, espèce de cerise
(Prunus duracina), cœur de
pigeon.
bic,as, mauvaise viande.
Cf. bUa\.
biç;à€c, tord, boiteux (Er-
née).
bigœrnô, petit coquillage
de mer. Cf. bigornâo.
bigne, tricher au jeu (mot
d'entant).
bignô, bigot, c (Montsurs).
Cf. bino:(o.
bigno:(o, bête.
bigofc, piquer, aiguillon-
ner (Pail). Cf. epigû€e,pigo€e.
bigora, discours incohé-
rent.
bigornâo, bigorneau, co-
quillages de mer.
bigr, n., luron, mauvais
garnement; — i., exclama-
tion de surprise.
bigiije, bigîirje, piquer, ai-
guillonner; — égorger. Cf.
biqoee.
bïhané, f. , charge lourde
que l'on porte sur l'épaule.
bihm, grande bouteille en
terre (Saint-Thomas).
hïk
bihctic, boisson et de provi-
sions de bouche qu'on ap-
porte quand on vient laire
une demande en mariage.
En entrant, le galant doit
déposer le bissacqui renferme
la bien née derrière la porte
sans faire semblant de rien.
Qiiand on lui offre de se ra-
fraîchir, c'est alors qu'il tire
du bissac le vin, l'oie, les
saucisses, etc. L'usage a
vieilli; le mot bihc)ic reste
pour signifier accordailles;
— charge lourde portée sur
l'épaule. Cf. bilmnc.
bijâo, niais.
bijar, bizarre.
bije, mesurer une distance
au jeu de boule ou de billes.
On bij en prenant la distance
entre l'extrémité du pouce
et le petit doigt, les doigts
étant écartés le plus possible.
Cf. biïojc, bUc.
bih, bique, chèvre : tunic
à bar âù bih, n'aboutir à
rien; — bih dû niara, bique
de marais, bécassine (Lan-
divy); — vêtement fait
d'une peau de chèvre; —
bik
espèce de billot à trois pieds
coupé dans une branche
fourchue et ne formant qu'un
seul morceau; on s'en sert
pour poser un cuvier à les-
sive et pour aiguiser des
pieux; — instrument en
bois formé de 4 montants
placés obliquement et main-
tenus par des barres transver-
sales servant à maintenir le
bois de chauffage que l'on
veut scier.
bik : jwea bik, fer bik, jeu
pour les tout petits enfants,
qui consiste à étendre l'index
et à l'avancer vis-à-vis du
doigt que présente l'enfont;
on prend soin d'éviter la
rencontre de son doigt pen-
dant un certain temps, puis
on le touche tout à coup en
criant bic.
bik a bik, but à but.
bikakzi'è (de), bikàkiue (dé),
de bic en coin, de biais :
ô yœ d ekrir dré, i va d bik
à kwè du pctpyé; — d'un
angle à l'autre. Cf. bikzuè.
bikan, chicane, discussion :
y n avô payu œ mo d bikan.
bik 81
bika(j-), petit gardeur de
chèvres, petit berger. Cf.
bitrii; — qui hikl.
bikay, qui n'a pas les yeux
de même grandeur ou de
même couleur; — louche
(Ernée) : al e bikay, s e sin dé
miua karakter. Cf. bikl, birô.
bikayô, mauvais biquet; —
mauvais veau.
bikè, biquet, chevreau ; —
terme d'amitié adressé à un
enfant. Cf. bikâ.
bike, jouer à bic.
bike, bicler, fermer les yeux
à demi pour aligner; fermer
un œil pour viser (Am-
brières, Gorron, Landivy);
— loucher.
bikl, qui cligne de l'œil;
— qui louche; — borgne.
bikâ, biquot, petit chevreau
(Villaines-la-Juhel). Cf. bikê.
bikorn, bicorne, coin d'un
objet, angle; — petite en-
clume de forgeron dont les
deux bouts se terminent en
pointe.
bikote, clignoter.
bikri, petite ferme où l'on
élèverait plutôt des biques
G. DOTTIN,
Glossaire.
„. .-'.C-
82
lui
que des bœufs (terme de
mépris); — La Biquerie,
nom de lieu.
bikte , biqueter, mettre
bas (en parlant de la chèvre,
de la biquette).
hiktouc, bégayer. Cf. hak-
lonc; — n'avancer à rien;
— tâtonner (Landivy).
hiktô, biquet, chevreau;
— enfant : œ bô biktô; —
point douloureux au côté :
/ t' l hiktô; — bègue.
bihiri, petite closerie d'une
contenance inférieure à 5
hectares. Cf. hihri; — La
Biqueterie, nom de lieu.
biktye, r, biquetier, -ère,
fermier, -ère, qui fliit valoir
une bikiri.
bikwè, coin en angle de tra-
vers, qui n'est pas d'équerre.
bilâo, qui remue toujours.
bilâoilc, courir ça et là.
bilà : pè bilà, pot ayant une
anse au-dessus comme celle
d'un seau.
bilà, à, indolente, lam-
bin, musard.
bilûdc, lambiner, ne pas se
livrer à un travail régulier;
biu
— vagabonder à travers
champs: sti^ gâ là nfê k biUulc
(Andouillé). Cf. bilâodc.
bihv, bileux, qui se fliit de
la bile : / n è pa bihv, il ne
gène guère.
bilorne, aligner.
bin, verge de l'homme
(Craonnais).
/'/;/(', beignet (Saint-Au-
bin-du-Désert).
bina, lard (Ballée) ; —
ventre (d'un enfant), Ernée,
bi}Wlé, ventre plein; —
i'ii a t e airapc œn biuotcl,
elle est enceinte (Landivv).
biijè, beignet. Cf. biné.
bine, loucher, cligner de
l'œiL
biijôla(r), celui qui cligne
des yeux.
biijôh', cligner des yeux,
loucher, fermer un œil et
ouvrir l'autre.
biijo^à, femme d'une dévo-
tion mal entendue et exagé-
rée, bigote.
biliô, bignon, tourbière
dans les prairies, recouverte
d'herbes (Ernée, Larchamp).
Ct. inardcl, iiiai^cl, reta; —
bis
crevasses ou trous dans le
lit d'un étang (Ernée) ; — ■
Le Bignon, nom de lieu; —
filet servant à la pêche.
hiribi, mauvais petit che-
val, haridelle; — nombril,
ventre.
biràky biroké, mauvais che-
val, rosse.
birone, loucher.
birô, 0)1, louche.
binifl, biniy, f., homme
bizarrement accoutré pour
faire peur aux gens la nuit.
Cf. biibiy.
bisaeé, bisakté, bisesé, f., ce
que peut contenir un bissac.
hisk, poche de côté, en
dessous de la basque d'un
habit.
biske, être jaloux (Saint-
Aubin-du-Désert) ; — regret-
ter (Gorron) : s e biska,
c'est regrettable ; — enrager ;
à Laval, les gamins chantent :
Tu bisques, tu rages
Tu mangeras du froruage.
bistoke, faire tourner la
tête à quelqu'un.
bistmye, ahuri, fou.
bii 83
bist'urne, tortillé, contour-
né : œ Ji d fer lit bis Ni nié; —
qui a l'esprit dérangé.
bite, bitter, toucher légè-
rement.
bit ni (pti), gardeur de
chèvres, petit berger. Cf.
bikar , démigâ.
biyet, cheville; — petite
pièce de bois suspendue par
une corde pour aider les ma-
lades à se mettre sur leur
séant; — espèce de bou-
ton double, en bois, dont on
se servait au xviii<= siècle pour
fermer la ceinture de la cu-
lotte.
biiyâo, pierre qui sert à
affûter la faux (Bierné).
/>/-(?'/ (Zî/~rt' à Landivy),
roche dure, d'une couleur
vert sombre, noire ou bise,
appelée par les géologues
diorite compacte ou diabase;
— endroit par lequel deux
pains se sont touchés au
four.
bi::^œle; se dit d'un pa'n
déformé par le contact d'un
autre pain dans le four (Er-
née). Cf. be^œle.
«4
hli
bi^e, V., baiser, embrasser.
Dans le nord du département
quand on embrasse, on baise
trois fois : sur la joue droite,
puis sur la joue gauche, en-
fm sur la joue droite.
/'/~t', f., embrassade.
hiiku, baise-cul, échalier
(Ernée) : v:(^ale siviv lavéyet,
l'i aie tnive œ bi:ijni, v:^ aile l
kofir e prâr a ml dit.
bi:;jnà, baisement.
hl:^i, Mustela lutreola
(Saint-Christophe-du-Luat).
bi:{dte, baisotter.
biliiyri, embrassade (Cra-
on).
blakb-iile, remettre; retar-
der (quelqu'un) dans la
conclusion d'une affaire.
blâk, loterie.
blœè, blœi'c, bluet (Saint-
Thomas); — bJœvè d pré,
Vcronica bcccabunga; —
blœvc blà, Stellaria holostea.
blé'(i(j-), sécher, dessécher.
ble, belin, bélier : // a la
barb kom œ blë.
blina(i), d, celui ou celle
qui dit des choses peu sen-
sées.
bline, trembler convulsi-
vement de la tète ; — cligner
des veux ; — dire des choses
extravagantes, qui n'ont pas
le sens commun.
blàs, prunelles des haies :
// a l~ yœ kom dé blàs, il a
les yeux brillants; dur kom
œn blàs. Cf. byos; — La Be-
losse, nom de lieu.
/'/ôJ, maîtresse (d'un amou-
reux).
blukào, bluteau, blutoir à
farine.
blute, remuer la tète com-
me une personne qui blute
de la farine avec un tamis;
— ennuyer, être monotone;
— déraisonner (Landivy).
Cf. bùlute.
bluvè, bluet, bleuet. Cf.
blœvè.
blii:(: 5 met dà la blù^, se
blouser, se tromper.
bô, boue ; — pus (Gorron).
bobarb, rhubarbe.
bobase, baiser souvent. Cf.
bi'wbase.
bobasye, r, a., qui aime à
embrasser.
/v/^fT, toilette élégante, ajus-
bog
tements, falbalas de femme.
bohé€0, porte-mèche d'une
lampe à huile; — faible lu-
mière.
bobe, bobin, bobi^ô, -on,
imbécile. Cf. bâobè.
bdbinèt, petit morceau de
bois en forme de bobine ser-
vant à ouvrir une porte à
l'aide d'une ficelle.
bobot , femme à idées
étroites, particulièrement en
religion. Cf. bnjo::^ô.
bÔ€ii, boueux.
boday, les intestins d'un
animal; — petit poisson de
nulle valeur pour la table,
servant à pêcher au vif; —
petit enfant, terme de mépris
et de colère; — petit enfant,
terme d'amitié.
bodc, boudin.
bog, bogue, enveloppe des
pois, de la châtaigne, des
noix; — baie des céréales
(Saint-Aubin); — chassie
des yeux.
bogc, glume, enveloppe
du blé (Saint-Thomas); —
œil : avar mal à bogè.
bogè, a., méchant, taquin
bon 85
(Pail) ; — chassieux : avar l
œy bogè.
bogiy, boguille, cosse des
pois, enveloppe de la châ-
taigne, de la noix; — co-
quille de la noix; — chassie
des yeux.
bogiy a(r), bogiy œ, bogiyomi,
chassieux.
bogiye, avoir les yeux chas-
sieux.
%/o, m. pi., glume (Pail).
bokajœ, couvert de bos-
quets, de petits bois.
bokajer, jeune fille courti-
sée en vue du mariage (Pail).
bàJçâo, botyâo, petite botte
de sarrazin ou autre grain
qu'on lève et qu'on main-
tient dressée pour la sécher;
— poignée de chanvre non
préparé.
boMtar, niais.
bôke, enleveur de boue.
bohiyit, chassieux. Cf. bo-
kiyar.
bon : a la bon da ; a bon vrè.
Cf. da, vrè.
bon, f. pi., revêtements la-
téraux des charrettes à bœufs
(Andouillé).
86 km
hoiia{r), houard, simple,
niais.
hôuc, cacher, couvrir (par-
ticulièrement les yeux et la
figure) : / jiuc a s hônc, ils
jouaient à colin-maillard.
/'()//(', borné, niais, qui a
les veux bandés : et hôm d hœ-
kà\ être prévenu en faveur
de quelqu'un, aveugle sur
son compte, en être coiffé.
hônc karé , bonnet-carré,
fusain, Evonymuseuropaeus
(Laval). On dit aussi hônè
hornu, bonnet cornu.
bonikay, compte pour dé-
cider qui sera le chat au jeu
que l'on va jouer. Cf. honya.
honàin, bonhomme; —
paysan : lé bonàm, les paysans ;
va boudin, vos fermiers; —
mari : niô bonàm. Cf. dm.
bànàmc, Arum maculatum
Cf. balô.
bbndmyâo, habitant d'une
hutte; — homme de peu
d'importance.
bonya, f. , compte dans les
j e u X d 'e n fa n ts : fôfér ivit bonya
pur vé ki sra l €a. Cf. kôté.
bônyâÇi)), m., morceau de
bas
toile ou planche que l'on
met devant les yeux des
animaux pour les empêcher
de voir et par suite de sau-
ter d'un champ dans un
autre. On dit aussi bânye; —
jeu de colin-maillard.
bôprôpr, malpropreté.
bôrb, bourbe, boue : (;ardé-
borb, garde-crotte.
bàrbasc, jouer avec la boue
(Craonnais).
bôrbasu'é , enfant couvert
de boue.
bôrbii, couvert de boue.
bdrlnt~i\ couvrir de borb.
hordaj, petite ferme, clo-
serie : //, à' ku-iènt ! i n a smà
pa sèkàt cku d ràt : irn n dœ
mwà borda j, de ter porta pnl;
— Le Bordage, nom de lieu.
borda je, r, fermier d'un
bordage.
bordi, f., bourde, men-
songe.
bo(ryiika{r) , d, myope,
borgne (Ernée).
bornâo, nasse en osier pour
la pêche.
bas, enveloppe de la graine
de trèfle (Pail).
bât
hase, bossuer, faire des
bosses : bose du dô, tendre
le dos à un coup ou à une
réprimande ; — être bossu :
(VU basé, une bossue; — rap-
porter beaucoup. Cf. b-use.
bàsèl, f., boucle fermant à
clef que l'on met au pied
d'un cheval en liberté pour
empêcher qu'on ne le vole :
/ va kom s il avè la basé} ô
pyc (Château-Gontier). Cf.
àhœd ; — épi de maïs ; —
bouffette de ruban, petite
hupe.
bûslc, rendre un grand
nombre de boisseaux, mul-
tiplier.
bostô, chapeau.
boléryâo, boîte percée de
trous pour garder dans l'eau
le poisson péché. Cf. bétwi:{.
bote, botteler, lier en bot-
tes; — donner un coup de
pied, frapper; — se dit de la
neige, de la boue qui s'at-
tache à la semelle du soulier :
-la nœj bot ô pye.
bàtle (jsé), se botter, em-
porter de la terre ou de la
neigea ses chaussures.
hdd
87
bout, imbécile, à idées
étroites surtout en religion.
bôvà, contr'huis, petite
porte adossée à une autre à
l'extérieur d'une maison, et
qui est moitié moins haute
que la véritable porte. Cf.
âûvà.
boyé, baie de blé (Vau-
torte); — yeux(Ernée).
bo:((), dévote outrée, bi-
gote; — ridicule, niais, sot.
Cf. bào'yâo, bino:(o.
bà, bon : j orô pa d bô a
y arive, nous y arriverons
difficilement; // a bon àvi,
il a bonne envie de vivre;
s e bon à pye, c'est bien
fait; bon da!, bon da vèr, oui
da ! ; ^ bô : sàiir a bô, sentir
bon. Cf. bon.
bôbonri, f., confiserie, bon-
bons.
bôd, pièce de bois servant
cà lâcher l'eau d'un étang
pour le mettre en pêche.
bôdé, f., grosse bonde.
bôde, bondonner, boucher
avec un bondon ; — frapper
violemment.
bôdré, buse, oiseau de
88
bra
proie : el é kom a'-n hôdré, se
dit d'une femme grasse.
boute, coiffer d'un bonnet;
— saluer souvent, avoir tou-
jours le bonnet à la main ;
— aller ;\ tâtons.
bÔ6à, vraiment, en vérité :
bô sa d amtir, s cl i gœ po-
6iby!; — ya pa d bô sa d
amur'y — bô sa d la vi.
bôskul, cupercée, culbute.
bôtij, V, bontif, bon, gé-
néreux; — bonasse.
bôtivmà, par bonté, avec
bonté : / / avyô fè p^ir li
bôtivmà ; — de bonne foi,
bonnement : krèy mi bôtivmà
kèj pil'ij féru 1 traval pur tràt
éku ?
bô yœ, bon Dieu ; — toute
statuette de piété.
brâ, instrument pour
broyer le chanvre (Ernée).
Cf. bré.
brâ€, ouverture d'un pan-
talon, d'un caleçon; — ré-
sidu de la fonte d'un métal
(Pail). Cf. hrœe.
brag, brague, culotte.
bragâo, d, a., malpropre,
qui n'a pas soin de ses habits;
bra
— effronté, dévergonde ; —
turbulent gamin (en parlant
des cnfmts).
bragâûde, bragauder, cou-
rir les rues sans retenue ni
pudeur.
braga{r), qui fait le fanfa-
ron, qui se pavane, pimpant.
brage, culotter ; — s brage,
se culotter, prendre ses bra-
gues : brag té bè vit (Ernée).
braget, braguette, panta-
lon : mit gâ e metnà à braget.
braj-braget, ouverture du
pantalon(Château-Gontier).
brak, qui a les pieds en de-
dans ; — rude de manières.
brake, craquer : la gas a
brake.
bran, mamelle. Ct. brou.
hrane, enduire d'ordures
(Chàteau-Gontier) ; — éten-
dre un liquide ou un corps
gras.
braué, f. s., eaux grasses
mélangées de légumes, pour
la nourriture des porcs; —
mélange de son et de choux
pour nourrir les canards.
Cf. brœué.
brauye, tisserand (Saint-
hra
Mars-sur-la-Futaie).
hrâo, capot, qui perd au
jeu ; — sorcier et brault
(Arch. de la May., B 2824,
fol. 36 r°). Cf. nosè.
brâodi{r), faire capot.
hrasœij), flatteur (Vau-
torte).
brase, brasser, battre (les
cartes); — mêler (du fu-
mier).
brasé, brassée, plein les
bras : œn brasé d fcigô.
brasêye, brastye, remuer les
bras en marchant; se dit
particulièrement de deux
personnes qui marchent en
se tenant par une main
ou un doigt, en se balançant
les bras, comme le font sou-
vent les fiancés de la cam-
pagne. Cf. kroede.
brasyêr, petite camisole.
brav, brave, cossu, bien
vêtu (Saint-Pierre-des-Lan-
des).
Tatigué! l'air est bien cuisant
brà
89
Pour s'agencer si brave.
ms. 59.
brave (s), se mettre beau.
bravmà, bravement, lar-
gement, très bien : sa fra
bravmà, ça suffira ample-
ment.
brayri, braillerie, cris im-
portuns et désagréables.
brayn, :(, braillard, -e, se
dit en particulier d'une
femme qui a l'habitude de
crier en parlant.
bra:(iye, brasiller, faire
cuire sous la braise (des
châtaignes).
bra:{inà, vivement, bien :
/ s àsâovè braxpià ; — je n va
pa bra::^mà. Cf. bravmà.
brà, bran, son de farine;
— excrément (Château -
Gontier).
bràear , brancharts, les
deux pièces principales d'une
charrette qui s'encastrent sur
l'essieu.
bràee, brancher, battre
avec une branche ou une
baguette.
bràfé, branchée, coups
donnés avec une branche, et
aussi coups de toute sorte.
brà€èye, brancheyer, ébran-
cher, émonder.
90 brà
bràd, brassière, gilet, ca-
misole.
briuii : à bràdi, tout entier,
tel quel (Landivy, Pail).
bràdiywèr , escarpolette,
se dit plus fréquemment de
cordes ou branches d'arbres
entrelacées sur lesquelles on
peut se brandiller.
bràdaye, osciller, remuer;
— se bràduye, se balancer.
bràdnyiuér, escarpolette.
bràje, rouge veiné de noir ;
— tacheté, blanc, rouge et
noir (surtout en parlant des
bètes à cornes), noir tacheté
de blanc.
bràjur, état d'une bête à
cornes bràje.
bràkaÇi-), grandes balances
dont les deux plateaux sont
suspendus avec de grosses
cordes.
bràl, pièce de bois à l'ex-
trémité de laquelle on at-
tache les chevaux pour don-
ner le mouvement à une
machine à battre ou à un
moulin à pommes (Pail).
bràlc, secouer : bràlc la
hlà€.
brœ
bràh't, escarpolette. Cf.
bràlwer; — Briza média,
(herbe tremblante); — cime
des arbres, extrémité des
branches (\'autorte) : A' ;//
d pi il te tilt a la bràlcl; —
et su la bràlèf, être peu solide,
incertain.
bràse, battre (les cartes);
— mêler (du fumier). Cf.
brase.
bràsiye {sô) , se brandiller
sur des branches entrelacées
qui tiennent lieu d'escarpo-
lette. Cf. bràdnye.
bràte, former de l'écume.
Cf. brâ^e.
brHade, se dit d'un fuseau
percé trop gros pour la
broche et qui fait du bruit.
Cf. bh-dèh.
brà'f, f. , résidu, quel qu'il
soit, qui se forme au fond
d'un vase près du feu; —
pi., parties hétérogènes des
métaux et qui s'en séparent
par la fusion. Cf. brœ€.
brœl , mauvais habit,
culotte.
brœlô, petit enfimt; — qui
tremble.
brè
brœldte, travailler en trem-
blottant, sans avancer.
brœn, mamelle. Cf. brôn.
brœnar, d, qui suce son
doigt. Cf. bronar.
brœnœ, brœnu, sali par les
aliments, comme il arrive
souvent aux petits enfltnts;
— par ironie, enfant (Pail).
brœne, têter; — manger
de la brœné.
brœné, n. f . , mélange
d'eau de vaisselle grasse, de
son et de végétaux hachés
pour les vaches, les porcs,
etc. 'Cf. brané
brœné, biberon.
brœmi^e (se), se salir avec
les aliments (Pail).
brœnya, petit sachet rem-
pli de sucre et de mie de
pain qu'on donne à sucer
aux jeunes enfants. Cf. bro-
mo.
brœe, dépôt,, résidu qui se
produit au fond d'un vase
devant le feu. Cf. brœe.
brœn, brune, commence-
ment de la nuit.
brè, broie, instrument avec
lequel on brise les tiges du
bre 9 1
chanvre et du lin pour dé-
tacher la filasse de la chène-
votte. Cf. brâ.
brèe, mousse de liquide,
écume de lait ou de miel;
— hydromel très enivrant.
breeè, bréchet, creux de
l'estomac. Cf. brieè.
bréeu, brèche-dent, qui a
perdu une ou plusieurs
dents.
brèlào, dépoitraillé (Er-
née).
brefœr, oiseleur.
k'er, braire, pleurer, crier,
brde, breter, prendre des
oiseaux au piège.
brètlœ, oiseleur; — fai-
néant.
brêtle, prendre les oiseaux
aux gluaux, à là pipée, aux
filets, etc., et s'en faire un
métier ou une occupation :
s et œ fénà ; i pas sô ta a
brètle.
brèyqo, sale, qui n'a pas
soin de sa personne.
breye : pe breye, pain azime,
broyé, connu aussi sous le
nom de pain carré à cause
de sa forme (Gorron).
92
hre
hrèyc, teiller, broyer du lin
ou du chanvre.
hrcye, passé.
N'y a me pas cor troys mois braycs.
ms. 22.
brèyri, tillage du lin ou
du chanvre.
brèyn, ouvrier qui broie
le chanvre, le lin.
breyiuêr, broie, instrument
dont on se sert pour bro3'er
le chanvre. Cf. brà, brè.
bré:(ét , braisette , petits
charbons que les boulangers
retirent du four et éteignent
pour les vendre.
brè, brin, filasse du chan-
vre le plus mince et le plus
long : twel dé brè, fine toile
de chanvre ; 5 tire l brè, tirer
son épingle du jeu; — son
de farine.
brèbale, se balancer.
brebahuèr, balançoire,
brebahnà, bruit, remue-
ment, désordre.
brèdèl, femme qui a peu
d'ordre, mauvaise ménagère.
brèd:yi, marcher en brin-
desis (Dictionnaire Laval-
bri
lois), marcher de travers
comme un ivrogne.
brèg, bringue; — met à
bref;, mettre en bringue,
mettre en morceaux.
brîj, brin, petite tige des
plantes.
brèje, bringé rayé. Cf.
brà je.
brck, tringle en bois ou en
fer qui retient le corps du
tombereau aux limons et
qu'on enlève lorsqu'on veut
renverser la charge (Vau-
torte).
brèsâode, rôder çà et là.
brèsàde, piller, dévaster
(Pail).
hrèsàdri, f., pillage, dégât.
brèsàdye, pilleur.
bri, bruit. Cf. bru.
bribri, ventre (terme en-
fantin) : a tu mal a lô binô,
di, 7110 ptyô? a tu mal a lô
bribri, di, mô pti? (Landivy).
brieè, bréchet.
bri^et, brichette, banc à
trois pieds.
bride : brider une oie, c'est
lui mettre une plume dans
les narines ou une longue
bri
cheville au cou afin de l'em-
pêcher de passer à travers
une clôture : // e si hét ki n
sôré smà pa bride œn ive; —
i n e bd k a bride l^ we.
brigad, brigade (de per-
drix), compagnie (de per-
drix).
brigan, terre aride et sa-
blonneuse; — bruyère. Cf.
brikan.
brik a brak, étourdi.
brikan, bruyère arrachée
avec ses racines et destinée
à chauffer le four; — lande
couverte de brikan et degapè.
brikar, barre de fer qui
retient le chariot en avant
et l'empêche de basculer. Cf.
brèk.
brikàl, bricole, f., travail
irréguHer; — marché ou
arrangement peu honnête.
brikolœ , bricoleur , qui
bricole.
brikôle, travailler irrégu-
lièrement, inutilement; aller
çà et là, de droite et de gau-
che, comme le chien qui
chasse; — employer la ruse
dans les marchés.
brâ
93
brikàli, têtes en bouton
des variétés du Brassica ole-
racea. Cf. brokoli.
brikolye, r, peu honnête
dans les rapports commer-
ciaux, qui vit d'expédients
et de raccrocs.
brim, f., givre ; — coup de
vent froid; — mèche de
fouet; — petite branche.
brime, geler, se dit aussi
du vent qui brûle les arbres
(Craonnais); — battre; —
tourmenter; — punir.
briyà, brillant, Lathyrus
aphaca.
briyèr, bruyère (Pail) ; —
La Brière, nom de lieu.
briyo£, brioche; — bruyè-
re. Cf. béryo€, brikan.
briz^ baryér, brise-barrière,
celui qui déchire ses vête-
ments; — étourdi.
brâ, épine, éclis de bois :
brô byà, bros blanc, aubé-
pine , Crataegus oxyacan-
thoides (Andouillé); ^'o nér,
bros noir. Prunus spinosa
(Andouillé) : i s e kule œ
brô dà l dé; — // e nid kom œ
brô; — fourche à deux
94
dents;
/';■('
■('
mousse uc
liquide (Landiv'y). Cf. hré€.
broe , broche, aiguille à
tricoter.
Broear , Brochard, nom
propre de bœuf.
broee, brocher, tourmen-
ter, transpercer; — tricoter;
— réparer un toit avec des
ardoises ou des bardeaux.
brou, n. f., ce qu'on peut
porter au bout d'un broc.
Cf. brokié.
broeet, brochettes, petites
branches de bois; — petite
main aux doigts affilés.
hroeri, f., ouvrage tricoté.
bro£tône, réparer un toit
avec des ardoises ou des bar-
deaux (Ernée).
brdetô, petite broche, bro-
ciiette; — petite branche.
/ mot dû bnu à bràe
du sukrù dà îna niàe ;
de broelô à broftô
du siikrc p-iir inô kôpaijô.
(Chanson.)
brdd, f., broderie.
brôd , a., grossier, mal
tenu, sale.
hrodc, broder, tricoter
(Landivy).
brokùt, action de brocan-
ter, se dit aussi d'un meuble
de hasard, d'un objet dété-
rioré acheté chez le fripier.
bivkc, f., ce qu'on peut
prendre d'une seule fois avec
un hrô. Cf. brokié.
brokè, m., jeune animal ; —
petite fourche en fer qui sert
de pincette pour remuer les
bourrées dans le fover.
brokè, guêtre, brodequin.
brokoli, tètes en bouton
des variétés du Brassica ole-
racea. Cf. brikdli.
broklà'Çr), celui qui se sert
du broc (Gorron).
brokte, v., transporter le
foin ou la paille avec un broc
(fourche h deux dents)
(Gorron).
brokié, f., ce qu'on peut
porter au bout d'un broc.
Cf. broké.
brou, trayon, mamelle.
Cf. bràni.
brona{r), celui qui bronne,
au propre ou au figuré. Ct.
brà'nar.
Irrô
brône, téter; se dit aussi
des personnes qui ont l'habi-
tude de mouvoir la langue
et les lèvres comme font les
enfants au sein de leur mère,
ou encore de ceux qui sucent
leurs doigts. Pour faire honte
aux enEints de cette habi-
tude, on chante :
Et tandis qu'il bronnera
L'on chantera
La bron, bron, bron
La bron, bron, brette
Il bronne, bronne, bronne.
broné, f., mélange de son
avec d'autres aliments, pour
les animaux. Cf. hrœné.
brbmt, qui tète toujours.
bronâo, petit sachet rempli
de sucre et de mie de pain
que les mères mettent dans
la bouche de leurs jeunes
enfants pour remplacer le
biberon. Cf. brœnya.
bros, f., montant des J}c~;
— lieu couvert de brous-
sailles; — La Brosse, Les
Brosses, nom de lieu. Cf.
brus.
brÔT^e, mousser, écumer :
bn'i
95
le lait qu'on coule brÔT^^ dans
le pot; — garnir d'épines
(Landivy).
brô^e, broncher, bouger.
bru, bruit : ;/ men dô pa là
d bru; — poitrail (Craon-
nais).
bruu, broncher, chance-
ler; — soulever la terre,
fouir; — travailler avec vi-
gueur (s'emploie aussi dans
le sens actif); — se disputer
vivement ; — faire des efforts
pour mettre bas (se dit sur-
tout des vaches).
brneè, bréchet, la partie
saillante et longitudinale du
sternum des oiseaux et, par
extension, de l'homme; —
creux de l'estomac : a 6 à va
fyér kôm œn agas, l brueè an
avà. Cf. brea', brieè.
bruete, heurter ou piquer
la terre avec un objet pointu,
broc, fourche, etc. (Pail).
brue, bruire (Craon). Cf.
bèriue.
brille, brûler, se vendre
cher, coûter cher; — s'ap-
procher d'un objet ou d'une
personne que l'on cherche ;
96 l'I'll
au jeu Je cache-cache, les
enfants disent au patient :
/// britJ, quand il est près de
l'objet de ses recherches.
bntlc : brille su, complète-
ment ivre : il été si brille su
ki II ôré pa pu fuir iv lavniâ
a œ géi'r; brûle rif, brûle bô,
très riche, très bon. Cf. bûr-
siye.
brûlé, (., brûlée, volée (de
coups) : / yi futi d'il brillé d
kn ké l gabè un 11 pri /^
orm.
brûli, m., incendie (Saint-
Thomas de Courceriers).
britlti, brûleur, distilla-
teur d'eau-de-vie, celui qui
est employé dans une distil-
lerie à brûler le cidre pour
en extraire l'alcool.
brunèye, devenir brun, à
l'approche de la nuit.
bruiiô, le linge qui enve-
loppe le morceau de sucre
destiné au nourrisson (Bier-
né). Cf. broiiào.
bruskè, brusque.
brutal : pè brutal, pain
brutal, pain de sarrazin.
brutào, brutal.
bru
gui.
bru, lierre;
hruijoil, sorcière et brou-
aude, Arch. de la May. B.
2825, fol. 8 r°.
bruà , brouant, bruant.
Cf. bèril'à.
brus, brousse, broussailles;
— La Brousse, Les Brousses,
nom de lieu. Cf. bras.
bnisaye, broussailler, aller
à travers les broussailles.
briisc, brousser, traverser
des broussailles.
bnisé, {., brusi, m., brous-
sis, broussailles.
brvsdné,î., buisson, petite
brousse (Olivet).
bruslix, broutille, très pe-
tite branche d'arbre. Cf.
bro€et.
brnstiye, chercher des brou-
tilles, les ramasser.
bnita^r), jeune bète à
corne qui ne bronne plus et
qui commence à brouter; —
jeune taureau qui broute les
jeunes pousses des arbres
(Pail).
brutu, couvert de lierre ou
de gui : la cjrns émus k e si
brutu.
bal
bruye, avoir le délire, rê-
vasser. Cf. bataye.
bniyi, m., brouillis, mé-
sintelligence, désunion.
bruymà, brouille, trouble.
bu, bue, cruche; — seau
en terre (Landivy). Cf. biui.
btiee, bûcher, tailler (un
morceau de bois avec un
couteau ou une serpe); —
avoir beaucoup de mal et
de fatigue dans son travail,
travailler avec énergie; —
battre, frapper avec vio-
lence; — s bûee, se battre,
se rouer de coups.
bu€ri, bucherie, querelle
avec coups violents donnés
et reçus.
bufe, buffer : bufïer quel-
qu'un, c'est le ramener et le
traîner par le nez ; — souffler
de fatigue.
bufye, souffler de fatigue
(Château-Gontier).
buge, beugler, crier (Châ-
teau-Gontier). Cf. buye.
buMo , petite meule de
fourrage (Andouillé). Cf.
biityâo.
bulè, bulô, petit monceau,
G. DoTTiN. — Glossaire.
but
97
petit tas : / avô l bu là, nous
avons fini de battre (le sarra-
sin); — javelle de sarrasin.
Cf. bà'lâ.
bulote , amasser , écono-
miser.
burô, lavoir; — grand vase
en terre dans lequel on fait
la buée; — cabane, petite
maison; — Le Buron, Le
Buret, nom de lieu.
buryâo, bure.
bus, busse, barrique, fût
de 228 litres. Cf. piuèsd. Voir
pip, tonyâo.
bush, brusquer, se fâcher,
prendre de l'humeur, bou-
der.
busàné, f., buisson, touffe.
busoije, r, qui se tient dans
les buissons (lapin, merle,
moineau); — chasseur qui
bat les buissons.
bu5ô, buisson; — Le Bus-
son, nom de lieu.
but, butte, gros monceau
de foin. Cf. butyâo.
butaj, action de butter.
butase, heurter fréquem-
ment contre un obstacle.
butèryâo, petire meule de
7
98
hn'
foiirrai^c. Ct. hitj<âo.
btih', frapper; — taire des
buteaux de fourraj^c.
/'///«, couvert de bosses :
(V trô h util.
hutyâ{o), buteau, petit tas
de fourrage. Cf. buJjiîo.
huvasye, buvassier, ivro-
gne, qui boit sans cesse.
buvayc, boire sans cesse.
buvayii, qui boit sans cesse.
biivii, :(, buveur, euse.
biiye, pleurer en criant. Cf.
biigJe.
bu\ii, criard.
bii-aÇr), buse, ignorant,
niais, sot.
bii : et par œ ht, avoir pris
part, être intéressé (dans une
affaire) ; — ci bii d ta, quelque
temps; œ bô ht d ta, assez
longtemps; œ pti bu d là,
peu de temps.
biibih , hermaphrodite ;
dans l'arrondissement de
Mayenne, bnbik s'emploie
fréquemment comme in-
jure; — cidre mélangé de
pommé et de poiré (Lan-
divy). Cf. hih c bih.
lue.ir, boucher.
hic;
Iniearde, faire la boucherie.
biieayô, petit boucher,
boucher qui ne vend que de
mauvaise viande ou qui ne
tue pas de grosses bètes.
hi^cye, couper mal la
viande ou la chair; se dit
des bouchers ou des mé-
decins.
Inieèyn, ^, celui ou celle
qui biiuy.
Im^iire , couper mal la
viande. Cf. lni£eye.
bii€te, bouchonner, frotter
avec un bouchon de paille.
biidi lnida(j^, boudeur :
biidi bitdar, tycv tu du lar?
biidin, vessie. Cf. hi:;^i}i;
— bulle de savon (Pail).
biidr, i., bougre!
hijay : fer Intfay, manger
beaucoup.
biife, manger avec excès et
gloutonnerie.
Inijèj, goinfrerie.
biifr, i., bougre!
biifu, bouflant, qui boufte.
biifydl, f. pi., boursouf-
flures de la peau produites
par la morsure d'un insecte.
hiicjan, partie du chanvre
Imh
ou du lin teille qui sert à
confectionner les toiles
d'emballage; — faute dans
un ouvrage de femme.
Inigane, remuer souvent
dans ses mains. Cf. pogaue.
Inigayô, personne qui a
peu d'ordre.
biigô, chcâtaigne cuite dans
l'eau (Pail). Cf. hisikà.
Intgone, lambiner, perdre
son temps à des riens (Ch.
Gontier).
hitgonu, bougon (Ernée).
Inigô, de mauvaise hu-
meur; — qui perd son temps
en niaiseries; — pelote em-
brouillée, écheveau mêlé;
— enfant mal conformé.
hugr^ bougre, vaurien ; —
homme décidé, rusé; —
hiigrè de Inigr, juron.
biigrase, malmener quel-
qu'un; — jurer grossière-
ment.
bîigrè, déchet du grain.
biihal, besogne abon-
dante : / n èm hé la hiihal.
bubale, dépêcher la be-
sogne.
biil
louter
99
grossiere-
biihaye,
ment.
biij : met du buj, mettre
du bouge, en tonnellerie,
renfler la barrique au milieu.
hiijèt , bougette, petite
poche.
bnkane, faire du bruit; —
réprimander, gronder.
biikâo, barrique de sapin
dont on se sert pour mettre
des cendres, du noir animal,
quelquefois des céréales, et
aussi des lapins, des chiens
(Landivy).
biikà, bruit, vacarme; —
reproche, réprimande.
biike, murmurer, bouder.
hiiJiè, bouquet, assemblage
de fleurs; — une fleur : le
bâo biihè ki sô dà 1 jardre.
biik e bik, bouc et bique,
mélangé (Gorron). Cf. bik-
b/ik.
biiM, nœud de ruban ou
de cordon de souliers, en
forme de rosette.
biikléj, action de boucler.
hiknaye, jouter.
hiil : biiï de £en, galle des
feuilles du chêne; — biil dé
100
Intl
iiéj : Viburnum opulus.
hilà, bloc de roches à la
surface du sol.
Imlc, bouler, rouler, s'é-
bouler : prcn bc ç,ard dû ee- àà
la pcrycr, la ter Iml su le pyé;
— à dvalà la kôt, le pyér Imlè
611 le pat du jvâo; — pousser
avec le pied, rudoyer; —
fiiire vite et mal un travail
(Château-Gontier); — Imlc
grô, jouer gros jeu.
Nilé, f., mêlée.
Inilèye, pousser avec le
pied.
bitligô, petit monceau; —
personne petite et grosse; —
rondin (Pail).
hiiline, tomber en roulant.
Intlinc, i., ensemble d'ob-
jets tombant en boule.
buliije, boulin, trou fait à
un m.ur pour recevoir les
pièces de bois qui portent
les échafaudages.
b-uli(j-), bouillir.
biilâ, graines de pois verts ;
— nom propre de cheval.
bîilone, boulonner; se dit
des liquides qui filent comme
l'huile.
Inir
biilùte, vivoter, rouler avec
peine sa boule; — aller dou-
cement.
bul\(jo, bouleau.
bulyn, cheval trapu et dur
à la fatigue.
hir, m., bourg, village,
chef-lieu d'une commune.
Voir vilaj.
biir, f., cosse de la châ-
taigne.
biira, grossière étoffe de
chanvre.
bîirakà, étofte de laine et
chanvre (Montaudin).
biirase, faire des bourrées;
— brouiller, embrouiller,
mêler (Gorron): se dit sur-
tout des cheveux, du fil; —
jouter.
biirasô, enfant brouillon.
hird, plaisanterie, jeu. Le
D., p. ro8.
bîtrde, bourder, arrêter :
biird dô le vè€, le e n pasjà pa
dà l trafy (Montaudin) ; —
s'arrêter : ; fi biird pa pu k œ
ko^ô ki pis; — e n Imrdè pivl
dpyd're.
bîirdèn, Rhamnus fran-
gula; — La Bourdaine, Les
Inir
Bourdaines, nom de lieu. Cf.
burdrên.
burdè, âne, baudet; —
homme stupide; — sorte de
gâteau dans lequel on met
quelquefois des pommes ou
des prunes (Pail).
hirdifay, profusion de
mets sur une table.
burdigal , l'ensemble des
habitants d'un hameau vi-
vant habituellement de ma-
raude, de charité (terme de
mépris).
hnrdigadye, hirdigalye, hur-
digaye, habitant d'un petit
bourg; — d'un hameau
(terme de mépris).
bnrdoné, f., buisson; —
amas d'épines, de laine,
affectant la forme d'une
boule.
bnrdrèn, bourdaine : rà-
kôtré œn e€aye d bnrdrèn, ren-
contrer un échalier de bour-
daine, s'amuser en chemin.
Voir hirde.
burdiifyâo , bou rsouflure ,
enflure (aux bras).
bure, alimenter (une ma-
chine à battre). Cf. afiire;
bîir
ICI
— réprimander, donner une
dure leçon.
b'iiré, f., réprimande, re-
proche, verte leçon; — fagot
d'ajoncs et d'épines.
bur e bar, bourre et barre,
à tort et à travers.
burê-e, bourrache. Cf. bîi-
rd£.
I n' vieut manger que du chou
D' l'herbe fine et d' la bourrèche.
(Pastorale 148.)
bnrèt, toile très grossière.
b'ureye, faire des bourrées
ou des menus fagots.
burgadè, habitant d'un
bourg (Landivy).
biirgan, gourgane, fève de
marais.
burgin (Saint-Thomas) ,
bnrgin (Villaines), bour-
guine, bourguigne, fourche
en bois.
buri, âne, petit cheval ; —
canard.
buri bur a, pêle-mêle.
buruè, roitelet. Cf. beri^ê.
bîirme, s'amuser silencieu-
sement; — commencer à
marcher (en parlant des en-
102
bitr
h
ir
tants) : / s à va Intrinà ; —
fiiire un travail de peu d'im-
portance pour se distraire
(Chàteau-Gontier).
Imrj'njc , f. , progéniture.
Cf. I>iirjini\
Imrjone, ne pas finir son
année, quitter un maître
avant la fin des gages.
bitrjô, sillon qui ne se pro-
longe pas jusqu'au bout du
champ : fer de hurjô, ne pas
finir son année. Cf. burjone.
biirjwè, ;;, bourgeois, e,
celui ou celle pour qui tra-
vaille un ouvrier : / Inirjwè,
la hiirjivéi^, mon mari, ma
femme; — habitant de la
ville par opposition au
paysan.
NirjiUL'iyâo, petit proprié-
taire de campagne peu riche,
terme de mépris.
biirkri, bourrellerie.
Imrlye, bourrelier.
bi(rn, f. , borne; — petite
butte.
biini, i., bougre (juron).
btirnùmà, bougrement,
beaucoup.
hurniçiâo, qui a peu d'es-
prit, qui a l'esprit borné.
Ifiiniicàode, s'amuser de
bagatelles.
Ihiiv^, bourrache (Chà-
teau-Gontier). Cf. hiirèf.
hiirs, baie des céréales
(Saint-Aubin).
hirsé, f., boursée, contenu
d'une bourse.
Inirse, a., riche.
Intrsèt, boursette, mâche
(valerianella), plante pota-
gère.
Imrsikâo, barsikô, grosse
châtaigne. Cf. husikâo.
bursikdte, amasser tou-
jours, grossir son trésor.
hiirsul, brouette (Ernée).
biirxâÇo), ouvrier qui,
placé dans une échelle,
prend au camarade resté â
terre les fourchées de paille
pour les passer à celui qui
est sur la barge : et à Inirya,
être placé au milieu de l'é-
chelle : lé gâ Je pu for s meta
tupi à Inirya.
hitrye, bourrier, mauvaise
herbe : / jardre é tu fè pyè d
biirye; — balayure, pous-
sière : / vê (V htrye dâ 1 :(y><î'
bus
a sô ve^è; — / // se fur pa d
hiryedà Ivàtr; — Les Bour-
riers, nom de lieu. Cf. siai.
bus, bouche; — enveloppe
de la graine de trèfle. Cf.
bos; — graine de chanvre
verte.
bnsakr, qui travaille mal-
proprement. Cf. bnxjyd'.
busakre, travailler grossiè-
rement, perdre un travail.
kuse, rapporter beaucoup.
Cf. base.
bitsé, f., toufte d'herbes,
petit bouquet d'arbrisseaux;
— poignée, tas (Bierné) :
bit se d karof.
biisêl, épi de maïs; —
bouffette de rubans, petite
huppe.
bitsikâo, homme de peu
de valeur; — châtaigne cuite
dans l'eau; la foire des bit-
sikâo se tient à Cossé-le-Vi-
vien au mois de septembre
de chaque année. Cf. b-ursikô;
— petite tige ou partie de
tige.
biisikâo m , nom d'une
espèce de froment.
buskine, perdre son temps.
hit 103
bmkô, petit bout de bois,
piquet; — homme de très
petite taille (terme de dé-
dain).
bitskote, faire des, choses de
peu d'importance.
busle, bosseler.
busirè, petit bout (Châ-
teau-Gontier).
bustrô, petit bout, petit
morceau; — petite queue;
— homme de très petite
taille (au figuré); — enfant
qui veut faire l'homme.
biisyào, boisseau, double
décalitre, mesure pour le
grain. Cf. kwèsyâo.
Air fit un boussiau d' crottes
Pour payer les sergents.
(Ronde de la bique.)
superficie de terrain que
peut ensemencer un bois-
seau de froment : environ
10 ares.
biitad, buté, t., (Pail), petit
espace, petit bout de temps.
b-iitc, bouter, mettre, don-
ner.
buteÇsé), se mettre.
biitêv, bulle.
104
htt
biitcyé, boiitcillée, ce qu'une
bouteille peut contenir de
liquide; se dit en particulier
des fioles de remèdes.
Initfivine, bouleverser en
cherchant, en furetant
(Pail).
hntikc, mal travailler, sans
soin aucun ; — travailler
avec minutie.
biitikote, taire peu de be-
sogne.
biitone, couvert de pus-
tules.
httô d èr , bouton d'or,
Ranunculus acris.
biitr, mettre, donner.
Il faut brider Moriau
Et li boutrc la selle.
(Chanson de gerbe.)
Je m'arrochis au plus vite
Au grand béniquier du coin
J'y aurais boutu de l'iau bénite
Sinon que n'y en avait point.
(Chanson.)
S biilr, se mettre.
but m, boute-roue, pierre
de taille plantée debout, à
côté des portes, le long des
murs ou à l'encoignure des
édifices pour empêcher qu'ils
ne soient endommagés par
les voitures.
Initu'i'y, bouteille.
lniva{r^, jeune bœuf, bou-
villon ; — taureau (Lan-
divy); — terme de mépris.
biivasc, graisse qui s'amasse
sur le cou du bœuf ou de la
vache (Pail); — // a sô bu-
vase, il est bon à marier.
hivè, pelle de bois creusé
(Pail).
bîivrœ, bouvreuil.
bityasii, plein de boue.
b-itydmi, couvert de boue".
biiyô, bouillon, flaque
d'eau, boue.
A travers marcs et bouillons
Bien pus vite j'avanccrons.
(Pastorale 15.)
embarras, mauvaise posi-
tion ; — averse de pluie : //
a €11 d resyé œ buyô ; — hiiyô
d €c, eau, pluie; — Le Bouil-
lon, Les Bouillons, nom de
lieu.
biiyri, alambic (Landivy).
lni:{^, bouse : ramasc d la
bii:( de vae , se dit d'une per-
sonne qui n'arrive pas à
l'heure voulue.
bu/^e, fienter.
hi:(é, bousée, fiente, fange.
bii:(è, cabaret mal tenu,
mauvaise maison; — répri-
mande, reproche, correc-
tion.
bu:<^l, bousil, boue, fange;
— mortier fait avec de la
terre seule, sans chaux (Lan-
divy, Gorron); — ouvrage
bousillé, mal fait.
bîi^ikâ, châtaigne cuite
dans l'eau. Cf. bnsikâo.
bii'^in, vessie du cochon,
du poisson; — biniou; —
lanterne formée d'une bii:{in
montée sur bois; — bulle
(de savon), bulle d'air au-
dessus d'un liquide.
hi:{ine, faire des bousines,
former des bulles de savon ;
— s'amuser.
hi^iyar, qui se plaît dans
la boue; — qui travaille
mal.
buxjyœ, qui ramasse des
bouses; — qui bousille,
bousilleur.
bîl:(iye, ramasser des
bouses, du crottin sur les
routes; — se vautrer dans
bzue 105
la boue; — sahr, brouiller.
b'u:^iyàte, bousiller, maçon-
ner sans soin, faire du bou-
sillage.
hiixjyà, a., écervelé.
bniiyô, n., faute dans un
tricot. Cf. biigan.
bu/^ye, m., bouse, fiente
de bœuf ou de vache; —
grosse personne qui se carre.
biua, morceau de bois, bâ-
ton : lés dô la tô bwa; —
biua kônii, bois cornu, bwa
kare, bois carré, fusain ; —
bwa d £è, bois de chien,
Viburnum lantana (Lar-
champ), ou fusain; — Sor-
bus aucuparia (Landivy); —
Ulraus suberosa, orme; —
bwa d jényèvr, bois de ge-
nièvre, Juniperus commu-
nis (Andouillé); — biua d
tivén , troène , Ligustrum
vulgare (Saint-Berthevin);
— bwa du, racines de ré-
glisse; — biua joli, Ligus-
trum vulgare (Mayenne).
biuate, frapper avec un
bâton.
bwâyô, petite lessive.
biué, touffe (d'herbe),
io6
bzL't
hu'ê
buisson (de fleurs, d'épi-
nes); — quantité, assem-
blée : iv)i Invc il pùrdri; d'il
bivé d £c.
Inué, petite ouverture dans
un mur; — anus. Ct. hicèt.
bwee, jour d'une cave,
d'un cellier, petite lucarne.
Cf. jeu us, biL'Ct.
bivèfur, cloche, ampoule.
bu'èl, bouelle, boyau; —
tranchée assez étroite creu-
sée dans les marais et les
prés humides pour en tirer
l'eau.
Invelyào, dernier né. Cf.
lnuc^i\ kokivâo, Jxôkii.
bwene , mal coudre, mal
travailler ; — faire des efforts
impuissants.
biucnet, mauvaise coutu-
rière. Cf. ht~iyô.
bu'éslc, boisselet, ce que
peut ensemencer un bois-
environ
seau de grain
10 ares.
bwèsyâo, boisseau, double
décalitre; Le D., p. m. Cf.
biisyào.
bwesycr, fond d'une bar-
rique en vidange. Cf. bésyèr.
Inrct, boîte, confession-
nal; — boisson, ivresse, Le
Doyen, p. 22. Cf. bà't; —
lucarne, trou dans un mur :
/ ra et ÎUrc par œn pùlit hivct ;
— anus.
hvèt, ivre, pris de bois-
son. Cf. bet.
huêtô, sabot grossier, à
bout arrondi, très recouvert,
sans cuir : prùn dô vô b-wétô,
y a si hào d bôrb dû l~ étraj.
b-iuétiir, boiture, ivrogne-
rie.
hiuctii , X,, boiteux, boi-
teuse.
biuelye, coff"re où Ton met
le bois (Bierné).
/'icr~, ventre d'un enf;int
ou d'un petit oiseau; — oi-
seau qui n'a pas de plumes
au derrière; — gonflement
du corps; — petit animal,
quel qu'il soit, dont on ne
sait pas le nom ; — terme de
mépris pour désigner les en-
fants ou les gens de peu
d'importance; — petite flUe
(Andouillé) — petite fille
méchante (Laval).
hvè^e, boiser, devenir boi-
bzue
seux ou ligneux, prendre le
tissu du bois; — ■ frapper ; — -
être dans l'impossibilité de
terminer un travail com-
mencé; — être épuisé.
hue:(e (se), v., se remplir
de nourriture (Château-
Gontier).
Ini'è^â, dernier éclos d'une
couvée. Cf. bwelyâo.
bwé:(ii, boiseux, ligneux.
hiuè^iir , boisure , boise-
rie.
bwi, buis.
hiuif, cordonnier, savetier.
Cf. bifè.
biuin, jeu de bouchon.
biuine, lanterner, paresser.
bwi:(e, buiser, border de
buis (un carré de jardin).
bivayô, petite lessive (Er-
née). Voir bivé, biuayô.
bû'àdye, bï'uàge, blanchis-
seur.
bibe, faire la lessive, laver.
bivé, buée, lessive : el et a
lave la b-ibé 6 diuê; — brouil-
lard fort épais.
bibet, bluette, étincelle
(Villaines-la-Juhel, Montau-
din) : t ê he pré de hivet, tu
b\â
107
vas recevoir un coup. Ct.
bêlibet.
bwi, cruche, vase, pot de
terre. Cf. bii, bi.
bibiyé, f., quantité de li-
quide que contient une buie.
bibine, border de buis. Cf.
biui:(e.
bzbô, grand vase en terre
où on fait la buée, la lessive;
— cruchon à huile; — mor-
tier (Château-Gontier).
byà, blé, le plus souvent
seigle. Cf. bye.
byàke, blatier, marchand
de blé.
byakiy , restes , reliets ,
miettes : ser ben adé le byakiy
ki sô reste su la taby.
byâl, veste. Cf. byel.
byâni, blâme.
byâine, blâmer.
byane, curer une rivière ou
cours d'eau, un fossé plein
d'eau. Cf. byene.
byané, f., ce que contient
un bissac. Cf. byene.
byâo, beau, bel. Cf. bâo.
Pis une venue de p'tits oisiaus
A qui seront les pus biaus.
(Pastorale 158.)
io8
b\œ
hyâod, bliaude, blouse, gé-
néralement bleue (Mayen-
ne).
byàokii, beaucoup.
byâosrô, beauceron, ou-
vrier qui se loue pour la ré-
colte.
byâotc, beauté.
byar , bière, civière sur
laquelle on porte les cer-
cueils.
byà , blanc; — curage
d'une rivière ou d'un ruis-
seau ; — lit de la rivière ou
du ruisseau, le fond d'un
fossé rempli d'eau; — Le
Bian, nom de lieu.
byàea^r), blanchard, hom-
me qui a les cheveux blancs.
byà€eye, blanchir.
byiujal., fauvette. Yoirfal.
b\ààri, blanchisserie.
byàeri, f., toute espèce de
poisson blanc.
byœ, bleu; — nom donné
par les chouans aux soldats
républicains; — nom propre
de cheval.
byœve, boire.
byœvi{r), bleuir, donner
la couleur bleue.
byô
byê, blé, seigle : byè d
tà'fki, blé de Turquie, maïs.
Cf. byà.
byc€, blèche, qui biaise,
qui use de fmesse, qui agit
en sournois; — blet.
byèl, chemisette de nou-
veau-né; — veste très courte
et, par extension, tout vête-
ment couvrant le haut du
corps (Mayenne). Cf. byal;
— terme de mépris pour dé-
signer tout ce qui remplace
la blouse (Pail).
byènai, curage d'un ruis-
seau.
byenc , curer un ruisseau
(Villaines-la-Juhel). Cf.
hyane.
byer, pierre à aiguiser la
taux (Bierné).
bxèse, blesser : y inî' se
hyèse bè âœr.
byêt, cheville. Cf. biyet.
byèvéyà, bienveillant, su-
brogé tuteur, curateur.
byô, sabot tout en bois
(Ernée). Cf. bwctô.
byon, prestations sur les
routes : iravak a la b\on.
bydne, rabâcher : te ià dô.
byo
tu byon; — travailler ferme
(Saint-Aubin-du-Désert) .
byds, belosse, prunelle
ou petite prune sauvage
(Mayenne); — œil. Cf.
blà5.
byàt, bouteille en terre
cuite et à goulot très étroit
(Vautorte).
byo, d, blond, de.
b:(i 109
byô, épis vides qui se
dressent au-dessus des au-
tres (Pail). Cf. bégâo; —
petit bidon, cruche pour
l'huile. Cf. bd'ô.
b:^e, peser.
b::^é, f., pesée.
b:(i, espèce de poires : de
pèr de b:(i.
ۈb
,af
€a, chat : dans les jeux
d'enfants, on appelle chat
celui qui est obligé de cou-
rir après les autres, de trou-
ver l'objet caché, de deviner
les énigmes, celui à qui on
bande les yeux, etc.; pour
savoir qui sera le chat, on
fait une hôte ou un bonya; —
colle de fltrine.
ۉ, m., chaud, chaleur.
Cf. ۉo.
eahu, corde de puits (Châ-
teau-Gontier).
eabu-èsyào, chabosseau,
chevanne, poisson d'eau
douce.
€àby, €àb, chàble, grande
herse triangulaire; — Le
Chable, nom de lieu. Cf.
fériwe.
€âbye, châbler, réduire les
mottes de terre après le la-
bour; — abattre des noix.
^àbyé, m., herse (Mon-
taudm).
€adoh', caresser (Château-
Gontier).
eadrbnc, chardonneret
(Andouillé).
€afâo, échataud, échaûiu-
dage. Cf. fàofijo.
€afiinet, instrument qui
sert aux taupiers.
fcifiire, chasser (un ani-
mal), poursuivre; — boule-
verser, fouiller, mettre en
désordre : vmî lu bc n pa
b rôtie té de e t eafiire I né?
— k va lu ^ûfiire dà inéhard ?\
— griffonner. Cf. fnojure;
— maltraiter, frapper (Pail).
1
eal
€afiirmà, action de eafiirc.
£ahu€è, petit hibou (Saint-
Pierre-des-Landes) .
£âk, cliacun, chacune : alô,
garsay, né v dispute pzuê, j e
de pu m pur fâk.
€ake, agiter violemment,
arracher violemment. Cf.
iake.
€akô, sans force, petit; on
dit d'un gamin qui veut
faire l'homme : snekœ £akô\
— chicanier, taquin (Pail).
€akoiœ, chicanier (Pail).
£akàte, faire des efforts suc-
cessifs et vains comme un
petit enfant; — pousser du
coude; — chicaner, taqui-
ner, agacer (Pail).
£akotye, chipotier, chica-
nier (Pail).
€akte, tirer par saccades.
Cf. sakîc.
€akive, sauvage, peu civi-
lisé (Bierné) : le môd de 6tè
peyi e bè €akiue.
^akibe, chicanier (Pail).
eakiuine, chicaner, taqui-
ner (Pail). Cf. £ûkote.
€al, t., enveloppe de la
noix.
£am
I II
^alàbèrdè, qui ne s'occupe
que de niaiseries ou qui ne
veut pas travailler. Cf. bèrdê.
malade, chalander, impor-
tuner quelqu'un pour obte-
nir ce que l'on demande. Cf.
amie.
£ale, enlever la ^al de la
noix. Cf. e^ale.
ۈli, bois de lit.
€alone, nager comme un
bateau (Mayenne).
€alorn, imbécile, niais.
€alô, chalon, chaland, bac,
bateau (Mayenne).
mlumyâo, chalumeau.
Au son de mon chalumiau
Dansons tous le pas nouviau.
(Pastorale 135.)
€aluryœ, mhiryu, ^, plein
de chaleur, qui ne redoute
pas le froid : v:{ et bê mluryœi
dû vx^ abriye si pœ par la fre k
i fè.
^alwen, chanoine.
sahueni, f., canonicat.
£amaye, contester, dispu-
ter.
eamayri, chamaillis, dis-
pute bruyante, combat avec
bruit.
112
cao
flW
fûinin, f. pi., fleurettes
sur les liquides (Pail). Cf.
famiuc:;^, étoffe de coton
très commune imitée des
toiles de coton.
eaUy clîène; — chenille;
— lie.
eani, m., fleurette blanche
à la surface d'un liquide; —
a., qui a des fleurs ou des
moisissures blanches.
€ani(r), chanir, se couvrir
de fleurs ou taches blanches;
— rire jaune. Cf. eâùviQ-).
eaniye, tricher.
€anoy , £amiy, chanole,
pomme d'Adam. Cf. enoyè.
ۉo (/), il chaut : / ;/ iu^
€Aopa, ça m'est égal.
€0.0, d, chaud, -e; — œii
myet €âo, un peu ivre; — a
la eàod, sur le champ (Pail).
eâo : eâo rférdi, m., chaud
refroidi, refroidissement su-
bit du corps.
eàoee, chaucher, se dit
de l'oiseau mâle qui couvre
la femelle. Cf. ۉose.
éâod , chaude, peur,
frayeur.
fàodc, chaudet, petite place
chauffée dans un lit; — met
la nie dà sô fiiodè, mettre la
main dans sa poche; — Le
Chaudet, nom de lieu.
€cîiodc, se moquer de.
^(?o(c?)/zt'aj, chaudefouacc,
petit chardon peu élevé qui
pousse dans les terrains ro-
cailleux et exposés au so-
leil.
fâodrône, tacher de noir
par plaques.
câodrone, a., taché ou mal
lavé (en parlant du linge),
modroné, f., chaudronnée,
chaudron tout plein.
eàodrô '■ oublier le chau-
dron sur le feu est un signe
de malheur : les vaches ta-
rissent, on ne peut faire du
beurre, etc. (D' L.).
eâodro'oe, chaudronnier.
ۉod-snri , chaude-souris,
chauve-souris. Cf. suri-eâod.
cAojâo, échafaud, échalau-
dage; Le D., p. 174. Cf.
€afâo\ — estrade : e bc, tnô
gâ, va tu môle aiiû'i su I eâofào ?
(pour recevoir un prix).
^âojâod (pyer), chaufaude
(pierre), pierre à chaux, cal-
caire; — moellon, pierre à
bâtir.
eâofâodey échaïauder.
€àofe, chaufter : ^âofe kôt
kœhi, exciter contre quel-
qu'un.
^âofej , chauftage , feu ,
maison habitée.
eàof hi€, chauffe-couche,
homme qui s'occupe des dé-
tails du ménage, des toi-
lettes, des ouvrages qui ne
concernent que la femme.
Cf. viaiict.
eâofpye, chauffe-pieds, se
dit toujours pour chauffe-
rette. De même, on dit tou-
jours « chausse-pied » et
non « corne ».
€Aofrè, ^âofèrdi, chaufroid,
refroidissement subit, pleu-
résie. Cf. ^âorfèrdi.
iâofiire, chasser un ani-
mal; — bouleverser; — •
griffonner. Cf. mfure.
sâol, enveloppe verte des
noix et des noisettes. Cf.
molal, chaulatte, pièce de
bois taillée en biseau qu'on
G. DoTTiN. — Glossaire.
€(10 I I 3
place à l'extrémité des che-
vrons d'un comble pour
soutenir l'égout de la cou-
verture. Cf. kityâo.
sâole, €Ôle, pousser.
eâomiQ-'), chaumir, briser;
— pâlir; — flageoler. Cf.
hêrkim; — iâorni, pris de
boisson.
mopiij'), presser, fouler
aux pieds.
ۉos, chausse, bas, chaus-
settes : £âo6 Cl l avale , bas
sur les talons.
eâose, chausser, couvrir,
se dit d'un oiseau mâle qui
couvre la femelle (Craon-
nais). Cf. €m€e.
£âosmà , chaussement ,
chaussure : i n pœ aie. sô
eàosmà l byes.
^âosiiine, chauler, répandre
la chaux dans un champ pour
améliorer la terre ; — verser
un lait de chaux et de cendre
sur le blé à semer.
cAosumyc , chaufournier ,
qui fabrique la chaux.
De Saint-Ouen et de Saint-Georges
Y viennent les chausumiers
114
£ap
Toujours arrosant leurs gorges
Comme ils en sont coutumiers.
(Noël du comté de Laval.)
€âûi'ar, (temps) niuigeux,
mais lumineux et aveu-
glant; — qui rit toujours.
ۉoi'arde, sourire ironi-
quement, se moquer de.
eâoveye, blanchir, pâlir.
£âovè, chauvin, blanchâtre,
ne se dit guère que des
bœufs.
€dovi(_r), sourire en pre-
nant' un air niais ou mo-
queur, rire jaune ; — se dit
des chevaux qui dressent
les oreilles en regardant
sournoisement; — pâlir,
blanchir de cheveux ou de
poil.
eâovyolc, rire jaune (Pail).
Cf. eâovi.
€ap : bat la eap, battre la
chape, se promener de long
en large comme les chantres
à l'église; — flâner : / bà la
£ap tu / là dé jiir.
€ape, chaper, mettre la
chape; — se promener en
chape ; s'est dit des deux
chantres qui, dans l'ancien
eap
diocèse du Mans, parcou-
raient le chœur de l'église au
Kyrie, au Credo, etc. ; — se
promener de long en large;
— dormir; — -appeler à haute
voix.
€apitùryâ{6), sorte de por-
che qui précède la porte d'en-
trée de certaines églises et où
se réunissaient les habitants
pour délibérer sur les affaires
de la paroisse. Dans la com-
mune de Saulges(Mayenne),
nous avons le chapitreau de
Saint-Cénéré. C'est un petit
oratoire érigé en l'honneur
de ce saint solitaire et for-
mant un dôme en avant-
corps sur deux pilastres.
eapiyô, enveloppe du grain
de froment dans l'épi.
€àpl, châble (Pail). Cf.
ۉby.
€âple, châbler. Cf. ^rûjyc.
eapU, chapelet, Arrhena-
therum bulbosum, avoine à
chapelet.
eaplctc, dire le chapelet.
fapàte, battre, cogner, ta-
poter, taquiner.
^apô, graisse qui se trouve
€ar
sur le dos ou le cou des
porcs.
eapu, éapïi'i, chapuis, bil-
lot ou trépied sur lequel les
paysans aiguisent avec le
cermeau les branches qui
servent à ramer les pois, les
fèves, etc. Cf. €éplu.
€apy, herse. Cf. €âby.
£apyà(o), chapeau.
Comme mon chapiau tournera
Sera le chemin qu'on prendra.
(Pastorale 87.)
gale ou crasse qui couvre la
tête des enfants nouveau-
nés. Cf. àfàlè, krê; — cous-
sinet en cuir, garni de bourre
à l'intérieur, que l'on place
entre les cornes des boeufs
attelés, pour supporter le
joug; — €apyâo d €âs, tra-
verse creuse qui fixe le peigne
à la châsse.
€apye, herser, réduire en
morceaux. Cf. €abye.
€ar, chair, viande : y inâjô
pzuè d €ar, je un avô piuè l
miueyê.
ۉr, choir, tomber (Pail).
eâra, charroi; — embar-
ras, bruit. Cf. €ârè, mnué.
€ar 1 1 5
sarboncr , charbonnière ,
mésange à tête noire.
mr-eé d pè, chercheur de
pain, mendiant.
£ar£e, chercher.
eardrànè, chardonneret.
eardrô, chardon ; — Le
Chardron, nom de lieu.
eârè, charroi; — chariot;
— charroyère. Cf. ^âra.
earèn, charogne : fer turne
à €arèn, faire dépérir (Lan-
divy). Cf. prâ, ^arôij.
iarèyaj, €areymâ, charroi,
action de charroyer.
mreyœ, charroyeur, voitu-
rier, charretier.
€aréye, charroyer, trans-
porter sur une charrette ; —
renvoyer, chasser; — se
conduire : ^aréye drê, se
bien conduire; — avoir la
diarrhée : y e £arèye hit la
n-ïL'i.
eareyér, voie assez large
pour qu'une charrette puisse
y passer, dans un champ ou
dans un bois ; — la eareyér dé
se Jâk, la voie lactée.
mribâod, grand feu de
joie; sous la Restauration,
ii6
far
ear
à b fête de Louis X\'III et à
la fête de Charles X, on brû-
lait la charibaude i\ Laval.
La charibaude se compo-
sait d'une vingtaine de ton-
neaux ou de barriques su-
perposés dans lesquels étaient
des matières combustibles
avec des pièces d'artifices,
le tout orné de guirlandes et
surmonté d'une couronne
de laurier. On ne brûla plus
la charibaude après la révo-
lution de 1830.
Cependant l'usage de brû-
ler la charibaude s'est con-
servé longtemps à l'assem-
blée du Gué d'Orger.
Dans un registre de l'an-
cienne municipalité, conser-
vé aux archives de l'Hôtel
de \'ille de Laval, on voit
que tous les ans, à la Saint-
Jean d'été, on allumait une
charibaude. Cela coûtait 49
francs, y compris 3 fr. pour
le bouquet ort'ert à M. le
le Maire et 10 fr. pour les
rafraîchissements donnés à
MM. les Officiers munici-
paux.
€drjivèr, partie de la char-
rette qui soutient la charge.
€arjiv, ouvrier qui dé-
charge les charrettes de
grains et porte les sacs dans
le minage, à Laval.
earJotc, cajoler, solliciter.
£arme : earme h va€, se dit
des sorciers qui empêchent
les vaches de donner du
beurre. Il y a une dizaine
d années, on distribuait pour
arrêter l'effet du sortilège,
des médailles de Saint-Fran-
çois que l'on clouait dans la
mangeoire des vaches char-
mées. (L. D.) Cf. tin'.
earna, le bourbillon d'un
furoncle.
{■arnyc, £anjc, charnier, sa-
loir, pot en terre cuite ser-
vant à conserver le porc
salé.
eaiôn, charogne. Ct. pn'i.
farpène, charpigner, mettre
en charpie, déchirer, échar-
per,
€arpi{r), charpir, mettre
en charpie. Cf. farpeijc.
€arpur, chapelure, croûte
de pain râpée.
€as
€06
117
earpntri, f., charcuterie
(Château-Gontier).
€arputye, charcutier.
mrt, charrette à foin :
mit €ârt e tro byât, j prârô l
kamyd; — la €ârt du nue
Davi, la constellation de la
Grande Ourse.
€ârté, f. , charge d'une ^Âr/.
€ârtè, eârti, corps de la
charrette sans les roues; —
espèce de hangar où l'on
ramasse les cliarrettes des
fermes; — charretée : ^ene
œn ègiuiy dà^ œ £ârti d fè.
€artri, f., hangar où l'on
ramasse les charrettes : iiyu
k s et i k e mô hrô ? — sii la
mrtri, ô le raMo.
mrwê, charroi, manière
d'être (en mauvaise part) : //
e dàx^ œ miua eànvê, il est
dans une mauvaise passe. Cf.
mra, mrè.
^arweyer, earyer, chemin
à travers les champs assez
large pour qu'une charrette
puisse y passer. Cf. ^areyér;
— chemin charretier dans
un bois.
€as, chasse; — leçon, ré-
primande ; — étrà ms, être en
chasse, être en rut ; — être
chassé.
£âs, baie, enveloppe des
grains; — terme de tissage,
traverse soutenue par des
barres où s'engrave le peigne
et servant à frapper la duite
qui traverse la chaîne pour
le tissu ; — eapyâo d ms, tra-
verse creusée qui retient le
peigne à la £âs.
£asankè, bande d'oiseaux
de nuit criards, invisibles.
C'étaient les âmes en peine,
croyait-on, qui venaient voir
leur ancienne demeure et
demander des prières. Cf.
€asartH.
La msankè s'avance
Avec son bruit de fers :
Mille démons en danse
Voltigent dans les airs,
De longs brocs dans leurs mains,
Font trembler les humains.
(Ballade de Montsûrs.)
€asartu, €asartiui, chasse-
Arthur, bruit qu'on entend
dans l'air vers minuit. Tan-
tôt c'est le galop des che-
vaux, la voix des chiens, le
ii8
^as
son des trompes, les cris des
cliasseurs; tantôt c'est un
bruit plein de désordre et
de confusion et qui doit être
le sabbat des sorciers; —
au figuré : dpi k j avô pri
Je kcijào d mit fier, s cl à'
bru e (V vahann, s et œn vra
easartn .
mse, chasser, saillir; un
taureau ^as une vache; —
être en rut.
easèlkè, chasse fantastique.
Cf. £asankè, easartu.
fûs gaJà, chasse-galant,
toile d'araignée contre le
mur ou suspendue au pla-
fond de la cuisine; — tison
dont l'un des bouts lève
le nez dans le feu ; — tison
qui, bien que retiré du
feu continue néanmoins de
brûler ; (tout cela chasse
les galants de la cuisinière
parce qu'ils voient tout de
suite qu'elle n'a ni ordre ni
propreté).
msifyno , œsophage de
l'oie; — gosier.
^asd', chasseur, petit mail-
let en forme de coin sur Ic-
ۈt
quel le tonnelier frappe pour
chasser les cercles d'un ton-
neau. Cf. -f)'? ; — chasseur,
fasd' à ter, chasseur en terre,
taupier.
rdspi, chasse pie, Lan i us
collurio (Andouillé).
easivcr, maillet de tonne-
lier. Cf. easœ.
^asyer, cage où Ton met
sécher les fromages.
£at, châtaigne très petite
(Ernée).
eatè, cheptel : met œn hùrhi
a eatè, donner une brebis à
nourrir et à soigner avec
partage du profit.
eat ckiiryœ, €at éhurœ ,
chat-écureuil, écureuil.
€atè\t : pùk la ^atèij, être
puni ou frappé pour une mé-
chanceté ou une plaisanterie
faite en complicité d'autres
personnes (La Dorée).
^atèura, châtaigneraie, lieu
planté de châtaigniers.
€âllê, châtelet, dévidoire,
tourniquet sur lequel on dé-
vide horizontalement le lîl
qui vient d'être hlé et qui
est sur la Wriiel. Le fil ainsi
mv
mis en écheveaux sur le
châtelet est donné au blan-
chissage ou cà la teinture. Les
écheveaux blanchis ou teints
sont mis sur le travwè, sorte
de dévidoir vertical, et le fil
est dévidé en vola pour ser-
vir au tissage.
eatone, chatoner, grimper à
l'arbre en s'aidant des bras et
des jambes; — mettre bas
(en parlant des chattes); —
remuer la queue ; — tou-
cher avec précaution ; —
faire l'espiègle.
mtre : mtre de rœ, châtrer
des roues, passer le cercle
de fer qui entoure la roue.
€atn(, châtreur, hongreur,
rebouteur.
eatun, f. pi., chatunes,
sourcils.
€ahiy, Petromyson Planeri
(poisson), Saint-Germain-
le-Fouilloux.
^atye, châtaignier qui pro-
duit des fruits tout petits.
■eavinar, tricheur, mauvais
joueur.
ravine, tricher, discuter au
jeu.
€ab
119
eayu, caillou.
mbèryér, chambrière, ser-
vante; — filet que les fi-
leuses s'attachent à l'épaule
et où elles passent la que-
nouille; — • trique attachée
par un anneau sous une
charrette et qui sert à main-
tenir les brancards dans une
position horizontale quand
le cheval est dételé; — mor-
ceau de bois placé à la tête
d'un rouet; — demi-cercle
de fer qui se suspend à la
crémaillère et sur lequel on
pose les poêles pour les
fritures, sans être forcé d'en
tenir la queue.
€àbr,(., petite pièce, dans
une ferme, où l'on met le lit
du domestique, des fils, et
tout le débarras. Voir mé:(Ô;
— cave à tisserand; —
m., chanvre ; on dit partout
£àbr mal pour eàbr fémêl, et
réciproquement.
mbràk, chambranler, re-
muer sans cesse.
mbrœl, mbrol, Galeopsis
dubia (Château-Gontier).
fàhir, enduit fiit avec de
I20
fdV
la chaux bourrée de poils
d'animaux. Cf. eâobur.
fildi^lye, chandelier, pilier
de bois muni de clous au-
quel on accroche les tasses
dans les fermes après les re-
pas (Bierné).
ۈ d fiuer (A'), le champ
de foire, la société royaliste,
le fimbourg Saint-Germain
de Laval : dpi k il a mi se gà
€é le jéxivit.) il c rsii dà I eà
d fivcr. Voir^v/.
ۈdl(vr, Chandeleur, per-
venche naine, Vinca minor
(Pail).
fàdliiret, f., chandelou-
rette, perce-neige.
fàkâo, chanteau, morceau
de pain; — gros pain rond
et plat (Ernée) ; — quartier
(de lune) : / prùmye €âkâo d
la hvn.
€àhré byà€, sceau de Salo-
mon, Polygonatum niulti-
florum ; on en emploie le
rhizome à La Dorée pour
guérir le chancre, sorte de
maladie des vaches.
€mj , chaîne (Montour-
ticr).
eut
fdpaij, fàpcn, Champagne,
pays fertile, mis en culture
depuis longtemps : la fîipan
du Mcn ; — Champagne,
Cossé-en-Champagne, noms
de lieu ; — bief.
eàpi'ije, qui demeure dans
un pays de Champagne.
eàpèyc, renvoyer vive-
ment; — faire paître les bes-
tiaux dans un champ; —
marcher à travers champs
(Pail); — chasser,
eàpcyc, a., se dit d'un ter-
rain productif, d'un pays de
champaigne.
eàpi , champi, fils bâtard
d'une femme.
eâsii^i-), moisir, se couvrir
de taches blanches.
£àsànî\ sansonnet.
eàsyer , f. , lisière d'un
champ ; — sillon fait le long
d'une haie à l'extrémité et en
travers des autres sillons : / u
avô pu a ferû'c h le eàsyer.
eàtnè, eàtùuâo, chante-
Noël, miche, pain de Noël.
Le chante-noël était donné
par les maîtres à leurs do-
mestiques, et ceux-ci empor-
taient le chante-noël dans
leur famille où ils allaient
passer la fête de Noël. Dans
quelques cantons de la
Mayenne, par exemple à
Bais, les maîtres donnent
non seulement le chante-
noël mais encore tantôt des
œufs, tantôt une oie, tantôt
un gros morceau de lard
salé. Dans quelques com-
munes, le chante-noël se
donne à carnaval.
€à(j)pyœr , chantepleure,
cannelle, robinet mobile.
ۈtri, f., chant.
£àtyer, chantières, sillons
du bout du champ, perpen-
diculaires aux autres. Cf.
€ètyer, eàsyer.
ۏlwi, celui.
£èinè^, f)Hè:(^, chemise.
€âna, €na, mauvais lit. Cf.
sna.
€ènâo, €nào, chenal, canal,
rigole.
ێnard, fnard, chenarde,
colchique des prairies,
€ènty, £niy, f. pi., hypo-
thèque (Montourtier).
€èniya(^r^,€niyar, lent dans
'ۏv
121
son travail (Andouillé); —
délicat, facile à gêner.
€êniye, €niye, lambiner
(Andouillé).
€ùniyer, eniyer, amas de
chenilles.
€ènol, €ênon, €ênoy, ehioyé,
chenole, larynx, pomme
d'Adam.
fènu, enu, qui a de la va-
leur, qui est bon, délicat,
exquis.
eènuy, emiy, larynx des
animaux.
£èplu, £épu, trépied en bois
sur lequel on aiguise les
pieux où on coupe les
rames. Cf. mpii.
eêvern, €évernâo, chevanne,
poisson d'eau douce. Cf.
jwern.
€èvi(r) (sf), venir à bout,
dominer : i n pœ 6 £èvi de sÔ
jva, de se^ éfà; — va tu bl t
€êvi a mm le bet à m?; — se
suffire (Saint-Aubin) :;' taerô
d nu €vi à œ domestik st àné.
Cf. jibi.
sèviy, cheville ; être en
cheville se dit des chevaux
ou des bœufs qu'on place en
122
eee
ۏr
tctc des attelages. Cf. jU'iy-
€h>iye, clievillcr, mettre en
tête ou en cheville d'un atte-
lage un animal bien dressé.
£tvhvr, chevelure.
ftvrœQ^, chevreul, che-
vreuil; — nom propre de
bœuf (Andouillé).
eœ, chez : It gâ d cœ mi,
mon fîls ; — il e bè d €d' li,
il est bien de chez lui, il a
de la fortune.
^œ, ceux.
£à£tô, couleuvre. Cf. sn^lô.
£à'ht, f . , radicule de
plante.
€œn pynte, chêne planté,
chêne planté (jeu). Cf. kn-
persé, ragol.
£œrjyè, chirurgien.
€d':^, chose : œ pti £d\, un
peu.
€œ, chez. Cf. £è, eœ, 5C.
fé, choir, tomber.
En montant dans sa chambrette,
Je buttis et j'chus un saut ;
Je cheyis su ma pouchette,
J'égâchis tous mes pruniaus.
(Chanson.)
£€£, a., sèche.
€e€e, sécher.
fcdrc, chardon.
£cl, celle.
fèinam', ^, qui aime A
chamailler, qui volontiers
cherche querelle et dispute.
fcnie, maigrir à vue d'œil.
€cn, chienne; — chenille;
— lepte automnal (Saint-
Aubin-du-Désert). Cf. nijé;
— chaîne, terme de tissage,
réunion des fils sur l'ourtoir.
eènoher, chênaie, lieu
planté de chênes ; — La
Chenotière, nom de lieu.
€cnva (Saint-Thomas),
eenvœ, fenvc (Pail , Lan-
divy), chènevis.
fcnvxér, chanvre.
£611, chaîne.
£éiiéf, chaînette, petit cor-
don dont les vieux paysans
se servent pour serrer leur
culotte par derrière (Craon-
nais) : / )i ave k œn h\ct pu
lui la €ènèt dû sa ha?i.
€eih\ mauvais lit. Cf. £hia.
£èiw, monceau assez gros
de pain ou de viande. Cf.
£inô; — anneau d'osier des
balais de bouleau (Landivy).
n'r, choir. Cf. fur, £â, eé.
J
eèr
€èr, chaise, siège à dossier
et ordinairement sans bras;
— La Chaire, nom de Ueu;
— pi. caresses, dans l'expres-
sion : fer dé €èr a kœkœ; —
dhnàde la eèr, souhaiter le
bonjour (Saint-Aubin-du-
Désert); — chair, viande.
Cf. €yer.
De la chair et du pain mollet
Que je viens d'acheter tout à l'heure.
(Pastorale 155.)
€eràs, cherté, prix élevé.
€erhone, charbonner.
£erhone, charbonnier.
€erboner, lieu où l'on fait
du charbon dans les bois et
les forêts; — La Cherbon-
nière, nom de lieu.
eerbô, charbon.
€èrdronè, chardonneret ; —
chardonnette, espèce d'arti-
chaut sauvage.
eèrdrô, chardon (Pail).
€èré, {., cendres bouillies
pour la lessive.
€èrf^ larve de l'éphémère,
qui sert d'appât pour la
pèche. Cf. bwetye.
€èrfœy, eerfè, cerfeuil; —
ۏr 123
larve des phryganides ou de
l'éphémère, appât pour la
pêche.
eériÇi-), caresser : eéri dô U
pti ceyô; — bien accueillir.
£erj, charge.
€crjc, charger.
eèrkibitri, charcuterie.
^êrkû'itye, charcutier.
€èrpàke, charpentier.
eèrpàt, charpente.
€èrpàtri, charpenterie.
eerpèle, chapeler, couper,
tailler.
eèrpelur, chapelure.
eèrpi, charpie (Pail).
ehpine, écharper, déchi-
rer, mettre en charpie. Cf.
£arpene.
eerpiÇr), cherpir, déchirer,
écharper (Pail). Cf. ^arpiij-'),
éeerpir.
eerplœ^, chenille. Cf. eèn.
€erke, charretier, roulier.
€éni, charrue ; — au figuré :
à via œn vèy eéru, se dit d'une
femme de peu de valeur. Voir
épàol, rwel, père.
ېni, charnu, gros, gras.
dérive, charruer, labourer.
eèriué, f., cendres qui ont
124 ^0'
servi à la lessive. Cf. ^ere.
férye, grand morceau de
toile ou drap que l'on place
dans le cuvier à lessive par-
dessus le linge; — loueur
de chaises à l'église; —
charrier, pièce de grosse
toile dans laquelle on met
la cendre au-dessus du
cuvier pour taire la lessive.
€eryô, petite chaise.
€cl, chute : dô fct, on dit
d'une porte qui se ferme
d'elle-même, qu'elle ferme
de £ct; — et à bon, miua:^ €èt,
être bien, être mal; n et pa
hèn à €èi; — a ^èt d ékii'el,
après coup; — le pré de la
^ét, situé à l'endroit où la
Rivière de Saint-Nicolas
tombe dans la Mayenne.
féii, chétif, malheureux,
infortuné; — faible, débile.
rétive, épargner, regarder
à la dépense.
€etr, contre de charrue;
— bord inculte d'un fossé.
Cf. nir.
feire, habillé, vêtu.
feyâOy eeyô, jeune chien,
petit chien; — croissant,
éraillure des doigts au bord
des ongles.
f<^^, chaise, chaire :\ prê-
cher.
^^:^V'', '', celui ou celle qui
a soumissionné la location
des chaises d'une église; —
fabricant de chaises.
£t\yer, planchette, claie à
faire sécher les fromages.
fc, chien : fér se €c, faire
ses chiens, faire faillite; —
et €è, être chien, être chiche ;
— chien, terme de tissage,
morceau de bois traînant à
terre et servant à ralentir la
marche de l'ourtoir pour le
déploiement des chaînes.
fè, chez. Cf. ov, €(i', se.
fèbràle, osciller, remuer :
si't fér la fèhràl ; — àldgarsay,
tùu Vil tràkil e n ecbràJc pwè
koin sa.
fèfé, petite portion : ani
€è-eé, une prise (de tabac) ;
œn €è£é d peir, dvyàd.
fèfone, caresser, traiter en
enfant chéri.
fèfô, enflmt chéri, dor-
loté, préféré.
fèftd', qui aime à badiner
avec les femmes. (Pail).
eeeic, î., petite portion
(de tabac ou de boisson).
Cf. €l€é, sejté.
€è€wer, petite fiole en
terre à orifice étroit fermée
par une cheville et qui sert
de tabatière. La eUiuer est
quelquefois en écorce de ce-
risier, de bouleau, etc. Cf.
twin. Pour prendre une eè^é,
on ôte la chevillette, on se-
coue la £èeiuer, on fait tom-
ber le tabac sur le dessus de
la main dans un creux pro-
duit entre le pouce et l'index
et on l'aspire.
£èdok, chinchonner, cares-
ser.
£ên, chêne : pyàlc l eln
fiir-ee, faire le chêne planté.
€èny chaîne.
£ènèt , chaînette, petite
chaîne, cordon.
€ètr, haie très large plan-
tée d'arbres et d'arbustes en-
trelacés (Pail); — espace non
cultivé, laissé dans un champ
entre la haie et le dernier
sillon et sur lequel on pre-
nait jadis de la terre pour
€1 125
mêler aux engrais ; — feuilles
amassées pour faire la litière
ou du fumier; — les deux
ou trois sillons perpendicu-
laires aux autres; — • planche
large, sillon plat (Saint-
Pierre-des-Landes); — Les
Chintres, nom de lieu.
£ltre, se promener le long
des cheintres; — cingler,
rosser.
eetre (jnat), mal nourri
(Cossé).
€ètrèye, faire pâturer les
bestiaux dans les cheintres
(Craonnais); — chasser
(quelqu'un),
£ètyer, les sillons du bout
d'un champ. Cf. eàsyer, eetr.
de, interjection de défi,
pour exciter quelqu'un à
vous jeter ce qu'il tient à
la main.
eUar, avare.
ekté, chicheté, avarice.
eUtô, couleuvre (La Do-
rée). Cf. €œetô, €ii€tô.
ei d mvoaT^ merd, individu
désagréable : s ga la i m a
kôr l èr dé ei d mwaz^ merd.
(La Dorée).
126
€ik
€in
£ifc, chiffonner, bouchon-
ner, froisser une étoffe.
€ijlxe, chiffonnier.
cifr, fifre (Mayenne).
eifyar , anguille à large
tète.
€ifye, chifler, siffler.
eifye, chiffonnier. Cf. eifkc
eijté, f.jgros morceau (de
viande ou de pain).
^ikann, chicaneur, chica-
nier.
eikào, pot de terre pou-
vant contenir de sept à huit
livres de beurre.
€ikâodyào, pot valant la
moitié d'un grand pot à
beurre de Bretagne.
€iké, {., prise (de tabac).
€iké, petite gorgée, petit
morceau.
eikorn, culée, partie d'un
arbre abattu qui reste en
terre ; — tète d'émousse ;
— tête dure.
eikoic, chipoter, chicaner.
€ikropè, (jeu d'enfant).
éikii'ènèl, petite quantité
d'une chose : // a si grà pti d
donc k i n don ké par eikiuènèl.
eikwèr, tabatière en bois
ou en terre en forme de
petite bouteille plate. (Cossé).
Cf. eèewèr.
eim^er, cimetière.
eind', celui qui chine.
€inc, travailler avec ar-
deur; — faire l'article, atti-
rer des pratiques dans un
magasin ou des élèves dans
une école; — se dit des
gens qui vont de ferme en
ferme, la hotte sur le dos
chercher des œufs, des
poules, etc., pour les re-
vendre; — demander l'au-
mône avec insistance; — se
moquer de (quelqu'un).
€inu, chemintau (Lan-
divy).
eimivèl , indiscret, médi-
sant, celui qui rapporte au
maître. A Laval, les enfants
chantent à celui qui a été
dénoncer ses camarades :
ei mivel
£i €âdeJ.
A Ernée, on dit :
ei mivel
ei ۈdel
biuet 6 kn
plen dû nierd
sip
a tu /;( éealye
t à pràra œn gulé.
€inye, se dit des petits
marchands qui portent la
hotte ou la balle sur le dos
en allant débiter leur mar-
chandise de village en vil-
lage.
£inô, quignon, fort mor-
ceau de viande ou de pain
(Pail). Cf. £àhâo.
eip, chipe, chiffon (Pail).
Cf. eif.
€ipœ, celui qui a l'habi-
tude de dérober ou de trom-
per au jeu.
^ipe, dérober.
^ipet : sa n va pa £ipet, ça
ne vaut pas tripette, ça ne
vaut rien.
eipi, avare, ladre; — de
peu de valeur, femme de
caractère pointilleux et aca-
riâtre.
€ipoke, r, liardant, mar-
chandant.
eipàtaj, lésinerie.
eipdte, liarder, lésiner; —
faire un petit travail.
eipdtri, f., lésinerie, mes-
quinerie.
ۈk
127
eipàtii, chipotier, qui vé-
tille.
£iri, lieux d'aisances.
€iriuen, cire au coin de
l'œil.
£15, chiche, avare.
£ival, £ivâo, cheval. Cf.
jvâo.
ehc, jusque : va €kè là', —
€k u yu fâot î h j alj ?
eml : ah a eim, aller cher-
cher à domicile (Bais), par
exemple les meuniers qui
vont chercher chez leurs
pratiques le blé à moudre;
— £ml d se Jak, voie lactée.
Cf. mreyer ; — ^mè du Pa-
radi, pierrette, marelle (jeu).
£inène, cheminer, mar-
cher : / £mèn pwlfôr à tu.
iinèmi, qui marche bien,
qui fait beaucoup de chemin.
snike, dérober; — boire.
€nii£ar, €niiccé, enmu,
pleurard.
£iiii€e, pleurnicher (Craon-
nais).
£Ô, choe, chouette, dans les
expressions : iiiég koni œn pôv
£Ô, nér kom œn €o (Ernée).
£Ôk, socque, chaussure
128 i'op
dont la semelle est en bois et
le dessus en cuir.
fàka, choucas, espèce de
corbeau. Cï.frœ.
ۈkad, choc, heurt d'un
corps contre un autre.
eokaru, tète (d'homme).
€dkè, espèce de cruche.
€dl, enveloppe verte des
noix, noisettes, châtaignes.
Cf. €aL
€olyer, lieu où on a semé
des choux à replanter (Châ-
teau-Gontier).
fàme, manquer : ô n €dm
dû rê; — être dans le besoin,
la misère : dâ lé prùmye ta j
avô siivà fàme, niètnà jù n
inàkô pu d pè; — tarder : /
fàmà bc d avive, ils tardent
bien à venir.
ftw/^y, chômage : et â€otnej,
et ô eomej, manquer de.
i'ôijar, a., qui fourre son
nez partout ; sournois, qui
regarde en dessous. Ct.
eiuaite.
eônardc, regarder en des-
sous (Landivy).
€opar , mauvais garne-
ment.
£Ôpi' trinquer, heurter; —
faire un taux pas ; — se
tromper grossièrement, taire
une grosse balourdise ; —
voler, dérober; — él €dpe,
être pris.
edpè : à' fôpc, un peu,
quelque temps, un instant.
Cf. hopê.
eopète, dormir quelques
instants.
^opin, petite cruche; —
tasse (de cidre).
eàrc , devenir mauvais
(surtout en parlant du
temps); — taire une figure
triste, soit par méconten-
tement, soit par maladie
(Pail).
iô:^L\ terme trivial dont on
se sert lorsque le mot propre
échappe à la mémoire; —
accuser, blâmer, gronder.
€tœ, jeter.
€H, tombé.
€U€te, terme de couture,
surjeter, coudre en surjet;
— chuchoter, parler bas â
quelqu'un en présence d'au-
tres personnes.
4U£tô, grosse couleuvre.
■itk
€ilK
€zua
129
€!Uii, petit bruit que l'on
entend quand on se trouve
près de deux personnes qui
se parlent à l'oreille.
fupè, espèce de pommes :
de pïiin dé fiipi.
fiipirô, tête : nie dô kœk
mix^Sîi tôetipirô. Cf. pirô.
eurjye, chirurgien.
ente, tomber.
Que c'est bon! le via chuté.
(Pastorale, 142.)
faire tomber : si tu m âbéf, j
va t €11 te,
entre, grabat : jù 1 tnivi dà
l furni, hi-ee sur œ mwà eutre
e dévore d vermin.
€uye, chuer, choyer : / €uy
jusk ô €è d la rné^ô, pu 5 fér
bè vni; — épargner, écono-
miser (Pail).
eu, chaleur (paroisses de
la Mayenne avoisinant la
Sarthe).
eu-e, souche, bûche.
€ît€e, taller, se dit des
herbes, surtout du blé.
€îi-eé, f., souche vivante.
eitké, petite souche, sou-
chot.
G. DoTTlN.
Gloisaire.
€nla , interjection pour
exciter un chien contre quel-
qu'un ou quelque chose.
eumah{i'^, individu triste,
d'un caractère peu ouvert.
€umue, sangloter (Ernée).
€unar, boudeur. Cf. mnar.
eune, bouder, avoir l'air
maussade.
€ute, crier comme un chat-
huant (Andouillé) ; — appe-
ler (quelqu'un). Cf. jupe; —
tomber : / euti par ter.
€uye, choyer. Cf. €uye; —
économiser sur tout.
^w^, chose : s pa t-u inéni
«q, ce n'est pas tout à fltit
la même chose; kœk eu^,
kœt €iii^, œ pti €u^, un peu;
— un tel : / gâ eu^. Cf. eœ':^.
£u^e, s'occuper d'une
chose : y va vu eu^e sa, k £u^
t i la? — a forsé d eu^e- ô dvye
€'u:{à; — on dit d'une femme
qui s'est laissé séduire
(Bierné) : el a mi^^e.
en^et, chosette, une telle.
€wané, f. , plein un ewâ.
ewane, greffer de nou-
veau; — faire la guerre
comme les chouans.
9
130
euHi
ewtinri, nom donne pen-
dant la Révolution de 1793
aux royalistes en armes dans
le Maine, la Bretagne et
l'Anjou.
€waih\ mettre le nez par-
tout.
eivar, grande cuiller en
bois pour puiser dans un
sceau (Pail). Cf. gi€ô, eiuà.
ewâ, chat-huant, hibou en
particulier, Syrnium aluco;
— morceau de bois carré,
percé de quatre trous où
s'enfoncent les àlann d'un
carrelet; — grande cuiller en
bois ou écuelle de bois ,
fixée au bout d'un manche,
avec laquelle les paysans
prennent l'eau dans les
seaux; on se sert du même
instrument pour verser l'eau
de la lessive sur le linge qui
est dans le cuvier ou pour
servir la soupe; — nom des
bandes d'insurgés qui firent
la guerre de partisans dans
l'Ouest, pendant la pre-
mière Révolution et en
1832. Les premiers rassem-
blements eurent lieu dans
les communes de Saint-
Ouen-des-Toits, Olivet, en
1792, et eurent pour chef le
faux saulnier Jean Cotte-
reau et ses frères. L'acte de
baptême de Jean Cottereau
porte : Jean Cottereau, lîls
de Pierre Cottereau, dit
Chouan, bûcheron, et de
Jeanne Moyné, son épouse,
a été baptisé le 30 octobre
1767, à la paroisse de Saint-
Berthevin, près Laval. On a
dit les Chouan, les gars
Chouan, comme on eût dit
les Cottereau, les gars Cot-
tereau. Actuellement, le mot
chouan est une injure que
l'on applique aux royalistes.
fîvé, f., plat de choux
(Cossé).
ewchi, pain blanc de belle
qualité.
€iuèr(sè), se choir.
£îvère, chercher, (dans l'ex-
pression : une maladie me
cherche) : jù n si pwè à gu, j
kré bè ke j €wèr kœk ^ //;(.
€wê, vase de bois employé
pour servir la soupe ; — autre
vase de bois servant à arroser
le linge dans la cuve à lessive
(Landivy, Ambrières). Cf.
€wà.
€iuip, mauvaise langue
(Montourtier).
£ioel, f. pi., exclamations.
£iùen, chêne (Andouillé).
eiuèrn, chevanne. Cf. eèvern.
syâo, €yô, petit chien qui
vient de naître; — Château-
Gontier : le gâ d eyô; — reje-
ton qui pousse sur les racines
des végétaux (Pail). Cf. eyar;
— déchirure de la peau près
des ongles.
eyâolc, v., chienner, met-
tre bas (en parlant des
chiennes); — se dit des
arbres dont les racines s'é-
tendent au loin et à la sur-
face du sol.
eyâolé, f., bande de petits
chiens; par extension, de
petits enfants : sa cyàolé d
marmay. Cf. tyâolé.
eyar, rejeton qui passe sur
les racines des végétaux.
€yas, chassie des yeux; —
scories , particulièrement
celles qui restent dans la
fonte de Tétain ; au figuré :
€yl 1 3 I
5/ 5 1 fôd, y ôrè bè d la €yas,
se dit de quelqu'un qui ne
vaut pas grand' chose.
€yasc, se dit des mouches
qui répandent leurs excré-
ments.
eyasii, chassieux, des yeux
chassieux.
eyœ, eyé, chez.
J'avons prins chacun chieux nous.
ms. 54.
€ye : npwe eye le d la kre^,
(comme les animaux mal
nourris), vivre maigrement,
mal faire ses affaires (La Do-
rée) ; fer eye d la merdè ruj,
ennuyer, pousser à bout.
£yènkâo, petit chien. Cf.
€eyâ .
syentye : et a sô €yentye,
être à son compte, chez soi.
eyéÇr) , chair, viande.
(Pail).
£yêr, chère, accueil, ré-
ception. Cf. ^êr.
£yêv(r), chèvre.
eyè, eau-de-vie; — da-
vier, outil servant à faire
entrer les cercles d'un ton-
neau ou d'une barrique.
Cf. €asœ, £aswèr.
daç;
dal
do, clac, : a la bon dag, a la
bon da, lut a la bon da, à lu
bonne franquette, sans façon,
sans prétention ; — bon da
vèr, holà oui (La Dorée).
dâbé, dâbée, grande pluie;
— grande quantité.
dâbÇr^, dâbre, paysan.
dabye, dabier, paysan.
dada, enfant; — dadais.
dage, daguer, mordre.
dagc, habile, rusé; — ta-
quin (Pail).
dagone, quereller conti-
nuellement, taquiner sans
cesse, digonner.
dagote, dagoter, frapper à
petits coups, se dit en par-
ticulier du poisson qui at-
taque mollement l'appiit; sa
m dagolé dà lu jmi ; — parler
à tort et à travers; — con-
tredire quelqu'un pour l'aga-
cer.
dal, tache. Cf. dâliir; —
évier.
dah\ bavolet, partie de la
coiffure des femmes qui des-
cend sur le chignon; — trou
ou tuyau pour faire écouler
un liquide.
dâlé, flaque d'eau; —
averse ; — mare d'urine :
h^pti gâ a fc œn grâ dâlé par la
pyas.
dâle, uriner : la p\i' )i ses
pa pu k œn vae ki dal (Bais) ;
— se couvrir de taches,
former tache.
dâle, taché à la lessive.
Cf. tane.
daJô, rigole; — couche
dar
dont on enveloppe les en-
fants en bas âge.
dâltir, tache jaunâtre sur
du linge mal blanchi.
dai}i, interjection signi-
fiant « certes, c'est pourtant
comme cela ! » : dam si, dam
lui, dam nô, affirmations et
négations plus faibles que :
si dam, wi dam, nô dam.
dama, prune de chien.
damaj, dommage.
damase, dire sans cesse,
murmurer entre les dents.
damatikl, dalmatique.
damèje, damaiger, endom-
mager.
damnèmà, damnement,
damnation.
damiuâ/^al, damiue:;el, de-
moiselle.
dâo, lourdaud.
dâobé, daubée, volée de
coups de poing : // a rsœ œn
bon dâobé.
dâobe, dauber, frapper :
je n se pwè kmà k i n l a pwe
tive, i l a dâobe kom du byè
(Montaudin).
dar, partie de la table en
forme de coulisse et qui sert
dà
133
de rallonge (Vautorte).
darà : aie à darà, marcher
en boitant.
darbô, pot, cruche.
daré, f., denrée; — quan-
tité : œn ptit daré; — flaque
d'eau. Cf. dalé.
dure, ventre (Craonnais) :
j e mâo a mô dare.
darne, dernier.
darnèrmà, dernièrement.
daré, tablier de flanelle ou
de toile pour foire les gros
ouvrages.
darone, marronner, mur-
murer; — muser, perdre son
temps.
darô, qui n'avance à rien
(Château-Gontier).
dat, m., date, urine : /^r
sô dat, uriner. Pour guérir
de la fièvre les rebouteurs
faisaient boire au malade son
dat (Landivy).
davà, devant, avant; davà
lie, devant que, avant que.
day, dail, faux (Pail).
dùTci', dciAîi, difficile, déli-
cat pour la nourriture, fa-
cile à dégoûter. Cf. piele.
dà, dam, dommage.
134
dt
dndiyœ, chatouilleux ; —
difficile, scabreux.
dà d ra, dent de rat, clou
pour souliers.
dàje , dangé, adjectif em-
ployé comme imprécation,
malin, fin, dangereux :
C'est la bique à Jean Deschamps
Qu'est une dangée bête.
(Chanson d'Ernée.)
Cf. dœje.
dà{ii), dans : il avè 6ôn
erjà dàn œn bit rie.
dàveste, battre.
de' entre dans la composi-
tion de nombreux pronoms
et adverbes : da, à: s n epiuè
d a ma; de ba, de bas, à bas,
en se baissant; d(^ bâo, de
beau, tout doucement; de
bô, de bon, pour de bon; dô
dee, de dechez, de chez; de
dla, de delà, de là; dû dpi, de
depuis, depuis; dû for, de
fort, avec force; dû just, de
juste, justement; dùgur,îcx-
mement, sévèrement ; de kâ,
de quand , quand?; dâ kè, dû
kà, de quoi, quoi?; dû ki,
de qui, qui?; dû mate, de
dûf
matin, au matin; dû min, de
mine, malgré soi; dû n ordi-
ner (Landivy), d'ordinaire ;
d œr e d ta, à l'heure, à
temps; dû 6we , de soir, le
soir; dû ii fè, de si fait, si
fait; dé syeré, de soirée, dans
la soirée ; dû vrè, dé vra, de
vrai, vraiment; dû nil, de
roule, en faisant rouler : con-
duire une barrique dû ml;
dé stœr, à cette heure-ci; u a
pwl d yi dir, il n'y a point à
lui dire, à lui faire des obser-
vations; — dû tn hi, à tous
les coups, à toutes les fois.
dûbivèc, qui a la bouche
plissée, maussade, renfro-
gné : œn Jignr dûkwce
(Ahuillé); cl a l er dûbiuèe.
dûdà, l'un des deux camps,
dans les jeux. Voir dûhor.
dûfor, dfor, avec courage,
avec force; — él a dfor dû,
regretter l'absence d'une per-
sonne ou le manque dune
chose; être dans l'embarras
(Ernée) : / avô:{ été oblijcd vàr
nô dœ bœ avà nut Ttisè, sa
mil ^ ^^" ^^^Z"' ' — / ^^'" ^^"
adfor dpi k mil fi e parti pnir
dêm
l armé; — ô nn è bèn adfor,
cela nous manque beau-
coup; — être étonné (par
suite d'un changement d'ha-
bitude) ; une nourrice qui
a rendu son nourrisson dira :
y se bèn adfor dé n pu l avé la
né (Montaudin) ; — ô dèfor,
au-devant.
défré, defrais, frais.
déhâ, adv., dehors.
déhor , nom de l'un des
deux camps dans les jeux, en
particulier au jeu de fêk
(Landivy).
dêké, dèki, dki, que, qui :
dki ki t a di sa ? ; dkè k tu di
la?
dèkœr : a dkœr, à contre-
cœur, avec peine : i n va k a
dkœr ô traval.
dêké, de quoi, quoi? dé
kè k j alô vé?; — quelque
chose : y a dki ô lojï, bèsœr.
dèksé, quoi, qu'est-ce (Er-
née, Landivy) : dûksé k tu di ?
dèkiuè, decoin, angle : ô
dékwè d la ru.
dëma/^el, demoiselle; — me-
sure d'eau-de-vie (Landivy).
dêmœràs, demeurance, de-
dém
135
meure, habitation.
démè€ : cerises demie, ce-
rises aigres. Cf. agriàt, do-
mèe.
Les escoureurs d'Olivet
Donront des cerises
De mèche ou de bigarreau
Escourtées de nouveau.
(Noël du comté de Laval.)
déméswi, demeshui, désor-
mais.
demi, tasse de café (Er-
née, Landivy); — • mesure
d'eau-de-vie inséparable de
la tasse de café. Cf. dèma^el.
demi gà, demi -gars, petit
domestique.
démin dèmin, tout douce-
ment : // aie dèmin dèmin.
dèmii, hardiesse pour s'ex-
pliquer.
dèmuràs, demeurance, sé-
jour.
dèmure, demourer, de-
meurer.
dèmiae^el : fèr dâse la
dmwexel , piler des ajoncs
dans un mortier.
J(V»wg;(f/,demoiselle, jeune
fille ; — demi-décilitre d'eau-
de-vie (Larchamp).
136
di^m
lit'inyàio), demeaii, mesure
pour les grains valant actuel-
lement un double décalitre
(boisseau ordinaire) ou un
quart d'hectolitre (boisseau
d'Ernée) ; le mot deniiau
est usité surtout dans l'ar-
rondissement de Mayenne.
Les curés de Saint-Loup-du-
Gast, pour leur foi et hom-
mage au seigneur de l'Isle,
reconnaissent qu'il a droit
de prendre le jour de la fête
de Saint Loup et de Saint-
Gilles une havée (plein les
deux mains) de chandelle
de cire sur l'autel de saint
Loup, à condition que ledit
seigneur fournira un demeau
de farine de froment blutée
pour aider à nourrir les en-
fants qu'on apporte, la vigile
de Saint-Loup, pour être pré-
servés de la peur et du mal
caduc. Cf. bar aie.
Anciennes valeurs du de-
meau :
à Mayenne, 30 1. 782
àVillaines, Lassay, 40 183
àChàteau-Gontier, 10 923
à Craon, Cuillc. 10 686
dèr
dhnui, denuit, toilette de
nuit : (' )i a rèn à porte k 6Ô
dênû'i.
dûijc, denier, argent que
l'on jette aux baptêmes : a s
l'dIiiN riiii ôl i aroee de dèye.
dùpi, dpi, depuis (après
une voyelle). Cf. dœdpi.
dêraye, glisser sur la glace.
Cf. dùriye.
d^rdèdel, dèrJèget, petite
sonnette.
dêréye, dréye, tracer des sil-
lons, faire le premier la-
bour. Voir ré.
dérir, derire, rire : s cl i
pa pîir dêrir !, mais c'est pour
rire !
dCriye, glisser sur la glace.
dêrl?(;et, mauvaise voiture
(Landivy).
dèrsaj, dressage.
dérsœ^, dresseuse, repas-
seuse. Il V a trente ans, c'était
l'usage de fiurc dîner à la
table des maîtres les dres-
seuses et les couturières qui
venaient travailler ."i la jour-
née dans les maisons bour-
geoises.
dêrsc, dresser, repasser.
dtv
dèrsri, dresserie, linge à
repasser, action de repasser
le linge.
dérsiuer, dressoir, étagère ;
— bibliothèque.
désœr, sur, dessus, par-
dessus.
désur, dêsu, dsii, dessus,
sur : /' m a môte dsu 1 p\à.
dèmr, dmr, dessous.
dévalé, dvalé, dévalée, des-
cente, pente, vallée : 1 a té
eâos a la dvalé, tu as tes bas
sur les talons; aie l gab a la
dvalé, aller extrêmement vite.
dèvà, dvà, devant, avant;
v^ ave fê dvà ma, vous avez
fini avant moi; dévàkè, avant
que; dèvà k dé, avant de;
dvà deryér, sens devant der-
rière.
dévàjîtr, devant jour, avant
le jour.
dévàM{o), devanteau, ta-
blier de femme (nord de la
Mayenne)
Ma fille voulez-vous un dvantia
Qui soit de lin ou de coupla.
ms. 196 vo.
— étoffe que l'on met devant
la cheminée.
dèv
)/
dévàker, devantière, long
tablier que les femmes
prennent pour monter à
cheval.
dévalé, devantée, ce que
contient un dévàhjo.
dèvàllé, devantelée, ce que
peut contenir le dévàtyâo
quand les coins sont relevés
derrière la taille.
dévàtye , f. , devantiée , la
quantité qui remplit un
tablier.
dèvèni, devenir, dépérir,
s'aftaiblir.
devenu, devenu, affaibli,
dépéri.
dévè{r), devoir.
dévèr, devers, vers : / le
tmvi ki dvalt dver €œ mi ; —
dans les environs de : // été
ku€e dver la port.
dèvinay, dvinay, devinaille,
énigme, devinette. Voici
quelques devinettes popu-
laires dans le bas Maine : De-
vinaille, devinaille, qu'est-ce
qui pond sur la paille? (la
poule) ; — Qu'est-ce qui
marche sur quatre tricauts
en remuant son plumasseau ?
138 dn>
(le chien); — Qui c'est il
qui a la corde au cou et qui
marche comme un fou? (le
rouet); — Qu'est-ce qui
passe sur l'eau sans faire
d'ombre ? (le son des
cloches) ; — Haut mon
père, rude ma mère, bons
les petits enfants(chàtaigne);
— Qu'est-ce qui est gros
comme une noisette et rem-
plit toute une chambre ? (la
lueur d'une chandelle); —
Qu'est-ce qui passe et re-
passe et laisse un petit bout
de la queue ? (l'aiguillée de
fil); — Vert comme poi-
rée, amer comme fiel, doux
comme du lait? (le cer-
neau); — Qu'est-ce que
Dieu n'a jamais, qu'un roi
ne voit que rarement et
qu'un paysan voit tous les
jours? (son semblable) ; —
Qu'est-ce qui va en chan-
tant et revient en pleurant?
(le seau) ; — Dur dessus, dur
dessous, mou tout à l'en-
tour, deux cornes au der-
rière, une i\ la tète ? (un
soufflet); — Quel est le roi
diK'
qui a la plus grande cou-
ronne? (celui qui a la plus
grosse tète); — Boudin,
boudin tombe dans un fossé,
deux l'ont vu, dix l'ont pris,
trente-deux l'ont mangé ?
(une pomme, les yeux, les
doigts, les dents) ; —
Qu'est-ce qui a un œil au
bout de la queue? (une
poêle); — Qui est-ce qui
quitte sa panse pour aller
boire? (la couette); — Qui
dégriche en entrant dans la
maison? (la crémaillère);
— Qui va sur le dos à la
messe? (le livre d'heures);
— Qui va sur la tète? (les
clous); — Qui a les cheveux
en terre ? (la poirée).
Pour embarrasser les gens
qui prétendent savoir le la-
tin on leur propose des de-
vinettes à physionomie la-
tine : Cocantra , pinosa
(coq entra, pie n'osa) ; —
Versanzô , tôpanna (vers
sans os, taupe en a) ; —
Latôtéfèt un trou (latte ôtée
fliit un trou); — Beurati-
dzôratatidzcl (beurre a-t-il
dœj
des os, rat a-t-il des ailes) ; —
AbiscoLiti, grinsmouti ? abis-
coLi, grinsmou (habit se
coud-il, grain se moud-il ?
habit se coud, grain se
moud); — Pipassa, canosa
(la pie passa, le chat n'osa) ;
— Félix sonportua, selnimi,
versimi, largata (Félix son
porc tua, sel n'y mit, vers
s'y mit, lard gâta).
deviné, dviné, devinée, idée
singulière et ridicule : // a
fujnr de dviné pwè koin d ôtr.
devine, dvine, deviner, in-
venter des choses étranges :
i n s: hè dvine.
dé-i, des •.5ed:(^ dot kè j kâosè.
dé:^ire, d^ire, désirer : s e
bèn a d^ire.
dé, dû : je n di:^ô rc pîir
sa -.se be dé.
dœdkà, quelque chose :
vyè dô ké € té dij dœdkà.
dà'dpé, depuis (La Dorée).
dœdpi, depuis (au com-
mencement d'une phrase ou
après une consonne) : dœdpi
kà et Vil si fyer ?
dœje, deugé, fin, rusé, dé-
lié (Pail). Cf. dàje.
dœv
139
dàd, dé, deuil, chagrin,
peine, fatigue : j e bè du dé
ô me kat pti^ éfà.
dœle (s), s'attrister, se cha-
grmer.
dœnpé , depuis : dœnpé
kâbè d ta vil tœn vu la ? Cf.
dœdpi.
dœr, dur, a dœr, durement :
V m ave d'iige bèn a dœr ; — /
lui dœr, il entend dur, il est
presque sourd. Cf. hâo; — /
prè si dœr, si a dœr, si telmà
dœr, il fit un effort si vio-
lent.
dœram, durham : œ bydo
tory do dœram.
dœràdi, durant, tandis.
dœre, endurer, souffrir
sans se plaindre : k vul vu,
fô bè dœre; — / vule la bi^e,
e n a jamé vnlu dœre.
dœv, douve, mal des mou-
tons causé par un ver plat
(trématode) qui se loge dans
les canaux biliaires du foie;
— douve, Ranunculus flam-
mula.
dœve, atteint de la douve;
l'œil des moutons atteints
de la douve est d'une teinte
I40
déb
caractéristique : il a l c koiii
œn muton ilave.
dé, depuis : de kà, depuis
quand.
dé, deit, doigt.
La prime nuitée qu'ovè lei j' cou-
[chai
E m'iiappit la goule ovè ses cinq
[deits.
(Chanson.)
noms des doigts : pîisô, Uepô,
lôji, malasi, pti dé du paradi
(ou pii hondm dû n'kiki^ ; —
urine.
déhagular, débagoulard,
-e, qui cause sans cesse, à tort
et à travers.
débagiih', débagouler, dire
tout ce que Ton sait.
débale, déballer, partir,
s'en aller, fuir.
débâobe, débâobeye, réveiller
en sursaut, réveiller l'atten-
tion par une légère tape ;
— foire tomber ; — tomber;
— frapper (Pail).
débardiilc , débarbouiller ,
laver le visage. Cf. débargiile.
débarète, débarrer, ôter la
barre qui ferme une porte.
déb
dcbarc, débarrer, changer
un objet de place.
dcba rcjii le , d é ba rgo u 1 e r ,
débarbouiller. Cf. débardule.
débarje, débarger, détaire
une barge; — décharger
(une voiture).
débarke, embarquer : on a
débarke ô Havr par aie a Kà
(Saint-Thomas).
débàbarde, débàbiye, tom-
ber.
débèrione, débertonner; on
dit d'une femme qui quitte
la coiffe bretonne pour
prendre le bonnet des
femmes du Maine : el a dé-
bèrione.
débèryole, déranger, trou-
bler. Cf. détœrbe; — tom-
ber (Ernée).
débèr:;ple , revenu de l'i-
vresse.
débivle, combler une tran-
chée oii Tc-iu séjourne.
débœle, dégeler (Ernée).
débé(;âode, instruire, dé-
niaiser; attraper : l a 1 i bè
débègâode ? Cf. débérâode.
débekote, réapparier deu.\
objets. Voir bckô.
déb
debele, debeller, forcer une
personne ou un animal à
changer ses habitudes (Pail).
débérâode, débérauder, ti-
rer d'un ennui, distraire.
Voir bérao.
débérâodmà, débéraude-
ment, action de désennuyer.
déberje, déberger, débar-
rasser, défaire une barge ;
■ — faire sortir (du ht) ; —
renvoyer; — se déberje, se
presser, se débrouiller (Er-
née).
débestye (jt'), se debestier,
se détaire de ses bestiaux
(Châteaû-Gontier).
débête, débêter, enlever
l'ennui, rendre la gaîté ; —
enlever l'ivresse, dégager la
tête ; — se débète, revenir de
Tivresse.
débin, misère, déconfiture.
débine, débiner, ruiner.
débîstoke, faire tourner la
tête à (quelqu'un). Voir bis-
toke.
débishirne, rendre fou ; —
faire passer un tic.
débiyete (se), se dénouer,
se terminer : je n se pa kmà
déb
141
k sa vas débiyete tu sa (Bais).
déblatère (s), se déblatérer
se répandre en invectives
contre quelqu'un.
déblave, déblayer.
débône, enlever un ban-
deau ; — attraper, tromper
(Château-Gontier); — dé-
tromper ; — battre.
débor, débord, déborde-
ment, crue; — diarrhée ; —
bord.
déborde, déborder, avoir la
diarrhée.
déborne œ ku, faire sortir
le €arna d'un clou.
débote, débotter, décrot-
ter (ses chaussures ou un
instrument embourbé).
débôde, débonder, dépasser.
débràdle (se), se balancer
(Bierné). Cf. brâdiye.
débrèje , hâter, presser
(Ernée).
débreye, déblayer, débar-
rasser un terrain, enlever les
vidanges.
débriisaye (s), se débrous-
sailler, se tirer des brous-
sailles
se tirer d'embar-
ras.
1^2 iléb
débnise, dcbrousser, dé-
busquer ; — ôtcr les brous-
sailles.
débute, imaginer.
débuté, f., idée : à vJa d œn
débuté. Cf. deviné.
déÏHKOue, débouchonner ,
déboucher, ouvrir l'esprit.
délmJe, débouler, débrouil-
ler : délmle œ ejvâo d fi; —
désiringoler.
délndine, dégringoler.
débnrde, débourder, ne
cesser de parler. Voir hirde.
débiirddne, débourdonner,
tomber, choir; — dissiper,
débaucher (Craon).
débiire, débourrer, déve-
lopper; se débnre, se décou-
vrir au lit.
débiiriee, se déhuriee, se
débourrichonner, se démê-
ler, commencer à grandir en
parlant d'un enfant.
débîirjwexe , débourgeoisé,
bourgeois qui a perdu sa for-
tune.
débyarde, se sauver, débou-
ler (Ampoigné).
débyé:[e, débiaiser, mettre
de biais, couper de biais ;
déf
— redresser un objet tordu.
déeàfr, déchartVe, celui
qui déchire ou brise tout
avec violence ou en peu de
temps; personne effrontée et
méchante. Sous la Restau-
ration, les assises de Laval
ont jugé et condamné un
criminel qu'on appelait le
Déchaffre parce qu'il brisait
facilement ses menottes et
ses fers aux pieds ; — chose
déchirée : / c kom œn déeâfr.
démfre, déchaffrer, déchi-
rer en petits morceaux, ou
avec violence ; — égrati-
irner.
déeafrur, déchaffrure, dé-
chirure (en parlant de vête-
ments) ; — large égrati-
ynure, blessure.
déeale, désennuyer : se pli
hv-i^yâo la é bc kniod pur met
le keiiâx) a s déeale. Voir aeale ;
— s'esquiver : / va déeale; —
être en pente : mit pré et à
décala. Cf. dévale.
déeareye, marcher en zig-
zags, comme un homme
ivre. Ci. fào€e,bareye.
déease, chasser.
déf
déeâofe (sf), se déchaufter,
se rafraîchir.
déeetre, enlever les €ètr ;
— démolir une haie.
dééipe, déeipye, déchirer.
deeirer, déchirure (Saint-
Thomas).
dé^naye (jiî), tout dépe-
naillé.
défniye, sortir du lit ; —
décaniller, déguerpir.
désole, enlever les €Ôl des
noix ou des châtaignes.
déewipe, pleurer (Mon-
tourtier).
déeyâole, arracher les eyâo
ou rejetons du pied des
arbres (Pail).
dédrajone, arracher (une
fleur). Voir drajone.
dédû'i, déduit, plaisir.
défalà, défaillant, man-
quant.
défale (jt?), se décolleter,
se débrailler. Yo'ir fal.
défâofile, défaufiler, enle-
ver le faux-fil.
défâofile, détaufilé, incom-
modé.
défaruee, défaroucher, ap-
privoiser.
lej 143
défàr, défendre.
défàsaby, défensable, de
défense, impénétrable : la
hâ ne piuè défàsaby ; — œ mur
s ré pu. défàsaby.
défémiye, trouver quand on
ne cherche point.
^6/ér^//',défroidir, réchaut-
fer.
défeje, défiger, faire fondre
ce qui est figé. Yo'irfeje.
défène, sortir de malheur
pour être plus heureux, faire
cesser un mauvais sort.
déféniQ), définir, achever
un travail qui a traîné en
longueur.
défêr (5é), se défaire, quit-
ter sa toilette de ville.
déjerje, déferger, déferrer,
enlever les fers ; — défrayer.
défile, effiler; — se défile,
s'effiler.
défilop, drap effilé. Cf. /)é«(y.
défilope, effilocher. Cf. dé-
pèniye.
définaye, définailler, finir.
défini(j-), définir, venir à
bout : i n pœ pa définir a
re; — finir : fodrè be ké st
afèr défini j.
144 ^^^f
défmisyô, déhnition, fin.
défhiks\ô, Jéfluxion, flu-
xion : // a sère iv rirvi h a
iitnie à ilcfîiiksyô d pctriii.
défoJcyc, défoleyer, recou-
vrer l'usage de la raison.
défouic, déformer, bossuer ;
— salir : j vye d fc dà la ho,
j se tu défomc ; — se défomc,
se salir. Cf. difonie.
défrt'€C, défreeiÇr) (Pail),
défricher.
defrêiu-, pàtir, maigrir
(Craonnais) : nid pnv pli c;à
e tu defrène, il e kom œn pîiv
ptit fani\.
défripe, friper; — prodi-
guer.
défiite, délasser.
déjiiniye, défouniller, faire
sortir d'un trou ou d'une
cachette ; — chercher un
objet au milieu d'autres qui
le cachent; — défricher.
défuree, défourcher, déta-
cher un objet enfourché; —
dégringoler.
défiirçie, dégringoler.
défnrke, sortir précipitam-
ment d'une cachette; — dé-
gringoler, se décrocher.
dég
défnrnaye, tirer peu à peu
d'une cachette.
dé/ut rase, défoutrasser,
bouleverser.
défwcre, défoircr, quitter
la foire.
défyàbe, déflamber, étein-
dre la flamme.
dêjyœre, défleurer, défleu-
rir.
dêfye (s), se défier, croire,
ajouter foi : j m à défi, je
pense.
déc,âle (Saint-Berthevin),
dec,âli{r) (Pail), se fendre,
travailler : ti suie l Inue d la
inàjwer s nieirè a déc;âle; —
s décjdk, se disjoindre.
déc,âo, enveloppe d'un
doigt malade. Cf. déyâo.
dégarse, fendre, couper,
crevasser. Cf. déjerse, dé-
V
arse.
dé(;ase, dégacer (contraire
d'agacer) : niàj tô p'e se, sa va
t dégase le dà .
dégaye, déchirer les habits;
tii déi;aye, vêtu de loques.
dé(;àdi(r), rebondir, sauter
comme un ressort qui se
détend.
dégèrtiÇj-^ (se)^ se débarras-
ser de la vermine.
dcgérwe, dégeler.
dègé : œn dêgé d buyi, plein
le doigt de bouillie. Cf.
déyé.
dégè^ye, celui qui a la
jambe alerte, dégagée (com-
munes voisines de la Bre-
tagne).
dégise, déglisser, glisser.
dégnaye, dégiiiye, déchirer,
dépenailler; — médire de
(Ernée).
dégobiymà, vomissement.
dégagé, f., chute copieuse
de matières.
dégôrœme, se débarrasser la
gorge des mucosités qui
l'obstruent. Cf. ébùrwayc.
dégote, abattre un objet,
un but, de loin.
dégo^lye, parler beaucoup.
dégôde, faire sauter hors
des gonds; — se dégôde, se
mettre en colère.
dègra, huile grasse prove-
nant du dégraissasse des
peaux.
dégrabati:(e , dégra boli:^e ,
dégramati^ey dégrader (un
G. DoTTiN. — Glossaire.
mur) en enlevant l'enduit;
et dégramati^e, être exténué,
avoir l'air malade à la suite
d'excès.
dégratine, égratigner.
dég ravine , dégramatiser
avec les ongles.
dégravuye, remuer la terre,
le gravier à la façon des
poules (Pail).
dégrèle, tomber dru comme
grêle (Pail).
dégrimr, d, grimacier, -e.
dégrise, montrer les dents,
grincer des dents; — rica-
ner, faire la grimace; — être
de mauvaise humeur.
dégrisé, f., grimace :ferœn
vilén dégri-eé.
dégrimi, dégricheur, qui
grince des dents, qui fait
des grimaces.
dégrimone, montrer les
dents; — se moquer de
quelqu'un en lui faisant des
grimaces pendant qu'il a le
dos tourné ; — murmurer
entre les dents, bisquer
(Olivet, Saint-Ouen) : / di
sa p-u m fér dégrimone ; —
médire.
146 clc(;
iiéijriiiar, li, grimacier, -c.
Cf. decriear.
dci;riih', montrer les dents.
Cf. déc,ri€e ; — fàciier,
mettre en colère.
iicç;rivale, descendre sur le
derrière (une haie, un talus);
— courir rapidement sur
une pente raide.
lii'grolc, dégringoler, tom-
ber.
dqjiilc, abattre un objet,
un but de loin ; — viser
(Saint-Thomas). Cf. dàjofe.
déij'it, eau qui tombe d'une
gouttière.
dégitjine, activer, rendre
leste et prompt; — dresser,
instruire, façonner; — sdi'gti-
jiiie, se remuer, se hâter de
faire une chose ; — dcgiiji^ic,
dégagé, svelte.
di'i;nker, dégouttière, gout-
tière.
dcçiiiUuc, tomber, couler
goutte à goutte; — glisser
sur une pente, aller en
pente : su f/nè va à di'ç;/iliiiri.
dth;-ur, dégourdi, habile,
alerte.
dcijitrUonc (jV), se débour-
dch
richonner, se développer.
dégiirjinc , activer quel-
qu'un.
dccjiitasyû, dégoùtation, dé-
goût, répugnance.
dcc,iii^yâo, intelligent : pwc
trô dcc/u:;^yào, pas trop dé-
gourdi.
dcc;iuaye, dégouaillcr, dire
des plaisanteries.
di'fjîue, dégois, gazouille-
ment, dégoisement.
déçfLuenc, vomir.
dchaiie, dchenc, déculotter;
au figuré, dchcuic signifie dé-
goter, avoir facilement le
dessus, et cette expression
implique la couardise ou la
faiblesse de la personne en
question (Ernée). On disait
autrefois à La Dorée d'un
homme a}ant un conseil
judiciaire qu'il était dchenc :
;/ fè piuè d marec ô li, il c
dchcne; — déshabiller; — su.
dchcne, se déshabiller.
dchaniÇr), enlever la moi-
sissure d'un fruit.
dchd'dc, ôter les entraves
des pieds des animaux.
déherklc, bo u le ve rse r .
dèj
dehète, deshaité, mal dis-
posé, mal à son aise.
déhoklase, ébranler, dis-
joindre.
déhiiee, s'envoler d'un per-
choir; — - tomber; — faire
descendre d'un lieu élevé.
débute (jsé), ôter les hou-
seaux, les guêtres, les bottes.
dé/ni^iye Çsè), se déshabil-
ler (Bais).
déjène, déjèije, imiter en
se moquant (la démarche,
la parole, etc., de quelqu'un)
(Ernée).
déjerse, fendre, couper,
crevasser. Cf. dégarse.
déjegàdc (5), se dégingan-
der, n'avoir ni contenance ni
démarche assurée.
déjible , défailhr (En-
tramnes).
déjite, faire sortir du gîte ;
— quitter son gîte.
dêjo€c, f., chute copieuse
de matières (Craonnais). Cf.
dcqo-eé.
déjuk, déjuc, heure où les
poules déjuchent.
dèpir, prolongation d'une
échéance.
dégringoler :
■ faire sor-
dék 147
déjwè, désaccord, désu-
nion.
^/(ym'/<?,disjoindre,séparer.
dékabose, décabosser, ré-
parer un objet bossue.
dckad, pi., bamboches : /
fè be kœk fa kœk ptit dékad,
me s e tuju re.
dckadi(r), décliner, dépé-
rir.
dékahiiee, dckaluee, dégrin-
goler.
dékaniye
dékaniyel eskaye;
tir quelqu'un de force et
promptement ; — s'enfuir,
s'en aller de mauvaise grâce.
di'kàopi, en mauvais état,
frippé, fatigué.
dc'kâopiÇr), décaupir, rui-
ner, mettre en pièces, briser.
dékare, partir, s'éloigner;
— enlever la régularité, dé-
parer : sa dékar k €à; — /
ku k il a nu a la lévr le dé-
kar.
dékare, déclarer. Cf. dékere.
dékareijie, faire oublier le
carême, remplacer par des
aliments gras les aliments
maigres.
148 dék
lickarpc, tomber.
dckarsde, débraillé.
dékavc , déterrer , t i re r
d'une cavité, d'un trou.
dcJcave, déclaver, tirer le
verrou, déclencher.
dékàfi', avancer en besogne
(Ampoigné) ; — débarras-
ser, d'embarras (Chateau-
Gontier).
di'kiue, déclanclier, enle-
ver le verrou, la barre de
bois qui ferme une porte :
dékcu dô la port ; — déman-
cher, déboiter, déhancher;
— su dé^à^e, dire ce que
l'on a sur le cœur; —
avouer.
dékœre, vomir.
dékèec, décacher, décou-
vrir, ôter une enveloppe.
dékléir, déclarer. Cf. déJçare.
déki-ttle, déclouer. Cf. de-
kiiie.
dékinàde, décommander.
dékoJjÇr), redresser un ob-
jet kojî.
dckolcre, décolérer, se défà-
cher.
dckonétr, méconnaître, ou-
blier, refuser de recon-
dék
naître : / m a dckonii dvà l
tiiôd.
dékonu, méconnu.
dékordcmà, sans se recon-
naître (Craonnais).
dékorde, décorder, être en
désaccord.
dékonnà, ornementation .
dékorsiÇr), rendre souple :
sa va t dckorsi la pya, d sïùc
kàm tu fe (Landivy).
dékote, enlever l'appui, le
soutien, l'obstacle; — fciire
déguerpir; — partir : ; /<' va
fer dékote dé dla; — s dékote,
se décotter, commencer à se
développer intellectuelle-
ment ou physiquement.
dékote^me , décotaisonner,
changer l'assolement d'un
champ (Pail).
dékoti(^r^, remuer.
dékôfor, déconfort, décou-
ragement, chagrin, désola-
tion.
dékrapile, décrépit.
dékrapiléi^ô, d éc ré pi t u d e .
dékrase, décrasser, débar-
bouiller.
dékraswer, serviette de toi-
lette.
del
dékrésàs, décroissance.
dékrètr, décroître : je n krè
ni n dékrè.
déhroete, décrocheter, dé-
crocher.
dékroldnole, dégringoler.
dékrôle, tomber, descendre.
Cf. dégrole.
dékru€e, décrocher, pren-
dre un objet àkruee : vyœ in
m dékru€e ma fêk k e dà 1
mi^iye; — dégringoler; —
déconcerter.
dékruete, décrocher ; —
dégringoler : // a dékriiete de
dsii la rnexp (Montaudin).
dékrnye, tomber, dégrin-
goler : tu va dékrnye ; — via
la pyé ki dékruy; — faire
tomber un objet suspendu;
— tirer le verrou, la barre
qui ferme une porte.
déhi, décours, décrois-
sance; Le D., p. 210.
déhiUne, descendre dou-
cement. Cf. dêgnline.
dékiite, cesser d'écouter.
débite, enlever les clous.
dékwaye, décrotter (ses ha-
bits).
delâhr (à), en ruine.
déni 149
déleee (5), se délécher, se
réjouir -.ôs à délee le barb; —
déle^e, difficile à nourrir
(Château-Gontier). Cf. pUlè.
délcye, délayer, retarder,
temporiser.
délikdle, délikôle, ôter le li-
cou d'un cheval.
délipe (se), se délécher, se
pourlécher,
délivr, libre.
délivrej, délivrage, dé-
combres de toute espèce de
matériaux provenant de dé-
molition.
délobe, délober, tromper
(dans son attente); — dé-
tromper, ouvrir les yeux.
délose, ébranler un arbre
pour l'arracher. Cf. élose.
déluge, corriger, donner
une réprimande ou môme
des coups.
déluré, dégourdir.
dem, dame !
démâeète, enlever la mâ-
choire inférieure (d'une tête
de veau) ; — se démàeie, se
fausser la mâchoire.
démakre, remuer légère-
ment (la terre).
1 5 o dém
dcmnii'h]àse, tripoter, ar-
ranger (en général).
dcmarcc, démarcher, com-
mencer à marcher; - mar-
cher en arrière, reculer; —
5 démaree, marcher :\vqc at-
fectation.
dcniarilcàodi', changer (des
objets) de place; — séparer
les diverses pièces qui com-
posent un objet (Pail).
dénia r je, s'en aller. Ct.
déniaree.
dcinàec, démancher, bri-
ser, détériorer : / huverk d
la Invet e tu détnàee.
^c'w^f ///^, démanchcment,
dérangement.
déniàte {if), se démcntcr,
se préoccuper, se tracasser;
— se lamenter (Pail).
dcnUnc, dcnuie, démener,
posséder, tenir en sa puis-
sance : la Dior l demèn (Er-
née) ; — s c la inor ki I dciiiéii,
dit-on pour excuser les sot-
tises que fait un mourant.
dnnûnigàs, action de se dé-
mener en marchant (Ernée).
démœrje, faire sortir d'un
lieu, forcer à rt muer (Pail).
démêle, démêler, délayer
(la galette, la bouillie).
iléiiiénnià, demènement ,
manière d'agir, conduite.
démêye, distraire. Cf. dc-
eale.
démite Çu'), se défâcher
(Ernée).
démdfoiie, enlever les gru-
meaux, les mo€ô; — émietter,
démêler; — se développer,
progresser intellectuellement
ou physiquement.
démoliÇr), démolir, abattre
à ses pieds, terrasser son
adversaire, tuer.
démôtaby, démontant, dé-
concertant.
démttlèle, démoletter, dé-
boiter les os.
déniiinpile, faire la gri-
mace, maugréer. Cf. dégrise.
démiuè::j{j-'), démoisir, en-
lever la moisissure.
démyaole : s p? la démyâol,
ce pain est peu cuit et s'en
va en bouillie dans la soupe.
déiiàti(r), nettoyer.
deiié, f., grand dîner don-
né à la famille et aux amis,
quand on tue le cochon
dép
(paroisses limitrophes du
haut Maine).
dène, m., dîner.
denerle, préparer une terre
pour la semence (Pail).
dénigre, dénigrer.
Tu fais tout pour dénigrer
Tu n'apercieus pas qu'i guersille?
(Pastorale 139.)
dénijd' dp-iil, dénicheur de
poules, maraudeur.
dénije, dénicher.
dénikte, défoire un tricot.
déiwsc Çsé), s'énoncer.
démise, enhardir, encou-
rager (Pail). Voir //'?/~^z.
dépaniye, mettre une étoffe
en paniy. Ct. dcpêniye.
dcpâope, détromper.
dépapote, donner des coups
sur \q pap6,\^. figure, spécia-
lement la bouche; — enle-
ver.
déparée, enlever les par-
ches.
déparèje, dépareiller (Er-
née).
départ i{r\ partir.
déparvùui , dépendre : sa
déparvyè, ça dépend (Saint-
dép 1 5 1
Thomas) ; / vndrè bl earéye,
mè sa déparvyè du ta ki va
fer ; — provenir.
dépate , défricher (une
haie; — détacher la boue
qui colle aux pieds.
dépatiye, détacher la boue
qui colle aux pieds.
dépatuye (s), se dépatouil-
1er, se débarrasser, se tirer
d'affaire.
dépà, dépens, dépenses,
vivres, provisions de bouche
(Craon).
De Martigné sans bagage
Viendront plusieurs bonnes gens
Garnis d'argent à louage
De quoi faire leurs dépens.
(Noél du comté de Laval.)
ô dépà dé, à l'aide de : s àlvé
ô dépà dé bra; — 6 dépà, ô
diij dépà, beaucoup : / mâj ô
dépà, i travay ô diij dépà
(Château Gontier).
dépàdàse, décrocher (des
saucisses, des andouilles).
dépàdr, dépenser.
dépénaye, briser, déchirer.
dépèniye, effilocher; — dé-
mêler un objet embrouillé.
1)2 dép
dcpcnc , (Icpainer, dcchircr
(une étoffe).
ch'pi'sc, décoller deux ob-
jets poissés.
dcpi'si (.î), se dégrossir,
devenir moins épais plus
intelligent.
ilépclràlc, dépoitraillé, dé-
colleté.
ih'pi, dépit ; fer hit à iJipi,
faire tout de travers (Cossé).
dépiboie , dévisser; — faire
tomber : dcpibote la galoe ; —
tomber (Château-Gontier).
dépike, déplanter, enlever
la terre (par ex. des choux).
dcpikniyc, tomber.
dépihte, travailler la terre
avec un pic.
dépirwete, dépirouetter,
tomber de haut; — fliire
tomber.
dépité, quia du dépit.
dépite, défier, provoquer,
fiiire dépiter, amener la dé-
fiance; — 6é dépite, aban-
donner sa couvée.
dépld'fe, déplumer; — sô
dépidre, perdre ses plumes.
dépokrase, lessiver, laver
aux acides.
dép
dépope, tromper; — bles-
ser (Ernée).
déporsèk, mettre bas (en
parlant de la truie).
dépote, dépoter (une bran-
che d'arbre), l'arracher en
enlevant le talon qui lait
corps WQc le pied. Cf. ekeste.
dépsiye (si'), se réveiller
péniblement.
dépunè:{i(^)-) , dépunaisir ,
désinfecter (d'une odeur dé-
sagréable).
dépiifi, désenduit, dégra-
matisé : la méxp é tut dépïifi.
dép-uri(j-^, enlever la pour-
riture.
dépii'e~one, nettoyer, puri-
fier; — enlever le sort, le
sortilège; — débarrasser (de
quelqu'un). •
dépyâote, dépiauter.
dépyatiye, dépiatiller, s'at-
tacher aux pieds en parlant
d'un terrain gras. Cf.
dépyœme, déplumer. Cf.
depya'fe.
dépyèse, détruire une haie.
dép\u\à , chagrin , hiché
(Pail).
dér
dêr, deire, devoir : dér a
gœ e a gah.
dèr, derrière : Je via hi syœ
par dèr ; — je eu su mô der.
dera, graisse du mésentère
et du péritoine des animaux
de boucherie, en particulier
du cochon.
déragane, fureter (Pail).
dérame, enlever les rames.
dérâode, chasser, éloigner
de soi (Pail).
déraye (s), faire des efforts
pour expectorer.
déràje (s), se déranger,
s'enivrer; — déràje, p., pris
de boisson.
dérène, enlever les rênes.
dérene, se moquer en imi-
tant.
déré^onmâ, penser, parler
ou agir contre la raison.
derl, derrain, dernier : la
derên fè k j Ô yii l pyéxj d vu
vè; Le D., p. 64.
dérèse, arracher de terre
les menus arbustes d'une
haie, déraciner (Pail).
déri, dérive, débordement
des eaux d'une rivière ou
d'un ruisseau (Pail).
der 153
dérihîile, tomber en rou-
lant (Chàteau-Gontier).
dérime, déraisonner, dire
à tort et à travers (Olivet).
dérine, pleurnicher (Pail).
déripe, dériver (Château-
Gontier).
déri^yone, tourner en dé-
rision, injurier, critiquer.
déri:(yd : kom par déri^yô,
en grande abondance : 6t
ane j av5 de pîim kom par
déri'{_yô.
dérote, dérouter, faire du
chemin en trop, avoir per-
du sa route.
dérape, cessé.
dérôse, couper les ronces,
les épines d'une haie.
dert(j-), dartre.
dérumase (se) , cesser d'être
enrhumé.
dérume (ié), cesser d'être
enrhumé.
déruse, découler, ruisseler.
deriuin, fille coureuse; - — ■
meule à aiguiser, montée sur
un support en bois, tournée
à la main ou au moyen d'une
pédale; — cuir de porc
(Landivy, Ernée).
154 ^^^
dcrwine, rémouler.
derwiiie, re mou leur.
der\cr (à), par derrière.
désabate, désensorceler
(Saint-Aubin-du-Désert).
di'sakc, tirer, arracher; —
défaire.
désàbyr, dessemhler, dé-
sassembler, disjoindre.
dcsàdc, f. , pente, descente.
dt'sàdwer , descendoire ,
terme de tissage, morceau
de bois rond sur lequel s'en-
roule le tissu sous le métier.
desàtri, dyssenterie.
dêsûmi\ enlever la se-
mence : le kiua à tu déshne
mit ۈ.
dcsene, dessiner.
déserkc, mettre (ses habits)
en désordre (FougeroUes).
désertas, f., grande déchi-
rure à une étoffe.
désertiÇ^r), nettoyer.
désése, cesser : / n désès d
hu\e.
déséxpne, faire couvrir une
vache hors de saison ; va£
désc:^one, vache qui a un veau
hors de saison ou qui n'a
pas de veau tous les ans.
dét
désidiiiii, décision.
désire, déchirer.
dcsi:;Je, gercer (les lèvres
ou les mains); — fendre,
couper: la seerés a fè dcsi^Je
mô sahô.
dcsnaye, déchirer (des ha-
bits). Cf. déeafre.
désorsele, désensorceler.
destœ, destè, cri pour diri-
ger les bœufs à gauche.
désurc, enlever sous bois
les menues brindilles et les
broussailles (Pail).
déswcve, désoifer, désalté-
rer.
dî't, enjambée de 5 pieds
(Saint-Pierre-des-Landes) : /
;/ rest hù hat dti àl 1 êhtiri c l
fârti.
dctakre, détacher, net-
toyer.
^^'/fl5^, défaire un tas (Pail).
dctôni(r), détenir, conce-
voir facilement, conserver
le produit de la conception ;
se dit des animaux domes-
tiques. Cf. ;'('/(';//;'.
dctœrb, perte de temps.
Cf. détiirb.
détivrk, déranger (quel-
dét
qu'un) de son ouvrage, faire
perdre du temps (Ernée).
Cf. déturbe.
déinase, arracher par vio-
lence quelqu'un d'où il est.
détorne, détourner.
détortÇr), détordre, déve-
lopper ; — • se détortQ-) , se
tirer d'une mauvaise affaire.
délr, droite, côté droit :
dgao€ à détr, de travers.
détra, piste, trace suivie
(Pail).
détrainiye, tourner à con-
tre-sens le traviuè.
detràp, pâte délayée pour
faire de la galette, de la
bouillie, des crêpes; par
extension, boue.
detré, detrès, par derrière.
dét'upe, déboucher un trou,
une ouverture, un passage.
détiirb, perte de temps; —
détour, endroit où l'on peut
changer de direction. Au
château de Haute-Follis, à
Laval, il y a dans les jardins
un lieu appelé encore main-
tenant La Détourbe; —
trouble, diversion, empê-
chement, fraude.
dév 155
déPurhe, détourner, trom-
per, troubler, bouleverser,
empêcher. Cf. détœrbe.
détiiriyône, détortiller.
détwâne (5<') : et là a s
dctwane, être long et lourd à
se retourner, à faire quelque
chose.
dévale, couler, détaler,
s'enfuir, descendre un ter-
rain en pente, un escalier.
Dévalant, dévalant la plaine
J' rencontris Madelon, dondaine,
Assise au bord d'une fontaine.
(Chanson.)
dévali^d', qui dévalise, pil-
lard.
dévarduye, tomber.
déve, desver, se mettre en
colère, pester, devenir fou.
dévêrde, dévùrdnye, tom-
ber; — - s'enfuir au galop.
dévida, dévidant, facile à
faire ; — expéditif.
dévidàje, débarrasser un
appartement des objets qui
l'encombrent.
dévir, rebours, contraire
de ce qu'il faut : aie a la dé-
vir.
dévire, aller à contre-sens ;
156 dé:^
— tourner ou remettre dans
le sens voulu ; — retour-
ner sur ses pas; — dévier.
déviràh', dévirolcr, dévis-
ser; — tourner, dérouler;
— dégringoler sens dessus
dessous.
âévosyœ, dévot.
dévuyCy tourner rapide-
ment un travouil; —dérou-
ler (une corde), dépeloton-
ner (du fil); — embrouiller
du (fil); — décamper.
dévyâole, vêler.
dev\ele (vaf^, vache qui
a fait son veau.
dêyô , linge qui enve-
loppe un doigt malade.
dcyc, f., ce que l'on peut
donner avecle doigt (Craon-
nais) : œn dêyc d kàl.
deyja, déjà.
dc^ahèrye, désabriter, en-
lever un abri, découvrir.
dé:(ahèli(i-) , désembcllir,
perdre sa beauté.
déiaere (se), se récréer.
dé^aJwnél(r), méconnaître ;
— dé:(a!iOnu, méconnu.
dé:^ahtrse, perdre sa clien-
tèle.
déi
de- a me (a), à l'envers. Cf.
di'iarm'rle, di':^anu'rli, sar-
cler (Craon) ; — nettoyer.
Cf. dciicric.
dc:^arse, se fendre, se cre-
vasser. Cf. décarsc.
dé~arlc, défricher, arracher
les racines et les pierres.
déT^atle, dételer.
di\âvâo (a) , à desavau ,
à \-au : /•// va a d~àvdo
€œ li.
dc:;avrùnoli' , briser, dété-
riorer (Pail). Voir avèrnoJ.
dé:^àdone, enlever les àdè
pour faire sécher le foin.
di^àkarème, sortir du ca-
rême, manger avec plaisir de
la viande le carême fini.
dé^àferje, enlever les fers.
dé^àbœdc, enlever les en-
traves. Voir hœd.
dciàpètrc, ôter les entraves,
dépêtrer, dégager.
diXntorir, démêler ce qui
était entortillé; — se di':^i-
lort(r), se débarrasser, se ti-
rer d'une mauvaise affaire.
dczJivirôJe, débroui lier quel-
que chose qui a été mêlé.
entortillé, comme du fil, de
la laine.
dé^œre, arriver après l'heure
fixée.
dé:{er, désert. Il y avait au-
trefois une assez vaste con-
trée au nord du départe-
ment de la Ma3^enne qui
portait ce nom et s'étendait
en Normandie : Saint-Ca-
lais-du-Désert ( Mayenne ) ,
Magny-le-Désert, Saint-Pa-
trice-du-Désert (Manche);
Le Désert est le nom d'un
grand nombre de fermes.
défère, enlever de l'aire la
paille qui a été battue ; —
donner le premier tour de
charrue dans une jachère.
(Pail).
déxergote, enlever les er-
gots : mit tréetè htt dé^ergote
an arivà ô mar^e; — perdre
les ergots : / avè si telmà frè
àpye kè j kreyè à dé^ergote.
dé\eritmà , deshéritement,
perte d'héritage.
déverse, se fendre, se cre-
vasser. Cf. dégarse, dciarse.
déÂ^ertwer, pioche à deux
branches, l'une pointue,
dig 157
l'autre plate et tranchante
ou à une seule branche plate.
dtxif : klweiô de^if, cloi-
son grossièrement faite en
planches ou en lattes.
dc~okre (se), s'arracher les
ongles.
détone, faire sortir de l'or-
nière (Pail).
déxprbele, couper les bran-
ches (Château-Gontier).
dé:(^iire, deshouser, ôter
les houseaux.
de, daim, bouc non châ-
tré (Bierné).
dège, choquer, en parlant
de deux objets petits et durs;
— rebondir.
difame, difamer, tacher
(un objet); — bossuer; —
blesser, surtout à la figure.
Cf. difome, défome.
diférà, joli, beau.
difome, bossuer ; — bles-
ser (Pail). Cf. difame.
dig, petit caillou dont se
servent les enfants pour
jouer : jive a la dig, jeu ana-
logue aux osselets.
digan, f., viande de mau-
vaise qualité.
is8
dis
dûb
di(}e, choquer avec un
bruit sonore.
(//(/tv/c, quereller continuel-
lement.
diffiirdi, f., eau dégourdie,
tiédie.
dik, jusque.
diktc, dictée : dir, fer œn
diklc, raconter une petite
histoire, un proverbe.
dih'kie, parler avec em-
phase.
diii, digne.
dinotc, faire un dîner mo-
deste.
diri, f. , radotage, cancan :
/ c de diri h lu sa.
disgrâs, chagrin, peine.
disgrasyœ , désagréable :
via du ta be disgrasyœ pur la
batri; — se bldisgrasyœdù vni
d ibi lyœ le pur n ahite a ri.
diskor, désaccord, désu-
nion.
diskàrde, être en désac-
cord.
dislokiir, dislocation, luxa-
tion.
disparèlr ÇsC), disparaître.
dispariisyô, disparition .
J/j/)a?/t',disputer, quereller,
gronder : tit va t fer dispœtc.
dit, t., linge qui renferme
un morceau de sucre et que
l'on donne à sucer aux nour-
rissons (Bierné).
dit ma dô, dites moi donc,
hein, n'est-ce pas : kd' niiva
ta, dit ma dô.
divar, divers, turbulent,
inconstant (Château -Gon-
tier).
divers, qui crie toujours,
difficile à élever (en parlant
des enfants) : s et œn cfà be
divers.
di:^œ, radoteur, bavard.
di:;œrc , manger à dix
heures du matin.
di:{èt, causette, cancan : j
vyè fer ô va œn ptit di-et.
di^etœ, cancanier, médi-
sant.
dii^tke, di-;îver, rabâcheur :
higrê de di:;wer!
di'ote, rabâcher.
di:^u'i, dix-huit, grande
toilette : et sa sô di:;il'i.
dô : de pir à dô, de pire en
dô, de plus en plus mal.
dobèn, femme ou tille dé-
vergondée. Cf. dàrn.
dàl
dodè, sot, qui ne sait point
se tenir.
dodine, dodeliner, trem-
bler convulsivement, remuer
la tète à droite et à gauche.
Cf. bline.
dodo Pyér Malérb, do, do,
Pierre Malherbe, interjection
liée à l'idée de dire carré-
ment la vérité à quelqu'un.
dodu, bien mis.
Avec tout ça qu'on est cossu
Qu'on est biau, qu'on est dodu.
(Pastorale 50.)
dodue, tête, grosse tête
(Pail).
doge, frapper légèrement
de petits coups sur la tête
d'un mouton afin de l'exci-
ter à se défendre avec la tête ;
— se battre à coups de tête
comme les béliers ; — heur-
ter; — s doge, se frapper,
se heurter. Cf. toke, duge.
dog(j-), dogue.
doktrine, donner de mau-
vaises raisons.
dolar, qui se ^(U sans cesse.
dôle (5), se plaindre, gé-
mir. Cf. dule.
dolè, dolêt : gœ koin ddlc,
dor 1 5 9
kom la dolêt (La Dorée),
gueux comme Job.
doleni, qui souffre, qui se
plaint de douleurs.
dolé:{ô, douleur aiguë.
dolo::œ, qui aime à se
plaindre.
domèe : 6riz^ domèe, espèce
de cerise. Cf. démèe.
donièj , dommage : hâo
domèj , interjection affirma-
tive et ironique, parbleu, il
ne manquerait plus que ça :
bâo domèj kè € t à donrè, plus
souvent que je t'en donne-
rais !
donièje, endommager.
doinene, qui habite un do-
maine.
domèn, domaine.
dôiié, donnée, distribution
de pain ou d'argent faite aux
pauvres à la porte de
l'église, ou du cimetière à
l'occasion d'une cérémonie
religieuse.
dônézô, donation. Cf. dîL-
nexp.
dor, dehors.
dor, dore, or : s c du dor.
du dore par tu.
i6o
dô
dré
dorœ, doreur, flatteur, pa-
telin.
dore, dorer, flatter.
dorlà, dorlot, entant gâté,
mignard.
dormadô, dormit ô, qui aime
à dormir.
dormayc, dormir légère-
ment.
ddrn, dorne, fille de mau-
vaise vie. Cf. dohèn.
doÇr)sycr, dossière, bande
de cuir supportant les bran-
cards.
dorvèye, dorveiller, som-
meiller, ne dormir que d'un
œil.
dàsotie, dossier.
do:^il, cheville de bois,
garnie d'un chift'on de linge,
qui sert à boucher un baril
ou un trou percé à la base
d'un pot à lait. Cf. du:<iil.
dô, Dom, conservé devant
un nom de saint : i" dans
Dompierre, variante du nom
de Saint-Pierre-des-Landes
et nom d'une ferme située
en Courcité; 2° dans Doi)i-
denil, nom d'une ferme si-
tuée en Juvigné-des-Landes.
dô, d'où, dô kè, d'où que.
dô, t, dompt, bien dressé :
// e dô e tiyô ; — n kréye p-wc
d môle dsu , // e dô kom (vn inao ;
— dé Jean, dé wc dôl , des
cannes, des oies domes-
tiques.
drat;, gai, fou.
dràgô ruj , Géranium [\o-
bertianum.
drajêlin, nom d'une mau-
vaise herbe, fumetcrre.
dra)i, qui parle sans dis-
continuer.
t/m«^, lambiner; rabâcher.
draplé, f., ce que peut
contenir un drap.
drapJc, drapeler, railler,
critiquer.
drapiucr, drapoirc, terme
de tissaire, morceau de bois
rond sur lequel s'enroule le
tissu.
drapxâo, lange d'entant;
— chitîons.
drayc, charruer. Ct. dreye.
ilrd', Bromus arvensis.
dré, m. , ce à quoi on a
droit, ce qui revient à quel-
qu'un.
dré, a., droit : a mè drét,
drà
à droite; — debout; — drc
d gn , drét à gu, qui a bon
goût (en parlant d'une bois-
son); dré Je, tout à fait laid;
dré bè, très bien,
dreke, drétye, droitier, qui
se sert delà main droite, qui
n'est pas gaucher.
drêr, derrière. Ct. der.
drése, repasser (le linge).
drésœ^, repasseuse.
drétur, droiture : à drétiir,
franchement.
dreye, labourer un champ
(Ambrières). Cf. déreye.
drèdrè, son d'un violon.
drig, diarrhée. Cf. kest.
drinè, gros bâton noueux.
drine, flâner, ne pas avan-
cer à l'ouvrage.
drinet, petite fille pares-
seuse ou bavarde; — fille
coureuse (Ernée); — -et à dri-
net, être échauffé par la
boisson.
driy, diarrhée (Cossé). Cf.
drig.
driye, driller, flâner. Cf.
drine.
droge, droguer, attendre,
se morfondre.
G. DoTTiN. — Glossaire.
du 1 6 I
drolgc, courir sans but.
drrr!, interjection pour ar-
rêter les chevaux. Cf. hââô !.
dru, robuste, en bonne
santé : et dru.
druj, f. pi., démangeai-
son.
druje, druger, s'amuser.
driijiÇr), devenir dru, bien
portant, robuste.
drupé, f., rot.
drupe, roter; — attendre
patiemment et inutilement.
drusi{r), devenir dru. Cf.
drujir.
druy, ventre.
dniyar, chêne roure.
drnye, peter. Cf. truye.
diidpi, depuis, expression
employée dans quelques pa-
roisses de la Mayenne confi-
nant à la Normandie. Cf.
dèpi, dœdpi.
dudu, cheval (terme en-
fantin).
dwnè, dumet, duvet.
duÇ^r), avec force : pré^e
dû, prêcher avec énergie;
prâr dû, prendre dur, faire
un violent effort, se fati-
tiguer ; — beaucoup : s hyése
Ié2
dnl
bè dû, se blesser bien dur.
Cf. dœr.
dure, endurer, souflVir,
patienter : Ditrà dure bc pîidii
k ô l pàdè (proverbe). Cf.
dœrc; — 6èdurc,s(i souffrir,
se supporter : fâodrè k i s
cmjc c k i dur je.
duriyône, devenir dur.
du : p>uni dû du, espèce de
pommes douces.
d'ubli, planche qui se place
au bas de la couverture et
qui tient la place de la der-
nière volige. Cf. dnbye.
diibliyô, objet rendoublé.
dubye, doublé.
d/ibye, essuie-mains qu'on
enroule autour d'un cylin-
dre; — pièce de charpente.
diidit, lait (terme en£in-
tin).
diiij duçi, interjection pour
exciter les moutons et les
chèvres à lutter.
dngc, heurter (Mayenne);
— se battre à coup de tète
comme les béliers, lutter.
Cf. doge.
dît je, sorte de toile.
diilar, pleurard.
diiy
duh\ pleurer. Cf. dole.
dnlit:^i' (i), se doulouser,
se plaindre.
diiniêe, espèce de cerise
rouge et très acide, à queue
courte. Cf. domc€.
dunicj, dommage.
du mèjaby , dom magea ble .
duuc, donner.
diiiiéTô, donation. Cf. do-
■'\^j
ne:(o.
ditrdé, i., volée de coups.
ditrde, rouer de coups.
dus, amie, fiancée.
dnsc, doux, flatteur.
dîisyer, dossière, partie du
harnais. Cf. dorsyer.
diilàs, f. , doute, défiance:
y .\i à dit! ils si j dé kôte la
r//^ a nul mét(j-). — / avyô
de du tels su li.
duv, douve, pièce d'eau
assez large entourée de
murs; — Ranunculus flam-
muLi. Cf. da'v; — La
Douve, nom de lieu.
diiyc, f., abondance (Ma-
yenne).
duye, doler, égaler avec
la dnyiver la surface dune
esàl; — trapper, battre.
dîve
dityc, tricot, gilet de
laine.
duyét, gilet de tricot.
dîiywer, doloire, instru-
ment dont se servent les
charpentiers pour doler le
bardeau et l'aissante.
dîi:(en, douzaine.
dii:(iQ), cannelle, robinet
d'une barrique; — fausset,
cheville de bois garnie d'un
chiffon de linge ; Le D.,
p. 120. Cf. do:(i(l).
duxjye, percer un tonneau.
dîvane, frapper à coups de
bâton.
dwè, doit, petite pièce
d'eau où on lave le hnge; —
Le Douet, Les Douets, nom
de lieu.
diuèl, douve ou planche
dolée qui forme le corps des
ouvrages de tonnellerie (An-
douillé, Saint-Aubin-du-Dé-
sert).
diuêlé, f., volée de coups
de bâton.
diuèle, battre, frapper à
coups de bâton.
dwet, fil de la trame du
tisserand. Cf. dtuit.
dyu 163
dîuetC; s'appliquer à tisser
assidûment.
diueti(I), doit il, petit ^wt'.
dwetyô, linge qui enve-
loppe un doigt malade. Cf.
dey à.
dïi'it, duite, fil qui tra-
verse la chaîne et est frappé
par la châsse.
dyû, commandement du
charretier au cheval de tête
pv)ur le faire dévier à gauche.
Cf. dyûk.
dyabé, grande pluie, grande
quantité (Landivy) . Cf.
dùbc.
dyae !, diable !, interjection
qui exprime l'étonnement,
la surprise, le doute, le cha-
grin. Cf. ga€.
Dydoin, Guillaume (Lan-
divy).
dyàtr, diable : sa n vô pa l
dyàtr (Pail).
dyèb, diable.
dyùk, dyiik, interjection
pour diriger les chevaux à
gauche : dyûk, dyiik, vl
ïsi la. Cf. dya.
dyu. Dieu : nô de Dyu I
œ
ϣ
l'un, en ; — l'iiii à l'initiale
ou après une consonne et de-
vant une voyelle : fâo gàne d
la ^-erjâpur ênn avcr ; — ùnn
a li s ma œn ? — kàhè y ènn a
ti? un entre deux voyelles :
/V tui ê yu, j'en ai eu : i nn ô,
ils en ont ; / un a \ii, il en a
eu ; / va nn ave, parxô ? ; — /
n)i a p-wè; — si' nn aie, s'en
aller ; — e nn a in s k è pœ,
a fer àvirô se kendo.
h-, initial pour rù : hinibe,
remuer, ùrnyc, renier. \\)yez
rù-.
œ
(V, œufs : /(•'/' sàbya dû pie
d^ œ, faire semblant de pe-
ler des œufs, ne pas avoir
l'air de s'occuper d'une
chose et cependant y son-
ger ; — à péee, œuf prêt à
laisser sortir le poulet ; — œ
kivi, œuf couvé ; — œ niolè,
d' moite, œufs à la coque; —
frikase d-^ œ, faire une ome-
lette; — (' Uè bè su l~ œ,
elle reste longtemps dans
une même position (à bavar-
der par exemple), comme
une poule qui couve ; — /
promèn sa fâm kom s i careyè
^~ d' ; — // (' blô kom œn d
d mntô, il est très brun. —
Si on jette des coques
d'œufs dans le feu, on pré-
tend qu'on brûle ainsi le
derrière aux poules et
qu'elles ne pondront plus
(Château-Gontier).
de, i., champ de bonne
terre planté d'arbres et en-
touré de haies, soumis à
une culture réglée ; — •
L'Euche, nom de lieu.
œjàs, offense.
rtV, elles. Cf. yœl.
œne,œnû'i, enhui, aujour-
d'hui (Landivy). Cf. anwi.
œpré, exprès. Cf. uspre.
œr : hâot œr, haute heure,
partie du jour où le soleil
est déjà haut sur l'horizon,
tard (le matin) : i e pa kor
levé, il e pa mè hâot œr.
Allons donc mes gars, partons
Car je creis qu'il est ben haute
[heure.
(Pastorale 74.)
avé son œr, être pris d'une
indisposition qui se renou-
velle à la même heure, par
exemple la fièvre intermit-
tente; — dœr e d ta, d'heure
et de temps, à l'heure : j srô
ràdu a la mes d œr e d ta', —
a bon œr, de bonne heure.
œribyè, œrubyè, précoce ; se
dit de la terre, des pois, etc.
ccte, vendre, donner.
œyè, œillet, derrière,
fesses.
éhâ
165
é-xç, oser : lé fiimél n œ^à
pu'è pase l szver par la Kriuc ô
vnœ. Cf. u\e.
œTje, osier (Landivy).
œ
œn, œn, une.
é, œil.
D'une grousse bouse è m' pochit
[un eî,
Nout' femme et nout' vach' sont
[toutes deux cont' mei.
ms. 157.
è, elle (devant une con-
sonne ou à la fin des
phrases) : kà yirat é, quand
ira-t-elle ? Cf. a.
ébafe, lasser, essou filer
(Pail).
ébaniÇr) (s), s'ébanir, s'é-
panouir.
ébàobe, a., sot, niais : / 5
à va l là de ^iiiè koiii œ qràt
ébàobe.
ébâole, étonner, surpren-
dre; — déniaiser; — trom-
per, abuser.
i66 ébo
châopc , a u bc p i n c ( C 1 1 à tca u -
Gontier).
cbùlivir, éblouir,
ébdil'isyô , é b 1 o u i sse nu' 1 1 1 .
ébhte (s), s'écrier.
ébènuayc , ébrouai lier, ex-
pectorer avec bruit (Pail).
t'bê~iyi', détruire, mettre
en pièces.
ébœge (5), s'ébeugler, jeter
de hauts cris.
ébidore, qui est en admi-
ration.
cbigcue, boiteux (Ernée) :
il c tortu, bàsit e ébigà^e d
msàs ; — j n à vyœ sur pwc d
viii eèr, el cl ébigàee.
ébigorje, ebigurje, égorger
(Craon).
cbh', étourdi : avoir l'air
d'un éble ; courir comme un
éble; — / va Jwm œ grài éble
(Landiv)).
éblusote (5), croître, se dé-
velopper contre toute prévi-
sion.
éboge, enlever la bogue,
éplucher des noix, des châ-
taignes, en les faisant rou-
ler sous le pied ; — mettre
sous ses pieds, battre, bles-
ébr
ser ; — attraper, tromper
(Ernée, Landivy) ; —
s cbôgc, se blesser( Andouillé).
cbogel : tnci à ébogti, mettre
en bouillie (Chàteau-Gon-
tier).
ébône, éborgner : / c dôébônc
âosi k tu n i vè ciit?: ■ — / m a
€lœ du sab dà !:( yœ piir m
ébônc.
ébose, enlever les bas, les
capsules de certaines plantes
Cf. cbîtsc.
ébraye (i), s'écrier.
ébrâ:(e, ébraser, embraser.
ébra~iye, ébra:{iyûnc, étendre
les charbons brûlants dans
le foyer; — n. f . , action
d'étendre les charbons brû-
lants dans le foyer.
ébirse, cbrï'stc, mettre en
brins, réduire en loques,
us erà demi.
cbriinc, élaguer les petites
branches.
ébrive (,î), s'ébriver, s'em-
porter, se hâter.
l'brivc, qui a sur les joues
des couleurs provenant de
l'activité de la marche ou de
l'action d'ini vent frais : i-ii
ébu
lia bèn ébrive a s mate.
ébroetone, enlever les bro-
chettes ou les branches d'un
arbre (Craonnais) : // été
môte 6 hdo ci œ pœpyc h i
Vidé ébro€tone\ — // ébro£tonè
(f j'i d hid pur s à fer œ syà.
Cf. sirone.
ébroue, (femme) trop dé-
colletée. Voir brdn.
ébrose, effeuiller. Voir bros.
ébruse, enlever l'écorce.
ébuye (s), s'écrier en pleu-
rant. Cf. biiye.
éhtle, ébouler, mêler, em-
brouiller, ébouriffer.
éhiloné, f., grande foule qui
veut à toute force se frayer
un passage.
ébiire, ébourer, ôter la
cosse des châtaignes.
éburjonœ, ébourgeonneur,
bouvreuil (Courcebœufs).
ébuse, enlever les housses
de certaines graines (Pail).
éhistife (5) la rat, s'essouf-
fler (Cossé).
ébuxjye, étaler une chose
molle.
cbîi:^iyé, f., zcûon(Xébn:^iye.
ébiiye, ébouiller, écraser,
e€a
167
ébuye,
bouleverser ; — s
s'écrouler, s'ébouler.
ébioele , ébivexe , élnuiyele,
éboeler, éventrer.
ébiue, agrandir un trou par
un mouvement de va-et-
vient (Landivy).
cmbô, toupie (Château-
Gontier). Cf. miuan; — es-
carbot, bousier (Landivy).
éeabote (5), s'écharboter,
grandir, devenir fort.
éeafure, effrayer, chasser
(un animal avec des cris) :
n va tujur pa é-eafnre le volay
dà la nul.
éeafuré, f., échauffourée.
éeal, échelle; — écale,
brou de noix.
éealc, enlever le brou
d'une noix ; — 5 écale se dit
de la peau qui se boursoufle
dans la petite vérole.
émobote, bien portant, ra-
gaillardi après une maladie.
ê^âobuye, échauder, brû-
ler ; — 5 éeâobiiye, se mettre
en sueur.
éeâobuyur , bouffissure
rouge qui démange, am-
poule.
168
é€à
cfijodé, m., cchaudc (sorte
de gâteau fait avec de la pâte
non levée, du safran et quel-
quefois du beurre. Ce gâ-
teau ne se vend guère qu'à
Laval et on n'en fabrique
que dans le Carême. Les
parrains et les marraines
offrent à leur filleul ce gâ-
teau le jour de Pâques fleu-
ries (C.)
lit d'Astillé les tessiers
De leur farine
Lui feront des échaudés
De beau safran tout dorés.
(Noël du comté de Laval.)
— f., action de jeter de
Teau sur des charbons en-
flammés ; — accident im-
prévu.
éeâodwir, échauffer.
éeâofâo, échafiuid, écha-
faudage.
éeâofcj^ô, échauffaison, ma-
ladies diverses manifestées
par des boutons.
éedû/im'i , échauflVment ,
fermentation, terme d'agri-
culture.
éeàoget, échauguette, es-
pionnage.
cfijo(;ète, espionner.
ét'âomitrc, échauffé par la
boisson ; — effarouché.
ceapad, échappée, esca-
pade.
cearhô, escarbot, gros cha-
rançon.
éear'njc, mal couper la
viande.
irarniÇr) , écharnir, aga-
cer, railler.
cearpiye, étendre du fu-
mier sur la terre.
éfayô^ éeacjô, noix vertes.
éeaye, échalier, petite ou-
verture pratiquée dans une
haie, et fermée soit par une
grande pierre plate posée
debout, soit par une bar-
rière à demeure fixe par-des-
sus laquelle enjambent les
piétons pour passer d'un
champ dans l'autre; l'échal-
lier ne livre passage qu'à
une seule personne à la fois :
les échaliers sont très nom-
breux dans la Mayenne. Voir
Ifiirdrcn; — noyer (arbre),
(Izé).
éeàboli, élevé, bien venu,
sorti de la première enfance :
il e hit ceàboti. Cf. c-eahote.
é€àje, essanger, laver du
linge avant de le mettre
dans le cuvier à lessive.
éfâpi, échampi, échappé,
parti.
é^àté, échantée, terme de
tissage, partie de tissu fait
sans tirer la chaîne.
é€ènâo, échenal, petit canal
(Pail).'
émne, essaimer.
éeên, échine.
éeène, battre, frapper,
rompre l'échiné ; — s éeêne,
s'échiner, se fatiguer outre
mesure.
é€er, jalousie ; aver éeer,
être jaloux (Pail).
é^erbô, escarbot, escargot.
Cf. éearbô.
é^erp, écharpe.
éeerpir , déchirer, échar-
per (Pail).
éfcrpiye, piller, voler,
écharpiller.
ési^e, épargner, ne pas
donner à un vêtement l'am-
pleur voulue; — éfiee, a.,
échiché, étriqué.
éfifri, f., avarice. Cf. ^i^lc.
é€l 169
éeim, éHne, échigner, en-
nuyer (Château-Gontier).
(%/y, échine. Cf. é^èu.
éeipi, éclipse.
i'£tre, déchirer.
éeirur, déchirure.
éelet, échelette, sonnette
(de porte), cloche (d'usine)
( Saint-Berthevin ). Dans
beaucoup de paroisses de la
Mayenne, par exemple à Lan-
divy et à Ernée, la sonnette
dont se sert le sacristain qui
accompagne le prêtre portant
le viatique aux malades s'ap-
pelle éelet', on donne aussi
ce nom à la clochette dont
on se sert pendant la se-
maine sainte, et à la clo-
chette qui annonce le pas-
sage d'un convoi mortuaire
quand le clergé n'est pas
allé le chercher jusqu'au do-
micile du mort ; — extré-
mité à claire-voie d'une char-
rette. Cf. é£lô.
éelète, sonner : si j avyô
su k i gavé œn é^let, j oryô
éelète; — // e midi, via k /^
é^Iètâ a la karyér.
éflô, échelon, panneau
ryo
éfn
mobile et à claire-voie pla-
cé à l'avant et à l'arricre des
voitures de fourrage. Voir
hi\, àbit.
éfoi, enveloppe extérieure
des noix et des châtaignes.
cfole, dépouiller la noix
ou la châtaigne de son en-
veloppe, écosser, écorcer; —
arracher (une branche) : la
hrà€ a éeok; — s éeole, se dé-
pouiller de son enveloppe, et
par suite être mûr.
éforc, abasourdir. Cf. ésorc.
éeya, éclat de bois ; — ir-
régularité d'une route.
é^yâolc, é^yarde, enlever les
rejetons du pied des arbres
(Pail).
éeycVy essieu (de voiture).
éduh, éduquer, instruire.
éfalope, essouffler. Yoirfal ;
— 5 éfalope, s'essouffler.
éfarfiva, grand bruit pour
peu de chose.
Ce langage do la nature
Des efFaribis les plus brillants,
Des succès les plus éclatants
Est la source féconde et pure.
(Dict. Lavallois.)
éfà, èfà, enfant. Proverbe :
efu
koiiii^ 1~ cjà d Laval, ki km à sa
hc e fmsà mal.
éfàke, qui aime les enfiints
(Craonnais).
cfùrdir, refroidir.
éfùrdurc, éfroiduré, transi,
de froid (Courcebœufs).
éfèrte, effrité, usé : an ahi
cfùrte.
éjlœre, couper les frœl.
Cf. iîfrœh'.
(flipc, effiler, effilocher.
cfione, perdre la tctc. Cf.
afyom\
cfiiiye, eftenillé, jeté, ré-
pandu çà et là.
éfôdre, effondrer, vider,
enlever les intestins.
cjrœlc, couper les //u7, les
tiges des haricots, des pois,
etc.
cfrc, effroi : ; à si hor au
cjrc.
éfreyaby, effrayant, effroya-
ble.
cfri, affreux, effrayant, in-
croyable.
éfrimà , effroyablement ,
vivement (Craonnais).
êfrweye, effrayé.
cfii, cfiiy, m., effouil,
egà
bénéfice obtenu par la vente
de ce que l'on a de trop en
éclaircissant un taillis; — bé-
néfice sur la vente du bois,
des bestiaux (Ernée, Landi-
vy) : / avô yii pu. d schàt
pistol d éfiiy rc h su le vyâo ;
— fer dé:( éfiiy, vendre les bes-
tiaux qui sont de trop sur
une ferme; par extension,
se débarrasser, chasser.
éfuye, effeuiller, arracher
les feuilles des plantes her-
bacées et les menues branches
des arbres, les fouillards ; —
vendre (les bestiaux) : ; avô
]m:{imà àvi d éfnye nô bœ gâr ;
— disperser, chasser (quel-
qu'un d'une maison) : el a
éfuye tu le domestik.
éfzva, produit de la ferme.
Cf. éfuy.
éfivare, nettoyer, laver.
Cf émerduie.
égabwir, écraser. Cf. éka-
hiuir.
égà^e, écraser quelque
chose de mou. Cf. ékwapir.
A la port' de sa chambrette,
Je glissis et j" chus un saut;
ega 171
Je cheuyis su ma pouchette
Et j' égâchis tous mes pruniaus.
(Chanson.)
égal : a l égal, à l'égal, à
l'égard de, pour ce qui con-
cerne,
égaloe, égaloches, échasses.
Cf. éktryoe.
égame, harassé de fatigue
et surtout de chaleur.
égdo, égal.
égaoveste, se trémousser :
égdovest i bé (Bais).
égarde, égarder, regarder.
éganiye, égarouillé, disper-
sé, éparpillé : via tut le pe-
dri égaruye; — hagard, écar-
quillé (œil).
égase, agacer : kuMo égasé,
couteau égacé, couteau mal
affilé.
égay dé fyef, égail de fief,
dépendance d'un fief.
égayé, égailler, étendre,
déployer, disséminer : égayé l
/?/ (Saint- Aubin-du-Désert) ;
via l sole ki s môtér, fô aie
égayé l fë (Montaudin) ; —
s égayé, s'éparpiller, se dis-
perser : égay vn, le gâ, pa d
bœlo, disait Jean Chouan à
172
eçic
ses hommes. Victor Hugo,
dans Qimtrc-viiii^l-lrt'i-c, com-
met une amusante erreur
sur le sens de ce mot (E.
M.); — prendre beaucoup
de place (Landivy, Hrnée).
éga::^! : a l i'ga:;j, à l'aise
(Biernc).
éçiùrmiyc, cc,ùnnyc, froisser
un objet entre ses doigts, le
réduire en miettes (Saint-
Aubin-du-Désert) : égùrmiye
du pè.
égèrnâo, égreneaux, fruits
tombés de l'arbre avant la
récolte, premières châtaignes
qui tombent sous l'arbre ; —
par écjôrnâo, par petits grou-
pes : ô Je veyc pase par égùrnâo.
égi^rwine, briser les objets
durs et friables, les croûtes
de pain surtout (Pail).
égœle{s), s'égueuler, s'é-
crier.
égcr, plante qui égare
quand on marche dessus;
c'est le Lycopodium clava-
tuni qui pousse dans les
bois ou le Lycopodium
inundatum qui pousse dans
les landes.
^9
éi^erc, égarer : a lu kor
éfjeri' lô kithâo.
éCfèye , baigner, laver le
linge, le passer à l'eau avant
de le tordre. Ct. cc\c.
cç,Hsaii, glissoir, glissade.
Cf détjlisad.
ccjiscy V. glisser.
cglisc, f , glissade : fer di
t'c;lisé su la c,as.
cglisiver, glissoire, endroit
préparé sur la glace pour y
glisser.
<'(;//;( (pi'tit), petite Église,
secte qui refuse de recon-
naître le concordat de 1801.
Il y a eu des anticoncorda-
taires dans le pays situé entre
Bais, Izé et Sainte-Gemmes-
le-Robert, jusqu'à ces der-
nières années. (Cf. Dagnet,
Histoires et légendes des Coi'-
vrons, p. 41.) Cf Lud^à,
Lzvixè.
ég(r), cidre aigre, vinaigre.
égrafiije, égraiigner, égra-
tigner.
égrafiniir, égratignure.
égrasine, cgratine, égrati-
gner (Châtcau-Gontier).
<'(;(/)fl.v)V7(), églantier propre
egr
à écussonner les rosiers ; —
prunier ou poirier sauvage
(Pail).
égrave, blesser les pieds en
marchant. Cf. àgrave, grave.
égra:(iye, remuer, étendre :
i nfô pwl égra-^iye s ki pu, il
ne faut pas égrasiller ce qui
pue, il ne faut pas parler de
corde dans la maison d'un
pendu (Pail). Cf. ékéne.
égràdir, égrandir, agrandir.
égrèdô, édredon.
égrcmye, froisser un objet
pour le réduire en petits
morceaux (Pail). Cf. égènnye.
égrènâo, petite partie, por-
tion, groupe; — châtaignes
tombées de l'arbre çà et là.
Cf. égèrnâo.
égrèlé, aigreté, aigreur de
l'estomac.
égrœ. Voir égrè.
égrêsyâo, pommier ou poi-
rier non greffé.
égrèt, fétu de chanvre. Cf.
grèt; — aigreur de l'esto-
mac, renvoi acide.
égrè, égrœ, m. pi., tiges
égrenées , menue paille
(Pail); — a 1 égrœ, un à un,
égu 173
dispersé; — toute sorte de
fruits; — jardè a l égrœ, jar-
din potager attenant à une
maison (mot fréquent dans
les anciens actes de vente).
égrife, égriffer, égratigner,
déchirer.
ègriàt, cerise aigre. Cf.
agriot.
égrone,égrwine, égruner, ro-
gner, ôter de petites parcelles,
briser des objets durs et
friables, des croûtes de pain
par exemple.
ég-uker, gouttière.
éguy , aiguille, Scandix
pecten Veneris. Cf. hœ d ra.
égitye, champ long ter-
miné en pointe.
égiiyet, aiguillettes, pot-de-
vin, pourboire , denier à
Dieu.
égnker, gouttière : se^
égiiker €œyà su mô terè.
égide (5), s'écrier. Cf.
égœle.
église, égousser, écosser,
enlever les gousses des pois.
égutyâo, châtaignes ou
noix tombées naturellement.
Cf. égèrnâo.
174 ^^
cgu'àoiic {s), pousser des
cris.
égwèste, ébréchcr.
êfjû'iy, grosse perche qui,
dans les moulins à vent, sert
à mouvoir le toit roulant.
Cf. kahihr.
égû'iyar, pièce de bois
ayant la forme d'un coin.
^9\^Py> f-' exemple : à via
t î pa œn bel cg^^py hè v doiie
a v^ éfà.
éhuse, poursuivre (quel-
qu'un), chasser.
éjanie, enlever le jar, l'é-
caille d'un poisson, la plume
ou le poil d'un animal.
éjd'Je (j), V. s'ébouler; se
dit en particulier d'une char-
retée de foin.
cjd'lé, f., éboulement.
éje, briser, déchirer (Pail).
Cf. heje,
éjc, terre que l'on extrait
d'un fossé pour en former
le terre-plein.
cjupc (s), crier; — .s cjupc
511, crier après (quelqu'un).
Y o'ir jupe.
ék, et que, pourquoi : vxœ
tu vni isit? — é kfer.
éka
éka, éclat (de bois). Cf.
ckli.
é^abusivr, éclaboussure.
ékalnuii^r^, écraser un
corps mou, réduire en bouil-
lie. Cf. l'galru'ir.
ékal, m., qui écarte les
jambes; — homme maigre
et chétif (Château-Gontier) ;
— f., écaille.
ékalanii:^e, économiser.
ckale, enlever les gousses
ou les cosses; — écarter les
jambes; — ékale, fatigué de
chaleur.
éJçàole, écraser (Craon).
ékâopir (i), s'ébattre, se
réjouir.
ckâpir (j), s'accroupir.
ékar, équerre : dœ pye d
ékar, deux pieds d'équerre.
ckarbeye, ékarbweyc, ékar-
biyc, écarquiller, écarter (les
jambes) : clckarbiy Icjàbkom
œn va€ ki pis; — s ckarbeye,
s ckarbiyc, s ékarhweye, écar-
ter les jambes.
ckarbiiye, écarbouiller, taire
sortir les entrailles en écra-
sant.
ékè
éharbiuefe, faire des am-
poules.
ékarbwéie, écraser.
ékard, écarde, instrument
pour carder.
ékare, équarrir, tailler à
angle droit une pièce de
bois ; — abattre et dépecer
une bête de somme, enlever
la peau.
ékarise, écorcher, abattre,
dépecer.
ékanifyas, écarouflasse,
empreinte laissée par le pied
quand on érafle la terre en
faisant un écart : // a glîsc,
ô vè se~ ékanifyas (Pail).
ékate, éclater.
ékèniye, éparpiller, étendre
(du fumier).
ékèrbU, ckèrvu, écrevisse :
liô! la bel ékèrbie ki s e ka^e
su l âri.
ékèrwel, écrouelles, hu-
meurs froides (Villaines-la-
Juhel, Landivy).
ékèrye, v., écriller, glisser;
— écrier, s'écrier avec force.
ékèryé, f., écrillée, glissade.
ékèryo£, écrilloches, échas-
ses.
ékè
11
/)
ékœrde (5) ; — s ékœre, s'é-
cœurer, avoir du dégoût :
i 5 ékœrdrè d ma. Cf. a€é:^ô;
— ■ être à bout par excès de fa-
tigue, se dit des hommes et
des animaux domestiques
qui travaillent (Landivy).
ékœle, couper la queue.
ékœtiuer, éclotoir, piège
pour attraper les oiseaux.
L'ékœhver est un filet carré
emmanché de deux bâtons.
La chasse à Vé^œtwer se fait
pendant la nuit. On tend le
filet auprès d'un buisson.
Derrière le filet, un homme
tient une torche allumée.
Un autre, armé d'une ferf,
passe de l'antre côté du buis-
son et fïtrgot pour faire en-
voler les oiseaux qui s'y
trouvent; ceux-ci s'envolent
du côté de la lumière et se
inay dans le filet qu'on re-
ferme sur eux : aie a l éké-
twer.
ékên, de mauvaise humeur,
rechigné, taquin, querelleur:
k t è pa inè ékén; — « celui
dont le moindre signe est
capable de déconcerter tous
176
4^
les ccaigncs qui voudraient
m'épigoclier » (Dict. Laval-
lois) ; — avare.
ckthjc, étendre en remuant :
/ )i fô jùnù ckt'ih' la nicrd h
pft (proverbe très usité à La
Dorée), il faut se garder des
mauvaises connaissances ; —
exciter (un chien), agacer,
taquiner (Andouillé) : // a
l cr ôsi mal komod k œ rikar
ékêiie ô hào d (fn emm; —
raviver une plaie; — être
avare, chiche. Cf. ckivem.
ékèjiri, taquineries, agace-
ries : // è iiijn aprc me, a m
fer dei^ ékènri.
é^èr, éclair.
ékere, éclairer, éclaircir
(les idées).
Donnez-moi du loubac que j' niffle !
Oh! comme ça fait éternuer;
Comme ça va vous équiairer !
(Pastorale 112.)
faire des éclairs ; // a vu
tone e éjcere, il a vu tonner et
éclairer, il n'a pas froid aux
yeux.
i'IièrsHê, tiercelet, oiseau
de proie.
ékl
cjicrô, éclairon, feu follet.
é^c^te, séparer, se séparer
du tronc en produisant une
déchirure : sukè la hràe ,
krèt k al éj^est (MontjeanV
Cf. ékû'iste.
êkinim, quinine (Mon-
tourtier).
êkipe, équiper, harnacher,
atteler (un cheval) : mit jvâo
n e pii'è kmôd a êkipe.
ékipéj, équipage, harnais
d'une bête de trait, surtout
du cheval : œn ékipej dû limô.
èkiste , arracher une
branche d arbre du tronc
(Craonnais). Cf. ékû'iste.
cklabote, éclaboter, écla-
bousser.
éklare, éclairer. Cf. ékere.
éklarsir , éclaircir ; —
5 éklarsir, s'éclaircir.
ékler, éclaire (plante ap-
pelée par les botanistes
Chelidonium majus). Cf. pè
dé vlè.
ékli, éclisse, éclat de bois :
/ s et àfôse cvn ékli e il a sô de
tilt àvlime.
ékloku, dernier éclos d'une
couvée, et. é]yoku.
éko
éklope, écloper, estropier.
ékâ, éœt, tige desséchée
qui reste au-dessus de la
terre après qu'on a coupé
les cépées du bois ; 'se dit
aussi del'éteule, du chaume,
ou de la paille qui reste en
terre après le grain a été
faucille ou coupé : / fiô st
ane nut frumà su l ékâ e kara-
bè ; — iiiit €à et à ékô d tcr-
mèn; — racine de la plume
dans une volaille, racines
du poil qui restent dans le
porc, le sanglier, etc. ; ra-
cines qu'on ne peut enlever
qu'en faisant passer sur le
feu ou en flambant l'animal ;
— grettes, fragments ligneux
qui restent dans la filasse du
lin ou du chanvre avant
qu'elle soit écochée.
ékobare, briser en mor-
ceaux, surtout la vaisselle
(Pail).
ékobéu, remuer légère-
ment la terre. Voir lobe^;
— ébrécher, écorner.
ékobi^e, écobicher, écorner
petit à petit (une somme
d'argent).
G. DoTTiN. — Glossaire.
éko
177
ékobine, écorner : t a éko-
bine ton ékiuel. Cf. ékoke.
ékobivèj, écobuage, action
d'écobuer; — feu de mottes
de terre mêlées de brous-
sailles.
éko€, écoche, instrument
pour battre le lin déjà broyé.
ékoee, écocher le lin, en
enlever les écots, le teiller.
cko€e , éclocher, boiter
(Pail). Cf. ko€e.
ckoeiyô, baie de blé. Cï.pu.
ékofô, baie du blé ; —
feuilles et poussière du sar-
razin après le battage.
ékoin, égoïne, petite scie
à la main.
ékoine, tuer.
ékokarde {s),sékokaye, crier
comme un coq effarouché.
ékoke, ébrécher : œn haj
ékoke, œn ekwél ékoke. Cf.
ékobine ; — tromper, blesser ;
— faire des coques.
éJcàku , oiseau éclos ou
pondu le dernier. Cf. Ivku.
ékoloj, eucologe.
ékolte, écolleter, se dit du
blé trop mûr dont la paille
se brise au-dessous de l'épi.
ijS ckr
ckône , écorner, briser la
corne : niit vae s et ckône, sa
li fra bè du tôrpur sa vàdisyô\
— étr ckône, souffrir de l'ab-
sence de quelqu'un ou quel-
que chose (Pail).
ékornifyd' , écornifleur, es-
croc, fripon; — indiscret.
ékornifye, dérober, escro-
quer; — espionner.
ékote, écoter, enlever les
écots de la plume, du lin
(Ernée) : vot pyàm n e jwc
bèn ékote. Cf. ékoee.
ckotè, taillis, lieu où l'on
a laissé des écots ; — Les Eco-
tais, nom de lieu.
ékotwer, éclotoir, filet carré
emmanché de deux bâtons,
pour prendre des oiseaux; —
chasse au filet. Cf. chi-tiver.
ckôdir, éconduire (Lar-
champ).
ékrahir (/), s'écrier avec
force.
ckr a biiyc , éc rase r . Cf .
éb-ïiye.
ckras, glissade.
ékrc, m. pi., douleurs
qu'éprouvent certains en-
fants dans le temps de leur
cku
croissance : / {hi pli gà a Z;^
ckrè.
ékrenie, chercher à savoir
(Mayenne).
ékirir, croître.
ékrè, crin.
ckri, f., déversoir d'étang,
lieu très glissant ; se dit sur-
tout d'une chaussée de ri-
vière sur laquelle les eaux
en se retirant ont laissé une
boue verdâtre très glis-
sante.
ékrivd', écriveur, écrivain.
ckrivri, f. pi., écritures.
ckriy, petit ruisseau de
dégagement, déversoir ; —
barrage dans un ruisseau ou
une rivière. Cf. ckri.
ckriye, écriller, glisser. Cf.
ékârxe.
ékrô, épine de l'églantier
(Pail). Cf. akrô.
eksè (d), d'excès, beau-
coup, trop : piuè d eksc, pas
trop.
eksckraby, exécrable, grand,
fort, bien constitué. Cf. gr-ii-
sye, âfrœ.
cksip, éclipse.
éku, écu, pièce de 3 fr.
éku
(monnaie de compte très
employée dans les marchés).
éki'ilé, (., écuellée.
éhilorje, éculorger, glisser
sur le derrière (Craonnais).
éhimn, ~, écumeux, se.
J'avas de bon lait tout cliaud
O de la crème tout écumouse,
(Pastorale 1 16.)
ckurâode, rabattre les sil-
lons à la houe afin de
faire sécher au soleil les ra-
cines de chiendent placées
au fond de la raie faite par
la charrue.
ckurœ, ékuryœ, écureuil;
— échinée de porc rôti.
Cf. bât.
éhire, récurer, nettoyer
(la vaisselle).
éknrole, flâner de-ci de-là
en curieux, en épiant, comme
un écureuil (Ernée).
ékubl, bondrée, oiseau de
proie.
ékuple, V., écoupeler, cou-
per la tête à un arbre. Voir
hipel.
éhiplé, f., équipée, mau-
vaise force : œn vilèn ckupJé.
ékiu I j c)
éhirir, courir, couler.
ckiirte, écourter, raccour-
cir, écourter une histoire,
une conversation ; — man-
quer, faire défont ; — man-
quer de : ô va ékurie d pe.
ckuru, écourues, f. pi.,
état de la rivière de la Ma-
yenne lorsque l'on ouvre
les portes des barrages et
qu'on laisse courir les eaux.
ékus, écousse, moment
assez court. Cf. eshis.
éhtsc , épreuve, secousse,
événement pénible.
ékiitœ , écou te u r , qui
écoute aux portes.
chnva, écouve, grand balai
de bouleau dont on se sert
pour nettoyer les aires (Mon-
taudin).
chuvaye, balayer à grands
coups (une aire).
éhi:^ine , meurtrir; — s
éhi^ine, se meurtrir. Cf.
ékiuaee (j), rire aux éclats
après s'être longtemps con-
tenu.
éhuâke, crier avec force ou
en pleurant ; — 5 ékwâke,
1 8o éhw
s'écrier comme une kiuà.
ckwakte (.<), éclater de
rire après s'être longtemps
retenu (Fail).
ckwapir (5) , crier comme
une kiciï, de surprise ou de
douleur (Ernée, Bais, Pré-
cn-Pail, Lassay); — rire aux
éclats (Villaines, Ambrières,
Ernée , Le Horps) . Cf.
ékwake.
éhaasè, coussin. Cf. kwesè.
ékîvaye, écouailler, couper
la queue.
ékwe, écouer, couper la
queue. Cf. é/çœte.
ékiaène, agacer, taquiner
Cf. ékêne.
ékwèfite, enlever un coin
(Pail).
ékivete, couper la queue.
ékiuike , s ékiuike , faire
couic, crier.
ékibél, écuelle, assiette très
creuse en étain ou en terre
avec deux oreilles : uiàje dà
l ékû'él, être enfermé en pri-
son.
ékwiri, f., écurie.
ékïi'irœy, écureuil. Cf.
ckttryœ.
élu
ckd'istt', écuisseter, arra-
cher (une branche d'arbre)
avec son talon (Château-
Gontier). Cf. élrsfc.
clcinà, élément, aimant,
magnétique.
cJéte, élaiter, retirer le pe-
tit lait contenu dans le
beurre qu'on vient de faire.
clcye, élaguer.
tV^-, morceau étroit de
bois qui sort d'une planche
sciée dans sa longueur; —
lé, largeur d'une étoffe quel-
conque entre ses deux li-
sières.
clir, élire, éplucher.
cV/^t', couper une lisière,
une bordure.
clohe, ébaubi, sot, niais.
close, élosser, arracher(une
branche d'un arbre) en tirant
dessus, de haut en bas; dis-
loquer ; — ébranler (un
arbre, une dent) : a fors d
close l àt i va fini par la fer
£C\ — sonner (une cloche).
clii€e, blesser (Chailland).
cliifle, attraper.
cluje, ennuyer, agacer
(Pail).
eiue
élure, blessé; — spirituel.
élîirdèmà, étourdissement .
éhir de, éXonràùr, alourdir;
— étourdir d'un coup sur la
tête, frapper durement ; —
attraper : I a t i ben él-urde !
— enlever le lur aux bêtes A
cornes.
élurdir, élourdir, alourdir.
éhtvéte , éliivte , voler ,
prendre à la façon d'un
loup.
éhuène, éloigner.
éliOete, voler, prendre
(Pail).
émaby, aimable.
émàtir, éternuer.
émènive, a., en gaîté (Gor-
ron). Cf. aménive.
émènu^e, émenuiser, ren-
dre plus petit.
émê, émoi, inquiétude,
embarras, souci.
émerdji:(e, laver, nettoyer
(un petit enfant).
émerveyà, merveilleux.
émeyà : s e dkà ben émeyà,
c'est très inquiétant.
éméyàs, émoi, inquiétude :
6a k a ele pur H œn gràd
éméyàs.
emo
i8i
émeye, inquiéter, tourmen-
ter : sa m emey t i dur dfér
areee ma dà; — s éméye dé,
s'inquiéter de; — avoir peur
de (Izé) : u ! l pœru ! i s émey
dé rè; — on appelle €âo
émeye, chaux émeyée, la
chaux qui a été exposée à
l'air et qui a reçu la pluie.
émi, ami.
émi^e, maigre, malingre :
à vlà œ gà ki n è pa émue
(Craonnais).
émigré, émietter. Cf.
émyo€e.
émike, amitié.
émisiure, éveillé, gentil,
coquet; s'applique surtout
aux filles (Ernée).
émobil, immobile.
émologe, ébranler.
émor€, émorche, amorce,
bourre de fusil; — jeu de
billes à se poursuivre.
émoree, paré avec soin .
émarge, amorcer (un fu-
sil); — enlever violemment
des morceaux, par exemple
l'écorce (d'un arbre) ; —
frapper (Pail) : s i n s etè pwè
i82 cniii
ékarte, sa jvâo l otr cmorec d
œ kii d pyc.
cmolivcr, cmottoir, râteau
en fer, pour diviser les
mottes de terre.
cmôlvc, f., emportement,
vacarme (Aluiillé) : / avè pa
hè:^ujiè d fer tut sc:^ cmôlvc In.
ému^e, battre, blesser.
cmii.s, f., émousse, chèMie
que l'on a coupé à quelques
mètres au-dessus du sol
pour lui faire rapporter des
émondes que le fermier
coupe tous les six ans. Cf.
ros, ragol; — têtu.
cmuse, étêter un arbre; —
émonder une émousse.
cmitscj, action d'étêter un
arbre.
émîtsti, émoustillé, éveillé,
dégourdi.
émiisHyone, exciter.
éimiti, émoustillé, éveillé,
dégourdi. Cf. cmuMi.
émuture, émouturer, mou-
dre.
émniurcj, mouture.
émvvayc {s), s'émouvoir.
émiive, émouver, remuer,
activer; — chasser : ntàde,
eue
i;arsa\, j va v~ énmve de dJa ;
— châtier, battre ; — sémnve,
s'agiter; — .v et œn persan hen
éinuve, bien décidée, bien
remuante.
émiivel, petite agitation
populaire : sa fc tut œn ému-
vct dà l karhe ; — et an cmiivet,
être en émoi.
ciiiwane, émonder.
cntu'cye (s), s'émouvoir,
appréhender, craindre. Ct.
énieye.
émyofe , émictter. Ct.
émigré.
énàse, a. , qui n'a plus
d'anses. Cf. nâs.
cnàste, briser l'anse de.
èmv, aujourd'hui (Lan-
divy).
ènè, enhui, aujourd'hui
(Gorron).
cnèrte, défricher (Krnée).
Cf. anerte.
enya, agneau (Landivy).
(•;/V(7, brebis (Landivy).
ènâo, agneau. Ct. imio; —
anneau, bague.
ènùle, aignelée, ensemble
des brebis.
éncl, aignellc, brebis.
êpà
cole, se dit d'un arbre qui
a eu les branches brisées par
le vent (Château-Gontier).
épani, épanoui.
épdol, versoir, oreille de la
charrue.
cpàopc, {., sottise, mala-
dresse, malheur.
épçopiye, répandre, épar-
piller; — révéler, raconter.
épar, épart, éclair de cha-
leur.
éparee, arracher les par-
ches, les cosses des pois.
épare, v., faire une éclair-
cie dans un bois ; — s épare,
s^éparer, s'éclaircir : via l syel
ki s épar.
éparé, {., coupe dans un
taillis.
éparj, a., épars, répandu,
dispersé.
eparj, epurj, Euphorbia la-
thyris.
épate, fatiguer; — éton-
ner, éblouir.
épaye, étendre, disperser
(Craon) : épaye /;{ àg?'é. Cf.
évaye, égayé.
épâ, épan, empan.
épàste, crever ou ouvrir la
épi 183
panse : kàt il é 6-u, i tap hom
à' s-iir, épàst ki n épàst! ; — //
a épàste se Sîilye.
épatai, épata, épouvantai!
(Pail).
épênaye, déchirer, mettre
en pièces un tissu (Pail).
épé€, pic blanc noir et
rouge. Cf. pikrîiyer.
épéne, épargner, ménager :
y ûvô yu hè du mâo a épéne
kœk sii; — mettre un tissu
en pièces.
épergâo, personne degrande
taille, à l'air peu rusé. Cf.
espergâo, aspergâo.
épermâse (5), s'étonner.
épegale, gratter avec les
ongles. Cf. épigoee.
épéne, trépigner des pieds
comme si l'on sentait des
pointes d'épingles.
épès, épèset, épinces, pinces,
pincettes.
épibâode (s), se réjouir.
épidinii, f., épidémie.
épi fan i, épiphanie : étr
hom œn épifani , être bien
vêtu. Voir sakr.
épigâode, critiquer.
épigase, contrarier.
i84
épo
èpiCfô, glume et barbillon
du grain (Chàteau-Gonticr).
Cf. p>u.
épicpe, blàmc, contradic-
tion.
épigoeiv, qui contredit tout.
cpigofc, exciter, faire met-
tre en colère, contredire; —
irriter (un bouton avec les
ongles); — enlever une ou
plusieurs parcelles d\in ob-
jet avec quelque chose de
pointu ; — s épigo^e, se ta-
quiner.
épigronc, écorcher.
épigîise, écorcher, taquiner
un bouton qu'on a à la figure
ou sur le corps.
épiu, épine, aubépine : œn
hâ d épin; du pyà d cpin.
épivâode (j), se dit d'une
poule qui se réjouit au so-
leil. Cf. épibAode.
épiyode, critiquer, blâ-
mer, épiloguer.
épofye, blesser, battre.
épopiidre, répandre (un
bruit).
épot, épot, petit trou dans
la terre pour jouer aux billes.
Cf. pot (Mayenne).
épy
cpôjc, imbibé d'eau. Cf.
émeye.
épràr, éprendre, s'allu-
mer, s'embraser, en parlant
du feu.
cprcSy armoire (Montour-
tier). Cf. près.
cpuste, épucer, chercher
les puces; — s épmte, s'épu-
cer.
c'piifc, étouffer : ; épîif dé
£alœr ; — s épîife, pouffer : /
5 épntf dé rir.
cpulaye, effrayer, disper-
ser, mettre à la haie (les
perdrix).
cpiipinc, réveiller matin;
— enlever les pépins ; — s
cp-iipini\ se réveiller matin.
cpupiye (i), avoir honte.
épuslé, f., pause, le temps
compris entre deux repos,
pendant le battage du blé.
La pào:;^ ou Vcpiisté est d'une
heure environ.
cpiuase, agacer (Vautorte).
épydole, épiautcr, ôter la
peau d'un animal (Château-
Gontier).
cpyàohi, écorcheur.
i
er
épyâoste, épyàote, épiauter,
enlever la peau.
cpye, avancera la besogne.
Cf. épyete.
épyè, épletj activité au tra-
vail : et d épyè, avancer au tra-
vail. Cf. épyete.
épyere, épierrer , enlever
les pierres d'un champ; —
jeter des pierres à : épyere à'
£ê; — 5 épyere, se battre à
coups de pierres ou de boules
de neige : ô va 5 épyere a hii
d plot de nej.
épyese, démolir une haie,
une clôture. Cf. pyes.
épyetà, avantageux au tra-
vail; — facile : s n è jiuè
épyetà a travale; — œ sme
ben épyetà.
épyete, epléter, être avan-
tageux à l'ouvrage, avancer :
// épyet a l nvréj ; — / avô
bào fér, j épyetô pwe ; — épyet
épyet ! dépêche ! ; — épyete œ
m, en brouter l'herbe jus-
qu'aux racines (Pail). Voir
pu. •
épyo^ô, mauvais épi; —
fruit mal venu (Pail).
er, aire : er dé pyas, aire
erb 185
de place, sol (en terre bat-
tue) de la maison d'habita-
tion d'une ferme.
éra€e, arracher.
érafyœr, éraflure, égrati-
tignure faite à la peau par
une roue.
érafye, érafler.
éramin, mauvaise humeur,
colère.
éràobe, retourner au plat,
reprendre uneportion(Saint-
Germain-le-Fouilloux).
érâode, v. , étriller quel-
qu'un, lui donner une volée
de coups.
érâodé, f., volée de coups.
éraye (s), tousser avant de
parler.
éraymà, action de s'érail-
1er.
éràte, raccommoder (des
bas). Cf. rate.
erb, nom générique des
graminées que mangent les
bestiaux : erb 6 mtr, herbe
aux chantres, Sisymbrium
officinale; erbôpus,n\QTiûïf,
serpolet (Livré, Craon); èrb
ô earpàke, saigne-nez, Achil-
lea millefolium (Landivy),
i86
ère
Pcltigera c.iniiia (Livre); erh
à eà, Nepeta cataria; èrb
a hi Vierj, Scdum ccpaca;
erh Se Jà, armoise, Glechoma
hcderaccum; Sedum tele-
phium; erb S? Jôm', Scdum
reflexLim ; erh S? Pyer, Teu-
crium scorodonium (Fougc-
roUes) ; crb a la kiilœvr, Eu-
phorbia amygdaloides ; erh
a l irôdel, perce-pierre, Um-
hilicus pendulinus ; erh ô
lyœvr, Orobanche rapum ;
erhôjandt, Conopodium de-
nudatum ; erh 6 gipô, Lappa
minor; erh fîireu, centaurée
noire; erh a nijè , Polygo-
num aviculare ; erb a kôt,
Plantago lanceolata; erb a
6ehiiur, Plantago major; erh
a vyào, trèfle; par plaisante-
rie on dit même au jeu de
carte : j e he d 1 erh a v\âo
(du trèfle).
êrdriy, terre brûlante, ar-
gileuse, mêlée de pierres et
de sable. Cf. ardiy.
erdriye, houx vert.
éré, f., airée, plein l'aire.
ère, donner le ton d'un
morceau.
en
èrèu, erèijé, airaigne, airai-
gnée, grappin ou crochet de
fer à plusieurs branches
dont on se sert pour retirer
un seau tombé dans un
puits; — ■ araignée.
èrèt, planche de légumes
venant d'être semées; faire
des airettes, c'est semer en
planches; — graines de lé-
gumes qu'on sème au prin-
temps (Montourtier).
érètô, érètô, bord du fossé
opposé i\ la haie : î.'^ aie sere
lefey su l érètô (Montaudin).
érgalis, érgi^Iis, réglisse.
ergàsyel, ergansye, églantier
(Pail), Cf. nrgàsye.
ergô, ergot, petite portion
de branche qui reste le long
d'un tronc.
éri, héritage.
érify, écorchure.
érifye, érifler, érafler, égra-
tigner, écorcher légèrement;
— ébouriffer (Craonnais);
— tire an ériflà, tirer en dé-
crivant une courbe.
érihe, héritier.
érinéy m., araignée : hv
grn ériijé (Montaudin).
\
erti
éritéj, héritage. Cf. éri.
ériye, étriller, blesser. Cf.
érâode.
én\ipcr, érésipèle. Cf. réii-
pêr.
erjalètr, schiste. Cf. arja-
Utr.
erjà, argent : sa vâo hè d l
erjà, ça vaut la peine.
erkàsye, églantier.
èrhène, mauvais garne-
ment. Cf. berkeye, arkaije.
erkêpès, reprise mal faite.
eniiênâ, ènnonâ, almanach.
ermèl, mauvais couteau
(Montourtier). Cf. armel.
ermwer^ armoire.
érnaséyè, habitant de la
ville d'Ernée.
érole (.v), relever le bas de
son pantalon.
érôd, érôdel, hirondelle.
i'rôs, m., ronce : y ênn a l
i dé mur su st érôs la (Saint-
Thomas).
erspêtay, canaille.
ertres, caboche, clou de
sabot ou de fer à cheval . Cf.
artres.
ériis, élan : / pr? son érus.
éruse, érusser, arracher les
êsa 1 87
feuilles d'une branche en la
faisant passer dans la main
fermée, arracher les poils
d'un animal; au fig., affai-
blir, amaigrir, chagriner, af-
fecter ; — écorcher ; — don-
ner de l'élan (Villaines-la-
Juhel).
éruséj, action d'érusser.
éru:(e, rusé, adroit.
éru^e (5), s'élancer (Pail).
énis, émousse (Saint-Au-
bin-du-Désert). Cf. nis.
ériise, émonder une rus
(Pail).
éryér : an éryér, en arrière
(Château-Gontier).
esa, reste de la nourriture
des bestiaux au fond des
mangeoires. Cf. esé.
esanie, essaimer.
csa(r), terre couverte de
broussailles; — terre défri-
chée; — L'Essart, Les Es-
sarts, nom de lieu.
esarde, esare, essarder, es-
sorer, sécher à l'air ou au-
trement.
ésardwè, torchon pour es-
suyer les meubles.
èsave , essever, vider l'eau
i88 csé
d'un trou ou le lit d'une ri-
vière.
ès(iâ(j\ êsnç,, csill, ésàl,
essendre, bardeau, petits ais
de bois de châtaignier minces
et courts avec lesquels beau-
coup de maisons étaient cou-
vertes dans le nord de la
Mayenne, il y a quarante
ans.
esbiric Çs), s'esbigner, s'es-
quiver, s'en aller; — se
faire du mauvais sang; — se
fatisfuer.
esbnif, déchet, poussière
(Montourtier).
èsève, faire des rigoles d'é-
coulement. Cf. ésave.
èstve, a., assoiffé : ; se
iîtné èstve eue, i Je si €âo, sa
n a re d étonà.
èsèviué, ■ rigoles dans un
champ ensemencé (Château-
Gontier).
èscè^ èsœl, essieu.
ésœrbe, ébrécher; — vo-
ler, prendre (Pail),
esè, essaie, reste de four-
rage dans une crèche.
esche, couper les ailes des
volatiles.
esk
éséine, essaimer, se disper-
ser, s'en aller : // a éscme se
dit d'un domestique qui
quitte son maître avant la
fin de son engagement. Cf.
hurjonc ; — s ésême, s'affai-
blir, se diminuer, s'exté-
nuer.
cserpiyc, déchirer, mettre
en serpiiière.
csèv, rigole ou tranchée
servant à écouler l'eau.
ési, ici.
ésikote, arracher un sikô.
êsime, amaigrir. Cf. ésènie;
— 5 ésime, s'affaiblir.
cshabcl, escabeau.
cskarbiiye, écraser quelque
chose de sale.
eskarlàd, rossignol des mu-
railles.
cskarmele, détester.
eskarol, escarolle; — lai-
tue.
eskàdôlir, scandaliser.
eskl, frangé, découpé : œn
rob Uii eskl; — dans les jeux
d'enfonts, celui qui se retire
momentanément du jeu
crie : eski !
cskipô, bourse commune.
660
eskofye, aplatir, gfiter, tuer.
Cf. hofi{r).
eskomeiie, excommunier.
eskom unimà, exco m m u n i-
cation.
eskrir, écrire.
eskiiÇf-)ye (5), s'enfuir, se
glisser à la dérobée.
eskuye (5), s'enfuir.
eskus, temps, fois : à via
pur œn eskus, en voilà pour
un certain temps (Bais) : d
œn eshis, d'un seul coup ;
— essor. Cf. éhis.
esnià, essement, aussi, de
même, également.
eôme, essaimer (Landivy).
esmiyaj, action d'essemil-
1er.
esmiye, étendre; — jeter
au vent, éparpiller, émietter :
du pè esmiye; mit ter e tut
esmiye (les champs sont deçà
et delà).
esole, essoler, ébranler, se-
couer.
ésoleje, ésoleye, exposer,
étendre au soleil. Cf.
asoleje.
ésorCy abasourdir, assour-
dir, à force de crier. Cf. eeore;
esp 189
— ennuyer, hébéter ; — sé-
cher, mettre à l'abri; — se
dit des femmes et filles qui
laissent leur tête nue ou très
découverte : je n vyœ pa k
tu rest kom sa t-itt ésore e tut
défale.
ésoreye, essoriller, couper
les oreilles à (un animal).
espadrone (5), se pavaner
(Landivy).
cspanir (s) , s Qs'^zmx , s'épa-
nouir.
espas, espace (mot fémi-
nin).
esperahy, qui est à espérer,
probable : il e hên esperaby
ké tu sa fini j.
espère, espérer, attendre.
patienter.
s'attendre à
avek œ ta paré, j esperô kor st
ane œn mwa:{ rékolt; — / /
esperô a mûri.
espergâo, asperge montée;
— plante dont la tige est trop
grande; — personne maigre
et grande. Cf. spergâo.
cspeser, spencer, corsage
de femme.
espofye (s), se blesser.
espôs, réponse.
190 csu
cspri, esprit, cliandclle de
résine. Cf. oribii.
estam, tricot ; — i^ros
drap. Cf. élè.
esta, estoc : faire quelque
chose de son esta, de son
initiative.
cstomaJ, estiniial, estomac,
poitrine : // a inâo a 1 esHi-
mal, il est poitrinaire. Les
rebouteux prétendent re-
mettre ou relever l'estomac
qui est à bas au moyen d'un
peigne en fer dont ils ra-
tissent de bas en haut la poi-
trine du patient.
estope, esliipe, estouper,
renforcer le talon des bas
avec de la laine.
câtrake, estraquer, suivre
les traces du gibier, sur la
neige ou la boue, jusqu'à
son gîte ; — vagabonder ;
— extraire.
estràgiiye, cstrègole, étran-
gler.
eslrôgc, estrongner, étron-
çonner, émonder (un arbre).
esliifya, estomac, poitrine.
eâtiirbiyô, tourbillon.
esuye, essuyer. Ct. esice.
éta
eyitbiye, soulever du foin
pour le fliire sécher ; — je-
ter au vent.
csiihy, pièce de bois ronde
sur laquelle s'enroule la
pièce de toile sur le métier
de nos tisserands : // a le
hrâ hom dé:(^ C6îiby (très gros).
ésiirsiye, cligner des yeux.
esîùàÇo), esû'e, essuau, es-
suet, essuie-mains, torchon.
èsû'e, essuyer : / é pye d
Siùa'r, èsyœ tè la giil. Cf.
esuye.
észl'é, f. : œn esû'é, une
quantité. Cf. ésyé.
ésii'è, suint (de la laine).
ésû'ine, enlever le suint de
la laine.
èsyâo, ésye, essiau, égoût de
l'eau ; — surface en pente
permettant l'écoulement de
l'eau.
ésyé, f., orage essuyé, ra-
clée reçue. Cf. ésû'é.
ésycv, rigole d'écoulement.
Cf. ésèv, ésùmve.
eta, ete.
éia : et dà lu .vr^ éta, être
dans tous ses états, être très
content, jouir d'une bonne
étœ
santé; — faire tous ses
eftorts pour réussir.
étaby, étable :
C'est là que dans une étabie
Nous est né un sauveur aimabie.
nis. 54.
étaniy litanies.
étâo, étal.
étqopine, fliire disparaître
les taupinières, aplanir les
mottes de terre que forment
les taupes en fouillant.
étap , étape, pioche re-
courbée, pour lever des
bandes de gazon.
êtayl, étoile.
étâ€Ô , étanchot, petit
étang; — nom de lieu.
étérp, L, terme de fen-
deur de bois, fente paral-
lèle à la circonférence de
l'arbre; — d étérp, adv., de
côté : prâr, frape d étérp ; —
contre-coup,
étérpe, fendre parallèle-
ment à la circonférence.
étèrwes, étrouesse, émousse
(Izé).
étérwese, émonder.
étœrbiyom , tourbillonner.
étr 191
étœrbiyô, tourbillon.
été, étai, appentis, hangar.
été, estain, laine fine pour
tricoter (La Dorée) ; — •
gros drap. Cf. estmn.
étiyœ(J), étyœ, tilleul.
éti::], phtisie.
étoine, étouffer.
étâne, étonné : être étonné
de quelqu'un, c'est souffrir,
être peiné de son absence.
Cf. défor.
étoye, mettre dans l'étau.
étr, âtre, foyer, maison,
nom de lieu dit.
étrej, m. pi., étrages,
cours, issues, chemins qui
se trouvent devant les bâ-
timents d'une ferme.
être, étroit.
étrétur, dernière pression
des mottes de pommes ou
des poires dans le pressoir,
quand on fait le cidre.
étri, étrif, discussion, que-
relle, combat, peine.
étrib, étriv, contrariant,
qui fait mettre en colère.
étrive, étriver, contrarier,
taquiner.
étriyœl, étriyœ, étrier.
192 étiu
cintese émondcr. \'oir
ctùnuesc.
étiid, étude, cabinet, pe-
tit appartement.
ctu(;e, étudier.
étnrbiyô, tourbillon.
cturbiyonc, tourbillonner.
élu, aussi, pareillement,
de même. Cf. itn.
ctiigwe, élu je, éventrer,
tuer avec un instrument
tranchant.
éhipâ, étitpào, plaque de
fer ou grande pierre plate
servant aboucher l'orifice du
four. Pour fermer herméti-
quement le four, on entoure
Ichipa de fiente de vache que
l'on pétrit à pleines mains.
Cf. iiipâ ; — ce qui sert à
étitpe.
éiîipe, étouper, boucher
(une haie) avec des épines.
Cf. brô:(e.
étîirhiyd, tourbillon.
étîirbiyone, tourbillonner,
ciiirdisyô, étourdition ,
étourdissement.
étnye, étouffer.
clu'cle, étoiler; il étivel, il
fait clair d'étoiles.
cvi
clyéj, étrages, jachères.
Eu\a, Ahuillé.
étt, où.
éiil, saloir, grand vase en
terre ; — gros nid d'écu-
reuil ; — bogue de châtaigne ;
— femme mal bâtie.
éiiJe, enlever la bogue. Cf.
éboge.
éva, lieu où l'on voit
sourdre l'eau (Pail).
évamiye, évanouir.
évay, petit cours d'eau;
— Deux-Evailles, nom d'une
commune de la Sarthe.
évaye, étendre, éparpiller ;
— 5 évaye, se disperser. Cf.
égayé.
évàlé, usé.
évàtiye, s'éventer, faire du
vent.
évere, couper le fil de la
langue,
évéri, f., grandeur, me-
sure.
évérye, mesuré,
évestlui, éveillé : avé Vér
évestwi.
évéyet, lézard gris.
éveyole, éveillé.
evi, avis.
câw
évu, eu : / avô:( évu grà
pu.
éyéré, égaré (Montflours).
Cf. égéré.
eyu, où (Gorron) : d eyii,
d'où. Cf. uyn, en.
é^i, pourri, moisi : vnt
karik a œ gu d é:(i.
é^ipér, érésipèle. Cf. ré^i-
pèr.
é^yà(o), porte à claire- voie.
Morbieu Jacquot, prest, hors du
[giste
Sinon l'hésiau s'enfoncer va.
ms. 22
èbisil, imbécile.
êd, inde, coton rouge à
marquer le linge, coton
d'Inde.
ède, aider.
cdiférà, indifférent, ente;
n'être pas èdiférà, être assez
joli.
èdukasyô, éducation.
èduke, éduquer, élever.
èdwen, incapable, presque
imbécile (Pail).
G. DoTTiN. — Glossaire.
epi 193
cferna Qrefy'), trèfle in-
carnat (La Dorée).
ègéryà, ingrédients, en-
grais (Saint-Thomas).
ègk, mettre bas, en par-
lant de la brebis (Montau-
din) : v-ut tmiton et egle, el a
tra bâoi éndo.
èglet, jeune brebis.
ègr, de mauvaise humeur.
ègr, m. pL, griffes, ongles :
/ iwà m a demfre ô la pck e
ô !:( ègr.
ègrine, agacer.
èjéni, génie.
èkiiwde, incommoder : y si
pu èkmode du £q,o ké d la frc.
êkôprènaby, incompréhen-
sible : s e d ka ekôprènahy.
ekweyaby, incro3'able.
emajinasyd, imagination.
cmajine, imaginer.
èmàs, immense.
èmorîel, immortel.
ène, ainsné, aîné.
ènosà, innocent, idiot.
enôbraby, innombrable.
hiil'i, aujourd'hui.
ènle, agneler (Pail). Cf.
egle.
épine, fâcher, agacer.
15
194 ^/"'
l'popôdr, perclus. \'oir ipo~
pôdr.
cporl , importe : n cpori
pwl k su se sti la n I àol, peu
importe que ce soit celui-là
ou l'autre.
î'posiby, impossible; — al
èposihy, à profusion.
epotékc, hypothéqué, para-
lysé ou atteint de maladie.
èpolik, hypothèque.
cpîirvu {a /), à Timproviste.
èpii : l ç,ab m cpii, le
Diable m'empue! (juron).
eva
èsâdyc , accabler (Ma-
yenne); — î'sàdyc su y incen-
dié soûl, très ivre. Cf. bndc,
perdu .
èstiltasyô, insulte.
èlcrbole, chercher querelle ;
— interrompre celui qui
parle, interloquer.
êterese, économe : / / amrè
bè pii ma fiy, s gd la; il è bln
ïierese, ma fè, i rusira.
ètrigd-, intrigant.
ètrigolri, f., intrigue.
èvàsydméy inventif.
/
fal
fa, foi : ma fa wi; par le
fa, y a de fa, quelquefois.
Cf. fê; — feu (Saint-Tho-
mas) : mnve l fa; — l fa è
dà la nié^, le feu est à la
maison.
fabris, fabrique.
fadeye, se trouver mal
(Craonnais).
fadu£è, frêle, chétif (Pail).
faer, foire. Cf. fèr.
faflu, dodu, gros.
fagna, odeur des intestins
de volaille.
fagote, fagotier, barge de
fagots ; — bûcher.
jaktisèj, factissage, objet
fabriqué dans le pays.
faktris , factrice , demoi-
selle de magasin.
fal, f., fale, jabot des oi-
seaux ; par extension, la poi-
fiil
trine de l'homme et de la
femme, la gorge : œn fal dé
hnvrœ ; — n t à va pa kom sa
la fal a l er; — partie de la
chemise qui touche la poi-
trine.
falase, fatigué, lassé d'une
course rapide.
falé, falée, contenu de la
fal.
falé, souffle.
faUn, futaine.
filé(r), falloir, manquer : /
fâo, il manque; va pafalc yi
dir, il ne faudra pas lui dire.
falèyc, respirer vite et en
sifflant.
faltgote, faligoter, dire des
niaiseries, des sottises, des
mensonges.
faligotri, f. pi., niaiseries,
mensonges.
196 /(,/('
fnliincf, tlanimcchc.
falô, ialot, lanterne de voi-
ture.
falolc, détaillir, faiblir :
via l kœr Ici li falot.
falufc, ia'ihlc, débile, diffi-
cile à nourrir. Cî.fadn€c.
Jalumce, flammèche. Ct.
falimce.
falîvar, jabot, gorge. Cf.
fal.
fâniœ, fameux, tort, ro-
buste : nnt vyâo c fânui' ptir
l aj.
faniœ:^mà, beaucoup (de).
Cf. venu.
fanel, flanelle.
faniij-), faner.
failli, fanerie, fenaison, le
temps de la fenaison : v ora
Irwa:;^ à a la fanri.
famiy, fenouil.
fào, fau, hêtre, nom de
lieu dit.
fâo€Î\ fauchet (Arch. de la
May. B. 3 118, fol. 99 v°),
instrument dont la forme
rappelle une faux et qui sert
à couper la bruyère que l'on
emploie comme litière et à
curer les ruisseaux.
far
fâoec, faucher, aller en
zigzags. Cf. dc€aic\c.
faoeri, fauchcrie, fauchai-
son.
fàofii, fiuicheur.
faufilas, personne qui se
glisse partout et se lie fici-
lement d'amitié avec les uns
et les autres.
fàofUasri, action de se f.m-
filer dans une société.
/7oAv,fautier,sujet à faiblir.
fâos-gorj, fausse-gorge, le
larynx et la trachée.
fâosiye, fauciller, couper
avec la faucille, faucher, scier.
fâosiyô, faucillon, instru-
ment tranchant tenant le
milieu entre la serpe et la
fuicille (Pail).
fâosye, fantasque, capri-
cieux.
fàotc, fauter, faire des
fiiutes, des sottises.
fâotémivcne , faux - témoi -
gner, rendre un taux témoi-
gnage.
fâovâo,fâovê,ÎA\\\^2.\\ , bœu t
de couleur fauve.
far, m., farce, oseille ap-
prêtée au beurre : d^ œ 6 far.
far
farae : ;//t''~ô à fara€, à
faraj, maison qui appartient
à plusieurs propriétaires.
Cf. frâra€, fyara€.
faramin (J^ét), faramine,
animal fantastique à craindre
et que l'on poursuit : 5 di k
la bét faramin rèhnàs a hir;
I gân l at i piue vu dà l £èml
d se Bèrvè, sa k été gni hdni
œn bus e sa ru lé dvà li e sa k
a disparu dà la peryér; —
malfaiteur déguisé en bête.
Cf. hiibiy, peu et.
farâo, hébété, étourdi, avec
des prétentions à l'élégance.
faràode, faire le beau, être
très élégant.
fardyâo, fardeau.
farfiiyar, qui parle en bé-
gayant.
farfuye, balbutier.
farfuymà, action de far-
fouiller, bégaiement.
fargan, f., visage. Cf. fcr-
gan.
fargane, coureur de filles;
gourmand.
fariniez, flammèche. Cf.
falimee.
fars, farce : a fars, à farces,
fay 197
farceur; et i a fars pa me!
far se ^ plaisanter; — s
farse, se moquer.
farsisœ, farceur.
farii-e, farouche, trèfle in-
carnat. Cf. êferua.
farwa, femme criarde. Cf.
arwa.
fas dé Ça), à : s marye à
fas dé l égh\, se marier à
l'église.
fasel, faisselle, vase en terre,
percé de trous, qui sert à
faire le fromage.
fatik, fatigue, besoin de
manger (Pail).
fatike, se fatiguer, éprou-
ver le besoin de manger,
fatrasye, fatrassier, qui
aime le fatras, fotrasseur.
fava, favrol, favat, fave-
rolle, tige de pois ou de
haricots.
fayi, faiUi, faible, malade :
// e tii fayi et amégri; —
sans courage, méchant, sans
honneur ; — qui ne réussit
pas, manqué : fayi Imrjiué,
bourgeois pauvre, faux bour-
geois; du gre fayi, du blé
manqué.
198 fèr
fàbré, fembroi, ordure, fu-
mier.
fàbreyc, fembroyer, net-
toyer les étables.
fàdiyej, fendillage, action
du bois qui se fendille.
fàfarone, faire le fanfliron,
se vanter.
jàr, fendre, tirer les deux
premières raies d'un billon
et laisser les dernières pour
recouvrir la semence du
grain.
fène, faner : se fne, se des-
sécher, se faner.
fini, m., parcelle et pous-
sière de foin.
finri, f., fanerie.
fimi, fenouil.
firbyàke, ferblantier.
firdi(r), froidir : ;/ va dô
pivl déhô, tu va t firdi.
firdiswe, chambre d'un
hôpital où l'on dépose les
morts avant de les placer
dans le cercueil.
firdone, fredonner.
Ferdonnant des airs nouviaus
Qui faisant danser nos troupiaus.
ms. 54
ftr
firdiir, froidure, froid.
Allons, finissons, mes gars,
Car ici j' guiaçons d' ferdure.
(Pastorale 42.)
firduryc, frileux.
firgan, visage, figure,
bouche, gueule : ; te va fut
par la firgan.
firgane, freganier, gour-
mand ; — celui qui aime à
jouer avec les filles. Cf.
fiimeyc; — tatillon.
firkào, firtyâ(o), freteau,
frette, petit cercle de fer qui
sert de lieu à un morceau
de bois, par exemple à des
sabots pour les empêcher de
fendre, à une roue, etc. ;
— bague d'alliance.
firlnkc {pti), petit frelu-
quet, qui fait le beau.
firmin, lacet de soulier
(Château-Gontier). Cf. fro-
viin.
firmiQ'), frémir.
firniiye, fremiller, four-
miller.
firniiyer, fremilière, four-
milière.
fhiiiyc, remuer (Ricrné).
fèr
fêrt, frette, long bâton
dont l'un des bouts est gar-
ni de fer, quelquefois même
d'une petite fourche en fer.
On s'en sert pour franchir
les fossés larges et profonds,
et les haies élevées. Dans
les commencements de la
chouannerie, un certain
nombre d'insurgés n'avaient
que la frette pour se défen-
dre et attaquer, mais ils la
maniaient habilement : «
apru€e kê d iBgcer dé fêrt ; —
gaule.
fértôy agiter une perche.
fêrtè, fretin ; — petit fruit.
ftUiiye, frétiller.
fèrîle, action de mettre
unjèrtyâo.
fèrtitpe, chasser avec un
bâton, battre.
fèrtuye, bruire (Argentré).
fèrhueÇf), fretoir, instru-
ment d'agriculture en forme
de grande houe, servant à
lever des mottes de gazon
destinées à être brûlées avec
des racines de genêts, pour
engrais ; — herse à dents de
fer, triangulaire à Montjean,
fér 199
quadrangulaire à Andouillé;
— boucle de fer que l'on
place au bout d'un manche
d'outil pour l'empêcher
d'éclater. Cf. fèryô.
fèrtwere, fretoirer, herser
en travers; — poursuivre,
taquiner un animal (Châ-
teau-Gontier).
fèrmel, moule pour faire
le fromage. Cf. fèrwesel.
fùrivè, houe traînée par un
cheval (Saint-Aubin-du-Dé-
sert) et dont on se sert pour
battre les sillons. Voivfèrhue.
férwes , frouesse, herse
(Pail). Cî.fèrlwe, eâby.
fèrwese , herser ( Saint -
Thomas). Cf. ۈbye.
fèrwesel, moule en fer
blanc ou en terre pour faire
le fromage. Cf. fasel.
féryà, friand ; — // è in
fèryà né, il est tout neuf.
Cf. fè.
féryole, frioler, frémir de
joie, de désir, d'impatience :
s été si bô h la làg m à fèryàl
àkor; — il à fèryol déjà.
fèryô, espèce de frette. Cf.
fèrkâo.
200
fiVDt
fùr:^a,fùr::^\ fresaie, orfraie.
Silafrcsaie vient ciianter au-
près de la maison habitée par
un malade, le malade doit
bientôt mourir; — comme
le nid de la fresaie est sale,
on dit au figuré de quelque
chose de malpropre : 5 et œ
ni d fùr:^\ la nicrd i kir.
Jh\i\à, tout à tait, très.
fi-r:^iyc, foire du bruit (la
graisse dans la poêle ou le
fer rouge dans l'eau).
fœ, Le Feu, Les Feux,
nom de lieu. Ci. fè.
fd'hy, débile, faible.
fœhyés, faiblesse.
fœbyiÇ}-), foiblir,
fœjèr, fougère.
fcvjrê, fougeraie, lieu
planté de fougères.
fœkâ (o) , fœtyâ (o), fo u tca u ,
hêtre.
fœle (sô), bouder, faire
mauvais visage (Pail). Cf.
fine.
fà'màfè^à, vite ! : alô fœinà-
féià fào s àlsàavc, i n è k ta.
fd'ineJ, femelle, femme ou
fille. Cf. fnniel.
fd-nieye, femellier, homme
fœr
qui recherche les femmes.
Jœniye, fumier.
fœnik, ombrageux, sau-
vage. Cf. fiinik.
fœniye, chercher partout.
Cf. fiiniyc.
fœna, odeur de moisi
(Cossé).
fœp, feupe, friperie, gue-
nilles.
fœpc , appeler quelqu'un.
Cf. fyœpe.
fd'pi'Q-), feupir, chifibnner,
salir ; — s fip''', se faner,
flétrir. Cî.fyœpi{r).
fn'pri, f., friperie, amas de
mauvais linoe.
fd'pye, Y., fripier, fripière.
Cf. n'fœpxe.
fœr, paille d'avoine.
fœrke, furetier, touche-a-
tout ; — voleur (chat).
fœrti, m., chambre de
ferme qui contient le four
(Mayenne).
fœrfone, fureter, recher-
cher avec soin (Bierné).
fà'ryd', furieux, grand,
fort : s I à fi la e befinyd' pu
son àj; — vif, actif (Ernèe).
firyd':(_nià, tout à fait.
fcev
fœs, fosse.
fé sâcyvéj , feu sauvage
(Saint-Céneré),gale;àSaint-
Céneré, il y a une fontaine
dont les eaux, dit la légende,
préviennent ou guérissent
le feu sauvage ; à la Dorée
on d'itfœ sêk ; pour le guérir,
on va, à jeun, trouver le sor-
cier avant le lever du soleil.
Ce sorcier tourne le doigt
trois fois autour de l'endroit
malade en marmottant des
prières; au bout de trois
séances matinales, le feu sec
est guéri (L. D.),
fœse, fossé (Landivy). Cf.
fuse.
fœseye, fossoyer, creuser
un fossé.
fœswe, houe, instrument
pour bêcher les mottes (Lan-
divy), CL fosiueÇr) .
fœsyâo, instrument ara-
toire servant à enlever les
herbes.
fœv, fève, haricot : donc œ
pîua pîir avè œn fœv, donner
peu pour récolter beaucoup.
fàva, tige desséchée du
haricot et de la fève.
fè
201
fœyar, feuillard, branche
d'arbre garnie de ses feuilles.
Aux processions du Sacre, à
Laval, on plante des feuil-
lards dans toutes les rues où
doit passer le Saint Sacre-
ment. Cï.fnyar.
fvyi(j), feuillir, pousser
des feuilles, se couvrir de
feuilles.
fè^ f., fei, foi : par mafé;
— ma fè ver, ma foi oui
(Landivy) ; — fois : y a dé
fè, dé fè, d âohm fè, par lé
fè, par dé fè, parfois ; — • vyœ
tu baer œn fè? Cf. fa.
fè, hêtre ; — Le Fay, Les
Fays, nom de lieu.
fè, m., fait : de fè, au fait;
— linge de corps, mobilier,
effets ; — • bien, propriété,
avoir : /;( ô màje lœfé, i n lœ
rest ké /;( yœ pur plére; —
avwér sôfé, avoir ce dont on a
besoin ; — quelque chose :
vyè dô j va t done du bô fè ou
du baofè, dit-on à un enfant
pour le faire venir quand il
n'en a nulle envie. Cf. kè,
kà; — travail : fér sô fè,
faire son travail ; et d œ pli
202
fm
fi, ctrc peu liabilc ; — pn'ir
fi dû, observer, remarquer,
fè : si fi, nô fi', si, non
pas.
fi : s fit i? fil /?, plaît-il?
jebyés, faiblesse.
fibyi(r), faiblir.
fijas {pî'}, pain peu cuit
et pâteux.
fi'jc, figer.
fi^do, fiiîte, fiiîtage, enfaî-
teau.
Féli, Félicité.
fine, flxtigucr, forcer (un
lièvre).
fine, faible, chétif, mal-
heureux, à qui rien ne réus-
sit ; — fatigue ; — fâché,
contrarié (Pail).
fiuiyar, trop légère (terre)
(Saint-Pierre-des-Landes) .
fèt}, foutelaie, lieu planté
de fouteaux ou hêtres.
finà, fainéant : finà kom
œ prêt, kom œn hilœvr.
fixiàs, fainéantise.
finàiiÇr), fliinéanter.
finàti^, fainéantise.
finalise, fainéanter.
fi'ijmà, feinte, prétexte.
fine, feindre.
fis
Jèr, toire. Ct. f(ier.
fir, f.iire : fir aprè, s'oc-
cuper de, soigner : fir aprè
l bestyal; — se le k e €arje d
fir âpre l:( êfà. Voir àvirô,
dvà ; — fir se €l, faire ses
chiens, fiiire faillite ; fir trwa
rùJvé, s'enivrer trois fois après
avoir dormi trois fois ; aie s
fir fir, être congédié ;/('/' viséj,
fiire face ; — se mal fè, s e
piuè be fi', c'est mal ; — a ké
fir, ekfir, pourquoi?
fire, fait-rien, fainéant.
/tTçô, évaporé, hors de
soi (Craon).
ferm, ferme, fermage,
payer sa ferme, payer son
fermage ; — partie de la
charpente.
firnià, m. pi., ferrements,
instruments aratoires.
fèrye, personne qui fré-
quente les foires.
fèse, fesser, battre; —
ruer; — travailler dur; —
frapper : fèse œ ht d jnarkâo
(Montjean); — chasser (les
poules) (Montaudin).
fi'Sîve, petite houe. Cf.
fivswe.
fi
fèti^ faitis, gentil, joli.
fétis, flibriqué. Cf. ajè.
fèv, haricot (Château -
Gontier). On distingue les
fèves bassettes (haricots
nains) et les fèves à rame.
Cf. fœv.
jéTci^ facile : el e bè fé^àt,
elle est facile à vivre, accom-
modante, elle a bon carac-
tère ; — courageux : he jéza,
qui aime le travail.
fèxàd, faisandes, f. pi.,
redevances.
fè^às, action de faire.
fè, fin, adv., fini, entier,
entièrement^ tout à fait,
absolument : / fè bu d la
kord; — l fè hâo\ — lu fè
6œ; — tu fè pyè; — fè hâo.
Cf. fini.
fè, f., fin : a sœl fè kè, à
celle fin que, afin que ; a la
fè ke, afin que ; fè final, enfin,
pour en finir ; le fè fînâo,
l'extrémité supérieure.
fè, m. pi., confins, li-
mite,
fè, fein, foin : hardi, le gà,
tasô d but tu l fè à butyâo
avà la pyê.
fi 203
fèdr (5), se feindre -.n pa s
fèdr de, ne pas se gêner de,
ne pas se cacher pour.
fèfrè, entièrement, tout à
foi t.
fègas, fegav, fringale, foim
canine.
fène, faner.
fèt, foi (comme affirma-
tion) : ma fèt; ma fèt vèr ; à
bon fèt.
fèti:^, dissimulation. Le
D., p. 108.
fèval, faimvalle, fringale.
fèvalye, qui a la fringale.
f, fil; / d si, fil de scie,
trait de scie.
fi, foi : par ma fi, par ma
foi, j'en donne ma parole;
/ H a pa d fi à li. Cf. fe, fèt.
fibi, perdu, mort; — ber-
né.
fisc, ficher, donner.
fiemnà, beaucoup, à l'ex-
cès.
fidfere, entourer d'un fil
de fer (les sabots) pour les
empêcher de se fendre au
cou de pied.
fi d gars, fi d pusye, fi d
putè, fils de garse, fils de
204 fil
pucicr, fils de putain (in-
jure) ; — interjection expri-
ment la surprise.
///, vidangeur, gadouard
(terme injurieux).
figœre, figurer.
fih Çpar ma), par ma foi.
Cf. fèt.
fil : ave l fil, avoir le fil,
avoir de l'adresse pour faire
ses affaires ; — maladie du
pied des bètes à cornes, que
l'on guérit de la façon sui-
vante. On conduit l'animal
le matin avant le soleil le-
vant dans une prairie. On
découpe la motte de terre
sur laquelle le pied malade
est posé; il faut que l'ani-
mal ne soulève pas le pied,
sans quoi l'opération est à
recommencer. On suspend
cette motte de terre dans
l'étable au-dessus de l'ani-
mal, et quand elle est sèche,
le fil a disparu (L. D.).
filaryâo, mince, élancé.
fil à ire, fil en trois, eau-
de-vie.
file, filer, vêler.
filé, filet, ganse, cordon.
fis
filonii, f., physionomie.
filoli'c, fi lotier, marchand
de fil.
filote, commencer à filer ;
— faire peu de travail en
filant.
filii, filou, enjôleur de
filles ; — hypocrite.
filii^e, flatter (Mayenne) ;
— voler.
Jhiià, m., confiance.
finahyùmâ, finalement.
finar, fin, finaud.
finarde, finasser.
fine, finer, finir, termi-
ner, cesser.
finéxp, fin.
fini, fini, tout à fait; — se
fini hâo; fini bè, très bien.
finik, peureux, se dit des
chevaux (Montjean). Cf.
fiinik.
fini ma, complètement.
finisyô, terminaison, fin.
fi)iito d kôt, finito de
compte, en fin de compte.
finale, amadouer ; — fiire
des fioritures.
finohnà, fignolement, fio-
riture dans le chant.
fiskal, fiscal, d'un prix
flà
élevé; — de bonne qualité,
convenable (Pail).
fisle, ficelé, bien mis,
bien paré.
fistiir, enjolivement, orne-
ment (Pail).
fisture, enjoliver^ orner.
fiyôifiyol, filleul.
/-. Y oyez fy.
flâ€, f., partie creusée dans
une surface plane (Pail).
flak, f., sabot dont le des-
sous a été rendu plat par
l'usure et dans lequel on
ne distingue plus le talon.
flaka, flaque d'eau.
/a^<r), faible, chétif (Pail).
Cf. fie.
flaniasd, flamcsô, franc-
maçon : /:( ô kôr pré^e kôt lé
flamasô.
Jîanie, baver.
flamrô, flameron, fume-
ron. Cf. flàhrô.
flâo, fléau. CLfyào.
flâop, redingote; — sou-
tane.
Jîàopar, qui porte une flop.
flàope, V., battre, frapper
avec un morceau de bois
(mot noble).
ftii 205
flàope, f., grêle de coups.
flàbeye, nettoyer les étables
(La Dorée). Cf.
flœm, fleume, pâleur li-
vide ; — flegme, paresse,
manque d'énergie.
fîœmafîk, paresseux.
flœrô, frelon.
flcr, fiœr, f. pi., tiges de
légumes qui se développent
en terre (Pail).
fleyâo, fléau; — pares-
seux, qui se conduit mal.
flè, faible, chétif (Pail).
flipy boisson faite avec du
cidre, du sucre et de l'eau-
de-vie chauffes ensemble.
flipe, effiloché.
flogc, floke, floquer, réson-
ner comme un liquide agité
dans un vase clos ; — aller
au gré du vent ; — flocon-
ner.
flok, flocon.
flore, flori, fleurir.
floret, fleurette.
flô, flan, sorte d'œufs au
lait ; — enflure du pis des
vaches (Pail).
flum, f., humeur coulante.
fliimatik, flegmatique, pa-
206
for
resseux. Cf. flœmatik.
flutayc, jouer de la flûte.
fliiret, fleurette. CLfyaret.
flnri(r), fleurir. Cf. flori.
fôl, avoine : Imyi d fol,
bouillie de farine d'avoine.
fdlâo, folâtre.
fôlâode, dire des folies, fo-
lâtrer.
foU'ye,folweye, devenir fou,
dire des folies, se livrer à
la folie ou au désordre. Cf.
a foie.
folUone, dire des folies,
faire des actions folâtres.
for, fort, important : for de
niôd, en nombre : y sôm piue
asé for dé môd pur bal aniui.
forane : un animal domes-
tique forane est une jeune
bête à sa seconde année.
forbàse, gronder ; — net-
toyer, fourbir. Cf. furbàse.
for£, force.
forgan, bouche, visage,
gueule. Cï.férgan.
formaj, forméj, fromage.
formasyè, pharmacien .
forma, forment, presque,
à peu près; — sans doute :
forma bl k lui.
fô
for mi, m., fourmi. Cf.
frémi, fromi, frumi.
for navyâo, Bryonia dioica
dont le tubercule est quel-
quefois employé dans l'art
vétérinaire. Cf. btigr.
fors : de fors, de mauvais
gré : / n tnè hâo'^à pu ht d
fors.
forsabyèmà, forçablement,
peut-être; — en tout cas,
forcément.
forsi(j), forcer; — en-
forcir, prendre des forces, de
la vigueur.
fortœn, fortune.
foryer, terrain entre le
pied d'une haie et la partie
d'un champ mise en culture.
Cf. €etr, fîiryér ; — sillon
perpendiculaire aux autres
sillons le long des haies. Cf.
eàsyer.
formel, fresaie, chouette.
Ci. fèrxa.
foséyœ, fossoyeur.
foswcr, fossoir, petite houe
(Ernée). Cf. fcswer, fmwcr.
fàyar, foyard, hêtre.
fô, profond.
fôd
fô, bas : st art la n e pwë
kor inâoi'è, me l fô du pré n
vâo rè (Montaudin) ; — œ fô
d kàpan, un endroit retiré,
un trou.
fôbreye, nettoyer les écu-
ries ou les étables (Craon-
nais).
fôdla, pièce de terre dont
on a arraché les genêts et les
ajoncs qu'on a recouverts
de mottes de terre et aux-
quels on a ensuite mis le feu.
fôdlé, f., action de brûler
les genêts et les ajoncs que
l'on a arrachés dans un
champ avec les mottes de
terre pendantes aux racines.
fôdle, V., bêcher de ma-
nière à enfouir en terre les
herbes ; — écobuer, peler la
terre, brûler les mottes ainsi
obtenues et en répandre la
cendre sur le sol. Cf. bé^e
a mot (Landivy).
fôdre, fondrer, crouler,
s'effondrer.
fbdriyô, fondrillon, effon-
drilles, ce qui reste de gros-
sier au fond d'un vase; —
noyau d'un peloton (Craon).
frâ 20 j
fôm, femme.
fône (si), bouder (Pail).
fôsé, f., lieu bas, vallon
(Pail).
fôse, foncer, courir sus,
fondre sur.
fôsyer, foncière, endroit le
plus profond d'un étang
(Ernée).
frâ, fraîchement, nouvel-
lement.
frâ€, sardine fraîche.
frag , mauvais couteau,
mauvais outil; — propre à
rien.
fragmyotéj, broutilles.
frakasur, fracture, membre
brisé.
frâlô, frelon (Pail).
franel, flanelle.
frarâ€,franij, frèrage, par-
tage d'un bien, d'une succes-
sion entre frères. Ci.fyarae.
fraraje, partager une suc-
cession entre frères.
fratrès, perruquier de cam-
pagne.
frà^, fraise.
fràzj, m., mâchefer, pous-
sière ou cendre de charbon
minéral.
2o8 frt
fri1:^\e, fraisier : d^ orti, sa
trén koni de frà:;jc.
frà, franc, brave ; — fan-
faron.
frà : jîvc a la tek 6 frà ,
jouer à la balle au barreau
(Ernée) ; à Landivy, ce jeu se
jouait surtout à Carnaval, le
dimanche et le mardi gras.
Jràbê, mauvais couteau.
Cï.frag, annel.
fràbeye, frèbweye, nettoyer
des étables ou écuries, faire
ou renouveler la litière des
bestiaux (Mayenne).
fràet, m., morceau de
viande pris dans les côtes
d'un animal; — f., jeu de
saute mouton.
frâdiiye, frandouiller, se-
couer un vase plein ; —
agiter un objet dans sa
main .
fnlje , franger , briser
(Craon), couper.
fràje, nom d'une espèce
de pomme des environs de
Laval.
fnlsê, français, loyal; —
bon vivant.
frènél, flanelle (Landivy).
fré
Jrœl, tige de légume. Ct.
frœl.
frœle, frôler ; frœle du pyc,
traîner le pied.
frd'lmâ, frôlement.
frœlone, rôder, épier (Châ-
teau-Gontier).
frd'Iô, frelon.
/;r, petit barrage fait avec
des pierres, dans une rivière,
et dans lequel on laisse une
brèche pour y placer une
nasse destinée à la pêche du
poisson.
fre, f., froid : v n et ger
ahriye — ii ! jt n krl pwè la
fre ; — au figuré : / n a pivè
fre ô:( yœ kàt il a 1 né dà la
bre~, dit-on, à Landivy, de
quelqu'un de décidé.
fre, a., froid ; — tii fè fre,
tout à fait.
frè€,frœ£, friche, jachère;
La Fresche nom d'une ferme
de la Selle Craonnaise ; —
sardine fraîche. Cf. frCu.
frédur, froidure.
frédnrye, qui donne du
froid.
fréfxe, frémir, se dit des
{
fré
liquides qui commencent à
bouillir.
frcl, tige de hi pomme de
terre et des plantes grim-
pantes herbacées. Cf. fier.
frêle, fêler; — frôler. Cf.
frœle.
frémi, m., fourmi. Cf.
fornii, fromi.
frénel, frênelle , plante
très commune dans les prés,
Heracleum sphondylium.
frès, herse. Cf. fèrives.
frèse, étendre les gerbes
en airée ; — herser (Saint-
Thomas). Cï.fèrwese.
frèsel, vase de terre cuite
ou de fer blanc servant à
faire égoutter le lait employé
à faire des fromages et don-
nant en même temps la
forme à ces derniers (Craon-
nais). CLférwesel.
frétiyoîe, frétiller.
fréyer, petit passage ou
sentier au milieu d'un bois
ou une forêt, et garni de
branches d'arbres qui le
rendent difficile à parcourir.
frézjye, trembler, grelot-
ter.
G. DoTTiN. — Glossaire.
fri 209
f régal, action de courir à
toutes jambes et avec bruit
(Pail).
frège, s'habiller avec re-
cherche, faire le fringant.
frège t : à frèget, en go-
guette. Cf. gêget.
frèkaye, faire du bruit, sur-
tout en remuant des pièces
de métal, clincailler.
/;■/, fruit. Cf. fru.
fruki, frichti, ragoût.
frigale, gratter.
friffus, frigiisé, f., fricassée.
frikase d:{ é, faire une
omelette.
friké, m., écumoire (Châ-
teau-Gantier).
frikâ, fricot, friandise; —
friand (en parlant d'un
chat).
frikoke, fricotier, qui aime
les friandises.
frihi, frileux (Ernée).
frim, f., frimas.
frimase, se couvrir de fri-
mas.
frime : i frim, il se forme
du brouillard (Pail); — il
tombe du givre (Ernée).
frip, f., vêtement usé,
210
frô
frange; — petit mets sucré,
confiture, ce qui se mange
avec le pain (Landivy).
fripO)it' , bien manger
(Pail).
fripivjc, gourmand, li-
cheur, fripon, filou.
friptviri, friponnerie, gour-
mandise;— friandise, pâtis-
serie.
fritêj, fruitage, fruits.
frityâo, sorte de beignet
(Pail).
fri^e, friser : friser la bois-
son des chevaux, c'est leur
mettre un peu de son de
froment à la surface.
froma, fil de fer qu'on en-
fonce dans le groin d'un porc.
fromajé, f., fromage blanc
écrasé et salé (Pail).
fromêj, fromage.
fromi, fru mi, m . , fo u r m i :
de gru fromi.
fromin, lacet de soulier.
Cf. fèrmin, fur min.
fromine, lacer (des sou-
liers).
frôbeye, enlever le fumier,
nettoyer les étables; — chas-
ser (Ampoigné). C(. fràbeyc.
fràsur, f., froncis.
friijrut, décidé, robuste;
— rapide, empressé : / (;â
Jôlé kàt il a d la hd't, il e
frii koni œ gab; — grand
mangeur et peu difficile.
fn'iy fruit. Cf. /;•/.
fnim, frime, f;iux sem-
blant.
frumn, rapidement. Cf.
efriinà.
friiskè, brassière.
fnitij, fruitage. Cf. frite/.
fniiiiiij, iromage.
fniyc, péter.
fnuedœr, froidure, froid.
fnvednrœ, froidureux, fri-
leux ; — qui amène la froi-
dure.
frwese, étendre le grain
pour le battre. Cf. frese.
fnuet, herse.
fnuete, herser.
frïvite, bien planté d'arbres
fruitiers.
friùitéj, fruitage, abon-
dance de fruits. Ci. frite; .
frii'itéjc, lieu bien planté
d'arbres fruitiers.
fn, fils.
fil e far, fu c fert, le con-
fût
tenant et le contenu.
fujer, fougère. Cf. brihan.
ftitnèryâo , mauvais lam -
pion; — morceau de char-
bon de bois à demi con-
sumé qui fume lorsqu'on le
remet au feu ; — fourneau
dans les champs ; — éclair.
fumé, morose, sombre ;
— fumeur.
fumé, m., lard fumé.
fume, fumer, avoir du dé-
pit, de la colère.
fumel, femme, surtout
jeune fille.
fumeye , femellier, qui
court les filles.
fumtèr, fumeterre, Fuma-
ria officinalis.
funik , sauvage ( Mont-
surs) : rué pti gorl, i 6ô si
funik k on a bè d la peu a !:(
amàdwir.
furnaye, rechercher avec
bruit (Bierné).
furyœ, furieux, gros, gras,
fort, bien venu. Cf. fœryœ.
futâ, futaie : Se Ma su la
futâ, Saint Mars sur la futaie.
fûtà, ennuyeux.
fûte, ennuyer : j se bè ffite
fiij
211
d li; — fatiguer : sa fût de
beee du matin ô ser ; — j se
si bugrèmà fûte k lé kés m à
eœyà; — se fûte, se fatiguer,
se rassasier. Cf. émeye.
fûte, qui a goût de fût.
futrâù, fûtereau, bateau.
fu:{é : dir sa fu\é, dire sa
fusée, dire tout ce qu'on sait,
rapporter (sur quelqu'un).
///, n., hêtre ; Le Fou, ha-
meau de Champfremont ;
— a. , enragé (en parlant d'un
chien) ; — // / fè fu, il n'y
fait pas bon, dit-on en par-
lant d'un homme en colère.
fii€, f., instrument ser-
vant à émonder les arbres.
Cf. sersyâo.
fudr , maladie du blé par
laquelle les grains sont ré-
duits en poussière noire
comme du charbon. Cf.
fwedr.
fîigène, fouiller partout.
Cf. fnniye, furgone.
fuj, fougère (Craon).
fuje, fouiller en terre avec
le boutoir ou le groin : vey
mi kmà k le tâop e le gorè ô
fuje par la pré; — fureter;
2 I 2 fitJ
— lonccr : fùjù dsu.
fitjrdl, fougerolle, Polypo-
diiim viilgare (Hrncc); —
FoLigerolles, nom de lieu.
fiijycr, fougère.
fitkad, mauvaise humeur,
bouderie.
fnkadd', sujet à avoir des
fougades.
fiikadi', agir par toquades
et hors du sens ordinaire;
— bouder.
fiikadriye,man qui fait dans
le ménage des travaux rele-
vant de la femme. Cf. manèt.
fuhâo, fiityâo, hêtre (Vau-
torte) ; — Le Fouteau, nom
de lieu.
fukara, turbulent, écer-
velé.
fiikê, fouquet, écureuil;
ce mot est peu usité dans le
Bas-Maine, on ne l'emploie
guère que dans un petit
nombre de communes de la
Mayenne, limitrophes de la
Sarthe, où il est bien connu.
////, foules, traverses re-
liant les marches aux lissures
et aux abricoteaux au moyen
de cordes.
fi,p
fiiJaj, feuilles et débris de
paille que Ton met à pour-
rir dans les étrages, près des
bâtiments.
fiikyc, devenir fou.
fiilwer, moulin à pommes
(Ernée, Landivy). Il se com-
pose d'une grande auge cir-
culaire en granit dans la-
quelle on met les pommes,
et d'une roue énorme en
cormier ou en pommier qui
tourne verticalement dans
cette auge et écrase les fruits.
Cette roue est mise en mou-
vement par un levier hori-
zontal mû par un cheval.
Voir nmJar, hràl.
film, femme. CL fôm.
funik, ombrageux. Cf.
funik.
fîiniyar, celui qui va fure-
tant partout en mettant
tout en désordre.
fitniye, chercher, fureter,
en déplaçant maladroitement
les objets.
fiiniyu, qui fait des re-
cherches en brouillant tout,
fiipi(r), chirtbnner, friper.
Cf. fd'pir.
fur
fupiye, être lent.
furhatur, fourbure, cour-
bature.
furhàse, gronder ; — net-
toyer, remuer, ranger, frot-
ter la batterie de cuisine ;
— faire l'office de la femme
de ménage.
furbàsèj, nettoyage.
fnrbàsone, fourbir à grand
bruit.
furbàôri, f. , nettoyage,
particulièrement des usten-
siles de cuisine.
fiirbàsye, qui fourbance.
furbi : sô furbi, ce qui lui
appartient ;^;</z/r^/, de drôles
d'affaires, Cï.fiuerbi.
furbi{j-\ battre, frapper;
— nettoyer.
fiirbisaj, fourbissure, net-
toyage.
fnrbisye, chat ou chien qui
fourbit les plats en les lé-
chant.
fur€é fêre, fourche ferrée,
Centaurea nigra (Château-
Gontier). Cf. erb fursii.
fur^è, fourchet, fourchure,
endroit où une chose com-
mence cà se fourcher; se dit
fur 213
des branches ou des jambes.
fiir^e, fourchu, qui se
fourche.
fîireé, fourchée, f., ce
qu'on peut prendre en une
seule fois avec une fourche;
— fur€è, m., manche de la
charrue (Andouillé).
fureel, enfourchure. Cf.
fur €6.
furej, furén f. (Pail),
fourrage.
furgan, bouche, visage,
gueule; — pharynx (Pail).
fnrgane, fureter, boulever-
ser tout.
furgane, turbulent, en par-
lant d'un animal, d'un petit
cochon par exemple ; — vo-
leur (en parlant d'un chat).
furgèn, poussière dans les
yeux.
fîtrgoné, qui ne cesse de
fourgonner.
furgone, fourgonner, re-
muer sans cesse; se dit sur-
tout des enfants qui ne
veulent pas se tenir sur les
genoux de quelqu'un ou
rester tranquilles.
furgofœ, qui fourgonne.
t\ agiter un h;\ton
214 fur
farcpt
dans un trou.
fiirgô, fourgon, qui remue
sans cesse : // é kotii œ fiirgô;
pti fiirgô !
fîirm, forme, fosse à fu-
mier, tas de fumier ; —
forme ; — frimas. Cf. frim.
fnrmà€, flammèche : y a
a krèd kê le fnrm†n méjè I
fœ.
fitrinà, froment.
formatai, productif en
froment (Pail).
furméj, fromage (Bais).
fnrméje , m . , f r o m âge r ,
claie à faire sécher les fro-
mages ; — f. , espèce de fro-
mage. Cf. froinajé.
furmyâo, petit tas d'herbe
sèche auquel on met le feu
lorsqu'on écobue (Pail).
furnèle, fouiller.
fnrni, fournil, petite pièce
où l'on boulange et où est
le four (Bierné).
fitrnicjâode, fournigoter,
chercher, fureter, rcm.uer
avec un bâton.
fnniikote, fouiller, cher-
cher.
fitt
fiimiy, f., fournille, fligot
de menues branches pour
chauffer le four.
fitrniyc, fouiller, chercher
(Olivet).
fiirô, fourreau, morceau
de bois qui maintient l'écar-
tement des traits d'un che-
val.
fiirsel, f., fourcelle, esto-
mac, poitrine.
furyér, fourière, terrain
compris entre le pied de la
haie et la partie cultivée d'un
champ ; — nom d'une ferme
de La Selle Craonnaise.
fm, fosse; Le D., p. 104.
fusa, fuse, fossé, fosse.
fiisexe, fossoyer, faire un
fossé au pied de la haie
pour la reformer (Saint-
Thomas).
fîi5we{r), fossoir, grande
houe dont on se sert pour
écobuer. Cf. iap.
fiisye, fossoyeur.
futêryâo, dispute, tapage,
combat; — foutereau, jeu
de cartes.
ftifik, locution qui équi-
vaut à : ce ne sera pas ; tu me
fnt
la donnes belle; va-t-en
voir s'ils viennent, Jean.
futike, travailler à la hâte,
faire une chose sans soin.
fiitimas, f. pi., niaiseries,
cancans absurdes; — s.,
fouillis; — mouvement que
l'on se donne pour rien
(Pail).
futimase, fntinase (Saint-
Aubin-du-Désert), faire peu
de travail et le mal faire,
mettre en désordre ; — s'oc-
cuper de riens, dire des
niaiseries : k fiitimas t i la.
foitimasye, qui fntimas.
fuiinet : yœ a la futinet,
yeux malins.
fut(j), lancer, jeter; —
donner; — battre, frapper :
fut par la gnl, giffler ; / yi
futi ô œ gru hua ; — s fnt su
la gœl, se battre ; — s fut
la gœl a ba, tomber.
fiitrase, chercher çà et là
en mettant le désordre ; —
s'occuper de niaiseries; —
battre, frapper; — dire fuir
à tous les mots.
futrasé, f., action de fouet-
ter, de fesser.
M 215
futu (pa), pas capable : tu
nn è smà pa futu, tu en es
incapable.
fuy, petite paille dont les
oiseaux garnissent le fond
de leur nid.
fuyar , feuillard, branche
d'arbre coupée et encore
garnie de feuilles. A la Fête-
Dieu, à Laval, les maisons
sont bordées de fouillards
sur le parcours de la pro-
cession.
fuyé, f., feuillée, lieu garni
de branches bien couvertes
de feuilles.
fuye, m., foyer.
fuycr, f., petite saillie en
brique qui dans les chemi-
nées de campagne remplace
la plaque du fond.
fuyi, fouillis, bois rempli
de broussailles.
fuyiÇr), pousser des feuil-
les, se couvrir de feuilles.
fuyu,fuyu, feuillu; Saint-
Germain -le- Fouilloux est
une commune de l'arron-
dissement de Laval.
fu^iye, griller dans les
cendres. Œfiuatrom,fwéxpne.
2l6
fiue
fivas, {., brioche ; — p^té
aux fruits ; — pot de cidre.
fîvasœ, fivase, boiseux,
ligneux, en parlant d'un na-
vet.
fwasc, prendre le tissu du
bois, devenir boiseux ou li-
gneux.
fiuotronc, fliire cuire des
châtaignes ou des pommes
de terre dans les cendres.
fway, nom d'un jeu de
cartes.
fwayr, foire. Cf. fqer.
fwayu, fouailleur, débau-
ché.
fivaiiQ), fraisil, poussière
de limaille de fer; — pous-
sière de charbon. Cf. frâ:^i.
fwaxjyone, tisonner (Bais).
fwe, foi. Cf. fa.
fwé, fouée, f. , bon feu clair
et pétillant mais de peu de
durée; — bonne brassée de
bois pour mettre dans le feu.
— fwé d vœy, chaleur très
forte que ressentent subite-
ment les femmes au com-
mencement de l'âge critique.
fîoe du €0, m. On appelle
ainsi, dans le pays d'Ernée,
fii<e
la troupe de jeunes gens et de
jeunes filles qui, après avoir
fleuri le lit de la fiancée le
dimanche qui précède la
noce, se rendent le di-
manche qui suit la noce à la
ferme des époux où ils se
livrent à des danses et â
d'autres jeux entremêlés de
libations. (G.). Cî.fyœrid H.
fwedr, maladie des épis
de blé, qui les convertit en
poussière noire; on confond
sous le nom de fwedr la
Tilletia caries et l'Ustilago
segetum. Cf. fudr.
fiuedre (h\t) , atteint par la
carie.
fiuer, foire, diarrhée ; —
foire, marché.
fwerœ, qui va à la foire.
fwere, foirer, aller à la
foire ; — rester en affront.
fwèré, f., fiente, excré-
ment.
fwerone du «f',faire la moue.
fîverye, forain : yV ni défi
k la fwer dé 1 Ajwin sra
hnsékàt ; y a déjà bè de fiverye
d avive ; — qui revient de la
foire.
fiue
fweseJ, f., moule à fromage
(Saint- Aubin-du-Désert). Cf.
frèsel.
fiué^i, fusil à aiguiser ; —
marteau tout en fer dont le
manche sert à redresser le
fil de la faux (Saint-Aubin-
du-Désert).
fiuéxpm, faire cuire des
châtaignes sous la cendre.
fwe^ô, foison; Le D., p.
36.
fiuin(jna), ma foi ! Ci. fit.
fwinar, fiuinasye, qui
fouine.
fwinase, se remuer beau-
coup pour ne rien faire, se
remuer en vain : / fwinas
l itvraj (Saint-Aubin-du-
Désert).
fwine, fouiner, faire le
dégoûté ; — fouir, chercher
en remuant et bouleversant
tout, de même qu'une fouine
remue la terre; — priser;
— fwine du né, grimacer;
céder lâchement.
fiuinœ, qui fait le dégoûté.
fiuKj), fuir.
fluerbi, fourbis, ouvrage,
travail à entreprendre : on
fya 217
ém bën a fini tu sô fiuerbi avà
hè d dormi. Cf. furbi.
fyà€, flache, mou.
fyaeœ, flacheux, qui a du
flache.
fyâkâo, flétri.
fyâkàodi, flétrir, faner.
fyann, flatteur. Cf. fyalîi.
fyâ{o), fléau pour battre
le grain.
fyâole, V. battre au fléau.
fyâoJé, f., battage du
grain au fléau ; — raclée.
fyàope, flauper, frapper,
battre.
fyàopé, f., raclée.
fyarà€, fyaràj (Saint-Au->-
bin -du -Désert), frèrage,
communauté. Les frèrages
étaient des terres communes
à plusieurs, des biens pos-
sédés par une communauté
d'individus ou partagés entre
plusieurs personnes d'une
souche commune : fyaràe
signifiait seulement, à l'ori-
gine, la communauté entre
frères; — comme de cette
communauté naissaient force
chicanes on a étendu le sens
du mot qui signifie encore
2l8
fyà
chicanes entre plusieurs
personnes antérieurement
unies (Pail) : / sô ci fyaràe.
Jyari, f., frarie, festin.
fyâte, flatter, dénoncer
quelqu'un en trouvant
moven de se faire valoir. A
Cossé on chante au dénon-
ciateur :
fyat merd,
fyat merd,
à vyœ iii œn bœré?
Cf. iimivel.
fyâtri(r). flétrir.
fyatîi, flatteur, dénoncia-
teur.
fyà, fient, fiente, fumier,
ordure : u ! kœ H k è sal, s é
kom œ fyà ; — flanc.
fyàb, flambe, flamme (du
feu).
fyàbar, flambart, feu fol-
let (Bonchamps). On dit dans
la Mayenne que les feux fol-
lets sont des lutins, des fées
malfaisantes qui poursuivent
les passants et les font tom-
ber dans des mares.
fyàbà, flambant, tout neuf
fyàbCf f., flambée, flamme,
fyœ
bon feu clair et pétillant.
fyàbe, flamber, passer sur
la flamme.
fyàbeye, fyàbweye, faire la
litière des bestiaux. Cf. fà-
brcye; — chasser, renvoyer
avec humeur.
fyàbrô, fumeron, mor-
ceau de charbon qui tume.
fyàée, flancher, faiblir,
s'attrister (Pail).
fyàfi(r), plier le jarret :
n fyàei pn, inâodi ! ; —
reculer par poltronnerie.
fyàdrè, in, flandrin, -e,
fiancé, -e, amant, -e.
fyàkexc, flanquer.
fyàs, confiance.
fyœ, fils.
fyœpe, appeler. Ci.fœpe.
fycépi, quia la figure fanée.
fyàpi{r), friper.
fyœpri, friperie. Cf. fcvpri.
fyœpye, fripier. Cf. fcepye.
fyàr, fleur : fyivr d oràj,
fleur d'oranger; — flair;
— tarine (Pail).
fyivre, flairer; — fleurir;
— former des fyœret.
fyœret, fleur, fleurette
cueillie : lé fyœret du sakr; —
fye
miettes de marc qui viennent
avec le cidre quand le ton-
neau est presque vide.
fyœri d li, fleurie de lit,
bouquets et fleurs servant à
orner le lit de la fiancée. Ces
bouquets, dans plusieurs pa-
roisses, sont apportés, le di-
manche qui précède le
mariage, par les garçons et
les jeunesfiUes du voisinage.
(G.). Cf. fwe du €a.
fyœriÇr), fleurir.
fyœrisô, fleurisson, bou-
quet que l'on met sur la
voiture chargée du trous-
seau de la fiancée.
fyœtir), fleute, flûte.
fyœtriÇr), flétrir.
fyœtrisœr, flétrissure.
fyœvij-), fièvre, primevère.
On dit aussi jyœa: €âod ; —
fièvre : fyœv m-ittcei, mu-
queuse ; fyœv tifoli, trifoli,
typhoïde ; le grà fyœv, les
fièvres intermittentes.
M fois.
fyèhy, flaible, faible.
fyébyes, flaiblesse, faiblesse.
fyelœ, flatteur, hypocrite.
fyek, se dit du grain ma-
fyu 2 1 9
lade qui penche sur sa tige.
fyépi{r\ flétrir, faner, sé-
cher en parlant des fleurs,
chiffonner en parlant du
linge.
fyépisur, flétrissure.
fyéràs, personne fière
(Saint-Thomas) : tyè vyl dô
va la ptit fyéràs.
fyerté, fierté. Quand on
fait une réparation et qu'elle
est urgente, on dit : s n e
pa par fyerté, ce n'est pas par
fierté : s n e pa par fyerté si j
e ajte œ eapyâo nœ.
fyole, aller chercher avec
une fiole de l'eau-de-vie chez
le débitant; — boire.
fyone, flonner, embellir;
— effrayer, faire perdre la
tête. Cf. afyone; — irriter;
— bouder.
fyô, bonne façon, bonne
grâce.
fyiim, flume, glaire, écume
qui vient à la bouche d'un
malade.
fyûtœ, flûteur, ivrogne.
fyfitc, flûter, v., boire à
longs traits, avec passion.
fynté, f., action de fyîite.
s^
gab
gâ, gars, garçon, désigne,
outre les enfants, tous les
hommes qui ne sont pas
chefs d'exploitation ou pa-
trons; — pli gâ, enfuit;
mô gâ, mon fils, mon ami;
— vycé gâ, vieux garçon. On
ne nomme pas un jeune
homme sans foire précéder
son nom du mot gâ : / gâ
Pyer. Pour héler une bande
de jeunes gens on crie hé le
gâ!.
gâ, gast, lande, lieu in-
culte; — Le Gast, nom de
lieu. A Laval, la place du
Gast était autrefois un lieu
inculte où les teinturiers
étendaient leurs fils pour les
sécher. Aujourd'hui, c'est
une place irrégulière qui
sert de marché et qui est
entourée de beaux hôtels.
On dit le gâ, la sosyeté du gâ
pour désigner le grand
monde de Laval. Cf. eà d
fwer.
gab, gabe, moquerie, rail-
lerie.
gabe {se), se gaber, se rail-
ler.
gain, f., méchante langue.
gahji, f., tapage, dispute
(Château-Gontier) ; — trom-
perie : y a d la gabji la dut,
il V a anguille sous roche.
gab(l), diable : gab ni à pu,
m èpu ; — vô myœ ii've l gab kâ
l gab Vil tuj; — pœt Ô pyœmeœ
gab ki n a pivè d pc ? ; — el e
fin e mwa:^ koin l armcl 6 gab;
— kàni si l gab(J), extrême-
gad
ment, beaucoup : sa m nieè
koiii si l gaby; kêrye kom si 1
gaby ; — sa va l gab a la
dvalé.
gable, perdu, pris.
gabJô, javelle de blé, de
sarrasin ou d'herbe mise
debout pour la faire sécher
(Pail). Cf. javlô.
gabhi, gabeleur, employé
de la gabelle, employé de
l'octroi.
gabu^e, gabuser, tromper,
railler.
gabyonc, empaqueter, fice-
ler.
gâ^eye, gâcher.
gàeiQ-), écraser, contu-
sionner.
gad, gadaj, auge circulaire
dans laquelle roule une
meule de pierre pour piler
les pommes ou les poires
dans la fabrication du cidre.
gadel, fruit du groseiller
à grappes (Pail). Cf. kastiy.
^a^/_)v, groseiller à grappes.
gadu, mauvais pas, lieu
rempli d'eau et de boue ; tôbe
dà la gain, être dans une
mauvaise passe.
cal
221
gaj, m. s., gages. Cf. gej.
gfijdy, gageaille, gageure,
pari.
gaje (se), se gager, se louer
comme domestique.
gàl, gale, hâle.
galaf{r), goulu.
gale, hâler, flétrir; — se
fendiller, travailler (Cossé) ;
— se gale, se couvrir de ger-
çures ; — se couvrir de gale.
galern, galerne, nord-
ouest : / va vye d galern
(Saint- Aubin-du-Désert).
galet, galette, pâte com-
posée de farine de blé noir,
d'eau et de lait, que l'on
étend sur une galtwer frot-
tée de beurre fondu et que
l'on fait cuire comme les
crêpes. On la mange beurrée
ou dans du lait. C'était, avec
le lard, il y a soixante ans,
la nourriture habituelle des
paysans du Bas Maine. Outre
la galette de sarrasin Çkardo)
il y a encore la galette de
froment que l'on donne
aux enfants pour les régaler,
et la galette de sarrasin
mélangé d'un peu de fro-
')-)')
(;al
(;aï
ment ; — sorte de gâteau
que dans quelques com-
munes du nord du départe-
ment on ortre chaque di-
manche avec le pain bénit
au maire, au curé, à l'insti-
teur et i\ l'institutrice. (C).
calibote, marcher dans la
boue (Bais).
gaJieÔ, petite galette faite
avec le reste de la pâte; —
petite gallwer.
galifr, goinfre.
galifre, manger avec glou-
tonnerie.
galiii, jeu de bouchon
(Mayenne). Cf. galo£.
gali(r) (jt'), avoir des
vides entre les douves (en
parlant d'un tonneau).
galo (dé), de travers, con-
trairement au vrai sens.
galô, petite croûte qui se
forme sur une blessure ; —
raccord de tuyaux.
galo€, galoche, morceau
de bois tourné remplaçant
un bouchon ; — jeu de
bouchon ; — tut a la galoe,
pêle-mêle.
galope, jouer à la galoche.
aga-
toucher la galoche ;
cer, tracasser.
galoeé, f., ce que l'on met
au jeu, à la galoche.
galope, galoper, pour-
suivre, chasser : / /;/ galopi
pu d œn lyd le. — fa dô
galope le pal ki sô dà l jardrè ;
— réprimander.
galopé (a la), à la hâte.
galô, croûte galeuse qui
se produit sur les blessures.
Cf. galô : vyœ lu be n pa
araee te galô, tu va fér âvlinie
tô bobô.
galte, se tordre dans l'ago-
nie, s'agiter convulsive-
ment : /(/ pnv ptit bet n te
pu>è ttafé mort, a galte, a galte
ô se ptit pat; — gai lu t i à
kqoxàl-
galtwer, galtyer, plateau
de fonte ou de fer muni
d'un anneau qu'on pose sur
un trépied et sur lequel on
étend la pâte des galettes de
sarrasin pour la faire cuire;
on le nomme aussi tyà'l; —
pelle pour retourner la ga-
lette sur la tuile (Landivy).
galune, galonné.
gao
galvdodœ, vagabond, ma-
raudeur.
galvâoâe, vagabonder.
gahd'-ee, courir par monts
et par vaux.
gam, f., colère : kà il e dà
se gam, i n i fê pwc bô.
gamas, gamache, mauvaise
chaussure.
came, rager, bougonner,
parler entre ses dents.
gan, glane.
ganaf, gourmand (Lan-
divy). Cf. galaf{r).
gane, mouiller. Cf. gène.
ganiÇf), canif.
ganuy, eau sale, troublée.
ganuye, troubler l'eau.
gâo, gaut, bois ; — Le
Gault, nom de lieu.
gàobic^e, agacer , irriter
(Pail).
gdod, gaude, Reseda lu-
teola.
gdodasri, f., gaudasserie,
gaudriole, plaisanterie.
gdodi(i-) (5), se gaudir,
se réjouir.
gdodisœ, homme réjoui,
plaisant.
gdodyamu , gaudeamus ,
gqo 223
m. pi., paroles légères, de
peu de valeur (Pail).
gdogdo, cheval (mot. en-
fantin).
gdole, gauler, frapper à
coups de gaule.
gdoleye, agiter avec une
gaule; — battre.
gdolnr, lourdaud.
gâolurdi:^, balourdise.
gdom, guillaume, nom
d'une espèce de poire : Je
katrè ta de per dé gdom, les
quatre-temps de septembre;
— Jeannot, homme simple,
niais.
gâome, contraire d'amê.
gdope, courir les filles ; —
courir à droite et à gauche;
— aller à son plaisir.
gdople, aller çà et là, pas-
ser d'une chose à une autre,
perdre son temps; — faire
le plus pressé au plus vite.
gdos, gausse, mensonge
jo3'eux, moquerie, plaisan-
terie.
gdose, avaler.
gdosè, m., partie de filasse
travaillée à part et servant
à faire la poupée.
224 9^''
gào:^(i, ennuyeux, contra-
riant : s cl i y,ào:;à piir un!
c;àoic, gauser, agacer,
contrarier; — s gào^e, se ren-
gorger (Ernée).
gapèy Genista Anglica.
gapiyc, gaspiller (Ernée) ;
— grapiller.
gapixdy petit morceau,
miette.
c;npi{r) (se), se tapir, se
cacher.
qâr, bigarré, de couleur
blanche et noire, ou rouge
et blanche, etc. Nos paysans
désignent sous ce nom leurs
bœufs ou leurs vaches qui
ont la robe bigarrée ; — yœ
^âr,yeuxgrisbleu,gris faïence.
gâr (p-iil), poule gare,
femme stérile : i n ô pzuc d
efà, mè:^ ô n se pa si 1 ko e
byà u si la pal é gâr.
garan, garenne.
garata, galetas, grenier.
garàti(r) : je t garàli d œn
€n:(, je t'assure.
gardaîèr, gardyalcr, bon
gardien.
garde, garder, regarder,
examiner.
gar
gardé, f. , la valeur d'un
liard; — mesure de capacité
autrefois en usage à Laval :
œn gardé d le.
garé, bigarré. Cf. gàr.
garé, garet, fusain, Evo-
nymus Europaeus. Cf. Inua,
banc karc.
garcyc, se dit du temps
quand il se tait des déchi-
rures dans un ciel jusque L\
couvert; — sègareye, grison-
ner.
gareye, gros étui à aiguilles
de l'ancien temps.
gari(r), guérir : s e l gà
Sinà le rbiiiii ki l a gari ; i yi
a ruii l esta ma k il avé a ba.
gariy, f., étui à aiguilles
(Courcebœufs).
gari:{ô, guérison : / n ara
pîvè gari^Ô, kar il e à kérvé:(ô.
garni:(ô, pou, vermine.
gara, bois court que l'on
passe dans une corde pour
la serrer, levier ; — bâton
que les petits voleurs jettent
dans les arbres pour faire
tomber les fruits ; — petit
pain blanc (Ernée). Cf. bajé.
garote, lier solidement en
gar
se servant de garrots ou le-
viers pour tirer sur la corde
(Ernée).
gars, garce, jeune fille
au-dessus de 12 ans; se
prenait encore en bonne part
dans le nord-ouest du dé-
partement il y a quelques
années.
garsay, i. sg., garçaille,
petit enfant; — m. pi.,
bande de petits enfants, gar-
çons ou filles; — a., jeune
de caractère : è tu pa me
garsay!
garset, jeune fille (Ernée,
Landivy). Dans le Maine et
l'Anjou on appelle garcettes
les petites filles au-dessous
de 12 à 13 ans ; — jeu du
galet.
gani, m., personne sale et
mal vêtue.
garulé, jeu de balle. Cf.
géruîè.
garuye , barboter dans
l'eau sale.
ganuaj, ganuéj, désordre,
tapage, dispute; — et à gar-
wej, être en garrouage, être
égaré (Bais); reste à ganuaj,
G. DoTTiN. — Glossaire.
gav
223
rester on ne sait où, courir
le guilledou (Pail).
garyâo, pain de sarrasin
(Mayenne) ; — évier.
garyâo, bigarré; ne s'ap-
plique qu'aux animaux
mâles : œ bœ garyâo.
gas, glace.
gase, glacer.
gasô, glaçon.
gaspi, gaspillage.
gasyâo, poirier ou pom-
mier sauvage. Cf. agrasyâo.
gâte, gâter, répandre, cou-
ler : lé le gàt dà la huj ; —
gâte d l y do, gâter de l'eau,
uriner.
gâtin, lande, lieu inculte;
— Gastines, nom de lieu ;
— petit pain fabriqué à
Mayenne.
gâtioe(_r), partie du barrage
d'un étang par où s'écoule
le trop plein.
gavâo, homme sans hon-
neur, qui mène une vie
déréglée.
gavâode, vivre dans la dé-
bauche.
gavinol, légère ivresse : étr
à gavinol.
226
(;a€
i;ai'i\om', gazouiller.
^avyô, gosier.
(;aiane^ c,aii'm, ga::^one, tres-
ser.
(;a:^a'n (Ernce), ga::^en (Li\-
\à\),c;a:{in (Andouillé, Pail),
(;a::^on (Montjean), tresse,
natte. A Andouillé, ga~in
désignait la petite queue de
cheveux liée sur le dos que
les hommes portaient autre-
fois.
gà, gant, digitale (plante).
Cf. peiùryâo, tdkar; — gà
berje, digitale ; gà d tint Dam,
ancolie, Aquilegia vulgaris.
gà, en, y en, lui en :
dinàd gà ; don gâ œn bon
ekwele ; — il y en, il n'y en :
gàn a kor dœs trwa ; gà n a
pu.
gà, f., gland; — rosinol a
gâ, pourceau.
gàbéye, gambiller, étendre
les jambes.
gàhrejœ, flâneur, ricaneur.
gà€, f. s., feuilles de Mo-
linia caerulea dont on rem-
plit les paillasses ; — feuilles
de Sparganium dont on fait
des paron; — petit g(U,
gàd
feuilles de Carex, surtout de
Carex riparia, dont les jar-
diniers se servent pour lier
la chicorée (Château-Gon-
tier). Le mot gà€ passe pour
être plus français que gee.
Cf. gèf.
gàdâ, f. , gland de chêne.
gàdàjc, très mouillé, tra-
versé de pluie et couvert de
bouc.
gàddé, f., digitale (Pail).
Voir gà.
gàde, v. glander, récol-
ter le gland ; — gàdé, f. , ré-
colte du gland.
gàdiyœ, difiïcile à fliire, où
l'on peut être facilement
trompé : s d kè bè gàdiyœ ké
d lave se ver la ; — lé jval s
et œn mar^àdi:;^ bl gàdiyœ::;^.
gàdiye, gandiller, se re-
muer, s'agiter.
gàdolœ, qui peut se cour-
ber.
gàdole, gondoler, gaucher,
courber, recourber.
gâdr, glande.
gâdriyœ, chatouilleux, qui
danse, qui cherche à mordre
sans provocation (cheval).
gên
gàdwere, soigner un ma-
lade. Cf. gôdàje.
gàlœ : chanter lagàlœ, cou-
rir la gàlœ, vieil usage qui
existait encore à Laval il y
a quelques années. La veille
du jour de l'an les enfants
vont de porte en porte chan-
ter la gàlœ, c'est-à-dire une
ou deux chansons, toujours
les mêmes, qui se terminent
par ce cri : gàlœ, gàlœ par
lé pti kni. On leur donne
des noix, des pommes, des
sous. Cf. yàlœ. Le Doyen
écrit, p. 113 : « environ la
Guy lan leu. »
gàne, gagner.
^çrtj.graminée dont on rem-
plit les paillasses. Cf. gàe,
gaves te Çsé), flâner d'un
air délibéré et dégagé : mon
dm se gàvest pàdà hè j m é^in
apré le kênâo.
gèd'ii, gadoue, femme de
mauvaise vie.
gêna, m., guenille, vête-
ment sale et usé; — enfant,
garçaille.
gènel, petite allée. Cf.
vènel.
gêr 227
gêni, m., canif (Pail).
gèniyô, guenille.
géniyu, chiffonnier.
gèniOet, f., petite ruelle; —
celui qui avertit, qui signale
(Bierné).
gérbiiyé, f., mauvaise af-
lliire, dispute, rixe.
gêr^iÇr), broyer.
gêrdi, garni. Cf. gérti,gêr^i.
gêrdine, grediner, trembler
(de froid) (Pail).
gèrgîi, action de gromme-
ler entre les dents.
gèrgiise, produire un son
semblable à l'eau qui com-
mence cà bouillir.
gèrje, écraser. Cf. grœje,
griije.
gêrl, grêle, tamis à grands
trous, dont on se sert pour
nettoyer le grain.
gêr là, grêleur, qui passe
le grain au tamis.
gérle, grêler, nettoyer le
grain à la grêle; — faire
griller des marrons dans une
gèrkver.
Aussi viendront de Q.uelaines
En grand nombre les fouassiers;
228
(;èr
Peuton donra des châtaignes
Pour grêler à pleins paniers.
(Noël du comté de Laval.)
— marquer de petite vé-
role ; — /'/ <■ (;èrle koin la
Holàd, il est ruiné.
ç<v7<', grèlet, enfant chétif :
kii (ji'rlc, kd' pti incgrùdô.
(}érlô, grelot; — personne
qui parle beaucoup; — Si-
lène inflata.
gêrloker, grelottière, collier
de grelots.
gùrlotc, grelotter.
gtrlueô, greluchon, liber-
tin.
gèrlwer, poêle percée de
trous très rapprochés et dans
laquelle on tait rôtir les
marrons.
gêrmi{r), gremir, écraser,
briser, émietter : / alô mi
met îùrtii d rcsyé a gèrmi nn
pîim ; — du pè ghmi dà du
le ; — contusionner : s soldar
é tu gèrmi; — tu m gèrmi I
pye.
génniy, f. pi., gremilles,
miettes, menus objets.
gèriniyi', f., Lemna, plante
aquatique commune sur
gèr
les mares (Pail). Cf. l'egé.
gùrmiyCy grcmiller, émiet-
ter. Cf. gôrmi(r).
gi^rmiyô,gàrmyà, gremillon ,
miettes, petits fragments.
gt'^rn, crible (Landivy). Cf.
gcVl.
gèrnae, f., mauvais lit.
gêrnnge, grenadier.
g^rnâo, sabots.
gûrnâ:^cl, grenoiselle, gre-
nouille ; — frai de grenouille
que l'on s'imagine entendre
chanter le soir. Cf. rhui^el.
gùrne, grainer; — nettoyer
avec une gùrn (Landivy).
gùrnete, graineter, jeter du
grain dans les sillons.
gèrniye, gèrnotye, graine-
tier.
gèrnotu, grenotu, pierreux.
gêrnoy, grenoille, gre-
nouille.
gérnu€, petite guenon.
gêrmiyé, n. f., œuts de
grenouilles.
gèrnyâo, graines des pois
et haricots (Pail).
gèf}ie, grenier.
gùrti (de puces ou de
gèr
poux), mangé de vermine.
Cf. gèrdi, kérti.
gèrwa, gérive, grois, grain
de sable, gros sable, terre
chaude mêlée de pierre ; —
neige à demi fondue puis
congelée ; — motte de terre
gelée.
gèrwaiel, gérwa^ey, groi-
selle, groseille à maquereau;
— grenouille.
gèrwa^éye, groiseiller, gro-
seillier.
gèrwé, grouée, action de
la gelée qui raidit le linge
mouillé.
gèrtue, grouer, geler à
glace, durcir, hâler par la
gelée : la ter, lé llj e gèrwe ;
— pîiv pu gà ! il a sa margu-
lel tut gèrwe par lafrè.
gênuene, groigner, gro-
gner (Saint-Thomas).
génvét , girouette ; —
grouette, terre dure et pier-
reuse qui s'échauffe facile-
ment (Pail).
gérweîœ, de la nature
de la gérwet.
gèrwêxéye, groseillier.
gèrwè, grouin.
gœ 229
gèrivâ{o), gruau, écorce
d'avoine écrasée (Saint-Tho-
mas); — buyi dé gùrïua,
bouillie d'avoine.
gerwel, vieille machine.
gèryoeu, pierreux,
gèrT^i, couvert, plein de :
l àt e tu gèr:{i d pum. Cf.
gœrdi.
gér^i, grésil.
gèr^iye, grésiller, chanter
comme le grillon ou le
beurre dans la poêle ; —
chatouiller ; — tomber du
grésil.
gèriiyô, grésillon, grillon;
— enfant chétif.
gèriole, gèr^ote, agiter dou-
cement ; — gér^ole d fre,
trembler de froid (Châieau-
Gontier).
gœ, gueux, a. : gœ hom la
dolèt, gueux comme la do-
lette; proverbe très répandu
dans l'arrondissement de la
Mayenne ; — petit pot avec
un long manche, pour pui-
ser l'eau de lessive. Cf. ewà,
vuyet; — chaume pour cou-
vrir les maisons (Landivy).
Cf. ce.
230
9<'
c;a', Dieu : s cl i c,œ pertiii ?,
s et i ç;œ posibx ?
ç,œ, eux : / m à va à c;œ ;
— piir hi k s et i ? s e pa pur
gœ ; — kàté gœ, avec eux ; —
à eux, leur : don gœ; — nô gœ
dira h? lœ je.
gœlri, f., long bavardage.
gœlte, fiiire bonne chère;
— causer beaucoup.
gœlté, f., gueulée, ce qui
peut tenir dans la gueule.
gœltô, gueuleton, grand
repas; — bavardage.
gœltri, f., action de gueu-
leter.
gœme, avaler sans goûter,
humer.
gœrb, glandes, humeurs.
gœri, guérir.
gœvQ-), lièvre : s et œ grn
gœv, k e vnu bute âà mô pyô.
g(v:(iQ\) , gueusir, être
ruiné, devenir gueux.
gœ:;vte, trembler (de froid,
de peur). Cf. gêr^ole.
gé, m., botte de paille de
seigle non froissé destinée
à faire les couvertures en
chaume (Pail). Cf. gœ.
gc, les lui (Pail) : don gé.
gem
gèee, marcher dans la
boue qui s'attache aux pieds.
Cf. pcfe.
gèd, t., bouillie de sarrazin
ou de froment ; — eau
boueuse (Pail) : mnye kom
ù'n cèd.
o
gèd^,a., mouillé; — rassa-
sié.
gede, mouiller jusqu'aux
os; — rassasier; — su gede,
se mouiller.
ge'dé, f., grande averse de
pluie.
gédiyé, t. : ah a la gédiyé,
aller en sautillant.
gej, m. s., gages, ce que
gagne par an un domestique :
i gèn a st œr œ bô gej.
gèje, gager, prendre à
gages. Cf. gaje.
gel, elles (tonique) : r- /
vnà bè, gel !
gélàd , poterie grossière
provenant de Guérande
(Loire -Inférieure) : pô d
gélàd-, biiley dé gélàd; œn
ékiuel à gélàd.
géinâte (jt'), se gai m en ter,
se plaindre, s'inquiéter (de).
Cf. sùgèrmàte.
ger
gen, glane (Landivy) : avà
dé kmàse la trituré, j alô Ive
dœ bnsydo, l œ pur la gen n
gâ sakrist, l ut pnr U tâopye;
— œn gen dé jnê, un fagot
de genêt. Cf. glan.
génâod, grenouille.
gènœ, glaneur.
gène, salir, friper ; —
mouiller (Craonnais) ; — se
gèt
231
gène.
se mouiller.
gène, glaner.
gènri, f., action de glaner.
gène, gaigner, gagner ; gène
l aven, se dit d'un cheval
qui se roule dans les champs
(La Dorée).
gépè, n., guêpin, petit es-
saim d'abeilles; — a., fin,
rusé; — hargneux; — qui a
des belles manières; — qui
est bien vêtu.
gér (Jii gf'à'), la grand
guerre, la guerre de Vendée.
ger (pa), pas guère, pas
beaucoup, peu.
gér, lierre.
géràbé (a la}, à la cul-
bute, en désordre. Cf.
rôdeur.
géré, guéret, labour de
déchaumage ; premier la-
bour; — fusain. Cf. garé.
gérete, faire le labour de
déchaumage (Landivy).
gèreye, guerroyer.
géri{_r), guérir : gériÇr) du
liir, guérir du lourd, instruire
quelqu'un; — géri du Inf,
spirituel, ingénieux. Cf.
garir.
gèrmâte (5e), se plaindre,
s'inquiéter. Cf. gémàte.
gerpir, guerpir, déguerpir,
déménager, quitter.
gerpismà, guerpissement,
déguerpissement, action de
déménager, de quitter.
gerse, mouiller.
gersèt, chose mouillée.
geru, couvert de lierre.
Cf. hrutu.
géru, garou.
gérulè, jeu de balle. Cf.
garnie.
gériise, géruye, courir le
garou, vagabonder (Ernée).
génuaj (à), égaré. Cf.
garwéj.
gèt, diète, abstinence ; —
liette, tiroir de la table à
manger, tiroir de l'armoire
2:2
S'9
cm
dans lequel on renferme l'ar-
gent et les objets précieux.
(;êtœ {màsôj), mensonge
fiiit pour s'amuser.
ijcte, guetter, regarder, ob-
server : gét àô la pyé ki €iv;
— 5 gète, se guetter, faire at-
tention : gêt Vil be, i va pase
par la ; — prendre garde :
fao 6 gète de mue du bru.
gétrô, Ruscus aculeatus,
qui sert à ramoner les che-
minées; — guêtre courte
que les paysans portent par-
dessus les sabots et qui rem-
place le bas.
gèvr, lièvre. Cf. gai'r.
geye, aller à l'eau (Saint-
Aubin-du-Désert) : / é gcye
dà la rivyér; — laver légè-
rement, mouiller. Q. égeyc.
gêyô, m. pi., cheveux crê-
pés, frisés; — a., qui a les
cheveux ou le poil trisé.
gê, gain, regain (de foin).
gèblé , guimbelet, petite
vrille. Cf. jï'blc.
gè€, f., feuilles de Molinia
caerulea. Cf. gàe.
g'efr, goinfre.
gègét (à), en goguette.
gèm, glaner.
gètie, gagner.
gèp, guêpe.
gèpl, guimpe.
gi, y : gi al tu? — lui : /
ci di.
gilv, gibô, guibet, cousin
(petit insecte).
gi£ô, guichon, grande cuil-
ler en bois servant à trans-
vaser l'eau (Pail).
gida, qui aime à jouer
(Landivy).
gidase, aimer A jouer.
gildrô, guilledou : kur le
gildrô. Cf. garwaj.
gile, guiler, tromper ; —
tomber à verse.
qilc, giboulée, averse. Cf.
jiié.
gilmcî, f., petit paquet d'a-
voine avec sa paille, lié par
la tête, et qu'on laisse debout
dans le champ pour sécher
(Pail). Cî.gablô.
ginijersô, ginisô, petit clou
à tête plate appelé semence.
gin, guigne, cerise sau-
vage. On distingue deux
sortes de guignes, les rouges
et les noires.
gla
ginola, vexant (Château-
Gontier). Cf. ginonà.
ginolê, liqueur de guignes.
giue, cerisier (Saint-Tho-
mas),
gitiet, perche terminée en
fourche qui sert à retenir le
bout de la barrière opposé
au pilé ; à soutenir les cordes
à linge, une branche, etc. ;
— a ginet, à guignette, à
tcâtons. Cf. venigut.
ginonà, vexant. Cf. maronà.
gipè, cousin , petite mou-
che. Cf. gibê.
gipéyô, goupillon (Pail).
gipô, têtes défleuries de la
bardane, capitules de Bidens,
de Galium, etc. Cf. gripô ;
— espèce de pinceau ser-
vant aux maçons à blanchir
à la chaux.
gîyo€, guillotine.
gl-. Voyez ^ç-.
glan , glane, quête de
grains, faite de ferme en
ferme par les sacristains ou
bedeaux, après la moisson
faite et battue. Dans presque
toutes les communes du
Bas-Maine il y a la glane
glïO 233
p ourM. le Curé et la glane
pour le sacristain ou le
chantre de la paroisse. Tous
les propriétaires et fermiers
s'empressent de donner la
glane.
Quant à la glane ordi-
naire, dans les champs, elle
est faite par les pauvres de
la paroisse. Voir^çm.
glàope, faire mal son ou-
vrage (Mayenne).
glatrô, gratteron, GaHum.
Cf. gipô.
glàde, se dit des porcs
qui cherchent le gland. Voir
gà ; — avoir des glandes au
cou (Bierné),
glàd(^r), glande, ganglion
lymphatique, gonflé, hyper-
trophié.
glœ, glè, glui, paille de
seigle longue qui sert à cou-
vrir les maisons. Cf. gé,glwi.
gloryu, glorieux.
glô^e, glacer, refroidir
(Mayenne).
ghighighi, cri pour appeler
les dindons.
ghui, glui, chaume, paille.
Cf. glè.
2 34 r>''^
gô (et dé), être de go,
être préparé pour une chose :
hà i srô d çp, ;V kmàsrô.
ifobatr, battre des graines
à moitié ou mal.
(fihay (cl la), à la go-
bai lie, à la volée (Ahuillé).
Cf. rikœyet.
gobe, gober, être battu : si
tu kôtinii, tu va gobe.
gobé, façon de pêcher à la
ligne.
gober jœ, qui se goberge.
gobéte, pêcher au gobet.
gobinay. A Cossé on crie
au baptême : a la gobinay,
de ko e de kay, et on jette des
dragées et des sous mélan-
gés. Cf. gobay.
goblè, goblè, esprit follet,
lutin, qui s'amuse avec les
chevaux la nuit. Quand un
cheval a au matin les poils
de la queue et de la crinière
mêlés d'une manière inextri-
cable, on dit : / goblè e pasc
par la (L. D.).
ço^prrt"?;, gobe-prune, cou-
turier, tailleur (terme inju-
rieux).
gobii:(e, détruire ; — agacer.
gobyâo, bouchée, gorgée.
godàdar, godcndart, grosse
scie à deux manches courts
et droits dont on se sert
pour scier les pierres de
tuffau.
gode, godet, vase en bois
que l'on place sur un seau
d'eau pour boire ou se laver
(Bierné) ; — vase à boire.
J'en ai prins plein mon godet.
(Pastorale 131.)
godèday, ripaille.
godèdaye, faire ripaille.
godi, godron, pli au bas
d'une robe.
godi€ô, godiche, niais,
drôle.
godineye, godinelier, fabri-
cant de seaux.
godinmà, bellement, dou-
cement.
godivere, hàbler, mentir
par vanité (Pail).
godrô, goudron.
gog, f. pi., gogues, raille-
rie, plaisanterie ; — jeu
d'enfant, pierrette, marelle
(Bais).
gogaye, faire bonne chère.
gor
goge, mouiller. Cf. goye.
gogiy, plaisanterie.
gogô, apprivoisé, animal
familier avec les personnes
qui le soignent (Pail).
golye, violier, giroflée
jaune.
gone, mouiller, crotter.
gor, gore, truie. Cf. trâ,
tre.
gordiueye, gordoyer, ru-
doyer.
gore, goret, jeune porc.
gare, croupir: , être stagnant
(Pail) ; — raccommoder
grossièrement du linge; —
enlever les ovaires à une
truie.
gorè, in, gorin, gorine,
jeune porc, petite truie. On
fait toujours précéder le
mot gorè de la formule de
politesse â vu respektà.
gorgan, gourgane, fève de
marais, Faba vulgaris.
gorine, mettre bas (en par-
lant des truies).
gorj, gorge, fanon.
gorj nij, f., gorge-rouge,
rouge-gorge. Un jour le
rouge-gorge descendit le
gos
235
feu du ciel, mais comme il
s'était brûlé les plumes en
allant le chercher, il de-
manda aux autres oiseaux
de le vêtir. Chaque oiseau
lui donna une de ses plumes.
Il n'y eut que le chouan à
refuser . Auparavant le
chouan était le plus bel oi-
seau de la terre ; pour sa
punition, il devint le plus
laid (Saint-Berthevin).
gorje, gorger, faire gonfler
du bois en le mouillant (se
dit surtout des tonneaux).
gorjer, morceau de viande
de porc pris sous la gorge
et avec la langue, et que l'on
fait très souvent fumer. Cf.
làgè.
gormà, gourmand.
gorniàdi^, gourmandise.
gâriir, couture qui reste
après que la truie a été gôre;
— s è fè koni œn gôrur de trè,
dit-on d'une couture gros-
sièrement faite (La Dorée),
gose, heurter, cosser, se dit
surtout des bêtes à cornes
(Courcebœufs). Cf. bœke.
236 i;ra
cfiseky à demi sec (linge)
(Pail).
c,osroiier , gosronnicre
(truie). Arch. de la May.
B 3118, fol. 72 V".
gosyào, vase de bois pour
mettre la pierre à aiguiser
du faucheur. Cf. pœryc.
Goto, Got, Marguerite
(Montaudin).
gôye, mouiller. Ct. gage. ■
gô\à, ennuyeux. Cf. gàoiâ.
gôdâje, soigner un malade
(Pail). Cf. gàdiuere.
gôdolà, sujet à se gondoler.
grâ, gras : ô y ali hii d
mém, mè pur iccr k i n i fesc
pwè grâ.
grabô, querelle, discussion
orageuse ; — petit avoir :
màje 5Ô grabô.
graboj, mauvaise boisson.
grabot, graine de chanvre
vert.
grabolc, gratter la terre
avec un outil ou avec les
doigts; — jouer avec la
boue; — fiirfouiller, re-
muer; — grapiller, cher-
cher à gagner sur de petites
choses.
gra
grabii€ , grabuge, que-
relle : €er€e grabiie.
cràhiiy, eau bourbeuse.
grabnyc, remuer de l'eau
vaseuse.
grabyào, gravier. Cf. gra-
vxno.
grad, grade (est toujours
féminin).
gradû'ir, enduire un mur
(Evron). Cf. rùgradibir.
grafine, égratigner.
grafinœr, égratignure.
grafiue, égratigner.
grnkè, pi grâhc, pain gras
cuit.
grniitadû'ir, enduire (un
mur) (Evron). Cf. rà;raiiia-
dû'ir.
gramwer, grimoire, livre
que possèdent, dit-on, les
prêtres et grâce auquel ils
peuvent s'entretenir avec le
diable.
grùp, femme de mauvaise
vie ; — personne avare.
grcipi(r) (.v), se grapir,
s'abriter.
grnpiy, action de grappil-
ler, de saisir, jeter des objets
a la grapiy, à la volée, au
gra
milieu d'une foule qui se
bouscule pour les attraper,
par exemple des dragées de
baptême.
grapiyet, poignée d'objets
lancés en l'air; a la grapiyet,
à la volée, à qui en attra-
pera. Cf. gobay.
grapiyone, grappiller, cueil-
lir les épis de blé ou les
fruits qui restent après la
récolte faite par les métayers.
grapye, ce qui reste après
le vannage du grain.
grasyâo, pommier ou poi-
rier sauvage. Cf. agrasyâo.
grâsyœ, gracieux, gras-
souillet : nu gorl n sd pwe
gni, mé i sô bl grâsyœ; —
qui fume bien la terre : /
fiimye e kor s k i y a d pu
grâsyœ.
grâsyœ:{té, f., gracieuseté,
embonpoint.
grat, f. , gale, m,; — dé-
mon, diable.
Graigv, Gratyâo, Gratteau
démon, diable (Château-
Gontier) : / ira vé Gratyâo.
gratè, gratin, reste de la
bouillie des enfants; — // êm
gra 237
b? 1 gratè, dit-on de celui
qui a beaucoup d'enfmts
(Mayenne). >
gratin, f., gale.
gratine, égratigner.
grat 6U tii, gratte-sur-tout,
avare.
grav, grave, gravier. Cf.
gravyâo.
gravèle, gravie, marqué de
petite vérole; — décrépit.
grave, graver, écorcher
en particulier avec des
grains de sable introduits
dans les souliers ; — mar-
quer de petite vérole.
gravuye, gratter, s'agiter,
se dit, en particulier, d'un
animal enfermé vivant dans
un sac ; — agiter l'eau avec
la vase ou le graviau, gratter
la terre ; — chatouiller, se
dit particulièrement des in-
sectes qui courent sur la peau
(Château-Gontier) .
gravyqo, gros sable mêlé
de petits cailloux. Cf. gra-
byâo.
grayonéj, goût de graillon.
grayô, a., sale.
grà, grand, grande; la
238 pé
ç,rà bét, grande bête, per-
sonne imaginaire dont on
effraie les enfants (Pail) ; —
ipà de, beaucoup de : // a ijiû
il purô su lu l kôr ; — j 11 avà
jwe grà d pré; — gniviin,
beaucoup. Voir vi^)iu.
grà€, grange.
grâd er, promptement.
gràmà, grandement : // a
gràniâ oi'e kà fer; Le D.,
p. 104.
gnlmér, grammaire.
gràp, grampe, crampe.
grô-. Voir g^r-.
grdje, gruger, écraser.
gràmyâo, grumeau.
grchau, montée rapide.
Cf. rokax, rokè.
grèl, f., crible. Ct, gérl.
grêle, griller, faire rôtir;
— cribler.
grêlé, f., quantité de châ-
taignes que l'on met à gril-
ler.
grés, graisse, engrais, en-
graissement : mit mèlr e tt a
je kuryœ pur la grés, notre
maître prend grand soin de
mettre de l'engrais.
grése, graisser; — Hatter;
gre
— mettre de l'engrais sur :
/ grèsô dur mit pré.
grêsé, rainette, petite gre-
nouille que l'on trouve dans
les buissons et qui va rare-
ment à l'eau ; — morceau
de lard, ou de pain enduit
de graisse servant à graisser
la tuile à galette.
grésél, brosse de chien-
dent ou de bruyère dont les
tisserands se servent pour
étendre la colle sur les pièces
de coutil, de toile ou de
calicot lorsqu'elles sont au
métier.
grésu, graisseux, gras,
plein de graisse; — flatteur,
patelin.
grét, f., parcelles de ligneux
attachées aux fibres textiles
du lin ou du chanvre ; —
— très petite épingle qui
sert à attacher ensemble des
papiers.
gréye, gréé : /<? via be grève,
il ne te manque rien (Châ-
teau-Gontier).
grè, granit : pyèr de grè ;
— froment ; le mot byé, blé
désigne exclusivement le
gn
seigle ; — grèd an, centaurée
noire ; — grè d orj, bouton
d'échauffement qui se forme
sur les paupières.
grè£, maussade (Montau-
din). Cf. grimâo.
grèeœ, qui se grippe.
grïee, se gripper.
grègnote, grignoter.
gregote, gringoter, chan-
ter :
Et Dieu Salvateur bénira
Qui dévot cils gringotera.
ms. II.
grlpè, monticule (Evron).
gri, m., griffe (Pail).
gribie, personne aigre et
querelleuse.
gribote, miette de pain
délayée.
gribiiyar, qui fait du gri-
bouillage.
gribuye, troubler l'eau.
gribuyé, f., chose emmê-
lée; — querelle.
griedà, morceau de fer ou
de bois dans lequel on met
la chandelle de résine. Voir
begâo. Cf. griewe.
grùœ, qui grince des
dents.
gn 239
gri^e, grincer des dents.
grt€éy grimace : kœ vilen
grké i fè ! Cf. dégrisé.
grumidi, femme grima-
cière, acariâtre.
grieone, froisser, chiffonner
(Landivy).
grku, qui grince des dents,
grincheux.
'griewe(r), squelette d'une
mâchoire garnie de ses
dents (Pail); — instrument
qui porte l'oribus.
grife (jt'), s'agriffer.
grimâo, grimaud, gro-
gnon (Couptrain). Cf. grée.
grimàodaj, grimâodri, mau-
vaise humeur.
griniâode, montrer de la
mauvaise humeur, gronder.
grime, griffer (Pail).
grimlœ, grimlu, composé
de grumeaux, grumeleux;
— ridé.
grimlot, f., assemblage de
grumeaux.
grimlotu, en grumeaux.
grirnonœ, qui grimonne.
grimojie, maugréer (Pail).
gril} , gririet , f . , pain
croustillant, croûte de pain.
240
c,n
gniie, grimper;
unotcr.
gri-
cirino, grind, croûte de
pam
— Iiomme ditticlle.
c,rimme, être grognon.
(;rip, f,, lieu élevé ; — jeter
une chose a la grip^ c'est la
jeter en spécifiant qu'elle
appartiendra au premier qui
pourra la saisir; — araignée,
instrument en fer. Cf. èrén ;
— capitule des Bidens et
des Lappa (Pail). Cf. gripô.
gripe, gripper, prendre par
ruse ou par force, attraper ;
— se dit des roues d'une
voiture qui ne tournent pas
faute d'huile; — se gripe, se
prendre corps à corps.
gripi , f. , femme har-
gneuse; — voleuse.
gripô, capitule des Bidens
et des Lappa, qui s'agrippe
aux habits par les piquants
dont il est muni. Quand
on bat à la machine, les gar-
i;ons cueillent ces capitules
pour les mettre dans la che-
velure des filles, et les filles
s'efforcent de les placer dans
gro
la barbe des hommes. Cf.
gipCK
gripxô, goupillon. Cf. gi-
pi'yô.
grise, grincer.
grivole, grivolé, tacheté.
grtyo.
odeur de 1
mge
brûlé : sa sa 1 griyô.
gri:^ô, son tenant le milieu
entre le son proprement dit
et la farine.
grà, gelée ; — groe, terre
pierreuse ou durcie par la
gelée.
groa:^el, grenouille (Chà-
teau-Gontier). Cf. gêru'a:^el.
groi, durci par le fer, la
sécheresse ou le froid
(Craonnais).
groiiase, gronder, grogner,
murmurer.
grol, f., grole, corbeau :
y avè ta d grol âpre nô smàs
kè l fà nn été tu je nér ; —
râle ; — savate ; sabot fendu.
grole, marcher en se traî-
nant, fainéanter; — croasser
comme le corbeau ; — râler
(comme un mourant) ; —
crier (en parlant de la
truie) : la trè grol se pursyào.
gm
la truie appelle ses pour-
ceaux.
grolé, râle (de la mort) :
/ n a pli kè l grolé.
grolmà, gros râle dans la
gorge.
grom, gourme : mit jiunà
a la grom (La Dorée).
grâsiÇr), baisser, diminuer
(en parlant de la vue).
gros têt, grosse tête : ki t
di grÔ6 tét? Qui te dit grosse
tête ? Qui te dit le contraire ?
Qui te contrarie?
grôdiver, f. pi., moustaches
du chat, et, par extension,
de l'homme.
gruàj, a., sec, sablonneux;
— m., grumeau.
gruje, broyer, écraser avec
les dents; — meurtrir : œ
brâ gruje; — ruiner.
grujiuer, f. pL, dents mo-
laires des chevaux.
gril, f,, glace, gelée : i fè
d la gril, il glace. Cf. grâ.
gril, m., coques de sarra-
sin. Cf. grmè.
gru, 6, gros, grosse.
gnije, gruger, broyer,
écraser : lê jvâo gnij son
G. DoTTiN. — Glossaire.
gur 241
aven; — meurtrir; — éprou-
ver, souffrir : ê nn a t è gruje
d la mi:(er! ; tu nn a pa kôr
ase gntje ; — supporter (ses
peines).
grule, grouiller, bouger.
grumyone, murmurer.
gruse, grousser, gronder,
(comme un chien), grom-
meler. Cf. gêrgîLse.
grusè, son, coque (du blé
noir). Cf. gru.
grusir, grossir.
grusye, fort, robuste : u
mit jœn métrés, kom v^ et
dévnu fêryœi e grusyer d pi k
j dyu 1 pye^i d vu vé; — en
gros : œ inar-eà grusye.
grusyerté, f., grossièreté.
gru^ey, groseille à maque-
reau. Voir kastiy.
grwa, m. pi., petits grains
de sable.
griua^cl, groseille. Cf.
gèrwa^el.
griyole, remuer, grouiller.
gu, eu (après une voyelle).
guglé, f., averse.
Gugu, Auguste.
gur, liure, grosse corde.
Gust, Auguste.
16
■> I ->
Ijlll
Gust?, in, Augustin, Au-
gustine.
gfi, goût, dans les expres-
sions : piuê à gfi, mal à gû,
indisposé; — et dû mwa gi'i,
être de mauvaise humeur.
gii, giisl, Dieu, dans les
jurons : fiô dû gii, nô dé gust.
giiblc, revenant, spectre.
Cf. cûblè.
gnj, grosse fille.
gui, gueule, bouche, vi-
sage;
Queque infernau ferment luy
[souffle
Ce que sa goule a lasché là.
ms. 22
fér bè d la gui, jive d la gui,
parler beaucoup; — gtil dû
gêri}e, engrangeoir; — y lu
va fut par la gui, je vais te
giffler; — gui dû sèj, laide-
ron ; — g^d d or, espèce de
poires; — gui dûviper, mau-
vaise langue; — gui dû bwa,
personne qui ne dit rien;
on dit d'un fricot appétis-
sant : œn gui {œn pék) dû
bwa à màjré ; — / n a smà pa
tàr la gui, il n'a pas eu d'a-
gonie; — / 5 pycuà la gui
gui
pycii (proverbe); — n uvûr
pîL'î' la (jiil fro grà, ne de-
mande pas trop.
gulafr, gourmand.
gulc, f., bouchée; — per
de //v;; a la gulc, très petite
poire autrefois récoltée à La
Dorée ; — tut bûrbi ki bel
pèr œn gulc (proverbe).
^//t', goulet, ouverture faite
dans les charpentes ; — gou-
lot (de bouteille) ; — brèche
dans une haie, fermée par
une barrière ; — petite bar-
rière (Izé).
giileyà, t, que l'on embrasse
avec plaisir : s et œn fnmel
bc guleyàt ; — agréable au
goût.
gulcyœ, qui aime à em-
brasser.
gulcye, être gourmand; —
baiser, embrasser; — avoir
des agréments, être appé-
tissant; — 6û guleye, s'em-
brasser.
gulifar, guUfr, gourmand,
goinfre.
gulifre, manger avec gour-
mandise.
Cfiilifye, avaler (Mayenne).
gtdin, f., visage; — coif-
fure en forme de serre-tête
(Montaudin).
guline, embrasser, baiser
sur les joues.
gidipâode, manger glou-
tonnement, malproprement.
gîilipat, giilipya, gour-
mand, -e.
giilâ, gros sabot très cou-
vert et sans bride de cuir.
gîilu, m., fatigue doulou-
reuse que l'on ressent dans
les poignets et les muscles
du bras : / vyè du diue, j e
ta tape d ku d battue k j énn e
l g-uln.
gnhi, glouton.
giipiyâo, garnement ; —
fer se gnpiyâo, bouder dans
un coin (Ernée) : va tu
kinàse a fér te gupiyâo.
gtir, d, gourd, engourdi
par le froid, humide, peu
coulant : lé me gîird, du byé
gur, du lèj gicr ; — met méka-
nik e si telmà gnrd; — épais,
lourd, embarrassé; — diffi-
cile : kôt g'urd a inôfe; — têni
d gîir, tenir de gourd, tenir
de court, tenir sévèrement.
gw 243
gîiraye, quereller.
ffiirdi{i-), gourdir, se res-
serrer; — froidir, refroi-
dir.
^ire, gourer, duper : j
se hè gîire avek Je jvào k j e
ajîe a la faer.
gîirfitle,giirfu'ale, gourfou-
1er, presser, gêner ; — se gur-
f-jile, se donner trop de mal.
gîirgnse , gourgousscr ,
gronder sourdement comme
une marmite qui bout ; —
glousser; — se gargariser;
— murmurer entre les dents.
gurgnsiuà, bruit sourd
produit dans le lointain ; ■ —
bruit produit par des flatuo-
sités dans les intestins; —
bruit que l'on fait en mur-
murant entre les dents.
gurinaye, gourmander,
gronder, réprimander (Oli-
vet).
gurmule, murmurer.
gîirnà, gournail, sorte de
godille, rame armée d'une
palette et placée sur un des
côtés du bateau avec laquelle
on pousse et on dirige à
la fois.
244 .V'''
giinm^e, jouer du gurtui;
— ronger son frein.
gîi niaye , manger go u 1 û-
ment ; — ronger, broyer
difficilement les aliments
faute de dents; — conduire
un bateau avec le gîirnâ ; —
gronder, réprimander. Cf.
gunnaye.
giiniayri, f., ripaille.
giirsi(i), étreindre : j l e
giirsi kôtrù l mur (Ahuillé).
giirveiie, gîtrvèiie, serrer par
la ceinture ; — refouler,
étouffer, étreindre : hi Jcolik
mè giirven U vàlr (Cossé) ;
— surcharger d'ouvrage.
gusà, gousset.
giispè, goussepain,gardeur
de chèvres (Mayenne), petit
berger (Andouillé); — ga-
lopin.
giispine, guspiye, gaspiller;
— jouter, jouer des mains,
jouer en se battant, surtout
entre garçon et fille ; — va-
gabonder, jouer de mau-
vais tours.
giit, goutte, eau-de-vie :
fér dé la giit ; — au pluriel :
goutte (maladie) ; — a vc ni
i;ii'a
gui, a ni gui (Ernée), à
tâtons.
i^tliÇi), goûter : vyœ tu yi
gnli?
gidUy savoureux, qui a
bon goût.
(;ui'i', gouvet, pelle ayant
la forme d'une cuiller.
gîiy (a la), à la galopée.
gnyâfr, goulu, vorace.
gnyâfrèri, f., gourmandise.
giiXJyc, couper en petits
morceaux malproprement .
gii:^ye, gosier.
gii'ake, crier (Biernc). Cf.
kivake.
giuane, pêcher à la main.
gwapiy, coquille de me-
nuisier; — petite parcelle
d'un objet; — fillette maus-
sade ; — oiseau ou enfant
maraudeur.
gway, f. pi., contes, drô-
leries.
giuayœr, qui raconte des
drôleries.
giuaye, gouailler, racon-
ter des drôleries ; — trom-
per.
gwayri, gouailleries, plai-
santeries.
giuc
giuai, goise, gouaillerie,
plaisanterie.
gwa^e, gouailler, railler ;
— dégoiser, parler, jaser.
giue, goujon ordinaire ; —
vairon (Pail) ; — gouet, es-
pèce de grosse serpe de bû-
cheron ; — petit couteau
sans ressort ; — Dieu : nô
de giuc (juron).
gzuén, cavité sous les ra-
cines des arbres au bord de
l'eau.
giuêne, chercher et prendre
le poisson avec la main
sous les pierres d'une ri-
sy- 245
vière et aussi sous les ra-
cines d'arbres au bord de
l'eau. Cf. gwine.
gwep, gouape, mauvais
sujet.
gwepœ, :(, gouapeur, -se,
qui mène une vie déréglée.
giuèse, crier : / giuèse hom
œ rikar ôkœ on éra€ U pyœm.
giuine, chercher à prendre
du poisson avec les mains
dans les trous ou sous les
pierres. Cf. gwene.
gwine, crier. Cf. kwijie.
gy-. Voyez g-.
Imj
bal
bâ, haie.
babi{j-), hâbler (Ernée).
bae, enclave d'un champ
dans un autre; — La Ha-
che, nom propre de champ.
ba€êryâo, hachereau, lia-
chette.
ba^é, hachet, terme de
tissage, cadre divisé en éche-
lons dans lesquels s'adaptent
sur une broche les crénelles
pour l'ourdissage ; — petite
barrière mobile; — ridelle
d'une charrette.
ba£Ô, hachot, couperet
(Saint-Thomas).
bat, baidi, baidû, inter-
jection pour faire avancer
un cheval.
Jmj, hache.
baje, hacher, briser; —
faire une haie.
hakléy f. pi., grande quan-
tité : // atrim sœ nu dé baklé
d iiiôd.
bakméséj, f. pi., choses di-
verses, débris (Ernée) : /;; ô
Inive eœ li a pré sa mor œ ta
de bakméséj ; — / avôfè le mis
a mit fiy ô dé ta de bakméséj
k j avô tire d mit eariie.
hakte, hoqueter, crier en
pleurant; — bégayer.
baklone, parler avec diffi-
culté, bégayer, hésiter en
parlant. Cf. boktone ; —
faire de grands efforts pour
taire quelque chose.
baktô, bègue. Cf. boktô.
bal, m., sécheresse.
baJbi, cidre de poires et
de pommes mélangées
(Saint -Aubin -du -Désert).
Cf. bîibik.
\
hal
halbràje, secouer en tous
sens, à tout rompre.
halè, haleine, souffle : /
piivr dm, i n a pure k U halè.
halé, f., presse, foule
(Craon) : s été €œ nu œn
halé; — espace de temps,
hâle, hêler, appeler de
loin à haute voix; — faire
sécher; — sécher : sa Je a
haie.
haie, a., à moitié sec
(linge).
haligote, haligoter, mettre
en fagots.
halïtr, halitre; va halïtr,
vent desséchant ; ta kalitr,
temps venteux ; i fè du ha-
lïtr; — homme de rien.
halitre, rendre sensible
par l'effet du frottement des
habits ou de la sécheresse
(Pail).
hali^e, haleter.
halo, halot, soufflet.
haloee, osciller.
halopè, galopin.
halète, haloter, haleter,
souffler.
halwer, f., haloire, planche
pour mettre le pain ; — bâ-
han 247
ton en travers de la che-
minée, auquel on attache
les jambons et les andouilles
que l'on veut fumer; — bâ-
ton quelconque : i H futi
œku d 5ô halwer.
han, s., pantalon. Cf. hen.
Mei je pris ma lianne et m'en
[fus d'o Ici
Dedans nout' établ', derrière le
[rabbai
J'entends le coucou mat, maî.
(Chanson.)
pi., vêtements en général.
hanas, branche d'arbre
coupée et destinée au feu.
Cf. hanÔ€.
hanœ, m., centaurée
noire. Cf. henô.
hanc, ahanner ; — su. hane,
prendre sa culotte, se culot-
ter.
hanisel, mauvais habits
usés.
haiikè, turbulent : vycé tu
bè té tni tràkil, sakre pti han-
kc. Voir msankè.
hankine, donner des coups
de rein, s'épuiser en vains
efforts ; — boiter, marcher
difficilement : / hankine à
248 hào
viôtâ l rokc, c sitfye kom (V jn .
Cf. hatite, henkine.
hanoe, f., bois coupé régu-
lièrement pour le feu ; —
rondin pour faire le char-
bon; — pieu.
hante, geindre de fuigue.
hanzvc, petit vêtement
d'enfant (Ernée) : / fudré h
Ô m doni ô niè nié hard c h'
hanwè a niô pli gâ.
hâo, haut : âtàd Mo, en-
tendre haut, être sourd ; à
hâo, à haute voix ; — petit
corset d'enfant : iné kéijâo n
porta pu d hami:^ol, i n ô k
œ pti hào d ba^ sa niàe ; —
région du Nord, la Nor-
mandie : / va vyè du hâo;
il e vnii du hâo ô dé gâ
erbaje; — levant. Le di-
manche des Rameaux si le
vent vient du haut il est
dans le boisseau, c'est-à-dire
il y aura du grain (Orignc)
(Dr. L.)
hâokule, auculer, pousser,
chasser.
hâo mal, haut mal, épilep-
sie ; — tôbe du hâo mal, avoir
des attaques d'épilcpsie.
har
hâoniiire, flâner (La Do-
rée).
hâos, iiausse, planche que
Ton met au-dessus des héd
de la charrette. Cf. porhâo.
hâotdr, partie du jour où
le soleil est déjà élevé sur
l'horizon. Voir bas tvr.
hâotœral, hâotœrye, haute
heurier, qui se lève tard.
hâoteye (su), se hausser,
s'éclaircir : / ta va 5è hâoteye.
hâûtur, hauture, gran-
deur, espèce : piil dé la grà
hâotiir, de la ptil hâotur. Cf.
otiir.
hâot'iir (il è), il est haute
heure (La Dorée).
h(tp, prise, capture ; —
bénétîce; — part, portion (se
dit par dérision) : via t i pa
œn bel hàp I
har, hart, lien d'osier ou
de bois flexible dont on lie
les tagots : / va koni s il ave
h' har a la pat; — congre.
Le Doyen, p. 270, dit
« Inil ».
haras, grande caisse à
I claire-voie ; — grêloire
har
(Gorron); — harace, panier
à larges mailles.
harase, grêler des mar-
rons (Gorron).
harasé, f., contenu d'une
poêle percée de trous.
haraswer, f., grêloire à
châtaignes.
hard, f. pi., vêtements :
// tè paye 6 6e hard dé dimàe.
hardèlé , f., hardelée,
charge, fardeau.
barde : œuf barde, à co-
quille molle ou dont la co-
quille est remplacée par
une membrane (Pail).
bardi, interjection pour
encourager; — presque, à
peu près, à peine.
bardimà, hardiment, as-
sez : sa fra bardimà, cela
suffira amplement . Ct .
bravinà.
bardye, barge, m . , fiche de
fer à crochets servant h at-
tacher les pièces d'une char-
rue.
bardyér, barger, hardière,
grosse corde, câble.
baré, f., ondée : œn baré
d pyé; — volée (d'oiseaux).
bar 249
barges, hardiesse.
barikolr, haricotier, qui
prend dur à faire quelque
chose; — chicanier; —
marchand qui ne fait que
des affaires minimes ; —
voiturier qui n'a que de
mauvais chevaux ; — petit
soulier.
barikofe, haricoter, dispu-
ter, tricher, tergiverser; —
faire plusieurs métiers sans
gagner grand'chose ; —
prendre dur à faire quelque
chose. Cf. baktone.
barinye, a., se dit d'un
cheval qui recherche les
juments (Pail).
barna, harnè, harnais, at-
telage. Cf. berné.
harnaye, être encore mau-
vais, tarder à se mettre au
beau (en parlant du temps).
barn, a., hargneux. Cf.
herij ; — bouton galeux, dé-
chirure à la peau près des
ongles des mains.
barnêmà, temps désa-
gréable.
barnùri, f., contrariété.
Jmrne (se), être de mau-
230 hav
vaisc humeur; — se dis-
puter.
harmiy hargneux.
harpay, f., harpaille, vo-
leur.
harpùtay, menu peuple,
populace.
barpiy, harpie, femme
acariâtre, ennuyeuse.
harpiye, agacer.
harselri, f., action de har-
celer, de persécuter.
hanva, f., femme à l'air
commun, effronté, insolent.
Cf. anua.
haryà (et dà lu), être dans
l'embarras, dans le désordre.
bât, m.; lard rôti, l'échinc
ou les côtes du porc tenues
au saloir pendant quinze
jours, puis rôties; — côtes
du lièvre.
hati, m., côte de porc
(Bierné).
hâtivyào, m., galette cuite
au four.
bavé, f., havée, plein les
deux mains.
havéy m., havet, croc, cro-
cliet pour attiser le feu.
hivr
bave, haver, arracher avec
le bavé.
bnyiÇr), haïr. Cf. kyir.
ba:;^, ridelle de voiture ;
— barrière d'un champ. Cf.
be:{.
bène {su), se culotter (La
Dorée).
hϣe, appeler :
Eh <Je.i gars quand vous tant
[licuchiez.
ms. 22
Cf. buée.
bœd, f., lien qu'on met
aux animaux. Cf. àbd'd.
bœdè, ajonc. Cf. bédc,
budc.
bœti , f. pi., goutte ou
sciatiquc.
bœnoe, vieille souche de
bois, quartier d'émousse,
trique prise sur une souche
(Saint-Aubin-du-Désert).
b(vr, m., heurt, malaise.
bivrdri, meurtri (Ahuillé).
hivrdriQ), heurdrir, moi-
sir, se dit surtout du linge
qui se tache pour être trop
longtemps humide.
bœrdrisur, f., moisissure
noire.
héd
hœrle, hurler,
Bast ne fault heurler pour si poy.
ms. 22
hœi;^, jambe (Landivy).
hœ:{e, boiteux (Landivy).
Ce mot est très rare.
hœ^le : ; 6e tu hœ^Ie, je
suis tout frissonnant, sans
force ni courage (Ernée).
Cf. hidu.
hœx^yâo, houseaux, guê-
tres.,Cf. hii:{yâo.
hè : j i me Je hè d mit métr,
je réserve le consentement
de mon maître ; phrase dite
par le fermier à colonie par-
tiaire qui conclut un mar-
ché sur une foire.
Plaisamment et de bon hait,
ms. 39
— échalier ; — petite bar-
rière mobile. Cf. bck.
bè^, héd, ridelles, montants
latéraux à claire-voie de la
charrette. Cf. /;<;:(.
hédè, ajonc épineux. Cf.
hœdè, htidè, jà.
Les morfondus d'Anthenoise
Et leurs plus proches veisins
Viendront sans débat ou noise
Chantant Nau par les chemins
hen
231
Portant fougère et hedins
Tout à leur aise,
Pour faire un biau lit tout neuf
Où coucher l'âne et le bœuf.
(Noël du comté de Laval.)
hégrô, héron.
héir, haïr. Cf. heyir.
héje, hacher, briser, dé-
chirer. Cf. haje.
heh, m., hec, partie de la
barrière qui s'ouvre le plus
habituellement ; petite bar-
rière contiguë à une plus
grande et qui sert de pas-
sage aux piétons ; — écha-
lier; — demi-porte; — la
planchette où l'on met les
galettes.
hekè, héquet, petite porte.
hélà, hélas! pour mar-
quer la surprise, la joie, la
douleur : hélâ s et i sinà
vrai; hélâ, j se ti bèn éi!;
hélâ tu m fé grâ mdo !.
helkè, hellequin, qui veut
trop faire pour sa force.
helkine, essayer de faire
une chose dont on est inca-
pable. Cf. hankine.
hen, f., pantalon (Am-
brières, Montjean, Landi-
252
hèr
vy) : eport la heu, se dit d'une
femme qui mène son mari;
— douleurs dans les petites
articulations chez les enfants
que l'on dit être noués;
pour les guérir, à Ernée,
on a recours aux rebouteurs
sorciers qui font des inci-
sions dans la peau au ni-
veau des parties malades.
hem, ahanner ; — su henc,
mettre son pantalon.
heuè, m., grande centaurée
(Saint-Thomas). Cf. herw.
henkine, faire péniblement
son ouvrage; — donner des
coups de rein.
henô, Centaurea jacea.
hérasye, pauvre hère.
hcrà, hareng.
hcrdriye, sorte de choux.
hérc, f., airée : an a kor
œn bon hcré d karâo a haïr
(Landivy). Cf. crc.
hi'ik, sorte de râteau droit
(Pail). Cf. ratlét; — petite
barrière. Cf. hck.
herhùc,c, vaurien.
herkùlc, flâner ; — avoir
de la peine à réussir.
hcrhyc, herquellier (Arch.
hcr
de la May. B, 2824, fol.
12 V"), vaurien, va-nu-
pieds : j se bèn iirœi kà mô
hèrkeyc ne pu'è la. Cf. arkeye.
Tous viendront vers la vesprée
Se plaignant qu'outre leur gré
Les hcrqucliers d'Argentré
Par leur bourgade
Ont allongé les chemins
C'est pour mieux vendre leurs vins.
(Noël du comté de Laval.)
berna, harnais (La Dorée).
hernaye, se rembrunir (en
parlant du temps) : l ta s e
mi a hernaye dpi yer ô swer.
Cf. harnaye.
berné, harnais : lu berné,
l'attelage, les chevaux.
benj, hargneux. Cf. barn.
hernùmà, temps désa-
gréable. Cf. harnhnà.
hcrni^ri, f., contrariété. Cf.
banjùri.
berne, su berne, être de
mauvaise humeur. Cf. barnc.
berim, hargneux.
berpay, canaille. Cf. har-
pay.
berpêlax, marmaille ; —
canaille. Cf. erspùtay.
hersêle, harceler.
bey
vaga-
hersùlye, coureur,
bond. Cf. herkèlye.
her6e, herser, travailler
avec la herse; — se frotter
le dos dans ses vêtements
par suite de démangeaisons :
a fors dé herse, il édr hit se
€mt\ ; — violer (une
femme).
hersel, f. pi., corsage, veste,
pardessus (Bais, Saint-Ger-
main-le-Fouilloux) : va piiye
te hersel.
herser, hiersoir, hier.
hersye, herser. Cf. ۉbye.
hersye, m., homme de peu
de valeur (Château Gon-
tier).
hétâo, trépied supportant
le cuvier à lessive (Château-
Gontier).
hêtà, amusant, qui plaît.
hete, haiter, plaire, ré-
jouir (Pail, Landivy) : fâo
dir si sa vu hèt; sa ne hèt pa,
ça ne convient pas. Le
Doyen emploie, p. 258
« haytié » joyeux.
heyé, f., clôture d'épines
(Saint-Aubin-du-Désert).
hcyc, faire la haie d'un
hoh 253
champ ; — boucher une
trouée avec des épines : // a
heye la bre^. Cf. étupe.
heyiÇr), haïr.
hé:(, haise, ridelle d'une
charrette (Andouillé); —
barrière mobile, porte en
forme de claie ou de grille
(Gorron).
héiyào, petite porte à hau-
teur d'appui que l'on place
devant la porte ordinaire des
maisons de ferme. Cf. kôtiui;
— petite barrière.
hè, hameçon : tu n a rè
ô bu d tô hè. Cf. je, ê, ne.
hè£, haine (Bais) .
hè€e, haïr.
hè^u, haineux.
hèj, hainge, haine (Pail) :
étr e hèj , être en mauvais
rapports. Cf. hèe.
hèmàs, immense. Cf. èinàs.
hèno€, trique, gros bâton.
Cf. hano€.
hène, hennir; — braire.
Cf. luine.
hidu (tu), frissonnant,
grelottant. Cf. hœ:{le.
hikc, hoquet. Cf. jikè.
hobe, hober, secouer pour
2)} hol
faire tomber des fruits.
IjoIh, joyeux, triomphant.
bogel, f. pi., mauvaises
nippes.
l)okêye, rusé, trompeur,
voleur; — marchand de fil.
Ijokei, f. pi., houseaux; —
meubles ou effets usés et
de peu de valeur. Cf. hogel.
hoklasri, f., gros ouvrage,
ouvrage mal fait, peu soi-
gné.
hoklasye, ouvrier qui ho-
quelasse.
hokiςr), hoqueleur, qui
porte les pièces de toile
d'un fabricant, d'une mai-
son dans une autre, pour
les offrir aux négociants.
hokle, hoqueler, porter des
pièces de toile de maison en
maison.
bokmase, secouer forte-
ment, ébranler : ké fut i la
a bokmase âpre la port dpi
œn œr ?
boktone, bégayer. Cf. bak-
tone.
Jjoktô, bègue. Cf. baktô.
bol, f., grand pot en terre
(Pail).
km
bôlû, renforce 5/, ver et uô
à Laval : bola si, bôla tiô; —
bôla rè, rien du tout.
boni, moisi (Craonnais) :
lin pi boni ; sàti lé boni.
boue, hogner, grogner,
murinurer.
/.'('()(), interjection pour
arrêter un cheval. Ct. dnr.
bope, faire hop! appeler en
criant.
hopè, distance peu grande
à parcourir. Cf. bupè.
bôrihy, horrible.
boni, tète : t a dô pu k la
nié-ô a t eœy su la born ?
bôrô, marchand de grains
(Ernée).
bose, hocher, remuer.
bote, qui a le dos rond,
les épaules hautes.
botô, contenu de la grêle,
du van (Château-Gontier).
)mé, f., panier formé de
tiijes de Molinia caerulea et
qui sert à faire le fromage
de lait. Cf. jd^é.
bôgrœ, hongreur, vétéri-
naire campagnard. Cf. ^atni,
afrcuisœ, tncjeyœ.
bôije, grogner, ni un nu-
hiij
rer (Pail), Cf. hom.
hôtéj, action honteuse.
hôtu, :{, honteux, euse.
hubi, hubi, content, joyeux
(Saint-Aubin-du-Désert).
hueé, f., portée de voix :
5té mèxp ^t Cl œn hu€é d la
myœn, cette maison est à une
portée de voix de la mienne ;
— hu€è, m., courte distance
à parcourir avant d'arri-
ver au heu où l'on veut se
rendre.
hiiee, jucher; — boire,
humer, gober (un œuf) : lé
pi e lé kôniy nu^ d huée tu mi^
a^;LeD.,p. 20; — appeler à
haute voix. Cf. jupe; — se
hii£e, se jucher, se percher.
huۏ, partie de l'avant-
train qui supporte l'âge de
la charrue; — petit crapaud
que l'on entend le soir pen-
dant la belle saison (Am-
poigné). Cf. pdlm.
hii£we(j-), juchoir.
hudè, m. pi., ajoncs épi-
neux, Ulex Europaeus; pti
hitdè, Ulex nanus(Château-
Gontier).
/;///, huche : preii pike d
but
255
mé pîiv pti kendo, j 11 avô pu
dà la hnj ni pi, ni pàt. Cf. juj.
hiikè, hoquet. Cf. jikè.
bulr, huttier, habitant
d'une hutte ou d'une mai-
son de peu d'importance.
bille, hurler.
bun, maladie, la sciatique
ou la goutte qui se traduit
par un gonflement des ar-
ticulations. Cf. bœn.
buôôô, interjection pour
diriger les chevaux à droite.
Cf. biiyôôô ; — budôd drrr, se
dit pour faire faire au che-
val un tour complet, par
exemple au bout d'un
champ quand on laboure.
biipe, huper, appeler à
haute voix. Cf. jupe, buée.
bupè, courte distance : œ
pti bupè d €èmè. Cf. bu£è,
bopè.
burluhye, paysan coquet ;
— mauvais sujet.
burte, heurter.
busè, demi-porte; — lu-
carne.
butàje, gronder en bous-
culant sans cesse; — battre;
— taquiner, agacer.
256 hiil
hute, battre.
hittè, luitin, dispute, que-
relle; Le D., p. 45.
huiimv, querelleur.
huliiie, butiner, quereller,
hiiye, huer, appeler en
criant.
huyoôb, interjection pour
diriger un cbeval à droite.
Cf. hiiùâô.
hii, houx ; — Jm fra::^i,
Jni freyô, Ruscus aculeatus.
Cf. gétrô.
hnhiy, î., boubille, vieux
vêtement, guenille (Ernée);
— m., voleur de nuit, qui
commet ses vols masqué,
couvert de peaux de bêtes ou
d'un drap blanc (Andouillé),
loup-garou; — f., nom des
bandes de malfaiteursqui dé-
solaient surtout lesCoevrons
et les landes de Rochard :
lîîiri la hubiy. Cf. penct.
hii£a{t-\ louche, personne
qui louche. Cf. halonj.
Imhiite, crier comme un
chat - huant ; — appeler
(quelqu'un) (La Dorée).
Cf. jiipc.
hil, enveloppe épineuse
de la châtaigne et du mar-
ron. Cf. boc; ; — vase en
terre dans lequel on con-
serve le porc salé. Cf. I.my;
— cavité sous les racines
des arbres qui bordent les
ruisseaux, et où se cachent
les poissons. Cf. nri.
hile, enlever l'enveloppe
épineuse de la châtaigne ;
— se cacher sous les houles
en parlant des poissons; —
pêcher dans les houles; —
lancer (un chien.)
htih't, guêtres; — mau-
vaises chaussures presque
sans pieds ou mauvais bas.
hulisc, gronder, tracasser
(Ernée) : vu n scse de hulisc
viit fiy.
hulô, m., racine. Cf. /.'•///.
bîilonc, boire un boulon ;
— s'enivrer.
biilote, appeler en criant
hou ! hou !
Imlô, boulon, tasse conte-
nant une chopine et ser\'ant
aux cabaretiers à mesurer le
cidre ; œn oin de hnlà, un
ivroi^nc. Cf. iiioJc, holc.
Jm5
Bonne Madeleine, apporte donc
A chacun de nous son houlon.
(Pastorale 54.)
hiini{f-), moisir (Cliàteau-
Gontier). Cf. Ixmi.
hnra, femme vive et gros-
sière.
hîirdase, faire le gros ou-
vrage d'une maison.
hirdàse, secouer.
hirde, hurdeye, hourder,
battre, frapper : s e pa djœ,
lu hird trô dur.
Jniré, f., partie de champ
en culture : œn Jmré de jnè,
d fromà.
hiirè, petit cheval (Am-
brières).
hure, lourdaud.
husaÇr), houx.
buse, housser, battre, frap-
per; — se huse, se hérisser,
(en parlant des animaux).
hisè, Houssaie, nom de
lieu, et nom de famille très
commun dans le Bas-Maine.
busin, grosse branche de
hu^ 257
laurier fleurie de rubans
que les conscrits portaient
autrefois en guise de dra-
peau. Cf. mè; — queue four-
nie (La Dorée).
husiiie, houssiner, ébran-
ler, secouer.
Inispiiyc, houspouiller, pil-
ler, marauder.
hust, interjection, fi, fi
donc ! ; — jér la Jmst a, faire
honte à.
busH, houssu, qui a la tête
enfoncée dans les épaules;
qui fait le gros dos.
buy, pot de terre pour
saler le lard (La Dorée). Cf.
/;■///, hol.
buyô, personne épaisse et
mal mise : œ gru buyô.
bu:^e (se), prendre ses hou-
seaux.
bu:^iye {sè^ , s'habiller
(Bais).
huxyâo, m. pi,, houseaux
(Bais).
G. DOTTIN.
Gloisaite.
n
ipo
ive
i, il, ils, devant une con-
sonne.
ide, aider. Cf. ede.
ilè, ilék, illec, là, là-bas.
ilok, illoc, là-bas.
iinajiiiàs, imagination .
iiiiœr, humeur.
iinéj, image.
ilino, agneau : si je l kàiie!
j avô garde /^ iuâo d àsàby.
iijcl, agnelle.
i^ior (an), en ignore, igno-
rant : j à se an hjor.
inô, oignon.
ipopôd{r) , hypocondria -
que; — paralytique. Voir
epopôdr.
ir
, ire, colère; — an ir.
en colère.
m'y, araignée en ter.
isi, ici, ci : dà s là isi.
isit, ici (à la fin des
phrases ou devant une
vo}"elle) : vén vn par isit ?
itani, litanie.
itil, autant.
ilropi::j, hydropisie.
itropik, hydropique.
itil, itout, aussi (Ma-
yenne). Cf. elii.
ityœ(i-/it), tel quel (Pail).
ivernéj, fourrage que l'on
doit donner aux bestiaux
pendant l'hiver (Pail).
jad
jak
ja, déjà ; — reste a ja, res-
ter court.
jâ, jars, m., oie mâle ; —
Chrysanthemum leucanthe-
mum ( Saint- Aubin-du -Dé-
sert).
ja, jeu (Saint-Thomas).
jaboiaye, jaboter.
jabotœ, qui jabote.
jabote, faire de longues re-
montrances (Château-Gon-
tier).
jabotinà, jabotri, jabote-
ment, jaboterie, action de
jaboter.
jabye, v., jabler, donner
des coups de fouet dans les
jambes.
jabyé, f., jablée, action de
donner des coups.
jad, f., plat. Cf. jed.
/^/)'c, m., mauvaises herbes.
jcifye, rejaillir.
jagase, jacasser.
jagô, m. , partie de la plume
d'oie mise au rebut lorsqu'on
fait un lit de plumes.
jngô, a., bavard.
jagote, parler trop ; — fliire
de longues remontrances.
Cf. jabote.
jagrone, grogner en des-
sous.
jagnye, agiter les jambes
dans le vide. Cf. jigîiye.
jak, Jacques, bâton ; — -
jars (Montjean).
jakâ(o), paille de sarrazin
(Ernée).
jakdal, prétentieux, pé-
dant.
jakà, pommes de Made-
26o jno
leine cuites à l'eau et mises
dans du lait ; — geai (Mon-
tourtier).
jûl, f. pi., engelure.
jâl, f., grand pot de terre
(Pail). Œ hdl, hnl; — me-
sure de champs et de liqui-
des (Craonnais).
jaJd', qui a des engelures.
jale, taller (Saint-Pierre-
des-Landes).
jalinas , f. , excroissance
noueuse d'un arbre (Craon-
nais).
jaJô, cuvier.
jaJte, se battre pour s'amu-
ser. Cf. kroee.
janiéè, iamc, jamais : trà
iîir âpre jame, au grand
jamais.
janèt (Voutré), janoi, Co-
nopodium denudatum.
jâoj, jauge, fer que l'on en-
fonce dans les trous de l'âge
d'une charrue et qui sert à
tenir le régulateur.
jâokon, Lolius temulentus
(Vaiges).
jâokiiJc, jeter à terre, ren-
verser (Pail),
jâohtr, inégal, quand deu.x
jar
parties d'un objet ne sont
pas de même longueur.
jàû^ào, souci d'eau, bou-
ton d'or et en général les
fleurs jaunes des champs.
jàopi , avoine à chape-
lets Arrhcnatrum bulbosum
(Landivy).
jtjopitrc, jouer (Chàteau-
Gontier).
jàorc, être étendu pares-
seusement. Cf. jôrc.
japiyœ, jappeur, criailleur.
jar, m,, écaille du pois-
son ; — pellicule; — pierre
qui recouvre la pierre cal-
caire; — bas-fonds, bancs de
sable d'une rivière.
Jarb, gerbe : faire la gerbe
c'est battre la dernière
gerbe. Cette cérémonie se
terminait autrefois par un
bon souper ; faire la gerbe
signifie encore prendre ce
repas.
jarbe, gerber, foisonner
en gerbe.
jarhùJe, gerbeler, prendre
la forme de la gerbe ; — foi-
sonner en gerbe.
jarde, avoir une dartre.
jav
j ardre, jardin; Le D.. p.
203. Voir égrœ.
jardrinâo, qui aime à jar-
diner.
jardrine, jardiner.
jardrinéj, jardinage.
jardrine, jardinier.
jardyào, les Ervum (Pail).
jarke, m., jarretier, jar-
retière. Cf. //.
jarm, germe.
jarmà, jarme, germain :
y se 50 ht:(è èrmive d jarmè.
jaras, Lathyrus pratensis.
jarme, germer.
jars, f., petite brebis.
jarse, gercer.
jarsur, gerçure.
Jarlêle, jarreter, mettre des
jarretières; — chasser (le
bétail). Cf. fért'Upe.
jarte, jarreter, mettre des
jarretières; — frapper avec
une baguette flexible qui
fait jarretière autour des
jambes.
jarxyàÇo), les Ervum (Lan-
divy). Cf. jer:(yâo.
jaspine, jaspiner, tour-
menter, taquiner, gronder.
javéyô, folle avoine, Avena
ja
261
elatior; — petite javelle.
javinar, querelleur, qui se
plaint sans cesse, qui triche
au jeu (Château-Gontier).
Cf. €avinar.
javine, chercher dispute,
se plaindre sans cesse, tri-
cher (Château-Gontier).
javle, mûrir après avoir été
cueilli : met dé mél a javle.
javlé, f., monceau, quan-
tité.
javlô, petite javelle.
javlote, réunir plusieurs
javelles pour former des
gerbes (Pail).
jayn, vidangeur. Cf. fifi.
jà, m., janc, ajonc épi-
neux (Landivy). Cf. bédé,
jégè, jeyô : / n vye hé d miua
jà, la pyer et a fyœr dé ter ;
— mékanik a jà, knp jà,
coupe-ajonc; — f., per-
sonne : il é si bon jà; s et
œn jà bé émaby; s ete, j m à
défi, œn jà grusyer e trapu,
nij dé jvœ e d vi^éj; — au
pluriel, parents : son uni H
a fe ta d mi:(er k al e rtnrne
eci se jà; — le bon jà, les
pauvres.
262 jîih
jàb dû b'ik, jambe de bique,
petit rondin (Laval).
jàbè, douleur dans les
jambes, contractée, par
exemple, à force de danser;
— maladie des pattes chez
les volailles.
jàhet, croc-en-jambes \ fér
la jàhet, donner un croc-en-
jambes; — petit couteau à
lame ronde et sans tran-
chant, que l'on donne aux
enfants. Cf. aniiel.
jàbcye, jambayer, jouer des
jambes.
jàbonc, jambonneau.
Jci Déni, Jean Des-
champs, personnification
du paysan ; Jacques Bon-
homme.
Il était une bique
Qu'avait le couet blanc
EU' passa dans les choux
Les choux à Jean Deschamps.
(Chanson des environs d'Ernée.)
Jà Dusào, Jean-Dusceau,
annulaire, quatrième doigt
de la main.
jàhde, janculer, remuer
sans cesse, ne pas tenir en
jhi
place (Ernée). Cf. jôkiilc.
jà potéj , Jean - Potaige ,
homme qui se mêle de tout.
jà subii, Jean-Surbout,
petit meuble étroit qui sert
aux domestiques de ferme
pour serrer leur linge.
jàlif (//), lit garni.
ji\ je, nous : jù n la :;^-avô
pwè tnivc, nous ne l'avons
pas trouvée.
jêgè, ajonc épineux (Am-
brières, Gorron). Cf. hcdè.
jèlâode, jlâode, v., geler
un peu (Craon).
jôlâodé, f., petite gelée.
jt^Iyot, poche d'habit (Lan-
divy).
ji'iiïï', jmc, jamais (Saint-
Thomas).
jùnà, jnâ, genêt (Saint-
Thomas). Les sorciers
coupent une branche de ge-
nêt qu'ils suspendent chez
eux et, à mesure que cette
branche se desséche, la ma-
ladie traitée disparaît. A la
Dorée, pour faire cesser la
fièvre, on suspendait un ba-
lai de genêt dans la Cha-
pelle au Gobet en Déser-
«
jœl
tines; quand le balai était
sec, la fièvre avait disparu;
— Le Genest, nom de lieu :
et dujnè, être paillard.
jènêbr, genévrier (Pail).
jénif,jnif (biud), bois fen-
du d'où s'écoule un liquide
noirâtre (Château-Gontier).
jêniye, remuer : Jcè te dô,
tu jniy tiijn.
Jènô, Jean.
jènii (Pail), jt^niis, jènuTi,
f., soupirail, trou dans une
muraille, œil de bœuf. Cf.
jônu.
iênwe, genou.
jènyœv, genévrier (Lan-
divy).
jétwer, goupillon. Cf. gi-
peyô.
y^;()'t'r, f.,alluvion, couche
de terre.
jœ, jeu : pràr à sô bô jœ,
prendre en affection ; — prâd
kd'k ۔i^ a jd' d ea, prendre
mal une plaisanterie (La
Dorée).
jœe, jouer.
jœjmà , j uge me n t .
jœle, tomber, glisser, se
dit de quelque chose qui
jén 263
n'est pas consistant, comme
le beurre, la terre, etc.
(Craonnais).
Jœlyo, Jàyo, Juliot, Jules,
Julien.
jœni(r), rajeunir.
jd're, jurer.
jà\ ajoncs. Cf. jà, jô.
jœn, jeûne.
jd'ne, jeûner.
je, m., pierre argileuse,
peu compacte qui tombe en
écailles.
Jean, géante.
jed, f., gède, espèce de
panier de paille long ou rond
donnant la forme au pain et
servant à porter la pâte au
four; — plat en bois dans
lequel on travaille le beurre
(Ernée).
jehèn, gêne, souffrance
(Pail)!^
jchène, geindre, se plaindre,
souffrir.
jejye, gésier (Pail). Cï.jijye.
jélîn, petite poule.
jem, f., gème, poix noire
des cordonniers.
jénàs, souffrance, gêne,
contrainte, situation pé-
264 /O'
niblc, état voisin de la pau-
vreté; tout ce qui est in-
commode.
jénot, jeannote, Conopo-
dium denudatum. Cf. j'iDiot,
jwancl.
jénar, geignard, qui ne
soutire guère et se plaint
sans cesse.
jerbye, Lychnis githago,
nielle des blés.
jcrbyér, f., grande fenêtre
pratiquée dans le mur de-
façade d'un grenier et par
laquelle on fait passer les
gerbes, le foin, la paille, etc.
jerde, jardin.
jerdine, jardiner.
jerdinéj, jardinage.
jerdine, jardinier.
jerdrè, jardin. Cf. jardrè.
jergom, jargonner.
jergô, jargon, toute langue
ou patois inconnu.
jérofyé, giroflée, plante.
jer:^yâo , m . , Vicia sativa
(Vaiges). Cf. v&strô; — les
Ervum (Château-Gontier).
jeyâ, jcyè, j'cyd, ajonc
(Gorron). Cf. bédé.
jeyœ, joyeux.
jc^in, gésine, enfantement.
je, hameçon. Cf. hè ; —
jus de fumier. Cf. jiuè^jhpirè.
jckrtœ, ;, grouillant, re-
muant : y ;/ ctn pivè a fer
aprc ly ékêrbif, s e trô jc-
bcrtœ.
jcbùric, gimberter, se dit
d'un cheval qui court en
dansant.
jcbic, petit foret avec
lequel on perce un tonneau.
jhj, f., jeu de mains; —
gaieté, joie traduite par des
bonds et des sauts.
jcge, gambader comme un
poulain échappé; — jouer.
jcc/, qui aime à jouer.
jcc;et, joie, gambade, jeu
de mains : et â jèget. Cf. gèget.
jègorè, jègnrè, purin. Cf.
jivly — salive.
jejlj homme de peu de
valeur, qui ne sait que
fiire, qui n'avance à rien.
yVy'o/, état d'ivresse.
jcjole, jèjû'oh (Ahuillé),
flageoler, trembler des
jambes, surtout par suite
d'ivresse; — jouer, se dis-
joindre.
JIJ
jhnl, jamais. Cf. jèmè.
jêr, geindre.
jè5e, geindre.
jesmà, plainte.
ji, jit, jet, rejeton, scion,
pousse d'un arbre ; — ti-
mon ; — œufs de mouclies
sur la viande.
Jibrè, Guibray.
jibulet, f., petite giboulée.
jibwen, pi., terme vague
pour éluder une question :
a ka vu servira sa ? — a fér
dé jibwen ; — k a tu la? —
de jibwen pur t àjile h trip
(Château-Gontier).
///, giffle, soufflet.
jife, giffler, souffleter.
jige, giguer, remuer des
jambes. Cf. jège.
jigô, m., jambe.
jigolte, gigoter, remuer
les jambes (Bierné).
jiguyar, celui qui remue
les jambes (Bierné).
jignye, gigoter (Château-
Gontier).
jignyei, nom d'une chan-
son à danser dont le refrain
est jignyei à hâo, jiguyet à bâ.
jijye, gésier. Cf. jéjye.
nr
265
jikè, hoquet. Cf. hikè, luhè.
jikte, hoqueter, avoir le
hoquet.
jJlao, appareil lançant
l'eau ; — gouttière.
jîlé, f., filet d'eau.
jtle, jaillir avec force
(Andouillé) ; — répandre
du jus, par exemple, une
pomme, une mouche écra-
sée; — lancer un jet d'eau.
jilc, gilet à manches; —
veste.
jilété, gilettée : pràr œn
jilêté, faire un bon dîner
(Craon).
jilwer, clifoire, petite se-
ringue que les enfants font
avec un bâton de sureau, à
Château-Gonrier; avec la
tige de l'angélique sauvage,
à La Dorée. Cf. kanjilwer.
jinevr, genièvre.
jipô, jupon, pourpoint.
jirolc (^sè), se rouler (sur
le gazon, sur la paille).
jirone, prendre sur ses
genoux et caresser (Bierné).
jironé, f., gironnée, ce que
peut contenir un tablier.
266
J*^
jironi'l, f., bergeronnette
(Courcebœuts).
jirwete, girouettcr, tour-
ner comme une girouette.
ji:(_ye, gésier. Cf. jijyc,
iejye.
jk a s kù, jusqu'à ce que.
jVtf, juif, glacial ; — bois
jJif, jnif, ou pierre jlif, jniv,
bois ou pierre fendus par la
gelée; dà jniv, dent cariée.
iô, f., joue.
job, niais; — incrédule.
jobard, joubarbe , Semper-
vivum tectorum . Cette
plante est souvent plantée
sur les maisons parce qu'elle
préserve, dit-on, des mau-
vais sorts.
jobe, s'assoupir en re-
muant la tête (Ernée).
joblô, jobyô, jobelot, niais,
jobard.
joee (se), se jocher, se
jucher.
idd, f., soupe de citrouille
assaisonnée d'herbes (Chà-
teau-Gontier). Cf. jol.
jodel, joudelle, sorte de
poule d'eau. Cf. jitdel.
jogan, mauvaise et vilaine
coiffure de femme; — sotte.
jognarde, goguenarder.
joc,rc, croupir (Château-
Gontier).
jok, joc, juchoir, perchoir.
Cf. jiik.
jôkiihi', facétieux, railleur.
jôkitlc, joculer, dire des iii-
daises, plaisanter, se mo-
quer; — remuer (dans le lit
ou sur une chaise); —
renverser dans tous les sens.
jolu, f., radicelle de
plante.
jôiiu, jour de cave, trou
dans un mur (Pail). Ct. /V««.
jor, jour.
jôrc, rester étendu : // «■ la
a jôrc koin à- vyà(o) ; — per-
dre son temps en niaiseries :
ptu- jôrc, pour rire ; — songer
sans penser à rien de pré-
cis. Cf. kôme.
joriji'H, espèce de bonnet.
Cf. jo(;a)i.
jostis, justice.
jût, jote, bette ; — soupe
de citrouille. Cf. jôd.
jolùryào , a m ygdal ite .
/(i^c', /(i^J, Jô:^et, Joseph,
Joséphine.
jô, ajonc épineux. Cf. jà.
jôfé, t., panier ou clisse
tressé avec la tige de la Mo-
linia caerulae (Château-Gon-
tier) dans lequel on fait le
fromage de lait.
jôkule; — se jôkide, s'agi-
ter : y a de ve£ ki ti fô hé d
jôkule kàt ô le tir (La Dorée).
Cf. jàkulc.
jtà hâo, cri pour diriger h
droite un attelage de bœufs.
/m, jus, sur, dessus, à
bas, en bas.
ju (a), hermétiquement.
judel, poule d'eau. Cf.
jàdel.
jude, ajonc, genêt épi-
neux. Cf. hudè.
juf, huppe (des oiseaux)
(Château- Gontier). Cf. /«/.
jufe, huppé : piiljufe\ —
bouffant, relevé (se dit des
robes ou des cheveux).
jngè, ajonc. Cf. jègè', —
Julien.
jiij, huche, pétrin, coffre.
Cf. /;«/, me.
jujœ, jugeur ; — jujœ d
yâo, charlatan ayant la pré-
tention de deviner la nature
jur 267
des maladies par la seule
inspection de l'urine et sans
voir les malades.
JHJe, stupéfait; — abattu
par la peine.
jule, gratter.
Julyâ, Julyot, Juye, Juyot,
Julien, Julienne. Cf. plyo.
jumJas, gynmastique.
jtiinyâod, jumelle : dé tôr
jiimyâod (Saint-Berthevin).
jup, huppe (oiseau).
jiipœ, celui qui crie, qui
appelle à haute voix.
jupe, appeler en criant.
Cf. hupe, luele.
jupe, huppé.
jupe, f., cri pour appeler
quelqu'un : fér œn jupe; —
jupe, m., distance à laquelle
un cri peut être entendu. Cf.
hupê.
jupitar, Jupiter, enfant
turbulent, méchant. Voir
kupidô; — i?'îL d Jupiter, as-
semblage de deux morceaux
de bois au moyen d'une clet
en bois qui serre davantage
à mesure qu'elle s'enfonce.
juris, juriste, homme de
loi; — jureur : mon um e
268 jiif
holcr (f pl'un:;^, nié i n c pivl
j II ri si.
jiinij., habitude Je jurer.
JKni, jureur, prêtre qui
avait prêté serment à la
constitution civile du clergé;
— qui a l'habitude de ju-
rer.
j'ust, juste : kont ili' jusl,
comme il est juste : / à erô
mit par, hom dé just ; — just
kûiii la kiV d â'ii pi, juste
comme la queue d'une pie,
se dit ironiquement à une
personne qui prétend qu'une
chose est droite lorsqu'elle
ne l'est pas.
jûte, rendre du jus en
parlant d'un morceau de
viande rôti ou d'un fruit;
— se percher, se coucher.
juyè, m. pL, ajoncs.
ju, jour, certaine mesure
de terre : autant que deux
bœufs peuvent labourer un
jour d'été; — perchoir. Cf.
jilk.
jîi-ee, jucher, monter au
perchoir (Pail). Cf. juke.
jiiewcÇr^, juchoir.
jiij\ huppe des oiseaux
jiir
(Landivy). Cf. jiif.
jitflc, huppé, oiseau por-
tant une huppe. Cf. jupe.
jîifii, joufflu.
juk, m., perchoir, lieu où
les poules couchent (Landi-
vy, Gorron). Cf. jok.
jiike, monter au perchoir,
Cf. jit^e, jûte.
jiipix, f. , Arrhcnatrum
bulbosum.
jitr, jour, journal (de
terre) ; — ;«'(0 ^" iffién, jour
sur semaine, chaque jour de
la semaine, sauf le diman-
che et les jours de fête.
On dit dans le même sens :
(V ta le jiir ; — eî à se Ut Je
jur, être revêtu de ses habits
de tous les jours, par oppo-
sition à être en dimanche.
j-nri, f., jeu, jeu de mains.
jiirnalyer , journalière,
herse formée de deux par-
ties articulées, employée
pour onduler les billons
(Landivy).
jiirnâo, journal, mesure
de terre valant : à Laval,
Craon, Château-Gontier,
52 ares 72; à Mayenne,
\
Landivy, 48 ares; à Ernée,
Lassay, 40 ares 83.
jùrnaye, r, journilier,
-ère, qui est sujet à changer;
qui a la physionomie chan-
geante, suivant les impres-
sions ; — homme qui se
loue à la journée. Cf. ahuc.
jval, cheval; — jval d
espaij ; — jval d or, Cetonia
aurata; — jval gri (espèces
de cétoines); — chevanne.
Cf. jvérn.
jvale, faire des ordures de
tous côtés comme le che-
val.
jvâo, cheval : jvâo d
espan ; jvâo d or; jvâo gri; —
au pluriel on dit plutôt jval
que jvâo ; — vyœ jva, gnt
jva est, à Landivy, une in-
jure.
jvaye : jvaye d II, jvaye d
mbr, chevalier de lin ou
de chanvre. On appelle ainsi
une petite portion de lin ou
de chanvre étendue sur un
pré pour le rouissage (Craon-
nais).
jvœ, jvœl, cheveu : il a du
inpè, mé gér dé ivœ, expres-
jiva 269
sion proverbiale à Landivy;
quand une personne emploie
fréquemment la locution
« si je veux », on dit : 5/
jvœ, sa n fè pa œn fort peruk
(L.D.).
jvel, jvè, frange de la
nappe.
jvèrn, jvèrn, jvèrnâo, che-
venne, poisson blanc d'eau
douce.
jvir : 6è jvir de, jouir de sa
chevance, de son bien ; —
venir à bout : y puvyô pu mi^
à jvi{r).
jviye, mettre en cheville
ou en tête devant des che-
vaux ou des bœufs un che-
val bien dressé,
Jvolyer, Chiffolière, ancien
nom de la Place de la Mai-
rie à Laval.
jwa, jîuè, assez, suffisam-
ment, s'emploie toujours
avec une négation : sa n fe
jwa; i n y an a jiuc (Gorron,
Izé).
Je ne me trouvais jouai forte
pour une telle entreprise.
(Dict. Lavallois.)
jiuanè, précoce ; — pcr de
270
JlVl'
jii'am't, espèce de poires
mûres en août.
jwanel, Conopodium dc-
nudatum, petit tubercule
bon à manger que l'on
trouve auprès des haies
(Pail). Cf. janot, jenot; —
petites pommes de terre pré-
coces dont le fond des yeux
est coloré en bleu violacé ;
— pomme de terre en gé-
néral; — menthe; pimpre-
nelle (Craonnais). Cf. anet.
jwas, {., mauvais joueur,
qui ne sait pas jouer.
jwase, folâtrer (Chàteau-
Gontier).
jiuasri, folâtrerie.
jivasyào, celui qui aime à
jouer.
jwêdà, joignant.
jwêr, joindre.
jweU, f. , plein les deux
mains réunies.
jwète, unir, réunir.
jiuètry charpentier ou me-
)yo
nuisier s'occupant des tra-
vaux que nécessitent les
moulins (Pail).
Jwi, Juif.
jw'inc, s'amuseràdes riens.
jiveru , chevenne, poisson
blanc de rivière. Cf. jvcrn.
jû'c, purin des fumiers et
des étables (Montsurs,
Evron, Sainte-Suzanne, Lan-
divy). Cf. jegnrè.
jil'ifte, jouter, lutter; —
jubiler (Saint-Thomas).
jivilè^ juillet.
Ju'iije, Ju vigne.
ju'i{r^ (sf) : se chevir de,
maîtriser (Ernée). Cf. eiK'ir.
jil'iy, cheville.
Jû'iyardri, Chevillarderie
(Ernée).
jyà, ajonc épineux.
jyc'le, jeter.
jyœ, jeu.
jyô, ajoncs épineux (Ma-
yenne). Cf. jyà, jà.
kab
kab
kà, quoi. Cf. kê : dé kà,
quelque chose; quoi? : ave
d kà, avoir de l'argent ; —
bâo kà,hii\ objet quelconque.
Cf. fê.
kâ, clef; — petite bar-
rière du jardin de la ferme,
faite de branchages ou de
rameaux d'osier entrelacés.
kabâ, cabas, sorte de pa-
nier en paille (Château-
Gontier); — sone l kabâ,
sonner le fêlé. Cf. Jcabrè.
kabajcti, kabajiti, mauvais
petit bâtiment, ou petite
pièce d'une maison où l'on
dépose un peu en désordre
toute espèce d'objets; —
mauvais meuble.
kabalu, cabaleur, qui ca-
bale.
kabane, cabanier, bohé-
mien, qui voyage dans une
roulotte. Cf. kàbu^ye.
kabâo, kabâ, clabaud, petit
chien.
kabâode ,d2i\):màQr , aboyer.
kabas, bavarde.
kabase, bavarder.
kabasô, m-AUvais chaudron;
— bavard ; — objet déla-
bré en général : œ grà kabasn
d mé^ô; — œ grà kabasô d
vwetur.
kabasri, f., bavardage, dis-
ours long et diffus.
kabasn, qui parle sans
cesse.
kabasye, -r, bavard, -e.
kabèrnâo, réduit obscur
dans une maison..
2"2
hah
ktihijili, petit réduit. Ct.
hahajiti.
kahinè, cabinet, armoire
à un seul battant, oii l'on
met le lineje et les vête-
ments. On dit aussi : hahinc
jà siilni.
kabistyâo, meuble ver-
moulu. Cf. kabàsyâo.
kabiy, maisonnette.
kâbl, individu gros et
grand (Pail) : à' (;iv kâbl.
kabâ, cabot, ancienne me-
sure de grains en Norman-
die. On dit dans le Bas-
Maine : // a la têt gras kom
œ kabô. Cf. eabô.
^abô, flaque d'eau, or-
nière (Craon),
kabo€, clou servant à fer-
rer les chevaux (I/é); —
sorte de clou à sabot; —
têtard de grenouille (Lan-
divy). Cf. kœ d pwcl. Cf.
kabos.
kabdfc, marteler.
kabonj, borgne. Cf. kalorn.
kabôs, endroit bossue ; —
tumeur à la tête par suite
d'une chute, contusion ; —
caboche, tête dure; Le D.,
ka^
p. 14 f; — clou à grosse
tête.
knbdsc, cabocer, bossuer;
— malmener.
kabàsyâo, objet kabàse,
meuble vermoulu.
kabàsiir , protubérance ,
bosselure : œ £âodrô pyc d
kabôs II r.
Jcabote, aller à travers les
ornières.
kabra, kabrc {sone lu), son-
ner le fêlé (vase, assiette,
sabot, mauvais tambour).
kabii'e, cabuser, tromper,
abuser.
kabiisyâo, vieux chaudron,
vieux vase servant de débar-
ras. Cf. kabasô.
kabwayc, souliers lourds et
pesants.
kabye, câbler, abattre les
sillons d'un champ après le
passage de la charrue. Cf.
£abye.
ka^iijar, chicaneur.
ka^ine, chicaner.
kaemukc, qui fiiit tout en
cachette, même les choses
les plus innocentes, cachot-
tier.
kasmut, f., secret, cachot-
terie : aie a la kaemiit, aller
sournoisement.
ka^mute (se), se cacher,
kadâbr (gi'à^, grand ca-
davre, individu de haute
taille.
kaden, chaîne de fer avec
laquelle on attachait autre-
fois les forçats : vyï dô vé,
via la kaden ki pas, i nwtà
Bâovè.
kadol, mare isolée dans la
campagne (Château-Gon-
tier).
kadr, cadre, gravure en-
cadrée, tableau.
kadret, quadrette, jeu de
cartes qui se joue à quatre.
kaf (pér de), paire de sa-
bots que les femmes mettent
par-dessus leurs souliers; —
mauvaise chaussure.
kafar, cafard, gros garçon.
kafèt, f. , mauvais café.
kafi, bouffi, enflé.
kafker, cafetière, femme
qui tient un café.
Isafte, claveter, remuer la
clef d'une porte pour indi-
quer qu'on désire entrer.
G. DoTTiN. — Glossaire.
kak 273
hafyer, cafetière.
kafyeré, f., ce que contient
une cafetière.
kagnà, cadenas (Pail).
kagnase, cadenasser.
kagn, objet sans valeur.
kahotu, cahoteux, qui
cause des cahots. Un che-
min cahoteux est un che-
min rempli de pierres dans
lequel les voitures éprou-
vent des cahots.
kajé, f., oiseaux mis dans
une cage , cage pleine.
kajibi, kajibiti, petit réduit
(Landivy). Cf. kabajiti, ka-
jubi.
kajolmà, cajolement, ca-
jolerie.
kajot, kajrot, f., fromage
non délayé dans du lait et
sortant de la forme.
kajtibi , petite loge ,
mauvais hangar, mauvais
meubles. Cf. kajibi.
kajiil, cabane. Cf. kahiit.
kak, mou : lèj kak, linge
mal empesé (Saint-Aubin-
du-Désert).
kak, f. pi., dents (terme
enfantin).
18
74
kak
Icdk, claque, nature molle.
kahauoi, f. , contusion.
Ct. kokmél.
kakâoih', bavarder. Cf.
kakayc, kahase.
kakâodc, f., grande quan-
tité (Saint- Aubin -du -Dé-
sert) : œn kakâodé d kiyô.
kakarde, jacasser (surtout
en parlant des pies ou des
oies).
kâkaye, kâkeye, crier
comme la poule, la perdrix
ou l'oie; — bavarder en
élevant la voix et en riant
aux éclats.
kakètwer, caquetoire, la-
rynx.
kake, claquer.
kaké^e, caqueter, bavarder,
babiller.
kakin, f. pi., dents (terme
enfantin). Voir kak, kakô.
kakô, m., dent canine; —
œuf; — noix; — caquet;
— hoquet ; — petit soulier
(terme enfantin) ; — vase
de terre ou de bois.
kako^e, bègue.
kakôs, bègue, qui parle
avec difficulté.
kal
kiikiw, bégayer. Cf. kik-
lOllt\
kakàsmà, action de cacos-
ser, bégayement, ânonne-
ment.
kakosyno, vase de terre ou
de bois. Cf. kakâ, kosyâo.
kcikdt, noisette; — dent
(terme enfantin). Voir kak,
kakô, kakin.
kakolc, caqueter, bavar-
der; — avoir le hoquet;
— bégayer. Cf. kakàse.
kakàtiiià, bégaiement.
kak us, piquette.
kakiise, chuchoter. Cf.
mes.
kakiisri, f. pi., causeries à
voix basse.
kal, f., gros morceau (de
pain). Cf. kalô.
kalabr (Jutri la), courir la
calabre, courir au loin; —
// et a la kalabr, il est dé-
braillé.
kalâbr, f., ardoise ou
pierre plate de grande di-
mension (Pail). Ct. orna;
— grosse perche qui dans
les moulins à vent sert à
mouvoir le toit roulant. Ct.
kal
egiùiy; — m., cadavre,
corps : kœ kahïbr dé j'vdo,
dit-on d'un grand cheval
vigoureux; je n se pu k fer
a ma puv kalâbr.
kalâo, a., qui a les genoux
en dehors.
kalar, a., qui Jcal.
kalàburdêii, ca.lemhredame,
bourde, vain propos.
kalàdr, f., bouvreuil.
kalbas, niais, imbécile ; —
vàd la kalbas, livrer un se-
cret.
kalbaslÇr) (jréne la), me-
ner une vie débauchée, cou-
rir les filles.
kale, caler, assujettir; —
— hésiter, céder, reculer
devant un défi, une propo-
sition, faiblir devant une
menace.
kale, riche, heureux, qui
ne manque de rien.
kalèstrad (kuri la), vaga-
bonder, vivre en aventurier.
Cf. kalabr, kalistrad.
kale, callin (Archives de
la Mayenne, B. 2825, fol.
28 v°).
kalibari, charivari .
kal 275
kalibèrdydo (a), à califour-
chon.
kalibnrnè, ruche d'abeilles.
kalifur^ê, m., culbute.
kaline{s), se câliner, se
ménager, prendre un soin
excessif de sa personne, de
sa santé.
kalistrad {knri la), courir
le guilledou, fréquenter (la
nuit surtout) des lieux sus-
pects.
kalô, m., cale, gros mor-
ceau de pain ou de viande;
— paquet (de cartes) : fér le
kalô, faire le paquet, pré-
parer les cartes, tricher au
jeu; fér sô kalô, s'arranger
pour avoir la meilleure
part; s'enrichir (Landivy);
— paille de sarrasin (Mon-
taudin). Cf. jakdo; — pom-
mé, sorte de marmelade de
pomme très cuite. Cf. kèlô.
kalomni, camomille, An-
thémis nobilis. Cf. kaminèt.
kalonye, canonnier.
kalorè, chapeau.
kalorn, calorgne, borgne;
— louche. Cf. kaborn.
kalonjdo, chapeau.
2-6
kan
kiilii, calcLir, qui a l'habi-
tiide de céder, de reculer.
kaliie, louche.
kahiriK m., kalitrcl , t.,
calotte, coirture.
kiilvi'tjc, celui qui aide un
ouvrier, par exemple un
maçon (Saint-Aubin-du-Dé-
sert).
kniniiii'l, camomille.
kaininà, petite épingle.
Godbert a entendu employer
ce mot par des femmes qui
avaient habité la Sarthe.
kaniiyâo, fainéant. Cf.
niiyào.
kaniiyâodri, f., réunion de
fliinéants.
kamlàt, f., marchandise,
surtout draperie; — com-
plot.
kamlàle, porter la balle sur
le dos comme font les col-
porteurs ; — comploter, se
parler à voix basse.
kainloiye, marchand de
drap ou de toile.
kainiijy, chandelle.
kamyôné, f., ce que peut
contenir un camion.
kan, f., canne, tube en
kii)i
ter-blanc servant à prendre
un peu de cidre ou de
vin dans une barrique par
la bonde (Château-Gon-
tier); — femelle du ca-
nard : fér la kan, faire le
plongeon.
kanapsa , kanaspa, vieux
meuble usé.
kanar, petit canal dans
une prairie, petit ruisseau,
rigole.
kananiye, marchand am-
bulant qui vend des chan-
sons et des complaintes ; —
canal, petit fossé plein d'eau.
kanè, petit canard ; —
tube en fer-blanc pour pui-
ser le cidre par la bonde.
Cf. kan.
kane, canner du vin ou
du cidre dans une barrique
c'est en tirer une petite
quantité par la bonde avec
une kan.
kanet, bille à jouer. Le
mot biy est inconnu. \'oir ko;
— petite bobine ; — kanct
dû. £cn, galle des feuilles de
chêne.
kùni, petit canard, terme
han
d'affection ; — chien (terme
de mépris) : hœ vile kâni;
— au figuré (injure) : lyà
kmii (Ernée).
hanifnr€è (fér If), faire la
culbute. Cf. halifureè.
kânige, parler du nez.
kanik, lait avec sel et
poivre.
kanivyâo, rigole, petit con-
duit en terre ou en pierre
pour diriger les eaux.
kaniye, produire du bruit
en respirant difficilement
par le nez. Voir kanicy.
kaniyé, f., Lemna (plante).
kan jihuêr, clifoire, petite
seringue en sureau ou en
angélique sauvage (La Do-
rée) que font les enfants
pour lancer de l'eau.
kanô, mesure de capacité
pour les grains, le cinquième
de l'hectolitre (Ernée) .
C'est la même mesure que
le boisseau de Laval.
kan pehuer, canne pétoire,
canonnière, petit bâton de
sureau ou d'églantier dont
la moelle a été enlevée et
avec lequel les enfants
èào 277
lancent par le moyen d'un
piston de petites balles de
papier, de filasse, etc.
kanpè, calepin.
kansô, caleçon.
kanîé, f. , Lemna, len-
tille d'eau, plante aquatique
qui souvent couvre entière-
ment les sources d'eau vive
et que les canards recher-
chent. Cf. kaniyé.
kante, marcher comme
une cane, en se balançant,
(se dit d'une femme).
kaijar, kanâ, cagneux, qui
a les genoux, les jambes
tournées en dedans.
kâodié, kàdlé, f. , fromage
non séché, détrempé avec
du laiton de la crème.
kàofc, kôfé, f., con soude,
Symphytum officinale (Pail).
kàokâo, cri pour appeler
les cochons; — petits co-
chons.
kàol, eau-de-vie de cidre ;
— mauvaise boisson. Cf.
tyâol.
kàolc, f., soupe; — kàoJé
dàfà, trâlée d'enfants.
kàolc, quêter.
278 kar
kâox, cause : / à se t i la
kâo:(^j ma? Est-ce de ma
faute, à moi ?
M):(/75,causance. question,
parlance (Montaudin, Lan-
divy) : / un é hâo::às par eœ
nu.
kào:^e, ^do^e, causer d'af-
faires : / tnivi à ki hâo:{e, il
trouva son maître.
kâoxinà, causement, con-
versation.
kapaby, capable.
kapel, chapeau (G.).
kapitje, capigner, se battre,
se disputer, polissonner
comme un écolier.
kapituhi, capiteux.
kapô, capot, cape, pèlerine
autrefois en usage dans les
campagnes. Pour aller aux
enterrements, les femmes
mettaient leurs capots.
kapriydl , cabriole.
kapH€, capuche, capuchon.
kàpyâo, copeau. Cf. kica-
pyàc.
kar , m , cerf; — f. ,
chair : et à bon kar, avoir
bonne mine.
karabè, carabin, sarra/in.
knr
blé noir : sif Jiy a pase dà l
karabè, elle a jeté son bon-
net par-dessus les moulins;
karabè tatar ou iartar, Poly-
gonum tataricum ;
Montjean voisin de Bretaigne
Portera pour son butin
Une galette d'aveine
A demi de carabin.
(Noël du comté de Laval.)
paysan qui sème et récolte
le blé noir. Cf. karâo.
karabine, carabinier, hom-
me habitant le pays où l'on
cultive le carabin.
karabine, faible, qui n'a
plus guère de force, qui est
en mauvais état.
karak, gosier de l'oie.
karake, crier (en parlant
de l'oie).
karakter, caractère, consti-
tution.
karà{o), sarrazin (Ernée,
Landivv) : pè d karâ; —
bouillie de sarrazin; —
planche de bois.
karase, parler beaucoup.
karàbolad, carambolade,
plaisanterie.
Jmr
karàbole, caramboler, plai-
santer.
karà€Ô, baquet, petite auge.
karbéydo, m., enfant qui
marche les jambes écartées.
karheye , écarter (les
jambes). Cf. ékarbeye.
kart', a. : et kare, être pre-
mier à jouer (au brelan).
kareÇsê), se carrer, mettre
un enjeu au brelan.
karé, f., endroit : y a de
karé u h n ô n kâo:( pa kom
sa; — / byè n a puse k par
karé dà stèm.
kareyœ, kareyu, carrier.
karfœy, cerfeuil.
kari, f., carrée de lit.
karimdni, cérémonie. Voir
kérénioni.
kariyô, grosse pierre,
grosse motte de terre (Pail).
karkà, bête maigre et mal
faite : meg kom œ karkà.
karke, quartier.
karku{l), calcul.
karmènol, carmagnole, ha-
bit rond.
karn, chair, viande ; —
charogne, expression inju-
rieuse.
kar 279
karnyâo, cerneau.
karôke, -r, carottier, -ère,
qui est habitué à dire des
mensonges.
karàs, m., carrosse, petite
case en bois dans laquelle la
femme se met à genoux
pour laver le linge.
karôt, carotte, mensonge,
conte ; — pé d karot, poil de
carotte, cheveux rouges.
karohi, :{, carotteur, qui
est habitué à dire des men-
songes.
karpyâo, carpeau, carpil-
lon.
J' faisons des sauts comme des
[carpiaux.
(Ronde.)
kartdo, quartaut, petit
tonneau.
kart a taba, carte à tabac,
bureau ou débit de tabac :
si j p'itvyô opfèni la kart a
ta 'a.
kar té, clarté.
kartel, f., morceau, tran-
che; — jumelle (fille).
karlele, tailler en quar-
telles, couper; — mettre en
planches.
28o kar
karlèye, disposer des
planches les unes sur les
autres dans deux sens diffé-
rents ou en les séparant par
de petits morceaux de bois,
afin que l'air puisse circu-
ler entre chaque rang et sé-
cher le bois ; — faire passer
les roues d'une voiture en
dehors des ornières; —
monter une côte en lacets,
d'où, au figuré, prendre des
biais; — plier le linge en
quatre, à grands pHs, quand
on doit l'étendre une se-
conde fois (Ernée); —
fendre.
karue , maison (Am-
brières).
kanuè, carroi; — carre-
four, chemin.
karyâo, carreau, planche
d'une certaine épaisseur : du
karyâo d eatène ; — madriers
de bois placés à l'intérieur
du pressoir et qui servent à
la pression.
karyâole, foire ou tisser
des carreaux, de petits des-
sins carrés dans une pièce
d'étofie.
kas
karyô nc^a, caillot-rosat,
nom d'une poire un peu
pierreuse qui a un certain
goût de rose.
kàs, boîte, caisse, tiroir ;
— grand plat servant de
lèchefrite.
kasbu\Ô, casse-bouillon,
personne hardie.
kasèryâo, chemin en mau-
vais état.
kasè, casset, étui à aiguilles.
kase, casser, déchirer,
user : / a kor kase ta kuldi.
kasèr, cassure, déchirure
(Saint-Thomas).
kasè, godet (Pail).
hasi, cassis : kasi d pyer,
monceau d'objets brisés.
kaïin, cassine, petite mai-
son, petite case; — La Cas-
sine, nom de lieu.
kaskrut, casse-croûte, fai-
seur de mariages, entremet-
teur.
k(isinu:(yào, casse-museau ,
sorte d'échaudé.
kasô, couteau à châtrer.
kûsdte, casser menu.
kasô d sukr, morceau de
sucre. Cf. pxcr.
I
M
kastiy, groseille à grappes ;
le mot groseille désigne
exclusivement la groseille à
maquereaux; — au figuré,
noise, altercation, querelle,
dispute : £er€e kastiy ; —
castine, pierre calcaire, d'un
gris blanchcâtre, qui, mêlée
avec le minerai de fer, en
facilite la fusion.
kastiye, groseillier à grap-
pes.
kastànad, cassonade.
kastorin, chambre de sû-
reté.
kastrôl, casserole.
kastu, kastity, chambre de
sûreté, violon : met à kastu,
ô kastu. Cf. kastorin.
kaswé, f. pi., les deux cô-
tés d'une charrette (Saint-
Pierre-des-Landes). Cf. ridel,
hè\.
kasyâo, casseau, caisse de
blanchisseuse (Pail). Cf.
kards.
katakwè, m., queue.
katâo, femme de mau-
vaises mœurs, catin ; —
poupée en mauvais état
(Craonnais).
kat 281
katapyàm, cataplasme.
katarn, fragile, difficile à
conserver. Cf. katerœ.
katéeèni, kateeim, katesis,
catéchisme.
katér, m., catarrhe; —
maladie quelconque; — con-
vulsions des enfants (Mon-
tourtier). Cf. viâo d elà.
katerœ, katern, fragile,
difficile à conserver ; —
dangereux, aléatoire : le jval
s et œn uiarfàdii bè katerœ^.
Cf. gàdiyœ.
katêye, côtoyer.
katè, catin, poupée.
katine, soigner attentive-
ment et déUcatement (quel-
qu'un); — se katine, se blot-
tir.
kati(j-\ quatir, caresser,
traiter avec grand soin ; — se
katiÇr), se presser contre
quelqu'un ou quelque
chose avec l'intention de se
cacher ou de s'abriter.
katlan, katlen, katolèn,
gilet tricoté que les paysans
mettent pour se préserver
du froid (Montaudin); —
couverture de lit en laine
282
èav
(xMontourtier, Ernée, Lan-
divy).
katô, fille de mauvaise vie :
e fè la katô; — vieille
femme laide et mal vêtue.
kain' ta dé pcr de Dyâoin,
quatre-temps d'automne.
katii, tout objet dont on
ne peut se rappeler le nom.
k a tu la, sobriquet donné
aux employés de l'octroi
qui souvent demandent :
qu'as-tu là ?
katiirnwer, échalier à
gauche. Voir kayet.
kav, cave, trou fait en
terre, fosse; — endroit pro-
fond dans un cours d'eau;
— Les Caves, nom de lieu.
Isava, m., suie durcie.
kavalri, cavalerie, l'en-
semble des chevaux d'une
ferme.
kave, dupe, attrapé, en-
foncé.
kavé, f., vipérine, Echium
vulgare.
Isave, claver, verrouiller.
^avlé, clavelée ; — vipé-
rine.
kai
kavrœ, m , tarière (Lan-
divy).
kay, caille, de couleur pie.
kay, f. pi., caillebottes,
lait caillé coupé par mor-
ceaux, que l'on sert dans
du lait doux, et saupoudré
de sucre.
kaxbôte, commencer à cail-
ler.
kaye, pommelé : œ sycJ
kaye.
kaycl , f . , caille- lait, Ga-
lium cruciatum ; — herbe
drue et fournie que l'on
trouve dans les prés (Medi-
cago lupulina); — échalier
à droite.
kay le, caille-lait, Gallium
cruciatum et espèces voi-
sines.
knyà, caillou; — reste de
bouillie attachée au fond du
poêlon ; — caille-lait.
kayàt?, fromage blanc.
kayr, cuire. Cf. Irr.
kayii, caillou, callosité
des mains et des pieds ; —
faïence fabriquée A Saint-
Denis-d'Orques (Sarthe).
ka:{ak, oie femelle.
kàe
ka^jmà, quasiment, pres-
que, à peu près.
kà, clan, petite porte à
claire-voie pour le passage
des hommes et des ani-
maux mais non des voi-
tures; — contr'huis. Cf.
kôtribi,
kabè, combien : kâbê k 5
et i? Cf. kôbè.
kâbrà, cahot d'une voi-
ture (Pail).
kàbu:(, cambuse, roulotte,
voiture de saltimbanque ;
— chaumière.
kàbu:(ye, cambusier ; —
habitant d'une roulotte.
kàbwé, m., cambouis
(Saint-Thomas).
kàe, Festuca caerulea. Cf.
gê€.
kàe, clenche, f., espèce de
loquet qu'on ouvre en ap-
pu3^ant le pouce sur la par-
tie extérieure. Cf. piisye; —
verrou de bois ; — crochet
de fer pour attacher le seau
au bout de la corde à puits.
kàeè, clencher, fermer
une porte en dedans avec
un verrou de bois.
kàt 283
kàeè, petit verrou.
kàfwin, f., chaumière
(Gorron, Bais).
kâqren, gangrène.
kàgrenu, dont les blessures
se gangrènent facilement.
hàkala, quante y a là ?,
question que l'on pose quand
on joue à faire deviner com-
bien on tient d'objets dans
la main fermée.
kàkr, cancre, dur, intense,
vif : œ fre kàkr.
kàp, femme qui boite.
kàpan, f,, campane, clo-
chette que l'on met au cou
des chevaux (Jublains).
kàpe, boiter.
kàpè, in, clampin, boiteux,
clopin, écloppé ; — musard,
fainéant, paresseux.
kàpen, campagne.
kàpine, boiter, clampiner :
/ s n aie kàpè kàpinà ; — au
figuré, travailler lentement,
avec indolence.
kàpir, f., pomme de terre.
kàtè , avec; — s ku£e
kàt le pul , se coucher de
bonne heure. Cf. kôtè, à.
284 hûn
Si v' voulez venir quante nous.
(Pastorale 6.)
hàlc, chanter, braire; — s
kàte, se pencher. Cf. akàte.
kàt e hà, du même coup,
en même temps ; — au fur
et à mesure.
hè , explétif, après sa.
(Voir sak) ; — après kà, hè :
a hc h tu pas; — après dô :
la panré dô k^ j y à doni la
tneké ; — comment : kè j pnvô
H nàpéee sa ? ; — k è m di,
k è m a di, à. ce qu'elle me
dit, me dit-elle.
h'iâo, kèlô, gratin de la
bouillie (Landivy); — pom-
mé (Château-Gontier). Cf.
kalô.
kènà, quenas, petit enfant.
kènào, penaud ébahi.
kénay , knay , pi., que-
nailles, enfonts. Cf. garsay ;
— tenailles.
kénayô, enfant.
kéne, enfants.
Mère o syens qu'nez.
ms. 16
kânc, caneton, jeune ca-
nard.
ki'n
kt^nél,ktiel, quenelle, f^uis-
set (Saint-Thomas) ; —
chantepleure (Château-Gon-
tier).
h'nêt , jeune cane; —
ccuelle (Ernée).
ki^ni, canif. Cf. (;t^/;/.
kùnikè, fromage à la
crème, lait battu (Pail).
kùuiyc, f., grande bande
(d'enfants) (Pail) ; — Lem-
na. Cf. kaniyê.
kènô {reste a), rester coi.
kânà , mesure de capacité
de 25 litres; — son con-
tenu (Saint- Aubin -Fosse-
Louvain).
kôfiol , quenolle, pomme
d'Adam (Pail). Cf. ^t'nol.
kt')iot, dent d'enfant. Cf.
kakô.
k('iio\, quenouille ; — co-
lonne qui supporte la carrée
des anciens lits.
ktnoyé, quenouillée, que-
nouille; — arbre fruitier
taillé en pyramide.
kènô, canon.
kûnsô, caleçon ; — cres-
son.
kî'iiiif, lucarne.
kèr
kêrœr, crieur.
kérele, gronder, répriman-
der. Cf. dispœte.
kèrkè, chrétien.
kèrmayer, crémaillère.
kénnayone, crémaillonner,
remuer la crémaillère; —
secouer fortement (une
porte pour se la fliire ou-
vrir) (Mayenne).
kènnayô, crémaillon, pe-
tit enfant.
kernel, crénelle, robinet
en bois; — crénelle, cylindre
en bois évidé sur lequel on
enroule le fil ou le coton.
Voir €àtlè.
kérnele, creneller, faire un
bruit comme la crénelle qui
tourne : tmi^: dô td né; via
œn dèmyœr k tu kernel.
kérnâo, créneau ; — par-
tie réservée aux veaux de
lait dans l'étable (Château-
Gontier); — vieux vase
brisé.
kèrpyào, le plus petit oi-
seau d'une couvée : ta, mô
gà, tu va ave l kérpyâo, pas kè
tu n a pa môte dà l àb, ma j
va ave l pu dru (Montau-
kêr 285
din); — enfant chétif. Cf.
hrp, mi:Q'en.
kèrsel, crécelle, clisse ser-
vant à faire égoutter les fro-
mages.
kèrsiÇr) , presser , serrer
(quelqu'un); — se resser-
rer, se ratatiner, geler; —
crever, mourir.
kc^rsô, cresson.
kérte (5), se creter, s'ha-
biller avec recherche; —
se pavaner (Pail).
kèrte, bien campé; —
propre, bien vêtu : et è bè
kèrté! (Cossé).
kèrti, couvert de vermine
(Cossé). Cf. gérti.
kèrtye, chrétien. Cf. kèrkl.
kèrvasô, crevasson, ani-
mal qui dépérit. Cf. kèrvô.
kérvat, cravate.
kérve, crever.
kérvéxp, crevaison, mort
(d'un animal) : // a opère sa
kérvi'iô.
kèrvô, crevot, gourmand;
— crevasson.
kériueyer, crouière , pie-
grièche. Cf. pi krweyer.
286 hi-
kèriva , cruau , sorte de
hinde (Landivy).
kèryatiii, créature, jeune
fille, souvent pris en mau-
vaise part.
kèryà, glissant.
kèrye, pleurer en criant;
— glisser.
kèryn, crieur, criard.
kèr:{iyone, grésillonner.
kèlc, fromage puant.
kùto)ie, quetonner, bé-
gayer. Cf. aktone ; — mar-
cher à petits pas.
kètô, bègue (Pail).
kêtu, f., cuiller (Ernée).
kétît, quetou, pommé, mar-
melade de pommes (Châ-
teau-Gontier). Cf. kéldo.
kèyâo, grattin de la bouil-
lie (Landivy). Cf. kèlâo.
kœ, ^œ : kœ d alen, queue
d'alêne, mésange à longue
queue (Montenay); — Jjé
d pwâl, mésange à longue
queue; — bergeronnette
(Saint-Thomas); — têtard
de grenouille (La Dorée).
Cf. kabù€\ — kœ de rnar,
Achillea millcfolium (La
Dorée) ; — fer la kd' , déro-
ber.
kâ-, clos (Saint-Pierre-des-
Landcs).
Ijà', f., clé (La Dorée).
JçiV, quel, quelle : ^œ mate!
pas possible ! ; — coup.
kœde, couvrir (en parlant
du mâle) : s et œ miuâ jâ, j
é yu bào l met su la pirôt, i u
vyœ piuè kœde.
kœdr, kœdr, f., coudrier,
coudre, noisetier (Lar-
champ). La baguette divi-
natoire pour découvrir les
sources et les trésors est en
coudrier. Elle a la forme
d'un V; les deux branches
ont une lono;ueur d'environ
I) centimètres. Pour s'en
servir, on place à chaque
bout de la fourche l'index
de chaque main et on la tient
suspendue de façon que le
nœud soit dirigé en bas. Le
nœud est attiré vers le point
où est la source ou le trésor
comme le fer est attiré par
l'aimant (Dr. L.).
kœk, queuque, quelque :
kœkœ, quelqu'un, quelques-
i
uns ; kœk ^ut^, kœk ptit m^,
quelque chose; kœkfè, quel-
quefois.
kœkay va., noix (Pail).
kœkdo, kœtyâo, cloteau,
morceau de jardin, petit
enclos auprès d'une maison;
— Le Cloteau, nom de lieu.
kœlè, petit agneau (Saint-
Aubin-du-Désert) .
kœn , canne , bâton ; —
cane (femelle du canard).
kœr, cœur : dône du kœr,
donner du courage.
kœré, curé.
kœréj, curage, Polygonum
persicaria ou hydropiper.
kœru, cœuru, qui a du
cœur au travail : i n e jiue
kœru ô traval.
kœryœ, kœryœ, curieux,
soigneux, amateur : kœryœ
pur le bestyal ; // e kœryœ d
pyàte du bwa su le hà .
kœryô:{ité, curiosité, spec-
table forain,
kœse, se plaindre, gémir.
Cf. kuse.
kœsè, petit verger (Vil-
laines-la-Juhel).
ké:;;^ 287
kœsô, tierçon, mesure
pour liquides.
kœt : kœt eu7^, quelque
chose ; kœt je, quelquefois.
kœt, côte (Montaudin) :
kœt a kœt, côte à côte : /
marée kœt a kœt kom dé
hœ lye; — couette : kœt piuèt,
courtepointe.
kœtà, kœte, côté : i va d
kœte kom œ eyl ki va a vépr.
kœti, coutil.
kœve, fermer à clé (Saint-
Thomas). Cf. Içave.
kà'vrô, chevron.
kœyè, f., cuiller.
kœyri, f . , cueillette, ré-
colte.
kœyn, cueilleur.
kœ^, cousin.
kœ:{ine, cousiner.
kœ^ri, f., closerie, petite
exploitation rurale, qui ne
possède pas de bœufs, mais
simplement des vaches.
kd'iyAo, closeau, clos, pe-
tit verger ou champ atte-
nant à la maison. Cf. kœsè.
kœiye, closier, celui qui
fait valoir une closerie; —
garde, gardien.
288
hém
ké, quel, quoi : /.r /.■ / c)
ili ? ; kc h s c clô k sa ?
Margot, si tu voiilas m'cnier
J'ai cinq arpents de terre
Et un biau lit dans quei coucher
De droguet d'Angleterre.
(Ronde.)
quelque chose : œ pti kè, un
peu, guère ; — œ vyœ kè, une
vieillerie; — œ bô kè, dû kè
hô. Cf. kà, je, dèkè.
lie, -t, cuit, -e.
ké, m., cuir.
ké, f. , clef. Cf. kà'.
kè, clos (Montaudin). Ct.
k(i-
lé Ir , cri pour appeler
les porcs.
ké€e, cacher,
^éd, tiède.
^édiÇi), tiédir.
kèj, cage.
kémà, quémandeur, men-
diant.
kémà, comment.
kèmàde, gueuser, men-
dier.
kémàse, commencer. Cf.
km à se.
ké,
kéiiiod, commode. Cf.
klHÔd.
kèiic, se plaindre, geindre.
keuào, queniau, entant :
el tè la ô tu se keyâo; — é tu
pa iiic kenâo !
kènar, petit fourneau en
tonte (Villaines-la-Juhel).
kènarde, se livrer à la pa-
resse. Cf. akanarde.
kènardye, paresseux, vau-
rien.
kènà, fainéant, paresseux.
ker, a., clair : tut a keÇr'),
clairement; b?n a ker, dis-
tinctement.
kèr, m., clair, sonnette ou
grelot attaché au cou des
bêtes qu'on met à paître
dans les bois; — bouillon
de la soupe (Ambrières,
Saint-Aubin).
Jser, ker, cuire. Dicton :
/ /•///■ k 5 kre ker, l fur ee,
le jour qu'on croit cuire, le
four chet (arrondissement
de Laval) ; — quérir, cher-
cher.
kérâopé, t., chose gâtée,
viande corrompue (Saint-
' Thomas).
hér
Ijerbasè, clairbassin, v?se
de nuit plat à T usage des
personnes alitées.
kéré, f., mauvaise viande;
— état maladif de l'homme
ou de l'animal ; — enfant
ou animal malingre : kœ piiv
ptit kéré; vnt icikré kéré d
vae.
kérémoni, kérimoni, f. Les
prêtres seuls pouvaient lan-
cer la kérémoni contre quel-
qu'un. Celui-ci, alors, pen-
dant le jour était transformé
en crottin ou en bouse ;
mais le soir, au pardon
sonnant, il se changeait en
mouton, en bouc, en pou-
lain, parfois en porc et ne
quittait cette forme que le
lendemain matin au son de
l'Angélus. Les gens atteints
par la kérémoni souffraient
beaucoup et poussaient des
plaintes effroyables. Ils fré-
quentaient surtout les cime-
tières, les carrefours où
étaient placées des croix ou
des statuettes, les abords des
églises et des chapelles. Ils
couraient comme le vent et
G. DûTTix. — Glossaire.
liés 289
étaient invulnérables, sauf
au front. Si, en les frappant
au front, on faisait jaillir une
goutte de sang, ils redeve-
naient hommes aussitôt
(Pi.); — kiiri la kérémoni,
courir le garou; — moni-
toire, remontrance publique.
kerom, claironner, sonner;
— faire du bruit avec un
vase de métal ; — espion-
ner : i sô tiijii la a kerone
s k Ô di (Bais).
kerô, clairon; — sonnette;
— espion.
kerp , f. , le plus petit
oiseau d'une couvée; —
enfant chétif. Cf. kèrpyâo.
kerpu, qui a les angles
aigus.
kerpwe, tiers-point pour
affûter les scies.
kers, f., tierce, fût conte-
nant une barrique et demie :
t a la œn bon kers, kar el et
an àgre d yâo d vi.
kerté, clairté, clarté.
kéru (bye), blé mal nourri
(Chcâteau-Gontier).
ke5, cuisse.
kèsà, épizootie.
19
290 h^c
kêsl, f., diarrhée.
kcsli', [., grande peur.
ki'syer, cuissièrc, bande de
pantalon,
^V/, cuisse; — lèv la Içèt,
surnom d'une auberge de
LandivN". Ct. Irs.
hti, pas : y u à là Irl, je
n'entends pas (Saint-Pierre-
des-Landes, Mayenne).
Irte, quêter, mendier.
fe7/(/), chétif, faible (G.).
kètye, quètier, homme qui
se mêle de tout et notam-
ment de s'entremettre pour
des mariages. Cf. kolihar.
Jievè, que vois-je ! tiens !
pas possible ! (Craon).
kêyà, fainéant; — poltron.
kéyi, cueilli, ratatiné, ra-
massé non mûr (fruit).
kèyi{i), cueillir, arracher
(le lin ouïe chanvre mûr).
kéyô, m. , gratin de la
bouillie, bouillie.
kèyri, f., cueillette du lin.
]îc, ^èn, tien, tienne.
^èhô, tiensbon, farine de
fèves (Château-Gontier).
JçUe, clencher, fermer
(la porte).
kin
Içcdr, tiendre, tenir : ;V ;/
li? pa d li, je ne dépens pas
de lui.
kèkâo, quinteau, blé noir
dressé en petites pyramides ;
— gerbes mises en croix
par 13 (Gorron, Ampoigné)
ou amoncelées par 5 (Lan-
divy).
kckayœ, qu incailler. Cf.
trèkaye.
kcii, cane.
kèiisd, caleçon. Cf. kansô.
kii, quinte, accès (en gé-
néral) ; — caprice.
/•/, qui ; — ki ki, qui est-
ce qui, qui est-ce qui : ki
ki t a di sa ? ; — ki s àtà,
qui s'entend, c'est-à-dire,
je veux dire; — a ki srô le
pu h\âo, à qui seront les plus
beaux, les plus beaux du
monde; — explétif après
sa : sa Je t; bao. Cf. kè.
kiki, porc (terme enfan-
tin).
kiiiaha, salutation, révé-
rence.
kinâode, quinauder, jouer
un tour, une malice à quel-
qu'un.
Ut
kimô, petit clou à tête
plate (Chàteau-Gontier). Cf.
giinjersô.
kin , f. , guignon , gros
morceau de pain.
kine, pencher d'un côté.
kinô, gros morceau de
pain (Landivy). Cf. kalô,
einô; — tas de gerbes ter-
miné en pointe, dans un
champ (Villaines-la-Juhel).
kis, clayon, éclisse, la-
nière de bois mince pour
faire des paniers (Saint-Au-
bin-du-Désert).
hise, éclisser, garnir d'é-
clisses un panier.
lîisiêr, cly stère.
kit, guet : fér le kit (Pail).
htàs, verre de vin ou
d'eau-de-vie donné par le
marchand au client après le
marché fait. Dans les cam-
pagnes de la Mayenne et à
Laval, le verre d'eau-de-vie
est souvent réclamé par
l'acheteur campagnard au
marchand de nouveautés qui
vient de lui vendre quelque
étoffe.
kite, quitter, sortir.
hnà 291
kl-. Voyez k.
klèkay, clincaille, quin-
caillerie ; — pièce de mon-
naie.
klèkaye, clincailler, quin-
cailler.
kli€, klis, dévoiement,
diarrhée. Cf. kest.
klok, cloche, ampoule.
kloke, glousser.
kiopar, boiteux. Cf. ko€ar.
klôpe, clopiner, clocher,
boiter.
klose, glousser, se dit des
poules qui appellent leurs
petits (Bierné).
khi, clos de vigne (Bier-
né); Le D., p. 204.
kinâ, hnà kè, comment :
hnà k tu t apél dô te, com-
ment t'appelles -tu donc
toi ? ; hnà kè v v^ apU dô vîi,
comment vous appelez -vous
donc vous ? Cf. kénià.
hnàdœ, quémandeur,
mendiant. Cf. kémà ; — qui
commande.
hnàde, commander : sa
■vu kmàde, sa v hnàde, for-
mule de politesse. Cf.
kéniâde.
292 l'ô
kiiii'ninià, commAndcmcnt.
kniâse, commencer. Cf. ké-
màsc.
kmàsmà, commencement.
kmod, commode. Cf. /i<''-
mod.
hnodité, s., commodité;
— pi., lieux d'aisance.
hô, coup, terme de jeu
de canette ; hô eap : si la ca-
nette échappe à celui qui-
joue et s'il peut dire ko eap
ou kod €ap avant les autres
joueurs, il a le droit de re-
commencer; kûtâe; ko fors;
ko groy ; ko :{on; kol tu, en-
lever les obstacles qui em-
pêchent de couler les billes
au jeu de bèd (Landivy) ; —
coq : ko byà, homme impuis-
sant. Voir gàr; — ko fœyu,
mets ima2;inaire. On dit
aux enfants qui ne veulent
pas manger : / va t dune de
ko fœyu, de papiyô rnti e de re
tu nœ; — corps.
ko, interjection de sur-
prise : ^ô, tu m bèrn ; — cri
du bouvier pour appeler ses
animaux (Andouillé) ; /ai,
^ô, se dit à une vache pour
ko£
lui fliire rebrousser chemin.
Cf. su.
^ô, clos, petite barrière;
— enclos dans une étable
à brebis (Pail); — petit
coin.
Jiô, a., clos; — éclos.
kàban, femme lente et
ennuyeuse.
kobèe, bident recourbé
pour travailler la terre,
jardinière; — quelquefois
petite bêche.
kobé€e, travailler la terre
avec la cobèche ; — bêcher
une seconde fois superficiel-
lement (Villaines-la-Juhel).
kobinet, petite kobêe.
ko€, {., entaille, en parti-
culier marque que l'on tait
sur une taille pour tenir le
compte du pain; — truie
(Landivy).
kd€, cloche.
ko€ar, clochard, boiteux.
koee, cocher, faire une
coche, un entaille sur un
morceau de bois.
kàee, n., clocher.
^oee, V. boiter.
kceè, Cochet, salsifis des
prés (Tragopogon pratensis)
(Andouillé); — rhinanthe,
crête de coq; — chaume
mélangé de trèfle restant
dans les champs après la
moisson (Landivy).
hàeèn, m. cochêne, boule
de neige; Viburnum opulus
(Vaiges).
}iO€et, clochette; — clo-
chette (Galanthus nivalis).
Cf. poriyô d eàdlœr, €àdhirct.
kà^lé, cochelet, Melam-
pyrum pratense (Chcâteau-
Gontier).
ko£lè, cochelin, nom que
l'on donne dans le nord du
département au cadeau fait
aux nouveaux mariés par
ceux qu'ils ont invités à leur
noce; dans le sud, ce mot
désigne aussi les cadeaux
faits au filleul par ses par-
rain et marraine.
kô^nay, piloselle, Hiera-
cium pilosella (Gorron).
kdednay, cochonnaille,
chair de porc préparée et
vendue par le charcutier.
kofô)iik, malpropre, sale.
koj 293
ko fœyii, coq feuillu (mets
imaginaire).
kofe, frapper.
kofê, cofin, étui plein
d'eau où est la pierre à
aiguiser du faucheur (Pail).
Cf. hosyâo.
kofiÇr), rendre difforme ;
— écraser, froisser, friper :
el a Ui hofi sa rob; — bossuer
(Saint- Aubin -du -Désert) :
tô bâo eapyâ e tu kofi.
hofisœr, chiffonnage en
parlant du linge, bosse,
creux fait à un vase, à un
plat en métal.
kofismà, action de hfi.
hofrareeœr, cofrarecheurs
(Arch. de la Mayenne, B
3118, fol. 75 v°). Voir
frarà€.
kofrê^œr , cofrescheur
(Arch. de la Mayenne, B
3 118, fol. 89 v°).
kofye, cofiier, écraser,
froisser. Cf. kojir.
kofyéj, action de kojï(r).
koc;nar, kognô, ventre.
koje, forcer, faire consen-
tir (Ernée, Montaudin) : niô
pér n vyœ pur ké j nié marij,
294 ^'"^'
me j sorô bè ! hoje ; — s koje,
se résigner par nécessité : /
H pœ 5 koje a mu ri.
kàk, toc.
kok : kok a I evà, coque à
l'évent , femme évaporée ;
— ave tv pœ cl kok a l evà,
avoir une pointe d'ivresse.
koJsà(o), coqueau, noyau
( Saint -Aubin - Fosse -Lou-
vain).
koka{r), vieillard qui fait
le galant, le conteur de sor-
nettes, niais; — œuf (terme
enfantin) ; — grain mal
venu dans lequel il n'}^ a
que du son, de la coque.
kokarde, crier comme un
coq.
kokase, dire des choses
plaisantes, ridicules, co-
casses.
kokasri, f. pi., choses co-
casses, ridicules.
kokasye, marchand d'œufs,
de volailles et de gibier. Cf.
kokonye.
kokàtr : vwe kokâtr, voix
de fausset.
kokntye, marchand d'œufs.
Cf. kokoiye.
kok
kokàlè, kokàtin, cotentin,
cotentine.
koke, heurter (Montjean) :
i 5 50 koke tu dœ; — faire coc
comme un objet qu'on
heurte.
kôke, closser, glousser,
se dit d'une poule qui couve
ou qui appelle ses petits.
kokiy, copeaux sortis du
rabot.
kokiyar, marchand d'œufs,
de volailles (Chàteau-Gon-
tier). Cf. kokonye, kokatye,
kokotye.
kokinéj, m., coquinerie.
kokmcl, légère tumeur à
la tète causée par un coup;
— champignon comestible.
kokonye, coconnier, mar-
chand d'œufs, de volailles
et de gibier qui parcourt les
fermes et les villages pour
s'approvisionner de ces mar-
chandises.
kôkôt, poule (mot d'en-
fant) ; — mal d'yeux.
kokoiye, marchand d'œufs,
de volailles, de gibier. Cf.
kokatye, kokonye; — coque-
tier.
kdk
koksigrol, Phy salis Alke-
kengi : màje de koksigrol e de
papiyô rôti, vivre d'amour et
d'eau claire; — bagatelle
(Mayenne).
koksignt, L, bugrane puan-
te; — plaisanterie qu'on fait
pour répondre à une ques-
tion indiscrète.
koktyào, noyau. Cf. koJsào.
kôkii, petit oiseau pondu
ou éclos le dernier de sa
couvée. Cf. kotivâo.
kàkn , coucou (oiseau)
A la Mi-Mars
L' cocon s' cach' dans l's épinards
A la Malquesse
Cocon est mort s'i n' prêche.
(Pi.); — coucou, Primula
officinalis, plante très com-
mune dans les arrondisse-
ments de Laval et de Ciiâ-
teau-Gontier; elle est peu
répandue dans l'arrondisse-
ment de Mayenne. Les en-
fants en font des balles à
jouer en réunissant les fleurs
au moyen d'un gros fil ;
— vieux garçon coureur
(injure).
kol
295
kokibâo, dernier né, en par-
lant des petits oiseaux ou
des enfants (Mayenne). Cf.
biuî\ô, kôku.
kol, colle, long morceau
de bois rond ou longue
perche dont on se sert pour
serrer la vis d'un pressoir à
cidre.
koJà, corbeau ; — colas,
hébété : // e la koin œ kola
(Château-Gontier).
kàlàj, collège.
kàle, coller, tromper,
attraper.
kàlére, colérer, se mettre
en colère.
Kolè, Colin, Nicolas.
kolè fumél. Colin-femelle,
petit garçon qui aime les
jeux de petite fille; homme
qui se livre à des travaux
de femme. Cf. nianet.
kàle iàpô. Colin-tampon,
homme qui touche à tout,
qui s'occupe de la cuisine et
des détails du ménage.
kolfi€et, {., culbute. Cf.
kupersé.
kolibar, celui qui se mêle
296 kôni
de mariages (Ernée, Lan-
divy.) Cf. hètye.
kôliiior, corridor.
ko! ma, paresseux.
koloni parsyer, colonie par-
tiaire, exploitation par un
colon partiaire. Le proprié-
taire et le colon partagent
tous les produits de la
terre. Le propriétaire fournit
le bois pour la réparation
des instruments agricoles
et entretient les bâtiments.
kdlà, colon, fermier à co-
lonie partiaire, à moitié.
kôJpl, qu'o le pain, ce qui
se mange avec le pain
(beurre, lard, fruits, etc.).
D'après les usages ruraux
de Laval et de Mayenne, le
fermier ne doit que trem-
per la soupe aux ouvriers de
tous états employés aux
réparations et aux construc-
tions de la ferme et ne leur
fournit pas le kôïpè.
kolrêle (.$<'), prendre sa
collerette.
kdin, comme, que : j se
ôsi be fér kàin im ; je 11 se piul
ôsi grâ koiii li; — kôin lu,
kôiii
extrêmement, tout à fait :
// e mi\}ô kàtn tu ; — kdm œ
kœr, de tout cœur.
kôm, courbé irrégulière-
ment (Saint-Aubin-du-Dé-
sert) ; — œ fer koin .
kÔDià, command, com-
mandement.
komàsweÇr), commençoir
(terme de tissage), bois et
cordes reliant le commence-
ment de la chaîne à la dra-
poire.
kônie, songer, sans penser
à rien de précis.
komédyè, comédien, sal-
timbanque quel qu'il soit.
koniers, commerce, occu-
pation, d ms un sens péjo-
ratif : k(V sapristi d komers
fét i à hào; — kotucrs 6 €a,
commerce aux chats, explo-
sion d'étincelles dans le feu.
Cf. bïOet.
kàmisyô, commission, con-
venance ; — affaire quel-
conque, emplettes, qu'on
fait pour autrui ou pour soi-
même : / va aie à vil anû'i
pur fér tîit me kàmisyô.
kômu)i, terrain commun.
kôn
komiinyâo, m. pi., terrain
appartenant à la commune.
kôn, corne (d'un animal) ;
Le ptit lu mas li a montré les cônes
Monsieu Berton a r'culé pus d'eune
[aune.
(Ronde populaire.)
// a de kôn dé eyl, sa n
depas pwl l pè (Landivy) ; —
kôn de sèr, Plantago corono-
pus ; — instrument à vent.
A Thévalles, près Laval, on
fabrique des trompes en
terre cuite qui rendent un
son rauque et qu'on appelle
kôn de Téval. Ces cornes
servent dans les fermes pour
appeler à la soupe les cultiva-
teurs qui sont aux champs.
kônar, qui a des cornes;
— cerf-volant, gros insecte
volant muni de deux pinces;
— cornard.
kônbruee, gratter avec la
corne.
kôné, f., plein une corne.
kônè, cornet ; — gorge,
gosier, larynx, surtout en
parlant des oiseaux : / kône
d l we, d la kan ; — cou ; —
ko.
on
297
Il était une bique
Qu'avait le cônet blanc.
(Ronde.)
petit pain blanc sans levain,
à six cornes (Gorron), à
quatre cornes (Saint-Denis
de Gastines). C'est le régal
des fermiers aux foires; —
Ranunculus acris (Andouil-
lé). Cf. kônibâo.
kône, parler dans un cor-
net; — sonner de la corne;
— frapper de la corne.
kônieé, larynx des oiseaux;
— cornet.
kônifie, saut périlleux.
kôniy , kôniyô , jacinthe
sauvage, Agraphis nu tans
(Larchamp). Cf. marmiîô,
puput ; — kômiy , corneille .
komô, cresson.
kômi, cornu.
kônibâo, kônyâo, gâteau de
pâte jetée dans l'eau bouil-
lante, fabriqué dans les envi-
rons de Gorron; le kônyâo se
nomme également kônè et
traviue. Ce gâteau est fait
avec de la farine d'avoine, de
l'eau, du sel, et aussi quel-
quefois du beurre et des
298
kon
œufs; ce gâteau, d'une pâte
très serrée et très blanche,
est à peu près grand comme
la main ; il est formé de 5 à
6 cornes entrecroisées; il se
fabrique dans les environs
de Gorron. Il est plus connu
dans l'arrondissement de
Mayenne qu'à Laval : on ne
le voit guère dans cette
ville qu'à la foire de l'Ange-
vine ;
Puis Bonchamps et sa séquelle
Au lieu d'un large gâteau
Porteront à la pucelle
Chacun un grand cônuau
De froment et de blé nouveau
Mêlé d'épice
Pour manger au beurre frais
Que donront les Louvernais.
(Noël du comté de Laval.)
miche de Noël. Cf. ^àlnè;
se dit aussi de l'homme
qui donne cette miche
(Mayenne et environs) ; —
Ranunculus acris (Vaiges).
kônyâo, clochettes, Aqui-
legia vulgaris (Château-
Gontier); Ranunculus ar-
vensis (Vaiges); — larynx
des oiseaux.
hor
hônyer, cornière, coin d'un
champ, d'un drap.
kàfjnià, cognement, coups.
kopi', le gros intestin, le
boyau supérieur des rumi-
nants.
kopi', couper.
kopéréj {et <///), être du
baptême.
kôpi, coq qui a été couvé
par une pic.
kopi, m. salive (Landivy) :
/ n a pwè d £às à tu, i s neyrè
dà sô kopi.
kopinc, clopiner.
kopinet, grivoiseries (Bal-
lée).
kopya, crachat.
kopyœ, copieur, qui copie,
qui imite les gestes et les
façons des autres.
kor, encore : à iml im kor ?
kor, courir. Cf. hir.
kôrâ, courroie. Cf. kdrwe,
kônua.
kor à, courant.
korhèle, commencer à sé-
cher (en parlant des arbres
et surtout des chênes) : se
pli €cuô fra vàkc bè la fôksw,
bc k i sey tu kor bêle ^ —
kor
j si korbêlé kom œ vyœ arhr.
korbe, corbin, corbeau
(Andouillé).
korbyâo , corbeau ; —
branche de bois sèche ou
morte dans un arbre (Mon-
tourtier); — entablement
de la cheminée.
kord, corde, mesure de
bois valant trois stères; —
bwa d kord.
kordwane , cordouanier ,
cordonnier.
kordyœxmà, cordialement.
horé, f., Corée, poumons et
cœur, fressure des animaux.
^ôr^, terre argileuse (Pail);
— courroie.
koréj, courage.
kon(r), courir.
korm, corme, fruit du
Sorbus domestica.
korme, boisson fermentée
faite avec des cormes ou
sorbes. Voir pume, srisle.
kormye, cormier, Sorbus
domestica.
kom, cornière, angle; — la
kom d œ bwa (Pail) ; — cal-
losité.
kornaye, frapper des cor-
kos
299
nés contre quelque chose.
korne, presser.
kàrnie, corniche, Agraphis
nutans. Cf. kôniy.
korô, dernier né d'une
couvée. Cf. kokwâo.
korporàs, corpulence.
korpore : et bè, mal korpore,
être bien, mal bâti.
korsiÇr), durcir, se dessé-
cher, se racornir : de frivi
korsi, d la vyàd kor si.
korsu, corpulent.
korvase, faire des corvées.
korvasye, r, homme ou
femme de journée.
korveyœ, qui fait des cor-
vées.
kôrwa, courroie.
korweye, corroyer, battre.
kos, f., schiste (Château-
Gontier). Cf. kost.
kose, écosser.
kosê, coussin. Cf. kwesè.
kosi, kosa, couci-couça.
kosô, kosrô, charançon du
blé (Villaines-la Juhel).
kost, schiste. Cf. arjalét.
Cf. kos.
kosu, richement vêtu.
kosmnà, richement.
5 00 kot
kosyà(o), petite auge dans
laquelle on donne la nour-
riture aux bestiaux ; — le
vase de bois que les tau-
cheurs portent attaché à la
ceinture et dans lequel ils
mettent à tremper la pierre
à aiguiser (Pail). Cf. kofè,
koye, pœrye ; — seille pour
traire les vaches.
kot, cotte, jupe.
Ma belle veste de futaine
Que lo tailloux me faisit
D'une N'eille cotte à Madeleine.
(Pastorale 36.)
kotatibi, écot, quote-part.
kôté, avec (Craon) ; — kdté
li, avec lui. Cf. kôlé.
kôtœ, qui a des côtes, un
pays côteux.
kote {se'), se blottir : 5 Içote
dàn œ kw'e.
kotéiô, assolement.
kotiÇr), jaillir, bondir : ///
?« fè koîi d la borb amô le jàb ;
— veyô vé s i va nu koli à-
gévr dé 5tê brus la ; — fran-
chir : fôdra pràr a détr e
koti l bt:(ku.
kofisœr, éclaboussure de
kôb
boue; — éclat (de pierre);
— étincelle.
kôtr, coutre de charrue.
kolri (et), être cotterie,
vivre intimement ensemble.
lecture, clore, fermer par
un mur, une haie.
kotyào, closeau.
kotye, qui a un côté dif-
forme, de travers; qui a la
taille mal faite.
kùil'âo, dernier né d'une
couvée. Cf. kokwâo; —
paresseux.
koyàode, placer des coyaux
sur la partie inférieure des
chevrons et sur la saillie de
l'entablement pour fermer
l'avance de l'égout d'un toit.
koye, collier; — coyer,
vase où se met la pierre
du faucheur. Cf. kuye, kiveye.
kô~ak, cosaque, moyette
(Gorron, Landivy), deux
ou trois gerbes de blé re-
couvertes en toit par une
dernière liée par le haut.
ko~ake, mettre le grain en
cosaque (Saint-Aubin-Fosse-
Louvain).
kôba, combat, tourment,
kôp
peine : j e bè du hôha pur élve
7}ic se kenâo dpi k mon ôm e
mor. Voir dœ.
kôbat(r) (se), s'agiter, se
remuer beaucoup.
kôhè, combien : kàbè k i y a.
Jwfé, f., Symphytum offi-
cinale (Andouillé). Cf. kô-
6ud.
kôfu:{yô, confusion, enva-
hissement, entassement : y
a de pnim st a ne k s à et œn
kôfu:{yô.
kôkrir Çsè), se concrir,
s'engendrer, se former dans
la terre.
kôn, corne.
kàniy, corneille. Cf. kôniy.
ko pané , kdpani , compa-
gnie. Cf. kôpêni.
kàparaje , comparager ,
comparer.
këpanueQ-), comparer.
kôpên, compagne.
kôpèrii, compagnie : et dé
kôpèni, être de compagnie,
aimer la société, le plaisir.
On salue un groupe de per-
sonnes en disant : Bôjur la
kôpèni, salu kôpèni; ou bien,
en désignant nominative-
kôr 3 û I
ment quelques personnes :
Salu, Pyer, Rnô e la kôpèni.
On ne souhaite le bonjour
qu'après avoir échangé deux
ou trois phrases banales, le
plus souvent sur la tempéra-
ture et les récoltes.
kôpènô, compagnon.
kôpiiji, compagnie, assem-
blée. Cf. kôpèni.
kôpâ, compôt, repos : // ê
d kôpâ; — arrangement^
convention (Bierné).
kôpôj, contrit.
kôpôje (se), se repentir.
kôpràr, comprendre.
kôprèniuer, intelligence : s
et œn ènosà, i n a piué d kô-
prénwer.
kôpyemà, compliment.
Je vous fais compiément ma fei !
Sur ce bel efïant et sa mère.
(Pastorale 179.)
kôrâ, courroie (Landivy).
kôrè, m., terre glaise
(Ernée, Pail).
kôreyé, corroyeur.
kôreye, corroyer; — en-
duire avec du kôrè; — tra-
vailler péniblement la terre;
302 kôt
— aiguiser avec le marteau
et l'enclume une faux, une
faucille; — battre quel-
qu'un.
kôrwe, courroie; — terre
glaise. Cf. kôrâ.
km, consent, consentant.
kôsé, conseil.
kôsékà, conséquent, con-
sidérable : d'il /«?^J kôsekàt.
kôscnià, censément, par
supposition ; — à peu près.
kôsist; — à hàsist, en con-
siste, par ma foi! en con-
science ! : je n U fre à kôsistf
pwe. Cf. kàstibi.
kôsolœ.y consoleur, conso-
lateur.
kôsolmà , consolement ,
consolation.
kdstibi (à), kàstibinol (à),
kôsîibinoU (a) , en cons-
cience.
kôsult, consulte, consulta-
tion.
kôsiid, f., Symphytum of-
ficinale. Cf. kôfé.
kôt, contre ; — frote sô pê
d kôt{f) (la viande), manger
beaucoup de pain et peu de
kôt
viande; — souvent con-
fondu avec kàtc. Cf. akôlù.
kôl('i,a., content, rassasié :
Vil! l'a kor de riy ? mersi j si
kàtâ; — n., suffisance : j avô
bu mit kôtà. Pour montrer à
son hôte qu'il est content,
un paysan mayennais laisse
toujours un petit reste dans
le plat : kàt ht kàpani et ônet,
il à resté tnjiir.
kôtâpyèmà , contemple-
ment, contemplation.
kàtàte, contenter, rassa-
sier : // a la fèval, re n pœ l
kàtàte.
kôtt\ près de (Pail); —
avec : va kôtê li. Cf. kàté.
kàte; — sa kôte ké, sans
compter que, car : / ire dme
à vil, sa kôte kjebè dé komisyô
a fer; — k jù n tù rtrnv pwe ô
mit fiy, safrù niwa gâ, sa kôte
kè j tè filtre par la gui.
kàté, comptée, compte.
Cf. bonya. Préliminaire de
tous les jeux d'enfants pour
savoir qui sera le chat. Les
enfants formant le rond,
celui qui tait la kôîé se met
au milieu et met successive-
kàt
ment la main sur chaque
enfant en prononçant une
syllabe de certaines formu-
les. Le dernier mot de la
formule désigne le chat ou
sert à éliminer successive-
ment tous les joueurs jus-
qu'à ce qu'il ne reste plus
que le chat. Voici quatre
formules :
1. Une poule sur un mur — Oui
picote du pain dur — Picoti,
picota lève la queue — Et puis
t'en va.
2. Petit ciseau d'or et d'argent —
Ta mère t'appelle au bout du
champ — Pour y manger du
lait caillé — Q.ue les souris ont
barbotté — Va t'en, ta mère
t'attend.
3. Jeannette, tripette, la jam-
bette de bois — Ta mère t'ap-
pelle, tu n'y réponds pas — Tu
trempes la soupe, tu manges
tous les choux — Tu tires les
vaches, et tu bois le lait doux.
4. Prêchi, prêcha, ma chemise
entre mes bras — Moi je prê-
che; voilà comme je prêche
— J'ai descendu par la che-
minée — J'ai vu la mort qui
fricassait des pois — J'y en ai
demandé une poignée — J'y
kôt 303
ai tout fiché au nez — Je
pris mon petit sabot pointu —
J'y ai tout fiché au cul.
kàtinu (ô), à proportion :
/ n avô piue yu d gvè à kdiinii
de s hè j avyô d pay ; — /
m-nlè n mare ko kôtinii k y a
l yâo dà la:( étà.
kôtinû'às, continuation .
kdtr, m., contraire.
kôtralye, contralier, con-
trarier,
kotrêkœr, contre-cœur,
plaque de fonte ou grande
pierre plate verticale qui
forme le fond du foyer.
kàtrêmà (5/), excessive-
ment, beaucoup (Landivy) :
s été sikôtrèmà bâo; — j biskè
si kôtrémà dur.
koirùpètas (a la), à contre-
pied; — kotrêpâtas, celui qui
fait son travail à rebours.
kôtrèvi, contre-huis.
kôtrèvir (a la), contrai-
rement à la vire, à la bonne
manière de faire; — à
rebours.
kôtrèii ma , contraigne -
ment, contrainte.
304
hra
Àv/;-/, f., conterie, conte,
radotage.
kôtru, kôt{r)û'i , contr'-
huis, moitié de porte ados-
sée i\ une porte entière, à
l'extérieur d'une maison de
ferme. Cf. kàtrêvi.
kdtîuer , m., comptoir,
buffet avec tiroirs.
kàtiuer , f., bavarde (Lar-
champ).
kôvéyœ, convoyeur, voitu-
rier; se dit particulièrement
des voituriers chars;és du
transport des prisonniers.
kàvnàs, convenance, con-
vention : / a màke a nô kàv-
nàs, ma gâ; — s et i he la nô
kàvnàs ? fdo be «:{ àtàd pur n
pa rvèni su le bœ d deryér.
kà:{vê(r), concevoir.
kraeoke , crachotier, cra-
cheur.
kra^otri, crachoterie, cra-
chotement.
kraewe, crachoir, mou-
choir de poche.
krak, petit crapaud; —
fusil.
krake, craquer, allumer ou
frotter (une allumette).
kra
krakô, tisserand.
krakiue, mauvais fusil.
kramaye, égratigner forte-
ment, couper avec des grif-
fes.
kramivexj, cramoisi, hom-
me ou femme ivrogne, à
trogne rouge.
kriine, faire le crâne, taire
parade de bravoure et d'au-
dace.
knjode, escalader, monter.
krnp, femme ou fille dis-
solue.
krapâÇo), crapaud; — kra-
pâo pile, ki rprà s k il a done,
dit-on aux enfants qui re-
prennent les présents qu'ils
ont taits; — pike l krapâ,
mettre le bout du manche
d'une fourche à terre pour
soulever la fourchée (Lan-
divy, Ernée); — krapAo d
féru, partie de la charrue
qui supporte la perche; —
crapaud (injure).
krapase, frapper.
kriipi(r) (su), se blottir,
s'effacer contre un mur ,
un objet.
krapyào, crapaud. Si vous
hrâ
blessez un crapaud sans le
tuer raide, il reviendra la
nuit, montera sur votre poi-
trine et vous étouffera. Et
même, tout crapaud qui
pourrait pendant le sommeil
se poser sur votre poitrine
vous ferait mourir étouffé
(D' L.). Si VTi^avé mâo ô'^yœ,
aie l mate a la ruxé, v truvre
œ krapyâo mal, sa k a l^ yœ
nij, vu l pràré, -im l fré kér
dà l fur, vu l pilre, vu l mètre
dà dœ de d ve byà, vu v frolre
/;( yœ otu, v hère l rest e vu
ire gari.
kras, f., mauvais procédé.
krasu, crasseux; — lapin
de garenne (Le Genest) : y
an a t i kor de krasu ki vnà
màje nô €u.
krasye, m., crasse, pous-
sière, ordure.
krasyer, crassière, ligne de
partage des couches de ter-
rain dans le sens de la stra-
tification.
krayar, d, braillard, -e.
krâye, brailler : kâkalala
Mari k a hrâ ? al a k al a eœ
dà la bô (Villaines).
kré
305
krayri, f., cri poussé avec
force.
krazjne, s'endormir sur
les tisons (Château-Gon-
tier).
kràpe (se), se crampon-
ner. Cf. akràpe (5).
kré-. Voir kér-.
krœ, creux, trou.
krœee, accrocher, placer
dans un lieu élevé, grimper,
se percher. Cf. krwe.
krœ^é, croisée, fenêtre
(Montourtier).
krœ:(yâû, fruit dont on a
enlevé la partie gâtée.
krè, f., croix; — crête; —
crue, croissance; — croûte
sur la tête des enfants
(Cossé). Cf. àfàtê.
kréaby, croyable. Cf. kreya-
by.
krèe, crachat.
krée, crèche (peu usité).
Cf. màjwer.
krè^e, cracher.
krèle, quereller, répriman-
der.
krenu, craintif.
kréô, crayon.
G. DOTTIN.
Glossaire.
3o6
krî
krépisej, crépi, enduit fiiit
sur un mur avec du mortier.
krèplit, crcpelu, frisé.
hrèplur, crcpelure , état
des cheveux crêpés.
hrcr , croire : / krcyi àtàd
du hni; i hrcyà ht i hù le
kure lœ di:(â.
krésà, croissant de la lune,
nouvelle lune.
krcsàs, croissance.
kresii, crû, grandi (Ch;i-
teau-Gontier).
krèsye, m.,balayure, pous-
sière, ordure. Cf. krasyc.
krélr, croître.
krevat, cravate.
kreyahy, croyable.
krcyà, crédule.
kreye, créer.
krèd dû. (,<(■•), se craindre
de, respecter, avoir de la
vénération pour.
krcl ; — él à kreidè, être en
crainte de, respecter; —
j n c pwe krctè d 6a, ]e ne
crains pas cela ; — élô d krct,
risquer de se détériorer : si
le ta c mwa, j prâre ma hlu^
c,n:^, e n é pwe d krèt.
kri, crcpc de deuil.
kro
krife, grincer des dents.
Cf. grue.
krik, m., houe (Château-
Gontier).
krinas, chevelure, cri-
nière. Cf. linas.
kri(i-), quérir, chercher :
va dà kri le vae dà la pré.
krisifi, crucifix.
kriyatd', créateur.
kriyatiir, créature.
krô, crochet : / é œ bô krô
pur aie sere de nn:^iy, pur aie
0 nn:(iy; — houe à dents;
— avare.
kro^, croche, recourbé :
lé €mè é bè kroe j ôryô iniyœ
là d aie par la radres.
krô^dèÇa), à croche-doigt,
usage qui consiste à s'entre-
lacer le même doigt d'une
main à la façon de nos
amoureux de la Ma venue,
ou lorsqu'on conclut un
engagement.
kro€pyê {a), à cloche-pied.
kroec, crocher, passer le
pied entre les jambes de
l'adversaire pour le faire
tomber, donner un croc-en-
lamoe
h
saisir quciqu un
kro
en se battant avec lui : / /
kroù e l futi adà; — lutter :
kl kroe ô la besô kroe ô s5 met.
kroeibar, -d, boiteux.
kràeibarde, boiter.
kro£i{r^, courber, replier
par un bout; — s kroei, se
gauchir.
kro€té, f., trochet, grappe
(de castilles, de cerises).
kroeïbe, rendre crochu.
kroke, travailler la terre
avec le croc; — donner un
croc-en-jambe.
kroker, krokwer, instru-
ment de culture à deux ou
trois dents pour bêcher les
pommes de terre (An-
douillé), ou pour briser les
mottes (Ernée) ; — râteau
de fer à quatre dents plates,
krokte, travailler la terre
avec le croc.
krol, f., écuelle du chien
(Ernée).
krole, crouler, tomber.
krâne, crônier, équaris-
seur.
krop, f., croupe.
kropè, petit morceau ; —
excrément des enfants dans
kru 3 07
le langage maternel : vyèfér
ta kropè; — petit enfant :
nid pti kropè.
kràpkô, petit enfant; —
nabot.
kropiQ-) (se), s'accroupir.
kropyer, croupière : tu 6ra
bl nialc si tu U pas la kro-
pyer.
kroptô (a), à cropetons.
kropyô, croupion.
krotô, objet malpropre : //
e fè kom œ krotô; — fille de
mauvaise vie.
krdPu^ :{, crotté, sale.
kro-^iy, copeau sorti du
rabot. Cf. kokiy, kru^iy.
kru, peu meuble (terre).
kru£e, crucher, monter
sur, grimper (Château-Gon-
tier) : il e kruee su œn €er ;
— accrocher, placer en lieu
élevé : ma tek k é krii-ee su l
balè. Cf. krœee; — croître
en hauteur.
kruewer, cruchoir, ju-
choir : nô pul so su l
kruewer; — par plaisanterie,
la chaire à prêcher : kà j
veyô môsyœ l abe mate dà l
krueiuer. Cf. tœbêrya.
3o8
ku
kruo : jiue a knto, jouer à
cache-cache, à cUgne-m Li-
sette, en changeant souvent
de place et en criant knio!
kritQ) : jwe a but, jouer
à cache-cache.
knil'âo, morceau de pain,
croûton ; se dit spécialement
du morceau de pain qu'on
offre, à régUse,à hi personne
qui devra donner le pain
bénit le dimanche suivant.
knistiye, rissoler.
knistô, croûton.
krnye, fermer au verrou.
kruyè, barre de bois fer-
mant la porte en dedans ; —
verrou (Mayenne).
kniyete, secouer le verrou .
krw^iy, f. pi., restes, re-
tailles : 6 înareà la n don
pwe ic kru^iy, ce marchand-
là vend cher (Montjcan);
— coquilles de bois, frisures.
krwc, croix ; croix blanche
ou rouge, Julienne blanche
ou rouge, plante de la famille
crucifère; — knve d Jérusa-
lem, coquelourde, Lychnis.
kn, cul : / n kôprà ni du
ku )ii d la lél ; — lue l ku,
kup
lancer une ruade; — sùkwe
l ku, battre; — tàbe par le ku
d la mrt, faire faillite.
ku fur £6 (Jér lé), faire le
cul-fourché, faire l'arbre
fourchu, le chêne planté
(jeu).
kufurcé, f., perce-oreille
(La Dorée). Cf. hurfnreé.
kujone, choyer à l'excès.
kujô, enfiint choyé (Pail).
kulè, derrière mobile
d'une voiture.
knlô, lange, braie ou
couche dont on se sert pour
envelopper le derrière des
petits enfants : lu vyœkâo^e ,
te kiilô 50 kor a la hà, dit-on
à un enfont mal élevé qui
veut prendre part à la con-
versation; — dernier né.
kulol, culotte, semonce,
réprimande, reproche.
kulote, culotter, gronder,
réprimander.
kulpèt, culbute.
kuniyar, qui tourne, qui
hésite.
kuniye, hésiter.
kupè, sommet pointu; —
kur
chignon en pointe (Saint-
Aubin-du-Désert).
kupersé {fér la), faire le
chêne planté, mettre la tête
en bas et les pieds en haut.
Cf. kufuree; — faire la cul-
bute, se laisser tomber sur
le dos en plantant le chêne
fourchu (Landivy).
kupidô, cupidon, entant
malpropre : / si fét kom œ
vyé kupidô; tè via fè kom œ
kupidô.
kuprô, cuperon, faîte d'une
meule de foin ou de paille
( Saint - Aubin - du - Désert) .
kuraj, curage, Polygo-
num hydropiper (Vaiges),
Polygonum persicaria (An-
douillé).
kurét, f., petite pelle
plate pour ôter la terre qui
a adhéré au versoir de la
charrue.
kurô. Au jeu de cache-
cache, celui qui a fini de se
cacher avertit le chat en
criant kurô. Cf. kruo.
kuryœ, soigneux, amateur.
Cf. kœryé.
kuryœsté, curiosité.
kut 309
kusar, -d, qui se plaint
sans cesse.
kusarde, kuse, se plaindre,
gémir; — et kuse, avoir per-
du sa fortune ; — kuse su la
bion, bouder sur la besogne.
hisek (vide a), vider com-
plètement (un verre).
kusô, qui aime à se
plaindre.
kusoke, qui se plaint sans
cesse.
kusotc, cussotter, se
plaindre sans cesse.
kusotri, plainte. Cf. kusri.
kusri, f., plainte, gémis-
sement.
kusn, -:(, plaignard, lar-
moyant; — paresseux.
kut, kut ka€, cache-cache,
cri poussé par ceux qui
sont cachés pour avertir
qu'on peut les chercher; —
jwe a kut, jouer à cache-
cache : celui qui cherche
les autres doit, quand il les a
trouvés, courir et arriver
avant eux au but qu'il
touche en disant kut. Cf.
vi:{, kurô.
3IO Im
kule (su), se cacher (Châ-
teau-Gonticr).
kutcni,-:;^, cul-terrcux,-sc,
paysan qui a des propriétés;
fille qui a plusieurs terres en
dot,
hityào, closeau. Cf. hv-
kit : fer Je sa hi, faire les
cent coups, faire le diable à
quatre; — a tu ht, à tout
coup, assurément, pourtant :
y vyœ be v krer, me si pœ d
pay kom j avô, a ht hi jt n
pttvopa espère d g rè ; — sit l ht
d midi, à midi précis ; — dû
s ht la, cette fois- ci par
exemple ; — du hi a l œr, su-
bitement; — âo hi, aussitôt :
/ s aroei dsu âo ht ; — ht d
ta, événement imprévu,
occasion. Cf. Àv.
h'i, queue : hl dû rnar,
queue de renard, grande
pâquerette (Leucanthemum
vulgare) (Ernée); Lythrum
salicaria; Achillea millefo-
lium (Landivy); — hl ruj,
fauvette à queue rouge. Cf.
htt, clou.
htl
l^it, clos, fermé, bouché.
htbyct (n) , à califour-
chon : pràr a su htbyct ,
prendre sur le dos les
jambes autour du cou.
ht£é, f., coucher.
htdjâo, couteau.
htdr, coudre, coudrier,
noisetier. Cf. kd'dr.
hidre, a.; se dit du bois à
demi sec.
/v'-//À-(W, couteau. Cf. htdjâo.
htke, crier. Cf. huike.
hikc, côtier, -ère, qui a
la taille mal faite^ qui a une
côte de travers : œn fam
htkcr e bosé.
kitkfè, quelquefois. Cf.
kd'kfc .
kiiht, Oxalis acetosa (Lan-
divy).
hilœrc, colorer.
htk, couler, conter (des
bourdes, des menteries); —
htle la bibé, couler la lessive.
Cf. vitye. — s h'tlc , se
mouiller les pieds de rosée;
— s ht le, se fourrer.
k-itlé, coulée, petit vallon ;
— hllé, rosée : va d la kftlé
par sit la prc. Cf. src.
kîip
hilè, passage dans une
haie. Cf. mm.
kuJêr, poignée de chanvre
préparée.
kuli, m., bouiUie faite
avec de l'eau et du gruau,
et que l'on mange avec du
lait froid.
hiline (se), marcher en se
rasant (Landivy). Ct. hèfe.
kiilipu : mouillé et crotté
comme un hilipu.
hilis, mèche d'un fouet.
Cf. tu-e.
kulwe, m., tamis pour
passer le lait; — corridor,
couloir.
hilîuer, f., passoire.
himà, comment. Voir
kemà, kmà.
kiipaye, htpiye, couper
malproprement, maladroite-
ment.
hipèlyer : la hipèlycr d œ
fya, la partie qui réunit le
màlè et la verj.
kitpe, très (Landivy) : // e
hipe ba. Cf. tuné, venu.
kupej , coupage, grain,
généralement seigle, coupé
kur
II
en vert pour la nourriture
des bestiaux.
hiipel, coupelle, branches
d'un arbre, au-dessus du
tronc.
kuplc , coupler, atteler
(deux chevaux),
kuplé, f., couplée, assem-
blage.
kiipyâo, kiipyô , morceau
de pain; — bourre de
chanvre (Gorron), filasse
moins fine et moins longue
que le brin. Cf. pupyâo.
hipyer , partie d'un fléau
(Landivy). Cf. hipèlycr.
kîir, m., sillon qui se con-
fond dans un autre sillon
et qui ne traverse pas le
champ d'un bout à l'autre
(Pail). Cf. knrt.
kfir, courre, courir : va
tu pwè kîir kom sa. Cf. kor.
hirapye , court-à-pied ,
homme qui marche très
vite, qui court en mar-
chant.
kura(r), porc de 3 mois à
I an.
kurasye, -r, libertin, cou-
reur, femme dissolue.
12
hir
hur
hiratye, petit niarcliand
allant acheter à domicile
pour revendre.
Jciiray, f., s., intestins et
fressure des animaux.
kurbase, courbasser, cour-
baturer.
hirbèlô, courbeton, flèche
de bois adaptée au joug avec
Vôbye pour relier les bœufs
à la charrue.
hirœ, coureur, mendiant,
(Izé).
kiiré, f., cœur et pou-
mons d'un animal de bou-
cherie. Cf. hiray.
knrfîir^é, f., perce-oreille
(Cossé). Cf. kufiir^é.
hirj, hirjê, courge, lanière
de fouet ; — hirj dû €viiné
(Arch. départ, de la Ma-
yenne, B 1687, année 1754).
hirjô, bout de courroie,
petit cordon de montre, cor-
don de cuir servant à gar-
nir les cannes, les para-
pluies; — bâton muni d'une
boucle de cuir que portent
les marchands de bestiaux
dans les foires (Bierné).
hirsùri : tni hirsèri a,
tenir tète, conversation,
compagnie.
kit r se, courser, poursui-
vre : / /// hirsi pàdà pu d
(V kar d œr.
hirsô, bout de sillon au
coin d'un champ où la char-
rue n'a pu passer et que
l'on bêche à la pelle. Cf. kiir.
hirsyer, cour ou terrain
non cultivé dépendant d'une
iiabitation rurale; — met la
pay en knrsyer, pour la faire
pourrir pendant l'hiver
(Pail); — litière pour les
bestiaux (Pail). Cf. aUcer,
User.
kiirl, f., courte, sillon
(Mayenne). Cf. kur.
kiirti, courtil, petit jardin,
petit verger attenant à l'habi-
tation rustique (Ernée);
— terrain vague devant
une ferme ; — chambre de
ferme où est situé le four
(Mayenne) ; — Le Courtil,
nom de lieu.
kîirlin, courtine, rideau de
lit; — fér knrtin, faire la
sieste ; se dit aussi d'une
femme qui relève ses jupons
kut
pour se chauffer les jambes
au feu.
hirtinc l fœ, rechercher le
coin du feu (Pail).
kurtiyri, f., courtillerie,
petit bordage.
kurtô, chaîne qui relie
l'âge de la charrue à l'avant-
train (Landivy).
kurvasyô, f., corvée.
Kûrvœy, Courbe veille.
kût, côte, côté ; — pen-
chant d'un terrain.
kntàs, f., prix, dépense.
kute, kutà, côté.
Et avant d'être à Bethléem
De l'autr' coûté d' Jérusalem.
(Pastorale 102.)
kuté, f., moitié d'un porc.
kiite, clouer.
knté:(ô, f., coutaison, coût;
— assolement. Cf. kotéxp.
kiiiéj, coùtage, coût, dé-
pense.
kiitlet, côtelette.
kiitis^ L, cordon ou lacet
en cuir servant à attacher de
gros souliers, ou les deux
parties des fléaux à battre
les grains. Cf. k-upyer.
hiy 3 1 3
bit ma, coût, dépense.
kîitr, coudre : fat i kmàse
a kiitr la rob?
knture, couturer, marquer
(en parlant de la petite vé-
role).
kuturel, mauvaise coutu-
rière. Cf. kuzjyô.
kuturyer, couturière, coc-
cinelle.
kiityào, coteau; — cou-
teau. Cf. hukâo.
hitye, côtier.
kutye, cloutier, qui fa-
brique des clous.
kutyér, côtière, partie du
pignon qui se termine en
pointe et qui supporte la
charpente du toit ; — pla-
quette de bois attachée au
trait, pour protéger les côtes
d'un cheval.
kuvé, m., chaufferette en
terre cuite. Cf. patin.
buvert, couverture.
hivwer, couveuse.
kîi^yâo, coyer, pièce de
charpente qui porte sur
l'extrémité inférieure des
chevrons et sur la saillie de
l'entablement pour former
314 ti'x
Tavancc de l'cgout du toit
ou le balè.
huyâode, mettre des hiyâo
à un toit.
hiye, couiller, pa3-san : ^r
hiyc d péià; — coyer.
hi^ d l àjû'in, cousin de
l'Angevine, paysan qui re-
vient de la foire dite l'An-
gevine, à Laval.
ki(::^i, se dit de celui qui
est découvert au jeu de
cache-cache.
hi:(in, écorchure à la che-
ville du pied.
hiiine (su), se frotter les
jambes l'une contre l'autre
en marchant; — s'écorcher
les chevilles de pied par le
frottement, dans la marche.
/rf/~/)'J, m., mauvaise cou-
turière.
hi'Ote, coudre tant bien
que mal.
kii^otri, f., bonne ou mau-
vaise couture faite par une
apprentie.
Jcn^ri, closeric, ferme
d'une contenance inférieure
à 15 hectares, où l'on
n'élève pas de boeufs. La
hua
ferme où on élève des
bœufs s'appelle une métai-
rie. Cf. l'(i:^ri.
/c«^?/. couseur, tailleur
(Izé).
hi^yào, closeau.
li^iT^ye, closier, fermier
d'une closerie.
kwâ, s. f., corneille.
kwabi, mort : // e hivabi,
i 11 mnjra pu d pc. Cf. kwapL
kwâke, crier fortement.
kiuak sa, quoique ça,
néanmoins.
kwàin, f., crottin de che-
val (Izé).
kwan, couanne, crottin
de cheval (Olivet) : iiic
garsay -sàt a sere de kwan su l
grà €inê; — Jîsle koni œ pake
d kwan, mal vêtu.
kwane, kwenc, taire du
crottin en parlant du cheval.
kwâo, : reste kivào, rester
coi, être stupéfait (Saint-
Thomas).
kiuapel, f., espèce de pis-
senlit; — long copeau.
kwapèle, faire du copeau.
kiuapi, mort. Ci. kwabi.
kiuapiy, f., petit copeau.
kwe
huâpyâo, copeau : / n c
piuœ sorti d huâpyâo, dit-on
d'une fille de mœurs lés;ères
qui n'a pas eu d'enfant.
kwar, queue courte, par
exemple celle du lapin
(Craonnais). Cf. Inistrô.
hwardèri, couarderie,
couardise, poltronnerie, ti-
midité, lâcheté.
kiuay, {., essuie-mains; —
couche de petit enfant;
— pL, guenilles : rasere se
kiuay, ramasser ses vête-
ments; — saleté collée au
poil ou à la laine des ani-
maux; — amas de boue au
bas d'un pantalon (Montau-
din).
kwayâ{o), pièce de char-
pente (Landivy). Cf. hiyâo.
kiuàye (se), kiuayone (se),
se crotter; — fér kwâye sa
kœ, battre de la queue
(Saint-Aubin-du-Désert).
kwayô, mauvaise laine des
brebis; — robe crottée.
kwœ, coin. Cf. kwe.
kwe, couet, m., petite
queue, mèche de poil ou de
cheveux : kwe d pê, mèche
kwe
315
de poil, de cheveux; — par-
tie de la filasse qui sert à
faire la poignée; — éche-
veau de coton employé par
les tisserands (Andouillé).
kwe, crier.
kwe, -t, qui a la queue
très courte ou qui n'a pas
de queue.
kzuéfe, coiffer, battre.
kwem, poltron, couard,
lâche.
kwen, peau du porc; —
peau : // a la kwen dur, il
ne cède pas facilement; —
// a la kwen ruj, il est un
peu ivre ; — crottin de che-
val; — un^à' d kwen, c'est
une colère sans motif et
sans effet; — au fig., per-
sonne très grosse, sotte ou
mal habillée.
kiuer (reste), rester coi.
kwerdo, kweras, malpropre,
paresseux (Ernée).
kwere, négliger ses affaires
par indolence ou paresse
(Olivet).
kiuèse, coëssin, coussin.
kwesi, toile qui recouvre
la couette.
3 1 6 kwi
kii'ct, f., matelas de plume ;
— lacet de soulier (An-
douillé) ; — traverse de
charrette (Landivy).
kwetc, remuer la queue;
— se s;mver à toute vitesse
en remuant la queue (Pail).
kiuetiy coutil, toile qui
recouvre la couette.
kiveyâ(o), coyer. Cf. kn-
yâo.
kweyc, coyer (Landivy).
Cf. knye.
kwl ; — d ku'c, de côté ;
— r garde d kwè, regarder
en dessous ; — d bik à kwè,
de bais, en biais.
kwl dbœr, motte de beurre
(Mayenne, Evron).
kwêse, crier, piauler.
kwi, couvé : œ kwi, œuf
gâté (Craonnais).
kwik (fér), mourir : n le
byœ, kà j le tnè m mô jnoy,
s é mè ki lœ fesè bèfér kwik
(mot d'un vieux chouan).
kwike, kwiJce, crier comme
une souris.
kwine, tourner (en par-
lant du lait).
kwine, crier, piauler.
ky-
kiuipe, fiiire tout à coup
kwip avec les lèvres auprès
de quelqu'un pour lui faire
peur.
kîuiste, jeter de petits
cris comme les jeunes la-
pins, les jeunes porcs. Cf.
kiuiste.
kwè, kïuin, boiteux, -se
(Pail).
kwike, pousser un petit
cri; se dit des oiseaux et
des souris.
kiiiine, boiter.
kwis, f., fournée (de pain)
(Pail.)
kwiste, pousser de petits
cris : lé suri kwistà.
kwile, pousser un petit
cri comme un oiseau ; — se
plaindre.
kii'ixi, cueillette, récolte.
kwi^œ, cuiseur, qui cuit
ou fait cuire.
kwi:{incr, cuisinière, petit
cercle de fer que les ména-
gères suspendent à la cré-
maillère et sur lequel on
pose la poêle.
ky-. Voir ^-.
lak
lap
la, la^, elle : iiyu k al é
la? où est-ce qu'elle est,
elle; — fdo la:( amne, il faut
l'amener; — 5 et i pur la?,
est-ce pour elle?
laburœ, laboureur.
laga, flaque d'eau. Cf.
laka, aka.
lagr, a., se dit des mains
gercées (Bierné).
lagwase, laver dans l'eau
sale, dans la lavasse.
laka, m., lakasé, f., amas
d'eau, flaque : / é mi l pye
dàn œ laka; — àpivi l avers y a
œn lakasé dvà la port d mit
mé::^ô; — agràlaka, à verse
(AhuiUé).
lakœ, lakœl, laquelle :
lakœ s et i ? ; lakœl al vu
pràr ?
lalè, là-bas : / véy vu la le
ki mus a traver la hâ.
lam, assemblage de bro-
ches entre lesquelles sont
passés les fils de la chaîne.
Cf. pèn.
larnàtmà , lamentement ,
lamentation.
lâodé, f., volée de coups.
Cf. vèrdé.
lâode , battre , frapper
(Montaudin).
làome, lambin; — dissi-
mulé.
lAopar, lourdaud (Hercé).
lapAode, laper.
lapâodé, f., action de la-
per. Cf. lipçodé.
lapêrydo, lapereau (Châ-
teau-Gontier).
3i8
lav
lapé, f., himpéc, gorgée.
lapilli', lapider, ennuyer À
force d'instance.
lardxc, hirç,c , lardier,
petit baril dans lequel on
conserve la viande de porc
salée. Cf. €aym.
lari, larris, lande.
Jarlcf, bavarde.
lann (à), goutte à goutte.
laru, larues, fils entre les-
quels passent les fils de la
trame.
lâse, fatigué, épuisé : du
ter IcLse, une terre lassée.
lastik, élastique (de bre-
telle), gomme élastique. Ct.
alastik.
lasii, lassus, là-dessus.
lasyœn, celle.
lat, latte, bâton; insigne
du bedeau (Andouillé).
lât (rira), rire aux larmes,
rire à gorge déployée.
latiiie, latinier, élève qui
apprend le latin.
LavàÇp), Laval.
lavâdye, lavandier, homme
chargé de laver les toiles
neuves et de les étendre sur
m
le pré pour les faire blan-
chir. Autrefois, les lavan-
diers formaient à Laval une
corporation.
UiVivr, lavure (Pail).
lavolH, f., petite lessive.
lavri, f. , action de laver;
— paquet de linge à laver
ou qu'on vient de laver :
(VU plit lavri.
lavure, laver dans l'eau
sale (Château-Gontier).
lavwre, lavoir; — linge
pour laver la vaisselle.
kyet , layette; — tiroir
d'armoire. Cl. lyet, y et, (]et.
làhalè, faiseur de haies et
de fossés, venu de Lamballe
(Craonnais).
làbiird, mensonge, bourde.
làhurde, frapper, battre.
làbu:;^, limace. Cf. ICic-ust.
làd, lente, œuf de poux
dans les cheveux.
làdè, couvert de landes.
làdè, ajonc. Cf. bédé.
lâdô, très lent.
hldô, làdrô, landon, mor-
ceau de bois que l'on attache
au cou des animaux pour
les empêcher de sauter dans
làf
les champs voisins ; —
bride, licol (Pail).
ladre, flandrin.
Làdvi, Landivy. Les cons-
crits de Saint-Mars livrant
bataille à ceux de Landivy
se crient les uns aux autres :
il é d Làdvi, fu yi; il é d Se
Mâ,fnpà.
lâdye, habitant des landes,
mot usité dans les com-
munes de l'arrondissement
de Mayenne où il y a de
grandes landes; — landier,
chenet (Landivy).
làfœr, lin en poupées prêt
à être filé; — jardin dans
lequel on cultivait le lin, le
chanvre.
làfœsye, lanfeussier (Arch.
de la May. B 3118, fol. 96
v°), ouvrier qui travaille le
lin (Craonnais).
làfèÇj) , lanfeis , lin en
filasse (Craonnais); — jar-
drè ô làfé, jardin dans lequel
on cultivait le lin, le chan-
vre; — étoffe fine de chan-
vre (Craonnais).
lâfrine, làfrone, lambiner
(Villaines); — mal laver le
319
linge (Bais); — se pour-
lécher.
làg dé bœ, Cirsium Angli-
cum ; — làg dé piver, Scorzo-
nera humilis; — làg fort,
mauvaise langue, bavard.
làga, m., gelée de prunes
(Saint- Aubin-du-Désert) .
làge, landier, grand che-
net de cuisine ; — partie de
la gorge du porc, langue de
porc. Cf. gorjer; — jambon
fumé; — habitant d'une
lande. Cf. làdye.
làgejye, langagier, bavard,
mauvaise langue (Pail).
Jàgeye, langayer, tirer la
langue d'un porc pour voir
s'il est me:(yâo, ladre.
làgeyu, qui làgey les co-
chons.
làgisyô, langueur.
làgret , languette (d'un
fusil).
làgrone, se mouiller hors
de propos; — - laver dans
l'eau sale (Château-Gontier
et environs).
làgrose, lanterner.
làgnre (jf) , langourer ,
exprimer sa langueur.
320 lèv
lâçiist, langouste; — li-
mace jaune (Bais, Bazou-
gers). Cf. lo£:.
làjœl, m., lange, drap. Cf.
àjœ!.
liiler, cancan (Ernée).
làpar , lampart, langue
(des reptiles). Cf. pikrô.
làpè, lopin, reste, mor-
ceau (Ambrières).
làpinCy patauger; — la-
ver du linge à grande eau
(Ernée).
làpr, lampe.
lâpréné, f., grande quan-
tité.
lâs, anse. Cf. nàs.
Jàse, lancé, un peu pris
de boisson.
làtivenic, lanterner, mon-
trer de l'irrésolution, perdre
son temps à des riens.
lâtye, lent.
lûkœ, lêkœl, lequel.
lésyœ, celui.
lève, lue, lever, corri-
ger, punir, battre; — du-
per, attraper : tè via be Ive,
te voilà bien attrapé; se ia
ki t ItT, c'est ça qui t'attrape.
le
lùvc, levée, pousse (terme
d'agriculture).
lùv\i\ lourdaud.
hv, loup.
Jà\ lit (Landivy).
lœdi, lundi (Bais).
lœn, l(vn, lune.
lœnèt, là'tiet, lunette.
liv(^l), leur, lœ jvâo, leur
cheval, leurs chevaux; —
lœ^éi^, leurs aises; — / lœ:^ è
di, je leur ai dit; — j là fré
kôpràr, je leur ferai com-
prendre.
le, loi;
Si vient nous bailler sa ley
(Pastorale 8.)
lit; — legs, sorte d'obliga-
tion magique. A Torcé en
Charnie, la Dame de Bouille,
personnage légendaire, a
établi plusieurs lé qu'ob-
servent encore aujourd'hui
les fermiers : i° laisser un
coin d'un champ de la Mori-
niere sans le charruer; 2°
avoir un bouc à suivre le
bétail; 3° offrir le pain béni
cà Sainte-Suzanne, le jour de
la Pentecôte, et amener avec
i
lèc
Icd
!2I
eux un chien. (Dagnet,
Histoires et légendes des Coë-
vrons, p. 164.)
lê : d lô é d lé, de long et
de lé, en longueur et en lar-
geur.
lé, lei, elle : 5 et i tè n lé ?,
est-ce toi ou elle ? ; cl a du
mwa mâo amô lé, elle a du
mauvais mal sur elle. Cf. la.
La prime nuitée qu'ové lei j' cou-
[chai,
E m'happit la goule ové ses cinq
[deits
Mei je pris ma hanne et m'en fus
[d'o lei.
(Chanson.)
le bat II, lait battu, sorte de
fromage à la crème peu con-
sistant.
lèe^ bois fourchu ou mâ-
choire de porc qui se met
devant le trou de la cuve à
lessive pour empêcher le
linge de le boucher (Ernée,
Landivy); — coup, claque,
chose désagréable : atrapc
œn lée; — tranche très
mince; • — lécherie, frian-
dise.
G. DoTTlN. — Glossaire.
lémr , léchard, friand,
gourmand.
léee, boire, licher; —
battre, frapper. Cf. liée.
lé€et, lichette (de pain, de
viande).
léeote, lécher sans relâche.
léfri, lécherie, friandise.
lé^'U, licheur, gourmand,
flatteur.
lédàj, laidange, injure,
sottise.
lédàje, injurier.
lédè, homme très laid. Il
existait jadis à Laval, sous
l'inspiration de quelques
farceurs, une confrérie des
gens de la ville les plus
renommés par leur laideur.
Cette confrérie avait pour
patron saint Laidin, dont
elle célébrait chaque année
la fête. On choisissait le
personnage le plus laid de
la ville et on le portait, le
soir, à la lueur des flam-
beaux, sur les épaules de
quatre hommes, dans les
rues de la ville. Il avait la
figure toute barbouillée de
suie. Il était accompagné par
21
322
lèd
un grand nombre de Icdè. Le
cortège s'arrêtait devant les
maisons des làl? qui ne
voulaient pas participer à
cette mascarade, et souvent
on forçait les passants à em-
brasser le héros de la fête,
ce qui provoquait des rires
et des huées. Il y avait eu à
Laval un commissaire de
police, nommé Odin, et qui
n'avait pas su se foire aimer
des habitants. Le soir de la
fête de saint Laidin, on criait
partout une chanson dont
voici quelques paroles :
Saint Odin, saint Odin,
Prends garde à saint Laidin.
L'autorité s'émut et prit
des mesures pour faire ces-
ser cet usage qui avait été
mainte et mainte fois la
cause de désordres (G.).
lèdi^r), enlaidir.
lè d la bon Vyerj , lait de
la bonne Vierge, fleur du
chèvrefeuille (environs de
Laval).
lèdriy f., laideur.
les
lèdrô, délaissé on ne sait
pour quelle raison.
Icdiir, laidure, laideur.
%t'r, coiffe en toile grise,
anciennement portée par
les femmes (Andouillé). Cf.
lèlycr.
lèç,iini, f . , légume, lé-
gumes.
IcJsœ, IcJccvl, lesquels, les-
quelles.
lèl, aile.
Icn, nielle (Andouillé).
Cf. poti', al en.
Une, s'essouffler tacile-
ment : œ jva ki Un.
1er, lire.
h'si{f), m., lessif, eau
chaude que l'on verse sur le
linge; • — action de lessiver,
de couler la lessive ; — linge
qui doit être mis à la les-
sive; mettre à la lessive
pendant les trois jours de
Ténèbres porte malheur :
on meurt dans l'année. (Dr.
L.).
h'syd', ceux, Usyà'n, celles :
le s\œ ki vu là, k i s avâsja,
que ceux qui veulent s'avan-
cent; — U syœ du Yn, ceux
\
î~e
du Houx, les habitants du
Houx.
létani, litanie.
letw, letis, letice, her-
mine (Pail).
létoini, personne faible ou
vieille remuant difficile-
ment (Pail). Cf. atoini, loto-
mi.
lètô, laiton, petit cochon
dans sa première année; —
sève blanche qui sort du
laiteron, du pissenlit, de la
chicorée.
létrô, laiteron (Sonchus
oleraceus).
lètu, couvert de lait; —
qui aime le lait; — laitier.
lètyer, laitière, coiffe plate
de paysanne retombant des
deux côtés de la tête, que
ne portent plus maintenant
que les très vieilles femmes
(Mayenne).
leyar, peuplier (Château-
Gontier).
/q;, laize, largeur d'une
étoffe.
Ic^c, qui lésine, lésineur.
léxii, lu.
le, lein, loin : / dmœrà bl
li€
323
le d isit; y apiuè kor si mal le
d isi a yak eé yœ ; — bê II,
bien loin (Landivy).
Icgé , f. , Lemna qu'on
trouve dans les mares (Pail).
Cf. gcnniyé, kanlé.
lin, laine.
lltl, lointain.
//, f., lie, câble.
//, m., lisière d'une étoffe :
€àosÔ d li; — / // n vâojaml
l drà, il vaut mieux s'adres-
ser au bon Dieu qu'à ses
saints; — jarretière; — lit :
reste su l li, être alité. Cf. lœ.
li, lui.
libwen, liboines, coque -
cigrues, s'emploie pour élu-
der une question : k s et i k
sa ?; k s et i ki y a la ddâ ? —
de libtuen, pîir fut dà la gui
ô:( àpen (Montourtier).
lie, f., petit morceau de
pain, de fromage, etc.
liear, gourmand, friand;
— gluant.
lieci, lieu, licheur, gour-
mand, friand (Izé).
liée, lécher; — licher,
boire ou manger aux frais
d'autrui; — blesser : tii va
324
^iS
tfér lice; — jouer un tour
■\ : t a été Iv liée; — être
visqueux, filer.
liێ, f., tache de boue, de
graisse; — lichée, lippée.
lieri, action de lécher;
— friandises.
lieiver, f., limace. Cf. Joe;
— léchoire, gourmande,
friande (Izé); — m., terme
de tissage, morceau de bois
servant à frotter le tissu
pour le lisser.
// d bye, lie de blé, excré-
ments humains. Au premier
avril, dans le sud du dépar-
tement, on envoie souvent
les gens crédules acheter de
la H d bye chez l'épicier ou
le pharmacien.
ligô, celui qui tourmente.
ligde , limace ( Sa i n t- A u -
bin-du-Désert,Pail). Ci.loe.
ligrasœ , brumeux. Ct.
likrasœ.
ligne, ligiij, f., grand et
long couteau, sabre, épée ;
— mauvais couteau.
lignje, couper (la viande) ;
— couper (de l'étoffe de tra-
lift
vers); — tourmenter en
paroles.
lije, léger : gnisye d kôr c
Uje déspri, de forte corpu-
lence et d'esprit subtil.
likane, rôdeur.
liker, litière. Cf. alkcr.
likrasœ, brumeux, hu-
mide (en parlant du temps).
liiiiase, brûler lentement,
à petit feu (Pail).
liinâd, f., longue pièce de
bois scié, dont les extrémités
sont à peu près carrées
(Pail).
lifiie, ennuyer; — faire
semblant de pleurer.
liniéro, numéro.
liiiiô, timon ; — bran-
card : jvâo d limô.
Htmixjn, limousine, grand
manteau de roulier.
linèl, linette, graine de lin
(Ernée).
linô, m., hnotte, léger,
sans jugement.
Jiuasœ, ligneux.
Une, être filandreux, filer
comme des confitures. Ct.
liée.
Uni, lignée, race.
lis
Jip : fér la lip, fliire la
lippe, allonger les lèvres; —
bouder; — bak la lip, être
tout honteux.
lipâodé, f., action de la-
per (Hercé).
lipar, lippu.
liret, f., langue vive.
lira, mauvais couteau.
Ii?-ote, couper avec un lira.
lira, liron, loir.
lis, lice, haie vive formée
d'épines sans talus : œn lis
d tpin; — f. pi., assemblage
de fils dans lesquels sont
passés les fils de la chaîne.
lisœ^^, lisseuse, ouvrière
qui fait les lissures ou les
lisses (terme de tissage).
lise, tailler les épines for-
mant haie vive (Pail); —
rempailler.
Hsô (terme de tissage),
fils servant à faire les lissures
ou lisses.
list, éhte; — clôture
faite par une haie vive. Cf.
lis.
lisur, f. pi. (terme de tis-
sage), assemblage de lissons
liv
325
dans lesquels sont passés les
fils de la chaîne.
lilra, litière (Craonnais).
liirâo, petit garçon qui
porte le linge à la lessive;
— personne de peu de
valeur, de mauvaise répu-
tation, promenant son en-
nui de côté et d'autre, et
cherchant les aventures ; flii-
néant.
litrasœ,^., humide, som-
bre, en parlant du temps. Cf.
likrasœ.
livar, lourd (en parlant
des instruments agricoles).
livarde, boire malpropre-
ment.
livèe, ache (Pail).
liv(j-), paroissien, livre de
prières; dans nos campagnes,
le paysan qui veut ache-
ter un paroissien demande
toujours au libraire un livre;
— livre : // é bè savà, i li dà
lé gril- liv.
livre dé Çsè), se livrer de,
prendre livraison de.
livré, f., ray-grass.
liv(y) gràpwa, livre grand
poids, 750 grammes (Ernée).
326 loj
li^ar, lizard, lézard. Le
lézard vert n'existe pas dans
les cantons de Gorron et de
Landivy (L. D.). Cf. à'èyd.
li:^ote, lire mal ou difficile-
ment.
lobar, chiffon qu'on donne
aux enflints pour les foire
dormir quand on les a se-
vrés; — celui qui lob; —
jobard.
lohasc, lobe, lobasser, lo-
ber, laisser aller la tête en
sommeillant; — Idbc, ouvrir
la bouche, bâiller aux cor-
neilles (Ernée) ; — se dit des
enfants qui sucent leurs
doigts ou des morceaux de
linge, ou qui font un mou-
vement de lèvre comme
pour sucer le bout de leur
langue. Cf. niyone; — rester
sans bouger.
lo^, loche, limace, ordi-
nairement de teinte rou-
geâtre : // é grâ hôm œn làe.
loeé, plein de loches (ter-
rain).
logé, matelas.
loj, loge, petit bâtiment
recouvert de chaume, scr-
lop
vaut habituellement à dépo-
seras instruments d'agricul-
ture; — cabane de sibotier.
/('/(', appentis servant à
abriter les charrettes et les
instruments aratoires.
lojet, logette, piège fait
avec des petites baguettes de
bois pour prendre les oi-
seaux ; — espèce de cage ou-
verte en dessous servant au
même usage.
lôji, logis, maison de
maitre.
lokbanc; se dit d'une porte
qui bat au vent.
loke, branler, remuer à la
façon des objets mal assem-
blés, mal fixés (Pail).
lokê, loquet, clef, passe-
partout ; — hoquet. Cf. lukè.
loket, f., lopin, lopin de
terre.
/()/.'/•/, f. , Senecio Jaco-
baea (herbe).
loktase, lokte, loqueter,
heurter à une porte en agi-
tant le loquet Cf. hniyte.
làlô, robe (terme enfan-
tin).
lopè. Cf. hopè; — lopin.
lot
Jopè, fortune, avoir; —
lopin de terre, petite pièce
de terre; — guenille, mor-
ceau d'étoffe.
Ramassant toutes les crottes
Au bas de leurs vêtements
Pour servir de passements
A leurs chemises
Qjii'on voit pendre à grands lopins
Par dessous leurs casaquins.
(Noël du comté de Laval.)
Joridè, index. Cf. hyâ.
iorikar, loricart, vieux
coureur; — personne ridi-
cule.
loripyâo, oreillons. Cf. ori-
pyào.
loryœQ), loriot.
Jos, losse, instrumentde
tonnellerie.
lostr, rustre, mauvais
sujet : // é be mi, mé à hôsist
i nn apa me l ér d œ lostr; —
iakre lostr (injure).
loiomi, f., personne faible
ou très vieille et remuant dif-
cilement (Pail). Cf. létomi.
lotoni, f., maladie de lan-
gueur, atonie : et tiiju à lo-
toni, manquer de force; —
Iiig 327
enfant qui ne profite pas.
loto, rachitique, maladif.
là (tîit 6), jusqu'à la fin;
— lé niui ô lô, le long des
nuits.
lôgœr, langueur.
lôc,ri, f., longueur.
lôj'ér, f., longère, éten-
due de terrain pris en lon-
gueur : // a vàdu œn lôjêr
dà sa pré, sa la dépar be.
lôji, m., longueur (Mon-
taudin) ; — doigt du milieu.
Voici les noms des doigts :
piisô, liepô, lôji, fnalasi, é lu
pti de du paradi.
lôji, longis, lent : s gà là et
i lôji! i n almti pwe a sa bxpn.
lôjô, index.
Inbi, f., désordre, confu-
sion.
Inbin, truie maigre qui a
eu des petits : ani mér lubiii.
lubr, lubre, pesant, lourd;
— malpropre (Pail).
lugrone, travailler sans voir
clair.
lugrô, porte-chandelle de
résine qui se place dans la
cheminée (Montourtier); —
petite lumière.
328
lii>i
luc,nb{j), lourd, pesant ; —
jvAo lnijiibr, clicval lugubre,
cheval lourd.
Inkarne, regarder.
lukc, hoquet. Cf. jikè,
kakô.
lukcii, lucarne (Pail).
lukrè, chandelle de résine
(Izé). Cf. oribu.
hitfia, limas : prése koiii (V
lin lia ki va ôfré^;
Le p'tit lumas lui a montré les
[cônes
Monsieur Berton a r'culé pus
[d'eune aune,
En s'écriant : ô mes amis !
Un p'tit lumas qui vient m'ôter la
[vie.
(Chanson.)
fainéant : hr liiina! i ii ab-ut
a rè.
lumel , lumelle, lame,
mauvais couteau.
luniéro, numéro.
luminô, lumignon, chan-
delle qui éclaire mal.
lunô, linot, auquel on
apprend à parler comme au
geai, à la pie : kœ bct rai kê
tnô lunâ, i pari koin œn persan
naturel.
liip
liir, f., reproche, plaisan-
terie souvent répétée (Pail).
liirasye, Inrœ, qui gronde,
raille ou se plaint toujours
de la même foçon.
/m/v, gronder, se plaindre,
railler.
liiroke, rabâcheur.
lurotey gronder, se plaindre
sans cesse de la même
manière.
luni, qui répète sans cesse
la même chose, qui gronde
de la même manière. Cf.
liirasye, Juroke.
lusèrn, lucerne, feu follet,
petite clarté. Cf. é^eni, fyà-
bar.
Inslnkni , innocent , cré-
dule.
lu, leur (Montaudin). Cf.
lœ.
lu, pou (Laval).
lu (jérii, loup-garou.
/•///■//, étourdi, brutal.
l'itpasye , hoinme épais,
grossier (Craonnais).
liipd', ouvrier fainéant
(Cossé).
lape, attraper (Pail).
I
hit
liipye, homme épais, gros-
sier (Mayenne).
hiir, m., coup; — colère :
/ l-ur mù mot ; fér œ ht d hi-r;
— àlve l hir aux bêtes à
cornes, leur faire subir l'opé-
ration du trépan; — s doue
œ ku d Jiir, se donner en
marchant un coup de sabot
dans la cheville d'un pied;
— sa va H tire l hir dé la têt,
dit-on de quelqu'un qui
saigne du nez.
l-ur, brutal, lourdaud; —
nigaud.
hirdéri, lourderie, bruta-
Hté.
hirdeyœ, i, lourd, lourde.
hirdeye, faire des folies,
agir étourdiment.
hirdihu, lourdaud, mala-
droit.
hirdi-^, lourdise, sottise,
bourde; — brutalité.
hirdiuer, femme lourde,
grossière, mal élevée.
liirdye, lourdier, lour-
daud, brutal.
liitoiii, maladie de lan-
gueur.
l'iilà, enfant rachitique.
hui
329
lurfzveQ-'), hirtye, lourdaud,
brutal. Cf. lurdwer, hirdye.
Invar, qui se jette avide-
ment sur la nourriture (ani-
mal); — brutal.
Jiivct, louvette, tique, in-
secte qui se fixe sur la peau
des chiens et de quelques
autres animaux.
hnyœl, loyal.
liiye, loyer. \
Iiuabr, huêbr, gazon levé,
cà la pelle (Craonnais). Cf.
byet.
huabre, garnir un tas de
bois pour faire du charbon.
huaje, louager, locataire.
huaje, louager, louer,
prendre en loyer.
huapr , f. pi., touffes
d'herbe que l'on enlève avec
la motte de terre (Château-
Gontier). Cf. Iwabr.
Izvayômà, loyalement.
huéj, petit loyer, maison
avec un petit jardin.
kuilê, hui^yô, kui^et, loui-
set, louisiot, louisette, celui
ou celle qui ne veut pas re-
connaître le Concordat. Cf.
égli^.
330
lyœ
/îl't', Kvety petite lucarne
ordinairement fermée d'un
morceau de verre (Pail).
lil'ir, luire, faire reluire :
Kbir lé sœye.
lwi:^arne , Jwi:^er)n', lui-
sarner, luire par intervalles.
lû'i:(è, les Ervum (Châ-
tcau-Gontier).
lû'i:(ern, luzerne; — lueur
pâle (Pail).
Iwîieye, faire reluire.
lyardé, f., liardée, valeur
d'un liard; — mesure de
capacité autrefois en usage à
Laval.
lyâ, lien de gerbe ou de
fligot (Bais); — liseron
(Hercé).
lyâ, a., bien délayé.
lyœi'(r), lièvre (Landivy,
Pail). Si un lièvre se réfugie
dans une maison, c'est signe
de malheur (Dr. L.); —
lycev de lââ, célibataire non
établi. Un lyœv de làd ne
peut être curateur (Landi-
vy).
lyœvres, hase, femelle de
lièvre.
lyc, f. (terme de tissage),
baguettes de bois sur les-
quelles sont fixées les lis-
sures.
l\c€, couteau de tisserand.
//Vy , m . , chèvrefeuille.
lycr, liure, grosse corde
(Izé). Cf. lyur.
lyct, layette, tiroir d'un
bahut ou d'une table; — en
particulier tiroir placé à l'in-
térieur des grandes armoires
de fermes, dans lequel les
cultivateurs serrent leur ar-
gent et leurs objets précieux.
lyorn, liseron.
lyot, voleur de nuit cou-
vert d'un drap blanc et
secouant des chaînes (An-
douillé). Cf. hiihiy.
lyur, liure, grosse corde
servant à serrer les char-
retées de paille, de foin, etc.
(Landivy).
lyure, serrer à l'aide de la
liure et d'un moulinet :
lyure œn earié d je (Lan-
divy).
It^, les : lu va và]ie l^ apèr-
cyœvr.
m
mag
iiiag
ma, moi.
mû, mail, gros maillet
avec lequel on enfonce les
coins pour fendre du bois :
5 tnà é bl b^à.
ma eat, ma chatte, excla-
mation ironique qui équi-
vaut à : Je t'en souhaite, tu
peux y compter.
màs de fer, f., nicâchefer.
ma£è, m., mâchoire infé-
rieure, menton.
maee, rompu de fatigue.
ma^Iô, m., maelot, f., ma-
celotte, bâton terminé en
massue. Cf. marot.
magalô, individu mal vêtu;
— vaurien (Pail).
magdal, mauvaise chance
(Ernée). Cf. dag, maldag.
magnè, menton (Ma-
yenne). Cf. manè.
mâgone , m â c h o n n e r
(Neau) ; — maugréer, gron-
der (Craonnais), bougonner.
magos, {., magot, bourse,
somme d'argent.
magr, taquin (Château-
Gontier).
magrahô , homme sale,
déguenillé.
magrol, mauvais; se dit
des instruments, des voi-
tures, des chaussures en
mauvais état; — (injure).
magrolè , mauvais lard
(Saint- Germain- le - Pouil-
leux).
magus, magot, bourse où
l'on serre l'argent (Pail). Cf.
magos.
3 32 mak
VKikjo , mahaut, lépreux
(injure).
niahiVtr, lourd, maladroit,
désagréable.
niiiho)ii', mâchonner, mal
prononcer, bredouiller.
niabô, personne parlant peu
distinctement; — mâchoire
grosse et proéminente (Pail);
— a., lourd et grossier : œ
jvâo vmhà.
major, partie de la charrue
qui supporte le laapâo. Cf.
pluma.
mnkahr , maladroit; —
gros, lourd : vnt jvâo é irô
mahah p-iir bè htr (Montau-
din) ; — difficile à manier;
— étonnant, extraordinaire.
mahahule, délabrer, meur-
trir; — maculer (Mayenne).
MaM', Matthieu.
maki, macle, maille de bas.
makô, bourse, magot,
amas d'argent.
makr , macle , châtaigne
d'eau. Le fruit de la macle,
cuit à l'eau, est le régal des
gamins du Bas-Maine; à
Château-Gontier, on vend
des macles à la Saint-Fiacre;
mal
— s c lin snkr a priul, s é dé
makr a nul, dit-on de l'en-
fantement.
Les tyrans en troupe grande
De Sacé feront leur tour
Q.ui donneront tous de bande
De leurs niacres tour à tour.
(Noël du comté de Laval.)
makre , crevasser; quand
l'eau tombe par fortes
averses après quelque temps
de sécheresse, on dit que la
terre est makre.
mal {piue si), point si mal,
assez : pwè si mal le, pivc
kor si mal le, assez loin.
jual : £6 d œ mal, du mal
(La Dorée); du hâo mal, d
wrt/(Pail), être épileptique.
mal, fumier de ferme
(Ambrières). Cf. mâle, nulle.
mal ad i, maladif.
maladrè, maladroit : // c
si maladrè d se pat, ki n pœ
titee are sa l mise.
malâokœrd' , malâokaryd' ,
nuilàkœryœ, dégoûté, qui n'a
pas d'appétit, qui a flicile-
ment niai au cœur; — lâche,
poltron.
mal
malàdîirà, malendunmt,
peu endurant.
malàgrê, malengroin, mau-
vaise humeur.
malàgn, malengous, in-
disposé : y se malàffu.
malàtvl, mal en train,
souffrant.
niahàs, rnalechance, mau-
vaise chance.
maUàsu, ^, malchanceux.
Je n se t i pas ben malchançouse.
(Pastorale, 114.)
maldag, mauvaise chance
(Ernée) : // é dà la vialdag ;
// a yu la maldag.
mal dé là, mal d elà, mal
dé Se Malo, tranchée, con-
vulsion chez les enfants.
A Entramnes, près de Laval,
il existe une chapelle nom-
mée la chapelle de la Clé-
mencerie. On y vient en
pèlerinage prier pour les
enfants atteints de ce mal.
On y dépose des écheveaux
de fil qui ont ceint les en-
fants atteints. La croyance
est que si l'on y vient pour
des garçons, le fil doit avoir
mal
333
été filé par des garçons, et
le contraire pour des filles.
mâle, fumier (Ernée). Cf.
màlè.
malé~à, malaisé, difficile :
s é d ka be malé^à afér.
mâle, fumier d'animaux.
Cf. mal, mâli, mâni.
mail, en, in, malin, -e,
difficile à faire : s é pa bë
mail; — malfaisant, -e.
malègrœ, malingre, chétif.
malfétur , malfaiture, ou-
vrage mal fait, sans soin et
sans goût.
mâli, m., fumier (Saint-
Pierre-des-Landes). Cf. niàU.
malkes, Marsèche, Annon-
ciation(25 mars). Cf. marges.
malmà, malement, mal,
difficilement : sa va malmà
ove 6té pyé la; — presque,
à peu près : sa pé:( malmà
di se livr, j m à défi.
malônesté, malhonnêteté.
malônét, malhonnête, peu
honnête.
malpoli, impoli.
maliirœ, malheureux.
malye, a., malier, lourd,
pesant, maladroit.
3 34 ^"(^0
mane, maner, rester;
mot employé par les enfants
cil jouant aux billes, quand
la bille du joueur reste dans
le carré où sont placées les
mises de chaque joueur,
iiiancr, manière; — prune
de Damas noire (Pail).
manet. Manette, Marie ;
— homme s'occupant de
travaux de femme.
ma)iik, machine mise en
mouvement avec la main.
inàniQ), fumier, engrais
(Craon); — f. pl.^ débris
que l'on met à pourrir dans
les étrages. Cf. fiilaj.
manimâ, m. pi., endroit
du corps d'un animal que
les acheteurs tâtent ou
manient, pour s'assurer de
son état : s bœ a d hô iiimii-
iiià (Pail).
manc, m..
menton, mâ-
choire inférieure : / / ùri
par le niaiiè. Cf. magné.
maner, manière; — à,
par maijcr de rè, sans faire
semblant de rien. Cf. ma-
ner.
mao, mau, mal;
mâo
Ah dévalions sur l'hcrbcttc,
Le soleil nous fait mau.
(Chanson.)
màodi, maudit, interjec-
tion exprimant le désappoin-
tement : 6afrùviàodi!
mâo d kôr, diarrhée. Cf.
hest.
mâofè, maufait, mal fait.
mâofinye, mal finir, mou-
rir (Château-Gontier).
mâogêrne, maugrené, dé-
testé ;
Ces mauguerncts d' goujats
N'veiant i pas ben qu' tu radotes !
(Pastorale 59.)
— qui fait des imprécations.
mâograhè, mâograhô, mau-
grabin, maugrabot, homme
sale, déguenillé.
nnwgre, malgré.
mâogriv, n. f., mauvis ; le
mauvis annonce l'eau quand
il crie beaucoup (Ernée).
màoj , mauge , lour-
daud, maladroit (person-
nes); lourd, peu maniable
(choses) ; — faible (I/Â-) ; —
brutal (Ahuillc).
mâojmà, gauchement.
mar
mâohœrœ, qui a flicilement
mal au cœur; — écœu-
rant.
viâopitœ, malpiteux, digne
de pitié; — impitoyable,
crue.
mâovestyé, mauvaistié, mé-
chanceté.
màùvé^mà, mauvaisement,
méchamment; — difficile-
ment : 5a sra t i pré d isi œn
œr? — màavé:{mà.
mâovir, f., mauvis (Hercé,
Landivy).
mara, marais. Cf. marwa.
marabiy , f. pi., mara-
billes, chiffons, objets de
peu de valeur (Laval) :
}' a dà 5ô gérnye œ ta d mara-
biy; — vieux meubles (La
Dorée). Cf. robe.
mars, f. pi., terme de tis-
sage, pédales placées dans le
cercueil et servant à faire
baisser et hausser les lissures.
marm, marché. On trouve
chez Le Doyen, p. 6 : mar-
chail.
mar€àde (sè^, marchan-
der, faire le commerce : / s
marۈd de vae.
viar 335
mareàdÏT^, marchandise,
denrées; — bétail : v\ ave
estime la kavalri e tut la mar-
ۈdii, i n rest pu k a y estime
nô gôrè e la bêrbi; — / sdm be
à marcàdiT^; — la marcàdi^a
be rôkmàte a la fzvèr d amui ;
— vyœ tu be n pa fer galope
la mar^àdi^ kom sa ; pàse
la iiiar^àdi^.
mareàs (La Dorée), mar-
ées, mar€è:(^y Marsèche, An-
nonciation (25 mars). Chez
Le Doyen, p. 183 : Mar-
chaisse : a la Marias, l hiihu
é mor 5 i n prâe ; prae u nô,
il é dà l busô. Cf. malkes.
marei, marché. Il y avait
à Laval la rue du Marchis.
mardel, mardelle, sorte de
tourbière recouverte d'her-
bes. Cf. binô, mole, molycr.
mâré, f., flaque d'eau ou
de toute espèce de liquide
répandu.
mare, recouvert d'eau.
marékanœ, marécageux.
marén, marraine. Si la
marraine porte l'enfant sur
son bras pour le mener bap-
tiser, l'enfant chantera bien ;
336 inar
— femme : s é tu d iiinii
œn bel niarcn.
marcyc, patrouiller. Ct.
mar-uye.
viarccfity maringote, espèce
de charrette plus légère
qu'une charrette ordinaire.
viargan, gadoue, matières
fécales de l'homme que l'on
a tirées des lieux d'aisance;
— poudrette. Pour guérir
la vigne de la malcr, il faut
mettre chaque année au
pied trois pelletées de iiiar-
gan.
margâode, margauder, aller
à la maraude ; — courir après
les femmes.
margènâo , sale, mal-
propre.
margèn, margèn, f. s., ex-
créments; — lieu fangeux;
— méridienne. Cf. nieryenc.
Diargoic, m., belette (Lar-
champ, Pail).
margre, malgré.
margiilet, margnlin, ban-
deau sur la figure : el a grà
inAo à dà, j yi é mi œu iiiar-
gîilet (Cossé); — bouche de
l'enfant : a l ê œn joli ptit
mar
margukl ; — / vat fut par la
iiiargulct; — brides d'un
bonnet de femme.
ninrgiilitie, aller vendre de
bourg en bourg; surtout en
parlant des femmes qui
vendent des mouchoirs.
iiiargnyas, f . , endroit
mouillé, boueux.
inargnye, margouiller, agi-
ter l'eau et la boue (Pail).
mari bô bek, Marie-bon-
bcc, babillarde, bavarde.
marieâo, mariée, maré-
chal ferrant.
marivaude, forger; — faire
du bruit en frappant.
inarikâode, ranger, entas-
ser des objets dans un cer-
tain ordre (Pail).
marilej, maritage.
Pour le debvoir de maritaige
N'est temps meilleur que de Noël.
ms. 23
inarkâo, marteau.
markn , marcou , chat
mâle. Cf. ràdii.
inaniiayè, petit enfant.
marmitô, marmiton, Agra-
phis nutans.Cf. kôniy,pi(ptit.
i
mar
marnmfye, v., gifler, souf-
fleter.
marmiifyé, î., gifle.
marmit:(e , marmouser ,
marmotter.
marmuT^è, marfmi:(è, mar-
mouset, enfant chétif.
inarmyone.
grommeler.
murmurer,
marni, fumier. Cf. inani.
nmrônà, regrettable : s ê bc
inarônà.
niarone, regretter, Disquer.
marot, clou; — masse-
rotte, bcâton de néflier, ter-
miné en massue et suspendu
au poignet par une courroie,
que portaient autrefois les
paysans; la viarot est con-
temporaine des irikw^.
marpâo, marpaud, voleur,
vaurien.
marsâol, marsaule (Er-
née), Salix capraea.
marsèe, Marsèche, fête de
l'Annonciation de la Sainte
Vierge. Cf. viar^ei, nialkes;
menus granis.
martya, marteau (La Do-
rée). Cf. marhâo.
marut, f. , camomille puan-
G. DoTTiN. — Glossaire.
iiiar 337
le (Anthémis cotula); —
mille-feuilles (Achillea mil-
lefolium).
?)ianiyaj, terre mouillée
dans laquelle on patauge.
niaruyê, petite mare : 6 é
pwe œn étà, s et œ maruyè.
iiianiye, patrouiller, re-
muer de l'eau sale. Cf. iiiar-
ffiiye.
maruyet, petite mare (La
Dorée).
iiiarwa, marais, eau crou-
pissante. Cf. iiiara.
inarya, mariage ridicule
(Pail). Cf. mérya.
inarycj, mariage : k es kè l
niaryejl s et œ sakrèmà ki fé
prâré l p-ueô é l batô pur fér
abeye lé eyl dà lé vilej ; — a
kœl aj fâot i s niarye ? l pu té
posiby pur n pwe perd 1 oka^yà
(Catéchisme travesti); —
niaryej a la mode d la Ger^,
béni su l hâo d la hà é inaryc
dà l fô du fœse (Hercé) . —
Le jeune homme qui désire
épouser une jeune fille lui
f^ùt la cour pendant un
temps variable ; c'est ce
qu'on appelle fér l amur.
jyS iiinr
Après ce stage, on réunit hi
famille pour faire les pronies
ou ahordà. On nciicte la hr'ui
et / ///.••//. Puis le mariage a
lieu. La mariée est précédée
de joueurs de violon, de
clarinette ou d'accordéon.
Les jeunes gens du pays
dressent sur le passage
des barricades formées de
cordes enrubannées aux-
quelles l'ouvrière de la
mariée attache des épingles,
et tirent des coups de fusil
à l'arrivée de la noce. Les
gens de la noce leur versent
de l'eau-de-vie. Ces usages
sont en voie de dispari-
tion. (L. D.) S'il pleut le
jour du mariage, la mariée
aura toujours mauvais temps
pour laver sa buée (La Do-
rée); elle aimera bien le
gratin (Hercé). Quand un
veuf se remarie et que son
fils est d'âge à jouer du
violon à la noce, on dit : /
lii)i lé Imi a sa pcr.
luarycn, f., petites mou-
ches volant sans cesse qui
se réunissent vers la fin de
mas
l'automne (Pail). Cf. gihè.
iiiarycnc, f., méridienne,
sieste, repos que les pay-
sans ont coutume de pren-
dre après leur repas de mi-
di; — partie de l'après-midi
comprise entre midi et
quatre heures (Izé).
inaryciie, fiiirc la méri-
dienne, dormir après le re-
pas de midi.
niaryèté, f . , collation,
repas entre le diner et le
souper. Cf. mérycn.
marycte, v., collationncr.
luaryonet , marionnette,
bergeronnette (Ampoigné).
iiiar:^cl , partie maréca-
geuse d'un champ. Cf. mar-
dcl; — auge en pierre où
l'on abreuve le bétail (Er-
née, Landivy).
mas, bouillie de sarrazin
(Villaines-la-Juhel) ; — pa
de mas, guère : sa n va pa dé
mas, ça ne va pas bien.
masakr, grand, fort, gros,
gras : nul zyâo c dù-vmi ji'ryœ,
il c hit a fè masakr.
niaslè, m., maslc, t., tro-
mat
chet, amas de fruits sur une
petite branche.
masonè (Ernée), maso (La
Dorée), sittelle torche-pot.
mastâo, mastoc, qui a l'es-
prit lourd et épais.
maÇt'), mat, flétri, dessé-
ché; — mou, lâche.
mat, f., chose lassante
(Saint- Aubin-du-Désert) .
matagô, jeu d'enfants.
mate, mater, lasser (Ma-
yenne); — mate œn barik,
la lever sur un bout.
mater, matière.
matérâo, matériaux.
mate Ça), ce matin.
mâtè, terme de tissage,
bois fixé à l'orillon et placé
entre les dents du rouet de
la pivoire; il sert à tirer les
échantées; — partie du fléau.
mâtigâ (exclamation de
surprise) : Ah vraiment !
Est-ce possible?
mâtiné, matinu, mafinye,
matinal.
mati(j'), matir, se faner,
se flétrir.
matiyô, maquignon.
ma^
339
iiiatra, matras, matelas.
matrase, matelasser.
iiiavrê, vraiment (Cham-
péon). Cf. paré.
■maye, -r, lourd, grossier.
iiiayet , maillette , clou
que l'on met sous les sabots
(Landivy).
maya, maillot, maillet de
bois.
mayoe, maillet; — clou à
grosse tête pour les souliers;
— tète; — personne peu
intelligente et qui comprend
difiicilement.
mayotè, jeunes gens qui
s'en vont, le i^' mai, à la
rosée du matin, le panier au
bras, chanter à la porte des
fermes la chanson tradition-
nelle où ils demandent des
œufs et font des vœux pour
la prospérité de ceux qui
leur en donnent (Craon);
— œufs du mois de mai.
mayte, mailleté, tacheté,
marqué de taches de rous-
seur.
mayte, mettre des mail-
lettes (Landivy).
mâ:(et (interjection mar-
340 mal
quant lu surprise, l'atlmira-
tion).
ma:^ic;i) (interjection de
surprise). Cf. mâlic,ô.
nid, turc, ver blanc des
guérets.
vià^et (il' Iti l'ycrj, Con-
volvulus saepium (Chàteau-
Gontier).
niàdal, f. , grand soufflet.
Cf. mùmte.
màdé, f. , caprice.
Diàdcfi, i., m'en dctic,
probablement, sans doute
(Landivy) : à va aie a Gôrô
màdcfi ?
màdmà, mandement, in-
vitation, convocation : fô li
âvéye œ màdmà a vnir isit .
màgone , mâchonner
(Neau); — bredouiller
(Pail); — maugréer.
màgôy mangon, personne
parlant peu distinctement
(Pail). Cf. mabô.
niàje, quereller sans cesse.
màjonri, t., dispute.
Jiiàjri, f., action de man-
ger, repas; — ration donnée
au bétail.
màjye, manger. Quand on
mât
voit manger goulûment on
dit : aval Giyô, y an a dà l
pô (Hercé).
viàk , espace recouvert
d'herbe laissé par la mala-
dresse du conducteur de la
charrue ; — défectuosité ,
erreur (Pail); — de màk,
manquant : / à triivi kœk
à' d màk; — sa màk, sans
manquer, sans faute.
makào, manteau.
màkc, peut-être. Cf. vàJce.
màkct, femme qui n'a
qu'un sein; — vache qui ne
donne pas de lait par un ou
plusieurs trayons (Pail).
inàs'U, ~, malpropre dans
ses vêtements ou sa tenue;
— qui dit des mots grossiers
et à double entente; — qui
mène une vie dissolue; —
personne d'une avarice sor-
dide. C'est une injure gros-
sière.
màt, grande couverture
de lit en laine.
mal?, mancheron de la
charrue (Pail); — niancbie
de rtéau.
màliri, menterie.
mùn
màtiôà, mentant; on dit
de même : / màtisà, ils men-
tent (Château-Gontier).
màtonè, mentonet, sorte
de garde de serrure; — man-
teau de cheminée.
màtri, f. pi., mensonges.
mâtit, -:(, menteur, euse :
/ gà màtu, surnom de Jean
Chouan.
mèlê, a., mince, frêle.
mèlô, tête mal conformée.
même, grand'mère (Er-
née).
même, maman.
?nénœ d lu, meneurs de
loups, gens qui, dit-on, vi-
vaient dans des endroits
écartés au milieu d'une
bande de loups, et qui dres-
saient ces loups à piller les
environs.
Si un passant était suivi
par un de ces loups, il de-
vait prendre ses jambes à
son cou et courir à sa de-
meure en prenant garde de
tomber. Une fois arrivé, il
lui fallait donner au loup un
chantiau de pain pour lui et
une miche de douze livres
t)iôn 341
pour son maître. Quiconque
aurait essayé de se sous-
traire à cette taxe eût été
dévoré dans l'année par les
loups (Nuillé).
mènej, ménage.
ménct, menotte, petite
main.
mène du bru , faire du
bruit.
Diéuà, m., menotte, main
d'enfant.
Mênô, Manon, Marie
(Montaudin).
uiénu grè, m. pL, récoltes
secondaires.
tnêuuf, grand soufflet.
nièmisè, m. pi., petites
particules (Landiv}').
nièini d m, meneur de
rats, homme qui a le pou-
voir de faire fuir les rats ou
d'en envoyer là où il lui
plaît. Aussi faut-il avoir
soin de ne point refuser l'au-
mône ou dire des sottises
aux gens mal vêtus qui
viennent aux portes, de
crainte qu'ils ne fassent
arriver les rats. Quand les
rats sont ainsi venus par
342 ina'r
sorcellerie, les chats n'y
touchent pas et il est impos-
sible de s'en débarrasser si le
sort n'est pas levé (L. D.).
mûmue(i), manoir.
mùnibCy menuet, menu.
inônû'i:;^, f., travaux de
menuiserie.
mèrya, mariage ridicule
(Pail). Cf. marya.
mùzçi, grossier, rustique,
paysan.
mesuré, f. , mesurage.
Dans les fermes à colonie
partiairc, le propriétaire
assiste à la mesurée des
grains.
viœgJe, mugir, beugler.
mœlô, meulon, meule de
paille ou de foin.
mœmà, moment.
7)iœue, beugler ( Saint -
Thomas).
inœiie, meunier.
mœr, mûr, e : mtt fnrmà
c mœr st ane bè pu tn Je l ané
derner.
niàr, meur, mur, mu-
raille : / DKvr c iiiulû'cl; —
f., mûre.
ine€
mœr de fî\ meurt de faim,
qui a une faim excessive.
mœriÇr), mûrir.
iiiœtwel, mutuel, mitoyen.
Diàyotc, ceux qui vont
chercher les œufs de mai.
Cf. mayolc.
iiià'jic, beugler.
nie, moi : vùii vu à me ?
me, m., mai, arbrisseau
orné de fleurs et de rubans
que l'on plante dans les rues
sur le passage d'une noce
pour faire honneur aux ma-
riés à leur retour de l'église,
usage très ancien, disparu à
Laval depuis une cinquan-
taine d'années; — arbre
orné de rubans que portent
les conscrits en guise de dra-
peau. Cf. husin; — f., maie,
pétrin, huche où on pétrit
le pain et où on le serre
quand il est cuit.
mè€ (et dé), être d'accord,
complices, s'entendre : i sô
d mè€ âsàhy ; — sri^ dû mèe,
cerises domèches. Le senti-
ment populaire divise en
deux le mot di'iiièf.
iiuri'i, méchant, fm, dé-
meg
lié (pris en bonne part :
mdsyé l aivka j yi é di kè v.
ùtyé œ 11 m fè é mém é kè v
alyé bl l mefr à àrè ; — / //
pivl ase mém pu s défàdr ; —
espiègle : él i méeà 6è pîi gâ
la; — mauvais (Montau-
din) : ta halhi n é p-iuè si mé^à.
méféyœÇ^i-), mégeyeur,
aftranchisseur, châtreur. Cf.
mcjéyœ.
iiiédal, médaille.
médyone, manger à dix
heures du matin (Ambriè-
res). Cf. di^œre.
médyô, repas de dix heu-
res.
méênà, moyennant, au
moyen de.
méè, moyen : // a h? 1 niée !
il c si tèlmà ri€.
méféxd, malfaisant (Cour-
cebœufs).
niéfyabl, à qui l'on ne
peut se fier.
iiiég, m., lait maigre, petit
lait.
inèg(r) , maigre, froid :
ta, va mcgr.
megrâo, maigre : et i me-
grào spîiv ptit éfà la.
!iék
343
lucgrùdô, maigredos, mai-
grichon.
inègrè, maigret, pain long,
peu épais et presque tout en
croûte, pesant une demi-
livre.
uiéhène, méhaigner, estro-
pier, mutiler, rendre impo-
tent.
méjcyœQ-), mégeyeur, re-
bouteur, vétérinaire (Châ-
teau-Gontier). Cf. afràeisœ.
mékanih, a., chétif, usé,
amaigri (Pail).
mckanik, niékénik, méca-
nique, machine à battre mue
par des chevaux ; — mékanik
a jà, coupe-ajonc.
;;/(' kè, mais que, Mes que,
quand, lorsque : mè k j aljô
à vil, j portrô a mit inctr sa
par de mijô; Le D., p. 195.
mékèrdi, mercredi.
méh, m., métier : napwe
de. pli mékè ki n féj viv son
'Il m; — d kœ méke k il é?;
— dîiy^ méke, tréi mixer;
La fiir du roi d'Espagne
Vive l'amour!
Veut apprendre un méquier
Vive r laurier !
344
Hll'l
L' méqiiicr qu'ail' veut apprendre |
Vive ranioiir !
C'est la buée à laver
Vive r laurier!
(Chanson.)
moyen, possibilité; — in-
strument, outil; — /v il
mékc!, c'est bien le moins, je
l'espère : vu sré hetœ i;éri —
bè d méhc; — hè d nicke kt\
plaise à Dieu que; — pu d
iiiéJce, je le crains : / va €œ d
la pyé — pa d méhc !
mêlé, f., moitié : ua pa
méhé d diferàs.
mel, m., merle : àtàd v-u
eàte lé mel é lé rikar?.
On distingue deux espèces
de mel, le mel busone, et le
mî'l terye; — f., nèfle;
Ahuillé suivant ses rôles
Apportera de bon hait
Un présent de mêles molles
Pour présenter à Naulet.
(Noël du comté de Laval.)
(' / ta é la pay lé mel vurris
(proverbe); — ))iel , m., pe-
tit lait (Pail) ; — L, bou-
tonnière (Pail).
mêlas, f., céréales dont on
mel
a nièlangè la .semence ; le
froment et l'avoine sont le
plus souvent employés avec
l'orge. Cf. mêléar.
mélâkolyd', mélancolique.
mela\, mèlcuse, femelle
du merle
En février
Tout' bonn' mèleus' doit couver.
mêlé, f., mélange de paille
et de foin que l'on fait man-
der aux bestiaux et aux che-
vaux.
mêle, indécis, perplexe.
mêléar, mélange de blé et
d'avoine (Château-Gontier).
méleyar, méteil (La Do-
rée). Cf. métê.
méleye, mêler, mélanger,
embrouiller : / é ka:{imà âvi
d mélexe mit iréfy avek mit
pay pur dévie (i beslyal; — ô
Il i pœ r? kôprâr, i niêlêyâ lu.
mêleyé, f., mélange, em-
brouillement.
mêlicpte, mêler, brouiller.
mêli-mêla, pêle-mêle, con-
fusément.
ineltoiie, bégayer.
mel ta, qui bégaye.
men
mélyc, meslier, néflier : à'
batô d mélye. Pendant la
première nuit de mai, les
sorciers ont le pouvoir de
rompre, d'un signe, la tête
de tous les mesliers. La ba-
guette des sorciers est fltite
d'une branche de néflier
coupée dans la nuit de la
Saint-Jean aux premiers
rayons du soleil; — Le Mes-
lier, Les Mesliers, nom de
lieu. Voir rnirode.
mém : a mém lé, à même
elle, à ses dépens,
men, mine.
Mén, Mayenne (ville);
Je sommes tous de la gent
Des environs de la ville de Mayne
Quand viendra le jugement
Piacez-nous dans voutre domaine.
(Pastorale 194.)
— poignée, plein la main.
ménajer, ménagère, épou-
se.
viénœ (Landivy) , mené ,
minuit. Cf. mèniui.
méneje, ménager.
fnéneje, n., ménager, qui
dépense peu.
men
345
menejiiià , ménagement ,
égards.
mèui(J), château, grande
habitation; — maison ordi-
naire, ferme; — Le Mesnil,
nom de lieu.
mèni helkè, chasse fantas-
tique. Cf. easarlit.
mêntdy frelon (Château-
Gontier).
méiiïi'i, minuit.
ménye, m. pi., mesniers,
enfants : vœu dô vé mé iiiénve
(Desertines).
mcnà{p)^ uiéucl; — habi-
tant -e de Mayenne, Mayen-
nais; — manceau, mancelle:
bét kom œ Bêrtô, fe kom œ
Nonnà, tétti kom œ Mena;
— au pluriel, enfants : fatnè
mé mémo né rtîirnrô eé \â.
mener, manière.
mené, mesniée, f., enfants,
marmaille : e irén apré la tut
sa mené.
mène, jeune enfant (Am-
brières).
méni , f., mesnie, famille,
lignée, compagnie. Le D.,
p. 244.
méprisa', mépriseur, con-
tempteur, critique.
mér, f. , mère; — dépôt
du cidre, du vin et du vi-
naigre; — matière qui tait
tourner le vin ou le cidre
en vinaigre (Micoderma
aceti); — enveloppe du
fœtus.
nierait, enfant, personne
ftible.
mergcne, v., méridienner,
faire la sieste.
viergenc, f., méridienne,
sieste dans l'après-midi.
vieri, m., paille de blé noir
qui sert de litière (Landivy).
merjol, merjô, fruit à gar-
der. Cf. /;//)'().
merjok, mûrir en parlant
des fruits ramassés.
mèrjn : dé père d mer pi,
des poires de conserve
(Craon). Cf. mijô.
vierk, marque, borne de
pierre.
nierke, marquer : av vn be
merhe /;( àdrc par ny-ii mit met
vyœ fér pase sô Jcanar; —
M J; é merhe su I jornal.
tnerke, ladre, lépreux.
mes
iiierJit, morue.
iitérri, mairie.
niersi : ç,d- mersi e la iv//.
Dieu merci et la vôtre, srâ-
ce à Dieu et à vous.
niersri : il a plu dà la'
inersri, leurs affaires vont
mal.
mcrsye, mercier, remercier.
iiiervcyahy, merveilleux.
nierveyabyhnà , merveilleu-
sement.
inéryané, sieste : fér mé-
ryané. Cf. niaryené.
méryâo, refus de mariage
(Ernée),
iiiéryeii, après-midi; —
méridienne, sommeil après
le repas de midi. Cf. mer(;ené.
méryene, mérienner, faire
la méridienne.
meryè, merrain.
niés, messe : él(r) a bas mes,
être à basse messe, avoir
l'oreille basse, être embar-
rassé, ne savoir que répon-
dre; — dir sa mes bas, parler
à voix basse; parler à voix
basse devant un paysan est
une des injures les plus
grossières qu'on puisse lui
mes
faire; — dir la mes é la
repôd, parler seul ; — lè eml
é d la mes, dit-on de ceux
qui arrivent en retard à la
messe (Hercé); — vies
kète, messe quêtée. Dans le
sud du département, quand
on veut faire dire une messe
h. l'intention d'une personne
chère, par esprit d'humilité
on en va quêter le prix; —
mes d are, messe d'arrêt,
messe que le paysan fait célé-
brer pour retrouver un ani-
mal domestique qu'il a per-
du (Craonnais).
mes, lice, femelle du chien
(Pail); — femme lascive.
mése, qui a assisté à la
messe.
méseyaby, mésseyant, mal-
séant, contraire à la bien-
séance.
mési mêla, moyennement.
mesone, moissonneur.
mésd, moisson, action de
récolter, temps de la mois-
son.
mesweye, entendre la mes-
se.
mesiui, meshui, aujour-
mét 347
d'hui, désormais : i vèdra
mesû'i.
iiiétè, méteil. Cf. méleyar.
métèri, f., amas de vieux
chiffons; — métairie, ferme
d'une contenance supérieure
à 15 hectares et où l'on
élève des bœufs. Voir bikfri,
kœzi'i.
a^^x-
méfeye, r, métayer, ère,
fermier à colonie partiaire.
méiiv, service de quatre
mois en campagne, de la
Saint-Jean à la Saint-Martin
(Château-Gontier) ; — moi-
tié ou part dans la récolte;
— part que l'enfant majeur
qui vit avec ses parents sur
une ferme a droit de récla-
mer pour son travail. Il ne
peut demander qu'une an-
née. Cf. miuetiv.
métivye, métivier, domes-
tique de quatre mois, gagé
de la Saint-Jean à la Saint-
Martin; — journalier qui
travaille pendant la récolte
et qui est payé en nature
sur la récolte.
métr (jmt) , mit métrés,
maître, maîtresse, appella-
me:
348
tion que les fermiers ou les
colons donnent à leurs pro-
priétaires; — éllômêtr, avoir
le dessus : le via Ici s balà, s
c l grà lï é l mclr.
vieirù ddà, mettre dedans,
mettre en prison; — trom-
per, attraper.
7nctre, maître : et hè méire,
avoir un bon maître.
niétreye, maîtriser, impa-
tienter, faire souffrir au
point d'empêcher quelqu'un
de s'occuper de toute autre
chose (Bais).
mèy, petit lait (Saint-Au-
bin-du-Désert. Cf. nieg, mel.
mé\œ, milieu.
méye, moyen, ressources :
i n avà piuè s méyè la ; na pa
d méye d mi^ à tire; il a bâo
méyè, bô méyè, il est riche.
méyotè, œufs du mois de
mai. Cf. mayotè.
méyCtg, mésange (Mon-
tourtier). Cf. mé^ig.
mé:^el, mcsel, lépreux.
mézelri, mesellerie, lèpre,
ladrerie, espèce de scrofule
chez le porc.
me
méielté,{., méselleté, lèpre
du porc.
mé::jg, mésigue, mésange.
Cf. hi.
)né:^lè, méselin, chétif,
maigre, fliible.
mé:^one, maisonner, bâtir
des maisons.
mcione, maisonnier, pro-
priétaire de maisons ; — do-
mestique habitant la maison
de son maître ; — habitant
d'une maison dont il ne
dépend pas de terre.
mé:^d, maison. Dans nos
fermes, la maison est la pièce
principale où est le lit du
fermier et de la fermière, le
foyer et la table à manger.
Cf. mè:(d.
mexyâo, mésel, lépreux; Le
D., p. 116; se dit surtout
des porcs atteints de mesel-
lerie.
Diè, moins : a pu pti me, a
ta l mè, à tout le moins, au
moins; — mais : me hè,
aussitôt que : mèk isejvènu.
Cf. mè kè; — plus, tout
de même : / ;; e mè pa ii
émaby kè safam (Pail).
Die
mè, main : fer sa niè, faire
sa main, se garnir la main,
faire une bonne prise, un
achat avantageux (Pail).
mè, :(, mis, -e.
nièdè, vraiment : nièdé iw,
medè lui, mon dieu oui, mon
dieu non (Bais).
mè d fer^ main de fer,
instrument en fonte ou en
fer servant à enlever de des-
sus le feu une marmite dont
les anses sont brûlantes; —
pelle à main.
mèdr, moindre.
viègèrlè, mingrelet, maigre
et fliible. Cf. mé:(lê.
inègr, mmgre, espiègle; —
lait maigre, petit lait (Cour-
cebœufs).
mèhèrdi, mercredi.
mèm, même : s é lii d
même d kè hl siirpêrnà.
Dièmnià, mêmement.
mè mort, main- morte,
main de fer; — jeu. Les en-
fants chantent :
Main morte
Que Dieu porte
En paradis
Sur un petit cheval gris.
mi£ 349
Mcn, Mayenne.
menœ, menibi, minuit
(Montaudin).
mène, m. pi., petits en-
flmts (Montaudin). Cf. hnay,
ménye.
mèse, mincer, hacher, bri-
ser, casser (Pail). Cf. mise.
mèsé, f., hachis de choux
pour les bestiaux (Gorron);
— fines herbes hachées pour
un potage : sup de mèsé.
mèsweQ'), lame tranchante
pour couper les choux.
mèxpne, locataire, à la
campagne, d'une maison de
laquelle il ne dépend aucune
terre. Cf. mé^one.
mè^ô, maison, pièce prin-
cipale de l'habitation où est
le foyer.
jnètfê, maintes fois.
mi, chat : s et œ met mi,
c'est un maître mit, c'est un
fin matois. Voir mit.
mi-e, miche, pain blanc :
€é yœ i n se rfusà re, i màjà
d la mié: a tu lé fur; — mi^
a griu, pain fendu; — mie a
kàku, coucou (plante).
mieâo, Michel; — nom
3)0 nue;
donne au soleil (Andouillc).
iiiUar (pc), pain michard,
miche de 3 à 6 kilogr. ; pain
de deuxième qualité, pain
blanc : la Qià dam hyàe li
aparté Ht le mate œ pe mUar é
dœ^ œ fre.
muà, michant, malingre,
chétif.
m΀el morè , maître Jac-
ques : s et œ mieel more, il est
bon à tout faire.
MUet, Michette, Michelle.
Mielê, Michelin, Michel.
mi€Ô, petit pain blanc (La
Poôté).
M/Vô, Michelle.
midi : eakœ kônè midi a
sa port, chacun fait ce qu'il
peut faire d'après sa for-
tune.
migàse, maniganser (Gor-
ron) .
migùrnô, baie de l'églan-
tier, gratte-cul.
mico miqcn, couci-couca.
migre, émietter.
mi(;ré, f., pain émietté
dans du cidre ou du lait.
niigrèy, migraine.
migrnsé , f . , pain cuit
mij
avec de l'oseille pour former
une sorte de bouillie (Gor-
ron) ; — soupe avec toute
sorte de légumes, où l'on
émiette le pain de sarrasin
un peu moisi que l'on ne
veut pas perdre (Landivy);
— mauvaise bouillie, mau-
vais mélange. Cf. rikopet.
micj'itsi, hachis.
mijô, mijol, mijô, fruits
à couteau cueillis à la main,
conservés au fruitier pour
y mûrir : dé pum a mijô
— / pàrtrô d résye a mit métr
sa par de mijô; — lieu où
l'on conserve les fruits
(Pail).
mijolc , mûrir sur les
planches d'un fruitier. Un
fruit mijolé est un fruit
complètement mûr (Mont-
jcan), quelquefois près de
pourrir (Izé); — au figuré :
Depuis longtemps je migeolais
dans mon esprit le projet de faire
un dictionnaire de la langue laval-
loisc (Dict. Lavallois);
faire cuire à petit ieu, mi-
joter.
inin
viikaniâ, médicament.
mîkamô, mihmah, gloria,
tasse de café m^élanstée d'eau-
de-vie, mot connu dans le
Bas-Maine depuis 1830.
mikâo, reste de quelque
chose : cv mikâo d vè, d vyàd.
niihpil, millegoule, grand
bavard .
milsiiyc^ -r, millesouier,
-ère, qui a mille sous à dé-
penser par jour, environ
18.000 fr. de rente. Mille-
souier, il y a cinquante ans,
éveillait chez nous l'idée
d'un homme immensément
riche.
niilyar, Sparganium ramo-
sum (Vaiges).
min, mine : // a œn niin e
dmi ka^imà dé, il a mauvaise
mine; — sa fér miné d rc,
sans avoir l'air d'y toucher;
— dé min, de mauvaise
grâce (Pail). Voir dèmin.
minaby, minable, pitoya-
ble.
minaj, droits de minage
sur la vente des farines sur
les marchés. Les seigneurs
forcèrent leurs vassaux à
mir
:5i
vendre leurs farines dans un
certain lieu dit minage. Il y
avait des minages en Anjou,
à Brissac, Rochefort, etc.; à
Rochefort, le droit de mi-
nage était d'une écuellée par
setier de farine.
miné, f., minée, mesure de
terrain; — l'étendue de
terrain où l'on a semé une
mine (78 litres) de seigle ou
de froment (Bierné) ; — La
Minée, nom de lieu.
minet, minette, lupu-
line, plante fourragère (Am-
poigné); ■ — • fille fainéante
ou dévergondée (Craon) :
kœ crâd minet !
a
mino, minois, visage.
minii, menu, mince.
minusri, mmutie.
minar, mignard, enfant
gâté, pleurard, difficile à
nourrir.
minone, mignon ner, mi-
gnoter, caresser, dorloter.
minonet, mignonnette, lu-
puline, plante fourragère;
— Santolina chamœcyparis-
su (Château-Gontier).
mirak, miracle, merveille.
3)2
niir
nus
niiraniyô , femme mal
mise.
viirayc, jeter, lancer ; — .u^-
iiiiroye, se mirer sans cesse
dans une glace.
mire, viser, ajuster; — lan-
cer (une pierre) : iiiir bc
piir met lia l pawe; — vyœ tu
pa bc mircdépyerl; — orner,
parer; — examiner attenti-
vement des œufs.
miret, petit miroir.
uiiriiji^c, dessiner, embel-
lir un objet au moyen de
hachures bizarres (Saint-
Aubin-du-Désert).
iniriifieone, enjoliver, pa-
rer. Cf. mi rode.
mirlifieonmà, ornement,
parure.
mirlifieoniir, miriifi^ur,
parure, enjolivement.
mirlitâ, m. pi., mirlitons,
Scabiosa arvensis (Château-
Gontier).
mirlode, miroder (Lan-
divy) ; pour mirlode un bâton
de néflier. On choisissait un
scion de néllier bien droit;
on décrivait sur ce scion
avec un couteau une spirale,
en entamant la peau jusqu'au
bois; on produisait ainsi
une cicatrice où le bois de-
venait plus épais et formait
torsade.
mirodœr, f. , enjolivement
(Pail).
mirodc, entailler l'écorce
d'un arbre, d'un bâton, de
manière à former des dessins
(Saint-Aubin-du-Désert); —
enjoliver (Laval); — mar-
quer de variole.
mi rote {se), regarder dans
une glace. Cf. miraye.
mirîr, myrte, arbrisseau.
})iiriue : et â mi nue, être
sur le point de mourir
(Champéon). Cf. Diurive.
miru'cr, miroir.
mise, mincer, hacher :
fat i mise la iéc;uin?; — bri-
ser, déchirer, arracher : /t'~
éfà ô mise tut lé fyœr d mit
j ardre; — // é ràtré eé H per-
du su é il a tu misé e tu futn
par lé hrwé:;é. Cf. mcse.
misé, f., espèce de haciiis
fait avec des orties, choux,
etc., mélangés de son, que
l'on donne aux oies et aux
/////
canards; — s^iipc d misé,
soupe faite avec des choux et
de l'oseille hachés, julienne.
mistàpo, mistempot : vâd
a la mistàpo, vendre (des
boissons) en cachette.
misti, mistigri, objet tout
petit (Ampoigné).
misiue, grand couteau qui
sert à tailler la soupe; — -par
plaisanterie : bouche, dents.
mit, chatte : fâo kôm œn
mit. Lorsque, n'étant pas
chanteur, on était obligé de
chanter dans un repas ou
dans un jeu, on se conten-
tait de dire :
Mit mit mit
La via dit
Mut, miit, mut
La via tut.
mita, mitan, milieu : //
ètè hi€e adà su l mita du
eme; Imita du pur; — kâ trâ
kêh vô ô m, la sgôd va à mita.
mité, miton, chat bien
fourré (Craon).
mitàné, mitonnée, panade
(Saint-Thomas).
mitonc, caresser; — mi-
G. DoTTiN. — Glossaire.
mi:
toiic dé^ yd', avoir les yeux
doux.
mitô, pi., capitules du
trèfle des champs, Trifolium
arvense (Château-Gontier).
miyâ(o), qui a mauvaise
mine, malpropre, fliinéant,
vagabond (Ernée), men-
diant, voyou : vyœ tu t kaec,
sakre grà miyâo d la gard d
àbnua^ Paré. (Les fainéants
et les oisifs avaient l'habi-
tude de se rassembler au-
tour de la statue d'Ambroise
Paré, à Laval).
miyâode, vagabonder (Er-
née).
miyœÇr), meilleur : / sàby
et aniui d miyœr imœr.
mi:^ay, gageure.
mi^èrén, f., enfimt malin-
gre. Cf. kérpydo; — har-
gneux.
mi^er, misère, peine : ; é
hc de la mi:^er aprè le kendo;
— féré d la mi^er, faire de la
misère, taquiner, tracasser;
— Sedum acre (plante);
— Alsines qui viennent
dans les moissons (Ballée).
mi^rit , mi^rit, musa-
3 5} '"'"^
raignc; — entant ou petit
animal misérable, chétif, de
petite taille et de peu de
valeur.
iiii:;^rd, enfant chétif.
)iinàti~(i-cn-c le), chercher
les menantises; se dit des
jeunes fiancés de la cam-
pagne qui vont chez les
parents de la future s'assurer
s'ils ont le bien qu'ils pré-
tendent posséder. On montre
au fiancé le bétail, le linge
des armoires, etc. (Ernée).
mnd, ruelle du lit. Cl.
vènel.
miiiki', bénitier.
nniil (yào), eau bénite.
niô, f., moue, grimace.
inô, mort.
mobiil, grosseur, tumeur
(Bicrné).
wo^, motte.
mo£onc, f., morceau (de
beurre).
mo€Ô, grumeau; — gros
noyau ; — mocô d luvr, motte
de beurre; — monceau (de
fumier, de foin, de pierres)
(Montaudin).
inod {ih'), de mode, a.,
luoh
recherché dans sa mise; —
aimable et amusant en so-
— ciété; à bonnes fortunes.
môd, mode; — a la niôd k
ô di , « à la mode qu'on
dit, » expression qu'emploie
le paysan avant de citer un
proverbe : a la mod h ô di :
la fâo àrifi 1 pcr c âç,œ:(_i l
Ji ; — a la Diùd k ô di : ô n
pœ pwè tiii lé làg du môd;
— a la niàd k d di ai trô c
jivc n a pa de fn^ur; — a
v-ut Hiàd, comme vous dites;
— a la indd 6 gà Jà, comme
dit le gars Jean.
inodœ:;^, model, modiste,
marchande de modes.
mog, petite tasse ; — con-
tenu de la tasse ; — coup de
poing. Ct. mok.
viogane, mal vêtu, mal
tourné.
uiogc, f., contenu d'un
bol (Montourtier).
iiiogoiin, brouillé, contus
(Montourtier).
nioj, estomac des oiseaux.
inok, moque, tasse vernie
à anse et qui sert de verre
(Pail, Landivy) : n'ii niôk dd
i
mo7i
sitr, dé le ido. Cf. mog. Cf.
hiild.
moké, f., ce que peut con-
tenir une moque.
mokmok, tasse de cidre.
Cf. hiilô (Craon).
mol, molle; — pér mal,
poire blette.
molar (pêr dé), espèce de
poires qui deviennent rapi-
dement blettes (Landivy).
mole, bourbier, fondrière.
molèt, tête de l'os de la
cuisse du bœuf qui vient
s'emboîter dans le bassin.
moligas, niolikar, molihvr,
mou, sans courage (Châ-
teau-Gontier).
nwlimir, qui est dégoûté.
violiQ-), remuer, bouger;
— céder, lâcher prise.
molu, morue.
mol)w, f., fondrière, bour-
bier; — La MoUière, Les
MoUières, nom de lieu.
môinar, qui a l'air idiot.
niômà, maman.
)nôim, momer, avoir l'air
idiot.
niônar, d, a., jobard, en
dormi, lourd.
vior
355
mené, monc, f,, quantité
de grain que l'on met en
une fois au moulin (Pail).
mônye, monye, meunier.
A l'enterrement d'un meu-
nier trois personnages sui-
vent le convoi : le coq qui
chante : mônyc, testitii; la
cane qui dit : pa pré, papré;
la bique qui dit : Jémè, jéinè.
mor, f., mort. On fait la
lessive le lendemain de l'en-
terrement, le plus vite pos-
sible, car tant qu'elle n'est
pas faite, la mort n'est pas
partie de la maison. Huit
jours après la mort, se dit la
messe de requiem, à la suite
de laquelle les gens à l'aise
font une donnée de pain.
Si le mort est riche, on dit
que le curé chante en guise
d'oremus : / iiior a bè vékii,
il a Use d^ ékii (L. D.)
jiwr, mors, mordu.
iiiorbyœ, morbleu .
mordas, morsure de puce.
mordur, morsure (Chà-
teau-Gontier).
uiorc , m. pi., morets,
myrtille. Cf. }iiiirc.
3)6 inor
tnorel, t., Solaïuini ni-
grum.
morèn, serrure (C).
niorjàdur, retroid sscment.
inorijali', commencer à sé-
cher; se dit de l'herbe (Izé).
iiiorijiijô, reste d'une pom-
me rongée.
iiiorijinc, morigéner ; —
s iiiorjinc, être troissé, se
troisser.
inorikâo, moi icaud, che-
val noir.
morin, morine, mortalité
de bestiaux.
iiiori(r), mourir.
niorise {6é), se lâcher.
nidrjvâo, mors-cheval, Ra-
nunculus bulbosus (Châ-
teau-Gontier).
niorh, mortier.
moriiioiie, marmotter
(Pail). Cf. niuniiyom.
inorsyào, morceau.
Un petit morciau d' fumé
Que mon cousin m'a donne.
(Pastorale 95.)
niortào, mortel.
Tout net un gros péché mortau.
nis. 23
mol
inorlijiiiii), mortification.
niorlyc, cuve en terre dont
on se sert pour la lessive.
iiiorlû'L'l (<//ï/), drap mor-
tuaire.
morve, avoir la morve au
nez.
moriHi, morveux.
morvyà(o), morveau, gros
crachat; — morve : // air
d(V iiiorvyijo ô m\ Cf. càdcl.
moryào, moreau, nom
propre de cheval noir;
11 faut brider Moriau
Et lui boutre la selle
Lui donner de l'éperon
Jusqu'au lit de la belle.
(Chanson de gerbe.)
cheval quelconque (An-
douillé).
moryas, morsure de puce.
mosyô, demande.
Ma bonne Dame, dites li donc
Pour nous voustre motion
Qu'i nous donne auprès de vous
Une petite place à tertous.
(Pastorale 192.)
tfiol, motte, moche : mol
de bœr. Cf. kwc.
motiyd, motillon , petite
motte de terre (Pail).
motoné, f., mottonnée,
morceau (de beurre).
motô, grumeau.
inotyâo, petite motte.
mô, c, donc, oui vrai-
ment (Pail); — (interjection
exprimant la menace) : ///
va vé, iiid (Laval).
nwd, gens, on : / nwd va
vni ; / mdd n énià gér sa ; —
parents (Pail) : el été ové sô
iiiôd. Cf. j'à.
niôné, f., blé porté au
moulin.
iiiosyd', messieurs : lé iiiô-
syœ préîr.
mdtargre, monte à regret,
nom d'une ancienne rue de
Laval, ainsi nommée parce
qu'elle conduisait de la pri-
son autrefois située rue de la
Paume à la place du Blé,
aujourd'hui place du Palais,
où se faisaient les exécu-
tions capitales. Cette rue
de Montargret prit plus
tard le nom de rue du Mû-
rier; elle a disparu lors de
III II k 3 57
l'ouverture de la rue de
THôtel-de- Ville.
moîén, montagne.
iiwtjà, monte-gens, coffre;
autrefois, dans nos campa-
gnes, le lit étant suspendu au
plafond, il fallait pour y
parvenir monter sur le coffre
qui était placé au-dessous.
iiwtôbà, chaise percée.
môte j//, monter sur, mettre
le pied sur : n mot pa su ma
rob; tu- iiiàt sur œn épègl; —
iHôtc Bmvé, monter Beau-
vais, être condamné aux
galères. Voir Bâovè.
môtré,L, montrée, état de
lieu fait par un expert lors
de la sortie d'un fermier.
inôturaj, m., monture.
inôhue, montoir, pierre ou
butte servant au cavalier
pour monter à cheval.
mû, f., mue, cage à poule;
— poulailler. Cf. mus.
mu€e (sè^ , se cacher , se
musser.
mugr , espiègle, rusé;
— entêté.
inukr, mucre, humide,
moisi. Cf. uuhr.
:>)
-8
mus
nui-
im'il, f., meule de four-
rage (Pail) ; — mule : Icin
kom œn tiiul il âoverii; — pi.,
engelures, crevasses au talon.
muJar, mulard, lent, fai-
néant.
iiiiilonc, agir lentement,
musarder (Pail).
viuloh', foire lentement
quelque chose. Cf. là kom œ
tniilô ; — en terme de chasse,
se dit du chien qui tombe
d'arrêt sur ce qu'il ren-
contre et en particulier sur
les trous de mulots, de
taupes, etc.
inulô, meule (de four-
rage : œ rmilà dfè, d pay.
mune, meunier.
muré, m., ))iiircf, f., petit
mur.
mus, muce, passage étroit
à travers des broussailles,
pour les lièvres, les lapins,
etc. ; on dit au figuré tntvc
œn mus pour : se tirer d'un
mauvais pas; — lieu où l'on
ramasse les oies ou les canes.
muse, rentrer les oies ou
les canes; — s muse, se
glisser comme le gibier qui
passe par une muce : s muse
par à' pli krœ; Le D. , p. 115,
musimula, couci, couça :
km à k sa va? — àl àœ. —
e fé 111? — îNiisi mula.
muskaâel, muscatel, excel-
lent cidre (dans le voisi-
nage de la Normandie).
miiskadè, muscadin, déli-
cat, faible de santé.
musloté, f., amas (Lar-
champ).
iiiNstàpo, débit de boisson
tenu en fraude de la régie
(Neau) : vàd a musiàpô
(Landivy). Cf. mistàpô.
muszue, trou par où on
peut se muse.
mutîvel , mitoyen. Cf-
mœtû'el.
musarde, perdre son temps
en bagatelles.
inu:^ardi , musardie, pa-
resse.
mu^e, muser, agir avec
lenteur; — rester inactif.
mu~ik{l^, musique ; —
instrument de musique (sur-
tout à vent).
mu:^ii, ?nu:;îue, qui cherche
à causer et à s'amuser.
DHld
mn^yà(o'), m., muselière.
inu€, mèche, instrument
pour faire des trous dans les
corps durs.
viiiea, m., mouchure de
la chandelle.
mîi€ d or, mouche d'or,
cétoine dorée (Château-
Gontier).
mu^e, moucher, piquer ;
— battre, frapper ; — s'en-
fuir affolé, se dit des
bestiaux piqués des mouches
qui courent en désordre : va
do vé 6 bét, lé via ki iimeà.
Yohafyone; — marcher, tra-
vailler rapidement ; — fer
nm^e, faire marcher rapide-
ment.
infta', groupe de ruches
à abeilles ; — mouchoir de
poche : i pri 5ô mn^è pur
5 esïue 1^ yœ.
mu€et , mouchette, f.,
mouchoir attaché sur l'é-
paule d'un enfant (Bais).
muaueÇr^, mouchoir :
nmeive d pii€ét\ — vmcwe d
Jeu, cravate; — fichu.
imtdu, moulu.
tmidur, mouture.
iiiiil
359
iit'ufef, petite huppe for-
mée de brins d'herbe ou de
coton.
mufine, mourir, faire
mauvaise fin. Cf. uiâofinye.
imifl, visage.
mufyar, gros nez.
mujye, moufîer, soufHeter.
mufyonc, renifler, froncer
le nez comme un lapin, re-
muer les naseaux comme un
cheval.
;/»//e/, moule (mollusque).
mul, m., réunion de 24
cercles de barrique ou de
tonneau.
mular, m., roue en bois
de cormier ou de pommier
qui sert à écraser les pommes
dans Itfulwer.
vmlé, f., bande, troupe,
amas (de poisson).
nmU, m., formule, mo-
dèle.
muJej, m,, moulin à bras,
servant à écraser les fruits ou
à hacher les racines destinées
aux animaux (Pail).
utukt, molette, tête des
os aux articulations, rotule
du genou. Cf. )}ioIct.
360 "////■
)inilinc, moudre du grain;
— marcher un peu (se dit
du travail).
mil Une, m., treuil d'une
charrette (Landivy).
nnilii, moulue, morue.
iiiuiiin, maman.
iminiày maman; — mo-
ment.
iniiije, meunier; mounier,
Le D., p. 7.
viiir, m., mur, muraille;
— f., mûre : vyœ tu sere de
mur.
mure, pi., Vaccinium
myrtillus (Landivy). Cette
plante est commune dans le
nord du département et
rare dans le sud ; — mouron
(plante); — sg., confitures
de mûres; par extension,
confitures quelconques (Lan-
divy, Er née) : ô Jra œn vèyé
d miirê, vyèdr n là rnmve ?
nmrgitl, figure, bouche.
nmrguh', murmurer.
nmrin, mort des abeilles
que l'on foit périr dans la
ruche, afin d'enlever le miel
ou la cire. Cf. moriu\ —
mus
personne malheureuse et
misérable.
iimr'nic, brûler lentement
comme l'amadou, la sciure
(Ernée), les petits charbons
conservés sous la cendre,
etc. Cf. mwone.
murkane, murmurer.
iiiitrle, manger (Am-
briéres).
ninrniyone , marmotter
(Pail). Cf. mormone.
m-nniify, chiquenaude,
soufilet.
mu roue, brûler lentement.
Cf. m-urine.
iiiitronyer, marécage, mare
renfermant des têtards.
nnirô, salamandre terres-
tre. Cf. sur; — têtard de
grenouille déjà gros; —
lézard vert; — au figuré,
(injure) : saJcre imirô.
mur H, morue. Cf. mulu.
miirwe, état voisin de la
mort : et ô imirwe, et dà l
mu nue.
Diurye, mûrier (arbre).
luiis, moutard; — lièvre
(Hercé).
m-uset, espèce de pomme
nnif
à couteau et à cidre (La
Dorée).
iniisine, plisser le museau
(Pail).
Dfits krapâodiii, Peltigera
canina (La Dorée). Cf. erb.
iimsrô, moucheron.
iiiiisté kœ, animal dont la
queue a été coupée ras.
imistiy, excrément.
vmstrô, petite queue, d'un
lièvre, par exemple. Cf.
bîistrô; — croupe, derrière :
el é iôbe su. 6ô imtstrô; —
bouchon.
nmt, brebis : œn mér nmt
(La Dorée) ; — chatte. Cf.
mit; — ma imit, terme
d'affection.
mntae, petite fille.
mutardye ro, Sinapis ar-
vensis (Ballée).
miiiarye, Sinapis arvensis;
— mutarye blà, Sinapis alba
(Grez en Bouère).
nmfon, brebis.
mîitone Çsê), se pommeler
(en parlant du ciel).
mntonri , moutonnerie,
bergerie.
mnture, moudre.
iinua 3 6 1
m-nvà, actif, remuant.
miive, remuer, mouvoir;
— s muve, marcher.
imivet, cuillère en bois
(Pail).
muyas, f. , endroit mouillé.
iimyase, humide, plu-
vieux.
muyasu, plein de boue,
couvert de boue. Cï.patnyu.
mnya'l, moyeu de voiture.
mnyotè, ceux qui vont
chercher les œufs du mois
de mai. Cf. mayotl.
iiiwa, tniuè, f. miva^,
mwéi , mauvais, -e :
Passez le trot, mauais Basrabas
ms. 22
il 1 mivè gâ! ; j n avô k
œn miuai ar a zx œfri p-ur
v^ asyète.
iniuan, m., moine, toupie.
Le mot toupie est inconnu.
miuan, nituan, moisi.
mwâne, mâcher avec diffi-
culté.
mivayte, se dit du chien
qui remue la queue.
mwa^mà, miue\_mà, mau-
vaisement, méchamment ; —
3^2 ni\â
difficilement, tout au plus :
y ^rè mwa:^nià pre a 1 œr.
viii'a:^tc, méchanceté.
mweiiào, moignon; —
moineau.
7nziier, mûre (Pail). Cf.
tmir.
nnuesonct, Medicago ma-
culata.
mweid' , moite, h u midc .
inuk'tiÇr), moitir, devenir
humide.
inzuetiv, service pour 4
mois de l'année. Cf. fuéliv.
7nwctté, moiteur, humi-
dité.
nnueyene, avoir moyen
(Chàteau-Gontier) ; — tra-
vailler.
mîuèdrêmà, moindrement ;
— pa l mwedrèmà, pas le
moins du monde.
myà€, mâcher, mâchon-
ner. Cf. inàgone; — avaler
difficilement (Ampoigné).
myà€c, f., pâtée pour les
chats; — bouchée : œn
myâfé d pi.
luyàei, m., restes de viande
que l'on a sucés et que l'on
tn\c
dépose sur le bord de l'as-
siette.
mya7)iya, nourriture des
petits enfants.
myâolc, miauler, crier en
pleurant.
myàolet, hydromel, breu-
vage fait avec de l'eau et du
miel, ou du marc de cidre et
de l'eau miellée : eJ é bct, cl
é bct, el à trô bu d la mynolc! .
iiiyâolri, cri d'un entant
qui pleure, miaulement.
niyàolii , qui parle en
miaulant , en traînant ses
mots; — affecté (Ernée).
viyâdc, miauler; se dit des
chats et des jeunes veaux.
(Hcrcé).
Diyd' Qro), trop mieux,
trop bien.
myadr, moudre (Pail).
/;/V(', f., pain émietté dans
du lait.
mycl , merle (Landivy,
Ernée, Villaines-la-Juhel,
Montsurs) : Pàh hô 11 bâ, y
a dé pli mycl dà lé hâ (Mon-
tourtier).
mxcUtyâo, petit merle.
myo
myelet, f., hydromel. Cf.
hœ€è.
myet (œji), une miette,
un peu : œn myet miyœ; se
œn myet trô hâo; — smà pa
œn 'myet, pas le moins du
monde : pa smà œn myet ki
n é k œn myet.
myô, m., dernier éclos
d'une couvée; — miette : à
myô; — pain égrené dans
du vin, du cidre, du lait
(Pail).
myoeé, f., pain émietté
dans du cidre doux, du lait
ou du vin.
myn 363
myo^e, réduire en miettes^
émietter. Cf. niyote.
myo£ô, grumeau, mochon.
jiiyone, mionner, sucer sa
langue, remuer la bouche
(en parlant des enfants) ; —
parler entre les dents.
myoté, f., pain émietté
dans du cidre ou du lait; —
rôtie de pain grillé trempée
dans du vin ou du cidre.
myote, émietter.
myotô, grumeau, motton.
myô, enfant.
7nyu, mi-août ; — fét âé la
myu, l'Assomption : a la
myu Je nuxiy ô l ku ru.
Il
naf
)!â, nappe d'eau; — pa-
quet de chiffons liés au
bout d'une perche et ser-
vant à nettoyer le four
(Pail); — personne mal-
propre ou déguenillée; —
sol d'un four. Cf. nay.
nabote, -in, nabot.
nâ€, attache qui lie une
vache à la mangeoire ; —
collet pour prendre le gi-
bier (Pail).
nâeeye, parler du nez.
nâeeyu, qui parle du nez.
nâ€one, parler du nez.
naer, noir : rccrdc naer,
regarder de travers.
nafre, nafrer, suffoquer;
— s nafre, mouiller et se
refroidir (Pail).
7iaft, chaussures usées
(Mayenne).
)iak
nafiuè, taquin.
nâfye, renifler. Cf. nifye.
nage, naquer, prendre
avec les dents (en parlant
des animaux); — être vexé
(en parlant des hommes).
}iagè, qui nargue; — har-
gneux.
nncjote, mordiller.
nni;(r), hargneux, rude.
nacj:<;è, en, petit être irri-
table, volontaire, taquin
(Mayenne).
)hlj, neige.
uahar , naquard, taquin.
imhe, bredouiller.
nahè, qui bredouille.
nnkrô, piquant de ronce,
de rosier, d'épine, arête
de poisson; — maussade.
nakle, naqueter, bredouil-
ler.
I
iiao
iianè, non. Cf. uànè.
nâo, noël; Le D., p. G^.
Chantons Nau ma boun' femme,
Chantons Nau, ta et ma.
Pour une poume, pour une pare.
Pour un pouv' ptit coup à bare,
Chantons Nau ma boun' femme,
Chantons Nau, ta et ma.
(Chanson.)
Laissez paître vos bêtes
Pastouriaus
Par monts et par vaus
Laissez paître vos bêtes
Et venez chanter Nau.
(Chanson.)
Les morfondus d'Anthenoise
Viendront sans débat ou noise,
Chantant Nau par les chemins.
(Noël du comté de Laval.)
hlâolè, Naulet, l'enfant
Jésus.
Ahuillé suivant ses rôles
Apportera de bon hait
Un présent de mêles molles
Pour présenter à Naulet.
(Noël du comté de Laval.)
nâophi, salope.
nâote, nager : / vi je n se
kê d gru ki nâotè dà l y do. Cf.
note, nate.
tint 365
uAoHuer, radeau de joncs.
nàpl, petit chiffon, mou-
choir d'enfimt; — pi., sou-
liers fins (La Dorée).
nape, a., déguenillé; —
acariâtre; — tatillon; — ■
gamm.
iiapiy , f., mouchoir; —
souillon; — femme aca-
riâtre; — femme qui ne
s'occupe que de vétilles.
napydo, mouchoir, linge
étendu, guenille.
nâre, rusé.
nàré, narrée, conte, plai-
santerie, long discours
(Château-Gontier).
nagr, maussade.
natœr, nature.
nate, nager : an nvrà la
port i l truvirà ki natè dà sô
sa. Cf. ndote.
nâte, nettoyer le four avec
un nâ (Pail).
7iatiy, pi., les Lenina
(Château-Gontier).
natoDii, anatomie; —
momie; — dépérissement.
Cf. mtomi.
naturel, m. : aver du na-
:66
na
/M/W, avoir bon cœur (Pail);
— a., qui a bon cœur.
iiavicjoiic, grommeler entre
ses dents (Evron).
mvine, bêcher au pied des
arbres dans un champ hi-
bouré (Vautorte).
navyâo, navet ; — navyâo
prà, navets précoces (Her-
cé). Voix for navyâo.
Avec une douzaine de galettes,
Des pommes de terre et des na-
[viaus.
(Pastorale 69.)
nay, f., gaule terminée
par un paquet de chilFon,
qui sert à nettoyer le four.
Cf. paiiiy; — noix.
nayè, nain.
nayô, mauvais mouchoir,
guenille.
nayr, noir. Cf. naer.
nayrbi, très noir.
na^è, en, petits entants
chétifs auxquels on a laissé
trop d'indépendance et qui
sont devenus volontaires
(Pail). Cf. naÇiXè.
nà:(ô, qui parle du ne/.
}ià, en (entre une voyelle
nœ
et une consonne) : fâo nà
pràr s tu vyœ; va vit ma nà
hri.
iiànine, emmener : nàmcn
k ôta.
Nàiict, Anne.
)iàih't, f. pi., personnes
qui vont en pèlerinage à
Sainte-Anne de Champfré-
mont (Pré-en-Pail).
nânè, nmii, non : nàni pa,
nàni je.
Nànô, Nàtid, Anne. Cf.
Nà)ià.
nàpè£e, empêcher : hù j
piivô t i luipê^e sa ?
nà pin, non plus, pas plus.
nàportc, emporter.
nàs, f. , anse : prârû l
panye par la nàs; — nasse
en osier pour prendre le
poisson.
nàtiy, lentille.
nàveye, renvoyer.
ni^, ni.
nd'ihi, ihvtn, nœudu, nou-
eux.
nœn, na'U, nulle.
Nœnô, Renée; — Élco-
nore. Cf. Nànô, Rênot.
nà'Q), f., nuit.
ner
nœvel, nouvelle.
nœvyâo, nouveau.
nœ^à , nœ^ii , n'osant ,
timide : di dô hôjnr a mit
métrés : il é si tel ma luî'xà.
né, nez : n save ny-u donc
du né, ne savoir où donner
du nez, ne savoir où donner
de la tête; — / vé pu II ké l
bu d sd né.
ne, f., paquet de chiftbns
avec lequel les boulangers
nettoient leurs fours. Cf.
na; — personne malpropre
ou déguenillée; — nuit
(Andouillé).
néàmè, néanmoins.
nef, partie du pressoir où
on met les fruits à presser.
nèje, nager. Cf. nâote.
nèl byàs, feu volant blanc,
Lychnis vespertina.
" né natif, originaire : / si
né natif d la panuas se Vènrà.
nér, noir.
Barbe rouge et neirs cheveux
Défie t'en si tu peux.
(Dicton.)
Ges testus te feront galette
De moas blé nayr.
ms. 26
ney 367
iiérhi, très noir. Cf. nayrbi.
ncr dé bœ, nerf de bœuf,
Potentilla reptans et les
Ononis (Château-Gontier).
nérCy exténué (Ahuillé).
nérè, noireau.
jicrfayô, petit nerf.
nerfrè, en, animal qui a des
douleurs qui l'empêchent
de marcher ou le font boi-
ter (Château-Gontier).
néripyâo, de couleur noire.
nérsi(i-), noircir.
nérté, noirceur.
nété, prise de tabac (Pail).
néteye, nettoyer.
néteyur, nettoyure, ba-
layure.
îiétiQ-), nettoyer.
nétisûj, nettoyage.
netrase, travailler dans la
nuit.
nctuye, netiueye, nettoyer.
névre, navrer.
nêy, nœy, f., neille, ma-
nivelle, poignée servant à
faire mouvoir un rouage
(Landivy) : la ney dupïuir.
Cf. a ney.
neyar, a., lambin (Lan-
368 ////"
div\). \'oir tunn-yiir; —
chctit (Laval).
néye, noyer.
néyé,{. pi., longues herbes
traînantes qui, par leur ex-
trémité supérieure, surna-
gent à la surflice des eaux,
Ranunculus aquatilis ou
fluitans. Cf. mdrjvào.
uc::jnà, arrêt de dévelop-
pement : ('//■ à }iL\inâ.
)!?, hameçon. Ct. c; il f
parti à se lin é se ne.
nhuajine, imaginer.
/// d ntél, nid de merles;
— secret.
nif, homme ivre (Ma-
yenne).
niflô, minutieux, lent à
finir.
niftone, perdre son temps
en niaiseries.
uijtd, on, qui perd son
temps; — peu intelligent;
— minutieux.
nify, nifle, mouchoir de
poche, mouchoir sale; —
paquet de chifibns liés au
bout d'une perche avec les-
quels les boulangers net-
toient leur four; — per-
nij
sonne malpropre et dégue-
nillée.
nijyâo, mouchoir de po-
che. Cf. nipyào.
nif{yyryâo , petit mou-
choir de poche d'entant.
nifyc, nirter, se moucher;
se dit surtout des enfonts;
— ■ rcniller, priser (Ma-
yenne) : }iiôl su nià più kù
j le nify (défi) ; — battre.
nifyc, niflée, prise (de ta-
bac).
nijyonc, nitlonner, reni-
fler ; — lambiner.
iiifyô, niflon , mouchoir
d'enfant ; — mouchoir sale;
— homme lambin.
nigâodcj, m., nigauderie.
nigdity, benêt, imbécile;
— se nigdiiy, à ii se s i s é
€er 'Il peso; — sale.
nigosyè , négociant; —
adroit; — ingénieux.
ni(;/ije, lanterner, ne pas
finir.
niçi'usye, adroit, particuliè-
rement des mains (Cource-
bœufs).
nij, niche, espièglerie; —
ni)
niche dans un mur;
niche h chien.
ni je, f., nichée.
nije, nicher (en parlant
des oiseaux); — faire des
niches; — niger, perdre son
temps; — se cacher.
nijé, déUcat, fragile, mi-
nutieux (ne s'emploie qu'au
masculin ou au neutre).
nijnij, qui aime à s'amu-
ser, qui s'occupe à des baga-
telles.
nijô, nid ; — ouvrage mi-
nutieux; — fruit à couteau,
(surtout poire et pomme)
qui peuvent se conserver.
Cf. niijô.
nijô, a., vétilleux et lam-
bin (homme) ; — petit et
mince (objet).
nijoJse, nigeotier, qui
s'amuse à des niaiseries. Ci.
nijotœ.
nijol, fruit à couteau
(Pall). Cf. mijol.
nijole, mûrir sur la paille
(Pail). Cf. mijoh.
nijosri, niaiserie; — tra-
vail soigné et minutieux.
G. DoTTiN. — Glossaire.
nit 369
nijotœ, qui s'amuse à des
niaiseries. Cf. nijoh.
nijotc, s'amuser d'un rien ;
— travailler avec minutie.
nijotri, niaiserie; — tra-
vail minutieux.
nijô, qui s'amuse d'un
j-'^gi-, . — qui soigne le détail.
nijri, f. pi-, occupations
futiles.
iiijtô, qui s'amuse d'un
rien. Cf. nijnij.
nijii , qui s'amuse d'un
rien.
lé via parti ô
nique, geste de
0 &"■
Cf.
nik, nid
nik.
nihc, m.
moquerie.
nimo, petit agneau.
in do.
nipnpnit), huppe (Lan-
divy), qui dit dans son cri :
mô ni pupiit. Cf. puput; —
houppe d'un bonnet de
coton (Château-Gontier).
nipyào, mouchoir de poche
(Courcebœufs). Cf. napyâo.
nisèîe, bégayer (Bierné).
nisk, »/jÀ'rf, bernique!
nità, nullement. (G.).
nitn, pas plus, aussi.
24
370 nok
nivcl, nivelle, poignée qui
est sur le manche de la faux
(Andouillé).
nivète, nivetter, terme de
tissage, frotter le tissu pour
lui donner du brillant.
nivétri, f., niaiserie.
nivlô, qui travaille lente-
ment, avec minutie.
nivlote, travailler lente-
ment. Cf. nijoh'.
m'y, béquille. Cf. ûiiiy.
niyn, paresseux.
un, en (entre deux vo-
yelles). Cf. ènn.
nô, f., vallée; — prairie
grasse et marécageuse ; —
La Noë, Les Noës, nom de
lieu. Cf. ;///.
nô, Noël : fàtc lia, se ré-
jouir. Cf. nâo.
nôbyè, noblet, noble.
Quand un paysan possède
un bœuf entêté, il lui dit
nôbyè pour le stimuler et le
diriger comme il veut; —
nom propre de bœuf; — par
plaisanterie, on désigne sou-
vent les cochons sous le
nom de nôbyè.
no{]i), noc, m., conduit,
nos
canal ; — petit pont (Izé);
— auge à cochon.
noher, f., gouttière.
noJc, Noël, l'enfant Jésus.
Quant et tous saincts cliantant
[Nolet
Au troys foys sainct enlantelet.
ms. 1 1
Cf. nâoïè.
nôna, non.
Nbnô, Renée.
norèlnr, noriur, nourri-
ture.
nori, nourri, nourriture
des bestiaux : avè sô nori; —
s et œ bon àdre k a bè du
nori. Cf. nitri.
noriÇr), nourrir.
norituryâo , nourrisson ;
— petit cochon qu'on en-
graisse pour le tuer et le
saler : j avô st ané œ for no-
rituryâo é j firô d bel riy.
nos, f. pi., noces, bouillie
de farine d'avoine.
nôsd', noceur, qui fait la
noce; — qui fait partie
d'une noce. Cf. avhjào.
nosè, revenant, lutin mal-
faisant qui jetait des sorts
nôb
aux bestiaux , nouait les
crins des chevaux, etc. :
sorcier et nosset (Arch. de
la May., B 2825, fol. 79
v°); — innocent, borné;
— petit, mince (Pail).
nosyal, m., habit de noce :
à nosyal.
nosye, qui fait partie d'une
noce. Autrefois, qui préside
aux noces.
note, nager. Cf. uAote.
nôtoni, enfant réduit au
dernier état de maigreur :
kœ pîLV ptit, al é kom œn nô-
toni, Ô n li vè ka^imà pu k
la pydo é l:( ô.
Nota, Renée. Cf. Nonô.
novèn, neu vaine.
nô, non : no mê, nô tê, non
moi, non toi, négation
énergique ; — no frâ, non
pas; — nôfè, non f^iit, nul-
lement; — nô ne, non pas;
— kê nô, certainement non.
nô, non, l'on; s'emploie
pour nu dans le nord du
département.
nôbr, nombre. Dans cer-
taines parties du départe-
ment, on compte les gerbes
nus 371
par nombre; à la Poôté, le
nombre est de dix gerbes; h
Montjean, le nombre est de
treize gerbes.
nôbri, nombril. Quand on
assiste à un dîner de bap-
tême on dit qu'on va màje
du nôbri.
nô dé dla, nô dé dla d nô de
dla (jurons). Voir gœ, gust.
nôpà, faible, petit; — ex-
pression de dédain pour un
jeune gars de 12 à 15 ans
qui se croit déjà un homme.
(Ernée); — propre à rien.
nôpàs, rachitisme : et à no-
pàs, être en non-panse, être
rachitique.
nul, ï., nœud de racines
qui donne un jet (Château-
Gontier).
nnn, nulle. Cf. nœn.
nunu, mirliton (dans
quelques communes limi-
trophes de la Sarthe); —
bagatelle : sa s é du nunu
frikase (Hercé); — ■ homme
qui ne fait rien de sérieux.
nus, terme d'amitié adres-
sé à une petite fille : vyè, ma
ptit nus.
372
nuy
}in:^irh, luzerne.
ml, noue, f . , petit pré
long et en vallée. Ct". iio; —
Les Noues, nom de lieu.
////, nous; (ne s'emploie
que comme régime). Voir
je, ô.
îiiiri, nourri, tout ce qui
sert à nourrir les bestiaux
(Pail); — quantité de bes-
tiaux qu'on peut nourrir
(Crnon).
mirisinà, nourrissement,
nourriture.
mirtiir, nourriture (Pail).
nnÇryiiryào, nourrisson ;
— petit cochon. Cf. nuritit-
ryâo.
mit(r), nôtre.
nuvyâo, nouveau.
mivyel, nouvelle.
miyâo, noyau.
mtyii', noueux.
miye, noyer (arbre). On
dit qu'il est dangereux de
dormir sous un noyer, et de
laisser les racines de noyer
s'avancer sous une maison
habitée (Dr. L.); si les ra-
cines de noyer pénètrent
dans l'écurie et les toits à
nwa
porc, les animaux périssent
(L. D.).
iiiiycr, loutre.
n/iyii, noueux.
n/i~à, n'osant, timide.
mi::^œ, ~, craintif, timide,
gauche.
nii:{e, n'oser, craindre.
;/f/;^/)', noisettes. Quand
il y a de grands iiiaslê de
nousilles dans les noisetiers,
le grain e.st cher toute l'an-
née (Montourtier).
Hii-iyar, noisetier; — châ-
taigne de bonne qualité
sans cloison ni pellicule :
nu:^iyar du Mil.
mi~iyc, coudrier.
7tit~iyc, tremblotter, se
dit de la chair.
nwa, noël. Cf. iiào, )iwel.
Sainte Catherine fille de roi
Un mois devant Noi.
(Dicton.)
nivâ{o), gros nuage noir.
tiivasd', :^, plein, -c de
nœuds.
mi'ayâ', noueux. Ct. imyâ-.
nicayo, nœud mal tait; —
nwe.
vieux chifibn noué et sans
valeur,
niua^iy, noisille, noisette.
mué, noueur, sorcier qui
noue les aiguillettes aux en-
fants.
mue, nouet, coin de mou-
choir noué où l'on enferme
un petit objet; — désordre
des cheveux.
mue, f. , noix; — aie â mue
(Landivy), aller aux noi-
settes; — mue d ^en, galles
de chêne. Cf. Iwl .
muel, noël.
Nwel ô pinô
Pàk 6 ti:(o
Nîvel â krésà
eas Jéx^ efà
(L'hiver ne sera pas rude);
Nîvel â déhi
ramen Je in
(L'hiver sera rude) (Hercé).
A Noël, jadis, des jeunes
gens se réunissaient dans
une maison riche, tandis
qu'une bande d'autres jeu-
nes gens se rendaient à la
porte de cette même mai-
mve 373
son qu'ils trouvaient fer-
mée. Les deux bandes se
mettaient alors à chanter
des noëls ; si ceux du de-
hors chantaient plus long-
temps que ceux du de-
dans, ils entraient et fêtaient
Noël avec les autres, sinon
ils restaient à la porte
(L. D.).
Pendant que la métayère,
les enfants et les domes-
tiques étaient à la messe de
minuit, le métayer veillait
autrefois dans son étable en
récitant le chapelet, pour
préserver son bétail des
apparitions malfaisantes.
Quand le soleil rayonne
à Noël au pied des pom-
miers, il y aura des pommes
(Hercé).
muerè, noiret, noir.
nweye, v., noyer. Cf. neye.
nweyri, noyade.
nïL'é d Navar, de kadriy,
nuée de Navarre, de qua-
drille, sorte de nuage,
Quan^ il passe sur le soleil
avant onze heures, il doit
pleuvoir dans la journée.
374 U'P
mbilc, nuitée, nuit : a la
mOité, à la nuit.
im'i:^ahy, nuisible.
nibi:^à, nuisant, envie,
petit filet de peau qui se
détache autour des ongles et
qui cause quelque douleur.
Dans le haut-Maine, c'est
encourir une mauvaise
chance que de se couper les
nuisants dans les mois dont
le nom contient un r.
nû'i^âs , dommage.
ny-. Voir ij-.
n
na, il n'y a.
7/tw, nyâo, m., l'œuf qu'on
met dans le nid pour faire
pondre les poules. Ct. nœ.
aiiijiuc;
couvée.
tjer
dernier-né d'une
lias, nyàs, négation.
nàlii, ;^, fainéant, pares-
seux (Craon).
yœ, nyœ, nieu, œuf qu'on
laisse dans le nid des poules
pour qu'elles reviennent y
pondre (Pail). Cf. nAo, nyâo.
nœJ, arrêt de développe-
ment : et à nœl.
né, nyé, f., niée, nichée :
œn nyé d éfà, dé pli gorè. Cf.
nyé.
liel, nyel, nièle, pluie en
grosses gouttes espacées; —
nielle.
nerj , nyerj , violacée
(peau) : ave la pxào nerj
(Craon).
ôby
okr
0, ost, troupeau de bœufs
(Château-Gontier).
ô, avec; — ô H, avec lui;
— ô Je, ô là, avec elle; —
d ô, avec, du parti de : / sô
d ô nu ; — par ô, du côté
de : vye dô par ô ma.
ô, c, or; — ou.
ô à Hfr, G en chiffre : il
a l'air d'un o en chiffiT, d'un
zéro, d'un imbécile.
àhe, hober, renverser
(Bierné).
ôheyi, obéir.
ôhéyisà6\ — fér ôbéyisàs,
faire obéissance aux bes-
tiaux, les bien nourrir.
obrc, osier jaune pâle ou
blanc.
ôbye, Salix capraea. Cf.
marsâol.
ôbye, oublier.
ogœ, O Dieu !, interjection
marquant la surprise, la
joie, ou la douleur : ogœ! sa
vat i y et bâo!
àgr, m., orgue : on a
rtnive l papoke k j avyô vu
dà mit plit jœnes a l ogre d
Avèijér ; — orge : fér 5ê( àgr,
réussir.
ôké, avec.
âkœre, répugner.
oklase, porter maladroite-
ment en donnant des se-
cousses; — faire de gros
ouvrages, travailler à la cor-
vée; — branler, se disjoin-
dre; se dit d'un assem-
blage.
okr, ongle.
376 Opil
oklc, hoqueter, roter
(Saint-TIîomas).
('/, oie, grand pot en grès
servant de saloir (\'illaincs-
la-Juhel); — grand pot de
terre ou de fonte (Pail). Cf.
boL hiil, iil.
olibiistrd', faiseur d'embar-
ras (Laval).
olinà, par-dessus, au delà :
aie ohuô.
àni, homme, mari; — ôm
du péyi d anw, homme dont
il fliutse méfiera cause de sa
malice et de ses écus ; — ôni
d il, hommes d'août, mois-
sonneurs (Bierné). Cf. -uni.
àtné, homméc, ce qu'un
homme peut faucher de
foin dans sa journée (33
ares); — journée de fauche
(Hercé); — L'Hommée,
nom de lieu.
ôîuyào, petit homme,
homme de basse condition ;
— ormeau.
ônesté, honnêteté.
(Vict, honnête, suffisant;
en quantité suffisante.
ônycr, ornière.
ôp-iipè, épine blanche.
(VC
orbùle, ombrager : s ê pur
Je frâ~yc kom pur àot ^y/- :
si ô vyœ h sa fêj bè, i n Jô
pa h su se trô orbùle.
or bel, l'aube, le point du
jour : se Ive dé I orbe t.
orbie : fer 1 orbie, faire
difficulté.
orbyâo , orbyer , orbière,
œillère de la bride du che-
val; — bride sans mors; —
planche que l'on attache
devant les yeux des bestiaux
méchants ou vagabonds. Cf.
bonya.
ordre, mettre en ordre;
— œn jil ordre, une personne
qui a de l'ordre.
oré, t., lisière d'un sillon;
— bord d'un lit; — frac-
tion d'une chose quelcon-
que.
oréj, orage, temps lourd.
Q.uand on fait couver les
poules, on a soin de placer
dans le nid un morceau de
fer pour empêcher que les
poulets ne soient tués dans
l'œuf par l'orage (L. D.).
oréjœ, orageux.
0/7
orey ; — jér l orey de vyâo,
faire l'oreille de veau , faire
semblant d'écouter un con-
seil avec la résolution bien
arrêtée de ne pas le suivre;
orey de la brid, œillère. Cf.
orbyào; — orey dé ra, myo-
sotis (Château-Gontier).
oré:^ô, oraison, prière du
soir à l'église, salut du Saint-
Sacrement; — oré:(ô du ni.
oraison du Roux. On appelle
ainsi à Laval les prières 0
sancta gens fidelinm et 0 filii
et filiae que l'on chante le
soir au salut pendant toute
la semaine de Pâques, parce
qu'en revenant de l'église
on mangeait un roux.
orfra, fresaie, orfraie.
orgêlis, réglisse (en bâ-
ton). Cf. 6ukrè niaar, merde
d dyah.
orgiyn, orgueilleux.
ôri, AUiaria officinalis.
oribane, r, fabricant ou
marchand d'oribus.
oribu, m. f., oribus, chan-
delle de réiine fixée au coin
de la cheminée au moyen
orni 377
d'une pince en fer ou en
bois. Voir pik.
oriby, chaud et précoce.
Cf. œribyù.
orifyàb, oriflamme.
orijinal, orijinel, original;
— orgueilleux,
orin, orine, origine; —
espèce (Ernée) : dé jval dè
la ptit é d la gràt orin.
oripyào, oreillons (mala-
die).
oriye, oreiller; — ici d
oriye (taie d'oreiller).
oriyô, terme de tissage,
bois à coulisses fixés au haut
du métier et contenant la
pivoire.
orjœ , hors jeu, cri du
joueur qui se retire momen-
tanément du jeu. Cf. eski.
orji; — fer séj^ orji, faire
ses orgies, faire ses orges,
réussir. Cf. àqr.
orkur, urticaire.
ôrlojye, horloger.
ortniuer, armoire : fô hâve
l ormiver d pu dé vôlœ; — œn
pér d ornnuer, une armoire
à deux battants. Cf. près.
378
osy
ormeau,
Cf.
onnyqo ,
bmyâo.
orn, f., ornière.
oniaj , m. pi., cornes
(Craon). Cf. boni.
onjâo, oriiyâo, dalle en ar-
doise pour couverture ou
réparation.
orpol, poltron (Ernée).
orsœJ , orceuil , orsœ ,
grande terrine; — cruche;
— ustensile; — hache de
boucher.
ortay, orteil.
ortyiir, urticaire. On dit
auss'ifyœvr ortiyd'^. Cf. orhur.
oryer, bord, lisière (sur-
tout d'un bois); — L'O-
rière, nom de lieu.
oshdte, sculpter.
oskultiir, sculpture.
osrœl, hache de boucher.
Cf. orsœl.
ostine, obstiné.
05trâ, ostô (aie a /), aller
en prison (Hercé); — s'eni-
vrer; — se perdre, se dé-
tériorer.
ostrogal, ostrogoth, origi-
nal.
osyœ, ;(, ocieux, -se, oisif,
oi'ê
-ve (en parlant de la situa-
tion) (Pail).
âtà, autant, mieux : ôtà la
pi', autant la paix!, que ce
soit fini, donnez-vous la
main.
âte, vendre (Mayenne).
olitr, hauture, grandeur,
espèce (en parlant des pou-
les) : / n avô €œ nu k dé pul
de la ptit otur; — gràt otur,
grande espèce. Cf. or in.
otn, entièrement; — avec
(à la fin d'une phrase) ; —
d otn, avec, ensemble : / gà
Ytijcn, I gà Pyér é me d olit.
ôval, f., orvale, mangeoire
des chevaux.
ovà, avant : / finira d hatr
ovà midi.
ové, avec (devant une
consonne).
La prime nuitée qu'ové lei j'cou-
[chai.
(Chanson.)
iwè, ôvê, orvet : si im vcyl
é sur àtàdè persan ô môdù n
vivre.
oveli, avec.
ovèle (J), se tordre, tra-
ôhy
vailler (en parlant du bois).
oyu, où?. Cf. nyn.
ô:{yer, osière, osier.
5, on; s'emploie très sou-
vent pour mi, quelquefois
pour /V.
ôbrej, ombrage.
ôhreje {s), se mettre à l'om-
bre.
àbrct, f., ombrette, om-
brage.
ôbye, m., amblai, anneau
fait de branches souples qui
sert à retenir le joug au bout
du timon. Un ôbye se place
en avant du joug, un autre
en arrière; — aie la hôn dà l
ôbye, aller en baissant la tête
et en regardant sournoise-
ment (La Dorée).
ono 379
ôbyct, omblette, Euphor-
bia Silvatica; — Muscari
comosum (Saint-Aubin).
ôdè, andain, l'étendue de
pré que fauche un homme à
chaque pas qu'il fiiit. Cf. àdè.
ôg, ongle.
dfjâ d biirden, onguent
composé de graisse de co-
chon mâle et d'écorce de
hirden prise entre l'épiderme
et le bois; cet onguent gué-
rit les coupures (Hercé).
ôglcn : // é sorti d 1 Ogièn.
Il est sorti de l'Onguelaine,
se dit des malfliiteurs du pays
des Coevrons. L'Onguelaine
est un hameau situé sur les
versants des Rochards en
Sainte-Gemmes -le -Robert ,
et qui était habité par des
affiliés de la Houbille.
oner, ornière.
àuô, ois:non.
paj
pal
pa, par (devant l'article).
pa, poix (Saint-Thomas).
pa d bœ, pas-de-bœufs,
chemin creux découpé en
hachures par les pas des
bœufs; — franc bord du
fossé.
paf, claque : / m a f-utit
œn paf par la gui.
pafe, donner un soufflet;
— attraper, saisir.
pajî, becu-fils (Bierné).
pagané, f., mets mal ap-
prêté.
pabii, paysan (G.).
pajô, gerbe de blé noir
laissée sur l'écot (Ernée,
Landivy).
Tels qui font de laids pagcots
Feront de vilains quegnots.
(Proverbe.)
pakà, pacant, lourd, gros-
sier.
pahcnmà, rustiquement,
grossièrement.
pahrè, m. s., pâqueret,
œufs que les fermiers
donnent à leurs propriétaires
vers Pâques; — quête que
font à domicile vers Pâques,
pour leur propre compte,
les bedeaux et les sacristains
(Pail).
pakre; — s c li lu pahrc,
c'est lui tout craché , tout
ressemblant.
pahQ\ réunion de cer-
taines poupées de lin ou de
chanvre formant un certain
volume, pour être livré au
commerce.
pal, pâle.
paiii
pal, bêche; — pal de iim-
lè, vanne d'un étang.
palâtr, palatrâ, plâtre,
plâtras, débris de vieux
murs (Bierné).
pakt, palette, petite pelle
en fer pour le feu ou
pour tourner la galette. Ct.
paluô; — vanne d'étang.
paleye, aplanir la terre
avec une pal.
pâli, palis, palissade; —
pelle creuse pour charger;
— Le Palis, nom de lieu.
pali€ô, pelle de feu plate.
Cf. pakt.
palise, palisser, palissader.
palm, palme, laurier ce-
rise.
paire, pal té, pellerée, pel-
letée.
pahird, palourde, ci-
trouille.
pa me, pas moins, dé-
cidément, enfin : tè via, pa
nié; — pourtant, cepen-
dant : je n savô purkè k i
tarda ta avni, je /:( avô pa me
bè prévnu.
pamwe:yiÇr), se pâmer.
p4o 381
pan, panne, pan dé grés
morceau de graisse.
pa>iaje, pânager, paître ;
se dit des porcs qui cher-
chent leur nourriture dans
les bois.
parias, f. pi., enfants. Cf.
panas.
panikâo, panicaut, Eryn-
gium campestre.
paniy, f., étofîe grossière
faite avec des effilures de
vieux drap; — effilures de
drap. Cf. peniy.
panré, pannerée, contenu
d'un panier.
panté, contenu d'un pa-
nier plein.
paiiyào, panneau, sorte de
bât (Pail).
pâo, peu (G.); — m., pal,
pieu : amaré dô œ fâo pur
akàte l lojè; f., peur (La
Poôté).
pàofœ, plante vénéneuse;
venantheàsuc jaune (Craon-
nais).
pâojé, f. , poussée brus-
que; — poignée.
pàoje, bousculer; — battre
382 pap
brutalement (Craon), fou-
ler à coups de poing.
pijoniél, paumelle, orge de
printemps.
pàcmyâo, paume de la
main (Bierné).
paon, paon, pan, paune,
cuve à lessive, le plus sou-
vent en terre.
pàop, pâopar, qui bâille
aux corneilles.
pàope, regarder d'un air
hébété. Cf. hâobe.
pâotone, être maladroit de
ses mains.
pdotô, maladroit de ses
mains.
pâo(v), pauvre : pâo pti ^â !
pâovèrtœ, pauvre, soufre-
teux,
pâoi'érté, pauvreté.
pâo^é, pause, repos.
papùryâo, lèvres et mâ-
choire inférieure de certains
animaux : l papùryâo dn ho€ô.
Cf. papa.
pape, paper, parler, ré-
pondre.
papeyô, papillon.
papinc, remuer souvent
les lèvres, prier bas en re-
par
muant les lèvres (Bais) :
/ papin pur pèrye kom œ lape
hi nul/ de €H ; — trépigner
(Champéon).
paplàode, cancaner.
paplole, papote, tapoter,
donner de petits coups avec
la main.
papô, lèvres et mâchoire
intérieure de certains ani-
maux : / papô du €è; —
grosse joue : k vnt fiy a d bô
papô, s et œ pyCyi d la biie ; —
pavot, Papaver Rhaeas.
papoke, papotier, qui a de
grosses joues; — nom que
l'on donnait à Laval à une
figure grotesque de l'orgue
d'Avesnières : la gui li va
kôm ô papojçe d Avènér. Le
vent sortant des tuyaux fai-
sait mouvoir la bouche qui
s'ouvrait et se fermait tour
à tour.
par; — par apré, par
après, ensuite, puis; — par
avâ, par avant, avant; — par
àtùr, par entre, entre; — par
béti::^, par bêtise, en abon-
dance; — par eg:(àpy!, ah
vraiment ! ; — par èsi, ainsi ;
i
par
— par fèt uspre, exprès, à
l'exprès; — par lé fa, par dé
fa, parfois; — par 6 dsii,
par au-dessus, par-dessus;
— par 511, par-dessus; —
par n j se, d'après ce que je
sais.
par, {., poire. Cf. per;
— m., enjambée (Pail).
pa ra, pa vra, pas vrai?
pa ra, ta} (Montourtier).
paraïé:{i, a., paralysé, pa-
ralytique; — f., paralysie.
parapel, parapet (Saint-
Thomas).
parafé, parenté, généalo-
gie du Christ que l'on chante
aux matines de la fête de
Noël dans le diocèse de La-
val.
paràtéj , paratel , parenté.
parba, par bas, rez-de-
chaussée : loje dàn œ parba.
parbyœ, parbleu.
par€, poupées de lin ou
de chanvre assemblées. Cf.
pakt; — filament, et par
extension cosse de fève, de
pois, etc.
parm, parchemin : s é
biiree su l parm.
par 383
parée, fouler, presser; —
corriger (un enfant); —
s paru, devenir ligneux ; se
dit des pois et des haricots
que l'on mange avec la
cosse; — se faire tout petit
pour se mieux cacher.
pareil. On appelle pois
parchus les pois que l'on
mange verts et à l'enveloppe
desquels il reste quelques
filaments, ou dont la cosse
est coriace.
pardô, pardon, angélus.
pa ré, pas vrai ? Cf. pa ra.
paré, pareil, semblable : s
é bè tu du paré ô mém; —
s é bè paré 1 dot, c'est bien
pareil à l'autre,
pare, à l'abri, hors de
danger : mè via pare.
parc, décanter, clarifier;
— coller (une pièce de toile
que l'on passe à la colle avec
la paroire); — parer (un
coup); — s pare, s'éclaircir,
en parlant du temps.
paréj, parage.
parel, parer, f., Rumex
crispus (La Dorée) . Cf. pare^..
pareil, Rumex crispus
384 pur
(Livré); — collier de jonc
pour cheval. Cf. paron.
parclr (.<<'), se paraître, se
montrer en public.
pan\, Rumex crispus.
parfauc, palefrenier.
parfc, parfait, très : s c
parfc hô.
parfè, parfin : a la pcirfè,
enfin.
parjîne, parfini{j-), tinir,
achever.
parfô, profond; Le D., p.
1 15 ; — fond.
Au Diantre allez! qu'il vous em-
[ porte
Au parfond de son nayr taudis.
ms. 22
payç,e, pardieu !
parhâo, par-haut, étage ; —
Joje dàn œ parhâo, loger dans
un par-haut, loger à un
étage. Voir par ha.
pari, pas vrai?, n'est-ce
pas? On dit dans le même
sens paryô : i fè frc anibi,
paryô.
parlas, parlance, pour-
parler, question, entretien :
/ // a sinà pive été pari àsù d sa
par
àlôr nu; — bruit public, re-
nommée : kôncs Vil l niaryéj
ki va s fer? — vj'i bè, i un c
smà bè parlas.
parlùmà, parlement, en-
tretien; Le D., p. 193.
parle; — parle a œn fiy,
{aire la cour à une fille; —
s parle, se parler, affecter
un bon langage; — être fian-
cés. Cf. àl parle {/).
parleye, parlweye, parliee,
parlîavie, parlote, être af-
fecté en parlant, vouloir em-
ployer de grands mots et de
belles phrases, et les dire
mal.
parhvar, parl-wer, paroles,
conversation.
parlwi:^e, parler et pro-
noncer avec affectation.
parmi, dans; — / œ parmi
l âot, l'un dans l'autre.
parue, a. ; se dit du linge
taché par l'humidité et de la
paille noircie après les pluies
d'été par la rouille noire,
Puccinia des céréales (Her-
ce).
paron, f. , paronne, collier
de cheval fait avec le Spar-
par
ganium ou l'Iris pseudoa-
corus. Cf. pareil.
paroi, f., copeaux produits
par l'action du rabot. Cf.
kokiy.
parote, enterrer le chau-
me. Pour parote un champ,
on enlève le dessus du sil-
lon avec une bêche ou un
pic et on rejette la terre dans
la raie à droite et à gauche
(Courcebœufs).
parpeyô, papillon.
parpye, lieu réservé dans
une étable pour y jeter, de
la grange, située à l'étage
supérieur, le foin destiné au
repas des bestiaux (Mont-
flours). Cf. abafè.
parsi, persil.
parson, personne.
parsonri, f. s. , deux familles
exploitant une ferme en so-
ciété (Craonnais). Cf. per-
6onri.
parsone, ami intime, com-
pagnon qui habite le même
toit que vous.
parsu, pr., par-dessus.
partémà, partement, dé-
part. Le Doyen, p. 68.
G, DoTTiN. — Glossaire.
par 385
partéje, partager ; — i s sô
parteje d àsàby, ils se sont
séparés.
parti(r), faillir, partager;
— s parti(r), se partir, par-
tir, — sa parti(r'), s'en par-
tir; partir.
parvàe, pervenche.
parvèniÇr^ dépendre : sa
parvyl (La Dorée). Cf. dé-
parvèni.
parwa(j-), panuer, paraî-
tre.
parwer, f., brosse en
chiendent ou en bruyère
dont se servent les tisse-
rands pour étendre la colle
sur les pièces d'étoffe au
métier; — instrument long
et tranchant attaché par un
bout à un billot et qui sert
au sabotier pour tailler les
sabots.
parwes, paroisse ; sou-
vent pris dans le sens de
commune; — partie du
hiisè de la charrue donnant
la direction de Vâj.
parye, pardieu ! : parye wi,
parye nô. Cf. parge.
2$
386 pas
piirye, parier : vyd' lu pa-
rye k i eœra d la pyé d resyél
pas, passe, moineau (Izé) ;
— pas busoner, passe-busson-
niùre, oiseau qui ressemble
au moineau et à la (liuvctte
et qui se tient dans les buis-
sons.
pasd:^, ouvrière qui passe
les fils de la chaîne dans les
lissures et le peigne (terme
de tissage).
pose, passer, s'endormir.
pase, passer; — pase à rô,
passer au crible; — s pase
avck, se contenter (d'une
chose : zml vu mapyào d bik?
— mersi je m pasré bê avek
mô jile ; — j n avô k du frii a
v:(^ œfri — mersi, je m pasré
bè avek sa.
pase, {., largeur d'un pas-
sage (Château-Gontier) : n
a piuc d pasé par isit.
pasè, passe-lacet.
pasel (terme de tissage),
lame d'acier à crochet ser-
vant à passer les fils dans les
pues; — passoire. CLparsel.
pâsi, m., reprise à l'ai-
guille dans une étoffe : z^^
pat
avé éeire vîit ^tilot, vul vu, k
j i fej œ pâsi ?. Cf. rt'pasi;
— chose filtrée.
paskanad, paskènad, Dau-
cus carotta (Château-Gon-
tier). Ci. paskâod; — con-
soude, plante qui croît sur
le bord de l'eau.
paskâod, pascaude, carotte
sauvage.
paskù, parce que.
paspartii , passe-partout ,
pioche à deux branches,
l'une ronde et tranchante,
l'autre plate.
paspye, passe-pied, terre
foulée et tassée qui sépare
les planches dans un jardin
et forme un tout petit sen-
tier.
pasxe, m., feuilles et dé-
bris végétaux étendus dans
les cours ou sur les chemins
où ils pourrissent pour
faire de l'engrais (Pail). Cf.
fiiJaj, htrsycr.
pat; — pat de lu, patte de
loup, Ranunculus bulbosus.
palaf, pomme de terre.
Cf. kàpir, triif; — pied mal
ùùt.
pat
patafî, affiche (Montour-
tier).
patafy, pomme de terre.
Cf. patos.
patafyole, battre.
patâo, d, pataud, -de,
patriote, républicain. Cf.
byœ; — petit pied (terme
enfantin).
patâodri, opinion républi-
caine.
patarafy, pataraf, chute.
patard, pomme de terre
de Laval. Cf. patae.
pat de lu, patte de loup,
bouton d'or.
patêryâo, digitale. Cf. pete-
ryâû.
pâtœre, pâturer, toujours
employé au lieu de paître.
pâté, (., pattée; — enjam-
bée (Saint -Aubin -du -Dé-
sert) .
pâte, patte : bè pâte, mal
pâte, qui a de belles, de vi-
laines jambes.
paies, païen, pomme de
terre. Cf. patae.
patè, patin, partie infé-
rieure du pied de porc ou
pat 387
de veau : al avè l paie bè bà,
elle traînait la patte.
pâti, fouillis.
pàtwone, pâtisser, faire de
la pâtisserie.
pâtira, souffre-douleur.
pat kroe, patte-croche,
bancal.
paimit , f. , patenôtre,
Arrhenatherum bulbosum,
composé d'une suite de bul-
bes qui donnent l'apparence
d'un chapelet, ou patenôtre;
— sillons creusés par le
passage répété du bétail.
patO€, pied mal fait; —
chandelle de résine ou de
suif (Montourtier).
patosar, marmot qui com-
mence à marcher. On dit
de celui qui a fait une
longue course à pied : il a
été par la vwettir a Paiôchar
(Montourtier).
paiO€e, essayer de mar-
cher, marcher mal; — ma-
nier grossièrement.
patô, on, de petite taille :
dé fœv paton, des haricots
nains. Cf. ba^et.
pairibu, modèle, patron,
388 pat
portrait -.sel vrà palribu a
6ôpcr.
patrô : s fiue a palrô, se
fâcher à cause d'une autre
personne.
pâtura, pâturage, mauvais
pâturage.
patn, sabots.
patu, pâtour, pâtre.
patitryâo, pâtoureau, pâtre.
Comme j'étais chez mon pcrc
Petit gars pâtouriau
J'allais par la beruère
Faire paître mes igtiiaus.
Gens de Lignières
Vous ne m'entendez guère,
Gens de Couptrain
Vous ne m'entendez point,
Gens de la Fallu
Vous ne m'entendez plus.
(Chanson.)
patuy, f., patouille, eau
boueuse; — morceau d'é-
toffe emmanché au bout
d'une perche, qui sert aux
boulangers à nettoyer le
four (Landivy). Cf. nâ; —
langue; — femme de mau-
vaise vie.
patîiya, patouillas, bour-
bier.
pay
patnyaj, action de patityc;
— bourbe.
patnyar, celui qui pa-
touille.
patnyas, f., bourbier(Pail).
patiiyc, patauger.
patiiyi, bourbier.
patiiyu , tourbeux. Cf.
niiiyasu.
pntîue, boue : n Je pa kotî
du palwe (Saint-Aubin-du-
Désert); krcpi tè aiitô la hâ
d pu k i t hotij du pativc.
pâtiuer , f . , corde pour
empêtrer les animaux.
pati(_r^,d, terme de mépris
pour désigner les paysans.
Cf. mè^à.
pavé, Sparganium ; — iris
de rivière (Iris pscudo-
acorus); — glaïeul (Saint-
Thomas).
pava. Iris pscudo-acorus.
pavnr (terme de charpen-
tier), morceau de bois placé
au-dessous d'une ouverture.
paviva, cible : s c nié ]i é
mi à mita du pavwa.
payé, jonchet; — chalu-
meau pour boire (Hercé);
— meule de paille.
pas
payoné, f., paillon plein
de pâte.
payô, paillot (Saint-
Aubin-du-Désert), corbeille
pour mettre la pâte, espèce
de panier de paille long ou
rond, attaché avec de l'osier
et servant à porter le pain
au four. Cf. rueô; — pail-
lasson.
payr^ poire.
pàdàse (6è), se suspendre.
pàdâsé, pàdigâsé, pàdiyé, f . ,
objets suspendus en l'air.
pàdiloe, pàdiyos, chose
suspendue ; — et a la pâdi-
Ide, rester suspendu.
pàker , f., pentière, pente,
côte.
pàSy ventre : hrey vu hè j
va m hèrve la pas pur vu; —
corps.
pàsar, pansu.
pàse^ panser, donner à
manger (aux animaux); —
pàse la mékanik, passer le blé
dans la machine à battre.
pàse (se), se penser : je m
pàsè é je m kabasè a ma mém :
si tu hè tu l diuiàe, i n tè
réstra re pu l lœdi; — pàse
pât 389
dâ, penser à : / é pàse laddà.
pàsé, f., chute sur le
ventre : // a ékriye su la gas
e s é futu œn nid pàsé; —
/ vu swet œn bon hié, œn bon
pàsé a tu /:( éealye (Hercé) ;
plein le ventre : / fésyd aniui
lé riy ô lôji, j m à si futu œn
pàsé; — œn pàsé d buyi n dur
k œn œr é dmi (La Dorée).
pâsiy pensif.
pàsmà, pensement, souci.
pàsn, f., plante bulbeuse,
sorte d'ache (Château-Gon-
tier).
pàsyd, pension, nourriture
des animaux de la ferme :
via la pàsyô ki hnàs a màhe ;
— i n a jwe d pàsyô sur œn
si grâ ter. Cf. nurtur.
pàt, bande de fer clouée
transversalement sur une
porte ou une fenêtre pour la
soutenir sur le gond; —
orgie, débauches : fér se pàt.
pàtalô, pantalon. Avant la
Révolution, on portait des
culottes en cadis (dans les
villes), ou en flanelle gros-
sière (dans les campagnes) ;
ces culottes étaient attachées
390 ptl
aux chausses par deux ban-
delettes ornées de deux
grosses boules de laine mul-
ticolore. La culotte a été
remplacée par le pantalon A
pont, attaché par un bouton
ou une biyet, lequel a été
porté jusqu'en 1860 et qui
depuis a fliit place lente-
ment au pantalon A bra-
guette (L. D.)
patène, haleter.
pàthit, Pentecôte; — Or-
chidée indigène qui fleurit
vers la Pentecôte.
pfee , péché; — s c /xVr,
c'est mal; — c'est dommage.
pèlAo, pa)'san.
pi^làode, plâode, pelauder,
rosser, battre. Cf. vlàode;
— baigner à grande eau ; —
se plâode, s'ébattre dans l'eau.
pdéj velu.
pêlê, pclet, brin d'herbe,
tige unique; — chose de
peu d'importance (Pail).
pèle, peler ; — aie â fé:;à
min dû pie /^ œ, faire l'inno-
cent; — pûlc la £aîen, rece-
voir des horions sans y être
forcé, par exemple en sépa-
pèr
rant deux combattants (Lan-
divy).
pûUj, pelage.
pùHs, plis, bande de ga-
zon coupée avec une pelle
(Ernée).
Pùlô, Pierre.
pèlot, tout objet arrondi.
pùnaSy'^X., enfants (Craon).
Cf. panas, panas.
pènàsyâo : sakre vyœ pùnà-
syâo (injure).
pùnèt, homme déguisé en
bête ou en fantôme pour
fiiire peur (Craonnais); —
flintômc. Cf. Inihiy.
pèmuayér, Lathyrus sil-
vestris, pois fleur sauvage.
pùrnâl, prunelle.
pèr^, proche, auprès de :
don ma la vuyet h é pùr£è ta.
pûrsè, reste, petit rien
(Landivy).
pûrsi, f., femme de forte
corpulence.
pûrsiÇr), presser, serrer.
pùrsive{j-), pressoir à cidre;
— personne qui mange
beaucoup de fruits.
pt'rtàtay, pùrtclay, f., son-
nerie, collier à grelots (Er-
pèt
née); — é tut la pêrtètay, et
tout le reste; — prétention.
pèrtO€é, î., chaire au roi
(jeu).
pèrye, prier.
pêryér, prière.
pètaSj f., femme acariâtre,
bavarde, qui fait des embar-
ras; — qui aime à dire des
riens, des niaiseries. Cf.
hèrdl, niftô, pètà.
pêtase, tracasser; — tou-
cher à tout; — parler pour
dire des riens; — marcher
en frappant des pieds.
pùtasri, tracasserie.
pètœ, ptœ, petun, tabac.
pêti,pli; — œpii, un petit
peu, un peu, assez bien; —
dàn œ pti, dans un instant ;
— œ ptî aprè, peu après; —
œ pti kè, un peu; un peu
d'argent; — ptifè, dû pti fè,
qui fait peu de travail.
pùti grô, résidu du deu-
xième blutage de la farine
de sarrazin.
pèti kurtdo, pti kurtâo, pe-
tit courtaud, petit doigt de
la main. Cf. rikiki.
pœl ^91
pèti pô, petit pot, décilitre
(mesure d'alcool).
petite, mettre bas (Pail).
petit églî^, petite Église,
secte des anticoncordataires.
Cf. Lwi:(è.
pètone, avancer peu en
besogne (Cossé); — mar-
cher à petits pas; — pié-
tiner sur place. Cf. turneye.
pétô, homme lent à tra-
vailler. Cf. turneyar; — pe-
tite fille qui fait des embar-
ras ; — enfuit qui marche
à petits pas ou qui remue
les pieds.
pèt une, petuner, prendre
du tabac.
pèxci, pesât, tige des hari-
cots, des pommes de terre,
etc. (Saint-Aubin-du-Dé-
sert).
pè:^é, f., peson(Pail); —
poids, résultat, suite d'une
affaire : j se s k â vq.o la p^é.
Cf. %'.
pœ, peur (Montaudin).
pœf, f., peufre, objets
détériorés, vieux habits. Cf.
inarabiy.
pœl, qui se divise facile-
392 pc
ment, sans consistance : iér
pdl.
pa'!i{r) , remuer légère-
ment le matelas d'un lit.
pd'pa, papa.
pœpè, pépin. Cf. piipc.
pœpiiiér, pépinière.
pœrô, furoncle. Cf. purà.
pœrn, peureux.
pœrye, gros sabot ; — réci-
pient en bois ou en corne
que le faucheur porte à sa
ceinture et où il fliit trem-
per dans du vinaigre sa
pierre à aiguiser (Ahuillé).
pœs, pouce (Montaudin).
pœsaye, pœseye, pœjeye, re-
muer les pouces; — tâter
avec le pouce.
pœvrœ, pœvni, peureux :
il é 6i pœvrn h il a pu â sd
ôbr.
pœje, puiser à même. Cf.
pèje.
pè, poil, cheveux : ctr œ
inzva pè, être de mauvais
poil, avoir les cheveux roux
et mauvais caractère; — de
mwa pè, de mauvaise hu-
meur;— pè d haràt, qui a
les cheveux roux. Les pè d
pèe
harôt sont réputés grognons
et de mauvais caractère ; —
avè du pè dà la mè, avoir un
poil dans la main , être fai-
néant; — pays : pè d amô,
Laval et Château-Gontier
(pour les habitants de Lan-
divy) ; — poix : s é d la pè
Ici m pcs 0 de; — pis (de la
vache). Cf. pèr.
pè ha, pays-bas : l'Anjou
et les provinces au sud du
Maine (pour les habitants
du Bas-Maine) ; le Bas-
Maine (pour les habitants
du Haut-Maine).
pc€ar, rouan, cheval gris
et bai; — homme grison-
nant (Hercé).
péeœ, mouillé ; — pê-
cheur.
péee, marcher dans la
boue ou dans l'eau; — to-
quer. Cf. à péee.
pc£é, f., becquée.
pcfc, a. ; se dit d'un œuf
dont la coquille est percée
par le bec du poulet qui va
en sortir.
pédc, difficile à nourrir
(Château-Gontier). Cf. ^;V/t'.
pék
pêk, f., bec, bouche; —
bec d'un vase; — grâ pck,
grand cheval.
pekavi , idée saugrenue
suivie d'actes peu sensés
(Pail) : i H prà dé pekavi k ô
11 pœ prevwer.
pèkàs, f., extirpateur arti-
culé, à dents de fer très
fortes (Craon). Cf. pihern.
pèkàs, a., perçante (voix);
— f., femme criarde.
pékâse, répondre, contre-
dire.
pèkàtè, âne (Pail).
pêke, becqueter.
pèké, f., becquée.
pékêkè (étr a), être agité,
en peine.
pèkmasô, sixxqWq. Cî.masÔ.
pékmà, action de becque-
ter.
pékô, m., petite pék\ —
tout ce qui peut piquer
accidentellement (Landivy);
— chicot, branche pointue
dans un arbre (Ernée); —
tige desséchée (d'ajonc, de
blé, de sarrazin); — vieux
tronc d'arbre; — chicot de
dent.
pèn 393
pekose, pêkote, becqueter;
— contredire.
pck(j-\ acide, qui resserre
les lèvres et les gencives ; —
aigre, œn vive pckr ; — re-
vêche, agressif. Cf. nagr.
pékâ, m., toute matière
molle et sale (boue, excré-
ments) (Landivy).
pél, poil, cheveu. Cf. pè.
péleye, prendre avec la
pelle, remuer avec la pelle
(Pail).
peli-melô, peli-mèla, pêle-
mêle.
peltré, pelletée.
pèln., poilu. Cf. peyu, plu.
pèn, f., partie des fils de la
chaîne d'une pièce de toile
ou de coton que l'on coupe
près des lisses. Dans la
Mayenne, les femmes se
servent de ces bouts de fil
pour repriser et pour faire
des lavettes à vaisselle ; —
guenille.
pènase , manger souvent
du pain entre les repas. Cf.
pèntose.
pènay, haillon; — enfant
déguenillé.
394 /"'«
pêiuiyar, déguenillé.
pcnayô, penaillon, haillon ;
— libertin.
penôlc (.<<'), se pcneler,
s'habiller.
pend-, penaud. Cf. péim.
pêne {6t'), se peiner, s'in-
quiéter.
péncle, mal cultiver une
terre; — mal réussir.
pcncye, homme qui peine,
qui fliit mal ses affaires, qui
cultive mal une terre.
penue, battre quelqu'un,
le secouer de manière à
mettre ses habits en lam-
beaux (Pail). Cf. pcniye.
penil, individu qui porte
des habits effrangés, déchi-
rés.
peniy, effilochure de laine;
— étoffe àQ peniy; — pau-
vreté : et dà Ja peniy, être
dans la misère. Lorsque le
foubourg de N.-D. de Laval
fut distrait de la paroisse
de la Trinité pour former
la paroisse de Notre-Dame,
on l'appela dérisoirement,
pendant les premières an-
nées, la paroisse de la
pcnille, ;\ cause du nom-
bre de pauvres qui y ha-
bitent. On disait de même
le Sacre de la penille pour
la procession de Notre-
Dame qui se célèbre le
dimanche de l'octave de la
Fête-Dieu, à 4 heures du
soir.
pèniyar, mal vêtu, qui a
des habits qui font la frange ;
— lambin.
peniye, battre quelqu'un,
le secouer de façon à mettre
ses habits en lambeaux
(Pail).
peniyé, f., tas de haillons
(Pail).
penré, f., contenu d'un
panier.
penroJse, penroiye, fabricant
de paniers.
penyâÇp) , couverture de
cheval en pave (Landivy).
péiui, penaud (Pail).
péntàse, manger souvent
du pain entre les repas (Bais) .
pèy , m., peigne, chardon
(Dipsacus sylvestris) ; —
terme de tissage, assemblage
de broches entre lesquelles
I
per
sont passés les fils de la
chaîne; — f., raclée.
pêne, peigner, frapper; —
iè pêne, se battre.
pèné, f., coups de poing
ou de pied.
pêne, penye, panier; —
penye perse, prodigue.
peppètœ, peipetœ, m. , caille.
pér, père, suivi d'un nom
de famille ou de terre, dé-
signe le métayer, par opposi-
tion aux gars ; — employé
absolument signifie vieil-
lard : œ vyœ pér ; — œ pti
pér, un vieillard rabougri et
encore alerte.
pêr, pis (de la vache, de
la jument ou de la chèvre) :
/ krè be k mit jtimà va fér œ
pille, lé pér li ô grusi, el a
lé pèr àfye; — pér d œr, pa-
roissien; — unité et, par
extension, nombre impair.
Un jeu d'enfant est connu
sous le nom de pèr ii hipl
(Pail); — poire.
père, flèche de la charrue
(Craonnais).
per-eâod, perche (poisson
d'eau douce).
pér 395
per-eâosé, f., taupe -grillon
(Château-Gontier).
peree, lier les objets entas-
sés dans une charrette afin
de pouvoir les conduire d'un
lieu à un autre (Pail).
per-ewer, f., gros bâton
servant à tourner le mouli-
net qui doit serrer la corde
destinée à percher (Pail).
Cf. tavel, gara; — bâton
pour serrer le frein (Châ-
teau-Gontier).
perdra, perdreaux. Ce mot
s'emploie dans le calembour
suivant : on dit qu'il y a
des perdreaux dans une
affaire pour signifier qu'il y
aura de la perte.
perdu su, très ivre.
père, m., poiré, cidre de
poire; — sorte de confiture
de poires très cuite.
pèreyœ, carrier.
pêreye, tirer de la pierre
d'une carrière.
pêreyer, carrière. Cf. peryér.
péri, t, mort, détruit.
Périn, Perrine.
périne, perinye, qui s'oc-
cupe de niaiseries, de petites
39^ pcr
choses : son iim s é rèn à tu,
à'H anijii d pïil c œ pcrinye.
péri(^r) (j<'), se blesser
grièvement.
péri(r), dépérir.
périsyd', malheureux, cala-
miteux(Louvigné) : kàt ivyc
^^ ailé pénsyd':^.
perlinej, pèlerinage.
perlivyèj, petite écorchure
au doigt. Cf. pirlivyèj.
permauàs; — et à perma-
nàs, être en permanence, sa-
tisfaire certains besoins natu-
rels en plein air : / été à per-
mauàs dèryér ma hà.
Perô, Pcrot, Pierre, Per-
rette, Perrine.
pêronèl {mte la), être gai.
pe'rô (piise œ), chanter à
pleins poumons (Saint-
Pierre- des - Landes) ,
persaj, persej, outil pour
percer (Landivy).
persêpyer, perce-pierre ,
Umbilicus pendulinus. Cf.
arôdel.
persî. On croit que le per-
sil est un poison pour les
perroquets; — persi dé prc,
Peucedanum silaùs (Vaiges).
pés
pcrsonri (et a), habiter plu-
sieurs fomilles ensemble. Cf.
parsouri.
persoiie, parçonnier, ami
intime, compagnon demeu-
rant sous le même toit. Cf.
par son e.
pertii, pertuis, trou, ou-
verture ; — vanne de mou-
lin, d'écluse. Cf. pal; —
conduit du pressoir (Chù-
teau-Gontier).
pcrtu::e, pertuiser, percer.
pertwer, baquet en bois
(Chàteau-Gontier) .
pertiui, pertuis, trou (G.).
per n nô, jeu d'enfant. On
présente les deux poings
fermés; dans l'un il y a
un nombre pair d'objets,
dans l'autre un nombre
impair et on demande : hnà
prà tu ? per u nô ?. Cf. pér.
pcrye, poirier.
pcryér, carrière de pierre :
tu kre dô kè j prà la:{ arjà
dàn œn peryér ? ; — La Per-
rière, nom de lieu.
pés, poix de cordonnier;
— paisse, moineau : / é
tàdii ma lèjet é j épri kat pés ;
pét
— ma ptit pés, pôv ptit pés,
terme d'affection.
pésar, poisseux; — (jeu).
Pour ce jeu, les enfants se
servent d'un morceau de
cuir rond; ils le mouillent
bien et, en mettant le pied
dessus, ils le font poisser ou
adhérer fortement soit à un
morceau de bois, soit même
à une pierre. Quand il est
bien poissé, ils le retirent
avec peine en tirant sur la
ficelle et alors ce cuir pro-
duit un bruit sec.
pés busoner, fauvette qui
se tient aux buissons. Cf.
pas busoner.
pèse, poisser, coller avec
de la poix, coller en général.
peso, f., paisson, pâture;
— m., poisson.
pésone, poissonnier.
pestiye, pestiller, serrer,
rapprocher du corps.
pésu, poisseux : n pènas dô
pwè tô korsaj ô té de pésu ;
— cordonnier.
pésyào, petit moineau.
pétâo (terme injurieux).
pét ^c,j
Puis de Nuillé les pétauds
Viendront en ordre
Porter au roi souverain
Une bibe de leur pain.
(Noël du comté de Laval.)
petar, Stellaria (Château-
Gontier); — pti pctar blà
(Grez en Bouère).
pètaraf, chute. Cf. pata-
raf.
pétard, pomme de terre
(Montaudin , Villaines-la-
Juhel), espèce dite char-
donne (Izé). Cf. patae; —
explosion de coups de feu.
pétaré, explosion réitérée.
petas, f., chandelle de ré-
sine. Cf. petoe.
pét àkru€e, pet encruché,
coHque.
pétèrâûd, péiràod, bruyère;
— digitale.
pétéryâo, digitale (Château-
Gontier). Cf. pét roi, tôkar,
gà; — étincelle qui jaillit
du feu en faisant du bruit
(Pail).
péte, peter, très employé,
au figuré, dans le sens de
détonner, éclater, crever :
398 pét
àlùd im le £asœ, sa pet du
kiitè d Bâoyœ.
pctO€, chandelle de résine;
• — toute mauvaise chandelle
éclairant mal. Cf. oribii.
pdoeye, bois fendu qui
tient la petoche. Cf. bccjâo.
petrà, poitrail (Pail).
pétrâo,pétra, personne qui
a les jambes et les pieds
longs; — homme gauche,
empêtré.
petrak, poitrine : / ;/ a
pwè la petrak d fér sa
(Hercé).
petrâod , pétras , grosse
femme peu agile.
pétrœl, les Galeopsis (Châ-
teau-Gontier). Cf. eàbrœl.
pétrin, poitrine (Pail).
pétrol, digitale pourprée
ou gant de la Vierge. Les
enfants s'amusent à emplir
d'air les fleurs de la digitale
et à les faire péte en les frap-
pant contre la paume de la
main. Cf. péti^ryào, tdkar;
— étincelle qui jaillit du feu
en résonnant.
pélrô Jakè, pétrô tnim, pa-
tron Jacquetj patron minet ;
pè
— su Ivc de pétrô Jakè, de
pétrô mine, se lever de grand
matin.
pétriiy, grosse femme mal
faite ou grossière. On dit
aussi tniy. Cf. pétras.
peliae, patrouillis, flaque
d'eau sale, bourbier, mal-
propreté qu'on fait en pa-
trouillant. Cf. patiue.
péyào, petit chien à long
poil; — personne ébour-
rifée,
peyô, chiff"on de laine; —
serpolet.
peyô. Des cheveux peyô
sont des cheveux d'un blond
jaune; — espèce de chien-
dent, herbe trauiante à ra-
cine velue (Pail).
pèyii, poilu ; — qui a
beaucoup de radicelles.
pé:^à, paysan : nii:{âot pé:^à,
j n avô pwe aprl a lir dà lé
livr.
péxp, f., poison.
pè a €à, pain à chant, pain
à cacheter ; — pè ô suri, fu-
meterre (Fumaria ofiïci-
nalis); — pè à kôhi, coucou
(plante); — p'eô lyoevr (Oïo-
\
pej
banche rapum); — pe a la
hilœvr, pe ô krapâo (Euphor-
bia amygdaloïdes) ; — pe
de vie, Chelidonium majus
(Château-Gontier). Cï.ékler;
— pè bnyi, pain bouilli,
panade ; — pè d àtigii ,
grosse pâtisserie (Gorron ,
Mayenne).
pëberlô, toton, petite tou-
pie sans ficelle que l'on
met en mouvement avec le
pouce et rindex. Cf. piriuit.
pègr, avare; — aigrelet
(Saint-Aubin -du -Désert) :
vive pègr; — sérieux pour
son âge (Saint-Aubin-du-
Désert).
pègrô, m . , épine ; — dard
de la guêpe.
pêgwè, qui aime à barboter
dans l'eau.
pèjœ, qui aime à barboter;
— qui boit l'eau (terre).
pèje, prendre de l'eau avec
la main ou un objet quel-
conque : on pèj de l'eau dans
un seau avec une cuiller; les
souliers percés pèjà l'eau;
l'éponge pèj l'eau ; — intro-
pèt 399
duire sa main dans un pot
(Villaines-la-Juhel).
pèjè, plongeon : fer œ pêjê,
se jeter à l'eau ou y tomber.
peu, peine ; — à peu ; se
dit de celui qui est à l'affût
d'histoires à raconter; —
i n c pwl à pin de li, il n'est
pas en peine de lui, il est
dégourdi ; — à pin kà fer ,
en peine que faire, prêt à
jouer de mauvais tours; —
indécis.
pin, peigne.
pêne, panier.
pcpèrnâo, petit enfant.
plpèrnel , pimprenelle .
pèpô d or, pompon d'or
(Ranunculus acris).
pis, f., pinson (Ernée).
Le pinson dit dans son
chant : môtré lé €ml d Se, Se,
Si Slforyl, sitwayl, sitivaye
(Hercé); — passereau, moi-
neau.
plsô, pinçon, onglée : u k
i je gra fre, j é l peso ô de.
pli, pinte, mesure pour le
cidre valant un litre ou deux
chopines.
plîaye, boire avec excès.
400
pie
pctc , pinter, mesurer
(Saint -Aubin -du -Désert) ;
— boire.
pi (£■'), et puis, après,
ensuite.
pihô, jeu de bouchon (Lar-
champ). Ci.cjalàe. Au jeu de
pibà, tu par la tréné est le
terme par lequel on donne
au gagnant tout ce qui se
touche; — pivot qui sou-
tient les armures du filet à
pêcher. Cf. €wà.
pibye, pi blet, verge du co-
chon servant à graisser la
galettoire (Craonnais) : la
eâodroné é perdu y via l pibyc
dà lé riy.
pi€ê, pichet, cruche à
grand bec pour verser le
cidre; — son contenu.
pieè, celui qui mange peu,
ou ne prend que peu des
objets qu'on lui offre.
pielè, pichelin, difficile en
fait de nourriture : œ jva pi
£lè. Cf. afètc] — maladif
(enfant) (Craonnais). Cf.
faillie.
picline, faire le difficile.
picole, faire la petite bou-
che; ne prendre que très peu
des objets offerts (Pail).
pieréy pieté, f., ce que peut
contenir un pichet.
pietô, petit pichet.
pieiieut , homme minu-
tieux.
pidey'e, agaric élevé (cham-
pignon) (Livré).
pié, piée (Arch. de la
May. B 2829, fol. 8 v°),
personne de mauvaises
mœurs, de mauvais carac-
tère; — rosse, animal usé
ou souffreteux; — à pic,
malade. Cf. piyc; — enfant
chétif.
pif, piffre, glouton.
pifc, faquin, qui s'habille
avec luxe, qui se pavane
(Pail).
pifol, pie grièche.
pigé, mauvaise viande. Ct.
piyé.
piglc, tannelé, marqué de
taches de rousseur. Cf. tavle.
pigoee, aiguillonner, pi-
quer.
pigra, m., bouc, choses
en désordre et malpropres,
éparpillées et à demi per-
pik
dues; — et à pigra, être ex-
posé à se perdre faute de
soins.
pigrase, travailler sale-
ment; — piétiner dans la
boue (Pail). Cf. pikrase.
pihern, pihenj, instrument
servant à déraciner les mau-
vaises herbes, extirpateur;
— grand levier à contre-
poids pour puiser de l'eau
(Craonnais) ; — râteau en
bois pour ramasser le foin ou
les céréales dans les champs
(Ambrières). Cf. rabèn.
pij, L, oie femelle qui n'a
pas encore pondu (Pail).
Cf. pir, pirèt, pi rot.
pije, prendre, saisir; —
duper; — battre, rosser.
pijone, pijote, pousser sur
pied (plante).
pijofiyâo, pigeonneau.
1 1' reste cor deux pigconniaus,
Des œufs et deux tourtcriaus.
(Pastorale 12$.)
piÇk), f., pince qui sup-
porte l'oribus dans la che-
minée : la pi a 1 oribii.
pik : prendre une pik,
G. DoTTiM. — Gloisaire.
pik 40 1
boire de façon à être gai,
sans aller jusqu'à l'ivresse.
pikal, f., vieux cheval.
pikas, picasse, piquette.
pikas, pikasri, taquinerie.
pikase, taquiner.
pikasye, taquin.
pike : pike l een, faire le
chêne planté ou la chemi-
née; — piquer, planter à
l'aide d'un piquet : pike dé
€îi ; — 6 pike, se planter : se
jvd' s pikirà tu dré su sa tét.
piké, pitié : kœ piké s et /,
quelle pitié !
pikêt, piquette, boisson
faite avec des fruits secs et
de l'eau.
piliô , picot, instrument
servant à enlever des mau-
vaises herbes une à une; —
pieu, piquet (Saint-Aubin-
du -Désert, Château-Gon-
tier).
pikote, marqué de la petite
vérole.
pikotë, picotin, mesure
(d'avoine); — pikote d kafe,
demi-tasse de café (Ma-
yenne); — Arum ou pied-
de-veau (Pail).
26
402 pik
pikotiir, marque, tache
d'une chose picotée.
pikr, chose trop salée,
très amère : sale, amer kôin
piler.
pikra, d'une humeur dif-
ficile ; — qui a la voix
aigre (Château-Gontier).
pikrasc, manier malpro-
prement. Cf. p'hjrasc.
pikrol, f., arête de pois-
son; — rougeole.
pikrô, piqueron, épine
(du groseiller), dard (de la
guêpe), langue (des rep-
tiles) ; — chéri, préféré.
pikriiyer, pikrweyer, pie
grièchc.
pikie, travailler la terre
avec un pic ou une pioche;
agacer.
piklô, m., piquette.
pikwa, pic, pioche; —
broc à charger la paille.
pikwané, grand repas de
famille (La Dorée). Cf. dhié.
pikive:^ya (sineii di'), der-
nière semaine de novembre,
pendant laquelle il ne faut pas
semer, car les oiseaux man-
geraient la semence (L. D.).
pu
pu, f., pile, tronc de chêne
creusé dans lequel on met
la filasse pour la fouler
(Pail); — filasse.
pile, fouler, piler (des
pommes); — battre; —
marcher sur. Cf. iiiôte.
pilé, f., volée de coups de
poing; — quantité de fi-
lasse que l'on pile à la fois.
pile, pilet, pieu, pivot
(d'une barrière).
pilfrè, pillage, désordre.
pila, pilot, pilier (de bar-
rière). Cf. pilé.
pilot', f., maillet à piler
les ajoncs pour la nourri-
ture des chevaux.
pilote, battre, frapper,
écraser au pilon.
pilô, m. pi., gros sabots
(Izé). Cf. hiièlô.
pu ri, f., action de piler
la filasse, réunion de per-
sonnes pilant la filasse.
fil mot, pile-mottes, grand
rouleau en bois pour écra-
ser les mottes et que traine
un cheval.
piltiir tyâo , grand ma n -
geur.
pin
pilurde, défricher la terre.
pihuer, f., piloire, moulin
à bras pour écraser les
pommes.
pitmis, f., personne de
petite taille, enfant.
pimwet, pie-mouette ; il
y a une trentaine d'années,
les mouettes nichaient en-
core dans les landes maré-
cageuses des cantons de
Landivy et de Gorron; —
pre a pimiuet, mauvais pré
plein de sphaignes.
pin : pin de pè, pomme de
pin; — pin dé lyœv, Oro-
banche rapum (Landivy).
plnâ, rouleau à battre le
blé, dont on se servait après
l'abandon des fléaux et avant
l'introduction des machines
à battre (La Dorée).
pine, tacheté de noir
(pourceau). On dit dans
les arrondissements de La-
val et de Château-Gontier
que les porcs viennent au
monde pinc quand la per-
sonne qui a conduit la truie
au mâle a blasphémé.
pinêke, vase ou baril dans
pin 403
lequel on met des fruits et
de l'eau pour fiiire de la pi-
quette.
pinet, piquette, boisson
faite avec des fruits secs; —
nmye kàm œn pinet, très
mouillé; — oseille. Cf. vinet.
pinète {se), se mouiller.
pinctye, m., vase où l'on
met les fruits secs et l'eau
pour faire la piquette.
pinoe, cheville que l'on
met pour retirer le cercle
du jaby; — tire du ôilr a la
pinoe. Cf. han; — ■ blessure
faite par un objet pointu.
pintyer, vieille futaille.
pinu, paysan. Cf. pabu.
pinyâo, trou fait par une
toupie dans une autre tou-
pie.
pin, peigne.
pinalî, m., bruit produit
par certains cuirs de chaus-
sures ou par un essieu mal
graissé. Cf. pinolè.
pinar, pleureur, plaignant.
piijarde, pleurnicher.
pine, gémir, pleurer en
poussant de petits cris mo-
dulés; — s:rinccr : lé kénào
1<>
pip
pi lia, te Sii'le piijii, la poil
pin ; — peigner.
piijct, f. , robinet de ton-
neau.
piijô, plaignard.
piijoe, cheville que l'on
met pour retirer le cercle
du jab\. Cf. pinof.
piijoee, piquer, aiguillon-
ner.
piijote, se plaindre sans
cesse : ki pinot vivoi.
pimi, qui pleure sans cesse.
pimif, individu gauche,
embarrassé (Pail).
pip, pipe, fût d'une con-
tenance de 432 litres (Am-
brières) ;
S'i chet d "l'iau à la Saint-Plii-
[lippe,
I n' f;iut ni tonniau ni pipe.
quantité de fruits néces-
saires pour produire la bois-
son qui remplirait une pipe.
Cette quantité est de cinq
hectolitres (La Poôté); —
mesure pour la chaux, 4 hec-
tolitres.
pipiTsé, f . , culbute (Pail).
Cf. kupcrsé.
pu-
pipi, petit oiseau (terme
enfontin).
pipitr, pupitre, lutrin.
pir, f., pire, poumons
d'un veau; — oie femelle
(Château-Gontier).
pir, mauvais, ardent,
acharné : s c kor hè pu pir
aprc, c'est encore bien pis
après; // te âosi pire k lé,
il était aussi acharné, ar-
dent, qu'elle.
pirét, mère oie.
L'oie avec son chalumiau
Huche bien haut : pirette !
(Noël.)
Cf. pi rot, pir.
pirli, moineau (La Do-
rée). Cf. géré; — jeu d'en-
fant. \'oir hâtone.
pirlipipi, jeu d'enfant.
pirlivyej, pire-lui-vienge,
mal sans importance, sur-
tout au doigt (Bais). Si un
entant se plaint d'avoir du
mal, la mère lui dit, en
soufflant sur la partie malade
pour la guérir : s et iv pir-
livyej.
pirinâ, pis, plus mal.
pirô, I, pirot, -te, oison;
pis
— (cri pour appeler les
oies).
Piroee, Puits-Rocher, nom
d'un carrefour de Laval, au
faubourg Saint-Vénérand.
pirone, lambiner, lanter-
ner.
pirotô, oison.
pirô, petit oison (Château-
Gontier); — tête (Craon).
Cf. fupirô.
pirsi, péché que l'on
commet le plus souvent.
pirtu, pertuis.
pirtwê, petit bout de quel-
que chose.
pirtïOiie, pertuiser.
pirvir (a la), en tournant
autour d'un axe vertical.
Faire cuire un poulet à la
pirvir, le fitire cuire sus-
pendu à une ficelle qu'on
tord entre les doigts de
temps en temps.
pirvis, pire-vice, le péché
le plus grand.
piriuit, toton. Cf. pèherlô.
pirïl'ite, crier (comme la
perdrix).
piskal, rosse.
piskè, pisk, puisque : pisk
piv _ 40 5
/ vn l di~à, pîirkê n v-iil vu
piuè le krér.
pistai, pistole , monnaie
de compte valant 10 francs,
très employée dans les mar-
chés.
piîào, d, pitaud, personne
peu fortunée ; — enfant de
l'hospice élevé dans une
ferme; — journalier dans
une ferme. Cf. alwe.
pitâûde, cultiver.
pit pit, interjection pour
défier (Olivet).
pitru, lieu mouillé et
bourbeux.
pitiiye, marcher dans le
pitiaa; — s'amuser à bar-
boter dans l'eau et à la faire
jaillir.
pitwa, putois; — boue
liquide : marée dà l piiiua.
pivan, pivoine.
pivaÇf), pivert. Le pivert
dit dans son chant : gar a
md hihu, quand il voit
l'émouchet ; pyœ, pyœ, pyœ
quand le temps va changer.
piver gar, pie épeiche. Ci.
kru.
pvvii'er, pivoire, terme de
4o6 pla
tissage, morceau de bois
rond sur lequel est enroulée
l;i chaîne et "arni d'un rouet
pour tirer les échantées.
pivye, parties sexuelles du
cochon (La Dorée). Cf.
pihyc.
piwe, ramage, gazouille-
ment des oiseaux.
piy , mauvaise herbe ,
queue de vache, ivraie; —
pille, pillage : sô gre et a la
piy dé l>iil (Pail).
piyé, f., personne de mau-
vaises niœurs, charogne; —
cheval ou animal usé, ou
souffreteux, rosse (Château-
Gontier). Cf. pié.
piye (se), se battre (se dit
surtout des chiens).
piynrde, travailler la terre.
pi-. Voyez py-,
pla, pli, levée au jeu aux
cartes (Chateau-Gontier) ;
— terrine en terre cuite
(Vautorte).
pla hase, plat-bassin, vase
de nuit plat. Cf. herhasc.
plakùrygo, petits nuages
(Bierné).
plani(r), aplanir.
pic
plas, bande de gazon cou-
pée avec une pelle, dont on
se sert pour f;tire les haies.
Cf. plis.
plascj, m. , place qu'occupe
un cheval à l'écurie d'une
auberge et pour laquelle le
paysan paye deux sous; —
droit perçu sur un marché
par tète de bétail ou place de
boutique ambulante.
plalêii, plataine, plaque;
— plat.
plâtré, I., contenu d'un
plat.
platyào, plateau .
plà d hyà, espèce de poires
à cidre, de couleur blanche
(La Dorée).
plœmver, primevère.
plœrni€-u, pleurnicheur.
pic, brin d'herbe (Mon-
taudin).
plèsi, plessis, parc; —
maison de campagne. Un
çrrand nombre de maisons
et de fermes portent ce
nom dans la Mayenne : Le
Plessis, Les Plessis.
plc:^às, plaisance, joie,
plaisir.
pô
pu d 5'Up, plein de soupe,
personne corpulente qui ne
songe qu'à son ventre et
qui a une mauvaise con-
duite.
plis, clôture en haie de
pied, formée d'épines entre-
lacées. Cf. pyes.
pliyà d fâo, cercle d'osier
adapté au manche delà faux.
plogase, prendre maladroi-
tement avec des mains sales.
pJoge, prendre à poi-
gnée, manier malpropre-
ment (Ahuillé) : n plog dô
pâ l pè.Ci. pokrase.
plore, pleurer.
pin, poilu (Pail).
plu€le, éplucher.
pluma, plumail, aile d'oie
servant de plumeau ; — par-
tie de la charrue qui sup-
porte le krapâo. Cf. pyœiuâ.
plurye, pluriel.
pluvine, pleuvoir.
pô, pot, petit trou fait dans
la terre, par exemple par les
enfants pour certains jeux
de billes et de balles :
i krœ^i à ter œ pti pâ pur i met
60 tré::pr; — mesure de li-
pog
407
quide valant deux pintes; —
pti pô, mesure d'eau-de-
vie plus grande que la
dùmiueT^el.
po€, f., sac. Le mot sac est
inusité dans la Mayenne
pour désigner un sac à
grain. Cf. pnc.
poear, m., tache d'encre ;
— ivrogne.
pO£é, f., ce que contient
un sac.
poeoné, f., ce que contient
une poche.
po€ô, m., poche.
pO£te, emporter dans sa
poche quelques bribes d'un
festin où l'on est invité :
màje tu s kc v vudré mè n
poeté pwe.
poetonye, pO€tye, po^ye,
celui qui, dans un moulin,
transporte les sacs de farine
à domicile. Voir poe.
pO€t5, petit sac, petite
poche; — estomac des vo-
lailles.
podagr, maladroit de ses
mains.
pog, poignée; — grosse
main. Cf. pohr.
4o8 poJc
pO(;iJfii', inanipiilcr (Clia-
teau-Gontier) ; — si^ poijane,
se soigner, se droguer.
poganc, f., médecine com-
posée; — mauvaise soupe;
— (injure correspondant à
animal).
pogasc, prendre maladroite-
ment avec des mains sales.
pogi€, poijiy, main. Cf.
pok(r).
pogiear, pogiyar, qui tou-
che à toute sorte de choses.
poçjlasœ, qui aime à cares-
ser (Bierné).
pogh^ manier en tout
sens; — fatiguer à force de
caresses : un enfant pogl un
chat (Craon). Cf. ploc,e.
pograse, manier avec des
mains sales.
pogn'ne, toucher malpro-
prement un objet avec des
pokr , ma n i p u 1er quelque
chose de sale.
pôkào, m., tache d'encre.
Qï.poear; — celui qui tra-
vaille maladroitement des
mains ou qui a quelque
infirmité aux mains.
polçâo, petite excavation
pok
creusée par le pas d'un ani-
mal, ornière (arrondisse-
ment de Mayenne) : ;// a
pokiio, roue de moulin.
pohar, d, maladroit, -c, de
ses mains.
pake, manchot; infirme
des mains par nature ou
accidentellement, par exem-
ple par suite d'un engour-
dissement produit par le
froid. On dit aussi ave la me
pake t.
poke, jeter un objet droit
au but, jeter à la figure; —
placer par ruse un objet
dont on veut se débarrasser;
en argot : coller un rossi-
gnol ; — égratigner.
pokcl, f., petite main.
pok(^r), égratignurc; —
grosse main rouge, sale ou
très lourde : » vyl pa m hiee
ô te sakrc grà pokr. Cf. pog.
pokra, m., boue grasse.
pokrase, récurer les pots;
• — manipuler quelque saleté,
de la boue grasse; — tou-
cher malproprement un ob-
jet ; — mal travailler : s et i
pokrase.
pou
pohrasit, qui touche à tout
avec des mains sales.
pohrasye, celui qui pokras.
pokre, égratigner.
poktd, manchot; — mala-
droit de ses mains. Cf. poké.
poligase, caresser (Bierné).
poinase ; se dit du cidre
qui ne dépose pas.
pouwnik, poitrinaire.
pàfnydo, pommeau, mol-
let : ô va li met Je imic 6
pdmyâo.
ponai, f., ovaire des fe-
melles d'oiseaux; se dit sur-
tout de l'oie et de la poule;
— f. pi., enfants. ÇA. panas,
ponœ^, pondeuse.
pane, pondre, enfanter.
poné, f., ponnée, enfonts
(terme de mépris).
pônu, pondu, mis au
monde : éJ a pônu dœ^ éfà d
œ ku.
ponwer, f. , oviducte des
oiseaux : ave la ponwer a ba;
— paille ou foin faisant le
fond du nid où couve la
poule. Cf. ponas.
ponafre, salir à force de
toucher.
por 409
ponase, saisir et manier
malproprement un objet. Cf.
pokrase, pogrine.
ponote, prendre maladroi-
tement avec les mains.
pônô, pL, petits enfants.
popot, panade : je kniàs a
ma je d la popot.
por, pour : por a pré^ci,
pour le moment.
par, port, petit chemin qui
aboutit à un champ (Lan-
divy).
paré, f., porée, poireau;
— rapport désavantageux sur
quelqu'un : j va fer ta por é;
fér 6a pôré kôt kœkœ.
porhào, m. pi., planches
que l'on met au-dessus des
ridelles d'une charrette (Châ-
teau-Gontier). Cf. hâos.
pôriyô, pôryô, porjd, po-
rion, narcisse jaune des prés :
pôriyô d eàdlœr , Galanthus
nivalis ; — derrière : y te va
skive l pôriyô.
porsêlin, porcelaine.
portai, portail, pi. portào.
port à mél, chaire au roi
(jeu). Cf. pêrto^é.
portèpik, porc-épic.
I
410 pot
poti'ujâo, vanne de mou-
lin.
posa, posson, farine gros-
sière pour les animaux.
poste, courir la postc(Pail).
postiy montant de porte;
— porte.
posyào, tache d'encre.
pot, f., petit trou en terre:
jouer à la pot; — grande
terrine pour mettre le lait
(Izé); — chauflerette en
terre. Ci. potin.
potakol, pot-à-colle, pein-
tre en bcâtiments (expres-
sion injurieuse); — ébé-
niste.
potâo, crapaud.
potase, faire de mauvais
travail.
potasri, f., assemblage de
pots de terre, fêlés ou écor-
nés, ou de peu de valeur.
potaye, aimer à boire.
potàsinc, cuisiner mala-
droitement.
pote, coasser (comme le
crapaud). Cf. pîite.
poté : poté hyà£, L}-chnis
dioica (Landivy). Cf. c,ùrl6;
— poté lier, potée noire, le
pôb
fruit et les graines de la
nielle, Lychnis githago; —
poté nij, Lychnis githago
(Landivy).
potéj, potage.
potin, f., chaufferette en
terre cuite et percée de trous.
poliiie, se chauffer les
pieds sur une potinc.
potirànc, f., soupe de poti-
ron.
poiirô, poturd, potiron; —
gros champignon en géné-
ral.
potrâ, poitrail. Cf. pelrâ.
potrin, poitrine.
potiilô, potiirô, tout ou
rien.
poive (fit), chou poitevin.
potyâ{o), petit amas d'eau
dans une ornière, empreinte
des pas des animaux; —
vase à boire.
pdye, payer; — pnyf, vêtir.
Cf. puye-
po::jkàtè, f., drogue, mau-
vaise cuisine; — commé-
rage : à via à' ta d po-ikàfé!.
pôhii, petit crapaud qui
chante les soirs d'été. Cf.
htm.
pré
pané, poignée.
posyào, ponceau, Papaver
rhoeas (Saint-Thomas).
prà, proie, charogne; —
mauvaise viande (Hercé).
Cf. buay, kéré; — bête usée,
rosse hors de service; —
femme de mauvaise vie; —
et prà, avoir un malaise gé-
néral.
prakJé, f., grosse tache.
Cf. pyakré.
prames, promesse.
pranietr, promettre.
pratik, personne de mau-
vaises mœurs; — pL, pour-
boire, pot-de-vin.
prathye, praticien, celui
qui ne laisse rien perdre,
qui tire parti de tout (Pail).
pràd, pràr, prendre; —
pràr môr, mourir; — pràr œ
yœyr à 5^ au tàhir, essayer
en vain d'arrêter quelqu'un;
— pràrè d bâo, prendre
parla douceur; — pràd dur,
faire un effort violent, se
fatiguer.
prùmye, premier ; — prcmyc
d là, jour de l'an. La for-
mule des souhaits du jour
pre 411
de l'an est à Montjean : je
V swet œn bon ané, œn bon
sàté, e l Faradi a la fè d va
jiir e k se n sej pwè d si tœ; —
prùmye kè, premier que,
avant que : prùmye hù d y
aie, fô fini ton 'uvréj.
prèmyer Çd), de première,
très bien : sa va d prèmyer;
— se ramare d prùmyer.
prœ, poiré ; — pré (La
Dorée). Cf. pre.
prœnél, prunelle.
prœv, preuve : tu n mù y a
piuè vu, prœv dô ké je n etè
pive, tu ne m'y as pas vu
pour la bonne raison que je
n'y étais pas.
prcevaby, prouvable.
prœve, prouver.
prœn, prune; — prœnédpê
d lyœv, prune de chien. Cf.
dama ; — àveye lé pu fu ô
prœn, envoyer les plus bêtes
faire une commission désa-
gréable (Château-Gontier).
prœnùye, prunelier, pru-
nier sauvage.
prœne, prunier.
pre, m., poiré, cidre de
poires; — pré.
412 pre
prc, f., prce, prairie : pré d
ari, prc sec (Saint-Thomas) ;
— La Préc, nom de lieu.
pli-, près : pa prc, appro-
chant pas : j n avô pa prè ta
d cjrc h I à dcrne; — pas tout
de suite ; — pré n pœ, envi-
ron : i n à Irnvirà prc ii pœ
œn svjcsntcn.
prè, prêt : s c ht d sivit
prc, ça ne traîne pas.
pré€ck, prédicateur.
pré^mà, prêchement, ser-
mon.
préeri, mauvais sermon,
ennuyeux.
préewc, prèchoir, chaire à
prêcher (Craon).
préparativ, préparatif.
prcs {pér dû), armoire.
présc, presser, être pressé,
se dépêcher.
présiini , précipité, pro-
chain.
prct, f. pi., osier préparé.
Cf. aprêl.
prélr, prêtre : le môsyœ
prétr; — fâo ht li dir koin a
œprétr mivya (Landivy).
preye, prier.
pro
pn\à {dû), à présent,
maintenant.
prc, ~, pris, prise.
prcdr, prendre.
^/r^, enclos pris sur une
lande; — prise de tabac.
prl^e, priser. Cf. nifye.
prima, m. pi., priements,
prières, invitations : vu fâo
dô be dé prima.
priye a Jcékà', prier à quel-
qu'un, prier quelqu'un.
pri:^é, f., prisée, estima-
tion du bétail d'une ferme;
— ensemble des animaux
d'une ferme.
probiter, presbytère (Cour-
cebœufs). Cf. purbitr.
profc, préfet.
proklama, proclamât, pro-
cès-verbal d'enchères ou
cahier de charges.
prokul, prokiilasyà, proknr,
procuration.
promcnmà, promenade.
prop'U, propos : s n é piuc a
propîi d sa, répond le campa-
gnard bien appris auquel on
fait un cadeau pour le remer-
cier d'un service rendu.
propii::^c, proposer.
pu
prôierpin, Proserpine, fu-
rie, femme acariâtre : èl iè
kom œn Prôxerpin (Laval).
prru, pruerrr, cri du bou-
vier pour ramener les bœufs
à droite.
priisyè, cul, derrière. Ce
mot, employé dans ce sens,
date de la première invasion
des Prussiens en France,
pni, prou, beaucoup ; Le
D., p. 254.
pni-e, proche.
prueénnià, prochainement.
prueè, prochain.
pnifi, profit.
pnifite, profiter, grandir,
grossir : vnt gâ a bè prufitc
6t ané.
prumes, accordailles.
pnimnc (se), se promener.
pruverh, proverbe.
pu, pue, terme de tissage,
espace compris entre deux
broches du peigne.
pu, plus; — pu suvàlj^xh.
bien oui ! ; — s tè kor bè pu
pir a pré; — kom n avè pa pu,
le mieux du monde; — œ
pti kè d pu, 17^ ère parti lu d
mém , un peu plus, pour
pus
413
un peu , ils seraient partis
quand même; — ta pu k
ènn a, ta myci Je sa fê.
puma, plumail, plumeau
(Montaudin). Cf. pyœmâ.
punc; se dit aux bœufs
attelés à la charrue pour les
faire tourner ou revenir sur
leurs pas.
pupu, puput, huppe (oi-
seau dont le nid fait de cro-
tin sent très mauvais comme
l'oiseau lui-même). Autant
de coups chante la pupute,
autant de francs vaudra le
boisseau de froment (Pi.)j
— houppe d'un bonnet de
coton ; — jacinthe sauvage
(Château-Gontier). Cf. kô-
niy, viarniitô.
purœ^i, puré^i^ pleurésie.
piirone, couvert de bou-
tons.
purô, pustule, bouton : al
a la gui py en dé purô, s é piuè
œn fumél gnléyàt a bi^e.
pusin, plaisanterie (Châ-
teau-Gontier).
pustô, puceron (Château-
Gontier).
414 P^'c
piislyc, r, qui a beaucoup
de puces.
pNS\c, r, personne cou-
verte de puces; — pauvre;
— dépravé, corrompu; — Ji
d piisyc (injure); — kœ fi d
piisye (exclamation de sur-
prise).
put (interjection signifiant
ce n'est rien).
piil? : byà€ pulè,Viburn\im
opulus (Grazay) ; — fid piitè
(exclamation de surprise).
p/i, pour (devant l'article
pu, peu.
pfi, m., pous, baie, déchet
du battage des blés : y a kôr
du pli dà mit grè. Cf. épigâ;
— coque du sarrasin (Lan-
divy); — roitelet; — f.,
peur : a tu pu d ێ?
pue, poche; — sac (de
blé).
pu€é, pochée, plein un
sac : œn pîieé d byà ; — kri
lé pii€c. Voir eèmc.
pu^ct, pochette, poche.
Je tombis sur ma poucliettc
Et i' grcmis tous mes pruniaus.
(Chanson.)
pul
pnicelé, f., contenu d'une
poche d'habit (La Dorée).
pîi€0)ié, f., ce que contient
un sac.
pîieô, poche, sac; — enve-
loppe d'un doigt malade
(La Dorée). Cf. dcyô.
puftô, pocheton, petit sac,
petite poche.
pudr, poutre.
pudrcl, endroit où les per-
drix se sont saupoudrées de
poussière.
puf, mou, blafird, lym-
phatique : ar puf.
pufaJyc, gros, gras (La
Chapelle-au-Riboul).
puji(r), enduire de mor-
tier; — enfler.
pufisur, enduit en mor-
tier.
pufri{r), faire un mé-
lange de foin et de terre pour
enduire les murs.
p'ufyûs, grosse, grossière.
pujolc, cajoler, pouponner
(Pail).
pul, poule. Les poules qui
viennent de pondre disent
dans leur chant : kcii, kùta.
pîll
j erœ dé sulye a Pcik. On a
soin de ne jamais mettre un
nombre pair d'œufssous une
poule, autrement la couvée
ne réussirait pas. Quand les
poules restent dehors sous la
pluie, c'est que la pluie doit
continuer (L. D.).
pnlavé, f. pL, bouillie de
gruau (Pail). Cf. nos.
pulay, volaille.
pîilen, pouliche.
piilet, ampoule (aux mains,
aux pieds); — javelle de
sarrasin mise debout pour
sécher.
p'ulë, jeu d'enfant; —
sorte d'échelle pour des-
cendre les tonneaux à la
cave.
pîll gras, Chenopodium.
pîilin, pulo£, pouliche : y é
ha^inià pîi d la pnlo-e, cl é si
finik é si alegr k el pœ byése l
bitru à Ivà l ku.
pulves, petite ampoule.
pîilvese, se couvrir de
cloches, d'ampoules (Pail).
pîdye, poulier, poulailler
(communes limitrophes de
la Normandie).
pup 415
pîiiii, pomme : puDi d
oràj, orange. Les années de
frimas sont bonnes pour les
pommes (L. D.). Parmi les
pommes à cidre, on distingue
les pum d égr et les pnim de
du.
piiiiu', cidre de pommes;
— confitures faites de
pommes et de cidre doux,
très cuites. Voir sriile.
pumonik , pourri : hiua
pumonik, bois qui brûle mal
(Château-Gontier).
pîipa, papa; — poupard,
adolescent (Montourtier).
pupèye, pupège, ouvrier qui
travaille le lin, la filasse, A
la procession de la Fête-
Dieu, à Laval, les poupeliers
allaient en tête des corps de
métiers, précédés de leurs
violons qui jouaient un air
connu, toujours le même;
— marchand de filasse. Cf.
filasye, lâfœsye.
p'upé, poupée, paquet de
filasse prêt à être filé; —
pupé d la Vyerj, pupé, Erio-
phorum latifolium.
4 1 6 p-/tp
p-itpc lin bck, itoupcr cki
bec, faire la moue.
piipl\ pépin.
{Hipi, pépie.
piipin, poupine, poupée;
— pupille de l'œil; — en-
veloppe d'un doigt malade.
Cf. déÇfào, piieô.
pupille, pouponner, soi-
gner un enfant; — pupinedu
deryér, se tourner, se tor-
tiller avec affectation; — pi-
pi ne du bck, fiiire le cul de
poule.
/w/^/V/i'/, pupille (de l'œil).
pupincr, pépinière; — mi-
lieu d'un fruit où se trouvent
les pépins (Izé); — La Pou-
pinière, nom de lieu.
piipitr, pupitre, lutrin;
— gros livre.
pîipiyc, remuer les pau-
pières (Pail).
p-iiplasœ, a. ; se dit d'une
étoffe qui se détrame.
pitpJase, se détramer (Châ-
teau-Gontier).
pitplin, popeline (La Do-
rée); — poupée.
piipline, caresser.
pur
pttpoiic, dorloter un en-
tant;— être enceinte.
piipyâo, m., poupée, dé-
chets du lin, filasse. Cf. hi-
pyào.
p'iipyào, a.; se dit des chats
qui se laissent continuelle-
ment manier par les enfants.
pupyone du bck, avancer
les lèvres en cul de poule.
Cf. p-upinc.
pur, pour; — pîir kè, pur
ka, pourquoi?; — pur lor,
pour le moment; — pur pa
h, pour que... ne... pas; —
pur me kù d rc, pour moins
que rien, pour un rien; —
pur be sur, sûrement; —
pur de bô, sérieusement : 5
et i pur de bô?; — pir dé
sur, assurément.
purbitr, presbytère.
purœ, peureux.
pure, t., poreau. Cf. pôré.
purfesi, prophétie.
Si c'est c'ti là qu'on prédit
Dans une veille pourplictic.
(Pastorale I2.)
purjll, profil.
i
pîir
purfu, Cornus sanguinea
(Vaiges). Cf. piéfu.
ptirgal, culbute, presse.
purgak, culbuter, presser,
poursuivre.
piiri, celui qui reste des-
sous à la fin d'un jeu; —
jouer à /?«;■/, jouera la tape.
piiri , très : il é pari rie.
piirieinel, polichinelle.
purisiir, pourriture.
pîiriyô, porion; — der-
rière, fesses.
pîirjé, pourget, hangar
(Courcebœufs).
purjine, engendrer.
purjiné, purjiné, enfants;
— portée (de chiens, de
chats, etc.) : nut eai n-^q a
je œn purjiné d mîô.
purkè, pourquoi : pîirkê k
5 et i, pourquoi est-ce?
pîirrnènad, promenade.
purmène, promener; — se
moquer de ; — • s purmène, se
promener.
purménwer, promenade;
— châssis de bois élevé sur
4 pieds dans lequel se meut
un petit cadre qui entoure
la taille d'un enfant et dont
G. DoTTiN. — Glossaire.
pm 417
on se sert pour apprendre à
marcher.
piirpâ, propos.
purpuxe, proposer.
pursèlen, pursélin, porce-
laine.
pnrsésyô, procession.
pwsyal, m. s., porcs. Voir
bestyal,
pursyâ(o), pourceau, porc;
mareà d pursyâ, taupe-gril-
lon, qui lorsqu'elle va dans
les soues fait périr, dit-on,
les pourceaux; — pti pursyâ,
espèce de poires bonnes à
manger (La Dorée).
piirsyœt, poursuite.
purswir, poursuivre.
puryœ , thym sauvage
(Villaines-la-Juhel); — bois
pourri (Saint-Thomas).
pîiryer, poussière.
puryô, herbe aux puces,
Mentha pulegium. Cf. puyô.
pusaee, tousser (Château-
Gontier).
pusarde, pousser brutale-
ment ou souvent.
piisê, pouce.
pîtsé, poussée, respiration
difiicile, asthme.
27
\l9, pity
piiseye, meurtrir avec le
pouce.
ptisiner, Poussinière, con-
stellation des pléiades.
piisitrol : fé kôin œ piisitrol,
fliit comme un masque,
ptisye, espèce de loquet
que l'on fait mouvoir avec
le pouce (Pail). Cf. Jsàf ; —
menu charbon; — mauvais
lit.
piisxi'ni, poussiéreux.
pitt, m., petit hibou; —
trompe faite avec de jeunes
écorces de châtaignier. Cf.
pû'et; — pet.
putâo, crapaud.
piite, coasser (se dit du
crapaud).
piUyâo, poteau.
pîivc{i-) : hôhl àpd'ti, com-
bien en contient-il?; —
kôbê yi pœt i, combien y est-
il contenu ?; — sa n yi piira
janiè tu, on ne pourra jamais
tout y mettre.
piiv(r), pauvre. Cf. pàov.
piivrèmà, pauvrement.
pîivrùtc, pauvreté.
pîivrœ, pîivm, peureux.
piiyar, qui a des poux;
piua
— gueux (La Dorée) ; —
avare.
pu\é, f., repas copieux
(Pail).
piixc, revêtir; — manger
beaucoup (Pail); — s paye,
se vêtir : s ptiyc dà la pxâo d
œn dot.
pli y nul, vêtement complet.
piiyà, pouliot, dont l'o-
deur chasse les puces (Châ-
teau-Gontier) ; — brassière
d'enfant (Bais); — linge
ou flanelle dont on enve-
loppe les nouveau-nés (Am-
brières); — gilet de laine
(Pail); — être foible et
chétif.
piiyn, pouilleux.
pii:{e, poser.
pwa, peu ; — pou . Cf. pwœ.
pwa , haricots (Landivy,
Gorron); — pli pwa, pois;
piua byà, pois blancs, pois
(Mayenne); — pwa c,ar,
pois gares, haricots (Ma-
yenne); — pwa d mè, pois
de mai, haricots (Gorron,
Ernée, Landivy); — piua d
mer, haricots (Saint- Aubin).
Lessorciersprennentunpois,
piue
s'en servent pour contourner
chaque verrue, comptent le
nombre des verrues, mettent
dans la main du patient un
nombre de pois égal à celui
des verrues et ordonnent au
patient de les jeter dans le
feu. Si le malade a foi dans
ces manœuvres, les verrues
tombent d'elles-mêmes au
bout de peu de temps.
(D^ L.).
pivagiy, mains. Cf. pog.
pwakr, pouacre, mal-
propre; — économe; —
avare (Sainte-Suzanne). Cf.
pyakr.
pzualîi, poilu; — mal-
propre.
piuan, piuen, peine.
piuâonô, petits enfants.
pwœ, piue, vs\., pou : / é
koiri lé pwe apré œn jâ, in n
là€ pwl ; — diyes ire diyes
ila, j sa œ pwe ki tn mor la ;
si j l atrap il à murra; — f.,
poix; — pti pîue, roitelet.
Cf. beri^è.
piucf, point.
pivele, couvrir de taches
irrégulières, s'étendre irré-
pïùa 419
gulièrement : Iblœapwele;
— llj pwele, linge mal lavé,
taché par l'humidité.
piuer, pouvoir : / n piuà
pa peye Ici feiiii.
piues, poix. Cf. pes.
pu'evr, grain de plomb.
pwevre, tirer quelques
grains de plomb sur quel-
qu'un.
pzuéiô, f. , poison ; — per-
sonne nuisible : s et œn pwé-
■^ô h œ mn ko m sa.
pwè, point, beaucoup plus
employé que /?â pas; — pivert
à Ui, point du tout; — hom
pzuè, comme on n'en voit
point.
piuè fê, point-fin, peu in-
telligent : espes de pivèfè!
pvJèné, poignée.
piuesd, poinçon, fût d'une
contenance de 220 litres.
pwî, puits.
piuase, dire des injures.
pwasè, fromage qui sent
mauvais; — homme qui
fait l'important, le puant,
par l'importance qu'il veut
se donner : s et œ pwasè é œn
à bal.
420
pya
pivà, puant, avare; —
homme dangereux (La Do-
rée).
pû'i', m., petite cheville de
bois qui sert à boucher un
trou fait à une barrique
pour goûter la boisson.
pii'C, qui sent mauvais
(G.).
pii'i't, puettc, siflk't tait
avec la peau d'une jeune
branche ; — tuyau ; — petite
cheville de bois. Cf. pive; —
nez; — étincelle. Cf. biùet.
pivete, greffer (le châtai-
gnier).
piùir, puits (Landivy).
pii'ilô, abreuvoir.
pya, f, plat, plate.
pyà, pied (Montjean).
pyâ£e, mâcher lentement.
pyaf, f., luxe vulgaire et
vaniteux.
pyafœ, glorieux, vaniteux.
pyafe {se), se parer.
Et pendant qu'il va se piaffer
Entrons tretous nous chauffer.
(Pastorale 45.)
pyakré, placrée, plaque
faisant tache.
pya
pyakre , placrer, lancer
quelque chose qui s'étale en
s'écrasant, par exemple sur
un mur : / // c pyakre œn hii-
dù vaf sii la c;iil; — placar-
der.
pyâio), peau ;
Mes jambes ne pouvant marcher,
\'oycz comme la piau me dé-
[goutte.
(Pastorale 164.)
se dit des jeunes oiseaux,
surtout des jeunes pies qui
jettent un petit cri : kotii ۈt
la pi, eàl k pyào (proverbe).
pyâole, piauler, crier.
pyàol, pyâolii, qui se plaint
toujours.
Pyai-, Pierre.
pyas, place ; — sol d'un
appartement : raniar do l
sii'i bai adc a Iraver la pyas ;
— haie d'épines entrelacées;
— bande de gazon coupée
avec une pelle.
pyase, placer.
pyatâom, plat, où il y a
beaucoup d'eau (cidre).
py^yar, d, pyayii , :^, qui
piaille sans cesse.
pyœ
pynyc, piailler, demander
avec insistance, avec impor-
tunité.
pyà, plan; — plant.
pyà^ , planche, large
sillon; — mauvaise bois-
son.
pyàee, plancher; — pla-
fond ; — grenier à grain ;
— môfe dà l pyàee, coiffer
sainte Catherine, rester fille
(Ernée).
pyàee (Pail), pyàic, pleu-
rer, gémir.
pyàte, planter ; — pyàie sô
pyœ, se dit du domestique
qui changeant de maître va
le mardi "ras dîner chez son
nouveau maître (La Dorée).
pyàtè, plantain, Plantago
major.
pyœm , pyœm , plume.
pyœmâ, plumail, formé
d'ordinaire d'une aile d'oie
ou de poule.
pyœmaj, plumage.
pyœmarde, nettoyer avec
un plumeau.
pyœnie, plumer; — peler :
/ va t pyœme ta pu m; —
écorcer; — battre.
pyé 421
pyœmé,ï., volée de coups;
— ce qu'on peut prendre
d'encre avec une plume; —
plommée, balance romaine.
pyœmè, plumet.
pyœmvèr, primevère.
pyœr, pleurs.
pyœrar, pleureur.
pyœrœ, pleureur ; — peu-
reux.
pyœre, pleurer.
pyœré:(i, pleurésie.
pyœvase, pleuvoir légère-
ment.
pyœveÇr), pleuvoir : // a
kniâse a pyœve ô préniye
eâtyâo d la lœn, à via pur
lof à ; — / pyœ kom vèe ki pis
(Hercé); — s é le ki bav é
tu di k i pyœ, tu radotes.
pyœviue, pleuvoir un peu,
mot assez rare dans le Bas-
Maine.
pyé, pluie : via l ta ki har-
nay, i va ee d la pyé d résyé;
i €œ. d la pyé^ il pleut; — s
é d la pyé, dit-on d'une bois-
son plate. La pluie est
proche lorsque les mouches
qui blutent se laissent tom-
ber à terre.
.|2 2 pye
psc : a pyc drc, à pied
droit : iiiôte apyJ drê monter
;\ pic; — reste pyc ka, ne pas
bouger, s'arrêter (Pail); —
fer dé pyc, fliire des pieds,
accoucher; — œ bào pyc d
€èn, un beau chêne.
pyc, pleuvoir; — pUer.
pyc d hik, pied de bique,
morceau de bois de chauffage
rond et peu gros, générale-
ment à deux branches.
Voir bih ; — pycd hi, frénelle,
Heracleum sphondylium;
pyé d pillé, Ranunculus bul-
bosus ; — pyé fu (bois de
chien. Cornus sanguinea);
— pyé ko (Pail, Ballée), pyc
hir, Ranunculus repens; —
pyé pu, pourpier.
pyemô, m., pierre pour
aiguiser la faux (Bierné).
pycr : pyer ^âofâod, pierre
chaufaude, pierre à chaux,
pierre à bâtir ; — pycr fred,
schiste argillcux; —pycr dt
grè, granit; — pycr dû snkr,
morceau do sucre.
pycrasd', pierrasseux, pier-
reux (Saint-Pierre -des-
Landes).
pyc
pyerct, petite pierre; —
jeu de petites filles, connu
d'ordinaire sous le nom de
marelle. Dans la Mayenne,
ce jeu se nomme aussi le
jeu de la garcette ou le che-
min du Paradis.
Pxcrô, Pierrot, Pierre.
pycrit, pierreux : s é pycrii
t'œ nu nié sa qèrn in d mém
hc.
pyes, coup donné ou
reçu ; — champ de terre
labourable; — plesse, clô-
ture en épines entrelacées
(Ernée); — La Pièce, La
Plesse, nom de lieu.
pyesaÇj-), m., branche ou
arbuste destiné à être cour-
bé pour clore les haies;
— clôture formée de bran-
ches courbées et entrelacées
(Pail).
pycsàt , pied-sente, petit
sentier.
pyése, plier, courber; —
battre, frapper; — • faire une
plesse; — s pycsc, se baisser
(Ernée).
pycscyc, plessayer, rabattre
les branches restées après
pyo
une coupe de bois sur une
haie (Saint-Thomas).
pyete, piétiner.
pyetr, boiteux (Pail).
pyetrase, boiter.
pyetri, foulé aux pieds.
pyeye (j), se ployer (La
Dorée).
pye:(às, plaisance.
pyé^i, plaisir.
pyè, plein : t'U fè pyè; s é
tu pyè bâo ; — iii fè k à pyè,
tout plein.
pyè, grande cuve dans la
quelle les tanneurs font
tremper les peaux,
pyo, a., ivre (G.).
pyô, cidre (La Dorée); —
boisson, Le D., p. 120.
pyoke, ploquer, bloquer,
jeter (en visant) un objet
dans un trou (Pail).
/))W//(', peler un fruit (Châ-
teau-Gontier). Cf. pyœme.
pydmvcr, primevère.
pyôn, pione, pivoine.
pyonœ, pionneur, rude
travailleur.
pyone, enivrer; — atta-
cher un pyô à la patte des
pyu 423
poules, à une fmx, à un sa-
bot; — travailler dur.
pyoîe, pioter, enivrer
(Pail); — s pyote, s'enivrer
(La Dorée).
pyô, plomb; — espèce de
chiendent; — jeune pousse
de choux que l'on mange
en vert avant que les fleurs
ne soient développées; —
petit bout d'une tige de
ronce que l'on plie et qu'on
attache aux pattes des
poules pour les empê-
cher de gratter; — baguette
pliée que les faucheurs adap-
tent à leur faux pour faire
plus facilement les àdè
(Pail); — hart de chêne que
l'on courbait autour du col
du sabot (pour l'empêcher
de fendre) et que l'on fixait
avec une cheville en bois
dans une cavité creusée de
chaque côté du sabot (La
Dorée).
pyô, a., pion, ivre.
pyii, plus (forme rare). Cf.
P"-
pyu, jeunes pies; — jeunes
animaux. Cf. pyào.
rab
rab
rigole
râ, mie, ligne ; -
entre deux sillons (Pail).
ra, ras : ô va d ma, tout
contre moi.
rnbâ, m. pi., rabâchages.
rahàf, rabûfd', qui fait
du bruit, qui ne tait que
monter et descendre.
rabâfmà, m., rabàcherie,
rabâchage,
rabàhe, rabatier, qui dit
toujours même chose.
rabalè, petit auvent, petit
toit placé au-dessus d'esca-
liers, de paliers ou de bou-
tiques en plein vent (Pail).
Cf. balè.
raban, grand râteau pour
le foin (iMontjean). Cf. ra-
béti .
rabase, rabâcher (Pail);
— rêvasser.
rnbâtûr, rnbâtœ, qui parle
à tort et à travers, qui ra-
bâche. Cf. rabâhe.
rnbâte, se répéter souvent,
rabâcher; — gronder conti-
nuellement.
rabàtri, conversation stu-
pide ; — gronderie conti-
nuelle; — objet de nulle
valeur.
rnbi'~â, petit homme.
rahivlote, remettre en tas.
rahcvtlé, f., grande quantité
ou désordre (Saint-Aubin-
du- Désert).
rabè, rabat (?). La version
de la même chanson re-
cueillie dans rille-et-Vilaine
porte fràbè.
rab
E- )' m'en fus d'o lei
Dedans nout' étable, derrière le
[rabai.
(Chanson.)
rahèn, large râteau à dents
en fer flexibles. Cf. raban.
rabin, f., ravin; — lande
remplie de cailloux blancs
roulés (Ernée); — La Ra-
bine, Les Rabines, nom de
lieu.
rabistokaj, raccommodage
grossier.
rabistoke , raccommoder
grossièrement.
rabiyœ, vétérinaire, rebou-
teur.
rabiye, rhabiller, rac-
commoder (une porte, une
haie, une hanne, etc.) : ra-
biye lé €âos; — remettre (un
membre cassé).
rablô, rat (terme d'amitié
s'appliquant aux enfants) :
niô pti raWô (Montjean).
rabô, battant de baratte.
Cf. ribô.
rabô, t, a., difficile, d'un
caractère hargneux, rabo-
teux.
rad 42 5
rabobine, rabobeliner, ra-
petasser grossièrement.
rabot II, raboteux.
rahite, rabouter, mettre
bout à bout; — refaire un
bout.
rabuyer, terrier où la hase
dépose ses petits.
rabiuène, rabwine, rabâ-
cher, radoter; — rapetasser
grossièrement; — lambiner.
rabiuenmà, rabwcnri, rac-
commodage; — rabâchage.
rabyon, purée de châ-
taignes. Cf. tiiéfêri.
rà€, rache, gale, teigne des
enfants : viit pêti a la m^
dà la tet Cf. kré, mal de là.
rCu, a., rêche, rude au
goût, au toucher.
ràee, raché, qui dépérit,
se dessèche.
raein, racine.
rad, f., morceau de bois
qui sert à rejeter le grain
qui dépasse le bord du bois-
seau ; — et à rad, être en
rade, courir les cabarets
(Pail). Cf. dévarinad.
radabone, repriser gros-
sièrement.
426 ruf
radiers , f. , radrcsse , che-
min le plus court, la bonne
direction (Evron) : aie a la
radùrs, honct de r a durs. Cf.
travers.
rade, rader, racler avec une
rad.
radrese (sô), se radresser,
se remettre dans le chemin
le plus court.
radiiy, f., mauvais outil
hors de service; — qui ra-
dote.
rad-uyaj, rabâchage. Cf.
rahâtri.
radiiye, mal tirer (à la
chasse); — rabâcher. Ct.
rabâte.
rafale : un feu rafale, c'est
un feu qui ne peut s'allu-
nier ; — a t i l er rafale, a-
t-il l'air misérable.
rafètye, réparer, raccom-
moder.
rafinoee, rafiuole, faire avec
grand soin un travail.
rafîijolœ, qui apporte une
attention délicate à son tra-
vail.
rafinohm, grand soin
apporté à un travail.
rac,
rafnjote, enjoliver.
rafistoke, rafistoler.
rajl, rafle, gale des en-
fants. Cf. rifl.
rafii, bouleversement, tin-
tamarre.
rafiilr, ramener â une po-
sition plus mauvaise (Pail) :
stè pert va l rafnlr.
rafwe, rebut des herbages ;
— mauvaise odeur. Cf.
refwe.
rafye, repousser sur pied,
resemer (Pail, Saint-Ger-
main-le-Fouilloux). Cf. îale,
drajone.
rac,, f. pi., moutons
(Bais) : garde lé rag.
rac,a, m., eau bourbeuse;
— inondation.
ragaii, mauvais fruit, avor-
ton ; — personne petite et
faible.
ragâoee, rabâcher; —
raccommoder (du linge)
(Montourtier).
ragalom, chercher à tâ-
tons dans un coin. Cf. roga-
tone.
ragatô, coin obscur : dà lé
ragatô.
rag
ragène, chicaner, gronder
sans raison (Ernée).
ragène, chicaneur.
ragi^e,
aiguiser de nou-
veau (Pail).
ragnèl, giroflée de mu-
railles, Cheiranthus cheiri.
Cf. ravnel.
ragô, souche, tronc d'ar-
bre ; — bavardage ; — balai
usé ; — crochet sur le bran-
card, où s'attache la boucle
de Vavahuer.
ragol, f., chêne ou châ-
taignier qu'on a étêté pour
avoir du bois d'émonde (La
Dorée). Cf. émus ; — pyàte
la ragôl, faire le chêne planté ;
— vieil arbre à moitié mort :
œn ragàl dé pérye ; — La Ra-
goUe, nom de lieu.
ragone, fourgonner, re-
muer avec un bâton.
ragos, chêne ou châtaignier
étêté. Cf. ragàl, émus.
ragot, sèche et fréquente
(toux).
ragote, bavarder.
ragréye, ragréer, réparer
(un mur, un chemin), ratis-
ser (une allée).
rak 427
ragrèjli, ratatiné.
ragrohi, ratatiné : la piiv
piil mer, el é iîit ragrobi (La
Dorée). Cf. rakropi.
ragnsta, ragmtè, ragoût.
ragusli(r), exciter, ré-
veiller; — remettre en état
de santé; — reprendre ses
forces, sa santé.
rabii, tapage. Cf. rafu.
ralcLjo, raka, rahô, bruit
dont on ne connaît pas la
cause; — et â rahâo, être en
rut, se dit des chats.
rahâo, râteau ; — terme
de tissage, petite barrière
servant à partager les fils
de la chaîne pour le ployage
sur la pivoire.
rakâode , faire du bruit,
surtout la nuit.
rakare, rembarrer (quel-
qu'un).
rakœy, accueil (Pail).
raket, f. pL, espèce de cas-
tagnettes en bois ou en ar-
doise.
râkè, gratin. Cf. râklô.
râkle, battre, frapper.
raklô, qui a le corps petit,
chétif (Pail).
428 rai
râklô, gratin.
rakmode , raccommoder.
râh\ balai usé (Pail). Cf.
sihô.
rakol, râteau pour le foin
(Montjean). Cf. badén, ra-
ban.
rakréle, refaire ou réparer
la crête d'un édifice (Pail).
rakrôpi, ratatiné, voûté.
Ct. ragrobi.
râku, m., ras-cul, petite
veste très courte.
rahirséri , clientèle re-
trouvée.
rahirse (5^), achalander
de nouveau, retrouver la
clientèle qu'on avait perdue.
raknrsi, f. : aie a la ra-
kiirsi, aller à la raccourcie,
prendre une route de tra-
verse pour abréger le che-
min. Cf. radùrs, travers.
rakiiyc, racler mal.
rakwè, Alopecurus agreste,
queue de rat.
rakwè, recoin.
râl (Montjean), râl ,
(Pail), rare : /// / fé ràl kom
lé bâo jnr; — douteux -.se
bè râl k /^ y ayjà, c'est bien
raiii
douteux qu'ils y aillent; —
bè ràl k /^ /■ pàsjè, c'est bien
douteux qu'ils y pensent;
— s é bè du ràl si, ce serait
bien étonnant si.
ralàti, qui ne brille plus,
sans éclat (feu).
raie (s «), s'en raller, s'en
aller, aller en arrière, s'en
retourner : i s à raie tu sa d
la fer.
ràlmâ, rarement.
ram, rame, branche d'arbre
servant à soutenir les pois,
les fèves.
ramâoje, remuer (un li-
quide dans un vase) : ra-
mâoje dô imt kafe, piir kè la
pycr dû siikr fôj (Landivy);
— secouer : / tû va ramâoje ;
— faire du bruit.
ramar (bè d), âpre au
gain. Cf. amar.
ramar e, réunir, rassem-
bler, mettre en tas.
ramase, serrer, mettre de
côté ; — 5 ramase, se retirer.
ramàeâ, réparation (à un
objet); — récit.
raffiàfe, ramancher, répa-
rer, refiiire.
ram
ramà-emà, phrases décou-
sues,
ramàde, a. , se dit d'un ani-
mal qui reprend des forces
après avoir dépéri (Pail).
rame, ramer les pois : leur
mettre des rames; — frap-
per avec un rameau (Pail).
Cf. ramyàûde.
ramémwere (su), se remé-
morer.
ramet, dévote superfi-
cielle, coureuse de direc-
teurs ; — personne très
avare (Château-Gontier).
Cf. piuahr.
raminœ, ramoneur.
ramine, ramoner.
raminone, faire ses efforts
pour regagner les bonnes
grâces de quelqu'un et lui
faire oublier les torts qu'on
a eus (Pail).
ramoné, ramoneur, spa-
dice de l'Arum (Château-
Gontier).
ramona, ramoneur.
ramô, ramon, balai.
ramôsle, ramonceler, re-
mettre en monceau.
ramyâ(p), rameau.
rap 429
ramyâode, frapper avec un
rameau (Pail).
ramyâole, réjouir ; — mon-
trer de l'amitié pour (G.).
raiiiyeïe, ramieller, ra-
doucir.
ramyom\ murmurer sour-
dement. Cf. marmyone.
ranaiel, petite grenouille.
Cf. rêna:(eJ.
rdode, ravauder (des bas);
~ battre (Pail).
râp, boisson dure au pa-
lais; — personne avare et
même un peu voleuse
(Pail).
rapase, rapasser, passer à
plusieurs reprises; on dit
surtout passer et rapasser.
Il passe et râpasse
Et rapassera
Par devant sa porte
Et la saluera.
(Chanson.)
rapér-ee, rapprocher.
rùpé, f., conte, cancan,
mensonge.
rapeye, faire cesser le mé-
contentement de, mettre la
paix (Pail).
4^0 nir
rapihole, raccommoder; —
s rapihotc, se raccommoder.
rapid, actif au travail; —
acharné : s hrakonyc é ira
rapid a la fas; — âpre au
gain.
rapikâode, gronder, mal-
traiter (Ernée).
râpi(r) (si'), se tapir, se
blottir, se serrer contre
quelque chose pour se ga-
rantir : râpi té, mô ptr gâ ô
lô dit niœ, pœ k la bô d la eart
a n kotij amd té. Cf. krnpi{r).
râpiy, personne petite et
maigre; — objet de peu de
valeur; — personne âpre au
gain.
rapor kê, rapport à ce que,
parce que : s et i rapor kè j é
rusi k t é jalu d ma 1
raporlœ, rapporteur.
raporte, ressembler : / ra-
por t bè a 60 pér.
rapropreyiÇ r) , rapropr i{r),
rapropriye^ rapproprir, rap-
proprier, nettoyer,
rapsdode, repriser gros-
sièrement. Cf. sane.
rapyekote, rapiéceter.
raro€c (.vt'), se jeter de
rai
nouveau (sur quelqu'un).
Voir arocc.
rarole, mettre de nouveau
en branle, en train. Voir
arote.
ras, f. pi., races, enfants.
rasaflc, mal raccommoder.
rasaflorw, racco m m o d er .
rasaftà, morceau demi-
usé.
rasàbye (ir), se rassem-
bler, s'unir en mariage.
ra5êgre:;c (j('), boire une
goutte pour sécher la sueur.
rasére, ramasser, rassem-
bler : rasére bcn adé; — œ
pti ka d yao d vi, sa raser bè
la syœr.
rasikotu, noueux (bois).
rasinô, pieux enfoncés en
terre qui supportent les ma-
driers de crèche.
raslc, de bonne race, bien
constitué, énergique.
raspyc, rase-plein, tout
plein.
ratapone, mettre en iapô,
ratatiner; — repriser gros-
sièrement.
ratùhucr, f., râteau à dents
rav
de bois (La Dorée), Cf.
badèn.
ratéye, râtelier; — partie
d'un chevron de charpente.
ràlèyer, f., râtelier.
ratlœ, hypocondriaque,
qui est sujet à souffrir de la
rate.
ratlét, f., petit râteau. Cf.
herk.
ratur, gratin ;
ralnr, chercher querelle. Cf.
grahiie.
raturne, retors, fin matois.
ratwer, f., ratoire, ratière.
râtyâ(o), râteau. Cf. rakâo.
ravào, ravau, long bâton,
longue perche (Pail).
ravase, rêvasser; — rabâ-
cher (Pail).
ravasri, rêvasserie (Pail).
ravéni(j), ressembler : sa
kyi ravye. Cf. raporte.
ravigure, ravigourer, ravi-
goter.
ravive, ramener dans le
droit chemin, dans l'endroit
qui doit être occupé (Pail).
raviré, f., boutade, ca-
price : par raviré, par bou-
tade (La Dorée). Cf. aviré.
ràb 43 i
ravivaye, ranimer (le feu).
ravi^mà, m., changement
d'avis.
raviiel, ravenelle, Sinapis
à fleurs jaunes ; — giroflée
jaune.
raviije, remuer un liquide
en le troublant.
rav'uye, agiter l'eau avec
la vase; — allonger la sauce
(Château-Gontier) ; — met-
tre de l'eau dans : ravuye 1
sitr (Ampoigné).
ravuyej, action de ravuye
(Pail).
raviva, ravoi, remue-mé-
nage.
raysi (a), à quatre heures,
au goûter. Cf. resye.
raysyc,-i., après-midi, sur-
tout à partir de quatre
heures.
m3'i}'é',collationner,goûter
à quatre heures. Cf. résye.
ray:;è, raisin.
ra-{ibu, tout près.
ra^yer, rasière, mesure
pour le blé.
ràbare, barrer une route,
arrêter dans la fuite; —
réfuter.
■\r-
ràâ
râberj, Mercurialis annua.
Cf. rî-berj.
ràbreye, remblavcr, rclc-
ver un terrain (Ch.ueau-
Gontier).
ràhiiïc, mettre bout à
bout. Cf. ralmlc.
rae, rude, hargneux; —
difficile à manier (objet) ;
— qui tourne mal sur ses
gonds (Pail).
nuciost, renchausser, bi-
ner, relever ou exhausser la
terre autour d'une plante.
ràeâosnià, action de ren-
chausser.
nuarje, charger (de), re-
commander à. Ci. à-eerje.
rà€e, m., rancher, perche
garnie de branches que
l'on place dans les chemi-
nées pour y suspendre le
jambon qu'on veut faire fu-
mer; — poignée de taux.
ràeer, enchère : vàt a la
râ^er.
ràeerdiÇr), renchérir, aug-
menter de prix.
ràeerir, retomber,
ràd, rande, étendue tau-
chce à chaque pas que fait
rdd
Je faucheur; — chaume ou
foin que l'on pousse avec le
pied le long des sillons à
mesure que la faux le coupe
et que l'on dépose d'endroit
en endroit sur le champ.
Cf. àiiè.
ràda {ci hi), en désordre.
Cf. aràda.
ràdonc, randoner, répri-
mander.
ràdoné, f., randonée, cir-
cuit que fait le lièvre pour-
suivi pour revenir à son gite ;
— ronde : fer sa ràdoné; —
dur reproche; — volée de
coups.
radar, suppuration; —
tâche jaunâtre produite sur
le linge par un liquide quel-
conque.
ràdiirsi, rendurci, dur,
sec.
Je n'avons que du pain moisi
Qu'est déjà ben rendurci.
(Pastorale 64.)
ràdu, matou : // a dœ^ yœ
hom œ ràdu su cm sabyer.
Les ràdu âgés d'au moins
sept ans allaient au sabbat.
nil
Toutes les fois qu'avait lieu
le sabbat, un ràdu était tué.
Ces ràdii parlaient le lan-
gage de l'homme. On cite
celui qui dit à son maître :
/ gà Rnâo é mor. Renaud
était le chat du voisin (L.
D.).
ràdîihye, double, fieffé :
la ràdubyé bet !
ràd-tile, se plaindre; se dit
de la femelle qui bêle ou
beugle quand elle est séparée
de son petit.
ràdiiye, remuer la vase
d'une mare avant d'en en-
voyer l'eau sur un pré
(Saint-Aubin-du-Désert) ;
chercher dans l'eau.
ràdnyé, f., volée de coups.
ràdiui, enduit (d'un mur).
ràdû'ir, enduire.
ràfeije, renferger, entra-
ver de nouveau (un animal).
ràforsiQ), renforcer.
ràfôse, renfoncer, remettre
des fonds à un tonneau.
ràgwine(se), se rengorger.
ràJjardiÇr), enhardir.
ràjé, f. pL, grosses pierres
disposées transversalement
G. Dorn>.
Gla
ràp 433
dans une rivière et servant
de pont.
râjô, grand baquet ou
auge en bois pour le bétail
(Ernée).
ràjoté, t., plein un râjô;
— rangée.
ràkare, rembarrer. Cf. ra-
kare, rèkare.
ràkœr, rancune.
ràkôtr, f., bon mot (Pail);
— dé ràkôtr, de rencontre,
d'occasion : œn obje d ràkôtr.
râkinjd', rancunier.
ràpire, rempirer, empirer.
ràpli, pli au bas d'une
robe (La Dorée).
ràpliyc, plier.
ràpoetc, remettre dans la
poche.
ràpoii, t., rampone, re-
proche, raillerie.
ràpone, ramponer, répri-
mander; — se moquer de.
ràponyâo , ràpono {a la) ,
à la rencontre, à la dépèche-
compagnon; — kwéfe a la
Ràpoiià, coiffé à la malcon-
tent, de travers.
ràprône, ramproner, re-
procher de nouveau.
28
434 '''/'
ràpnmc, f . , ranipronéc,
ralxicliagc, explications pro-
lixes (Aluiillé).
liipyœtnc (se), se remplu-
mer.
ràsè^one, faire saillir en
temps convenable (Hercé).
Cf. ast'xpne.
ràsie, râler comme les
asthmatiques (Ernée).
ràtaj, action de n'ilc une
pièce de bois.
?-àte, rallonger une pièce
de bois; — remettre un pied
à un vieux bas.
ràlere, renterrer, biner
(des pommes de terre, des
choux), etc.
ràtre, rentrer en rut
(vache).
ràlur, pièce de bois qu'on
joint au bout d'une autre.
ràvni{r), revenir (Cour-
beveillcs).
ràvers, f., bon mot, bou-
tade (Pail); — personne qui
a la répartie prompte. Q.
yàkôtr.
râversc, renverser, \-omir.
râvcyc, renvoyer.
rùba, rebat, abaissement,
rùh
diminution dans la santé ou
dans la fortune : // é hc dû
rba (Pail).
iiihilc, plier; se dit des
arbres dont les branches se
courbent sous le poids des
fruits (Pail).
rùbâohi, f. , bon repas, ré-
gal. Cf. yicfibi.
rùbele (^sù), se rebeller,
s'élever contre, contrecarrer
avec hauteur, sans ménage-
ments, se rebiffer (Pail).
rèbède, recommencer; —
se rbède, se regimber.
rèb'ute, répliquer, ne pas
obéir (Chàteau-Gontier).
Cf. rèbiije.
rèbike (ié), se défendre.
rêbikle (jt*), regimber.
Timbra, rebras, rebord, pa-
rement d'un habit.
rùbrase, rebrasser, retrous-
ser, relever, replier.
n^bnfe (se), se rebifer,
regimber.
ri'butinà, action de rebuter,
refus.
rèbuic, déraisonner.
rùbu::^ye, qui déraisonne.
ri'bn (J('), acariâtre.
rùb
rèlmee, repousser, rebrous-
ser; — émousser (un cou
teau, etc. Pail, Izé); —
s'émousser.
rélmle, rebouler, repous-
ser; — 6è rbnie, s'émousser
en parlant du fil d'un instru-
ment tranchant.
rèhirse, rebrousser ; —
retrousser, relever; — héris-
ser; — se rhiirse, se reco-
quiller sous l'action du froid
(pétales des fleurs).
rcbiitaj, action de remettre
un membre démis.
ri'bulœ, rebouteur.
rèbîile, rebouter, renouer;
— remettre (un membre
cassé); — se rbnie, se re-
mettre, se refaire.
rèkitone, donner une verte
leçon.
rèb'Ulîi, rebouteur, hon-
greur.
rcbweh', reboucher (un
trou). Voir hwê.
rèbiuè^e, rechigner. Voir
biud£.
rèbwèeu, qui rechigne.
ri'biui:(e, refaire à neuf
les bordures de buis ; —
rif 43 5
réparer (un objet) (Cossé).
remue, rechaner, ricaner.
rêeàome, rechaumer, semer
deux froments de suite dans
un même champ.
rèeâose, (vache) rentrée en
rut (Craon).
résine, rechigner.
rèeute, retombé.
rcewane, greffer de nou-
veau (Montjean).
rêdèvà, m., avances, éco-
nomies : ave du rédvà.
rèdèdeu (a la), a la rèdê-
dct, sur le dos (tomber).
rédôde, redonder, retentir.
rèdôdi(r); se dit d'une
pierre qui rebondit en ron-
flant.
rêdnijiÇr), ranimer, ravi-
goter ; — se rdruji(r), deve-
nir dru ; — revenir à Lisante.
rédrupe, roter.
rédiibye, redoubler, revenir
sur ses pas.
rèdyc, courant rapide d'une
rivière. La truite se pêche
dans les rèdye (Saint-Aubin-
du -Désert).
rèfœp, rfœp, rèfœpri, fripe-
rie, boutique de fripier :
136 r(l
mctr ô l'fû'p, mettre au rebut
(Chàteau-Gontier).
rùfœpye, fripier.
rèfér, refiiire, boire de
nouveau : v-iil vu rfér?
ri'fè, m., fente, veine ou
défaut dans un morceau de
bois, de marbre, ou une
pierre.
ri'fèdr, hésiter dans un
mouvement quelconque par
suite d'un obstacle im-
prévu.
irfct, hésitation.
rêfiec, reficher, enfoncer
de nouveau; — sô rfice, se
retirer de nouveau dans un
lieu quelconque.
réfi^toiie, refaire mal, à
plusieurs fois, rafistoler.
rùfredi(j-\ refroidir.
/■(?//-^^/5)'ô, refroidissement,
pleurésie.
rèfnua, refroid, froid, ami-
tié refroidie.
rèfiil, rùfiir, m., refoul,
refour, partie profonde
d'une rivière ou d'un cours
d'eau situé au-dessus d'une
chaussée de moulin. Le
curé de Sainte-Suxanne
avait le droit de pèciier au
refoul du moulin du \'i-
comte, le jour de la fête de
Sainte-Suzanne.
rùj-nlitr, refoulure, nerf
fatigué, foulure.
n]fnreyi', faire un deu-
xième labour (Craonnais).
nlfiix, décharge d'un mou-
lin (Craonnais). Cf. ri'fiil.
iifyô, arrière-goût ; —
fini, dernière main donnée
à un ouvrage; — à' rùfyô,
une autre fois.
rhjar, m. pi., menues
redevances consistant en
volailles ou en œufs.
regarda, regardant, avare,
intéressé.
rùgerde, regarder : njcrdc
lier, rgerde dur, fliire les gros
yeux à.
rùgcxc, reguéer, laver le
linge et le remuer dans l'eau
avant de le tordre (Château-
Gontier).
rècfigè,o^\.
rùgôrc, rapetasser grossiè-
rement.
rà;oriiie, avoir de nou-
veaux abcès (Craonnais).
régra, regrat; — vàt ô
rgra, vente au détail; —
raygrass, graine d'herbe.
Cf. livré.
rëgradd'iQ-) , r ég r a m a-
dîu{{r), enduire un mur
(Evron).
règratye, r, revendeur, -se,
fripier.
règrà(ii( r) , regrandir,
agrandir.
règrêne, émietter du pain
dans du bouillon (Ernée);
au repas du soir, après avoir
mangé une première écuel-
lée de soupe, on remet du
bouillon dans son écuelle et
on règrèn du pain dedans.
régrêné, f., pain émietté
dans du bouillon.
rêgrc£e, raccrocher; — se
rgreee, se rebéquer, ré-
pondre avec hauteur.
règripe, regriper, recevoir.
rêgrôsisur, f. pi., duites
remontant sur le tissu.
régii, reu, eu de nouveau
(Pail).
régit nne (se), s'étaler avec
orgueil; — s'insurger.
règivisli, réjoui, alerte.
rd' 437
réhào , rehaut , améliora-
tion, enchère, progrès.
réjèdr, geindre.
rêji, rejeton (Pail).
rùjibye, rebondir ; — re-
gimber.
rèkaliÇr), refroid ir (Craon-
nais); — rafraîchir, reposer;
— reprendre haleine; — se
rhali, se reposer; — se sé-
cher ensemble (tas de foin)
(Chàteau-Gontier) .
rékâopi{r), rétablir, ré-
jouir, remettre d'une indis-
position, d'une maladie; —
sa rkâopi, se rétablir.
rèkare , rembarrer. Cf.
rakare.
rckàti(i-y, se dit d'une
pierre qui rebondit en ron-
flant. Cf. rùdôdir.
rùkœle, reculer.
rèkœte, reclore ; — rékœtc
l €è)nè, réparer un chemin,
en boucher les ornières.
rèkêne, recagnier, ricaner.
rêkepe, recommencer.
réképiÇr), recrépir; — re-
venir à la santé.
rêkestwi, qui a une gaieté
vive. Cf. rèvestwi, rêgwisii.
438 lùh
rd'èke (m'), se redresser
(Cliàteau-Gontier).
n^ki, rJd : à rki, cri d'un
enfiint qui se retire momen-
tanément du jeu. Cf. eski,
orjii'.
rèhiye, jouer en retournant
au but; — jouer une se-
conde fois aux quilles.
rtkohe^e, bêcher une se-
conde fois.
rdvke, avoir un enfant
longtemps après ses frères
ou sœurs (Pail).
rèhoki, produit d'une se-
conde couvée plus petite
que la première (Bierné).
rêkokiyoïie Çsf), se reco-
quiller.
rùkonèlr, reconnaître, ré-
compenser, témoigner de la
reconnaissance. Lorsqu'un
colon ou un fermier a un
nouveau maître, il va lui
rendre visite pour le recon-
naître et lui fait d'ordinaire
présent d'une paire de pou-
lets.
rùJsôle, recloter, réparer les
clôtures d'un champ (Neau);
— refaire un sillon où la j
charrue a manqué; — s^
rkole, faire de nouveaux
efforts pour réussir.
fc'kdiiwi :(({', maître des
cérémonies (Pail).
rèkôsô, m., consolation.
rôkrcpisaj, action de cré-
pir de nouveau.
rùkrèr, réjouir, récréer
(Pail).
rdvési(^)-) , hausser, sur-
élever.
rêkrète, refoire la crête
d'un mur ou d'un édifice.
rî-krétr, augmenter. Qjuand
on est dégoûté, la bouchée
)Avr dans la bouche.
/ckrô, raccroc, détour :
par rdvv, indirectement.
rd'ii r, rùhu ri(r) , resco u r re ,
secourir.
rôhirsf, retrousser; — sa
rk/irse, relever sa robe et
l'attacher par derrière.
rùkwe, rescouer, aider, se-
courir, sauver (Pail).
rùlahr, rabâcheur.
rêlnte, rabâcher, faire de
faux rapports.
rtlàti(i-), relentir, sécher
ensemble; se dit d'un tas de
foin ( hàteau-Gontier). Cf.
rûkaU{i).
rèlve du pùee d pares, rele-
ver du péché de paresse,
battre.
rèlH'éy relevée, après-dîner
(Pail) ; — fér tnua rèivé,
s'enivrer à trois fois difie-
rentes.
riHè, rùli, relais, rebord
d'un fossé (Pail), Cf. £?//•.
rèUse, excréments d'un
animal sauvage.
rèlim', qui rèJU.
rûlhe, manger ou boire
avec raffinement; — au
fig., battre; — soigner, pa-
rer; — faire le parasite; —
chercher, fureter : ka k vu
vné rliee par là ; — j oryô bi
parye k i srè vnu aniui dé h i
rlw œ bô dîne.
rêlwri, mangeaille ; — se
dit aussi dans le sens de
parure recherchée.
rclijyo : rèlijyô d Dôpyer,
religion de Dompierre ,
amour de l'argent : / // a h
la rlijyà d Dôpyer, i turè sô
pér pur ànu èriie pu Pu.
rùh'c , remettre (quel-
rùm
439
battre.
qu'un) à sa place;
rèlibi:{e, reluire.
rêlzi'i^ê, les Ervrum (Châ-
teau-Gontier).
rêlûn:(eye, reluire (Craon-
nais).
rùlyaje, reliager, relier.
rùmâei, m., ce qui a été
mâché ou sucé.
rèniàdœ , r e b o u t e u r
(Craonnais).
réinàde, remettre les mem-
bres cassés (Craonnais).
rèinéne, ramener (quel-
qu'un) à la raison.
rallie d jerme, issu de ger-
main (La Dorée). Cf. ré-
iiiwe.
rùiuè, adoucissement de la
température après un grand
froid (Ernée).
rùniéjœ, qui remet, qui
renoue.
rèmètr ô drè, remettre en
bonne voie; — rmet œ scrk
a sa barik, prendre un nou-
veau bail de vie; — se rniétr,
se remettre, se souvenir :
je II uiê rmè pa be d sa.
rèméye, dégeler (Ernée) :
sa h ma s a rniéye.
440
rèn
rcii
rhnire, jeter de nouveau ;
— su nuire, se regarder sou-
vent dans un miroir.
n'inôlc son orloj, renifler,
rùmàtc, f . , après-midi
(Pail).
n^mu, eau tranquille et
profonde.
n'iii/ilr, terre molle dans
les terrains marécageux. Cf.
i?la.
nUiiiih't, rotule du genou.
Cf. niiilct.
rùDiiic d jcrmè , cousin
issu de germain (Pail). Cf.
rùme.
rènâfye, renifler, renâcler;
— être en colère.
rônâJcc'y renâcler (Pail).
Rhino, René; — gâ Rnào,
nom propre de matou
(onomatopée).
rènâode, maugréer, mur-
murer.
rùnor : lire a riiar, se
faire traîner de mauvaise
grâce ; — fir le riiar, faire
les renards, faire l'école
buissonnière; — fér dé riiar,
vomir. Cf. rave r se.
rhuirde, avoir peur; —
taire l'école buissonnière; —
s'échapper.
rtuâré, fin, rusé, madré
(Pail).
rt'nnsi, reste malpropre
(Cossé, Landivy).
rhiaye, couper mal (ci-
seaux) ; — être incertain
(temps), / ta rna\. Cf. her-
)iaye.
rùnâ:;e}, batracien, quand,
dans sa métamorphose, il
n'est ni têtard, ni crapaud,
ni grenouille ; — grenouille.
Cf. gèrnâ:;el; — coque de
noix remplie de gravier et
attachée par un crin à un
petit bâton (jouet).
Rènest, Rùnestin, Renest,
-ine, Ernest, Ernestine.
Pendant plus de vingt ans,
sous Louis-Philippe, la ré-
publique de 1848 et Napo-
léon III, la plupart des en-
fants de la ville de Laval
auxquels les parents don-
naient le nom d'Ernest et
Ernestine ont été inscrits
sur les registres de l'état
civil sous le nom de Renest
et Renestine, et ce par l'em-
ployé chargé de la tenue des
registres ' ,
rênifyar, qui renifle.
rCnifye, souffler du nez ;
— railler, refuser,
Rènàt, Renée.
Rénotè, René.
rènàse, rénôsye, renoncer;
— renier : / rporl bè a sôpér,
i n pœ pzvè lé rnàse.
rêpasi, m., reprise à l'ai-
guille (Hercé).
répékàodiÇr) (se), se re-
dresser; — revenir à la
santé. Cf. rùkâopir.
répéke (se), se retourner
vivement en se défendant
du bec; — rèpêke, rehéqué,
arrogant.
rèpêkre Çsê), se révolter
sous l'outrage.
répète, se rebiffer ; — rpétc,
fier, plein de morgue.
rêpêye, mettre la paix.
rèpijom, repigeonner, don-
ner des rejetons (arbre
coupé), pousser de nouveau.
rùp 441
plante, furoncle, etc. : œ bô
rœmè rpijdn se fa.
répijonyàû, rejeton qui
pousse sur les racines.
rêpijote, pousser de nou-
veau, repousser.
rùplà'je, a.; se dit d'une
poule qui se recouvre de
plumes après avoir mué
(Saint-Thomas).
rùpJiye, rebrousser che-
min.
reporte, ressembler : / rpàrt
bè a sa mér. Cf. revenir ; —
rapporter, espionner.
reprend', critique, qui
trouve toujours à reprendre.
rùprè, repris, réprimandé.
rèpnie, reproche.
repus, rèpnsyâo, f., repuce,
engin à prendre les oiseaux,
formé d'une branche cour-
bée (Craonnais) ; — latte de
bois clouée par un bout et
qui fliit ressort de l'autre bout
pour tenir une porte fermée.
rèpuse, rebondir : / é œn
I. Cela peut sembler incroyable. Ces traditions n'ont pas complè-
tement disparu; à la même mairie, en 1885, je n'ai pu obtenir qu'on
écrivît correctement un nom propre que j'ai épelé par deux fois (G. D.).
442 ri\i
fi'k ki rpus bè; — faire res-
sort ; — repousser ; —
prendre les oiseaux à la
replis.
rtpni, repos.
rôpiiji(^r), renHcr.
r^pii:(e (se), se reposer.
rùpyaloc, refaire un en-
duit; — coller au mur à
nouveau.
rùp\ani(^r) , aplanir de
nouveau.
rôpye (sf), revenir sur ses
pas ; — fliire face, se rebiffer,
se retourner contre (chat,
vipère); — se replier; on dit
d'une personne avare : é st^
rpirè be (pour manger ses
excréments) (Champéon).
rèràte, retricoter la partie
usée d'un bas ou d'un tricot.
rêsahe, tirer et arracher
des mains.
rûsanCy mal raccommoder.
rùsanur, ùrsaniir, reprise
mal faite.
râsàbxàs, ressemblance.
rùsôpe, receper, recevoir
(un objet lancé); — recom-
mencer : la ç/éf II a pwc
pn\ fodrn rMpc I àl ; — le
paysan ne manque jamais,
s'il offre du cidre à quel-
qu'un, de lui dire en em-
plissant de nouveau le verre :
alô rsùpà. Cf. rôkepc.
rt\u^vc, recevoir.
nWd, rùsèt, graisse d'oie
fondue (La Dorée).
n'siiie, goûter, collation.
n^ta, m., tourbière dans
une prairie (Le Genest). Cf.
biijô, mole, molyer, iiiardcl,
mari^eï.
retape, réparer, raccom-
moder.
rôlûY, f., retaille, morceau
d'étoffe; — cidre tait avec
de l'eau jetée sur du marc
de pommes ou de poires
(Pail).
rùlayd, m., retaille, reste
d'étoffe.
rùtàUiye, mouiller de nou-
veau.
rùlè, retenu.
rHcte, boisson faite avec
de l'eau, de l'eau-de-vic et
du sucre.
rôliràs, f., asile (Bierné).
nuire, ressembler. Cf. rô-
portc, rMiiir.
rèv
retira, m., partie du lin ou
du chanvre mélangée avec le
htpyâo. Cf. répara.
rélrcte, retraiter, arrêter
une voiture en tirant par
derrière.
rétîtpe, retouper, rebou-
cher (une haie).
rètur, reproche, punition,
coups; — kufe à rhir, cou-
cher dans un lit qui n'a pas
été refait.
rêhire, retourner.
rôlîirne, fin, rusé.
rêhirnur, f., retournure,
détour dans la conversation ;
— malice.
rèusi (r), réussir.
l'^va, revoir : a ui rvn,
jn-ek ô rva.
rèvaysi, revoici, voici en-
core.
rèz'àj, revanche.
rèvàje, venger : œ ta rvàj
l âot (proverbe) ; — se rvàjc,
se venger.
rôvàr, revendre.
rH'èniQ'), ressembler à.
Cf. reporte.
rù-vœje, rèvœrje, retourner
avec le museau (la taupe, le
rùv 443
porc). Cf. fuje; — fouiller,
chercher, brouiller, boule-
verser en cherchant : // a
t'K rvœje dà lonmoer.
rtuékii, parfaitement res-
semblant : se 50 pér in rvèku.
Cf. pyakre.
révén, f., rêva ne, résidu
qui tombe sous le tarare
quand on vanne le blé. Cf.
rcgorj; — marchandise de
rebut (Château-Gontier).
rèverdiÇi-), reverdir : j l é
pyàte là pîi rverdi, je l'ai
laissé en plan.
rùverje, rcvercher, re-
muer, soulever en dessous :
la tâopè rverj ; — se ma]
poli dé rverj e dà lé pya (Saint-
Aubin-du-Désert).
rêvèsi, revoici, voici en-
core.
réveste, remettre à la rai-
son (quelqu'un).
rêvéstô, reste.
rèvestwi, éveillé, réjoui :
rvestwi kom (m poté d sfiri.
Cf. réhestwi.
révèîi, m., boisure placée
au-dessus de la mangeoire.
444 >'^f}
rêvii;otc, ravigoter, faire
revivre (Pail).
râ-vinc, ruiner.
rH'ire, revirer, retourner
sur SCS pas; — sî' rviir, se
tourner contre ; — se révol-
ter.
rùvné:{i : quand on veut se
faire verser un second verre
de cidre par un hôte peu
généreux, on dit : // é bô imt
sitr, nie il a à' pîi ffii d
n^vné::j.
rêmvela, revoilà.
n\>yè(â)r, reviendre, reve-
nir.
rœ, roue.
rœhl, Galium mollugo
(Ballée). Cf. rchl.
rœhrik, rubrique.
rœhir, voleur de grand
chemin, Le D., p. 155.
rϣ , f., plante du genre
Carex (Pail). Cf. rœj.
rœec, ruminer (Ernce).
Cf. rœee.
rœeèr, mouvement conti-
nuel de mâchoire que font
les ruminants.
rœcie, roter,
rœ(;e, beugler. Cf. nrxc.
re
ràj, rage (La Dorée). Cf.
rèj.
nrj, rœjcl, phnie du genre
Carex. Cf. rœe.
rœjc, ruminer. Cf. nïjc.
ru'in, rhume.
rœmalis(ni), rhumatisme.
rœnie, renifler.
rœmim, ruminer, gronder
(quelqu'un) : j ièva rœmine.
rd'si, réussir. Cf. rùiisi.
rœye, beugler (comme un
taureau furieux).
rœs, grand panier sans
anses (La Dorée). Cf. res.
rœsyâo, reussiau, ruisseau.
rœ:;^h-yâo, rœ^lê, animal du
genre martre : 5 tapi koni œ
ra\èryào. Cf. ro:^Jè.
rœ:(in, résine. Cf. nqm.
râ'€, Carex des prairies
humides (La Dorée).
rd'£, rœj, action de penser
et repenser à une chose : sa
li rvx? â ràj (La Dorée).
rare, nrje, ruminer au
propre et au figuré (Pail).
ré, f., rayon de miel. Cf.
;r, raie, ligne; — creux
rq
entre deux sillons. Cf. ;r- ;
— m., roi;
J'allons veir noustre bon Rey.
(Pastorale 7.)
— à ré, en moyenne. Cf. rél.
ré, vrai : pa rc, pas vrai ?;
— ras.
réàtortr, envelopper de
nouveau.
rebl, Galium moUugo (Li-
vré). Cf. rud.
ré^âodiÇr), réchauffer.
réeâofc, rentrée en rut
(vache).
réfleksyone, réfléchir.
régàye, égailler, étendre
de nouveau.
Je me boutis au coin du feu
Pour régailler la braise ;
Il en sautit trois péteriaus
Dedans mon écritouère;
J' crevas que c'étaint trois dia-
[blotiaus
Qui s'en allaint avec ma piau.
(Chanson.)
régériÇ^r), guérir de nou-
veau.
rèj, rage.
rej'àte, régenter, dompter.
'-'^P 445
rejehat, f., piège, trébuchet
pour les oiseaux (G.).
réjiui, f., bon feu, feu
clair : fér la réjiui.
rektal, exact à l'heure :
al été rektal (Pail).
rektalinà, exactement ,
régulièrement : ipeyâ rektal-
inà.
rèl, m., règle, morceau de
bois plat, large d'environ
deux doigts et long de cinq
pieds, servant de mesure
aux charpentiers et aux
maçons; — à rel, en
moyenne. Cf. ré; — chèvre-
feuille (environs de Laval).
;•('/, f., raie, ligne, trait,
rainure (Pail) ; — jeu de
marelle ou de pierrette (Bais,
Pail).
rémiuere Çsc\ se remé-
morer.
répara, partie du lin ou
du chanvre mêlée avec le
htpyâo. Voir ce mot.
répestin, répistin, demi-
tasse de café (Montjean,
Ballée).
repolie, repôr, répondre
(Pail).
446 rrs
rcpONit, répondu.
rêpôs, raiponce, Canipa-
nula nipuncLiloïdcs.
rèr (a) : mettre la pointe
d'un soc à ;•('/■, c'est l'incli-
ner à gauche ; à liiTér, h
tourner vers la droite.
tes, resse, grand panier
ovale à deux poignées.
rêjiîo {di-}, lentement; —
saut, sursaut.
résà, tranquille, maître de
lui-même.
rèsc, f., contenu d'une
resse; — ruche (d'abeilles).
rési, m. , récit; fér œ rési d
ktvkiî', faire un récit de quel-
qu'un, en foire l'éloge (Pail);
— f. , récie, repas de midi
(La Dorée). Cf. rcsyé.
rèshnr, rescourre, secourir.
respir, m., respiration,
haleine.
rcspoiiii, répondu.
respoiiwer , répondre.
reslayô, mauvais ou petit
reste de viande.
reste, demeurer, loger ; —
prêt dé reste, prête de rester ;
se dit d'une femme ou
d'une femelle sur le point
rct
d'accoucher ou d'avoir un
petit (Bierné).
reslr, mauvais sujet.
resiisitayc, revenir à la
santé.
resiirdr, sourdre; — gros-
sir, multiplier (Pail) : / pc
resiir dît 1 fur.
resnrs, source.
n'své, f., après-midi : il
résyé, a d résyc, cet après-
midi. Dans un sens plus
restreint, résyé désigne le
temps qui s'écoule depuis
la collation jusqu'au souper
(Pail).
résyc, v., goûter, coUa-
tionner, prendre le repas
du milieu de l'aprés-midi
(Andouillé).
résyone, recionner, goûter,
collation ner.
rétive, faire le rétif.
rétiy, f., rondin, gros mor-
ceau de bois rond et droit.
rêl(r), être de nouveau,
être rendu : kà v:(_ aie rcl a
l éeaye.
retrètif, bandage, pour
hernie.
réliir, tougère et ronces
rcT.
que le fermier coupe sur les
haies pour en foire de la
litière.
réture^ récurer (les fossés) ;
— fliire la rétur.
révèy mate, Sedum tele-
phium. Cf. erbSè Pyer.
revu, rêveur.
révyoji Qn), tout regail-
lardi.
réyd', relieur.
rèye, rayer, jeter; —
rayonner : la lœii s mil a
rèye àt dé niOé; — flamber,
briller : reye d:{yœ; — ratu-
rer, rayer; — relier.
rèyé, f., chaleur subite et
forte ; — rèyé d fœ, grand
feu flambant; — rayon de
soleil entre deux ondées :
à Mar ôii a dé rèyé d sida é
dé haré d pyé ; — rayons .
réydne, faire des raies pour
semer; — et vit réydne, être
vite enlevé, mourir en peu
de jours.
reyô, m,, raie de charrue
(Pail).
rèynr, reliure.
réi, f., espèce de petit
fossé, égout entre deux sil-
Ions; ■ — alvéole d'abeille,
rayon de miel.
rè:(œ, rèilè, rciirydo, rose-
reul, putois, belette (Châ-
teau-Gontier) : s tapi koin œ
rèzlè.
ré-^œl, réseau.
ré^c, semblable à un gâ-
teau d'abeilles : hé suvà lé
gril uavyâ sô ré~e à ddà.
rè:(i, résistance.
ré:(ipèr, érésipèle. On le
guérit par une application
de bouse fraîche (Chàteau-
Gontier), ou une infusion
de fleurs de sureau.
ré:(ii, -d, résous, résolu, -e,
résigné ; — bien portant : et
Vil ré:;ii ?, comment vous por-
tez-vous ? (Bais) ; — : tu pyc
re::^ii ,
ri, rien : sa nu^ a mi a rc,
ca nous a ruinés; / vu ncli
sa an œ rc d ta.
rï'hérj, Mercurialis annua
(Landivy). Cf. ràbcrj .
rèjïuè, odeur de flirine
moisie : sa sa l rèfwl (Châ-
teau-Gontier). Cf. rafivc.
règa, m., ringards, grosses
^4^ '"'■■/
triques, perches (Chàteau-
Gontier).
rècjê, animal cliétif (Er-
née); — trique de petite di-
mension.
irjc, ruminer (Craonnais),
Cf. rdje.
rèsej, rinçure, action de
rincer; — vin, cidre et
toute boisson qui reste au
fond du pichet et qui est
par là même versée en der-
nier lieu aux convives.
rèset, action de rincer sa
tasse après avoir bu du
café en y mettant quelques
gouttes d'eau-de-vie ; — eau-
de-vie prise après le café.
rèsoiié, f., volée de coups;
— rincette.
rèsd, reste ?u fond d'une
bouteille ou d'un verre.
rèspè, reste.
rcsU) qui a de gros reins,
qui a les reins forts : s ctet
œ gru:{ ôm pàsii é rcsti ; nul
hîivar êrlsu é t-itl a Je niasakr.
rctur, rameaux d'un ar-
bre. Le propriétaire a le
bois de €art et le fermier la
rî'lur. Cf. n'Iur.
rib
rityc, s. m., reins.
rc\ô, raison.
rhape (se), se reprendre,
se rattraper : / se rhapi a ivn
hn'ie; — revenir à la santé.
;■/, rix, racine (Craon-
nais).
ribalè (ô), à l'air, dehors.
ribàobi, f., ripaille.
ribàod, ribaude (vache),
vache toujours en rut qui ne
retient pas (Craonnais).
ribàode, ribauder, se con-
duire en libertin.
ribà, ruban.
ribô, battant de la baratte.
Cf. harahâo ; — rabot : —
trique pour battre la rivière
et eftaroucher le poisson.
riboli, petite ribote.
ribotd', riboteur, qui aime
trop à boire.
ri bote, baratter; — s'eni-
vrer ; — battre l'eau pour
eftaroucher le poisson.
ribà ril'cii, ribon-ribainc,
malgré tout.
On le lirait ribon-ribaine
Jamais on n'en serait futé.
(Dictionnaire Lavallois.)
I
rif
l'ibu, rébus, idée bizarre.
ribiile, vagabonder à tra-
vers champs (Andouillé) ;
— ribiile d:{ yœ, rouler des
yeux en boule.
ribuy, f. pi. , vieux sou-
liers.
rUole, ricaner d'un air
niais.
rUoUiy ricaneur.
ridé, lièvre mâle : alô, y a
pa d pert, s et œ ridé.
ridel, f., rideau de grosse
toile, ordinairement plissé
à petits plis au fer, et gar-
nissant les lits à quatre que-
nouilles. La toile de ces ri-
deaux est souvent fabriquée
dans la ferme même; —
porte-gerbe, côté d'une char-
rette.
HJî, rifle, maladie du cuir
chevelu chez les enfants.
Cf. rajî; — écorchure, égra-
tignure.
rijîar, marteau à manche
de fer dont le manche sert
au faucheur pour aiguiser
sa faux (Ampoigné).
rifle, rifler, raser, passer
tout contre.
G. DoTTiN. — Glossuili:.
■ik
449
riful, rifiiÇr), partie pro-
fonde d'une rivière retenue
par une chaussée au-dessus
d'un moulin. Cf. rcfnl.
rigayé, f., bon feu pétil-
lant et qui réjouit.
rigobi, f., régal (Chàteau-
Gontier).
riguk, rigoler, se réjouir,
faire quelque débauche.
rignlin, escalier.
rijâone, rire jaune.
rijolc, ricaner d'un air
niais. Cf. rigole.
rik, f., vieux cheval, mau-
vaise bête.
ril\ ras : /-// rik, tout près ;
— rik a rak, exactement,
sans céder; — rik a rik, côte
à côte, bord à bord (Pail).
rikâopi {et a), taire des
malices par désœuvrement
(Hercé). Cf. adlé~i.
rikar, geai (Château-Gon-
tier).
rikanye, ricaneur.
rikœyet, distribution à la
volée comme on fiit aux
baptêmes à la sortie de
l'église : ^tc a la rikœyet.
Cf. gobiiiay.
2Ç,
4)0 rip
riki'y raser, passer tout
près. Cf. rifle.
rikiki (pli bonom dû la),
petit doigt : pli bonom dû la
rikiki, ki a màjc ma rôti lu
lé midi (Cosse). Ct. pûli
knrtâo.
rikopti, sorte de julienne
où Ton éniiette le pain de
sarrasin que l'on ne veut
pas laisser perdre (Hercé).
Cf. miçinisé.
rime, rimer, être raison-
nable : sa II rim piuè', —
œn let bè rimé, une lettre
bien tournée.
rimolè, riiiiiilè, m., fon-
drière.
riijolè (et o), être usé jus-
qu'à la corde (Pail).
ripàopé, grande beuverie ;
— grande quantité.
ripaye, faire ripaille, man-
ger gloutonnement.
ripe, riper, gagner (au jeu)
Saint-Thomas : ;' té va ripe,
U via ripe ; — attraper (Châ-
teau-Gontier).
ripopax, ripaille, orgie.
ripyol, ornement vieux et
passe.
ro
ripyole, a., se dit d'une
couleur passée par plaques.
riskaby, risquable, que l'on
peut risquer; — périlleux,
sans espoir de succès. Cf.
ijàdiyœ, katérœ.
riskaryœ, animal qui a des
tares.
ristiira, m., vieilles pa-
rures usées.
;■/ tu jâon, rit-tout-jaune,
qui rît à contre-cœur.
riy, rilles, parties de la
chair du porc qui ne se con-
servent pas dans la saumure
et que Ton foit cuire dans
un grand chaudron en même
temps que l'on fait fondre
la graisse; — riy d nui,
membres d'oie que l'on con-
serve dans la graisse.
riye, riller, glisser (Pail).
Cf. ékriye.
riyet, rillettes, parties me-
nues des rilles.
/■/v(i, m. pi., rillettes.
ri\ri, f., risée, éclat de rire.
ni, roue. Cf. ni; — sub-
division du butyâo. Cf. arol ;
— La Roë, nom de lieu ; —
terme de tissage, assemblage
rob
de broches entre lesquelles
sont passés les fils de la
chaîne. Cf. peu.
rob d àd'uy, enveloppe de
l'andouille.
robe, dérober.
On y a robbé son arnionac.
ms. 22
Rober, Robert : et rober,
ne pas être le maître dans
son ménage.
rober j,roherge, mercuriale
annuelle. Cf. ràberj, rèberj.
robe, chiffon, linge usé :
)nét 6 robe, mettre au rebut;
— mareà d robe, robe, chiffon-
nier ; — faucheur qui est en
retard et avance moins que
les autres; — testicule du
coq (terme employé par les
femmes qui chaponnent).
robieô ( terme d'amitié
adressé à un entant).
robine, être en arrière dans
son travail.
robinè, mesure de liquides
valant dix centilitres.
J'beirions bcn un robinet
Avant d' commencer la journée.
(Pastorale 97.)
rok 45 1
robinri, f., lenteur, foi-
néantise au travail ; — plai-
santerie.
roboskô, bossu.
ro^Iè, rochelet, blouse
(Montourtier).
rogasyô, rogations, fanai-
son : j avô yii d bel rogasyô
Belles Rogations
Belle fanaison.
On chante aux Rogations :
éc;:((jodi, ég^âodi, à lé bâo m,
inÔtô:( i.
rogatonœ, celui qui gronde
toujours (Bierné).
rogatone, chercher à tâtons
dans un coin. Cf. ragatone.
rokau, f., rocher, coteau
escarpé et aride (Chàteau-
Gontier).
rohanœ., escarpé.
roke, monter, grimper.
rokc, petit rocher, petite
rue escarpée et rocailleuse.
A Laval une rue escarpée se
nomme le Roquet de pa-
tience; — Le Roquet, nom
de lieu.
rokinô, reste de viande,
rogaton .
43- '''i'
rokopiro, loriot (Nuillc,
Astillc).
rolc, rouler : /t* via kor a s
rôle dâ la bùrb; — la inivèd
pyér sa roi la fao ; — - rôle
quelqu'un dans son lit c'est
lui border les draps et les
couvertures; — s rolc, se rou-
ler : h' pli màsH lu via Ici va
kor s rôle dû la bôrb ; — se
bien border dans son lit ; —
il é rôle , il est malade au lit;
il est mort.
romasiik, romatis, rhuma-
tisme : à mit met, lé siirjyè n
i àlàdà rè, s et œ roniatisk kè
v^avé dàl jù^ye. Cf. rttniatik.
romàse, romancer, mur-
murer, se plaindre.
romàsin, moustache; —
favori.
rôme, rômiye (fail), râler
(quand on est enrhumé).
ràinyoïie, murmurer entre-
les dents. Cf. nunyoïw.
romyd, sifflement de la
poitrine et du nez particu-
lier aux gens enrhumés
(Bierné).
ron, rogne, retaille; —
urondcmcnt.
rot
rotjole, gronder, gromme-
ler.
rouolmà, murmure.
ros, gardon, Alburnus
bipunctatus ; — émousse
(Craonnais). Cf. tribis, rus;
— vieille souche.
rosé, rossée, volée de
coups.
roslé, m., belette. Cî.rœ:;^ù-
ryâo, rœ^lè, ritslet.
rôt, route, sentier, en
particulier le long d'un
champ : fer dé rot; — œn
rôle d niés, par où passent
les gens pour se rendre à la
messe; — brèche dans une
haie (Craonnais).
Les Crottois parmi les rotes
S'en viendront hâtivement.
(Noël du comté de Laval.)
rôt, grosse corde pour
maintenir une charretée de
foin, de paille (Saint-Aubin-
du-Désert, Pail). Cf. lyiir.
rote, roter; — courir vite :
via lî jvâo ki rot bè (An-
douillé). Cf. barde, ricele.
rate, serrer avec la rot.
rôti, champs laissés en
1
i
rôd
jachère après trois récoltes
de blé (Château-Gontier).
rotin (cï), passablement,
assez : i pas du môd à rotin.
rotine, aller et venir.
rotise, faire le premier la-
bour d'une prairie qu'on
défriche (Craonnais).
rotruâj , rotiuàj , rotwàj
(Pail), rotruenge, rabâchage,
reproches continuels : a va
kôr nu mie se rotwàj; —
historiette amusante (Mon-
tourtier).
ro^èryâo, rosereul, belette;
— petite martre.
rôd, ronde (de foin, de
chaume), chaume ou foin
poussé avec le pied le long
des sillons à mesure que la
fuix le coupe, et déposé
d'endroit en endroit sur le
champ (Pail). Cf. ràd.
rôdeue (rt), sens dessus
dessous : /f// éa ràd€ii€. Cf.
géràbé.
l'ôdel, rondelle, disque qui
ferme la baratte. Cf. rwel.
rôdeye, s'arrondir : fô k la
hà vyej par là à rôdeyà; —
faire des rôd.
ru^ 453
rôdiÇr), arrondir, grossir;
— rôdi d^ yd% ouvrir les yeux
largement avec un air éton-
né ou irrité, écarquiller les
yeux, faire les gros yeux.
Cf. rilmle.
Rôda, nom propre de
bœuf.
rôfyé, f., action de ronfler
ou de dormir.
ronone, murmurer.
rôptur, rupture, membre
brisé.
rôpu Çét}, être rompu, avoir
une hernie.
rôpûinà : marée fè rôpmnà,
marché ou affitire définitive-
ment conclu et par lequel
on livre sa marchandise sans
peser ni mesurer. Ct. tra-
vers.
rose, roncin, mauvais che-
val.
rôsrè, lieu où il y a beau-
coup de ronces ; — Le Ron-
ceray, nom de lieu.
riieé, f., ruchée, contenu
d'une ruche.
rueô, ruchot, panier en
paille fabriqué de la même
façon qu'une ruche, mais
454 >■"-'
a3'ant une autre forme et
servant à porter le pain au
four (Bais, Ernée).Cf. pnyô.
riifolc, f. , contenu d'un
ruchot.
rud, ni., rièble (Galium
aparine). Cf. rœbl.
rud, rude, pierreux (ter-
rain) ; — sévère (personne) ;
— fort : s cl (V nid y,â ;
5 et à' rud iiii'to.
rudàjc, traiter rudement,
maltraiter.
rudri, f. , rudesse, bruta-
lité.
rufaj, riifej, ruffage, froid
et sec (temps); — • de mau-
vaise humeur, rogue.
rufyà, paillard, rufien.
ruinalik, rhumatisme. Cf.
rusmalik.
rumim, gronder : /// va i
fer rumine. Cf. dispœte.
rupe, roter (Pail). Cf.
drupe.
rus, pi., Sinapis nigra,
moutarde sauvage; — Ra-
phanus raphanistrum.
ruile, ruisseler.
rusnmiik , rhumatisme
(Pail).
rii^
rusynÇo), ruisseau.
rutiitu, petit cheval de
charbonnier.
m, rôt. A l'origine, sans
doute, orc~ô du ru signifiait
oraison du rot. \'oir or^-ô.
rn^, rouche, roseau. Cf.
rd'f, — dans certains jeux,
au jeu de balle par exemple,
lieu où se tiennent ceux qui
ont perdu (Pail).
riieay, rucayé, f. pi., dé-
bris de viandes, os.
Tiens, voilà les rouchailles
Si tu les veux roucher.
J' mis ma main dans ma poche
Et j'tirai mon moucher.
(Chanson.)
riieayc, ronger (un os).
rnsd'y qui mange avec avi-
dité sans rien perdre.
nt€e, ronger; — donner
des remords; — souffrir en
silence; — user par le frot-
tement; — marquer de la
petite vérole.
rin'Cy petit os sur lequel
il y a très peu de viande; —
os employé à la tabletterie ;
ni m
— trognon, cœur d'un fruit:
œ riisè ci puni. Ct. iùnve.
ru£mà, colique.
ni^one, rneote, mordiller,
ronger; pua')te se dit surtout
du mal de dents.
rit€Ô, reste d'un objet à
demi mangé ou rongé : nifô
d pom, trognon (Pail).
riij (bi't) , bête rouge,
lepte automnal, rouget.
ntjœl, rougeole.
ru je, lepte automnal, in-
secte presque microscopique,
de couleur rouge, qui se
glisse sous la peau et y cause
des démangeaisons intolé-
rables; — nom donné aux
bœufs rouges.
rnj vine, nom d'une espèce
de grosse poire à cidre (La
Dorée).
nilœ, ouvrier qui voyage,
changeant souvent d'atelier.
r-iilé, f., Medicago macu-
la ta (La Dorée). Cf. miueso-
net.
rulé, riiJô, rouleau pour
écraser les mottes. On dit
aussi pu mot.
Tiimase, murmurer.
mp 455
rmiiatik, rnmalk, rhuma-
tisme.
rumâse, romancer, parler
seul et peu distinctement
(Pail). Cf. romàse.
niinâsin, moustache.
rmnine, ruminer, remâ-
cher; — réfléchir, repenser
à une chose.
n'imiye , râler (comme
un enrhumé ou un asthma-
tique).
niiniyê, rumîyinà, petit
râle guttural.
niinyone, murmurer entre
ses dents. Cf. rômyone; —
réfléchir (Pail).
mnifye, renifler.
nine, rogner; — grom-
meler.
riipiy, roupie.
rupiye, avoir de la roupie
au nez ; — lober, s'endormir,
être dans un état de som-
nolence ; — râler.
nipiyone, respirer fort; —
tousser.
niptyonmà, m., respiration
genee.
nipiyô,
gênée.
m . , respiration
4)6 nis
rnpyd', qui a fréquemment
la roupie.
riipyol, f., petite volute
en bois, partie de la toupie
opposée au pivot; — caron-
cule du dindon.
rupyô, vieillard impotent :
œ vyœ nipyo ; — toux ; —
roupie au nez.
nis, vieil émousse, souche
(Ernée, Landivy). Cf. rac;ol,
ros.
ruse, roter ; — vesser.
rmet, belette. Cf. rœ:(lê.
rmino}, rossignol.
nisinole, devenir roux (en
parlant du beurre).
nisisive, routoir, lieu où
l'on fait rouir le chanvre.
rushaye, fliire du bruit,
sauter dans un escalier ou
sur un plafond; — caresser
grossièrement.
ruslc, rousselet, couvert
de taches rousses.
niskt, hermine en pelage
d'été, belette (Landivy).
rusle, V., battre; — péter.
nisté, f., volée de coups.
rusli Cm sa /), ça sent le
brûlé.
niy
riisliÇr), griller ; — perdre
sans ressources, détruire :
nu via nisli (Pail).
nislisur, brûlure au linge.
rusliye, roussir, rôtir,
griller, rissoler.
riistouc, murmurer entre
les dents. Cf. nvuxonc.
nisur, rousseur.
rusurc, roussir.
nttc, roucouler (tourte-
relle, pigeon) ; — filer (en
parlant des chats), faire le
ronron; — grommeler; —
être de mauvaise humeur;
— dire sans cesse.
niti, f., rôtie, pain trem-
pé dans un liquide, ordinai-
rement dans le cidre; —
m., rôti; — fà à niti, ja-
chère qu'on met en labour
(Ernée).
nitt-eào, rôti chaud, fruits
cuits au four.
riiti(r), rôtir.
r-uîiswe, rôtissoir.
nilwe, routoir à lin.
ntx, m., rouille.
ruyô, gros cailloux roulés
de quartz (Craonnais). Ct.
^nyii.
riva
rnyur, rouille.
r2/;(, rose.
ru^é, rosée.
rn:^iu, résine : ^àdel dû
m^in, par opposition dont
mdel de 6m.
rumine, faire ou employer
de la résine ; — écouter ; —
flâner; — jouer du violon,
surtout jouer mal.
rmine, porte-résine.
ru^ye, rosier.
rwa^ m., ruche d'abeilles
dont les alvéoles sont dispo-
sées en couronne.
rwaf, très acide (Pail).
rivane, mâcher avec diffi-
culté.
rivâo, chat mâle; — €at
à rwâo, chatte en chaleur.
Cf. rak(^û, markâo.
nuâode, miauler très haut
(Château-Gontier).
rwâodê, instrument pour
attirer la braise du four.
riuapr, âpre.
riua:^^, roise, prairie où
l'on a mis du lin à rouir.
rwa^oh% se promener de
côté et d'autre, d'une façon
nonchalante, distraite, sou-
riue 457
vent avec l'idée de mal faire
(Pail).
rwa^olye, promeneur au-
quel on prête de mauvaises
intentions (Pail).
riuaiyào (a), en cercle :
stf serpà et à rwa^yâo.
rwehe, rouêtier, celui qui
répare les rouets.
rwel, rouelle, petite roue
non ferrée de l'avant-train
de la charrue; — disque qui
ferme la baratte. Cf. rôdel.
rwcJe, courir vite : via œ
jvâo ki rwel bè (Andouillé);
— faire promptcment un
travail (Saint-Aubin-du-Dé-
sert); — couper en mor-
ceaux larges et peu épais
(Izé), par exemple des
pommes de terre.
rwen, reine.
rwetCy rouer de coups; —
su rweîe, se battre soi-même.
nyc/)'^, fabricant de rouets.
riue:^yâo (a), en roiseau,
en rond : s htee à riue:;jâo
kom œ m.
nvèse, pousser des cris ai-
gus, comme les petits co-
chons, les petits lapins.
4)8
ru'i
rzL'isô, m., prainc oli I on
n mis du lin à rouir.
rû'âo, petit ruisseau, petit
canal.
ril'âodf, miauler; — faire
ronron comme les chats.
Cf. rivâode.
ribei, mette, petite rue,
petite route : la ricet ô pè
Ik'ni, le gosier; — la rivet ô
plis, le sillon entre les deux
seins; — La Ruette, Les
Ructtes, nom de lieu.
rû'isyào, ruisseau.
rû'i:((', fer r-tï'i:(c, faire rui-
ryo
ser, faire reluire un soulier
ciré (Saint-Thomas).
rxiiodc, ricaner en dessous
(Craon). Cf. càiwir.
ryoee, ricaner en dessous.
rw/è, panaris, mal de
doigt. Cf. tiinià, tiirnd';
— guenilles bonnes à mettre
au ryolc , au rebut; — s'en
aller au ryoJc, s'en aller au
vent; — clochettes, Convol-
vulus saepium. Cf. vri\c\ —
Polygonum convolvulus.
ryolinà, riotement, que-
relle, tapage, rixe.
ryô, sillon (Montjean).
sab
sab
3à,- sac; — sas, tamis
(Gorron) pour séparer le
son et la farine (Izé).
sa, soi.
saba. Voici la description
d'un sabbat que M. Lucien
Daniel a transcrit d'après le
récit de son arrière-grand'-
mère. « La scène se passait à
Levaré, dans les bois qui avoi-
sinaient le château. Mon ar-
rière-grand-père passait un
soir assez tard dans ces bois
pour rentrer chez lui, quand
il vit passer à ses côtés, avec
une rapidité vertigineuse,
puis disparaître, la fille du
seigneur de Levaré, alors
âgée de quinze ans. Au
même moment retentit le
son d'un cor. Puis à l'extré-
mité opposée du bois un
autre cor sonna. Alors les
hêtres du bois, les vieux
comme les jeunes, entrecho-
quèrent leurs branches, et
leurs feuilles furent agitées
d'un frémissement singulier.
Pourtant l'air était calme et
l'on ne sentait aucun souffle.
Ce n'était donc point le
vent, mais c'était le com-
mencement du sabbat où se
rendait la fille du seigneur
de Levaré et où elle jouait
un des premiers rôles.
« Mon grand-père, un peu
sceptique de nature (c'est
sa femme qui le donnait
à entendre), ne put s'em-
pêcher de s'écrier en voyant
ces prodiges : « C'est ben
460 sah
drôle tout de incnie! »
Mais au moment où il pro-
nonçait ces mots, un vjoou-
reux soufflet lui fut appli-
qué sur la joue gauche sans
qu'il vit ou entendit per-
sonne. — « C'est tout de
même fort, ça, d'où ça me
vient-il ? » Un nouveau souf-
flet, aussi bien lancé que le
premier, lui arrive sur la
joue droite. Une sueur
froide, comme il n'en avait
jamais éprouvé de pareille,
couvre son corps et en même
temps il se sent dévoré par
une soif intolérable comme
dans les jours les plus chauds
de l'été. C'est en vain qu'il
cherche pour s'}' désaltérer
un petit ruisseau bien connu
de lui ; il marche sans sa-
voir où il va. Les arbres ont
toujours le même bruisse-
ment étran^re et une voix
lui crie : " Que viens-tu
faire ici ? Curiosité sans né-
cessité est un grand péché. »
Des cris plaintifs, des hur-
lements, des bruits singu-
liers traversent l'air. Mon
5ab
arrière-grand-père ne cessa
de les entendre qu'à la sor-
tie du bois.
« Longtemps après , ses
cheveux se dressaient d'hor-
reur au souvenir de cette
nuit horrible, et il ajoutait
d'un ton convaincu, en ra-
contant cette aventure un
peu après la Révolution :
« Les anciens nobles savaient
d'autres choses que leur
alphabet et leur Croix de
Dieu. Espérons que leur
temps ne reviendra pas. »
Il laut avoir entendu le ton
mystérieux avec lequel on
prononçait d'autres choses
pour se fiiire une idée de
ce que contenaient ces
simples mots, qui évo-
quaient, sans les préciser da-
vantage, les rapports avec le
diable, le grand maître des
sorciers et l'organisateur des
sabbats. Aujourd'hui encore
on dit, avec le même
mystère, d'un tait où l'on
croit reconnaître une inter-
vention surnaturelle : lésé
dô sn tràkil, sa pitre heu et
5ab
kœk €u^ a kè i n fào p-wè
tu€e » (L. D.).
6abô, sabot ; iabô béeti, sa-
bot très lourd et très massif
que l'on prenait quand on
bêchait à mottes avec le
jœswe. Comme ou aurait
pu se couper le pied en lan-
çant vers soi la lame du
fœswe, on évitait tout acci-
dent en mettant soit au
pied droit, soit au pied
gauche, selon Vamè, un sa-
bot bé^u pouvant suppor-
ter le choc de la lame; —
eî akase sô sabô, se dit d'une
jeune fille qui s'est laissée
séduire (Pail).
■sabôtaj, bruit tait en mar-
chant avec des sabots.
sabote, saboter, traîner ses
sabots ; foire du bruit en
marchant.
sàbr, f., bruyère (G.);
- — m., feuilles d'iris ou de
Sparganium.
sabrùna, individu d'une
conduite peu régulière atti-
rant l'attention par le tapage,
le désordre (Pail).
sabidœ d krapâo, labou-
saf 46 1
reur, cultivateur (Pail). Cf.
krosii.
sabnle, rudoyer, bouscu-
ler avec le pied : / gà Sine a
sabnle mô £apyâo; — sabnle
lé krapào, labourer ; — traî-
ner, user : mé eâosur n sa
pu bon k pur sabule dà lé ba
£mc (Andouillé).
sabulé, f., coups, cor-
rection, réprimande.
sabyer, sablière, espace
compris entre le mur et les
coyaux.
saee, sacher, tirer avec
force, par secousses. Cf. sake.
sadâ, m., ïemma mal mise.
sûfr, safre, gourmand
(Mayenne); — rude, pi-
quant : à via du ta, du va, d
la fre safr; — qui dessèche
la langue, acide, saumâtre :
œu pàer sàfr ; — sacré : safré
mâodi, sacré maudit.
safre, avaler.
safri'uui, goulûment, avi-
dement (Pail).
safr été, f., safreté, acidité;
— gourmandise.
safte, saveter, salir, tacher.
462 sak
gâter, chiribnner un vête-
ment, un livre, etc.
safloiic, salir, abîmer.
Miflô, m., personne sale;
— savetier ; — ouvrier ma-
ladroit et qui ne sait pas
travailler proprement.
satji', vieux couteau.
sacpmye, tirer de côté et
d'autre.
sûgrol, f., savate, vieux
soulier, gros sabot; —
femme de mœurs légères.
S(up\)ÏL\ faire du bruit en
traînant ses sabots ou ses
souliers; — vagabonder à
travers champs (Andouillé).
Cf. bilàde, ribiile, Irchalc.
sais, sak, ça (devant une
voyelle) : salç aie d prûiiiycr ;
sa k é bào ; sa k cl i bè benià.
sakèiiaye, saknaye, secouer.
sakcle, sakole, saklc, se-
couer par petits coups secs;
— parler en sakià : « J'/i ina
la pé », k i sakli.
sakê (de), de saquet, en
imprimant des secousses :
tire d sakê; parle d sakè, par-
ler d'une manière saccadée ;
/ va d sakê. Cf. bà'dé.
sak
sakc, saquer, tirer, arra-
cher par secousse ; — défaire
un tricot; — guérir, tirer
de danger.
sa ki, cela (devant une
consonne) : sa ki Je vrê bè.
sakr, m. , sacre, Fête-Dieu,
(à Laval); au figuré toute
belle chose : h' c;rà sakr, le
premier dimanche de la Fête-
Dieu; le pti sakr, le second
dimanche; bel koin œ sakr,
très parée ; bào sakr, bào batr
(proverbe); — Cardamine
pratensis.
sakr(\ sacré, entre dans un
grand nombre de jurons :
sakrè uô de dla ; sakrù mâle d
bôsiuar; sakrù iiiàodi.
sakrùmà, sacrement, élé-
vation de l'hostie à la messe,
bénédiction donnée avec le
ciboire ou l'ostensoir au
salut : / sakrèmà d la mes ;
— i s promèn kom à' se
sakrù mil, il marche droit
comme un I, d'un air lier.
sakrisl, sacriste, sacris-
tain.
sakristopole , sacristi (ju-
ron).
s al
saktye, qui porte des sacs;
— homme qui transporte
des marchandises à dos de
cheval; — charbonnier.
sal, sel. Le sel marin pré-
serve des sorts. Pour désen-
sorceler un champ où l'on
va mener paitre le bétail on
y entre à reculons et on y
jette du sel par-dessus
l'épaule (Dr. L.).
Quand on ne peut pas
taire de beurre c'est, dit-on,
que la voisine prend toute
la crème. Pour faire cesser
le maléfice on va le matin
dans un champ à trois cor-
nières, on jette du sel der-
rière soi en prononçant la
formule : kréin p-ur nié é lé
p-tir mô vé^è.
salad, f. , reproche, cor-
rection.
salaçje, saladier; — qui
aime la salade.
sale^ tirer quelques grains
de plomb sur quelqu'un ;
— frapper, maltraiter.
salévÇr), salive. Cf. kopi.
saligwè, sale, saligaud.
sûlopri, f., ordure.
ôâo 46 3
salive, saloir, vase où l'on
conserve le hrd.CL mnje, ol.
sainéfr, peut-être (Saint-
Germain-le-Fouilloux).
samir, saiiê, couteau mal
aiguisé. Cf. ço€.
sâo : d sâo, d pyè sâo, d œ
/))'t' 5(W, subitement : iiinri d
pyè sâo ; — sâo d yâ, chute
d'eau (Hercé) ; — bien : sa
va f i d sâo aniui ?
sâo, sauvé, sauf.
sâobar, d, qui aime à sau-
ter ; — homme ou femme
dévergondé.
sâodr, f., sandre, saule
(Ernée).
sâogi'rné, f., sauce vinai-
grée ; — impertinence ; —
absurdité.
scîogrole, rester longtemps
près du feu : Sïtp sâogrolé
(Ernée). Cf. jogre.
sâoke, psautier.
sâol, soi, jeu de la biche
(Saint-Aubin-du-Désert).
sâoin, psaume.
sâonuis, saumure.
sâoije, saunier, espèce de
petit baril de bois à cou-
vercle, plus étroit à son ori-
464 H'o
fice que dans la partie inté-
rieure, servant à conserver
le porc salé; — boîte à sel
(Chàteau-Gontier); — celui
qui fciit le commerce du sel.
sâoijcr, saunière, boite à
sel (Fail).
sàoSf f., reproche.
sdosé, f., réprimande, cor-
rection.
5c}osikè, m., sauce.
sàosyâo, sauce; — pluie.
sàoU, f., sautée, répri-
mande, avanie.
sâote, sauter, se dit des
bestiaux qui passent en sau-
tant la haie, dans un champ
voisin de celui où on les a
mis.
sâotrikè, sautriquet, pe-
tite sauterelle.
sAotrihô, m., petite saute-
relle; — enfant qui aime à
sauter.
sâotriJwte, sautiller.
sàotii, sauteur; — animal
qui saute les haies pour
passer d'un champ dans un
autre.
■sàohuc{i'), passage, brèche
dans une haie ; — échalier ;
Mir
— bois que Ton attache
au cou des bestiaux pour
les empêcher de franchir les
haies.
sâaVyi., but, dans les jeux
d'enfants (Pail).
snovnià, sauvement, salut.
sapùrç;en (exclamation de
surprise).
sapiiid, f. s., sapinette,
feuilles de pin et de sapin
(Chàteau-Gontier); —
cônes de sapin (Pail).
saprù, sacré (dans les ju-
rons).
sapya, m. s., menu bétail;
— volailles ; — tous les
petits animaux nuisibles à
la culture, tels que les pies,
les poulets, les mulots
(Craonnais) -.sel sapya Jj a
abîme im siiiàs.
6a(r), soir : adsa, ce soir.
sarahidd, m., personne ta-
pageuse. Cf. scrhiââ.
saiT, f., bord en bois
mince du ôâ; — pi., plan-
ches minces que l'on place
sur le bord d'un cuvier à
lessive lors qu'il est trop
plein (Pail).
sav
sàd
-|6S
saree, sarcher, chercher.
6ar€e, sacré, dans les ju-
rons : saree gab d àfér.
sardrin, sardine.
sarfœy, cerfeuil. Cf. serfœ.
sari, î., sarriette.
sarj, serge.
sarjà, sergent ; — huissier.
sarjye, qui flibrique de la
serge.
sarkœ, sarkœy, cercueil
(Pail). Q. €âs; — terme de
tissage, cavité permettant le
fonctionnement des mar- {
ches.
saniione, sermonner.
sarifiô, sermon.
sarpédi, espèce de jure-
ment.
sarviQ-), servir.
sarvyet, serviette.
sâse, tamiser. Voir sa.
salisfér, satisfaire à la loi
de recrutement, tirer au
sort pour le service mili-
taire.
savahe, savetier.
savate, usé (habit). Cf.
safte.
savom, donner un savon,
réprimander.
G DoTTis' — Glossaire.
savoiiri, t., savonnage du
lino;e.
sayi d Se Gida, saillie de
saint Gildas, gambades, joie
sans rime ni raison.
sàbyà, semblant, visage.
sàbyàs, ressemblance.
sàbye, sembler.
Toutes ces bêtes le caressant.
Sembie qu'ils le connaissant.
ms. 54
sà dévà diniâs, sens devant
dimanche, de travers (Châ-
teau-Gontier).
sàdr, cendre ; — s inarye
dà lé sàdr, jeu que l'on joue
le soir à la veillée; on fait
des raies dans les cendres du
foyer, chaque raie représente
un garçon ou une fille ; on
fait deviner à quelqu'un qui
tourne le dos qui épousera
la personne représentée par
telle ou telle raie (L. D.).
sa dragô , sang- dragon,
Rumex sanguineus.
sàdrin , cendrée , menu
plomb dont on se sert à la
chasse du petit gibier.
sàdriye, cendrier, linge
466 sàl
où l'on met les cendres
quand on f;iit hi lessive.
sàil, sangle, courroie; —
zona. Ou le guérit par con-
juration.
sâi'ii', lier avec une sangle.
sài}é, petite courroie.
sàc;à, sanglant, saignant.
sàgincr, sanguin : ;////
niivyào kiire é gnisyec sàgiucr,
il éfêryà, il et ahôminahy.
sàke, sentier.
sa par tu, m., sent-partout,
qui met son nez partout où
il n'a que fit ire. Cf. sàtoeœ.
sâsi', sàscinà, censé, censé-
ment, à peu près, presque :
5 é sàsémâ rè. Cf. ha:{ii}ià.
■sàsit, sangsue ; rigole pour
drainer un champ (Pail).
sàt, sente, sentier ; —
odeur : sa k a kasiiiià ivii
mwa^ sàt.
sàtd', qui aime à flairer,
surtout à la cuisine.
sàti, parfum (Bierné).
sàtini, f. , centime.
sàtitnà, odorat (du chien).
satin, sentine, Vaccinium
myrtillus (Ma3'enne). Cf.
muré.
Stic
Les pastourelles voisines
De CoLidrain et Louverné
\'iendroiit cueillant des bentines
Es rochers de Chaferiié.
(Noël du comté de Laval.;
satine, airelle, ou myr-
tille. ^
sàt nu), odeur.
sàtofd', qui fouille par-
tout, fouille-au-pot.
sàtoee , sentir partout,
fouiller partout.
sàtô, se ton (G.)
sa ver, sang vert, chèvre-
feuille (Villaines-la-Juhel).
j(('), si : s tu vyd' vni kôtù
ma; — j td', si tôt.
sè(;ri', secret.
sùhœriQ-), secourir.
sùhe, ske, setier, mesure de
blé valant douze boisseaux
(Chàteau-Gontier).
sêJior, secourir.
sùkive, secouer, remuer ;
— battre.
sùkiué, secouée, secousse ;
- correction, réprimande;
— abondance : à via a-n
sèkwéd môd.
siicii'et, voiture suspendue
dans laquelle on est très
secoué; — tabatière en
forme de fiole. Cf. eUiuer,
eikwer.
sèli, celui : sli la. Ct.
sti.
sêinà, snià, seulement,
même, assurément, juste-
ment ; ///- vyœ épi 1:^0 l gâ
Jvaye, inè:{ il è si bét h i n se
sinàpa dir pè; — s é sinà vrCi ;
— pa smà (Vil iiiyét, pas
même un peu ; — sa u ic
smà pa li; € se smà pivè u y
ènn a, je ne sais seulement
pas où il y en a.
séNie, semer. Il ne fout pas
semer le trèfle les jours dont
le nom contient un r; les
bêtes enfleraient. On ne doit
pas semer le blé dans la der-
nière semaine de novembre;
les oiseaux mangeraient la
semence. Pour le semis des
betteraves, carottes, navets
on dit : sèm à 11 Avri é nié
à Mê, je rékolîùre kor pu k
té (L. D.).
scmèlc, frapper avec la se-
melle du soulier : jvatèsmèle
l Jeu ; — rôder : ô n vê h se
jà la smêle dà iiô kartye.
5êp
467
sènielé, t., coups donnés
avec la semelle du soulier.
sèmel, smel, semelle; —
pièce de bois dans laquelle
est emboîté le soc de la
charrue; — partie d'une
charpente.
sémên dékal jœdi, semaine
des 4 jeudis, jamais.
sèmé:(ô, sméiô, f., temps
des semailles.
sèmi^, suii^, chemise.
sèini:(èf, smi:^et, chemisette.
sèmker, cimetière. Cf.
sointer.
sëiiâ, smî, cenail, grenier
à foin placé au-dessus de
l'étable (Gorron) ; — appar-
tement mal tenu ; — mau-
vais lit (Pail).
sénar, mauvais lit (Pail);
— désordre, tapage ; —
couteau.
sénaye, snaye, tirailler en
se battant.
sènel, sih'l, fruit rouge de
l'aubépine ; — testicule
(Chàteau-Gontier); — La
Senelle, quartier de Laval.
sêplé, cepelet, entrave for-
mée de trois morceaux de
460 sûr
bois en triangle que l\)ii met
au pied d'un cheval pour
rcmpccher de sauter,
si^rn~, cerase, cerise.
shà, srn, peigne de ter
servant aux cultivateurs et
aux filassiers pour peigner
le lin et le chanvre : rnd
Jconi tv srà ; ô hrè, pi^ on ékde,
âfc ô srâs II' le, h' €àhr ; —
reproche.
sùràsc, srâse, travailler avec
le séran ; — gronder, battre ;
— jouer du violon.
sèràsé, t., raclée.
sâràsiL'er, sràsiver, peigne
de fer pour le lin et le
chanvre.
scràsye, séran, sorte de
peigne en ter pour le lin ou
le chanvre.
sùrèn, sirène.
sèrène, srêiic : / srcii, il
tombe de la rosée.
sêrix, sn% cerise.
sâréie, m., conserve de
cerises. Cf. Jt'n^.
sCrêiye, srè^ye, cerisier.
6ùrl, srè, serein, rosée du
matin ou du soir; — pluie
fnie.
sa'/
si'n'nt', sriih' : i sriii, il
tombe une pluie tine.
j(V7;^e', sùri:::Je, conserve de
cerises que l'on foit bouillir
pendant plusieurs heures.
Cette opération se faisait il
y a une trentaine d'années
pendant la nuit. Il y avait
la veillée du cerise comme
la veillée du pommé, du
raisiné, etc. On y invitait
les jeunes gars et les jeunes
filles des environs, et c'était
une occasion de chants, de
rondes et de danses.
sùval, cheval (G.).
nXciy^ cisailles, grands ci-
seaux pour tailler les haies
(Bierné). CL fon.
MV, seul : lu Je s<v.
sœ (Je), les ceux, ceux.
sœ, su.
sœ, t., soue; — soit.
sœhye, sitfler; — boire,
avaler. Ct. siihxe.
sœhyè, sitflet. Cf. subyc.
cJd'rf///, seuil de rhuis, seuil.
sœdr, saule.
sœdre, saulaie.
sœf, soif. Cf. se.
sœf,:^i, suffisant.
Sd'll
sa'fi:^amà, suffisamment .
sœl, pièce de bois posée
horizontalement par terre et
destinée à porter les mon-
tants en bois, d'une cabane,
du grenier à foin, d'un
appentis ou d'une maison ;
la crèche est souvent établie
contre la sœl.
sœl, sœ, seuil.
sœl : la sœl, celle ; — a sœl
fc kù, a sœl fè de, à cette fin
que, afin que, afin de.
sœle, sœlye, soulier. Avant
la Révolution, les bourgeois
portaient des souliers décou-
verts à boucle d'argent ; les
paysans portaient le di-
manche des souliers sans
boucle, et en semaine des
gros sabots jaunes (L. D.).
J'avons un' belT pair' de seuliers
Qui est de piau d'anguilles
Q.ue je ne portois qu'au [di-
[manchc]
Pour flùr' danser les filles.
(Ronde.)
Et quand les tricouses j'aurons
Des seulers dans les arpions.
(Pastorale 38.)
sœne, soulier. Cf. sœlye.
sek 469
sςr), sureau (Pail). Cf.
su(r).
sœr, adj., sûr, certain;
— adv., assurément. On dit
aussi p'iir sœr.
sœrjyè, chirurgien.
sœrkiue, surcouer, couper
la queue à un cheval.
sœrneye, faire un circuit.
sœr plu, surplus.
sœrpràr, surprendre.
sœrté, sûreté.
sœt : sét si, sœl la, ceux-ci,
ceux-là (G.).
sœvà, souvent.
sœy, {., seau en bois ser-
vant à puiser l'eau. Cf. sêy.
se, chez (La Dorée).
se, soi, lui, elle.
se, f., soif. Cf. sœ, sa; — •
sel.
sêbr, tapageur.
sèe, sec; — séchoir.
sée Çsû), s'asseoir.
sékal, réprimande, verte
semonce (Pail).
sékà Çiiti), une fois, je ne
sais quand : j fit un sékà a la
vil (Pail).
sektàb ( r ) , septembre
(Montourtier).
470 sen
sel, f., petit siège de bois
à 3 ou 4 pieds et sans dos-
sier sur lequel une seule
personne peut s'asseoir. On
s'asseoit sur une selle pour
traire les vaches. Cf. brieet;
— se} a Ird'é, support du
cuvier à lessive; au ligure,
personne lente et encom-
brante (Pail).
sélô, insecte rouge presque
microscopique, plus connu
sous le nom de rouget.
sel ri hyà, sel ri ni, nom
de deux espèces de poires
à cidre (Montjean).
sèmri, f., temps que
durent les semailles.
sémsà, séneçon (Senecio
vulgaris).
sèn, fente du sabot d'un
cheval.
sènùfye, signifier; — sèufi
sa? pas possible?
sénémà , justement.
senà, sans l'intervention
de : seyjâ vu il le lui ékrahnye.
séij hih , saigne-bique,
mauvais couteau.
seiiœri, f., seigneurie, sur-
nom. Cf. sinori.
ser
seije (.v), se signer, faire
le signe de la croix.
sèu-né, herbe aux char-
pentiers, millefeuille (Achil-
lea millefolium). Les éco-
liers s'introduisent la feuille
dans les narines et frappent
sur l'aile du nez de petits
coups secs et répétés qui
déterminent l'écoulement
d'un peu de sang.
séparlaje, partager.
séparlay, f., partage (G.).
séparliÇr), partager.
sepiye, secouer, battre.
sépyào, cepeau, serrure de
bois, verrou de bois, entrave
de bois.
sèÇr), n. f., soir
ser, ce soir (Hercé) ;
reau (Saint-Thomas).
serl'idâ, m., personne ta-
pageuse. Cf. sarahidâ.
serre, chercher.
ser dû fàbr, poignée de
chanvre vert (La Dorée).
Cf. hnsô, jvaye.
serdrin, sardine. Ct. sar-
drin.
sèrê, soirée : d sèrê, ce
a d
su-
set-
soir; — suite, série : / avô
yn œn vilên sèré d pyé.
sere, cueillir, récolter :
y a lot à k nô piim sa serc; —
gagner (en parlant d'une
maladie) : tu va sereœrcvni.
serf à, sèrfè(j) , ce r fe u i 1 .
serimâ, sériement, vive-
ment (Craonnais).
serimàni, f., cérémonie.
serivyet, f., serviette.
serkœ, cercueil. Cf. sarkœ.
On place sur le cercueil une
nappe mortuaire en toile fine
ayant une frange à plusieurs
rangs de nœuds. On porte
le cercueil à l'aide de ser-
viettes ou de leviers (L.D.).
sèrhe, sarcler.
serklςr), qui sarcle.
sêrko, petite hache (Saint-
Aubin-du-Désert); — petite
serpe (Saint-Thomas).
sennyâ (o), cermeau,
grande serpe qui sert à
faire des fagots (Mayenne).
serti, cercle. Pour ne pas
être enlevé par la Chasse-
Artu il fallait décrire avec
une baguette un serti, dans
le sens opposé au soleil
ser 47 1
levant; quelque grand que
fût ce scrii les dénions n'y
pouvaient passer; — halo
lunaire.
sériie Çsc), se cerner, s'en-
tourer d'un cercle.
sèrô, gratin.
serpe, serper, tirer violem-
ment.
serpidù , serpent : ttiêm
kôm œ serpidà ; — c]rà ser-
pidâ, grand diable, homme
dégigandé, personne aca-
ricître.
serpiile, serpolet.
sersifi, salsifis.
sersiui, serre-souil, pelle à
main .
sersyào, m., grande serpe
(Montjean). Cf. sentiy^o.
sert, serte (Le D., p. 260),
service de table.
sertiir, f. , ce qui sert, ce qui
est nécessaire : / avô mit
sertur pur se k ê dé puni; — et
dé sertiir, de bon seriur, être
bon à employer; — service
de table.
servà, servant, domes-
tique (Landivy).
servitiir, serviteur.
472 sey
Je venons laire servitour.
nis. 54
5('/, celle, sel In, M-t si.
set (t é (? harem, sept ;ins
et un carême, huit ans.
sèl à ça'/, sept-en-gueule,
jioirc si petite qu'on peut en
avaler sept à la fois.
sèlû'i, celui.
sey, {., seille, seau de bois
qui sert à puiser de l'eau : va
lai â l ycfo âà la sèy; — scie ;
— m., seigle (Pail).
sèyâo, seilleau, petit seau.
sèyé, f., seillée, contenu
d'un seau plein.
seye, scier, couper le blé à
la faucille : / àlô d résxe iiit:^
a rote a seye.
seyet, seillette, petite seille ;
— petite scie.
sèyi, m., sciure de bois.
ieyoïie, marcher sur la
crête des sillons.
seyô, m., petite ou mau-
vaise scie.
seyà, sillon , terre rejetée
par le soc. Un sillon se
compose à Andouillé de la
ré, de h pare et de la kiirâod.
se
11 faut trois tours de charrue
pour le faire.
sèyr, soir (G.).
seyri, scierie, moisson : /
ta â la seyri.
sèyii, qui coupe, qui scie:
sèyn d i;re.
sèv, cive.
Si\ô Ça), en saison, en
rut (Craonnais).
se, chez : / sœ aie pu le vè
iitè i u tè pwê se yœ. Cf. €?,
€œ, €a'.
se, seing, grain de beauté;
— saim, saindoux; — Fran-
L;ois. Cf. siuè.
Se Bcrvè, Saint-Berthevin,
nom de deux communes
du département.
Se d c;as, saints de glace:
les saints du ir au 14 mai,
époque où il gèle souvent
la nuit.
Se Didye, Saint-Didier.
On dit du semis des bette-
raves, carottes, navets :
Sème-les à la Saint-DiJier
Pour un, t'en auras un millier.
Se Fyald, Saint Fiacre; la
6e
foire de saint Fiacre à Châ-
teau-Gontier.
Se Jak : U cme d Se faJc, la
Voie lactée.
Se Jà Batist, Saint Jean-
Baptiste; à trois heures du
matin, au lever du soleil, on
voit le soleil se battre avec
la lune (Dr. L.) ; — on voit
trois soleils se battre, dit-on
aux gens que l'on veut
mystifier; mais pour les
voir il faut monter sur une
grande hauteur; c'est le
vainqueur du combat qui
éclairera la terre pendant
toute l'année (L. D.).
A la Saint Jean
Qui voit une pomme en voit cent.
Se Jorj, Saint Georges,
époque du terme; — fér s?
Jôrj, déménager (Montau-
din) : si pyœ l j'itr dé la S?
Jôrj, n or a pwè de frti a kôk ;
a la Se Jôrj U byè a I cpi dà
la gorj.
Se. Lâcrà, Saint-Laurent,
10 août : a la Se Lâorà, tivre
la mue pur vé s kù y a ddà.
Se Sir é Baràtô, Saint-Cyr
et Barenton, deux cantons
de la Manche : s n é pa Se Sir
é Baràtô, ce n'est pas grand'
chose.
Set Ekohibê, Sainte Eco-
buée, sainte pour rire (Er-
née), dans l'expression :
bœré dé set Ekobiué. On
donne la beurrée de Sainte-
Ecobuée à un pauvre, à
l'effet d'avoir le beau temps
pour sécher la buée.
Se Tirali, Se Va, S? Vye,
Saint Tire-à-lui, Saint Va,
Saint Vient, saints que l'on
invoque pendant l'agonie
d'un mourant. On dit du
mourant : / fào k i alj n be
k i xyej, il faut qui meure
ou se guérisse rapidement
(Dr. L.).
Set Iv, Saint- Yves (19
mai). C'est le jour où on
doit semer le chanvre.
Set Krtva, Sainte-Croix
Sème tes haricots à la Sainte-Croix.
Tu en récolteras plus qu' tu n' crois.
Sème-les à la Saint- Jean ghl.
Un t'en donnera beaucoup.
sèj kuplc, singe cul-pclé
(injure).
474 ^{f
scjlé, petite quantité ( i.an-
divy). Cf. ^îrlé.
se su (cIk), ce qu'il y a
de mieux, le plus grand,
très grand ; ne s'emploie
dans la Mayenne qu'en par-
lant de plaisirs.
sèld'rc, ceinturer.
sehtrc, t., centaurée.
M'iô, séton. Cf. sàlô.
5e\ô, saison.
5<;/7, ciguë.
si, péché, défaut.
sibani, ponmié, (confi-
tures de pommes (xMontour-
tier).
sibô, cibot, cive; — feuille
verte de l'oignon ; on la
mange (Gorron) ; — espèce
d'oignon dont on mange les
feuilles.
si bxà, six-blancs, mon-
naie de compte \alant deux
sous ou douze centimes et
demi,
sibyè, sifflet. Cf. sœbyc,
snbyè.
sibyCy sibler. siffler.
si d travcr, godendart.
sifn), m., petite planchette
ayant la forme d'im violon
sik
sans manche dont les tail-
leurs se servent pour aplatir
les coutures (Château-Gon-
tier).
sifye, siffler; — boire.
si(;cye, taillader; — tirer
par secousses.
sigavi, ségovie, bonnet
d'homme en laine rouge
foulée (Ernée). Autrefois,
nos paysans se coiffaient
presque tous avec ce bonnet
rouge; ils n'y attachaient
aucun senspolitique : l'usage
de porter cette coiffure est
bien antérieur à la révolu-
tion. Ce bonnet, tait avec la
laine la plus fine de Ségovie,
a été remplacé par un long
bonnet de laine bleue gros-
sière, orné d'une grosse
tourte, et le dimanche par le
chapeau de feutre ou de soie.
sicrolc, marcher en traî-
nant ses sabots (Château-
Gontier). Cf. c;role, sagrole.
sikas, mauvaise eau-de-
vie (Hercé).
sikô, m., branche cassée;
— ce qui reste en terre d'un
arbre ou d'une plante coupé
51111
OU cassé. A Saint-Thomas,
le chaume est appelé sikô d
blé; — balai usé (Château-
Gontier); — chicot, mor-
ceau d'une dent. Cf. pèhô,
éhô.
siJwte, scier avec peine.
5//, celui ; — sil la, celui-Là.
silaryâo, personne mince,
grande et effilée. Cf. filaryno.
sUe, siffler; — ciller^ cin-
gler, frapper avec quelque
chose de délié et de pliant.
siJct, cime de genêt; —
baguette mince.
Silùl, Cécile.
shnérydo, sorte de gâteau
de farine d'avoine jetée dans
l'eau bouillante (Gorron).
Cf. sumèryâo, hôniuào.
Et le soir avant la veille
Les Baconniers bons danseurs
Qui tant du bourg que d'ailleurs
Après l'aubade
Donneront des cimereaus
Et de bons beignets tout chauds.
(Noël du comté de Laval.)
6imè^ ci met, baguette
flexible qui termine la ligne
à pêcher.
sm 475
sime, priser (du tabac).
simêt, petite branche d'un
arbuste, petit rejeton.
simiér, cimetière (Landi-
vy). Cf. somter.
simye, cimier du cochon,
queue du cochon.
sin, signe. Voici les objets
ou les animaux qu'il est
mauvais signe de voir :
beurre, cliaudron, chien,
crapaud, lessive, lièvre, mar-
mite, rat, sel (Dr. L.) ; —
signature; — cygne.
sinar, plancher fait avec
des branches de fagot ou
autre mauvais bois (G.); —
— cinart, cygne : a tu vu l
sinar k é su I età a mit métr ?
s é sa k é œ rai luéx^yâo, sa
ka l ku tufè hyà é la pck nér.
sinèfye, sinéfye, signifier.
sine, signet.
sine, sinet, François,
Françoise; — nigaud (Saint-
Aubin- du-Désert).
sine, signer; — flairer : /
€yê sin (Pail).
sinêl, senelle.
sinâhô, signe de tête(Saint-
Aubin-du-Désert.
476
sir
Mt
snjar, couteau qui ne
coupe pas (Saint-Aubin-du-
Désert, Montaudin, Pail).
siuayc, cisailler, couper
avec de mauvais ciseaux ou
couteaux.
siiiifyàs, signification; —
signe.
sinori::^, f., sobriquet. Cf.
sornct.
sip, f., jeu d'enfants.
5ipe, jeter un noyau de
cerise pressé entre le pouce
et l'index dans la direction
d'une personne (Ernée).
sipete, boire à petites gor-
gées (Laval).
6tpeye, sipeiller, couper
avec un instrument mal
aiguisé. Cf. siijayc.
sirà, sire, a., se dit d'une
vache pleine depuis six ou
sept mois et dont le lait
ressemble à de la cire.
sirotie, couper les petites
branches autour d'un tronc.
sirdlc, cirer les chaussures
avec soin et minutie; — s
siivle, se tenir très propre.
sirà, petit bourbier d'où
sort une source ( Villa ines-
la-Juhel).
siiKrjy?, chirurgien.
.uni, chassieux, -se (in-
jure).
Sisil, Cécile.
sitn', situ, sitôt.
Site, Félicité.
sitore, bien propre.
.w7(/), cidre; Le D., p.
19; — sitrô d trc:{, mauvais
cidre trop mélangé d'eau ;
— silr a tré jœy , cidre à
trois feuilles, cidre de trois
ans.
silrayc, griser, enivrer
avec du cidre, boire du cidre
avec excès.
sitre de pitm, de pèr, f;iirc
le cidre (Pail).
sitniy, potiron. La ci-
trouille servait, il y a quel-
ques années, au jeu suivant.
On prenait une citrouille
grosse comme une tète
d'homme, on en ôtait la
pulpe, on y fliisait quatre
trous pour représenter la
bouche, le ne;^, les yeux, on
mettait à l'intérieur une
chandelle allumée et on la
si:(
plaçait non loin d'un sentier.
Les passants ne manquaient
point de s'effrayer et de dire
qu'ils avaient vu un fan-
tôme; — grosse femme mal
conformée.
sitruye, lieu où l'on a
semé des citrouilles.
siv, osier faux, arbuste te-
nant de l'osier et du saule.
siva, suivant.
sivé, civet.
sivêl, osier faux. Cf. siv,
œiye, u^^ye.
6ivr, suivre.
sivré, charge d'une civière,
d'une brouette.
sivyer.
civière.
petite
brouette à une seule roue;
— châssis en bois que l'on
pose sur le pot au lait et
qui supporte le hihue (La
Dorée) ; — Aedicnemus
crepitans (Parné).
j/;{, bouillie de gruau.
si^aye, couper avec de
mauvais ciseaux.
■si^et, sixette, jeu de cartes
à six personnes.
si/^i, bouillie de gruau.
Cf. si^.
sol 477
skapiilcr, capillaire, As-
plenium trichomanes (Mon-
tourtier).
sUt^U, espèce de confiture
grossière de cerises. Cf.
sériée, srizje.
sog, galoche (La Dorée).
Cf. ^ok.
sogar, personne dissimulée
(iMontsurs).
sogé, eau stagnante.
soge, rester trop long-
temps dans la même posi-
tion : la sup sog sur le feu
quand elle est longtemps
sans bouilhr (Pail). Cf.
jogrc; — croupir, être sta-
gnant; — bouder.
sola, soleil (Saint-Tho-
mas).
solaj, m., ardeur du soleil;
— a., animal seul et non ap-
parié, surtout en parlant des
bœufs : si v vulé mit inéfr, j
vàdrô a la fér de l àjvin mit
solaj c j ajètrô dé htvar dé
1 ané.
soldai-, soldat : lé gà soldar.
sole, soleil : brul mdel dor
sole; — sole ô bêdiuâo, clair
de lune (Hercé). Cf. S'iilè.
478 '<l'''
lit quand V solci est dans son haut.
(Ronde.)
— (;m soie, Heliantluis an-
nu us.
solêjc (st'), se chauffer au
soleil.
solcjc, soulager.
solvnby, avantageux pour
le travail ; — convenable :
iht iâ, de l ■nvrij sôlvaby.
solyc, solier, grenier à loin
(Izé); — cellier; — Le
SoUier, nom de lieu.
soin, mesure de grain
valant 200 litres (nord du
département).
somase, sommer.
Suinter, cimetière.
soiiax, sonnaille, sonnette
qu'on met aux moutons
dans les champs de genêts.
soiimà, son, sonnerie.
soim, sonneur.
sâijar, sournois. Cf. côijar.
sor, sur.
sori, souris.
sont, scorie de torge, char-
bon brûlé.
sonic, éplucher.
sornet, sornette, sobriquet.
spe
so)pi'li,sorpli, surplis.
sorscri, sorcellerie.
sorsi, sourcil.
sort (</('), de sorte, con-
venable; se dira par exemple
d'une jeune fille à marier
ornée de vertus et de qua-
lités : cl é bc d sort (Saint-
Pierre-des-Landes) ; de jà
d sort, des personnes de
qualité; — kào^e d œii sort
c d l âot, causer de chose et
d'autre; — ■ /^ aràjin'i sa
d sort é d mener hù ij 11 pa
nnueyè d èiiii avcr.
sô, m., rousseur, taches de
rousseur; — pellicule qui
tombe de la tète.
sôjar, rêveur.
sôjri, songerie, songe.
sôjye, songier, songer; —
s sôjye, se songer, songer,
s'aviser.
sôinè, sommeil.
sône, soigner.
sôpker, cimetière. Ct. soul-
ier.
sperÇfâo, asperge (au fi-
guré) : // é 1(1 koin à' i;rà
sperçjào ÇLand'wy). Cf. nsper-
câo.
sub
3réiye, cerisier.
siu, ciguë (Saint-Tho-
mas).
stè, ce, cette : slù fiiiiiél,
St il 1)1.
stda, celle-là.
5tœ, si tôt.
siiyStila, celui-là; — slisi,
celui-ci.
su, sur (devant voyelle
ou consonne) : su 1 ku d ivit
œr.
su, sus, interjection pour
faire rebrousser chemin aune
vache ou l'empêcher d'aller
où il ne tant pas; — cri du
bouvier pour ramener son
attelage en arrière (An-
douillé) : su dô!
siibùryâo, qui tète avide-
ment.
siibine, tromper, voler.
subit, (., petit réduit ou
passage bas qui se trouve
sous quelque chose; — ca-
bane, clapier (lié) : iifil
t'iirô et à trè d mi fer œn
subit pur nô lape. Cf. subit.
subrêdà, surdent.
subrc, subroui', tèter avidc-
suj 479
ment; — boire à petites
gorgées.
siibii, vieux meuble haut
et peu large qu'ont les do-
mestiques de ferme; —
bahut. Cf. bastdo, jà subit.
subu, debout : e n kc piuè
subît; — alô, subu!
subyc, sifflet; — et demi
subyê, être à moitié fou.
subye, subler, siffler : lé
mél subyà ; — tu suby kom œ
niél.
subyoté d sitr, bon coup
de cidre (Bierné).
su^te, surjeter, coudre à
surjet.
su^iô, petit reptile assez
semblable à l'orvet; — en-
fant qui parle et demande
sans cesse (Montsurs). Cf.
m'€tô, €i€tô,
sufi ké, suffit que, par la
raison que.
su je, surger, sucer.
sujésyô, sujisyô, f., person-
nel faisant partie d'une mai-
son; — ensemble des
domaines d'un même pro-
priétaire, quand ces domaines
sont vastes.
480 sur
Miji, sujet : (1 lu bètiv fuii il
kùryc, s tu kôtiriu j va l à dône
1 siiji.
iukn' invar, sucre noir, rc-
ulisse en bâton. Ct. ùn;t'lis.
sulabi, f., sur-l'habit, sorte
de veste longue que por-
taient les paysans.
5iimùryà{o), espèce de gâ-
teau fiiit sans beurre avec de
la farine d'avoine (Landivy).
Cf. hajè, ijaryâo, simêryâo.
supêli, surplis.
6upe, aspirer, humer; —
effrayer soudainement ; —
dérober, chiper.
Siiperb, excellent, de très
bon goût.
supô^isyà Ir (œii), supposé
que.
snpti, subtil, leste, hardi,
entreprenant.
5/"/(;-), sureau. On croit
que le sureau annonce les
sources souterraines, et qu'il
chasse le mauvais air.
siirbâode, soulever. La
terre est surbàodé par la ga-
lerie souterraine que creuse
la taupe.
sus
Mire, sucrin (espèce de
poire); — source qui ne four-
nit de l'eau qu'en petite quan-
tité et momentanément.
surjôtô, petit reptile assez
semblable à l'orvet. Ct. r;/f /ô.
surje, guetter; — surgir,
se produire brusquement.
siirjyc, surgien, chirurgien,
médecin (Landivy).
siirkwe, qui a la queue
coupée. Cf. Siirkwc.
surkrc, bourgeon charnu.
suniiit (rt), sournoisement
(Ernée).
surncyc, hiire le tour de
(Craonnais). Cf. siinwyc.
surprènàs, surprise.
siirvéki, survivre.
sus, f., bout de sein ou
de biberon.
siisè, petit sachet rempli
de sucre ou de mie de pain,
que l'on donne à sucer aux
enfants. Cf. brœnya, lobar;
— chèvrefeuille, dont on
suce les fleurs pour en
extraire un suc appelé lait
de la Vierge.
susel, f., bonbon.
susil, f., subside, rede-
6H€
vance en nature donnée par
le fermier en plus du fer-
mage .
susinêii (il), dans le cours
de la semaine, le dimanche
excepté (Pail) ; — '■ œ jur su
smèn, un jour sur semaine.
snsô^ m., sucrerie à sucer;
— • suceur.
m, soûl, satisfait, rassasié.
Cf. kdlà.
6ii, t., soue, toit à porc :
U pti gorè sô dà la su ; —
petite cabane pour les mou-
tons, les oies; — cri pour
arrêter les porcs.
subit, réduit ou petit pas-
sage bas qui se trouve
sous un plancher. La grosse
tour du château de Laval
est appelée tour de Soubite
dans un aveu de 1407 (Du-
chemin de Villiers, Essais,
p. 392, note). Cf. subit.
Siib^Çy soupeser.
sus, souche, brebis mère :
/ 11 avô garde k la sue, mit
mctr a vulu- ht j vàdjô lé ble e
i-u l\ inâo .
sueet, f., petite souche de
bois à brûler.
G. DoTTiN. — Glossaire.
su! 481
sîidar, soudard, homme
grossier (Pail).
sitfir, suffire (G.).
sufistikc, sophistiquer.
siifi:;às, suffisance.
snfrâ, qui fait souffi"ir,
douloureux : / asm s é bè
sufrà.
siifrêtâ, souffreteux.
Siifyê, soufflet.
sufye, souffler : sufye koni
œ jà k al ku ye ; — battre,
frapper : i l a sufye d ku.
sufye, très : sufye bâ, très
beau (La Dorée).
sufyé, f., dormi œn bon
sufyé, faire un bon somme ;
— volée de coups; —
averse : i va à €c œn sufyé,
à va un et akrâ:(e.
suge, soulier. Cf. sœlye.
suhote, arracher, soulever
en secouant ou en oscillant
et tiraillant (Pail).
snl, torchon de cuisine
(Pail).
sulaj, m., ardeur du soleil ;
— animal non apparié. Cf.
solaj.
sulâo, ivrogne.
suie Çsê), se contenter.
3«
482 sur
siileje (i<»), s'exposer aux
rayons du soleil; — se sou-
lager.
stilèÇy), soleil.
Siilwer, qui a l'habitude de
se soûler.
siimifc^ bouder (en par-
lant des enfants) (Saint-Au-
bin-du-Désert).
siiihi, sonnette.
iupiral, soupirail.
siipiràs, gorgée (G.).
siipker, soupière.
5upye, qui aime la soupe.
Sîipyeré, f., contenu d'une
soupière.
sur, sur,
sur, saur, triton aquatique
ou terrestre.
Si anvin veyait
Si sour oyait
Si bœuf sa force connaissait
Homme sur terre ne vivrait.
surdr, sourdre, attraper ;
— surprendre; — battre.
surdu, surpris, attrapé,
berné; — frappé.
sure, souret, salamandre.
Cf. S'ur.
Siil
siirifi'iod, souris-chaude,
chauve-souris.
snrisii, souriceau, souris
(Craonnais) : la ni'Krc né
pwè bon pas k i y a dé snrisa
dà l gêrnye.
surivc, creuser en des-
sous.
surjc, surgir, jaillir, sor-
tir : / sur je d niô kutc.
surkive, écourter la queue
(d'un cheval) ; — jnnià
surkwe, qui a la queue cou-
pée.
sur met, sur mit, sournois.
surneyc, f^iirc le tour de,
tourner.
snrô, m., grosseur qui se
développe sous la peau des
animaux, en particulier de
l'espèce bovine.
sursa, gros son provenant
de l'avoine et du sarrazin.
sîirsœ, rempli de sources.
snrse, jaillir.
sursiy, m. f. , sourcil (G .).
i-2/ri/à/(?;'_)'^/-, sous-ventrière.
siisyc, soucieux.
;«/(/), sou.
snté, f. demi-tasse de café
qui coûte un sou, mais dans
6K'a
laquelle on met pour deux
sous de gut (La Dorée).
iuten, soutane.
6utènmà, soutien.
sîivà : pu sui'â, plus sou-
vent, ah vraiment! ah bien
oui!
siivàf fê, souventes fois,
souvent (Château-Gontier).
siivyèdr {se), se souviendre,
se souvenir.
suy, souille, petit sac
(Villaines-la-Juhel), sorte de
bissac (Saint-Aubin-du-Dé-
sert) ; — taie d'oreiller (La
Dorée, Pail) ; — torchon.
5uyô, souillon, guenille;
— personne sale; — femme
de mauvaise vie.
iwàn, femme de mauvaise
vie. Cf. swàp.
6wanarde, aller en se ca-
chant.
6iuàne, mener une vie dis-
solue; — prendre du tabac.
iii^ané", contrarier (G.); —
5fl m swan, ca me va, con-
vient; — s siuane, se soi-
gner, se nourrir, manger :
swan vu bè, tujur ; — bl
swane, rassasié. Cf. swene.
SîVt
483
swanmà, som.
swàp, guenon ; — femme
de mauvaises mœurs, prosti-
tuée. Cf. s-ibàp.
swàpe, dérober; — mener
une vie dissolue.
siuapiyô, fille coureuse.
siuatone, faire le dou-
cereux, flatter.
sive : fér siue œn iré, faire
souer une truie, la mener
au mâle ; — sivc œn jerb, la
poser debout pour arrondir
l'extrémité opposéeaux épis.
siuefœ, ivrogne.
siuefe, boire sans soif.
siueràs, soirée.
szuesàt, soixante.
swê, soin, inquiétude :
sa don bedusiue; — y se hhi
à siue d savèr kmà k i s truvâ
astœr; — n e pa d swè, ne
t'inquiète pas.
swene, soigner ; — net swen
pa d sa, k sa n U swen pioê,
ne t'en inquiète pas.
swer, sueur (Bierné).
swi, souil, poussière d'un
appartement, balayure; —
swi d Je, poussière de foin.
Cf. bafnrej .
48 4 syij
sîi'itiii, sale.
5U7V, taie d'oreiller (L:ui-
divv). Cf. siiy.
sil'àp, femme de mauvaises
mœurs. Cf. swâp.
sû'âpe, mener une vie dé-
réglée. Cf. siL'âpe.
sil'c, f., sueur; — coups;
— peur, inquiétude, grande
maladie.
sive, suer; — saillir (en
parlant des truies).
6Û'e, seuil (G.).
6wiy suivi.
siln, f., ennui : s c la sil'i
k d aver afér à Je mareà dû
jvAo, i V meta îujiir dà la
bas œr.
ôû'i, m., suif, répri-
mande; — correction; —
5Û'i de gerù, suif de garou,
résine (Landivy).
6wir, suivre.
sû'ir, suire, savetier. Cf.
tiaf.
itw/jf., verge (de l'homme
et des animaux).
sû'ivir, suivre. Cf. sïvir.
syà^o), seau; — sceau,
gros cierge voilé de crêpe
6y(V
qu'on porte après le cercueil
aux enterrements. Le sceau
est porté par un ami ou un
domestique du défunt.
-syaodc, f,,- ce qu'un seau
peut contenir de liquide.
syi'ws, sauce.
syâosâo, m., sauce, pluie.
syâose, saucé, trempé de
pluie, mouillé.
syœ, ceux.
syàr, sueur. Cf. siver.
iyœr, sciure.
sya't, suite : la d 6yœt, tout
de suite; — tabouret.
syœte {si"), s'asseoir.
6yœtô, qui suit tout le
monde.
syœvcÇj-^, sya'vr, suivre :
le via ki syœvà la le par der.
Cf. sû'ir.
Pcre Anichon, marchez devant
J'allons vous sieuvrc à l'instant.
(Pastorale 14.)
j)vr : /(■' syœ, lé syœ, la
syœii, lé sydii, celui, ceux,
celle, celles : s é pivè ha. s é
pwè lé, 5 é dé syœ k ô u di
rè (Landivy).
sye
J'avonsun aiit'plus biauchapiau
Qiie r sien qu'est sur ma tête.
(Ronde.)
syœ, chef de maison, fer-
mier, maître : / syœ du
Rusyâo, celui du Ruisseau,
le fermier du Ruisseau ; —
la syœn du Rusyâo, la fer-
mière du Ruisseau.
sye, s'asseoir, s'emploie
surtout lorsqu'on crie pour
arrêter un essaim d'abeilles :
syé, syé mé7^ avét (Pail).
sye, setier. Cf. pèti pô.
. syere, serrer (G.).
syu 485
syet, f., siège (Craonnais).
sye te (jr), s'asseoir,
sye (/), la syen, celui,,
celle, Cf, syœ.
syâ, siot, mauvaise scie.
Cf. seyâ.
syone, frapper avec un
scion.
syoïié, volée de coups de
baguette,
syoîic, petit scion.
syofe Çsé), s'asseoir.
syoté, f., plein un seau.
Cf, sydodé.
j)'ô,scion, baguette flexible.
syu, suivi (La Dorée),
lak
tak
ta, toi.
tabaker ,x.dhdiiière . Cf. twiu.
tabêlye, tabêyc, tablier.
table (5ê), s'attabler.
tabu, peine, souci (Craon-
nais) : s dône du tabu ; —
dispute.
tabuste, chercher querelle,
tarabuster, tracasser ; — Etire
du bruit.
tabule, vivre avec peine ;
— chercher querelle.
tabiire, homme gros et
rond comme un tambour
(Pail).
iafîa, m., femme riche-
ment vêtue; — abiye pur dœ
su d tafta, dire du mal de.
tafle, tacheté, multico-
lore : à' €a tafte.
tak, m., taupe-grillon : uér
kàm œ tak ; — vessie nata-
toire des poissons.
iak, tik, tok, onomatopées
exprimant le bruit des
corps durs et secs qui frap-
pent les uns sur les autres.
lake, takte, claquer, faire
du bruit : / fé take 5ô fwè;
— fer take lé dé ; — faire un
geste, un mouvement con-
vulsif; — take d l c (La
Dorée), faire les yeux en
coulisse, cligner de l'œil. Cf.
tike.
takè, taquet, traquet de
moulin ; — pièce de bois
attachée aux solives et qui
retient le râtelier dans une
étable ; — terme de tissage,
morceaux de bois garnis de
cuir placés dans les deux
tal
boîtes de la chasse et servant
à lancer la navette.
takètc, séparer les planches
par des taquets pour qu'elles
sèchent (Hercé). Cf. harteye.
takâ, ce qui reste en
terre de la tige d'un végétal
coupé; — épingles de bois
pour fixer le linge à sécher
sur une corde. Cf. ékô, pékô.
tal, culée d'arbre garnie
de terre,
taie, froissé, flétri (en
parlant d'un fruit). Cf.
îûiase.
taloee, talocher, frapper
sur la tête avec les mains.
talonel, taloner, sorte de
chaussure en cuir qui ne re-
couvre qu'une partie du pied
et qui protège principale-
ment le talon (Pail).
ialûp, taliip, bosse d'un
arbre. Cf. iartip.
talopé, tahupé, f. , motte
de terre recouverte de gazon
dru et fort ; — souche d'où
partent des rameaux.
talvasye, coquin, pillard ;
— bélître ; — hâbleur,
vantard, fanfaron.
tap
487
tamone, demander avec
instance et importunité.
fane, taché à la lessive
(Cossé). Cf. dâle.
lijodiné, tàodoné, iâopané,
grande quantité (Pail).
Tâonyer (la), LaTannière,
nom de lieu (Landivy).
tàope, tendre des pièges
pour prendre les taupes
(Ernée).
tàopé, f., grande quantité.
Cf. lâodiné; — volée de
coups.
tâope, taupin ; — bœuf
noir ; — nom propre de
bœuf (Andouillé).
lâopin, f. , fruit du topi-
nambour.
lâopiné, f., grande quan-
tité. Cf. lâodiné, iâopé.
tâoré (mal), mal habillée.
tàoryô, tâoyd, maison mal
famée.
tap, f., houe à écobuer
(Château- Gontier). Cf.
fœswe-
tapét, tapette, morceau de
bois plat pour enfoncer les
bouchons; — tape (jeu).
tapi, abri, refuge, cachette :
488 mp
cl à lapi, s met n tapi, ô hipi,
être, se mettre à l'abri.
lapine, moucheté, couvert
de petites taches (Chàtcau-
Gontier).
tapintir, f. pi., tapinures,
petites taches très nom-
breuses.
tapiÇ?) , abriter ; — s
ifipi(r\ se garantir (de la
pluie).
tapire, moucheté.
tapise, tapisser, gratter les
haies, curer les fossés pour
fiiire du terreau ; — s tapise,
se tapir, s'abriter.
tapisur, f., papier peint
pour tenture.
tapisri (fér d la), faire
de la tapisserie, gratter les
haies, curer les fossés pour
faire du terreau.
tapJai, tape-cul, tilbury.
tapoiie, se mettre en
motte; — frapper à coups
de poing.
tapd, tampon, motte :
tapô d farin, d bœr ; — à
tapa, en bouchon.
tapye, couvert de moisis-
sures noires (linge). Cf. laiie.
tas
tap:;ay, celui qui a un
gros ventre, lourd, pesant.
tànw, trapu, en parlant
des hommes (Ernée).
taras, femme bavarde.
tarase, v., crier, comme la
poule qui va pondre ou qui
a faim. Cf. kakose ; —
radoter.
tariije, m., qui s'attarde.
tariije, s'attarder.
iarlarigô : bér à tarlarigô,
boire à tire larigot, boire
excessivement.
tartigu'è, qui est mal bâti,
contrefait, boiteux.
tanip, f., protubérance
ou bosse chancreuse qui se
forme sur les arbres; —
bosse, grosseur sur le corps;
— poils à la naissance du
nez qui relient les sourcils.
Les personnes affectées
d'une tanip sont dites ja-
louses (Pail).
tarv, mince, menu, ché-
tif. Cf. terv.
tas, tasse, pied ou botte
de certains légumes qui
poussent en toufte.
tasé, f., tas, amas : / avô
lav
dé tasé d puni; — contenu
d'une tasse : œn tasé d sîlr.
Cf. bolé, £opin, moh.
iase, taler (Montjean).
tasô, tasô, homme petit et
trapu, tassé en quelque
sorte ; f. tasot.
tafige (interjection).
taiigote, contrarier; —
parler difficilement, hésiter
en parlant.
tatine, tatiner, caresser.
tatiy, bavarde.
tatiye, bavarder à voix
basse, comme en cachette
(Pail).
tattyonmà, m., incertitude,
hésitation à faire quelque
chose.
tâtoije, tâtd, lambin.
tatiiy, bavarde ; — volée
de coups.
tatuye, babiller à tort et
à travers.
iaveJ, f., tavelle, levier ser-
vant à tourner le moulinet
qui serre le câble d'une voi-
ture chargée de fourrage.
Cf. per€we; — petit bâton,
petite cheville pour lier les
gerbes (Craonnais); — mor-
tà 489
ceaux de bois équarris fai-
sant partie du ۈrti et sur
lesquels se posent les hé:{.
iavle, tavelé, marqué de
taches de rousseur; — taché
(fruit).
tay, f., corsage de femme :
à tay; — f. pi., bandes de
papier longues, étroites et
repliées en double dont les
couturiers ou les cordon-
niers de campagne se ser-
vent pour prendre mesure
des vêtements ou des chaus-
sures; — morceaux de pain
coupés très mince pour la
soupe. Cf. lé^et, mp.
taysye, tessier, tisserand.
Cf. tesye.
tayîi, tailleur.
Ma belle veste de futaine
Que le taillou me faisit
D'une veille cotte à Madeleine.
(Pastorale 35.)
îà : dplui du ta, depuis
du temps, depuis quelque
temps; — d œr é d ta, à
temps ; / n avô kè l ta; i n é k
ta, il est temps; — àvé miyœ
ta dé, faire mieux de; — sa
490 iàb
vyèra o I là ; — le jà du ta
pase, les vieilles gens.
tel, m., croûte molle des
tourbières, des terres très
humides.
ta, tant : a ta k a, quant
à; — ta h a ta, ex aequo.
Cf. tàtcv; — tàt i v a, ta k
a, si bien (que); — ta k 6
et asé, bien assez ; — ta koni,
aussi longtemps que, tant
que ; — ià sœlmà , seule-
ment; — ju^k a là k i sej
venu.
tàhan, tàbon, f., ouvrage
de femme (traire les vaches,
faire la cuisine, soigner les
porcs, etc.).
tàbane, tàbone, faire des
travaux de ménage relevant
de la femme (Pail).
tàbane, tàbone, homme
qui tàbon. Cf. manet ; — gros
tablier pour l'ouvrage de la
ferme (Courcebœufs).
ta bonj, petits taons. Cf.
bônar.
tàbnnie, frapper.
tàburè, homme gros et
rond comme un tambour.
Cf. taburè.
tàp
tdbiirye, joueur de tam-
bour.
tàbiuin, f., bouchon de
liège pour jouer à la galoche.
tàdr, tendre, mouillée,
pluvieuse (année).
tàdrètnà, tendrement, avec
goût.
tàdrar, tendreté ; — ten-
dresse.
tàdrô, tendon (Chateau-
Gontier).
tàkein, quantième.
tàmâ, enfin (G.).
tàpan, f., clochette plate
attachée au cou des animaux
qui sont à paître dans les bois
(Craon). Cf. kàpaii; — gros
grelot (Montjean) ; — mets
grossier ou mal apprêté.
tàpane, tripoter; — faire
de mauvaise cuisine; — se-
couer.
tàpané, grande quantité.
tàpéranià, tempérament,
patience (G.).
làpeste, tempêter, se
mettre en colère.
làpl, tempe (Pail).
iàpoue, secouer; — rac-
tàt
commoder grossièrement les
vêtements; — panser.
tàponé, f., action de tàpone.
tàporej, train-train.
tàpyô, m. pi., terme de
tissage, morceaux de bois
assemblés et garnis de
pointes aux extrémités pour
tendre le tissu en largeur.
/â5^',f., réprimande, coups.
iàtalik (^imie), mouche
cantharide. Autrefois les
femmes les recueillaient sur
les frênes, les faisaient mou-
rir dans le vinaigre et les
vendaient aux pharmaciens
(La Dorée).
tàtalikê, frêne, dont les
feuilles sont recherchées par
les mouches tàtalik.
tàtcé, tantôt : su l tàtœ,
dans la soirée, plus tard ; —
tàtœ ké, quand.
tàtœ, tantun, ex ^quo :
/ V fô km- kat bînyào pîir ké j
sèyjô tàt ce.
tâtè, tantinet, un peu.
tàtin, tante; — femme en
général (terme enfantin) : di
bôju a la tàtin.
ter 49 1
tàtiné, grande quantité
(Château-Gontier) .
tàtiya (jeu) : on présente
la main fermée contenant
un certain nombre d'objets
et on demande : tàtiya
uvriya kôbèdéya (Château-
Gontier). Cf. kàkala.
tàfone, s'agiter beaucoup
et ne rien faire.
iàtu, tantôt; Le D., p.
47 ; — cette après-midi : /
vèrô vu vé tàtu .
iàtnyé, volée de coups.
Cf. tainy; — bain involon-
taire : // a pri œn bon tàtuyé.
tàluye, tantouiller, passer
dans l'eau, tremper en agi-
tant. Cf. geye ; — s tàluye,
s'ébattre dans l'eau.
térbe, très bien (Saint-
Thomas, Pail).
têrbiye, trebiller, s'altérer,
tourner à l'aigre (lait); —
se mettre en grumeaux
(sauce); — frissonner.
têrfào, tèrfwe, trefaut, tre-
foir, grosse bûche de Noël.
Si le tèrfwe n'est pas con-
sumé au bout de trois jours.
49^ '^>'
les jeunes filles nubiles de la
maison doivent, dit-on, se
marier dans le courant de
l'année qui va commencer
(C). Dans plusieurs en-
droits, on conserve les char-
bons de la bûche de Noël
dans le grenier à grain.
tùrjii, toujours (Château-
Gontier).
iùrmay froment que l'on
sème au printemps et qui
mûrit en trois mois; —
trépied.
terme, tremoire, trémie de
moulin.
tùnmn, trèfle (Landivy,
Ernée).
tunnel, trémie.
tôrpe, treper, repousser
violemment avec les pieds;
— frapper du pied(Château-
Gontier); — marcher lour-
dement.
lùrpèye, trepeiller, tirailler.
ti'rpcJ, f., palier, plate-
forme d'escalier extérieur en
bois ou en pierre, recouvert
d'un toit (Mayenne).
lùrp'clc, trépigner ferme;
in
— tressaillir par suite d'un
coup.
it'rpiy, f. , palier d'escalier ;
— agacement des nerfs qui
£iit frapper du pied. Cf.
pcliy.
U'rpxc, trépied. Quand on
enlève la tyiil à galette, il
ne faut pas laisser le ii'rpye
sur le feu ; sans quoi les
vaches tarissent ; la vee tcri,
crie-t-on pour dire d'enle-
ver le trépied (L. D.); —
coffre.
iùrsalc, tresaller, trépasser.
tèrsâo, tresaut, tressaille-
ment.
lùrsAote, tressauter, tres-
saillir; — sauter, bondir.
îùrtè tùittt, tous ensemble ;
— l'un après l'autre.
h'rtiy, espèce d'engourdis-
sement, de lassitude des
jambes après avoir été trop
longtemps assis ; — colique;
— grand désir.
li'rliyc, grande quantité
(Château-Gontier). Cf. trâlé.
tùrtiye , ressentir une
espèce d'engourdissemem
dans les jambes après avoir
ter
été trop longtemps assis;
— trépigner.
tèrtii, tous.
ièrtwer, engourdissement
des jambes. Cf. tèrtiy.
îêrtzuè, tintouin, inquié-
tude, agitation.
térva:{e, remuer, agiter;
— transvaser.
th-vè, remuant (Craon-
nais).
ièrwes, trouesse, émousse
(Saint-Thomas), vieille sou-
che.
iùnuè, trognon de pomme
(Mayenne); — homme ra-
bougri (Ernée).
lùribâo, terreau ; — lunette
des lieux d'aisances.
têriuel, truelle.
térye, trier.
têryà, trayon. Cf. têt.
têr:(^iye, trembler beau-
coup.
Urxjyone, crêpé, frisé.
Dans quelques bourgs de
l'arrondissement de Château-
Go«tier,-les gens qui ont les
cheveux iôixiyone passent
pour avoir le caractère diffi-
cile. Cf. greyonu.
tœg 493
tt^r^âo, tùtxyâ{o), treseau,
groupe de trois batteurs de
blé se servant du fléau; —
rassemblement de trois per-
sonnes, trio.
tèi^iue, thxyâo, tas com-
posé de trois gerbes (Ernée)
ou tas de gerbes à trois cor-
nières formé par les gerbes
empilées les unes sur les
autres et se tenant par l'ex-
trémité supérieure (Pail).
fêr:{yâo, troisième.
lê:(e (j), se taire.
tœ, tôt, en peu de temps :
sa h irè tœ bè le ; — 6 tœ, si
tôt.
tœ, t, tout, toute.
iœbèrlé, f., contenu d'un
tombereau..
tœbèryâ(o) , tombereau ;
par plaisanterie, chaire à prê-
cher : i nn a kor pur dœ:^
œr dà sô tœbèrya (La Dorée).
tœe, tache (Landivy). Cf.
te€.
■ tœe, tuer. •
tœgase, tousser (Châfeaiv-
Gontier).
/fpçt', tousser(Montflours).
tœgâ, vieux pot fêlé : e tus
494 tè
kàm tr tœcp\ — rousseur,
qui tou3se souvent.
Urgote, tousser souvent.
tà'k, balle (Landivy).
tel, toile : fer de la tœl,
se débattre dans les convul-
sions de l'agonie.
tœl, tuile (G.). Cf. lyd'I.
tœr, [., contusion, meur-
trissure, tumeur. Ct. timœr.
tœrbàtèn, térébenthine.
iœrè, vieux pot fclc (Châ-
teau-Gontier).
tœnnâ, tourment.
tœrmâte, tourmenter.
tœrn, turne, échoppe, ca-
bane.
tœri(r), tourterelle.
tœrlrel, tourterelle.
tœse, tœsi(r), tousser.
tœté, rôtie de vin ou de
cidre.
tœye, tousser : e lœye koDi
si l dyab tœye. Cf. t(V(;e.
tœi^e, tondre, raser. Cf.
tii:^e.
tœ:^iccr, teusoire, grands
ciseaux à tondre.
tœ, tabac. Cf. pt'tœ.
tœge, tousser. Cf. tœge.
té, tei, toi.
tel
Margot pour tci qu' j'endure de
[mau
Margot pour tei que j'endure.
(Ronde )
té, toit à porc, étable : à
té, à l'érable; — toit de
maison; — sein, mamelle :
tncl œn fyœr dà sô té; —
done l té, allaiter; — tesson,
vase en terre.
tebâo, sorte de guêtres
grossières en feutre que l'on
porrair avanr la Révolution
(L. D.).
tee, tache. Cf. tœe.
te€e, taché.
tégô, débris de pots. Cf.
tœgô : pnl ç,ard tu va fer dé
tégâ.
ték, balle (jouet) ; à Lan-
divy, le jeu de ték se jouait
autrefois à Carnaval dans les
champs de pâture, et vers
le soir on faisait des rondes.
téke, donner un coup de
tecque, de balle.
tel, toile.
télmà (si), si tellement,
tellement.
télye, toilier. qui fabrique
la toile.
ter
lenyêr, tannière, terrier
(Pail).
tén, cuscute (plante); —
enfant espiègle.
ténas, tignasse, chevelure
sale et mal peignée.
tènerj, faible et pcâle
(Craonnais); — violacé :
aver la figur tènerj.
tenu, teigneux ; — teintu-
rier (Pail).
téraspi, thlaspi.
terbiQ) Çs), se cacher en
s'abaissant (Craonnais).
téré, f., nid de lapin.
térinâo, terrineau, vieux
pot fêlé.
ierjet, targette.
tenu, mince, délié. Cf.
terv.
ternit', chétif, rabougri
(Pail).
tenneye, atermoyer, hési-
ter, tarder : / a trô termeye
a té rmedye, t era be du mâo
a t retape.
tern, mince (Château-Gon-
tier). Cf. terv.
terne, attraper, effrayer,
surprendre.
tét
495
ter porta pal, terre portant
poules, très petite closerie.
terpr, aminci (Craonnais).
Cf. terv.
terv, mince, peu épais.
tcrvi{f), amoindrir, rendre
plus mince.
tèru, terreux. Voir ku têru.
terwer, tiroir (Bierné).
teryer, tarière (Pail).
tesri, tesserie, tissage.
tesu, tissé (Andouillé).
tesye, r, tessier, tisserand.
têt, f., trayon, le bout de
la mamelle (Hercé, Pail).
tet : tét byàe, femme, ci
cause de son bonnet blanc
(Ernée); — tét de pul, tête
de poule, Senecio vulgaris;
— tét déjvâo, tête de cheval,
herbe fourchue (Centaurea
nigra); — tét d oreye, taie
d'oreiller.
tête, tét(j), têtre, tisser.
tété, f., branche d'une fa-
mille qui prend sa part dans
un héritage : i sd triua tété a
yérite d li.
îètô, m., étable des veaux.
tétur, texture, tissure. Cf.
titur.
49^ ti
n'y, te, tilleul (vieux mot);
— LeTeil, nom de hameau.
téyalr, théâtre. Cf. haïr,
ièye, tiller (le lin) (Craon-
nais); — au figuré : aln
tèye, habit qui commence à
s'user; — maltraiter; —
poursuivre et taquiner sans
relâche : lé jvijo sô tèye par la
mue (Wuitorte).
/i', -;^, tenu, -e.
tebàse, nettoyer, fourbir
les pelles, pincettes, etc.
tchùryâo, tombereau (Mon-
tourtier); — revêtements
latéraux d'un grand camion.
Cf. ta'hhyâo.
tèsye, tessier, tisserand.
tètè, tintin, carillon.
tètô, bouchon de linge à
une terrine (Saint-Aubin-
du-Désert); — petit bou-
chon, cheville. Cf. tiipè; —
— souci, tintouin.
//, suffixe ajouté à la pre-
mière personne du singulier
et du pluriel : — à l'in-
terrogation : / yi 5om ti, y
sommes-nous
?.
à l'excl
mation : / à vc li tu le jnr !;
j soin ti nui! lira'' pa nie!
tin
ti, f. , petit crochet de mé-
tal s'adaptant à l'extrémité
de l'aiguille sur laquelle
tourne le fuseau quand on
file au rouet.
tibar, jambe du porc; —
instrument formé de 3 bâ-
tons que l'on suspend au
cou des cochons pour les
entraver; — petit bâton
fixé au cou des oies pour les
empêcher de traverser les
clôtures. Cf. baké, tramice.
tibi: a tibi e a tâba; a libic
a tahô, â tort et à travers.
tife, attifer, orner.
//ç(), plumes qui repoussent
sur les volailles qu'on a plu-
mées. Cf. ckô.
tike, fiiire un mouvement
de surprise ou de frayeur;
— au jeu de cartes, laisser
deviner son jeu par sa phy-
sionomie ou un mouvement
involontaire; — et tike, être
fou.
tikte, moucheté, tacheté :
(V bœ tikte d ncr.
tin, tinct, tine, tinette,
grand vase en terre de Thé-
valles que l'on met sous les
tir
tir
497
gouttières
pour recueillir
l'eau ; — cuve.
tinè, sein, mamelle (Chà-
teau-Gontier). Cf. tè, têt.
fine, allaiter; — téter;
(mot employé dans l'ancien
Anjou).
tin, teigne.
tinas , chevelu re . Cf. krinas .
tinii, teigneux; — teintu-
rier. Cf. tenu.
firayô, filet ou bande
étroite de linge usé et dé-
chiré; — pi., morceaux
de viande qui ne se com-
posent guère que d'os, de
nerfs et de tendons.
tira, a., qui soutire soit
des provisions, soit du linge
ou des habillements d'une
maison; — difficile en
affaires.
tire, tirer, traire (les
vaches) ; — tire 1 hœr,
empêcher par sorcellerie
les vaches de donner du
beurre. Cf. t'arme; — s tire
l brè, se tirer le brin, tirer
son épingle du jeu, se
mettre hors de cause dans
une affaire ou une discus-
sion; — tire la snp, tirer la
soupe, prendre de la soupe
dans la soupière; — tire 6
kœr, soulever le cœur; —
tire œn è, arracher un œil.
tire, m., petite lanière de
cuir qui serre le fuseau
contre l'aiguille du rouet à
filer; — lanière de cuir très
étroite servant de lacet de
soulier. Cf. filé; — lanière
de parchemin très étroite,
servant à réunir divers pa-
piers auxquek on fliit un
trou pour passer le tiret.
tiret, f., tiroir. Cf. lyet; —
planchette à coulisse qu'on
tire à l'extrémité d'une table
et qui sert à la rallonger.
tirjii, mouchoir de poche
(Château-Gontier).
tirote, écrémer (du lait)
en le soutirant : le tirote.
tirô, bouton de porte
(Gossé).
tirpaye, tirpeyc, tirailler
violemment (par les che-
veux ou les vêtements).
tirtcn, tirtèy, viande com-
posée de membranes dures
et élastiques. Cf. iirayô.
G. DoTTIX.
Gh
32
49«
lôh
iirvae, tire-vache, bassin
clans lequel on trait les
vaches (I/-é).
lirwer, tiroir.
//r^v<r, tirc-x-yeux, libel-
lule. '
lisye, r, tissier, tisserand :
lisye est la forme bouro;eoise
du mot; tcsyc, la forme
populaire.
lisri, tisserie, tissage,
//////, cri pour faire reve-
nir les cochons des champs
à la soue. Cî.-tulntii.
liliir, tissure (Pail).
iiyas, f., colombage, pisé.
tiyô, tranquille et cares-
sant : mit €a é lu pyc tiyô.
li:(èn, liini, tisane.
iiione, tisonneur.
ti::^ôdàfey, tison d'enfer.
Lefizclier le niair'
Le mair' de la paroisse
Le (le curé constitutionnel)
[maintient dans sa place.
C'est un tison d'enfer
Lefizelier le mair'.
(Chanson du temps de la
Révolution.)
lôbâiic, habiller d'une fa-
çon ridicule (Pail). Cf. tore;
— battre, frapper.
tok, m., tic, mouvement
nerveux et convulsif; —
f., soufflet, tape •.fui wn tok.
tokar, corps qui tait du
bruit en éclatant ou en cre-
vant quand on le presse ;
— fleurs de digitale; lokar
luj, pi., digitale (La Dorée);
lokar byà, pi., grande pâ-
querette (La Dorée); —
individu entêté, d'un ca-
ractère diflîcile (Pail); —
vieux chapeau.
tokc, heurter avec un bruit
sec; — souffleter.
loksô, mauvais sujet.
toli(r), tolir , porter : / ;/
pœ sinà pa lo/ir kat Imsyâo d
fiirmà', — supporter; —
couvrir de taçon à empê-
cher la lumière de pénétrer.
tônc, V., gifler (La Dorée).
lôm, f., gifle.
tôpe, approuver, consentir,
soit en frappant dans la main
de son interlocuteur, soit en
choquant son verre contre
le sien avant de boire.
lôpcl, f., espèce de petit
tor
battoir en bois servant à en-
foncer les bouchons. Cf.
tapt't; — tasse de café (Chà-
teau-Gontier); — carafon
d'eau-de-vie.
lopêté, L, contenu d'un
carafon d'eau-de-vie.
tôr, toray, génisse que l'on
n'a pas encore menée au
taureau.
tor, t, a., tordu, -e.
tora, m., personne habillée
d'une façon ridicule (Pail).
for-ee, battre, frapper.
tor^é, f., bâton très gros-
sier, haut de 3 à 4 pieds, au
bout duquel se trouve un
petit ressort en fer servant à
tenir la chandelle ; ce bâton
est placé à l'un des coins
de la cheminée ; il est fixé
au mur par un rondin de
bois. Cf. p!{k).
^t)r^o«é,torchonner,battre.
tor^ô, torchon, coup.
tare, habiller d'une façon
ridicule (Pail). Cf. tôhane.
tore, jeune taureau : et dà
5ô pè d tore, être dans son
poil de torin, être jeune.
Idr 499
lorkèt, f., gâteau en forme
de couronne (Ernée).
tork'njol, tortinol, croqui-
gnole, coup sec et bien appli-
qué.
torkol, t., torticolis.
lornc, tourner (Montau-
din).
tor te, tordre.
tortiy, f., petit gâteau; —
colique. Cf. tùriîy.
tortiyar, boiteux.
tortiyé, f., grande quan-
tité (Craonnais).
tortr, tordre.
tortwe, bancal.
lortweÇj-^, tortoir, mor-
ceau de bois avec lequel on
peut serrer fortement un
lien ou un nœud de corde
en tordant; se dit en par-
ticuher d'un instrument de
tissage formé d'un bois re-
courbé adapté à la draperie
et servant de levier pour
tendre la chaîne; — qui a
une mauvaise tournure. Cf.
troliue.
tortiuere, tortiueye, marcher
de travers.
tbryâ(o), taureau.
jOO
/;•(/
loto, celui qui n'avance
il rien (Saint-Aubin-du-Dé-
sert).
loto, tonton, oncle. Ct.
tiitô.
lôb, tombe, monceau d'en-
grais en forme de prisme au
milieu des champs. A Mont-
jean, les tombes sont en
général formées de fumier,,
de terre et de chaux. On
mélange le tout avant de
l'étendre sur le champ.
tôbe, tomber, devenir : si
5 pursyâo kdtinii a et ôsi hc
sivanc i iôbra hô.
tôbrc, f., tomberée, con-
tenu d'un tombereau.
tôbèryâo, tombereau.
tôbelré, tôbrclé, tombellerée,
quantité que renferme un
tombereau plein.
tôkiii, tôtiii, moyette
(Pail). Cf. kô:(ak, bidô,piilet.
tôtô, oncle.
Ira, trois (Bais, Montau-
din).
Si j' savions dcusse tras mots
[de Intin
Je serais benteut prêtre.
(Ronde.)
Ira
Ira, truie; — cloporte.
Inibu, ennui, latigue : cl a
bc du Imbu ô se kcmo. Cl.
tabu .
trafiiye, faire de mauvaise
besogne, bouleverser en fii-
sant ou en cherchant une
chose. Cf. Irifuye; — dé-
manger.
Irafnymà, m., démangeai-
son. Cï.graviiyinâ; — action
de irafuye.
Irafy, trèfle (Hercé, Mon-
taudin).
Irak, train de vie.
Irakâ, récoltes : iiièliià, fo
fér apré l Irakâ (Montjean).
Irakas, tracassier.
Irakènicle, fltire du bruit en
marchant avec des sabots.
Cf. sa croie.
a
trakè, crécelle : parle kom
(V Irakc; — instrument mu-
ni de deux ailes comme un
moulin à vent; ces deux
ailes, une fois en mouve-
ment, font mouvoir un mar-
teau qui frappe sur une
plaque de tôle. On suspend
le traquet au haut des arbres
Ira
comme épouvantail (Pail)
ou jouet.
trâîe, rôder : k fiitàt i
kom sa a aie tràle tut lé nivi
ô ker du bùdiuào ?
trâlé, grande quantité.
tramiue, sorte de rouet
(Ampoigné). Cf. travwe; —
morceau de bois carré tra-
versé perpendiculairement à
son axe par deux morceaux
de bois situés dans deux plans
différents que l'on attache au
cou des bestiaux méchants.
trapus, f., mauvais tour.
trapiise, jouer des tours.
traspine, aller beaucoup
çà et là.
traspinet, f., qui court par-
tout.
travâ, traval, travail : bc
d traval, bon travailleur.
Cf. afii, atak.
travayote, taire de petits
travaux qui ne rapportent
rien, travailler peu et sans
avancer.
travœee, trébucher, chan-
celer, aller en zigzag d'un
sillon à l'autre dans un
champ.
Ira
ior
traver, m. , barrière ; — par
œ traver , à vue d'œil, sans
mesurer(Château-Gontier) :
ajte kœk €'U^ par œ traver.
Cf. a la travers ; — la a
trave(j'), dans le voisinage.
travers Ça la), à la tra-
verse, au plus court, par le
plus court chemin; — un
marché conclu à la traverse
est celui où on ne compte
ni ne mesure les objets; —
aie a la travers, travailler à
la tâche (Ernée).
traversye, traversier, tra-
versin.
travnye, tourner un dévi-
doir; — mettre le fil en
écheveaux au moyen du tra-
viue (Andouillé); — mar-
cher en tournant les jambes
(Ernée, Landivy); — jouer
des jambes; — travailler, en
parlant d'un remède : la
Imteyé li travny lèkôr.
travwe, gâteau de flirine
d'avoine. Cf. kônc; — tra-
vouil, dévidoir servant à
mettre le fil en écheveaux.
Voir €àtlè ; — pièce d'artifice
tournant comme un tra-
;o2
tn)
vouil ; — bâton suspendu
au cou des vaches pour les
empêcher de courir. Cf.
libar, Iraniwe.
tray, cloporte (Bais). Cf.
/;//, trè.
Iràhy, tremble (arbre).
tràhyùmà , tremblement ;
— grande quantité : c tu 1
Iràbyùnià.
iràbyc, trembler.
Iràe, tranche, bande de
terre déplacée par la char-
rue; — houe à deux dents;
— toile grossière fabriquée
avec les déchets du chanvre
et dont on faisait autrefois
des couvertures de lit ; — hi
d irà€, qui porte des culottes
de tràe ; — a tràe dùpê, à vol
d'oiseau, droit devant soi.
iràeà, trà€é:(ô, tranchée,
colique. Les guérisseurs en
délivrent les chevaux en leur
passant d'une certaine façon
la main sous le ventre (L.
D.).
tràpej, action de tremper;
ne se dit guère qu'en par-
lant de la soupe. Le fermier
doit le Irnpej aux ouvriers
tré
qui viennent faire des ré-
parations à la ferme pour le
compte du propriétaire.
iràpcje, tremper la soupe
aux ouvriers. Un ouvrier
est tràpcje quand il apporte
son pain chez son patron et
que celui-ci lui trempe de la
soupe à midi et au soir. Cf.
a t râpe je.
Iràsôy tronçon.
tràsone, couper en tron-
çons; — transir, saisir,
étreindre, resserrer (en par-
lant du froid).
Iràspor, transport, délire :
// c à tràspor.
tràt di niés, tràtrè, trentier,
série de trente messes pour
un défunt; — rubrique, dé-
tours, ruse de métier; —
trantran, vie journalière.
In'-. Voyez iêr-.
trù)iiàte, tourmenter.
trèmiue, grain de prin-
temps qui ne reste que trois
mois en terre.
trùtn, tous.
Mon cher bonhomme j' partons
[tretous.
(Pastorale 5.)
trè
trœ, trou. Cf. kré, pô.
trœl, femme de mauvaise
vie.
trœld'i, fainéante, vaga-
bonde (Ernée).
irœle, vagabonder (Ernée) .
Cf. frôle.
trœlri, f., libertinage.
trœlye, vagabond.
trœve, trouver : / n à
irœvà k vè pistol d lœ jvâo.
trd'fào, vase.
treeii, triclierie.
trè, truie; — cloporte.
trèfle, clarifier : trc€ête du
sitr, en ôter la lie.
tréfdo, m., tréfeu, bûche
de Noël. Cf. têrfiue.
trefy, trèfle; — Ircfy ritj
(Hercé), trefy êferna, trèfle
incarnat. Voir sème.
trèn, chèvrefeuille ram-
pant; — f., baquet; espèce
de voiture très basse à deux
roues ou sans roues com-
posée de deux madriers gar-
nis de fer reliés entre eux
par des traverses de bois
et garnis de deux crochets
à la partie antérieure pour
pouvoir y atteler un cheval.
trè
503
La trên sert à transporter les
barriques.
trén, traînée, prostituée.
t relias, traînasse, Polygo-
num aviculare.
trénasej , petite quantité,
petit courant : av vii du fru
st âne ? — y ènii avo d' pti
trénasej. Cf. dc'ini\ané.
tréne, tarder : j nii ! c/i a la
port é pi sa n tréni piuè.
tréii'U, traîneux, mauvais
sujet, vagabond.
tréne, r, traînier, vaga-
bond, saltimbanque.
tresîUtÇr), démêloir.
tréti, traitis, souple (Pail).
Irél(r), traître, cruel
(Pail). Cf. tritr.
trétyâo, tréteau .
iréyi(r'), trahir.
tréyô, pis d'un animal.
Irés^è, treizain, treizième,
se dit des gerbes (Château-
Gontier).
trè, train : sa va tnju sô
pti trè; — bruit : i fè du trè
kom kat; — tourment : a t
i fe du trè a sô péri; — trace :
syœvr ô trè.
504 tri
trcbak, porter çà et là ; —
s trcbalc, marcher.
îrchalyc, r, flâneur, -se.
trcavie, fouiller partout.
trèg, trèi], tringle.
trcijal, maladie nerveuse,
miagmau'e.
trè(;ah' (.<<'), se trimbaler,
flâner.
trc(;alyc, lrcc,ayc, flâneur.
trck(J), tringle.
trî'kay, quincaille.
Irckaye, m., quincailler.
Irî'knye, faire un bruit de
ferrailles.
Irckaye, m., quincailler.
iirkayniri, bruit.
trèkayri, quincaillerie; —
bruit de ferrailles.
irekayœr, quincailler.
treké, f., action de tiin-
quer en buvant.
trênye, vagabond (La Do-
rée). Cf. tréne.
trcnyô, gros bâton que
l'on fait traîner aux animaux
méchants (Pail). Cf. Iribar.
trctrè, trantran.
irihal, triballe, promenade
faite par la foule sur le champ
de foire à l'époque de la foire
de la Madeleine à Mayenne;
réjouissances qu'amène cette
foire; — m., celui qui tribal.
tribale, traîner, mener
rudement un entant; —
vagabondera travers champs
(Andouillé).
tribalmà, attirail porté,
noué ou traîné de divers
côtés.
tribar, instrument formé
de trois bâtons que l'on met
au cou des porcs pour les
empêcher de passer à travers
les barrières; — personne
empêtrée, quia des manières
gauches; — libertin.
tribaye, flâneur.
tribunal dt' komers, tribu-
nal de commerce (expres-
sion injurieuse dans l'argot
des ouvriers de Laval).
tribnrdé, f., personne qui
fait la fête, qui perd son
temps â boire et à s'amuser
au lieu de travailler (Mon-
tourtier).
trib-tiye, troubler (un li-
quide). Cf. trifiiye ; — battre,
secouer.
tn
irWy tricherie : y a d la
trie.
trùar, trim', qui triche,
trîetar, tricheur (Mon-
te urtier).
îriete, tricher (La Dorée).
trutri, tricherie.
trifuye, brouiller un H-
quide; — chercher çà et U\
dans un meuble ou un ap-
partement en mettant tout
sans dessus dessous; — faire
de mauvaise besogne; —
tricher.
trifuymà, m., action de tri-
fouiller.
irifye, habiller richement.
irigoe, chicot, ce qui reste
hors de terre d'un arbre
coupé ou rompu par le vent.
trihori, trihori, bruit, va-
carme (Pail).
trik pur trok, loc. adv.,
troc pour troc; se dit quand
on échano;e d'une chose
contre une autre, sans don-
ner de retour ou de supplé-
ment.
triké, triquet, petite
trique.
trihnale, brocanter en
tri 505
parcourant les campagnes,
en faisant l'échange; —
faire, chercher quelque chose
de peu de valeur; — aller à
son affaire, s'occuper (en
général).
trihnalmà, brocantage en
parcourant les campagnes,
en faisant l'échange.
irikô, petit brin de fagot.
trikote, donner des coups
de trique ; — trikote dé jàb,
s'enfuir précipitamment; —
vaciller, flageoler.
trikte (6é), se battre.
trihi:(, tri que hou ses,
guêtres grandes et fortes que
les paysans portaient autre-
fois : elles étaient fendues
d'un bout à l'autre, tantôt
en cuir, tantôt en toile bleue,
et s'attachaient avec des bou-
tons d'os, des boucles ou des
courroies. Cf. hu^yâo.
Et quand les tricouses j'aurons.
(Pastorale 37.)
Le père, malgré son rang
N'est pas pus fier que matricouse.
ms. 55
trihvai, tricoises, gros ci-
seaux.
5o6 tro
irhic, taire une course.
Cf. drine.
trinô, trognon. Cf. U^nvè.
triuK, souche de bois;
tronçon d'arbre (Pail).
Iripoec, fiiire des plis
(Bierné) : t\c^ ta roh u je pa
Iv, c In'pof. Cf. po^e.
iripotniày tripotage.
trit(r), traître, cruel : A*
fwn sa k a /- yœ Iritr (La
Dorée).
/;•/)'(', sabots légers (Bier-
né).
iriione, blesser en jouant
avec l'intention de blesser.
triyôfl^ triomphe (jeu de
cartes).
tn\ f., trochet, branche
garnie de trois ou quatre
fruits (Pail).
troeté, f., trochet, amas de
fleurs ou de fruits venus
ensemble sur une petite
branche, réunion de plu-
sieurs irô. Cf. kroflé.
trodiyd', tropdiscur, ba-
vard.
/;•('(/(', gifler.
Irokc, trottier, qui aime à
courir.
trn
troksole, faire du bruit
avec des sabots. Cf. traktnèle,
sacrale.
tivle, troller, vagabonder
(U Dorée). Cf. Invle.
trôlye, vagabond Cf. trœ-
lye.
Iromen, f., fatigue.
troij , souche , tronçon
d'arbre.
Irolc, pied de cochon cuit.
trotiue, trottoir, personne
qui a une mauvaise tour-
nure. Cf. lorlur.
irove, trouver.
Iras, f., tronce, grosse
souche de bois.
trop, f., erreur : _v n d In
Irôp; — tromperie.
trôpc, jouer de la trompe.
truee, mendier sans be-
soin.
triit'Ie, tntjte , éternuer
(Saint-Thomas, Villaines).
Cf. artife.
Iriiey, treuil (G.).
triicl, f., tourterelle (.Ma-
yenne).
Inijy, truffe; — pomme
de terre (La Dorée).
iru
fur
507
tnimyâo, trumeau, jam-
bage.
trut, tourterelle (Cource-
bœufs). Cf. tœrt{r).
tru, trognon (de chou,
d'ajonc); — tru dû Intline,
boulin; — trn d bal, vieux
militaire.
Intby, trouble : indry hm
di^ / y a d âojœ.
trne, trouver.
inifinô, derrière (d'un ani-
mal).
trupyào, troupeau.
truspè, qui fait de l'embar-
ras (Château-Gontier).
truiueÇr), trouver : / iià
tniwà (5 lœ:{ à doii) sehàt pis-
tai de lœ jvAo.
trùy, trouille, objet très
gros et presque informe; —
ventre;
J'ai du lait dans ma trouille
Des crottes dans mon panier.
(Chanson.)
personne très grosse et mal
proportionnée; — personne
gourmande.
trnye, trouiller, chier.
tnuapye, tnoepye, trois-
pieds, trépied. Cf. tèrpye.
triuat, tonner elle. Œ.tœrt.
triucij, trogne, visage.
triais, têtard d'un arbre,
surtout de chêne (Pail).
///., f., travail pénible pour
le corps; — personne en-
nuyeuse.
tuet, tourterelle (Ma-
yenne).
tupc, tupin, petit bouchon ;
— bouton de couvercle; —
pot (Château-Gontier.
/«;•(/;), turc, larve du han-
neton, ver blanc qui s'atta-
che à la racine des grains,
des légumes et des arbustes,
et les fait périr.
turbàtin, térébenthine (La
Dorée). Cf. tœrbàtèn.
tiirè, turet, tertre, petite
butte (Pail).
Turc, in, Mathurin, -ine.
tnri, f., tuerie, grand
nombre.
turke, attaqué par les vers
blancs.
turhi, m., blé de Turquie,
maïs.
turluberlu,adv., à l'étour-
;o8
lit
d\, coiifuscment; — m.,
hurliiherki, homme qui n'a
pns d'idées arrêtées.
tiirlitif, fredonner, chan-
ter entre les dents.
Iiirsi, t"., tiircie, levée,
butte. On appelait ainsi à
Laval les levées de terre
plantées d'arbres qui entou-
raient autrefois le champ de
foire.
luteye, iutiveyc, tutoyer.
tûlûti'i, cri pour faire reve-
nir les cochons des champs
à la soue. Cf. ké, iyœ, hô.
iHvà, tue-vent, auvent.
luyâûte, godronner. Ct.
(;(iofre.
tii, tout à tait; — /■// A-,
très laid ; — tn cl an ajilê,
sans interruption, sans hési-
tation, sans obstacle, aussi-
tôt; lii d am alôjc; tu d œn
avyèj ; iu d œn vir ; in d go ;
— /'// fè, tu fcfrc : tu fè nu,
tu Jèfre nu, tout à fliit nu ; —
tu d sit, tout de suite; —
tii pàdîi k(\ pendant tout le
temps que; — t/i py?, beau-
coup, très; — tilt fin, tout à
fait; — ■ (} lu, du tout : / ;/
tue
c r'cn d tu ; p-ive à lu, pas du
tout; — c lu : / eryd bc mû je
asyct c tu dî' s hù j avyô'c,rà fè ;
— i s hè€ à iô U tét c tu kn
su ton.
lu, tôt.
liiba(k), tabac.
Donnez-moi du toubac que j'
[nifflc,
(Pastorale 108.)
titbik, f., tabatière de bois
ou de terre en forme de pe-
tite bouteille plate: on verse
la prise dans uit petit creux,
à la base du pouce, et on
l'aspire.
t'ue, f., mèche de fouet;
— petit bois, taillis; — La
Touche, Les Touches, nom
de lieu ; — eyè d tue, chien
de touche, chien de ferme
ou de marchand de bestiaux.
liiov, qui touche avec le
fouet ou un aiguillon.
l-ui-c, conduire (les bes-
tiaux) ; — toucher. Les gué-
risseurs de maux foisaient
passer le mal de dents, les
coliques, la diarrhée, etc. , par
le seul toucher, accompagné
de prières cabalistiques orales
ou mentales. Certains gué-
risseurs font encore passer
les tranchées aux chevaux en
leur passant d'une certaine
façon la main sous le ventre
(L. D.).
tît€ê, touchet, petit brin
de bois ou d'autre chose
dont se servent les petits
enfants pour toucher les
lettres qu'ils veulent épeler;
— paille au bout de laquelle
est adaptée une épingle re-
courbée pour jouer au jeu
de paillets.
tnemà, action de toucher.
tu^ miiy : Ici hie îmiy, qui
touche mouille ; locution
proverbiale indiquant la
contiguïté. Dans certains
jeux, notamment au jeu des
petits palets, cela veut dire
que deux objets qui se tou-
chent doivent être considérés
comme à la même distance
du but. On dit aussi ki Pue
muy pour signifier que celui
qui touche un objet doit le
garder pour lui.
Hify pivoine rouge.
tur 509
iiifé, f., assemblage d'ar-
bres ou de fleurs.
iitj'Ui\ n'est-ce pas? : vu
vyèdré, fujiir}; — en tous
cas : n fét titptr pa sa ; — n
màké tîijnr pa de vni ; — a
tujur, toujours.
Uilô, trou dans une haie
pour laisser passer l'eau
(Château-Gontier).
t-iiné, tout net, tout à fait
(Gorron, Landivy) : se friui
sô tuné bô. Cf. kupe.
tupa, pierre qui bouche
l'entrée du four. Cf. éNipa.
tiipc, iupirô, manche d'un
instrument; — bouton de
couvercle, de tiroir; —
houppe, chignon; — petit
bouchon (Pail). Cf. tètô.
fupiner, tabatière.
tùrè, touret, tourdelle,
espèce de grive.
tnrjii, toujours (La Do-
rée). Cf. iérju.
Pitrlarigô (a) , chacun son
tour. Cf. iarlarigô.
turlye, lier en entourant
(Château-Gontier).
tiirn, retourne, carte que
découvre le joueur qui fait
510 hir
la donne; — turnc, taudis;
— village qui faisait partie
alternativement de deux
paroisses (Pail).
t 11 nul, panaris, mal de
doigt. Cf. ryolc; — linge
qu'on met aux enfants
pour étancher l'urine (Bier-
né).
titrtiùbii'cl , lunii'/lc, tour-
nebouèle, culbute.
turnùvir, action détourner
en tous sens.
tiirnèvire, bouleverser; —
se tourner en tous sens.
liirnd', panaris. Cf. hirnà.
l/iDiû'r, présure à flùre
tourner ou cailler le lait.
Iiinic ô là, tourner au
long, lambiner; — a In nie
c a vire, à tourner et virer,
à discrétion , à volonté,
abondamment (Pail).
liirneycir, lurneyœ, qui
prend trop de détours pour
faire quelque chose, qui
n'avance pas en besogne.
Cf. inyar.
lu nieye , fli i re beaucoup
de tours et détours sans
s'éloigner, tournoyer ; —
his
être indécis, tergiverser. Cf.
ptVotit'.
liinicyifià, m., hésitation à
faire une chose.
litrncyol (Pail), l/inuy/i
(La Dorée), panaris. Cf.
In nul.
l'iiniikc, i'uniivcr, petite
pelle à feu, plate et sans re-
bord, à manche très court,
dont on se sert pour tour-
ner la galette sur la tuile
(Andouillé). Cf. palieô,
palet.
iitni ô là, lambin.
In mil, pelle à feu (I/-é).
Nirà, tout-rond, habit
court (La Dorée).
lurl, tourte, tourteau de
pain blanc; — gâteau au
beurre (Hercé). Cf. pè brexe :
— tourterelle (Pail). Cf.
tœrt; — chérie.
liirlèiyâo, tourtereau.
t/irtyà(o), tourteau, ga-
lette épaisse en pâte fermen-
tée.
Tiisè, Toussaint, semailles
qui se font à la Toussaint :
fér sa Tusè.
Hisi{r), tousser.
hua
îiislyar, qui tousse tou-
jours.
tiismà, toussement, action
de tousser.
hisâ, qui tousse.
tusolçe, qui tousse souvent.
tusri, tousserie, toux opi-
niâtre.
tutô, tonton, oncle (La
Dorée). Cf. toiô.
tutr, tousser. Cf. tusiÇr),
tuy, touaille, nappe.
tiiyas, f., endroit sale et
bourbeux où les animaux se
vautrent.
/«j'f, touiller, salir.
tnymà, action de inye.
tuyô, lupanar.
tîi^œ, perruquier, barbier.
Cf. fratrès.
tii^é^, tondeuse, ciseaux à
tondre.
tu^ie, touser, tondre : va
dô t fér tu:(ej téjvœ fri^à kom
dé^ oribu, t é le kom tu ô sa.
Cf. tœ^e.
tîi/^wer, f . , ciseaux à tondre.
twam, battre à coups de
scion ou de bâton.
Twanè, t, Toinet, -ette,
Antoine, -ette.
tiui 5 1 1
tiuar, f., boursouflure sur
la peau.
Huar, animal imaginaire .
Dans le Nord de la Mayenne,
on fait quelquefois courir le
twar : des jeunes gens font
semblant d'organiser le soir
une battue, et en réalité s'en
retournent tranquillement
chez eux, tandis que le naïf
qu'ils ont voulu attraper
reste posté dans un chemin
à attendre l'animal en ten-
dant une poche ou un sac
afin que le tzvar s'y fourre
lors de son passage.
tivén, troëne, bois de chien,
Ligustrum vulgare (Château-
Gontier).
t-ivè, manche d'un fléau;
— imbécile : espés dé tzuè;
vyœ hue (Montjean).
huin, tabatière en bois
ou de terre en forme de
petite bouteille plate ou
ronde, fermée d'une petite
cheville en bois : jiue d
la huin, priser. Cf. eikiuer,
Hibik.
Iwiiiar, huiuœ, huimi, qui
prise.
5 1 2 libe
livinc, priser du tabac. Ct.
nifxc.
tibii{o), tuyau (Mont-
flours, Andouillé); en par-
ticulier le tuyau de la cuve
à lessive qui conduit l'eau
dans le chaudron ; — fone de
pomme de terre; — instru-
ment de tissage, tube avec
tête sur lequel s'enroule le fil
ou coton destiné à être tissé.
tivâode, tuvauter.
tivase, faire des bleus sur
la chair ; — flétrir, froisser
(se dit des fruits) : luva tivase
lé pcr; — 5 lil'ûse, se flétrir.
lû'osye, boucher qui ne
tue pas de grosses bètes.
IweÇsù^, noircir; se dit du
cidre.
tû'C, coagulé ; — dit sa
Hue; — troublé par le trans-
port; — interjection pour
exciter les bœufs.
tye
ii'vej, tu âge, action de tuer
un animal.
tii'U, f., plaque de fonte,
ronde et à petit bord, avec
anneau de fer, qu'on place
au teu sur un trépied pour
faire cuire la galette de blé
noir. Cf. tyà'l.
Ix-. \'oir k-,
tyàol, eau-de-vie blanche ;
— mauvaise boisson.
tyâolé, grande quantité.
tyat{r'), théâtre. Cf. teyatr.
iyà'l, tuile à galette (Lan-
divy).
tyœ lyœ tyà, cri pour
rappeler les cochons (La
Dorée). Cf. kœ.
iyd', tien. Cf. làî'.
Tyéuâo, Tiénot, Etienne.
lyers, f., tierce, tonneau
d'une contenance de deux
barriques (Ernée).
u
urœ
u:(îr
umâlité, humilité ; — tris-
tesse : via 11 étôb dà l nmùlité.
unièlye, humilier.
iipokrit, hypocrite.
upokri^i, hypocrisie.
iipoték, hypothèque. Cf.
èpotek.
upotéke, hypothéquer.
urœ, heureux.
Si vous voulez et' hureux,
De mei suivez le modèle ;
Faites-vous querver les yeux,
Munissez-vous d'une vielle.
(Chanson.)
Si j'avais un pareil poupon,
Un aussi biau rejeton.
Je serais le pus hureux,
Sous la calotte des cieux.
(Pastorale 183.)
urœ^mà, heureusement.
G. DoTTiv. — Glossaire.
iirluberlu , inconsidéré-
ment, à l'étourdie.
urlur (a /), étourdiment.
uspér , expert-géomètre,
homme d'afîiiires qui gère
des propriétés, fait des in-
ventaires, etc. (Château-
Gontier).
iisprê (a /), à l'exprès, ex-
près (Château-Gontier).
ustàsi, ustensil.
«;^, usage, pratique.
u:(œrye, qui use beaucoup
ses habits. Cf. u^urye.
ux^ej, usage : s é bd d u^ej,
se dit d'une étoffe qui dure
longtemps.
u:(eje, usagé, qui connaît
les usages du monde.
u:(ite, usiter, faire usage
de (Pail).
33
514
■ni
ii:;^iiryc, usurier, qui use
beaucoup (I\iil). Cf. u:^irryi\
u
■tt, au : j va ii may£C ; —
yV m ie hc^itic jiiek ii sa.
il, que (après via) : via
u c ri.
itbè, ou bien, ou, ou
alors : dœ nbè kaf; j irô d
anû'i à ivit nbè s é ht j iùryô
mal ad.
nblir, \., oublie, gaufre
mince, roulée en cornet.
nbliyàs, oubli.
iibye, oublier (La Dorée).
Cf. obye.
îi£, enclos de bonne terre
voisin de l'habitation (Pail);
— L'Ouche, nom de lieu.
ndriÇj-), se faner, se flé-
trir. Cf. œrdri.
iifri(r), olîVir.
nlcâo, outeau, lucarne
d'un grenier ou d'une
grange par laquelle on fait
passer le foin. Cf. jerbyér.
ni, f., oie, pot en terre
cuite, avec un couvercle et
deux anses, servant ordinai-
nsi
rement i\ conserver le porc
salé. Cf. canje, Inil, hol.
nm, lîomme, mari : mil
uni, mon mari. On dit aussi
/ syœ d fd' un . Cf. ('/;/ .
inné, hommée, mesure de
pré, l'étendue qu'un homme
peut faucher en un jour. Cf.
(Wlé.
iinesté, honnêteté (G).
iinét, honnête.
nnétmà, honnêtement.
iirdiÇr), nrdriQ), ordir,
se corrompre.
nrdiue{)-), ourdissoir.
'urcy, oreille.
•uripyào, oreillon. Cf. ori-
pydo.
•uriye, oreiller. Cf. orye.
iiric, orteil. Cf. ortê.
iiriiuc, ourdissoir, instru-
ment de tisserand. Cf.
iirdivc.
us, pi. u, os.
Et le grous ous d' la cuisse
Pour faire un chaluniiau
Pour faire danser les filles
I A ce printemps nouviau.
I (Chanson.)
■usiba, qui aime à courir,
à sauter.
iitr
mibarde, flâner, traîner :
ma fiy t è dàn œn bon pyas, fâ
yi reste é n pîvèt aie usihardc
par lé ru.
iiskÇè), où est-ce que, où :
îiské v:( aie dô par la?; — • je
lé rtruvi uskéj l avè ràkôtre
ô mate; — d nskè, d'où :
d uské tu vyè} Cf. eyu.
usrœl, hache de boucher.
Cf. orsœl.
iità, autant.
ute, ôter. Cf. œte.
iitréplii, outreplus, au sur-
plus (Pail).
utre, dépérir; — se cor-
rompre .
'itfre, outré, avancé (fro-
mage).
utrô, homme qui se loue
«O' 515
pour la moisson pendant le
mois d'août; — enfint vi-
goureux, décidé et difficile :
kœl utrô !
îivérwe, ouvroir, métier à
tisser (Andouillé) ; — cave
de tisserand.
nye, ouiller, verser un li-
quide dans un vase (Pail).
Cf. vnye.
uyn, où?: tiynk s è; 'iiyn
k s et i; — d uyû, d'où : d
uyu k tu vye? Cf. eyu.
uxe, oser. Cf. œ:^e.
IL
lev, oseille. Cf. vlnet.
uxjba, personne qui n'a
pas soin d'elle-même, qui
porte des vêtements sales
(Andouillé). Cf. iisiba.
u:(ye, osier. Cf. œ:(ye.
V
vak
Val
V, vous (v atone devant
consonne) : à v respehtà.
va, voir (La Dorée).
va, voie : // é dà tua va;
'lit ta d ma va (Bais).
va d ge, va-de-gain,
petite pièce de monnaie
donnée par le vendeur à
l'aclieteur breton, selon un
vieil usage du pays (Craon-
nais). Cf. pralik.
vadoh'e, petit homme de
rien (La Dorée).
va d 61, va d dà, va de-ci,
va dedans, ivrogne, qui tré-
buche.
vagaboiic, vagabonder. Cf.
vahabom.
vak, vacant, vague : niéyô
vak, iérc vak (Mayenne).
vakabone, vagabonder. Cf.
vac.abone.
vakabô, vagabond.
vakatii, vaque-à-tout, qui
fliit toutes sortes d'ouvrages
(Château-Gontier).
vake, vaguer, errer çà et
là.
vaJc, boisseau contenant
2 décalitres 78 centilitres et
anciennement en usage à
Vaiges.
vah'Çr^, valoir : fer valê,
cultiver (la terre).
Valori (Jcôt </<'). Le comte
de Valory ainsi que le sei-
gneur de la Pihorais en
Saint-Ellier étaient deux
grands chasseurs, mais aussi
deux sacripants, deux impies
van
qui plaisantaient de la vie
future. Sur la fin de leurs
jours, ils étaient convenus
que le premier des deux qui
mourrait viendrait dire à
l'autre kmà h i fèse la bâ.
Ce fut le comte de Valory
qui mourut le premier. Le
lendemain de son enterre-
ment, on entendit le soir une
grande chasse dans l'air et
l'on vit le comte de Valory
passer dans un carrosse traîné
par deux chevaux de feu et
tout entouré de flammes. Il
s'en allaita la Pihorais.Le
jour d'après, le seigneur
de la Pihorais fut trouvé
dans son lit complètement
rôti. Depuis ce temps-là, on
entend souvent soit la
Chasse-Artus, soit la chasse
du comte Valory passer dans
les airs, inè i n fâo pwè ave
pœ d sa, sa n fè d mal a
person (L. D.).
valse, valser, déguerpir.
vanas, f., lieu où des ani-
maux se sont roulés dans la
poussière.
vanay, grain de rebut sé-
var 5 I 7
paré du bon grain par le van.
Cf. vênay.
vané, f., action de se rouler
dans la poussière; — tour-
billon de poussière.
varie {se), se vanner,
s'agiter dans l'eau ou la
poussière, en parlant des
animaux et spécialement des
oiseaux qui battent l'eau
avec leurs ailes.
vanet, f., instrument pour
vanner. Cf. vênet.
vanwer, f., vannoire, ta-
rare.
vâ{o), vau, val, vallée,
vallon : a va, à vau.
Vâotort(r') , Vautorte ,
nom de lieu.
vdovel : kur la vdavel,
aller çà et là (Ernée).
var, voir (Bais, Pont-
main).
J'allons var noute bon rey.
ms. 54
varê, guéret, mot usité
dans quelques communes
de la Mayenne, voisines de
Manche.
5 I 8 vàr
vâri, i'., voirie (Cham-
pcon).
varmi\ vermeil. Cf. vcnnc.
varvasye , marécage : / s
ardchi dà I varvasye é pi 6a yi
loti partit (hvron).
varvcn, verveine, Verbena
officinalis.
varyœr, foulure, entorse.
varye^ s'écarter de la
bonne position; — faire un
faux pas.
vasâo, vassau, petit pâtre
(Martigné).
vaycjiit, qui ne voit pas
bien clair. Cf. vèniffut.
vaysi, voici.
vàeàs, vengeance.
vàciûrdi, vendredi.
vàdùsu vàdùdà, vent dessus
vent dedans, un peu pris de
boisson (La Dorée).
vâdisyô, vente; — dénon-
ciation.
vâjaliv, f., vengeance.
vàjœ, vindicatif.
vàjniâ, m., vengeance.
vâke, peut-être, probable-
ment; — vâJce bè, sans
doute. Cf. vâtye.
vàr, vendre.
vên
vàtàs, vanterie.
vàtd', vantard.
vàté, f., coup de vent,
tourbillon de poussière.
vàtniyas, f., endroit où
les poules, les perdrix se
sont poudrées. Cf. vanas.
vàtrnye (su), se vautrer
dans la poussière.
valu, venteux.
vàtwe, m., ventoir, van.
vàtye, peut-être, proba-
blement (La Dorée);
Il a vantic qucuqiics marrons
De qiici i' nous régalerons.
(Pastorale 47.)
Cf. vàke.
vèjil, vigile.
vêhi, velours.
vènay, f. pL, menu grain
que l'on donne aux volailles :
y étyô môte ô gèrnye pur kri dé
vnay pur nô pîiJ.
•i'é'»^/,ruelle, LeD.,p. 197;
— ruelle du lit :/ kne tujv dà
la vnèl é mit oui su l dtoà du
li. — Cf. oré.
vùnct, venelle, ruelle; —
diarrhée; — tarare (Saint-
Aubin, Gorron^ Landivy).
vér
vêm'Q-) dà, venir dans, se
heurter contre : /'/ é vnu dà
ma ; / b-ii d la sart é vnu dà
li.
vémy, vétille; — petite
femme bonne à rien. Cf.
vèrdiy.
vhiu Ça'ii), une venue,
une grande quantité (Ernée,
Landivy) ;
Pis une venue de p'titsoisiaus.
(Pastorale 157.)
av VU dé pi un st ané? — œn
venu; — ya pa grà vnu, il n'y
a pas grand monde ; — très :
6 et œn venu bô.
vérd, f., fléau.
vérdé vérd, très vite.
vârde, aller çà et là, sans
but déterminé (Château-
Gontier) : nn:(_ wé 6ô tuju la
a vèrdc ; — tourner en sau-
tant; — battre.
vùrdé, f., escapade, course
nocturne : la gars et àkor aie
fér sté nivi œn vèrdé; — vo-
lée de coups; — tournée :
péy tu œn vèrdé ?
vêrdiy, vétille, bagatelle.
ve 519
vêrdiye, vêrdiyone, vétiller,
s'amuser à des bagatelles.
vêrdiyô, individu remuant,
pétulant (Pail).
vêrdone, fredonner ; — ■
danser (Ernée).
vœvye, veuvier, veuf (Er-
née, Landivy).
và'£, vache. Au commen-
cement de l'été, les femmes
de la campagne quittent
leurs bas pour rester
jambes nues pendant toute
la belle saison. C'est ce
qu'on appelle : met se dé
vcH a l crb (La Dorée); — ■
// é kom la vœ€ â hure k ave
avale sa brevyér : il a d bel
paroi dà l ko; — alô, bô,vla
l pô pye é la vœe demi tiré
(proverbe); — / bè l le a
m:^ur kè la vœ^ lé don (pro-
verbe).
vœy, vieille; — f., tas de
foin sec (Landivy).
vœ2^, cornemuse (La Do-
rée). Cf. vé^^; — vœ^ dé vya,
chose insignifiante.
vé, m., ver; — f., voie,
chemin : ut ta dô d ma vé, t
é dà ma vé. Cf. va .
20
l'en
ver
vè, interjection exprimant
la surprise.
vè, voir : a vè ni (;iil, à
tâtons. Cf. va, var.
vèf, vache.
Je mène par le licou
Le petit éfant d' nout' vèche.
(Pastorale 46.)
vègiil, qui n'y voit pas
bien clair, qui n'v voit
goutte. Cf. vayij'ut.
vèki, m., savoir-vivre,
usage du monde : / kôiiè Irô
hc 6Ô véki pur fer sa.
vékiÇr), vivre.
vèl, voile.
vêle, tourner : sW vweliirc
d grè a vêle (Saint-Aubin).
véii, vène, vesse; — vén di^
lit, vesse de loup.
véne, vcner, vesser.
veni, cri poussé par les
enfints au jeu de cache-cache
pour inviter le chat à venir
les chercher. Cf. kurè).
vénigitl (a), à tâtons. Cf.
nigtiL
vemue, f., vannoire, tarare
(I.é).
vcp{r), vêpres : / va d
Irave kom iv eyè ki va a vép.
vèprè, vêprée, soirée,
veillée.
vèpye, guêpier (G).
ver, ver, verrat, porc mâle
(Pail); — Sonchusarvensis.
ver, crûment, sans préam-
bule; — fèr k ver, faire
le vert, échouer dans une
entreprise.
vér, voire, oui vraiment,
en vérité;
Vére, mains tu causes ben Jeliot,
Dis-mei qui t'a délié la langue ?
(Pastorale 17.)
vér hè, vè hè, oui bien, sans
doute, probablement; — Dia
fèt vér, ma foi oui ; — wi é vér,
le pour et le contre; — à
vér!, vrai!; — véyo vér,
voyons voire, voyons effecti-
vement. Cf. viuar.
vér baiar , vert bâtard,
espèce de froment.
verda, verrat, porc mâle.
verdàjri, vert - de -gris,
lézard vert; — salamandre
(Hercé).
verddè , qui commence à
ver
engraisser (bétail); — un
peu pris de boisson.
verdèle, verdoyer.
verddo€e, verdeler.
verdèlo-eè, a. ; se dit du bé-
tail qui commence à engrais-
ser.
verdiyô, verdillon, terme
de tissage, baguette sur
laquelle la chaîne s'étend et
s'engrave dans la pivoire.
verdrâo, verdier (Pail) .
ver du, verrat (Saint-Tho-
mas).
véré, f., verrée, contenu
d'un verre : vul vu baer œn
véré?
vérét, petite vérole.
vérète, marqué de la petite
vérole.
vèrïy m. s , parties sili-
ceuses disséminées dans
l'épaisseur de la boue de
calcaire.
verga, verglas.
Je m' sens fair' des entrechats
Sur la neige et le verguias.
(Pastorale 134.)
vergase, verglacer, faire du
verglas.
ver 521
verigla , verglas, terme
employé dans l'ancien An-
jou.
veriÇr), verir, moisir,
s'oxyder; — devenir vé-
reux.
verisur, moisissure.
verj, f. pi., verge, terme
de tissage , baguettes passées
dans la chaîne et servant au
croisement des fils; — s.,
dé à coudre sans fond (Pail);
— anneau large; — partie
mobile d'un fléau ; — bâ-
tons qui servent à faire
tourner le moulinet d'une
charrette.
verjâo, filet pour prendre
le poisson.
verjye, verger (G.).
verlop, verhip, varlope,
outil de menuisier.
verlope,verh{pe, aplanir une
planche de bois avec la var-
lope.
vcrmane, m. pi., rats et
souris; — • vermine (Vil-
laines-la-Juhel). Cf. ver mène.
verniènu, vermineux, vé-
reux, plein de vers.
veniiéne, vermenier, ver;
522 ves
— vermine, mulot, rat, sou-
ris (Montsurs).
vernie, vermeil; — bœuf
d'un rouge toncé.
verinè, interjection qu'on
adresse aux bœufs en leur
faisant signe du fouet de
venir vers soi. Cf. vinnè.
verni nue, m., vermine,
rats, souris. Cf. verniêiie.
veroijâo, vairon, petit
poisson. Cf. bà'dô.
vêrô, veron, verrat (Her-
ce).
vérole, chercher des vers
dans la terre.
ver6ay, versage, premier
labour donné aux jachères ;
— aie a Versay, aller à Ver-
sailles, verser avec une voi-
ture.
verinryœ, qui a de la vie,
de la force, de la vertu : a n
é gér verturyœ^, tapi, al é Jcàm
ka^i kérvé.
verven, verveine (Livré).
ver:^iye, tomber (Bierné).
ves , femme débauchée
(Mayenne).
ves de jâ, Sonchus arven-
sis (Vaiges). Cf. ver.
vey
vèsœ, verreux (fruit) (Châ-
teau-Gontier).
vési, voici. Cf. vaysi, veysi.
vèsi(j'), vesser. Cf. véne.
veste, f., bon coup de
cidre (Bierné).
vestrô, vesceron, \\c\:\
sativa. Cf. jer:^'âo.
vesyâo, vaisseau, vase; —
tonneau, barrique; —
meuble : va dô ésibe lé vesyâo
(Saint-Thomas); — vesce-
ron, vesces. Cf. vestrô.
veteriner, vétérinaire sans
diplôme, rebouteur (Lan-
divy).
téti, habillement.
vétiyar , vétillard , qui
s'amuse à des vétilles.
vétiye, faire un nœud pour
réunir les deux poignées de
paille qui, liées ensemble,
forment un lien pour la
gerbe.
véy, voie : ///' vu d ma
véy ; — meule (de foin ou de
paille) : le foin lorsqu'il est
sec se met d'abord en hutyâo,
puis en véy, enfin en harj;
— a., vieille. Cf. vivy.
vcyar, vieillard; — Con-
volvulus OQ Tamus.
véya-se, veiller tard le soir.
veye, veiller, marcher de
nuit.
veyé, f. , liseron des champs.
Cf. vriyé.
veyêj, veyaj, voyage; —
pèlerinage (Pail); à La Do-
rée, pèlerinage par procu-
ration.
vèyet, {., petit sentier con-
duisant à travers champs
d'une ferme à une autre. Cf.
rotê dmés; — petite meule de
gerbes au milieu des champs.
veyiÇr}, vieillir.
veyâ, vieillard; — petite
meule de foin; — yeux d'un
petit enfant.
veyoé:, veyot, f., petit tas
de foin. Cf. vey.
veyri, veillée à la ferme
pendant qu'on fait le cidre.
Il y avait à Laval la rue de
la Veillerieà laquelle depuis
une trentaine d'années on a
donné le nom de la rue de
Tours.
veÇy^si, voici.
w;(, vez, voilà;
gare !
ve:( 523
Un enfont qui fait le guet
pendant que d'autres sont
occupés à faire quelque
chose qu'on leur a défendu
crie vé:( pour les avertir de
se sauver.
vè:(, f., vèze, espèce de
cornemuse, de biniou; —
chose de peu de valeur; —
individu peu intelligent qui
fait le malin.
vc~œ, vèzeur, joueur de
vèze.
vé^e, aller çà et là, comme
un vèzeur qui va de porte
en porte jouer de son in-
strument; — jouer de la
vèze.
vè:(è, qui court çà et là;
— voisin.
vé:(ine, ralentir le travail;
— voisiner; — i vézjn, il
tombe une pluie fine. Cf.
bèriuine, srine.
véxjnej, voisinage.
veiô, peu actif; — minu-
tieux (Craon).
ve:(one, bourdonner comme
un insecte (Landivy) ; —
lambiner, travailler lente-
ment (Cossé).
524 î''^'
ve:{ô, lambin (Châtcau-
Gonticr).
vl\ vin, pourboire (La
Dorée). Cf. pratik; — vè d
€yc, vin de cliien, commen-
cement d'ivresse accompa-
gné de mauvaise humeur :
étr à vl d 4yc ; — vè vinéijr,
vinaigre de vin,
vèldœ, vingt-deux, homme
très fort.
vèlèn, vingtaine, les dix
derniers jours d'avril et les
dix premiers jours de mai;
on les appelle aussi la dizaine
des bonnes femmes et la
dizaine des bons hommes.
C'est une époque froide,
tourmentée et sujette aux
coups de vent (D' L.).
vidbuSj vide-busse, ivro-
vtr
gne.
vidhivé, vide-buée, pot à
lessive.
vide la sey, vider la se i lie,
être en prison.
videl, reprise dans du
linge. Cf. pâsi.
vidêle, repriser.
vikmà, vite, vivement. Cf.
vit ma.
vikm, vilener, dire des
vilenies.
vile (bû-), bœuf ville, bœuf
gras que l'on promenait il y
a cinquante ans à Laval,
quelques jours avant les
jours gras, au son du violon
et de la vielle ; — s met kom
œhœ vile, avoir une toilette
voyante et ridicule.
vUej, village.
viloke, villotier, habitant
des villes; — fermier qui
vend ses produits en ville.
vilote, venir chaque jour à
la ville vendre ses cultures
maraîchères.
vilîva, habitant des villes.
vinè(jret, vinaigrette, cor-
rection, punition; — ave /^
yœ a la vinégret, avoir les
yeux fripons.
vi)iet, vinette, oscille, Ru-
mex acetosa.
vinignt (a\ à l'aveuglette.
Cf. vènignl.
vinôe, f., mauvais vin, pi-
quette.
vir, f. , vire, qualité
bonne ou mauvaise de cer-
taines choses
et bèn a la
vir
vir, être bien tourné, bien
conformé; — et a la vir,
être convenable, comme il
faut. Cf. sort; — direction
que l'on doit suivre, bonne
manière de prendre un objet :
iné dô ta mos a la vir, mets
donc ton bas à l'endroit ; —
11 a pa d vir, ce n'est pas
possible. Cf. am\
vira, environ : al a vira
trât à; — 5 été vira la Tu se.
virbôskul (a la), à la ren-
verse (La Dorée).
virbrêkè, vilebrequin. Cf.
bèrkê.
vire, fou, insensé.
viré, f. : /« d œn viré, d'un
seul coup, aussitôt.
viré, vireton, petit mor-
ceau de bois garni de plumes
avec lequel jouent les en-
fants.
vire, virer, tourner; —
marcher en tournant; —
fliire tourner un moulin.
virmé, cri du bouvier pour
faire marcher les bœufs. Cf.
verme.
virme, viremain, le temps
vty 525
de tourner la main : an œ
virinè (La Dorée).
virol, vrille. Cf. kavrœ; —
vilebrequin.
virole, tourner (les yeux).
virole, virolet, petit vile-
brequin.
virone, vironner, tourner;
— loucher (Pail).
virô, environ.
virtîir, tour d'une corde
autour d'un poteau.
virvir, tours et détours
d'un chemin.
vis (et dii), être du vice,
se Hvrer à la boisson ou au
libertinage.
viskaryœ, capricieux (ani-
mal); — variable (temps)
(Ernée),
visye, vicier, injurier
(quelqu'un).
vitay, vitaille, nourriture.
vitmà, vite. Cf. viknià.
vivaby, vivable.
vivatur, nourriture.
vivrœ, vivrœl , vivant,
bien portant : niit éfà é bè
vivrœ.
viyé, f., liseron (Ampoi-
gné). Cf. vriyé.
526 vol
1//^, jeu d'enfant, jeu de
cache-cache; — cri que
poussent les entants qui se
sont caches pour avertir le
ca qu'il peut chercher; mot
en usaire surtout dans l'ar-
rondissement de Mayenne ;
— a vi:(^ é a mcm, au hasard.
■c7':^rt'', viseur, avisé, sage,
prudent.
via, voilà : à via I i Icor ! ;
via ti pa œil bel aférl
vlàode, battre. Cf. plAode.
vie, venin; — bête veni-
meuse et aussi tout reptile;
en particulier, vipère (Li-
vré) : /;■(' kàin œ vie; —
croûte sur les mains ou la
figure.
vlimœ, vliimi, venimeux;
— vénéneux.
vlôp, f., tas, masse.
vlovlô, berceau.
vola, m., serpe à l'usage
des jardiniers pour élaguer
les grands arbres.
volé, voleur.
volé, m., feuille de nénu-
fir : pli volé, Villarsia nym-
phoïdes.
voléj, volage, se dit d'un
vra
poulain peu facile, peu fami-
lier.
volôler, volontaire, qui a
bon cœur, qui est généreux
et bienveillant (communes
avoisinant la Normandie).
volit, f. volue, petite fu-
sée qui tourne dans la na-
vette du tisserand et qui
porte la tissure. Voir eallc;
coton ou fil enroulé sur
les tuyaux pour être tissé.
voliilœ, :^, ouvrier ou ou-
vrière qui fait des volu. Voir
ce mot.
volute, dévider le fil ou le
coton, fiire des volu.
volye , volier, compagnie,
bande d'oiseaux (perdrix,
pigeons ramiers) (Ernée).
vôje, jaillir abondamment,
déborder : / yâo vôj lu lô du
nisyâo; — vomir avec
effort; — s'écrouler, s'af-
f:iisser; se dit de la terre
(Ahuillé).
vôke, volontiers, peut-être,
probablement. Cf. vâlçe.
vrâ, vrè, vrai : vrè è, vrai
est, il est vrai ; — vrè bê, tout
à tait bien; — à bon vrè,
vîiy
certes; — ôsi vrà, en vérité;
— dé vrc, à propos : de vrè,
vul vu baer œnfa ? ; — à vrè ?,
vraiment ? ; — p'iir tu vrè,
pour de vrai, sérieusement.
vriyé, L, Convolvulus sae-
pium; — ptît vriyé, Convol-
vulus arvensis. Cf. ryolc,
viyé.
vrôn, Clematis vitalba.
Cf. vyôn.
vu à bèlivct , vue en
bluette, vue fatiguée qui
croit voir des bluettes.
viilàke, volontiers.
vuleÇr), vouloir : sa va t
i kom vu vulé?
vulôté, volonté.
vusté v-ust, très vite. Cf.
vèrdèvèrd.
vut{j-'), votre.
J'pourras-ti savoir pour qua
Vous quittez si tout voutre aflfaire.
(Pastorale 5-4.)
vuyœ, pot à lessive (Pail).
vuyé, f., lessive.
vuye, verser de l'eau
chaude avec la vuyct sur la
lessive (Cossé) ; — entourer
d'une corde ou d'un fil une
mua 527
bobine, un fuseau, etc. ; wiye
œ miven, enrouler la ficelle
autour d'une toupie; — ava-
ler, boire : 5 kc. je un avô
vuye du sitr. Cf. vweye, uye.
vuyèt, f., ouillette, pot en
zinc avec un long manche,
servant à ouiller (couler) la
lessive. Cf. eiuà.
vuyiueÇr), pot à lessive.
Cf. €U'à.
vwar, voire, oui , vrai-
ment ; — vwar me, mais ;
— viuayé vivar, voyez donc !
vwate, voter (Pail). Cf.
vwote.
viuayaj, pèlerinage. Cf.
veyaj.
vwayœ, agent voyer.
vwaye, arroser le linge
dans la cuve à lessive avec
un chouan ou un godet
(Mayenne, Gorron). Cf.
vuye.
vwayet, f., moyette, petite
meule que l'on fait dans les
champs au moment de la
coupe des grains, pour les
faire sécher; — sentier.
vwayu, instrument qui
sert à vwaye. Cf. vuyet.
528 vyô
iiL'olf, voter. Cf. iru'ûU'.
vynÇo), veau : kom càl la
pi, €(itè l vyâo. \o\x pyào;
— dépôt en forme de peau
du cidre et de la bière.
lyijÇo), vite : aie vyâo
(Andouillé); fer vyâ, agir
vite (Clîâteau-Gontier).
vyàole, vyâle, vêler.
vyàolreÇsi') , se vau trer(G . ) .
vyœ (fér), faire vieux,
regarder d'un air sombre,
être mécontent.
vyœtur , friperie , vieux
objets.
î{)'a'-/(;), vieillir.
vyéila-, cheval (Cf. Arch,
de la May. B. 2826, fol. 25
r°); — (juron).
vyèiœ, vielleur, qui joue
de la vielle.
vyer, vers (G.).
vyet, petit sentier à travers
champs. Cf. veyet.
vyêyase, vieillasser, fliire le
fainéant.
vyeyasô, paresseux.
vyêdr, venir.
vyolàtniâ, violemment.
vyôhvm'', violomi, qui joue
du violon.
zva
vyoïiy viorne, clématite
sauvage; — chèvrefeuille;
— tronc de lierre. Cf. bru.
zyôde, fliire du bruit
comme un objet qu'on lance
contre terre de fliçon à ce
qu'il rebondisse (on fait
lyôih une pierre qu'on lance
avec force), comme une
toupie, comme une machine
à battre, etc.
v~, vous (atone devant
voyelle) : fâot i i'^ ède?;
v:{ aie ptet bè ninye.
zv
■u'â, bah ! ; — ah bien
oui, non : krc tu k i va vni
aini'i? — zvà!
vjâ, zvay, oie : la wây
l'oie. On dit que les oies
lavent la buée quand elles
frappent l'eau de leurs ailes
et plongent en partie sous
l'eau. Si elles lavent la
buée le matin, elles la
sèchent l'après-midi (il fera
beau temps); si elles lavent
la buée le soir, c'est du
mauvais temps pour le len-
îue^
demain (L. D.); — zuâ d
karem, haricots ; — y a dl
wa, il va arriver quelque
mauvaise aventure.
wàle (Pail), -wayle, waye,
hoiler, hcler, appeler à
hauie voix; — chanter à tue-
tête. Cf. jupe.
wây, ouaille, brebis (Châ-
teau-Gontier) ; — oie.
ivaieyô, oisillon.
wai^yâ{o), oiseau ; — pe-
tite planche que les ma-
nœuvres portent sur leur
tête, couverte de mortier
pour approvisionner les ou-
vriers maçons.
wœ (La Dorée), wè^ oui.
lue, oie. Cf. wà.
wele, hêler. Cf. wàle.
luêîote, appeler en criant :
hou ! hou ! Cf. huhute.
îvenô, oignon.
luet, oison; — ouate; —
houette, houe à lame tran-
chante, à une seule dent.
wey, brebis. Cf. luây.
wc/^eyà, oisillon. Cf.
iua:(eyô.
z^qô, oison : œ we^p.
G. DoTTiN. — Glossaire.
lue 529
iue:{yâ(o), oiseau : œ pti
weiya; kà la kej é Jet, l
luez^yas à va. Voir Içer.
luèbar, qui a les jambes
crochues.
luèbarde, marcher comme
un webar.
we€te, hennir en se débat-
tant.
luese, crier comme un co-
chon qu'on égoïOQ^ÇS.gwlse;
— hennir comme un cheval
qui va ruer. Cf. luine.
ivi£, ah bien oui ! ; —
zui€ nô, ah bien non !
luidu, f., femme mépri-
sable.
luim, hoigner, hennir
comme des chevaux sur le
point de ruer ou de se battre ;
— braire, crier.
w
ïuas, f. pi., enfants, mar-
maille (Ernée) : el a déjà tîtt
œn trené dé ïvas.
waye, crier, huer.
wele, hêler (La Selle-
Craonnaise). Cf. wele.
we, m., wet, f., œil; —
Î4
) >
o
:■•//
lucarne, œil-Jc-bœuf (Pail).
c:r. iiiYi.
ii'i, luiis, porte à claire-
voie.
ii'ihi, huileux.
il'inô, ajoncs épineux
(Désertincs).
il'ise, liuissct, petite porte.
ii'isri, huisserie, porte,
ouverture.
y
yâ{o')
ya, à (après une voyelle).
yab, diable.
yâbé, diablée, grande quan-
tité.
yàÇo), eau : étr an yâo, etr
ana, avoir les pieds mouillés.
kà Roear a sd ^apyâo
e Môtégii 60 màtyâo
i tàb de l yâo.
Rochard et Montaigu sont
des collines situées auN.-E.
de la Mayenne et dont les
nuages cachent les sommets
par les temps pluvieux; —
jiijœ d yâo, charlatans qui
prétendent connaître les
maladies par l'inspection
des urines; — quand une
personne est sur le point de
mourir, on tient dans sa
yàl
chambre un seau plein d'eau
pour qu'après la mort l'âme
aille se laver de ses péchés
(Mont Jean).
yâob, diable, herse (Juvi-
gné). Cf. €àby.
yâobe, herser (Juvigné).
yâom, Guillaume; — Gui
français initial est toujours
représenté par)'; on dit Yô
pour Guyot, Guillot.
yar, liard,
yari, guérir. Cf. gari.
yà, f., gland. Cf. gà.
yà, lui en : don yâ.
yàda, glandas, gland.
yâlœ. Cf. gâlœ, premier
jour de l'an, étrennes.
Yanleu, yanleu par baronnette
Yanleu, yanleu par un p'tit creux.
5^2 yer
Nous n' demandons ni bœufs ni
[vaches
N'i votre fille en mariage
A la yilanncu par baronnette
A la yilanneu par un p'tit creux.
Chanson (Pi.)-
yœ, yœl, eux, elles : / y
élè yœ, ils y étaient, eux;
di yœ k s c pur yœ, dis-leur
que c'est pour eux; s c pa
p/ir yœl, ce n'est pas pour
elles ; ;/ inàk iitj-nr pa d yœ
dir, ne manque toujours pas
de leur dire ; — leur.
Pour ceux de noutre pays
N' pouvant quitter ieux logis.
(Pastorale 176.)
yœ, yeux :yœd biik, bulles ;
cl a dœ:(yœ kom dé pè d Imr-
jwe frikase sur œn asycl
(Hercé).
yœ, lieu : à yœ de.
yœvÇr), lièvre.
yœ, yœn, un, une : ;V nn c
vu yœn ki pase.
ycr, lierre.
yer, guères. Cf. ç;er : pa
yer, pas beaucoup; à alrap
iHi kœkœ? pa ycr.
ymi
yerh, anthrax (Château-
Gontier).
yéri, guérir. Cf. gfri.
xcl, f., tiroir. Cf. l\ct.
ycvr, lièvre. Un lièvre
qui se réfugie dans une mai-
son, c'est un signe de mal-
heur (Ernée).
y(/), lui : di y/ sa, dis-lui
ça; /// de y obcyi, tu dois lui
obéir.
yilàlœ, yilànœ, premier
jour de Tan, étrennes. Ct.
yâlœ, gàlœ.
yok, cri pour diriger les
chevaux ou les bœufs à
gauche. Cf. dyuk.
\n, eu (après une
voyelle) : dkc k I a \ii ?
yuii , une (après une
voyelle).
yup, i., commandement
de départ donné par le char-
retier.
yii, où : c Vil k tu l'a. Cf.
iiyit .
yitn, sorte de pain, de piV
tisserie (Mayenne).
Kpt}
^yu
Zflpe, prendre, attaquer.
:(èiè, paresseux, indolent.
:(ige, pousser une boule
vers une autre de façon à la
heurter (Pail).
Zpne, pousser trop en
avant avec le pouce la
bille, au lieu de la tenir
immobile sur l'index de la
main gauche. Si l'on gagne
en XPV^:> Ç^ ne compte pas,
ça n'est pas de jeu.
:{}ïi, œil : / e mâo dàn œ
T^é ; y va t nvri l 7jà^ Ui va
ve.
lyebl, hièble.
:{yu, cigûe : la ^yu fé péri
lé luexp. Cf. siu.
SUPPLÉMENT'
(Les mots déjà donnés sont précédés d'un astérisque).
a
abô
abitaby, praticable : dpi lé
grà pyé, l bâ eme n é pu abi-
taby,
abite, habiter, exploiter :
y n avô kê l drè d pase par su
la € dosé pli r abite mit grà pré.
abobane (j), devenir bobàr,
bobàn : s é Irist dé s abobane si
jœn.
abobote, rendre idiot.
aboJi(j-), abolir, détério-
rer : y alô mi:^^ aroee a élnpe lé
bâ k lé bèt é lé gâ easé Ôt aboli.
abonoriii , vieilli, cassé
(Hercé). Cf. abônàme.
abodi, accroupi (Hercé).
abu
*abnlote (s), se ramasser,
se blottir.
abiirâ, paille ou foin dont
on se sert pour garnir le
fond des sabots : nié d^
almrà dà té sabo., t ara pà si
grà frà u pat (La Selle-
Craonnaise).
aburc, rembourrer de
paille ou de foin le fond des
sabots; — s a!nire, se garan-
tir contre le froid. Cf. s
àbiire, s abriye.
*ahise, mettre en tas
(Hercé) ; — s abiise, se raser
(lièvre).
I. Les mots contenus dans ce Supplément sont dus pour un tiers à
M. Lucien Daniel (La Dorée, Landivv, Hercé, Saint-Berthevin-la-T.,
Château-Gontier); pour les deux tiers, à M. l'abbé Lardeux (Mayenne?
La Selle-Craonnaise).
) 3 6 tuin
alnite, a., à bout : // c tu
d sydi ahiile, i n a pu'è d aJcn.
abyéuc, injurier grossière-
ment quelqu'un ; — s ahxcnc,
s'injurier grossièrement l'un
l'autre : / s sô jolimà ahycnc;
— vieillir (Landivv). Cl.
ahononic.
*abyet, petit poisson en
général.
"âeé : / va kom œn âeé, i n
ab-iit a rè (Landivy).
aa't, chintre (Juvigné-des-
Landes). Cf. ari.
*a€è:^à : avè a€é:;ô d kœkœ,
être dégoûté de quelqu'un;
— achaison, occasion, rai-
son. Le D., p. 230. Cf.
a£iue:(d.
*adâte, s adàte, se voûter :
/ kmàs a bè s adàte.
*adôfye, préparer la terre
(Hercé). Cf. afye.
adùrs, adresse, le chemin
le plus court; — kupc a 1
adùrs, aller au plus court,
adfor, adefors : et adfor
dû kd'kœ, sentir qu'il vous
manque. \'oir dt'for.
adué:(i, en peine que faire
(Hercé). Cf. adlcii.
aç,c
adsi'r, ce soir (Landivv).
afùrdnre (j), devenir fri-
leux : dpi sa maladif el é tut
afùrdnre.
afcr : avcr afcr di\ avoir
besoin de; — fer dc:^ afcr,
faire des affaires, fiiire un
testament.
*afete {pè), gâteau au
beurre et aux œufs; les
gens à l'aise donnent comme
pain bénit du pain afaité
(Hercé).
ajj£e (5), s'afficher, faire
écrire ses bans (Montaudin).
ajil, élan (Hercé) : les tiiê
pràd mon afil kè j sâot.
afyàse, assurer, fouler;
par exemple une barj de
paille, en montant dessus.
afyerte, attentionné :
afyerte a r garde.
*agàl<i', formule d'agàlœ :
/ vil swet œn bon a ne é l paradi
a lafc d vô jn é k su n sèj pa d
sitœ. Quand les gamins n'ont
point reçu d'agàhr, ils di-
sent : / vil siuct œn bon anc
krôt 6 kii kràt ô ne juek a la
fèdl ané(\.. D.).
agére, habitué, aguerri; —
ahr
5 agère, s'habituer, s'aguer-
rir.
*agibrè. La foire de Guy-
bray est mentionnée par Le
Doyen, p. 115.
agrine, chercher à obtenir :
5 é pâ la pin d agrine lé sré^,
■vu n n arc pâ œn (Craon-
nais).
*ahà, ahan, douleur.
ahurse (j), se voûter, s'in-
cHner : kœ puv pihét il é déjà
tut ahurse.
*ahîi,te, crier ha ! ha ! pour
appeler.
aka^ermàte, rendre pares-
seux. Cf. aparése.
akorde, frapper en cadence
(Pail).
akordô, m., accordailles.
*akote (j), s'accoter, s'ap-
puyer.
akrotiyôneÇs), se ratatiner;
— se dit des étoffes mal
pliées qui prennent une
multitude de faux plis, et
dont les campagnards disent
qu'elles ont été raniâsé à
butqéy (La Selle-Craon-
naise).
ali 537
akrotone, a., en grumeaux :
la far in è Put akrotone.
aksyô : t doré bon aksyô la
dsu, tu ferais bonne figure
(ironiquement).
*rt!À7/ : et akn, être ruiné;
— pyé d akn, culée d'un
arbre.
akurjète, jeter un kurjè
dans un arbre.
*alœ^e :• ki n é alœ:(e ké d se
é d sa kure, s é pœ d €u:(^
(Hercé).
aie, marcher : v~ aie trô
fôr, ô n pœ piuè v syœve.
aleluya, pour rire :
aleluya su kat batô
tu lé mônye sô défripô
lé:(^ avoka sô dé léepla
aleluya.
*alègr, vigoureux.
ali^i, f., và'l vu màje d l
ah\, du pain alis, mal levé
ou sans levain; fèt mqé œn
alii dà vut fôrné (La Selle-
Craonnaise).
.../// SOI œ hèrnè,
E œn gràt ah\.
(Chanson .)
538 aine
^ahue (s), se louer comme
journalier.
ahae, m., journalier gagé
pour un certain nombre de
jours par semaine, pendant
toute l'année (Landivy,
Gorron). Il y a des ahue de
1, 2, 3,4 jours par semaine.
Ce sont en général de petits
fermiers qui n'ont pas assez
d'ouvrage chez eux pour
s'occuper constamment. Cf.
juniaye.
alwet. L'alouette en mon-
tant dit dans son chant :
jù )i juin' pu, et en descen-
dant : kré mil 110 de no, j ete
t i hAo.
*amar (prœji d), petite
prune commune et légère-
ment acide.
amàse, amancher, em-
mancher.
*amenc, amené, mettre
âi'ame. Quand on bat au
fléau, on met un gaucher et
un droitier côte à côte et on
dit qu'ils sont amené; —
préparer; — apporter : e swe
d amené la lé(;iim par met dà
In ma nui t.
àoh
amilône, apprivoiser, ren-
dre plus doux : él amitône,
être bien tranquille, som-
meiller; — s amilône, deve-
nir plus doux, se calmer;
— se garantir contre le
froid. Cf. 5 abriye.
*amo£one. Quand on tord
les draps, il ne fiut pas les
laisser amochonner, car la
fille qui se trouve le plus
près du mochon aura des
enfants bossus ou bancals,
tandis que celle qui tord de
l'autre côté en aura de
beaux (La Dorée), ou bien
la première aura un bossu
en mariage (Hercé).
*amu~e (j), se conduire mal
(au moral) : 6 é piue œn ôm a
5 amu:(e, c'est un homme de
bonne conduite.
anvurœ, agréable au goût :
ô l bô sitr, il et amnrœ a la
bii€.
*anikle. mettre à bout,
éreinter.
anil'iiâ Ça /), à Tanuitant,
à la nuit tombante.
àol'épè, aubépine (Châ-
tcau-Gontier).
apiv
âoborîi, Galeopsis Dubia
(Hercé). Cf. £envel.
âohye, sorte d'arbre.
*âojœ : uvri 1:^ âoj'œ. Cf.
karteye.
aojè, auget, plat en bois
pour les chiens.
'^âon, aune : / 6é bè s ké
l (ion à vâo.
âonqé, m., Aunaie, nom
de lieu : !é gràt àonaé; Je ptit
âonqé; — vivier alimenté par
un ruisseau bordé d'aunes;
nom d'une métairie (La
Selle-Craonnaise).
apure : délœnètd apure, une
longue-vue; des jumelles.
apikfure (5), s'appliquer
très attentivement à une
besogne méticuleuse.
aple, appeler les travail-
leurs des champs à dîner;
autrefois on se servait pour
cela d'une kon.
aprete (5), s'apprêter,
faire toilette pour sortir.
apiuiyet, {., dos d'une
chaise, à l'église; — dos
d'un banc; — rampe d'un
escalier; — balustrade d'un
balcon.
asa 539
*apycje (5), se tasser, dimi-
nuer de volume : / mar va s
apyêje dà l pèniue.
ara (et d), être d'arroi,
être prêt; — être d'aplomb.
*ardiy, argile. Cf. ardriy.
aretàs, arrêtance, fixité,
facilité à se laisser conduire :
y a pâ meyl d ceriue, nô bœ n
d pwl d aretâs.
arkêpês, reprise grossière
faite à l'aiguille (La Selle-
Craonnaise).
arkene, vaurien. Cf. ar-
kane.
armarut, maroute.
armur. L'armure d'un car-
relet se compose des quatre
àlarin et du pibô.
aroe, Coenopodium.
*arule (j), se mettre au
courant; — savoir faire
quelque chose.
*anua, arroi, arrange-
ment Le D., p. 297. Cf.
arâ.
*asà, assens, abonnement
payable en nature ou en
espèces.
asàbye, assembler : / kure
540 ave
d se mi a d bon:^ idc, mé i n pœ
/^ asàhyc.
*asàhyé , assemblée, fête
de village.
asàsœ, celui qui abonne.
asàse, assenser, abonner;
— s asàse, s'abonner, par
exemple chez le coiffeur, le
maréchal, le vétérinaire.
*asimà, assiments, sièges
(Hercé, La Dorée).
astur, ashirsi, à cette
heure (Mayenne). Ci.astœr.
asu'iyâ, litière pour les
animaux, paille, foin ou
feuilles étendus par terre.
asyé : gèrwc d asyè, forte
gelée sans vent (Craonnais).
atnàs (J), d'attenance,
continuellement : par abat
dé la biôn, fô yét d atnàs (La
Sel le-Craon naise) .
atoreone, chiffonné (Her-
cé). Cf. abîi£one.
avalâ:(fl, pente; — brèche
dans un talus.
*avc'de : aveder, apporter :
avdc dô l pè, j avô fc.
*avén, aveine, Le Doyen,
p. 20.
*avcl. Pour arrêter un
aee
essaim d'abeilles on crie : //,
VI cr, 11.
aiiitc (j), aivse (s), se
voûter, se pencher par suite
de maladie, de fatigue, de
vieillesse (La Selle-Craon-
naise).
avyî'j {tu d œn), aussitôt,
sans obstacle.
ayâsi(r) (i), se tasser, par
exemple sous l'action de la
pluie; se dit surtout de la
terre, qui se durcit après
une pluie battante. Cf.
korsi, fiiakn'.
ayet, f., Allium vineale.
ùyô, ailleurs; — d âyô,
d'ailleurs.
a
vil
à, en : vyœ tu vni a
anïL'i ?
àbèrdiiye, avoir la bùrduy
pleine.
àb~àti{r) : appesantir.
*à€erye : pu k œn fiy s mari
dà l êné, i fào k é trcn l
àeeryc à lé dà a rkulô, se je
âtiir du dwd' c k é sAot nœ hà
a rkiih\ c k c Inv l-ii /;; âceryi\
V (/// ul i dis (Hercé); —
aja
drap qui recouvre la lessive.
âdômé^e, devenir moins
dur, plus souple, se faire, se
prêter à : / matlâ s àdôméera.
àdwete l £àhr, mettre le
chanvre à rouir.
àfaéré, a., qui a assisté à
une foire (Craonnais).
àfirtle, mettre un fêrtydo.
On dit par plaisanterie d'un
jeune homme qui va se ma-
rier : i va la:( àfèrtle.
àfèrte, enferté, se dit
surtout d'un lit complet :
se jà y ô donc œ li tôt àfèrte
(La Haie-Traversaine).
àfile (j), prendre son élan,
s'élancer : i 6 é àfile su li; i s
é àfile a kur ; — // é mal àfile,
il est en mauvaise posture.
afin, enflure, hydropisie :
le via mal pre; il a trô d
afin parmi li.
àgrelur. Dans un bonnet
de Unge, une partie du fond
et du bord supérieur, jus-
qu'au tuyauté : / fo met du
ribà dû /;( àgrelur.
àjâore, tromper, mysti-
fier quelqu'un (Mayenne).
Cf. jâore.
are 541
àgn, a. (Pail).
àlniye, habiller (Hercé).
àkase, mettre en bière
(Hercé).
âkavle, encrasser (Hercé).
àkiua, étourdi.
àinerveye (s), s'émerveiller.
àmiyèr, vache qui n'a pas
vêlé dans l'année. Cf. amiyer.
àpâiii, mesure de la main
ouverte, du bout du pouce au
bout du petit doigt. CLàpâom.
àpàme, faire une empau-
me, mesurer avec la main.
*àpliye, employer, dépen-
ser : / €àrÔ a âpliye dœ mal
dé serky su nô tonâo ; àpliye d
la tzvel (Hercé).
àpoktone, manchot.
àpôme (s), avaler à moitié,
de manière que la pomme,
la poire, le topinambour, etc.,
reste à moitié de l'œsophage
sans pouvoir avancer ni
reculer; se dit des animaux.
Cf. àpume, àfale.
*àreye, faire un demi-la-
bour, foire les deux pre-
mières raies; les deux der-
nières se font plus tard (La
Dorée) .
542 (isê
àtrynr. Pcnir taire son
grain à Vùii-xiir, on <//<', puis
on rabat ù hjitnialycr, en tra-
vers, les deux premières raies
tout en déchirant les raies
non labourées; on étend le
fumier, puis on sème. On
relève alors les raies non la-
bourées qui sont versées une
de chaque côté des deux pre-
mières. On sème dans la raie
creusée par la charrue. On
herse à nouveau, mais en
long, de façon à former des
sillons bombés (L. D.). Ct.
fàr.
àré^c (.<), s'arrêter au mi-
lieu de la ;r;(; — s'enfoncer
profondément sans pouvoir
partir (en parlant de la char-
rue) : al à, nu via kor œn j'ai
àré^, j kre ké j sàni àsahaté.
àrose (j), s'enrosser, se
mal marier, taire un mauvais
choix : y à foyè œa tut fors,
là via pà mwe àrosé.
àryœine, enrhumer (Her-
ce).
âseph', engoncé : bcii àseple
dà sa bik (Hercé).
àsclre, engrosser. Cf. àscle.
fivr
àsi-lt', fendre; — faire une
entaille; — se couvrir de ger-
çures : la frc m a fcl àsi:;^lc le
Itrvr.
àsi:^lur, enciselure, fente;
— entaille; — gerçure.
àtbi:;c (s), s'embrasser :
/ sra d la i;à st une, lé ko€ô s
«//'/;(«, dit-on par plaisanterie
quand on voit deux hommes
s'embrasser.
àtcte, monter à la tète
(odeur).
àli~e, entiser, exciter (une
personne contre une autre)
(La Selle-Craonnaise). Cf.
àtife.
àlnde (5), s'entr'aider: à s
àtiïdà, rè n aheii. Cf. àtrède.
*i'!l(r)tôiii (s), prendre
dur, aller mal : komà vô /~
afcr? — sa s àtkc bc (La
Selle-Craonnaise).
âlwiydiie, mettre autour;
— enrouler un brin de fil,
de ficelle autour d'un objet.
Cf. iiiyc.
*àvirô(dâ /^), environ, vers.
àvrixônc, tourner en vrille;
— embrouiller, mêler d'une
manière inextricable.
hâf
bar
*ba : sa va par hâ, dit-on
quand on se purge.
baba, bobo (terme enfan-
tin).
bade, couvrir d'eau et de
boue (Pail); — s bade, se
couvrir d'eau et de boue.
*badiue(r), guenille pour
laver la vaisselle.
baer, boire (Montjean).
baérâ, boisson de mau-
vaise qualité (La Selle-
Craonnaise).
baét, f. , boisson; — a.,
ivre : // é baét, il est ivre
(La Selle-Craonnaise).
baéturâyœ, ivrogne (La
Selle-Craonnaise) .
baétitrâye, s'enivrer à petits
coups.
bâfre, bâfrer, manger avi-
dement; — manger avec
excès (La Selle-Craonnaise).
*bajar, cagneux (Hercé).
Cf. kanar.
*balé, m., sorte de cabane
en genêt ou en paille dressée
sur les routes pour abriter
les casseurs de pierre.
*baîe su la rcsyé, décliner;
se dit d'une personne qui
va rapidement vers sa fin
(Craonnais).
*balye, balycr, animal (et
surtout vache, bœuf) qui a
le dos en arête, en areke de
maison; — vache efflanquée
(MarciUé-la-ViUe).
bàobasye, qui aime à em-
brasser.
bavas (/" m à^, par cuphé-
544 l'àl
misme, je m'en moque (La
Dorée).
*hnrate lé vac, empêcher
par sorcellerie les vaches du
voisin de donner du lait et
augmenter le produit des
siennes. Cf. lire, *ih'.
bàiih, barrique (Château-
Gontier).
base, bassine dans laquelle
on fait la bouillie pour les
petits enfonts; on y trouve
le gratin.
bâtar, jeune porc châtré
que l'on conduit avec une
hart à la patte.
bàtlé, battelée, grande
quantité : œn bàtUdmôd, un
grand nombre de personnes.
*bàbo^, ivrogne, débauché.
Cf. pratik (La Selle-Craon-
naise).
bàear, m. pL, corps de la
charrette s'encastrant sur
l'essieu (Craonnais).
bàros, Galeopsis dubia.
bêdarydo, ventru.
bédé : i n va kè d sâo é d
bédé, il ne procède que par
boutade. Cf. bd'dé (La Selle-
Craonnaise).
hér
bédô, bedon, ventre pro-
éminent : kd' bhlô lu I vaéy
quel bedon tu te vois, tu
as.
bi\iii {dé), à l'étourdie :
(ijir dé bédii.
bédn, gros imbécile : il é
su koin à' bédn.
béline, cligner des yeux
(Hercé). Cf. bliite.
bé.lô, bélô, cri pour appeler
les moutons (La Selle-Craon-
naise).
bènâtr, f., benâtre, filet
grossier à larges mailles
destiné à porter des far-
deaux, par exemple des pots
de lait, des feuilles de choux,
du fourrage (Sud de la
Mayenne).
bénàtré, f., contenu du
bénâir.
*bérbyà, pi., parties d'un
champ non bêchées à motte.
*bérdas, instrument de
tonnellerie. Cf. bérdos.
*bérdédào ( onomatopée ) ,
bruit d'objets qui tombent
avec fracas.
bérdéle, mettre des bre-
kr
telles ; — s bùrdèk, se mettre
des bretelles.
*bèrduy, f., ventre, esto-
mac, panse : j e grà mâo a la
bùrduy.
*bèrdnye, produire un bruit
spécial, le bruit des gaz in-
testinaux dans l'abdomen :
sa m bèrduy êfrimâ dà l vâtr.
*bèrJçè, n'importe quoi :
l†pâ l bùrkè. Cf. dùvèr.
*bérlcgô, jeu qui se joue à
la veillée. On se passe un
petit bout de bois allumé en
disant : / îè va ma pti bèrlegô
6è 6U 5 i lé vâû, 5 i mœr àtér
té mê, tu sra £arje d pyer é d
lévye, et celui entre les mains
de qui il s'éteint donne un
gage.
bernât, brenage, mauvaise
besogne; — marchandise
de qualité inférieure.
*bérnik, yeux (Hercé).
bèrsiye, adv., très : i fè
bùrsiye fre.
*bèrwà, bruant, oiseau ; —
jouet d'enfant, qui se com-
pose d'un rectangle de bois
fixé au bout d'une ficelle
(La Selle-Craonnaise).
G. DoTTiN. — Glossaire.
hœ 545
bhyâo (Iè), petit lait, lait
de baratte (La Selle-Craon-
naise) qu'on appelle encore
lé d bœr. Cf. bceryô.
*béryer, Calluna vulgaris
(Hercé).
*bér:(i, m., bœuf salé (Her-
cé) ; — 6èk kom bèr:(i, extrê-
mement sec.
bér^iye, briser en mille
pièces; — dépenser totale-
ment (La Selle-Craonnaise).
Cf. bèrsiye.
bèr:^ole, détruit, brûlé par
le soleil; — ivre; — atteint
d'aliénation mentale (La
Selle-Craonnaise).
bètœne, priseur.
*bd'. On distingue les bœ
de rwel que l'on attelle à la
charrue; les tinionye, vieux
bœufs que l'on attelle à la
charrette, et les bd; d apye,
jeunes bœufs que l'on attelle
en tête des autres à un
timon mobile.
*bœge : bœge l tnor, v. ; se
dit du cri des bœufs et des
vaches qui se croient en
danger.
*bd' grâ, fruit du brô ou
35
;46
hih'
épine blanche (Hercé). Cf.
bà'lçin , c h è \' r c ( Sa i n t -
Pierre-SLir-Orthc).
ba'r, beurre : b:{e du bœr;
se dit des vieux chevaux
qui lobent dans les champs
au lieu de pâturer.
*b(i'ré, t., réprimande : lu
va un avaé ctn bœré an arivà
€c /(//(La Selle-Craonnaise).
*bd'ré d €anmi, champi-
gnons mous des groupes des
Spumaria et des Reticularia
qui apparaissent par les
temps humides. Il tant à
tout prix éviter que les
vaches ne les mangent, car
ils ont été déposés là par les
charmeurs qui veulent tirer
le beurre (L. D.).
bœrke, donner des coups
de cornes (Montjean). Cf.
bd'ke.
bœro, m., petite tartine.
bdi'èt, buvette, la pre-
mière des cinq actions qui
constituent et permettent de
constater la snle:;d, ivresse
complète. Voici ces cinq
actions dans leur ordre natu-
be§
rel : la bdi'êty la pôpît, l
i^i;iâ:;^iyèl , la deç,obiyct, la tôbèl
(Ambrières, Gorron).
*bd-vile, bœuf engraissé
(Hercé); — homme endi-
manché.
bé, bec.
bc, bien (en combinaison
avec un adjectif) : siij'yc bé
ijni, souffler bien gros, ha-
leter de fatigue; — bé le,
bien loin, très loin.
bé, berceau d'en finit
(Mayenne). Cf. bèr.
be£i, endroit qu'on bê-
che : Icsc la pal dà l bc^i,
se présenter pour recevoir
une seconde ration en lais-
sant sa cuillère dans son
écuelle ou son assiette.
*bédu'a Çper dô), poire à
cidre de mauvais goût (La
Dorée).
bcdivé, bedouau, blaireau.
*bcqâo : él maryc à bccâo.
On est marié en béij;aud
quand la kiuèf pas k ^apyào,
quand la femme est plus
grande que son mari (La
Selle-Craonnaise).
begào, bedeau.
*békiyc, marcher avec des
béquilles.
beni{r), proclamer les
bans : // ô béni (Hercé).
béni, prêtre. (Autrefois on
désignait les prêtres presque
toujours ainsi. Quelques
vieilles gens, à La Selle-
Craonnaise, disent encore
lé béni quand ils parlent des
prêtres en général.)
bèr, f., mare.
berjwete (Hercé). Cf. be^-
vele.
bernagô, bernagoe, îcâteau
en bois pour enlever les
menues pailles lors de la
batterie : pas ma l bernagô k
j àlevjé /:{ épigô.
Bernar (jàto), derrière :
vyœ tu bi^e tntô Bernar Ici n
a k œn è? (Landivy).
*/'l/. On voyait souvent la
nuit aux environs des croix
ou des arbres séculaires des
bêtes fantastiques, tantôt des
bœufs noirs qui montaient
dans les arbres, tantôt des
moutons qui grimpaient sur
les maisons (L. D.).
bid 547
bete, enivrer : s befe, s'eni-
vrer.
betnrase, boire sans soif.
beturasi, ivrogne.
beturasrî, action de boire
sans soif.
*betiiraye, boire sans cesse,
par habitude.
beyé, bélier (La Selle-
Craonnaise).
bé^œ, débauché, coureur
de mauvais lieux.
be:{0 : pô pti be:^o, pauvre
petit enfant. On dit de
même : pô pti peso, pauvre
petite paisse (La Selle-Craon-
naise).
*bl : aosi be, aussi bien,
d'ailleurs, d'autant que : / n
ira piue anil'i, âosi bè j n eryô
pwe l ta.
bibret, f., boutons qui
viennent à la fia;ure des
ivrognes.
*bi€, f., biche, chevreuil.
bidalé, f., ce qu'on apporte
quand on vient faire une
demande en mariasse. Les
parents de la future disent
en plaisantant : komè j berd,
j dire. Cf. b-ihènê.
5 iS l<
*biiJô{-y tctc (sens péjora-
tif). Cf. Jx-abo^ (La Sclle-
Craonnaise).
*bik a hïl'é. A Hercé, c'est
un support en forme de F,
sur trois pieds, pour porter
le cuvier à lessive.
bikar, qui n'a pas les yeux
de même grandeur ou de
même couleur (Hercé).
bikbiik, mélangé (Grez en
bouére). Cf. bubih.
binyâ{p), petit doit bour-
beux. Cf. biiw.
bislike. Au jeu de cartes,
avoir la faculté de prendre
deux ou trois cartes, qui
restent, quand tous les
joueurs sont servis, et de
remplacer par ces cartes
celles qui ne conviennent
pas.
*biyet : ô n de j'inè buée d
biyet sa va Ikrœ (proverbe).
bi^mévii (bonè a la), bon-
net à la baise-moi-vite, pe-
tite coilîe bretonne (Lan-
divy).
bi:{ydo, pierre à affûter la
fliux (Bierné). Cf. be:;;jào,
byer.
bob
blél, t. pi., blètes, mottes
de terre plates que l'on lève
dans les landes pour en cou-
vrir les ruches d'abeilles et
l'arête des toits de chaume.
blàk, f., pièce, dans l'ex-
pression œn blàk de dœ su.
*bliile, bourdonner; se dit
en particuhcr des mouches
qui bourdonnent dans l'air
pendant les journées sèches
et chaudes (Hercé).
blutiuer, mouches qui
blutent (Hercé).
*/'/v/^. La blouse, qui a
remplacé la karnu'ijol, était à
l'origine la blouse bleue à
parements brodés sur les
épaules avec une ouverture
circulaire pour passer la tête.
Quelques personnes ont
porté l'hiver des blouses de
frùnel. La blouse ouverte sur
le devant, en coutil rayé, a
eu son heure de succès. Au-
jourd'hui on porte des
blouses bleues ouvertes sur
le devant, en coutil uni
(L. D.).
bhi~e {s), mettre sa blouse.
bobnn, sotte, niaise; s'em-
ho)i
ploie comme féminin de bo-
bar plus souvent que bobard.
bobane, perdre son temps,
ne pas savoir faire œuvre de
ses cinq doigts.
bobàr, d, sot, sotte.
bobarde, prendre un air
bobàr; — passer son temps
à ne rien faire.
bobiyô, on, sot, niais, ni-
gaud .
boblè, in, boblo, bobelin,
niais, -se (La Selle-Craon-
naise). Cf. bobar.
bolé, tasse de cidre (Châ-
teau-Gontier). Cf. tasé.
*bon : bon da ver, eh oui.
bônar, petits taons. Cf.
ta born.
*bonê. De 1830 à 1850, la
coiffure des paysans était le
bonnet de laine rouge sans
queue. Il a été peu à peu
remplacé par le bonnet de
laine bleue avec une queue
aux deux bouts. Il y avait le
bonê hi€'U qu'on mettait la
nuit et le bonè de jour.
Quand on voyait un ménage
sans enfants, les gens qui
en avaient plaisantaient son-
bôs 5 49
vent le mari en lui disant :
y tè pasrœ mô bonè, tu nn erâ
t'U d sïi'it. Aujourd'hui, le
bonnet a fait place au cha-
peau et à la casquette de
feutre avec ou sans visière
(L. D.); — estomac du
porc. Cf. Jwpê,
boni'te, veiller tard (Her-
cé).
bô ni gut (a), à tâtons
(Hercé). Cf. gut.
bôrgâode, burgâode, travail-
loter, s'occuper de petits
riens. Cf. burine ; — ne pas
faire grand 'chose, tuer le
temps.
bôrliyé, bourrelier (La
Selle-Craonnaise).
bot, morceau de fer creux
qui s'emmanche au bout de
la hàt de la faux et auquel
on fixe la foux à l'aide de
cuir et d'une sêr.
boyay (Hercé). Cf. boday.
bô, m., amande comes-
tible d'un fruit : bô d futyâo
fliîne (Ch.-C).
bôsknle, bousculer, faire
tomber; — mettre sens
5 ) o bn'i
dessus dessous; — tom-
ber, culbuter,
bôikuhuà, action de hôs-
Jxulc; — état de ce qui est
bouleversé.
*hrasycr , corsage avec
manches, aujourd'hui délais-
sé et remplacé par le caraco
(L. D.).
hraye, brailler; se dit du
cri du geai, des corneilles.
*hrâ : hrà d si, sciure de
bois.
*bràsc, brasser, remuer
pour mélanger (Château-
Gontier).
hrèhve, m., tringle de
tombereau (Hercé).
*bribri, nombril (mot en-
fantin).
brinô, brugnon, pêche à
peau lisse.
brinôijc, arbre qui produit
les brugnons.
*broe, broche, instrument
pour tuyauter les bonnets.
*brokc, m., guêtre de toile
que l'on portait avant la
Révolution (T.. D.). Cf.
tcbâo.
bn'ili, bnilo, petit four-
hiiii
neau qu'on allume dans les
champs pour détruire les
mauvaises herbes.
*brnhi, incendiaire : / lui
f</':^ de Dyd' I cr d œ bruUi !
(Landivy).
briiic {cffibiy), aiguille qui
n'est plus assez pointue et
qui heurte dans le tissu
(Chàteau-Gontier).
*bu€e, mesurer entre le
pouce et le petit doigt
(Hercé). Cf. bUc.
biikdii, grosse bruyère,
Erica vulgaris.
*buh'>, m., gerbe de sarra-
sin mise debout pour sécher
(La Dorée).
burine, travailler à des
riens, s'occuper des détails
(La Selle-Craonnaise). Cf.
burine,
*bus dû dœ sa pô, tonneau
valant deux barriques (Her-
ce).
■ l'iishto, petit bahut (Her-
cé). Ci. baslâo.
"bille, trébucher.
biidc. Cf. bùdé , bàdc
(Craonnais).
bnr
*biigr, Bryonia dioïca. Cf.
fornayào.
*b'ngrc, m., toile raide
pour doubler les étoffes et
donner de la résistance à
certaines parties des habits
(La Selle-Craonnaise).
bubalri, besogne mal faite.
bnhaye, r, qui fait vite,
mais mal, sa besogne.
hikié (Jnii), génisse dont
les cornes forment Je crochet
en avant de la tête.
buky, boucle, nœud de
cravate, de cordons quel-
conques.
biikye, hiih\ boucler; —
faire un nœud (La Selle-
Craonnaise).
biil de pè, pomme de pin.
biiJô : sabots bulâ, gros
sabots de bois; on dit encore
biuétô ou saûô biuétô. Ct. c^iilô
(La Selle-Craonnaise).
bunfam, bonne femme.
biindm, bonhomme, pay-
san; — mari. Cf. boudin.
bure, ventre.
buribîiri. cri pour appeler
les canards.
*bHryâo, bourreau.
biiy 5 ) I
biisêlri, boissellerie (La
Selle-Craonnaise).
hiiseyc, boissellier.
hisU, boisselée, ce que
peut ensemencer un bois-
seau de grain (La Selle-
Craonnaise). Cf. bwéslé.
biistifây, bonne nourri-
ture, abondante, bonne
chère : tu n vivra piue, tiiô
gâ, t em ira la histifay.
biistifàyœ, cé^, gourmand,
-e, qui aime à faire bonne
chère.
bîislifâye, fliire bonne
chère; — faire ripaille, man-
ger avidement : y a piue d
me^ô parey pur bnstifàye.
*biisyâo, boisseau d'Ernée,
25 litres.
*biitey, espèce de poire à
cidre (Montjean).
bittjîuane, s'entêter à fliire
un ouvrage (Hercé).
b'îivtaj, m., hivlar , f., ac-
tion de faire des rainures
avec le bouvet.
hiivtc, bouveter, faire une
hnvtur.
biiyau', bouleau : du
biiyiiw, de bithic d htyau'.
5)2
ru'C
Iniyct : eaten a la bnyct,
châtaignes bouillies non pe-
lées.
*bi{:;;è : fer le hit:;è, éclater
en reproches immérités :
st ôni hi, i )t SCS pâ ci fér lù
hit::c fé li (La Selle-Craon-
naise).
*lni:(in , ampoule causée
parle frottement, la marche,
par une brûlure, par un
vésicatoire; — quelquefois,
le ventre : / s à frc pùtc la
bii^i)i (La Selle-Craonnaise).
hti-i\ô, terme général : s
lu kdiiuu, tu va perd k bn^iyô
(La Selle-Craonnaise).
*bwa d €art , tronc d'un
arbre que l'on emploie
comme bois à brûler.
*b-wa rabalu, nom d'une
espèce de poire (Carelles).
biuatè, m., fourmi rouge
(Saint-Berthevin- la-Tan-
nière).
*bivé, talle ; — et grà buv,
être nombreux.
bu'élçe, boîtier d'une mon-
tre.
bwelà, soupirail.
bïOé
bu'cr, bouillir : vaé dô si sa
bii'c.
bu'et (papxc), papier bu-
vard.
Irwet a sku'c, tabatière fer-
mée par un piton en corne
dans lequel passait une che-
ville; — bivet a livri, taba-
tière fermée par un couver-
cle.
hwetœr, boiture, boisson.
Cf. bwetur.
bwetl, fourmis rouges
(Hercé). Cf. kiuatè.
b-ivétô, confessionnal (La
Selle-Craonnaise). Cf. bu'ét.
*bu'etye, larve de l'éphé-
mère logée dans une sorte
de boîte (Château-Gontier).
Cf. eerj.
*bzuc. Quand la lessive, en
passant dans la cuve, fait un
bruit analogue au coasse-
ment de la grenouille, on
dit : la gùrmiy é dà la Inl'é,
é sra bon (Saint-Berthevin-
la-Tannière). Quand une
laveuse a lavé un pantalon,
on dit qu'elle ne pleurera
pas le soir. Quand on lave
la lessive par une pluie per-
hyè
sistante et qu'on ne peut
pas même sécher un mii-eiue
d piiۏt, on dit que les la-
veuses ne vont pas avoir à
souper.
byâos, beauce, terrain
vague (Château-Gontier).
*byâ£ar, nom propre de
bœuf.
byà d ekds, ergot du seigle.
byœv, féminin de byœ,
bleu.
byœvê, bluet : gctrsây, i fo
ière dé byœvè pôr U sakr.
*byè : lape dsu koin su du
hyè vèr.
hi 5 53
*byet, gazon levé à la pelle
(Hercé, Landivy). Cf. blet.
byàtc, caler, assujettir au
moyen d'une cale ; — em-
pêcher toute espèce de mou-
vement : vnt taby £èbràl, fo
la bybîe.
byotéle (Hercé) ; se dit de
la neige, de la boue qui s'at-
tache à la semelle du sou-
lier. Cf. bote.
b^as, force : t à pâ la b^as
dû fèr de hciékôm sa.
*b^i d se nmr ; b^i d la
hidr (La Dorée), espèce de
poire à cidre.
€am
€ao
*€a. Pour empêcher les
chats de faire leurs ordures
dans les tas de blé conservés
dans les greniers, on leur
coupe le bout de la queue
et un petit coin de l'oreille
gauche (L. D.).
€abô, m., mesure de
grain. Cf. habô.
£qét, chute. Cf. aV.
ealà'r {à), en rut. Cf. eas.
^alirryœ, :^, qui n'est pas
frileux; — en rut (Maven-
ne).
minaret, fleurettes qui se
forment à la surface des
liquides potables, cidre, vin,
bière (La Selle-Craonnaise).
Ct. sailli)!.
i-auiiir/i (v\(r), vieux hi-
bou, être solitaire ct gro-
gnon (Laval).
eaniyar , d, mauvais
joueur qui soulève de per-
pétuelles discussions sur la
manière de jouer des autres.
Cf. fav'njar.
*eâo, chaux; — chaleur :
i fc œn eâo du yàb.
fâobiir, chaux bourrée.
*€âod, f., rut; — donc œn
fâod, chauffer une fois (un
métal); — // a œn eâod dû
frô; I fur etè Ira fào, il est
rouge de cheveux.
*câodrô : ùrgad do la p-wcl
h apcJù l £âodrô hi iicr (pro-
verbe).
fijof, f. , contenu de l'a-
lambic quand on fait bouil-
€ap
lir du cidre pour distiller
de l'eau-de-vie.
*càofpye. Dans le Craonnais
c'est tout juste le contraire :
on dit toujours « corne » et
jamais « chausse-pied «.
eâomitre (5), s'enfuir sous
l'influence de la peur, se
cacher à la hâte; — s'efla-
roucher. Cf. eeâomitre.
ۉoniitre, exciter, agacer,
mettre en colère : fo piuc
eâo mitre l:^ avct, -11 he e pihà.
€1)050, m., pantoufle, en
général.
eâoyér, chaudière, alambic.
*€ap, f. , cuir qui recouvre
les deux parties du fléau et
auquel s'attache la kupyer.
^mpitèryâÇo). Les affiches
se mettent sous le €apiiùryâo
là où il y en a un. Les jeunes
gens restaient souvent à la
messe sous le chapiteau
pour pouvoir s'en aller à
l'auberge dès que le curé
montait en chaire et reve-
naient le sermon fini.
*-eapU : egrene sô mpU àt
dœ jàdarm, avoir les me-
nottes.
mr 555
eaponc, chaponner.
eaponer, ^apdnœ, ((■:(, qui
opère les jeunes coqs pour
en faire des chapons. Les
chaponneuses habiles sont
estimées, et bien rétribuées
pour ce travail difficile.
6âraé, charroi : kc l gâb lé
nàport é k i t raport, g ara kè
l £àrqé d perdu (La Selle-
Craonnaise).
mrdrônét, chardonnette
(La Selle-Craonnaise).
*€âré, manière d'être
(Cossé). Yo'n mrzuè.
^àrcye d travé, charroyer,
faire des zig-zags par suite
de l'ivresse.
earjèinm, pomme à cidre
de création récente qui rap-
porte tous les ans (La Do-
rée) .
*£arinc Ufiy. Il y avait des
gens qui ensorcelaient les
filles et les obligeaient à les
aimer et aies suivre (L. D.).
Q.uand un jeune homme
pauvre épouse une jeune
fille riche, on dit qu'il l'a
charmée.
^aniiii d vce, charmeur de
5)6 cay
vache, sorcier qui tire le
l.iit et le beurre, c'est-i-dire
qui fait tarir les vaches des
autres pour donner du lait
aux siennes. Cf. lire.
flirt fcrc. Les trois choses
les plus difficiles à taire sont :
avale de earl fcrc, eyc l louer,
ûbrâ~e d:^ et à.
mrtye, m., grosses fourmis
(Hercé).
€aryô, châssis de bois
élevé sur quatre pieds, et
dont on se sert pour ap-
prendre à marcher aux en-
fants. Cf. piinnùnwer.
*€asartu. Pour les uns, la
chasse Artu était causée par
les chats mâles qui faisaient
ce bruit de chasse en allant
la nuit au sabbat. Pour
d'autres, c'était le passage
des démons transportant à
travers les airs le corps d'un
damné (L. D.).
eat pèlîii, chatte-pelouse,
grosse chenille à poils longs,
so^^eux et touffus (La Selle-
Craonnaise).
eayâo, noix en général,
verte ou sèche; — souvent
noix sans son écorce verte
(Craonnais). Cf. êea\ô.
*eàbr : alninet dô {-àbr,
tiges de chanvre trempées
dans du soutre et servant
d'allumettes.
fàdcl, pi., morve.
*mdlœr. On conserve pré-
cieusement dans chaque fii-
mille les cierges ou les bou-
gies bénis le jour de la
Chandeleur. On les allume
quand un malade est à
l'agonie (L. D.).
€àjc, changer : l>nrkc fàjc
kàt on a d la uionc? (pro-
verbe).
*€àhjo Cet a 50), être à son
compte. On dit de même,
et avec le même sens : être
à son pain, être à ses
croûtes, etc.
mte, chanter; se dit du
cri de la grenouille; — aVe
kom œn baryùr ki pin (La
Dorée), kom œn c/p prl\ dà
œ pi€è (Evron), kom œ koeô
prè àtâr dé pâli (Cossé),
chanter mal.
*ehnè:{. On distingue la
^/w;; dû br? (en fîl de pou-
pée) et la ^mè:^ dé kupya (en
coupeau filé). La chemise
d'abord en chanvre, puis en
lin, vers 1800, avait un col
et se fermait au moyen de
boutons ou d'un cordon
(L. D.).
€ènop, mauvais lit. Cf. 6nà.
€èvè, premier rang de sar-
razin que l'on étend dans
l'aire à rebours des autres
pour commencer Veré et
permettre de battre le bord
de cette eré sans écraser le
grain.
€œ:(^ dé dyœ (affirmation),
ma parole! absolument (La
Dorée).
eœyqé, choir (La Selle-
Craonnaise).
€ef, m., frange de drap
mortuaire (Landivy).
eèn fnr-ee {pyàte /), faire
le chêne planté (Landivy).
£enké, piqueur, celui qui
s'occupe du chenil et des
chiens.
€envel, Galeopsis tetrahit
(Hercé) : mil grè ètœ tu
desmàst', il c pyè d eenvel.
^envese, attaqué par la Til-
ar 5 5 7
letia caries; le blé ressemble
alors à un grain de ^envè
(Hercé).
€enêt : piuè d €cnèt, point
spécial dans les ouvrages
d'aiguille.
*€èiiô, m., chaînette qui
relie les rzuet a la hâ de la
charrue où elle est mainte-
nue par hjâoj dans des trous
(kré) placés à égale distance,
au nombre de 7. Plus la
jauge est reculée du côté des
mancherons ou chevrettes,
plus le labour est superfi-
ciel.
*€êr : met la €èr dà l tor€Ô,
se coucher.
€ér, a., cher; dire à quel-
qu'un : vil n n m et piul kor
si £ér est une grave menace;
— in é piuè €cr, c'est un
vaurien.
séràsyé, ér, qui vend cher
la marcliandise (La Selle-
Craonnaise).
€er€u d pe, chercheur de
pain, mendiant.
€éribâod, tas énorme, de
quoi que ce soit : â via œn
€crihâod. Cf. earibâod.
) 3 fi ێr
é-crkutri (Gorron), char-
cuterie. Cf. ferkû'itri.
€cro, m., petite chaise (La
Selie-Craonnaisc). Cf. fcryô.
€er ô nva, jeu. Deux en-
fants se prennent par les
mains, un troisième s'assied
sur leurs bras croisés et est
porté par les premiers. Les
porteurs chantent :
a la port à mèl
nu màjrô dé mèl ;
kà la niés sera fini,
nu màjrô du pè béni.
Alors les porteurs déposent
leur fardeau (Dr. L.). Cf.
pèrtoeé, portàmèl.
eérbtu, grassouillet (Her-
cé). Cf. verdèloeê.
€èrpàhe, charpentier.
€èrpàte, apprendre le mé-
tier de charpentier, l'exer-
cer; — ■ blesser quelqu'un
avec des instruments tran-
chants; — bè €êrpàte, bien
charpenté, grand et fort.
£èrpu]ie, kér, charcutier,
charcutière.
€cryé, chaisier, fabricant
f!tp
ou marchand de chaises (La
Selle-Craonnaise).
*€ct : h' lokè lôb dû eèl, de
lui-même, par son propre
poids.
é-èbràl, balançoire (La
Selle-Craonnaise).
*fikc, quantité de tabac à
mâcher que les fikœ se met-
tent dans la bouche.
^iwL f., fort morceau de
pain ou de viande : si siè
einol la iôb su té sabà, é va
/:(é^^kw (Marcillé-la-Ville).
fàfo, échafaudage; — ma-
drier servant à construire
un échafaudage (Craon-
nais). Cf. eâofâo.
€okar, £iikar, choucas. Cf.
//'(/'. Il niche dans les vieux
châteaux, les clochers.
^olJccr, choUctière, lieu où
l'on fiiit un semis de choux
à replanter ensuite (Mayen-
ne). Cf. €olyer.
£upà', espèce de pommes
(La Dorée). Cf. i-upc.
eiipirè, petit reste de
liquide; — liquide en petite
quantité : vers m à œ pli ^u-
pirè.
€u d pom, chou pommé;
— tête.
£iuanard {jnis^ génisse
dont les cornes sont droites
la première année et dès la
seconde année descendent
en forme de crochet sur les
côtés de la tète. On est
obligé, dans ce cas, de scier
les cornes, qui pourraient
entrer dans l'œil (L. D.).
*€iuè (Hercé), chouan
(dans tous les sens). Cf.
féixâ, put. Dans le canton de
Landivy, les descendants des
anciens chouans sont fort
peu considérés et on ajoute
quelquefois à leur nom
éyè 5 59
l'épithète de €iuc. Les chefs
de chouans qui ont terrorisé
le canton pendant la Révolu-
tion étaient pour la plupart
des gens sans aveu. Ils se
réunissaient à La Dorée
dans une maison appelée la
Maison Carrée et y faisaient
bombance avec ce qu'ils
avaient volé dans les fermes
(L. D.).
£yœ, chieur.
€yet, f. pi., lieux d'ai-
sances (La Dorée).
€yèdà, Triticupi repens;
— eyedâ perlti, Avena bul-
bosa (Ballée).
dd>
dêk
dqé, doigt : via li d la bon
frikasé! à s à leerè lé il daé é l
pœs é l resté d la inè (La
Selle-Craonnaise).
dama?- Çprœn^ prune de
chien (La Selle-Craonnaise).
dàobri, dauberie, volée de
coups; — La Dàobri, nom
d'une ancienne ferme de La
Selle-Craonnaise,
dar, espèce de poisson.
dàrào, tablier d'étoffe gros-
sière; — en général : tablier.
dardar, très vite : kôr dar-
da r.
dâpzvi, depuis : dàpiui l ta
l il eluy, i n se kor rèn à in
(La Selle-Craonnaise).
de-. Voir de-. A La Selle-
Craonnaise, on dit de-.
dùbà, dba, jeu trop consi-
dérable entre deux ou plu-
sieurs objets mal assujettis;
— et a dba, discuter, se chi-
caner : i sô a dba a ki kôr h'
pufôr (La Selle-Craonnaise).
dùdà : Diàke du ddà, être
phtisique.
de kqé, locution qui per-
met de passer d'un sujet à
un autre : s é l ga Pyèr, tu se
bê, dû kqé il é si grà; — w al
Vil ? a la Jiislibinér uprè d kqé,
d kqé y a œn roe dé bwé a la
port, a gâo€, kôni nà s àvyè.
(La Selle-Craonnaise).
*délçtrr (rtî), à contre-cœur
(La Selle-Craonnaise).
*déké : va dkè, voir quel-
que chose de surnaturel; — •
dkè koui sa, quelque chose
de semblable à cela.
dèi
dch
"I
;6i
*dêntaiel, voleur de nuit
(Hercé, Landivy). Cf. hîcbiy.
dé rè, de rien, il n'y a pas
de quoi, répond-on à un
remerciement pour un ser-
vice rendu; — s et œn afer
dé rè, ça n'a pas d'impor-
tance.
dériuin, instrument de
tonnellerie; — poupée d'en-
font; — tabatière.
dèsà, de sans, sans : ôt i d
lax^ erjà? — im, i sô dsà.
dé skè, tant : dé skê j étyô
làsCy tant nous étions fiiti-
gués.
dèsôÇr'), dessous, l'un des
deux camps dans les jeux.
*dèsu, l'un des deux camps
dans les jeux (Mayenne).
Cf. dèdà.
*dèsu {et), être le chat.
Cf. €a.
dtuarinad (et à), courir
les cabarets. Cf. rad.
*dévêr, au moment de :
dvèr la Tôse (La Selle-
Craonnaise).
dtuèr (intraduisible) : hè
bô l dèvêr, tais attention, ne
G. DoTTiN. — Glossaire.
lâche pas ce que tu tiens.
Cf. bèrkê.
*dèvinay. Qu'est-ce qui
est noir le jour, blanc la
nuit (le curé); — ravirô,
rotantara, ramipatarô, rô-
brulapatara, ralacharô, ra-
fila.
déyô, petit sac de cuir ou
de toile pour envelopper un
doigt malade, ou pour em-
pêcher un frottement trop
rude d'entamer la peau. Cf.
dêyô.
dê:(amè {et a), ne point se
trouver du bon côté pour
prendre l'ouvrage. Cf. de^a-
mè.
débatr, battre : l se sa mil
dyab k i t déba.
debèryolé, a., brisé, ou en
mauvais état (objet).
debigiue^à (a), de biais, de
travers; — du plus au moins
(La Selle -Craonnaise).
debrage, a., débragué, qui
n'a pas soin de fermer sa
braguette (La Selle -Craon-
naise) .
debrikâye, débrouiller quel-
que chose d'enchevêtré :
36
5 62 (li'f
un peloton de til, de laine,
etc. Cf. àbrikâye.
*i}él>ye~e, monter une côte
en lacets. Cf. karteye.
debyôte, enlever les cales
qui servaient à assujettir un
objet : ta £âiic u deniarra pii,
fô k le rœ icyjîi iii'byàlé.
*dccare\(, faire passer en
dehors des ornières. Cl.
karteye.
dé^erpiye, mettre en char-
pie.
déeire, a., qui n'a que les
os et la peau.
défaire, a., acheter ou
vendre quelque chose à la
foire; — prendre une con-
sommation. On n'est defaéré
que quand on a foit un
commerce quelconque à la
foire (Craonnais).
defirtle, enlever un ou
plusieurs fùrkào : s defèrtle,
perdre ses JêrJcâo.
dcfhnâ, action de defye un
locataire ou un propriétaire.
defrà', décours de la lune;
— déclin de la vie (La Selle-
Craonnaise).
defrd'iie, defrœne, être dans
dec;
le décours; — décliner,
diminuer (La Selle-Craon-
naise). Cf. defrène.
defnnie, sortir précipitam-
ment d'une retraite où l'on
était caché; — faire sortir
d'une cachette (La Selle-
Craonnaise).
*defye, donner congé à un
locataire ou à un proprié-
taire pour la Toussaint sui-
vante.
degniye, etîilocher. Ct. dû-
pùniye.
degobiye, vomir,
degobiyé, f., vomissement.
degobiyèt, action de vomir.
Cf. bœvêt.
dégradd'é, dégradée : !a
pyas é tilt degradil'é, el e pyeii
dû krœ.
degu, par antiphrase : bon
goût, saveur agréable : mit
sit a œ bd pti dùgii Ici m va
(La Selle-Craonnaise).
degiirdi(r), rendre moins
gourd, délurer; — en par-
lant des liquides, les faire
chauffer un peu (La Selle-
Craonnaise).
degiL'â:^e, dégoiser, parler
dek
beaucoup, bavarder, médire.
dehàte Çsé), perdre des
jantes.
dehéee, enlever les hce
d'une charrette.
dchose, faire descendre du
jdk.
*déhoklase Çét), branler
dans le manche. Cf. hoklase.
dehmii(j-^, faire évaporer
d'un appartement ou d'un
objet l'odeur fade due au
manque d'aérage.
dchiini, a., qui ne sent
plus le hmii.
déhuye, décamper (Hercé) ;
— déshabiller (Landivy).
dejârkle, enlever les jarre-
tières; — 6 dejârkle, perdre,
enlever ses jarretières.
dejœne, déjeuner.
dejûkc, faire descendre du
jok (La Selle-Craonnaise).
déjuge, faire descendre
(quelqu'un) d'un endroit
élevé où il était Jm^é.
dekàbre, tirer d'une cave,
d'une fosse : // ô dekâbré Ici
eepôr ve si n tè piul kérve d la
rqéj ; — déterré (La Selle-
Craonnaise).
dem 563
dckme, découvrir; — 5
dékaee, se découvrir (dans
son lit).
dekâre, mettre hors de kar,
au jeu de brelan ; — se de-
kâre, perdre ou vendre sa
kâr, au jeu de brelan.
*dekœre {6ù), prendre un
cordial, ou quelque chose
qui fasse passer le mal de
cœur : / va ma je œn pqér par
mé dekœré. On dit dans le
même sens : ddné ô kœr : œn
petit gut lé mate, sa don ô kœr.
dékœve, déclaver.
dekônu Çfèr le), ne pas
comprendre; — faire l'in-
nocent, feindre la surprise.
delèté, délaiter, retirer le
petit lait qui reste mêlé au
beurre nouveau.
delôbi, a., surpris, ahuri.
dehibri, a., délabré (La
Selle-Craonnaise).
dehuâbre, dehuebre, lever
des huàbr, Iwèbr : la bèrn é
delwebri, la berge n'a plus
de gazon.
*demele, peigner : tu n t é
piue démêlé a mate.
demehue, démêloir, peigne
564
dei
à dents écartées (La Sellc-
Craonnaisc).
*denije, faire sortir du lit;
— sortir du lit : j'ô dcnijc
d bon d'r par aie 11 ineyôtc.
di'petrase (La Dorée), dé-
poitraillé.
dcpyàte , faire tomber
(quelqu'un) violemment
(La Selle-Craonnaise).
depyotc, tirer de l'ivresse.
de ferme, denvine {su), se
dérhumer, cesser d'être en-
rhumé (La Selle-Craon-
naise).
derèswcQ-), pioche.
derigole, dégringoler : // a
derigole dùpi / hào d la hâ
hu€kè dà l fœse.
dérape, dérompre, discon-
tinuer : la gui yi va tô l ta sa
derôpe (La Selle-Craonnaise).
*dert{r) : / n fâo pwè
plogè^ lé ea pas kù. sa don dé
dcrt e sa lé fè Hirne à earèu.
Pour guérir les dartres des
animaux, on prend une
pousse d'églantier de Tan-
née et on la suspend au-
dessus de la tête de l'animal.
Quand la pousse est sèche,
déy
la dartre est passée. Ou bien
on enduit la dartre de bouse
de \ache très fraîche. Cer-
taines dartres de l'homme
ne peuvent s'enlever qu'en
les passant à d'autres. Le
sorcier en délivre le patient
en les jetant sur les chats ou
les chiens, qui en crèvent
(L. D.).
deruyri, f., action de dé-
rouiller; — objets à dérouil-
ler.
désakte, effilocher une
étofle (La Dorée).
desinalmà, signalement.
dèt, droitier : mô frer e
det, ma sœr e gâoect (Mon-
taudin).
detrike, enlever les grosses
triques (des fagots) : / fagô
n vqo re kàt il é déirike (La
Selle-Craonnaise).
dévosyô (hoii), bonne dé-
votion, souhait que l'on
adresse aux personnes qui
se rendent à l'église.
devosyômi', dévot; — qui
aime les choses religieuses.
déyâo, enveloppe d'un
doigt malade. Cf. dèyô.
dmq
*de:(ône, conduire en de-
lîors des ornières.
de:(6nyere, sortir des orniè-
res. Cf. dé^areye.
digdog, désunion, que-
relle; — et à digdog, être en
bisbille : kœ triste ml'iô; i sa
ièrjô à digdog lùiiô.
dir, trouver à redire,
gronder : t à pà fini d dir;
tu di tiijiir.
*diri, taquinerie, querelle:
par la mèdré £œz^, 6 é dé diri
€é nù a n à pu fini (Craon-
nais).
Divè : 5 é koni lé bô Dyœ a
Divé, 6 éabôminaby. Proverbe
qui a l'origine suivante : un
habitant de Hercé nommé
Divay alla acheter un christ
pour une croix qu'il faisait
élever. On lui en montra un
très grand : â, kœ bô Dyœ,
s'écria-t-il, // et abôminaby
(La D.).
dmqéj , dommage : bô
dmqéj paryé, grà dmqéj,
heureusement! plutôt en-
core ! (La Sclle-Craonnaise).
Cf. domcj.
dri 565
ddle, doler, se servir de la
dohuér pour polir le merrain.
""dolct, f. pi., petits co-
peaux de menuiserie.
dohuér, doloire, instru-
ment desliné au polissage
du merrain, ou des esàdr.
dormitô, qui dort toujours
(Cossé).
*dô:(i, petit trou percé au
fond d'une futaille. Cf. du^i.
donc (j), se donner; se
dit des petits enfants qui se
laissent caresser par tout le
le monde, sans manifester
de crainte.
dra d kord, filet à larges
mailles pour porter des far-
deaux (Nord de la Mayen-
ne). Cf. bénâtr.
*drag, brebis : amen lé
drag. Cf. rag.
drœ, droit : œ bô bosu vqo
bè œ niqavé drœ, répond la
fille à qui on dit qu'elle
épousera un bossu; — se
drœ koni niô bra kà je m nme.
*drèdrè, violon : prà tô
drcdrè pur mi fêr dàse.
*driiir, courir de côté et
566 ilyn
d'autre : n va lu kor drine a
mate?
* drupe : fçi drup a fi\ ki
pèt é su (Hcrcé).
dm, Bromus arvensis
(Hcrcé). Cf. drd'.
dumète, perdre son duvet.
dnuiètœ, dumetii^ duve-
teux; — qui perd son duvet.
dus, champ en jachère
(Ernée).
dnje (jî), fil dougé, fil
fin.
diikoiiyer, espèce de pom-
mes à cidre (Montjean).
*dii:;j, petit trou percé dans
le fond d'une futaille et
bouché avec une cheville
qui s'appelle également dii~i
ou fàosè.
du:^iye, tirer au dn::i (La
Selle-Craonnaise). Cf. fàosè.
dit~ôvèk, espèce de pom-
mes à cidre (La Dorée).
dzi'elé : àkor œn pyer su sa
divetê, encore un malheur.
dyab. Le 23 décembre,
D-e
pendant la grand'messe, le
diable étale toujours ses tré-
sors au soleil, dans un
endroit qu'il est difficile de
découvrir. On raconte qu'a-
vant la Révolution un pay-
san, qui était allé voir ses
abeilles pendant l'office, en
récitant son chapelet, aper-
çut une nappe étendue sur
l'herbe et couverte de pièces
de six francs. Un gros chien
noir les gardait. Le paysan
eut l'idée de jeter son chape-
let bénit sur la nappe; tout
disparut aussitôt, sauf la par-
tic touchée par le chapelet
que le diable ne put rem-
porter. C'est ainsi que le
bonhomme récolta un beau
magot, et ce fut l'origine
de la fortune de sa famille
(L. D.).
dyabe, herser avec une
forte herse (Lignières et
Couptrain). Cf. {-ahye.
D:^crlin, Désertines.
œ
Ô-. Voir C-; e protonique
initial se prononce é à La
Selle-Craonnaise.
ê€te (s), éjie (5) : / s èjùt
kom œ ee su dm 0, se lancer
brutalement vers un objet :
/ 5 65t éjté tu a la faé a la
gobây (La Selle-Craonnaise).
ênlii, non plus : ?ii ma
cnhi, ni moi non plus; —
du tout : rè èntii, rien du
tout.
êrkôyi(r) (5), se recueillir,
se ratatiner, se replier sur
soi-même : tiut gre n vâora
S'il, il c déjà tut êrkêyi.
œ
*rt'. Il ne faut jamais
mettre un nombre pair
d'œufs sous une poule, au-
trement la couvée ne réussi-
rait pas (Hercé). Pour les
oies, on choisit souvent le
nombre 13, mais non pour
les poules (La D.).
œyu, où (La Dorée) : d
œyn, d'où. Cf. cyii, uyu.
e, avez.
vu n é pive va pasc par si
Jéxiifi dû Mari.
(Vieux cantique de Noël.)
A La Selle-Craonnaise, les
vieilles gens emploient en-
core quelquefois cette for-
me : vil nu é pwe? n'en
avez-vous point?
568 eki'
c, es, dans les, aux : c
fiuar, aux foires (La Dorée).
ehane, agrandir un objet
en le forçant, par exemple
le haut des bas de laine ou
de coton : niâtc d gà, te ^àos
sô kor hit ehanc (La Selle-
Craonnaise). Cf. ehwe.
cbane {s); se mettre à
pleurer en criant (La Selle-
Craonnaise). Cf. hane.
ébarvole (s); se dit des
oies qui secouent leurs ailes
en s'ébraillant.
ebèrzve (s), ehêrwe (5), ré-
sonner bruyamment, parler
haut : tùrju la gui gi va kôm
œn tnékanik ki s ebni (La
Selle-Craonnaise).
ébéte (Pail), embêter.
ebdbe, imbécile : gràt ebobc,
i n Je k dé bcti:{ (Craonnais).
*èbraye (j), v., se dit du
cri de l'oie : lé we 6 ébrayà
kât e veyà d ké.
ebiili, embrouillamini,
objets jetés sens dessus des-
sous, écheveau embrouillé.
ebîue, écraser. Ct. ebuye
(Marcillé-la-Ville).
*i'bwclc, s'éboëler, s'éven-
cga
trcr : la poeé a cbivéle (Gor-
ron).
*éeal, callosité (aux
mains).
eealô, ceayâo, noix écalée;
— noix en général : chil,
nw pti gà, fô pivc dir de eayâo
ni d~ eeayâo, me ^;( cealô (La
Selle-Craonnaise).
eeù-iyaiv, écheveau de fil
ou de soie.
éeœl dé niâuye, échelle de
meunier, à larges échelons,
qui est fixée à demeure et
sert à monter au grenier.
Elle tient lieu d'escalier
dans beaucoup de fermes.
ecèrpe, écharper, blesser
gravement : 5 fèr eeèrpe (La
Selle-Craonnaise). Cf. éur-
pir.
éfale, dépoitraillé (Hercé).
*e/lône (i), se piquer, gar-
der du ressentiment. Cf.
JlCme.
égaré, hagard ; — contrac-
té : / va pâse d l àvt ^œte, il
a lé traé é l\ yœ tôt égaré (La
Selle-Craonnaise).
Vganiye, égarouillé; se
dit d'une ferme dont les
egr
pièces de terre sont loin les
unes des autres.
*éga6e, v.; se dit du cri de
la pie.
egaviydne (j), rire, jaser,
gazouiller, en parlant des
petits enfants (La Selle-
Craonnaise).
eç;œ6e, écosser. Cf. eyœse.
egniye, effiloché.
egramivér, grimoire, livre
secret, incompréhensible au
commun des mortels. Les
prêtres seuls, suivant la
croyance populaire, peuvent
le posséder, le comprendre,
et s'en servir pour entrer en
conversation avec les esprits
(Lr.).
egrasinûr, égratignure; —
raie produite sur une sur-
face polie par une pointe,
un caillou : son èrmiuér é
pyœn d egrasinûr (Craon-
nais). Cf. égrafiniir.
egrâiiyèt, sorte de cha-
touillement agréable produit
par l'absorption de la bois-
son au moment où l'ivresse
commence. Cf. bœvét.
ekà
569
égrèfine, aigrefiner, voler
(Hercé) : / n eer€ k a égrèfine.
egriye, enlever la griii du
pain.
cguyd, aiguillon.
egii:^e, aiguiser : à n fâoe
ni ô n egu~^, on ne flùt rien
(La Selle-Craonnaise).
egnîe (^lét), lait battu
(Craonnais).
egutwer, égouttoir, vase
où l'on met les objets que
l'on veut faire egute (Hercé).
Cf. fasel; — panier à salade.
egivene, egrwene, effriter,
enlever de petits morceaux.
Cf. egrone (La Selle-Craon-
naise).
*égioiy, Scandix pecten
Veneris. Cf. éguy.
ehiis, f., ébranlement; —
secousse.
ejmxe, enlever le jar, les
écailles d'un poisson. Cf.
éjarde.
ékakaye (c$), v. ; se dit du
cri du coq. Cf. kakaye.
ekârnfye, écaroufler, rayer
une surface polie; — égra-
tigner; — écorcher légère-
ment.
570
ekl
ckànifytir , égnitignurc ,
ccorchurc; — mie produite
par un objet rugueux sur
une surtace polie.
*ckcne, amuser un tout
petit enfant, essayer de le
faire rire (La Selle-Craon-
naise); — // a I cr ôs'i mal
komoii koiii à' rikar ckcne ô
hàû d œn émit s.
*ekèr. QjLiand il foit de
l'orage, à chaque éclair en
croix, les Craonnais font le
signe de la croix, pour re-
mercier Dieu et lui deman-
der de les préserver de la
foudre. Beaucoup ajoutent :
Sainte Barbe, Sainte Fleur,
En portant la croix du Sauveur
Quand le tonnerre tombera.
Sainte Barbe nous gardera.
(Lr.).
éker, éclaire (Hercé). Cf.
ekler.
ekènv, m., éclaireur, feu
toUet (La Sellc-Craonnaise).
Cf. ckcni.
eklœm, eklum, écume (La
Selle-Craonnaise).
cko
cklivmc, t'khimc, écumer,
enlever l'écume; — avoir
de l'écume à la surface (La
Selle-Craonnaise).
ckJa'mu, :(, eklumii, ;;;, écu-
meux, -se; écumant, -te
(La Selle-Craonnaise).
cklœmiL'ér, cklutinvcr, écu-
moire (La Selle-Craon-
naise).
dv, m., tondrière, dans
un chemin entretenu, or-
nière profonde (La Haie-
Traversaine).
*ékof, pelle pour tourner
la galette. Cf. turnikè.
eko^ri, action d'écocher le
lin; — L'Hcochcric, nom
de lieu.
*ékokayc (5), v. ; se dit du
cri de la poule qui vient de
pondre.
*ekoke, i ckoke, s'écailler,
se détacher et tomber par
écailles ou par parcelles (La
Selle-Craonnaise).
ékoï. On chante aux en-
fiints qui ont tait l'école buis-
sonniére, en les recondui-
sant à l'école :
eko
a l ékol
nierdù mol
kiibatu
j n ire pu
j n à vyœ pu.
ékolte(J), s'écoUeter, se
fendre au collet, au cou de
pied (sabots).
ekopèr€, écoperche, perche
dépourvue de ses branches,
mais conservant les ekô ;
s'emploie surtout pour
échafauder auprès des bâti-
ments en construction.
ékorbèk, enlever de gros
copeaux en équarrissant un
tronc d'arbre; — enlever
l'écorce (La Selle-Craon-
naise); — ékorbèk (i), sé-
cher. Cf. korbele.
ekorbyaiu, gros copeaux
enlevés à la hache dans l'é-
quarrissage des troncs d'ar-
bre; — grosses branches
mortes qui tombent d'elles-
mêmes. Cf. korbyâo.
ekotâ, appui servant à
maintenir un objet, un tas,
un arbre. En général, c'est
une grosse branche d'arbre.
epe 571
un fort madrier (La Selle-
Craonnaise). Cf. akota.
ekote, appuyer, soutenir
par un ou plusieurs ekotâ
(La Selle-Craonnaise). Cf.
akote.
ekri, m., assignation,
papier.
ekwèste, enlever un ou
plusieurs coins. Cf. ékwlntc.
*ékwiri : i n é pu ta d ferme
l ékwiri kàt lé jva et éeape
(proverbe).
^///rt?, tromper quelqu'un;
— lui donner de l'esprit à
ses dépens; — s fer elure,
faire rire de soi, se laisser
attraper (La Selle-Craon-
naise).
émorïvit, hémorrhoïdes.
enà^e, briser une ou plu-
sieurs anses. Cf. enàste.
enèrviye, é, vif, vive, actif,
-ve; nerveux, se.
cpt'li, laisser tomber, ré-
pandre involontairement
par terre une partie des
objets qu'on porte.
epèrn, épargne : / mé 6é^
epèrn dé kœie.
epenje, épargner, mettre
572 épr
de l\irL;cnt en réserve (La
Selle -Craonnaise).
*epic,roiie, epigwène, epigrzué-
)ic, écorcher, kver les pe-
tites croûtes formées sur
une plaie; — se curer le nez
avec les doigts : a fors dû s
epigronc, il a l né kôni œn
patae (La Selle-Craonnaise).
Cf. cpic/ouc, epig^isc.
epijarde, enlever les écail-
les, les plumes naissantes,
les ckô ou racines des plu-
mes (La Selle-Craonnaise).
*cpin, arête du poisson :
prà la vyàd a pôné, y a pive d
epin. L'épine blanche, dit-
on, n'est jamais frappée par
la foudre, et préserve de
l'orage (Dr. L.).
epivcr, pic-vert (oiseau) :
kà l:( epivèr £àtà 1 mate, s é
sin dû pyé (Craonnais).
épopôdr, infirme, mala-
droit. Cf. ipopddr.
cpopôir, imbécile, sot, ma-
ladroit, brutal : / va kôm œn
epopàtr. Cf. eblc, ehobe (La
Selle-Craonnaise);
*épyàr : // c si sek kû I fœ
crh
épràrc hè dà H, dit-on d'une
personne très maigre.
ipyd'viasCy enlever la pous-
sière avec un plumeau.
cr, air. Quand quelqu'un
demandait à apprendre l'air
d'une chanson, on lui répon-
dait en riant : va su J lerl dû
Môtabd, lu nn era d 1 er. Le
tertre de Montabon en
Landivy est le point culmi-
nant de la région (La D.).
ératc, a.; se dit d'un sabot
dont le talon est usé. Cf.
Pk.
erày, repos : temps com-
pris entre deux pauses dans
le battage du blé. Cf. cpnsté,
pâoi; — dû st crày la, cette
fois -ci (La Selle-Craon-
naise).
*erb : erb se mieel, Knantia
arvensis. Au temps où saint
Michel se battait avec le
diable, il employait cette
herbe pour se guérir de ses
blessures. Le diable donna
un coup de couteau sous la
racine, croyant faire périr
l'herbe, mais il en repoussa
des quantités tout autour
csp
(L. D.); — crb treuàt,
chiendent.
erhèje, herbagers, gros
taons.
erbye, m. s., mauvaises
herbes (Hercé). Cf. Imrye.
*érêt, arête (de poisson).
erusté, f., temps du tra-
vail entre deux pauses. Cf.
epîisté; — volée de coups.
Cf. éràodé.
*èsâr, m. pL, restes du
repas, épluchures, etc. : àlve
/:( ésâr.
ésâsoné, a., sauvage : nu put
6ô hen ésàsonc (Désertines).
*ê6eviue, essevoir, canal à
ciel ouvert, pour drainer
une prairie.
*e6œrbe, assourdir, rompre
la tête à force de parler ou
de crier (La Selle-Craon-
naise). Cf. esorbe.
eskàdaJ, scandale : dit pâ
sa, har safre d l eskàdal.
*eskofye, blesser.
eskorsér, scorzonère.
esorbe, essorber, assourdir
(La Selle-Craonnaise).
espéras. Qu'est-ce que
l'espérance? C'est un petit
élîv
573
bonhomme qui danse sur
une branche, la branche a
cassé, le petit bonhomme
s'est tué (Catéchisme tra-
vesti).
espés de, espèce de (com-
mence toutes les injures) :
espés dé vyœ twè.
*estam, estam, manière,
qualité : s é tèrjô d la mem
estam.
este, été : ô y a este, on y a
été (Hercé).
étà, f . , étang : la gràt élà ;
— mare fermée par une
bonde (Château-Gontier).
etérbeyô, eturbeyô, tourbil-
lon.
étofye, fabricant de fla-
nelle (Cossé).
étomi : lé via reste hom œn
vey étomi (Landivy).
etr, être, état et objets
d'une maison : i kôné /;( étr
dé la me^ô; — Les Êtres,
nom de lieu.
étwel, étoile. On ne nom-
me guère dans le Bas-
Maine que les étoiles sui-
vantes : / étwel du bèrj'e, la
planète Vénus; la Pusinyer,
574 ¥
les Pléiades; In eàrt du nce
Davi, h grande Ourse; A'
£nic d se Jak, la Voie lactée ;
/(' Irwe nue niaj, le Baudrier
d'Orion,
ctyotiver, éclotoir. Cf. c'Âv-
twer.
cvayc, f., certaine quantité
de linge à étendre au soleil.
c-vàtal Ça /), en bien per-
du, sous la main du premier
venu : la tristù niârà'ii, è lés
ta sô llj a l evàtal.
evidâ, t, direct, sans dé-
tour : d isi I biir, la rut et
evidàt (La Selle-Craonnaise).
eyd'se, écosser (des pois,
haricots, etc.).
ê, hameçon. Cf. bc, je, ne.
egàiiu€, pet (Hercé). Ct.
eye
àgrhuic. Quand quelqu'un
lâche un pet, on dit en
riant :
œ pè k a ete fè
a la port a Kônè
Kônê a yu pœ
i s é kiile dàn œ krœ
a falu la €ârt é lé bœ
pur tire Kônè du krd\
êk, hameçon (Dr. L.).
ètrépid, intrépide, actif,
acharné.
ètropi:^e : // ètropi~, il est
hydropique.
êtropi:(i, hydropisie.
èyè, malhonnête : sal êyè
(injure) (La Selle-Craon-
naise).
êyen, indienne (étoffe) (La
Selle-Craonnaise).
/
jèr
*fal : hu d lyœvr é fal de
pijô fô de sah a pyô (La Do-
rée).
fâoe, î., fauchai son : n ta
d la fào€, à l'époque de la
fauchaison (La Selle-Craon-
naise).
fâosè, fausset, petite che-
ville de bois servant à bou-
cher le dîi^i dans le fond
d'une futaille; — le trou
lui-même bouché par le
fâosè (La Selle-Craonnaise).
fàosête, tirer au fausset.
fatige, m., confiture de
pommes. Cf. poine.
fa u faé, une fois ou
l'autre : / érô v vê fa u fqé
(La Selle-Craonnaise).
fér]çe, ér, fripon, gour-
mand, goinfre. Cï.fœrlr.
fœr
finie], flanelle.
*férlle, passer la bague au
doigt. Cf. àfùrtle.
fèryd', -^, ferieux, gros,
fort, de bonne mine; —
fèryé/^ est très souvent syno-
nyme de « enceinte ». Cf.
fàryà\
*fèrz}yey frétiller; — brui-
re; — fourmiller : sa mfèr-
~iy dà l bra (Craonnais).
fèrT^yà, friand (Hercé).
fèy, fèyar, feuille, feuil-
lard.
fœrbane, fœrbi, fourbir,
nettoyer.
fœrbàse, fœrbàsone, net-
toyer. Cf. furbàse.
fœrbi, m., terme général :
objets, biens : // a màje tu
sô fœrbi. Cf. fnrbi.
57<î A
fœrbir'i, L, fdrhisiij, m.;
ce qui doit ctrc nettoyé.
fœrganc, fourgonner, met-
tre tout sens dessus des-
sous; — fureter. C(.furc;{i)ie,
fœrgane, qui furète de
tous côtés.
fœsyc, fossoyeur (Cnion-
nais).
fœtlà, foutelaie (Hercé).
*fènc, qui a du foin : lé^
ailé bl fend n à jùnil été f été.
*fér : i fè â la gru, il gèle ;
— d lapyé, il pleut; — d la
hérwé, il fliit du brouillard;
— ■ // é bèn c^ d et fè, il est
content de vivre; — fér hc,
réussir.
fer ÇpîLin de), espèce de
pomme qui mûrit tard.
fesri, f. , festin : y a grà
fèsri anibi û mit vaé:^.
*fé:(às, faisance, rede-
vance, cadeau en nature : //
èinà bè k ô yœ/^ apàrt déferas.
fé^d', fiiseur : fè^œ d £àrt,
charron ; fè/^œ d burie, van-
nier; fè:(œ d sèrk, tonnelier;
fé^œ d €ér, chaisier. En gé-
néral, travailleur (La ScUe-
Craonnaise).
flà
*faic (et), être vanné,
rendu, n'en pouvoir plus de
fatigue.
fi : \âb iih' // (juron).
Jnpi, figoid, Hcoïde (plan-
te cultivée).
filasye, ouvrier qui tra-
vaille le lin, la filasse. Cf.
làfœsxc.
*Jîl à trwè. A la Selle-
Craonnaise, désigne un mé-
lange d'eau, de sucre et
d'eau-de-vie.
flic. Quand le chat fait
ronron, dans une maison où
il y a une fille à marier, on
dit : / flî' / triisya d la fiy
dû la mé:(à{L. D.).
fiy, filles de FougeroUes :
s é koiii lé fiy dû Fujiol, lu
jiipd dépas la rob; — filles de
la Dorée : s é koin lé fiy dé la
Doré, ki sa pu bel de le /.V d
pré.
fixct, canette (de bière).
*fiiU, flâche, aubier; —
au figuré, ce qui paraît em-
brouillé et difficile à éclair-
ci r : /// Il va pâ kom su dé
riilèl, V a du Ihlc dà sex^ a fer.
fôs
fleje, figer (La Selle -
Craonnaise). Cï.fêje.
Flip, Philippe.
flôiie (se) : / 6 é flône par
rè, se piquer (au moral),
garder souvenir d'une in-
jure réelle ou imaginaire.
JIu, m., Jîuté, f., au jeu
de brelan, plusieurs cartes
de même couleur, sans l'as
de cette couleur.
jîut, f,, chalumeau pour
boire (Hercé).
folae, foyae, falloir : foyè
pa l iyay. Ci. falèr.
fors, f. pi., forces; —
grands ciseaux pour tailler
les haies. Une personne
obligée de faire une chose
qui lui déplaît, répond à
ceux qui lui demandent
pourquoi elle ne proteste
pas : s é pâ dé si'^ô s é dé fors
(je ne peux pas faire autre-
ment) (Craonnais).
foyu, fallu : / n are pâ
foyu.
foksyô : / fra Ja fôhyô, il
fera l'affaire.
*fôse, mettre un fond : fôse
dé €èr.
G. DoTTiN. — Glossaire.
frô 577
fné, freux, espèce de cor-
beau, plus petit que le cor-
beau des campagnes, et qui
niche dans les vieilles tours,
les clochers. Cf. €oka.
*frd'Iô, maladie du pied
du bœuf qui s'étend sur un
point seulement de la raie
entre les deux ergots. On la
traite comme le fur^e.
*frê, €, a , mal en point,
pris au dépourvu. S'em-
ploie ironiquement : e he nu
via f ré! j sôm par et be! pu d
pè, é pâ l su par énn avqé
(La Selle-Craonnaise).
fri€ a mb, jardin à chan-
vre. Cf. Jàfœr.
frikasé d œ, omelette.
frikotœ, qui aime la bonne
chère; — qui aime à ne rien
faire : lé frikotœ âveyà /;( dot
à prœn.
frilœ^, coiffe de laine que
les paysannes portent en
hiver.
frôiniye, fourmiller; se
dit du tremblement spécial
produit dans le bras par un
heurt donné au coude, ou
dans les membres par une
37
578 >/■
station trop prolongée qui
a interrompu la circulation
du sang : / se pâ fiitu d apiiye
su tnê pat, e m Jrômiyà tro
(La Selle-Craonnaise).
frwésé, froissée, rang d'é-
pis étendus dans le même
sens sur l'aire pour être
battus au fléau ou au rou-
leau (La Selle-Craonnaise).
*fuiné, m., espèce de poire
à manger (La Dorée).
fume, f. : ihi fume d laba,
le contenu d'une pipe à ta-
bac.
*fumel : sa fume! , sa maî-
tresse.
fu~i : s et œ vyœ fu:{i ; se
dit d'une personne de peu
de valeur,
*fur€e, fourché, maladie
du pied du bœuf. On la
traite en plaçant une limace
entre les deux ergots où est
le siège de la maladie (L.
D.). a.frd'lô.
*furgô, tige de bois avec
laquelle on fourgonne le
bois dans le four.
jye
fiinui, enveloppe de la
graine de trèfle.
*fu'as , zut! (Chat ea u -
Gontier).
*fiuatrom, agir en dessous.
fiuéru, ;{, qui a la diar-
rhée : /^- yd' m sô pur le ea
fwérîi .
fii'i, fuie, pigeonnier en
forme de tour.
fyà, paresseux, fainéant
(injure) (Ernéc).
*/3''/-5, flançailles (com-
munes limitrophes de La
Guerche et Eancé).
fyœm, humeur coulante,
qui a son siège principale-
ment dans le cuir che\elu.
Ci. fiu)n.
*fycevr : Inikè a fyavr,
Primula grandiflora, qui
produit la fièvre quand on
respire trop longtemps son
parfum.
fyéei, fléchir, manquer de
force, plier le jarret; —
plier sous un faix (La Selle-
Craonnaise). Cf. Jyùci.
fyeje, figer.
gâb
gai
*gahèlu, employé de la ga-
belle. La fraude sur le sel
était générale, avant la Ré-
volution, dans le pays de
Landivy. On y employait
de gros chiens spécialement
dressés, qui avec un bissac
au cou s'en allaient chercher
le sel de contrebande chez
le fournisseur. Celui-ci pre-
nait l'argent contenu dans
le bissac et remplissait le
bissac de sel. Le chien s'en
revenait alors chez son maî-
tre à travers champs; il sa-
vait fort bien reconnaître
les gabeleurs et n'entrait
chez son maître que quand
ils étaient loin (L. D.).
gâhmà, diablement, énor-
mément, très : aim dé pôm?
gàbmà gér, très peu; // é
gàhmà bét, très bête.
gâ-f, n. et i., diable. Cf.
câb.
gâemà, diablement. Cf.
gâbmà,
*gnje, engager, prendre à
gages (un domestique).
*gdlet (Jt a la^; se dit du
foin étendu à plat pour sé-
cher sur la prairie (Mont-
jean).
*gali€ô : I galieô é pîir le
pis ô li (Hercé).
gâlûr, gerçure, fente pro-
duite par l'action de la cha-
leur ou du froid.
*galvâode œn pyés, recueil-
lir à la hâte les épis laissés
par les moissonneurs, mais
en oublier un grand nombre.
580 (Jàl
(;am\ glaner. Cf. ç;ene.
ç,âoihi'cre (it') (Montau-
din), prendre des remèdes
souvent, se droguer.
gào/r, gaufre, petit fer ;\
un doigt pour tuyauter les
bonnets (Cossé).
gàofre, gaufrer, tuyauter
les bonnets.
gâosek, à demi sec (Her-
ce)"
*garàti, a., préservé dé-
sormais : mt lia garât i d pyc
pur aiiil'i.
*gari(j) (j), se pommeler
(Hercé). Cf. gareye.
*garset : s et œn mètres
garset, c'est une forte fille
(Hercé).
garvâodcv, celui qui gar-
vAod. Cf. galvâodœ.
garvâode œn pyés. Cf. gal-
vAode.
ga:;^, m., essence de pé-
trole (Hercé).
*gà a la bon Vyerj\ aconit
(Hercé).
*gà : aie a la gâ.
gùdiyé (a /rz), capricieuse-
ment, par boutades (La
Selle-Craonnaise).
gér
gérnivâ^el, gèrnwè:^el, tê-
tard embryonnaire, que l'on
entend chanter le soir; an-
nonce le temps doux (La
Selle-Craonnaise). Cf. gùr-
nâ:{el.
*gûriiyô, petits grelots
qu'on attache au collier des
chevaux; — Le Gresillon,
nom de lieu.
gœs, gousse.
gœsè, gousset.
J'ai dix écus dans mon gueusset
Prenez-en trois, laissez-en sept.
(Chanson.)
*geiie : la bon fem Ici t a
hipe l file a bê gène se se su .
gcrb, kyste, anthrax, gros
furoncle.
géré, i., moineau (Hercé).
Cf. pirli.
*gerete; se dit du cri de la
mdovir, qui siffle comme un
conducteur de bœufs en
train de faire les guérets.
gérfc, gérfin, guère fin,
sot, sotte (La Selle-Craon-
naise). Cf. pwèfè.
*gérit. On courait le garou
quand on avait été l'objet
gra
d'une kérémoni. A La Dorée
les gens disent : Ô n vèpii sa
a st œr, me an a wi dir 6a bè
dé fe a nô jà ki tm sa d:^ àsyè
(L. D.).
gt'pyô, goupillon.
gid, m., guidon de fusil.
ghver, gloire.
gniyônc, ér , fripier, -ère,
marchand de bric-à-brac (La
Selle-Craonnaise) .
gobé, espèce de petite
pomme très acide (Saint-
Berthevin-la-Tannière).
go€, f., guilloche, mau-
vais couteau ( Château-
Gontier).
gorm, gourme.
gornâ, m., bouchée qu'on
gornày. Cf. gurnà.
*grabot : sa y é^âof kotué
d la grabot.
*grabote, chatouiller : y a
tcrjû œ pwé ki m grabot dèr 1
orqéy. Cf. gravnye.
grâ mnrô, mouron des oi-
seaux.
*grapiyôm, grapillonner,
battre monnaie, profiter de
toutes ses ressources, même
les plus insignifiantes en
grè
581
apparence; — être avare
(La Selle-Craonnaise).
grate, gratter, trouver
quelque chose à gagner ou
à prendre; — être avare;
— et grate, être dupé : e bè
t à kor été grate œn bon fqé
(La Selle-Craonnaise).
*gravote, chatouiller. Cf.
grabote.
gravuymà, m., déman-
geaison.
*gravya dé ^min'e, suie
durcie.
grâyone, prendre goût de
graillon. Cf. jogre.
grd'y gros. Cf. grn.
grœsye, gros. Cf. gnisye.
grêle, a., qui a le visage
couvert de taches de rous-
seur, ou de boutons laissés
par la grus vcrèt (La Selle-
Craonnaise).
grehi (batcni). A la sortie
de l'église, quand le parrain
et la marraine ne s'arrêtent
pas sur les marches et ne
jettent pas de dené aux en-
fints qui les attendent,
ceux-ci les poursuivent en
criant insolemment : u dené
S82
ijn
c,n
a lagobây, n, u, balènii;n'ln,
l pnrè é la màrœn u ô pâ l
Sit.
*gresè, morceau de pain
couvert de beurre ou mor-
ceau de lard gras avec sa
couenne pour graisser la
tuile à galette (Gorron,
Landivy).
grcsycr, f., endroit dans
une pâture où l'herbe n'est
pas mangée par les bestiaux
parce qu'ils y ont mis leurs
excréments (Hercé).
greyonu, crêpé, frisé. Cf.
tùr::jyone.
*gr΀e, au figuré : via /^
ébog dé eaten ki grieà.
gri€ii, instrument qui
porte l'oribus. Cf. bégâo,
gruiue.
grinnver, livre de magie
que possèdent les prêtres et
les sorciers. Le père Boittin,
gros fermier de Saint-Ber-
thevin-la-Tannière, qui
avait fait un pacte avec le
diable, en avait reçu un gri-
moire qui ne le quittait ja-
mais. S'il l'enfermait à clef
dans son armoire, le livre
se retrouvait dans sa poche.
Un jour que le père Boittin
et son domestique étaient à
abattre des pommes, le do-
mestique monté dans un
pommier surchargé de fruits
s'écria : y énn a t i! sunin'i n
y a pa ta d dyab an àj'er. —
hre tu? dit le père Boittin,
vyœ tu hù j îù. le fej vùni pitr
va? ■ — Wi, dit le domesti-
que qui ne se doutait pas
que son maître fût sorcier.
é bc, ind gâ, i va fait, lé rà-
veye aprè, à lœ doua kœk £n^ a
ràporte. ô ma fè je n tyè piuè
a se poni la ki sd ég, j lœr à
donre œn a £akœ. me i va f aie
skiue pnir k i nu cjà t-ii, u bc Ô
sre ràporte par lé syii ki n ère
ri yti. Là -dessus, le père
Boittin prend son livre, fait
une courte évocation et
voilà le champ qui se rem-
plit de biquets qui accou-
raient en foule vers le pom-
mier; chaque biquet prenait
une pomme et s'en allait.
Mais à la fm, le gars avait
beau secouer l'arbre, les
pommes ne tombaient plus
gn
tant il était paralysé par
la peur. Il restait trois bi-
quets qui n'avaient rien et
qui, d'après les termes de
l'évocation, ne pourraient
repartir sans remporter
quelque chose. Le père
Boittin ne perdit point la
tête : aux deux premiers, il
jeta ses sabots; au troisième,
son bonnet, et c'est ainsi
qu'il ne fut point emporté
lui-même, non plus que son
domestique qui en fit une
maladie.
Quand le père Boittin
mourut, le grimoire alla se
loger de lui-même dans la
poche du fils Boittin. Celui-
ci ne put arriver à s'en dé-
faire. Quand il allait à
l'église, le livre disparaissait,
mais pour rentrer dans sa
poche à la sortie. Le curé
consulté essaya de brûler le
grimoire, mais à chaque fois
qu'avec les pincettes il
essayait de le mettre dans
le feu, le livre s'échappait
et retournait dans la poche
de Boittin fils. Il follut que
g(r)w 583
le pape intervînt, et c'est
alors seulement que le livre
put être brûlé et Boittin dé-
barrassé (L. D.).
grin. Le mot grîn désigne,
à La Selle-Craonnaise et
dans une partie du Craon-
nais, la partie du pain dé-
pourvue de croûte par suite
de son contact dans le four
avec un autre pain. Cf. bé-
~ê!é, hé^yâo.
*gripyô, capitules de la
Bardane (La Selle-Craon-
naise). Cf. gripô.
grâdu, gros -doux, espèce
de pomme à cidre (La
Dorée).
*grostét : ki t apel gros têt?
grônote, grogner; — cher-
cher querelle à tout propos.
gnijiue, m., personne qui
mange trop de fruits (Her-
cé).
*grîise, grousser; se dit
du cri du pigeon.
g(r)wi', petit grain de
sable.
g(r)ii'è^èl, groseilles à ma-
quereau (La Selle-Craon-
naise).
)84 S^'f
griu'e:;is, groseilles à grap-
pes, ou à maquereau indi-
stinctement (La Selle -
Craonnaise).
*g;nl : fer hî d la gui, avoir
grand genre.
gitlipyâo, </, gourmand,
-de. Cf. giilipya (Mayenne).
*gitrgîi5c (Hercé). Cf. hùr-
ivaye.
gny
*(;itniâ, bouchée qu'on
gortiay. Cf. gorriâ.
"cpirvetje, dépasser à l'ou-
vrage : / 711 gurveii (Her-
cé).
giiyô, petit poisson. Dé-
signe le vairon aussi bien
que le goujon proprement
dit (La Selle-Craonnaise).
han
hà
*hâ, âge de charrue (Her-
cé).
hâbyœ, ;(, hâbleur, -se.
hâbye, hâbler.
hag, hagues, giboulées de
mars; — ondée subite : on
se pu d u ô nn é d l œr k il é,
le hag dé màr aviva dà l mzuè
d nuté (Craon).
hahnase, secouer trop ru-
dement un objet au risque
de le détériorer. Cf. akmase.
hakmasye, r, celui, celle
qui hahnas.
halfésye , vagabond de
grande taille et de mauvaise
mine (La Selle-Craonnaise,
Méral). Cf. alfesye.
*hano€, grosse branche.
Cf. ano€.
hâoMré, ;(, hqokœryœ, ;(,
sujet à avoir mal au cœur.
*bardye, anneau d'osier
des balais de bouleau (Her-
cé, La Dorée).
*haré, s. ou pi., giboulées
de mars : 6a n dur pâ pu ht
d la haré. Cf. hag (Mayen-
ne).
*havè, m., fourche avec
laquelle le diable enfile les
damnés dans l'enfer. On dit
de quelqu'un qui n'a jamais
eu d'héritage : / dyab kèrvre,
i n éritre pa du havè ; — s et
œ vyœ havè, i n épyet pa a l
iivrej (Hercé).
/M~g', f., haie : ha:^é d jà, d
hua. Cf. hà.
hà, fiente de porc. Le
Ham, nom de commune.
586 bih-
est prononce par les villa-
geois le hà; et ils ont soin
d'ajouter sàofvut rcspèk : j se
du hà, sàof l'Ut trspck (\a-.).
bat, hante, manche de
faux. Cf. àt; — jante de
roue.
hàlc, mettre des bat à une
roue
*
bécjrd. Quand le bécjrô
s'en va dans le bas, c'est-
à-dire vers l'ouest, c'est
signe d'eau (Hercé).
hér, f., sort jeté à quel-
qu'un. Cf. sdr.
bèriko^e, qui ne fait pas
de brillantes affaires (La
Selle-Craonnaise). Cf. bari-
koke.
bèrikote, prendre dur à
faire un travail; — se con-
sumer en vains efforts; —
se prendre de querelle (La
Selle-Craonnaise). Cf. bari-
kote.
bcrpiy, harpie, femme
acariâtre. Cf. barpiy.
bhs, f., petit râteau à
main, à dents de bois ou
de fer, servant à nettover
bu£
les prairies au moment de
la fenaison.
beyô, nom d'une espèce
de poire à cidre (La Dorée).
bo€c, se percher sur ÏQJok.
boklase, faire de gros ou-
vrages; — mal faire un
ouvrage. Ct. oklase; — su
boklase, branler dans le
manche (outil).
borvire, tourner à contre-
sens : / pyé m a borvire, j
kre bè k j é œn à tors.
bot due, avoir un mouve-
ment convulsif des épaules :
k à tu dô a Puju bohe du ku é a
botôrie d:( èpâol.
bo€acj, boemà, action de
joncher une chaise; — prix
du travail; — siège de jonc
d'une chaise.
bô£e, joncher : Ime dé ^er,
tresser le siège d'une chaise
avec du jonc.
*bôfé, clisse de kàe pour
taire du fromage blanc; —
contenu de la clisse (La
Selle-Craonnaise). Cf. jôeé.
bufki\ bu^k, jusque : ;/ a
pâ biifk a H ki n se su, ils
sont tous ivres, même lui.
Cf. ju€kè.
*himi{f)^ moisir, se rem-
plir de petits champignons
(La Selle- Craonnaise). Cf.
hôni.
bus 587
*/wr(', propriétaire (d'une
ferme) (Craon).
*hiisine, houssiner. Ce
verbe est neutre à La Selle-
Craonnaise. Un objet htisiîi,
quand il est mal assujetti.
? /
jak
ivenje, soigner pendant
l'hiver : /" avà dé bètraby asœ
pur ivèrne nô bét (La Selle-
Craonnaise).
/
jaboté, f. , contenu du ja-
bot; — grande quantité de
nourriture : kœ jaboté tu t
vaé, tu va t àfèr pète la buky.
jaby, jable, rainure qui
maintient les fonds d'un
tonneau fixés aux douves.
*jabye, faire le jable.
*jagô : // et u^e juskè dà
1 jni;ô, complètement usé
(Hercé).
j'âka : 5 é kom œ jàka,
c'est lourd.
jakâode, jacasser; — ga-
ja
zouiller (en parlant des pe-
tits enfants qui commencent
à articuler quelques sons).
*jâlc, jaillir, giler (Hercé).
jâone, pièce d'or : il a grà
pœ d màje se jâonc (La Selle-
Craonnaise).
*jàore, tromper; — se
moquer (Gorron).
jârkcr, jarretière : mé fàos
£œyà tèrju kà j pèr mé jârkcr.
jârJxle, mettre ses jarre-
tières.
*jà : œn jà, on : aprqé œ bo
dine, œn jà é myœ; — œn jà
ki srè dœ, sa k érè kor pu vit,
si l'on était deux, ça irait
encore plus vite (Mayenne) ;
— mé bon jà, mes bonnes
gens (interjection admira-
tivc).
\
jœ
*jà trènà, Ulex nanus
(Hercé). Cf. g^pè; — jâ
sâovéj, Genista Anglica (Her-
cé).
*jèlyot, poche de robe.
jémà, jmà, jument : fer
dàse la jmà mègr, c'est faire
danser quelqu'un sur un
bâton qu'on lui maintient
de force entre les jambes.
C'est une brimade fort peu
goûtée du patient.
jènévr, jncvr, genièvre,
rameaux, feuilles, baies du
genévrier : va kri du jnévÇj-)
par e^âode l earm (La Selle-
Craonnaise).
jènivqé, genoux (mot
vieilli) (La Selle -Craon-
naise).
*jênwe. Pendant la Révo-
lution, un curé fut tué à
Saint-Berthevin-la-Tannière.
Lorsqu'il tomba, ses deux
genoux firent dans la terre
un trou que l'on n'a jamais
pu remplir (L. D.).
jêtu d sor, jeteurs de
sorts.
*jé : pràr à sd bô jœ, à La
Selle- Craonnaise, signifie
jol
589
prendre une chose en riant
au lieu de se fâcher, et
même éclater de rire.
*jd'lyô, niais (Hercé).
jœnià, jument.
jœdi, jeudi.
jèguye, remuer sans cesse,
surtout les jambes (La Selle-
Craonnaise). Cf. jège.
jcnàs (jya pu>è d\ il n'y
a rien de trop; peu : et vu
rie?; y a piue d jènàs; et èl
èinaby?; y a pwc d jènàs (La
Selle-Craonnaise).
*jigô : et vos hojôgô, meleyé
vôjigô (Catéchisme travesti).
*jîle, se sauver (Hercé).
*/'//^, sorte de corsage en
grosse toile, sans manche,
remplaçant le corset (La
Dorée).
jkè, jk, jusque; — jka,
jusqu'à; — jkô, jusqu(e)
avec, jusqu'au; — jkasi,
jusqu'ici, jusqu'à cette
époque-ci; — jku, jusqu'où.
jnisô, m., génisse.
^jogre, rester longtemps
sur le feu à s'attacher. Cf.
soge.
jolimà (be), bien joliment,
590 jva
tout doucement, avec pré-
caution : /)();;; Jù bè joJimà.
*jôre, gifler : / h' va jôre.
*jot : / bœr c kom œn Jot,
il est mou.
jt{fki\ jusque. Cf. jk.
juju a l ya. Cf. jujœ d ya.
jure, jurer : 5 é jure d la
ffiil; — très : 5 é jure bô
(Craonnais).
'^juk, joug pour les bœufs.
Il y en a de deux sortes :
un d'une seule pièce; un
formé de deux morceaux
s'engrenant à volonté et
permettant de faire marcher
les bœufs deux à deux ou
séparément (L. D.).
*juke d ba, regarder en
dessous (Hercé). Cf. ôbyc.
jnrné {om,jam dû), jour-
nalier, -ère.
jiitâye, jouter, essayer ses
forces contre un adversaire.
jvalô, pièces des rivel de
la charrue reposant sur le
pyœnia et portant les trois
JU'l
panvt's qui permettent de
soulever une bande de terre
plus ou moins large, selon
que l'on place la hâ dans
les unes ou les autres.
jwe a je d £a, jwe a jœ d
€c, se chicaner, se houspil-
ler, se battre (La Selle-
Craonnaise).
jivu, joueur : jwu d vyolo,
d kkrinet.
jivi, juif. Cf. jwi.
*jwiy (jnét a), mettre un
cheval entre le cheval de
tête et le limonier (La Selle-
Craonnaise). Cf. €t%'iy.
jivixc, mettre une che-
ville : iilà d krd', util d jiviy,
autant d'observations, au-
tant de répliques (La Selle-
Craonnaise)
jwiye, a., jeune veau
ayant un gros nombril; on
le guérit en frottant le nom-
bril avec de l'huile de lau-
rier (L. D.).
k
kah
M
kà, cas : àl kâ, dà l ka de,
capable de : / se pa àlkàd yi
fntr œn brûlé (La Selle -
Craonnaise).
kabe€, kabàf, tête (sens
péjoratif) (La Selle-Craon-
naise).
*kabô, têtard (Hercé).
kabornâo, objets de vais-
selle en mauvais état. Cf.
trœ€Ô.
ka€, cachette.
kadèrusel, f., Cadet Rous-
sel, catin : el fé la kadémsel,
elle se conduit mal.
kafe, lupin . On se sert
des graines grillées de lupin
comme de café.
kahan : / n cm pwè kahan,
il n'aime point un travail
pénible, qui fait ahane; c'est
un paresseux (La Selle-
Craonnaise).
kàkà, t, a. (terme enfan-
tin), malpropre : lav ta mè-
not, el é kàkàt.
kakas, trachée -artère. On
en fait des anneaux dans
lesquels on met des pois qui
grelottent et on pelotonne
dessus le fil à coudre que
les jeunes filles filaient au-
trefois.
kâkase, jacasser (oies ou
pies).
kakosar, kakosye, -ér, bègue
(sens péjoratif) (La Selle-
Craonnaise).
*kakÔ5e, caqueter; se dit
du cri de la poule; — gron-
der sourdement ; se dit d'un
liquide enfermé dans un
592 knn
vase (cafetière, marniitc),
et sur le point de bouillir.
*kalar, qui a les genoux
en dehors (Hercé). On dit :
/ pasrè hc œ Imsya d kat sa ât
se pat (Hercé); à ve l ^o-ee d
se Rémi àt se jàh (Château-
Gontier).
*kaniiif, chandelle de suif
ou quelquefois de résine.
*kâ)i : fer d'il hân, dé knn,
au jeu, faire semblant de
courir vers un but, et, par
une feinte habile, tromper
son adversaire (La Selle-
Craonnaise).
kanarde, tromper volon-
tairement quelqu'un; —
tirer des coups de fusil.
kanarye, canal pour l'é-
gout des eaux; — fossé; —
petit ruisseau.
kané, f., contenu d'une
kan à tirer le cidre.
kâni, kàniy cri pour appe-
ler les canes et canards (La
Selle-Craonnaise).
kaiiiyar, -d, a., qui parle
du nez; — qui respire diffi-
cilement, et avec bruit, par
le nez.
kâr
kanté, f., contenu d'une
han à tirer le cidre.
*li'àolé, grande quantité
de cidre ou d'eau-de-vie à
boire : œii kàolé kôin sa, y a d
kqé nn ùl niaJad.
kch^à : affable : il é In
py? kâo::ii (La Selle-Craon-
naise).
*kào:^e, faire des proposi-
tions de mariage; se dit du
jeune homme qui a trouvé
une fiancée. Si la jeune
lîUe l'accepte, / yi kâo:{ra,
i y à kào:{ra, i s àtkâo:^iv,
jusqu'à l'époque du ma-
riage (La Dorée, La Selle-
Craonnaise). Cf. /?^r/<'.
*karase, v.; se dit dvi cri
de la poule.
karlh'yà, enfant qui mar-
che en karhùyotà.
karbùyote, marcher en
écartant les jambes d'une
manière disgracieuse (La
Selle-Craonnaise). Cf. ékar-
bcye.
kâre Çsû), taire ses affaires
à souhait; — se pavaner,
se vanter : d I dr k il é, l gâ
Basjcè s kâr, i pas par su l
har
môd sa lœ kêryé gar (Craon-
nais).
karem, carême : tôbe kom
mare à karem, bien tomber
(La Dorée); tôbe kom Mâr à
karém (Craonnais).
kâriyonœ, qui a l'habitude
de quereller, de faire du ta-
page, de battre ceux qui
vivent avec lui.
kâriyône, gronder; — bat-
tre.
karkuk, calculer; — ré-
fléchir : kàt ô viv à œn ôm
bàbàe kômè sti la, sa don bii-
crèmà a karkuk.
*karmènol, sorte de bour-
geron, en cadis pour les
bourgeois, en flanelle gros-
sière pour les paysans, que
l'on portait avant la Révolu-
tion (L. D.); sous la carmé-
nol on portait un gilet de
peluche blanche.
kartèvil Çpom de), calville,
espèce de pomme à manger
(La Dorée).
*kartêye : une bûche kar-
tey pour la planche quand
elle fait un pied carré une
fois équarrie.
G. DoTTiN. — Glossaire.
kay 593
kàryaiu, sarrazin (com-
munes limitrophes de la
Bretagne, au sud-ouest de la
Mayenne).
kàrybU, contenu d'une
carriole, personnes ou cho-
ses : œn kàryùlé d môd; œn
kâryblé d pôm (La Selle -
Craonnaise).
*kâs, cercueil (Hercé).
*katûîv, f., mannequin
des lingères et des ouvrières
en robe; — poupée; —
fille légère ou de mauvaise
vie (La Selle-Craonnaise).
Cf. katô.
katr, théâtre (La Dorée).
Vcavrœl, tarière (Craon-
nais).
*kay, caille (oiseau). La
caille dit : fwar t abat, fwar
t abat.
*kây, kâyêt. Lotus corni-
culatus, lotier (La Selle-
Craonnaise).
kâyôtqéj, action de kâyàte;
— cailloutis.
kâyàte, remplir de cail-
loux, encaisser (un chemin,
une maison) avec des cail-
loux.
38
594
hêt
kà:;il'èl, fragile; — fiicilc
à blesser.
kàbre, a., cambré, qui a
les jambes crochues. Ct.
hrak, ivèbar.
hîipar, boiteux.
kàt, quand.
*ÂV : /// ;/ a h a, tu n'as
qu'à, avec ellipse du verbe,
contient une idée de me-
nace.
*hùnet, bille (Landivy).
*hùniyé : il alôj la lip koni
œn jiimà ki uiàj dû la kniyé su
œn inar; ■ — ■ brindille qui
sert à composer un balai.
khiaiu (sud de la Maven-
ne); kènyào, kènyaw (nord),
entants.
kèrnya, créneau, râtelier
(La Dorée).
kèrto€e, coquet.
hèrvas, qui languit, qui
dépérit : v-ut pùli ç;â é bè
dévnu, sa n é pu k œn pu ptit
kèrvas (La Selle-Craon-
naise). Cf. kèrvasô.
*hrvc; se dit aussi bien
des végétaux que des ani-
maux.
kèryà, criant, révoltant,
abusif, injuste (La Selle-
Craonnaise).
*kirdr. On nettoie les
pots à lait avec des feuilles
de kd'dr ou des orties.
l^œ, Jxd', interjection pour
appeler les bestiaux, en par-
ticulier les cochons (Hercé).
Cf. ko.
kivr de p-iil, cœur de
poule, injure que l'on
adresse aux gens qui ne sont
pas dégoûtés : /"/ a œ kàr dé
pîil, i inàjrè bc d la mcrd
(Hercé).
*liœru : jù n se pwe kœru
enâ', je ne suis pas en train
aujourd'hui.
kœ fnreé, f., perce-oreille.
hrn, ka'ii (la), la tienne.
kœst, f. s., excréments
humains (Craonnais). Cf.
kêst.
*l'd'ti' : du kd'tc dt\ vers
l'époque de : ; frà lé riy du
Jiœte d la Tôsc (La Selle-
Craonnaise).
l;à', Içivii, quel!, quel?
le! le? : ^- viyc là! /cà' miuè
gâ! lyàm trist afèr! (La Selle-
Craonnaise). Cf. l^œ, l^vl.
hèt
*i,i
kè : 6 et œ vyà kê (Hercé),
personne de peu de valeur.
*kémàde, commander.
hér, clair; en parlant des
œufs, ceux qui ne sont pas
fécondés ou encore ceux qui
sont trop vieux et dans les-
quels le jaune est mêlé au
blanc; — se dit quelquefois
dans le même sens que kwi.
*ker : n pa gane ( ker de sa
5îlp.
*ker, clairsemé : s é ker
kom lé /w^ emi (Hercé),
d'où : st etof e ker ko m lé bôi
emi: — œ ker, œuf couvé.
*hrd, clochette au cou
des chevaux. Il était de
règle autrefois qu'en char-
royant le trousseau du ma-
rié ou de la mariée chaque
cheval eût son kcrô (La Do-
rée).
kersèU, tiercelet, épervier.
Cf. élrrsêJê.
*kêru, d'équerre. Cf. Iw-
pu. *■
*kête : à Hercé, Saint-Ber-
thevin-la-Tannière, La Do-
rée, le sacristain quête des
céréales à la Toussaint, et
ko 595
à Hercé, Saint -Berthevin,
aussi des œufs à Pâques.
Cf. pake ré.
*kis, jument usée, maigre.
klâk, pi., claques, sabots
légers, composés d'une se-
melle de bois et une bande
de cuir pour les maintenir
aux pieds. On dit aussi dé
sabô klak (La Selle-Craon-
naise).
klavrà'Ç), m., tarière
pour percer le bois (Craon-
nais). Cf. kavrœ.
klœ:(ri, closerie. Cf. ^œ^^ri.
klœ^yaiu, clos, verger,
courtil (La Selle-Craon-
naise). Cf. kœ:(yâo.
*kinàdœ, celui qui com-
mande : œ bâ kmàdœ vaiu
dœ fe^œ (La Selle- Craon-
naise).
kmâ', kmœn, commun,
commune (La Selle-Craon-
naise).
kmœn, commune.
*/i(i. Le coq du fermier
pendant l'hiver dit dans son
chant : a! k 1 iver é lof; le
coq du meunier, qui a le bec
dans la trémie, répond gail-
5 9^ hd€
lardement : yV / pasrù; le
coq du fermier reprend a
hik é a hak! (L. D.); —
ۈtc l ko; se dit des poules
qui imitent le chant du coq.
*Âw. Dans le pré Mary a
de la Pakrinâ (Paquerinais),
en Saint-Berthevin-la-Tan-
nière, le 25 décembre, à mi-
nuit, on entend un bruit de
cloches souterraines. D'a-
près les uns, il y aurait eu là,
il y a bien longtemps, une
église; suivant d'autres, les
cloches de Se Bervè auraient
été enfouies dans un varva-
5ye à côté de l'étang : i y a
u surmà kœk fii:{, disent
les gens (L. D.). Le jeudi
saint, les cloches vont à
Rome manger des caille-
bottes; elles reviennent le
samedi saint. Si on sème
des citrouilles au moment
où les cloches recom-
mencent à sonner, on aura
des citrouilles grosses com-
me des cloches.
kàeonri, viande de porc;
— saleté : kàeonri d inod,
sales gens. Cf. salopri.
kôs
Içolçaiu, cloteau, clos (La
Selle-Craonnaise).
*kok d û'itr, coques d'huî-
tres, huitres : màje dé kok d
îi'ilr; — plit kok, coquilles
de palourdes.
*kbkàt, fièvre aphteuse,
maladie des bestiaux.
*kbku. Quand le coucou
chante, si l'on a de l'argent
dans la poche, on sera riche
touie l'année.
kolimàyar, Colin-Maillard
(La Selle-Craonnaise).
*kône, donner des coups
de corne. Cf. bœke.
*kônieè, cornichet, étei-
gnoir (La Selle-Craonnaise).
konikay (Hercé), comptée.
Cf. bonikay, honya.
*k6niy. Sur les branches,
la corneille dit : t'es cor-
nard, en baissant la tète.
*kopc, estomac du porc.
*karm : sit dé konn, bois-
son de cormes.
*kôre, courroies, lanières
de cuir (La Selle-Craon-
naise). Cf. kôrwe.
kàsàd, kàiàl , consoude
hrc
kra
597
blanche, Symphytum offici-
nale.
hàtèrpùtas, kôlèrvir . Cf.
kôtrèpetas, kôtrévir.
*kôte : i va kor mt:( à hôte
d bel, dé vert, ê dé mur é dé
prêt a €é.
*kôté :
I. Encline, Popeline — Prêtez-
moi vos souliers gris — Pour aller
au Paradis — Paradis qui est si
beau — On y voit des pigeons
d'or — Habillés comme des prêtres
— Cascari, Cascara — Petit
bonhomme tire té de d'ia.
2. Une pomme, deux pommes,
etc., neuf pommes, petit bonhom-
me va-t-en.
5. Un loup passait dans un
désert — La queue levée, le boët
ouvert — S'il fait un pet — Ce
sera pour tè.
kôté
i
iti:
:^=?=#=
ê
45:
■4^
-ê^EEB
fizzFrzztJzz:
f5:
Jean
net - te
Gri
pet - te
i:
^
^
È:
i=?=
^rand'
jam - be
de
bois.
Ta
t'ap-
1^:
■4^-
^^^ggËg^^^^il
pel - le, tu
^W^
ne ré - ponds pas. Tu trem - pes
:^=R:
--^
::^:
sou - pe
tu
lan - ges les
choux
tu
ti - res
*^
6;
\^^^Ê^^^^^^M
vache et
tu
bois le
lait
doux.
kra^, salive. Dans le
Craonnais, le mot salive est
inconnu des campagnards.
kram d kàku, liquide spu-
meux au milieu duquel se ca-
che la larve d'un insecte, que
l'on trouve sur la Potentilla
reptans et d'autres espèces.
598
htd
kradt, f., personne qui
crache sans cesse (La Selle-
Craonnaise). Cf. hra^ohc.
*krapâo. On croit que le
crapaud lance du venin.
C'est ainsi que l'on explique
l'apparition de boutons sur
la ligure : / a kor hiee a œ
krapa ki I a jle du vie, et on
dit aux autres enfonts : fé
aiâsyô, sa s gcu, tu n va piuè
kor serc rc d hà ô li.
krapàodiii, plante grasse
qui donne des fleurs vio-
lettes dans le genre de celles
de la ficoïde.
krasc, m., rache, gale des
petits enfants (Hercé).
krâ:(è, mauvais goût que
prennent les liquides qui
restent trop longtemps à
chaufi'er : v-ut kafe srè bô s i
n avè pwl gii d krâ^è.
*krâ:;ine, prendre goût de
cafetière, de chaudière, par
suite d'un séjour trop pro-
longé auprès du feu. Cf.
jogre.
kràpir, pomme de terre
(La Dorée, Hercé). Cf. kà-
pir.
kro
krônsô, cresson (La Selle-
Craonnaise). Cf. kêrsô.
*krd' : krœ d Iciop, krd- d
Içavrœ.
krœ€, t., crèche, mauvais
Ht.
krèm, crème, dépôt en
forme de peau du cidre et
de la bière.
krcpi(r) (51'), s'effacer, se
blottir. Cf. krâpi(r).
*kré5à. Les pommes de
terre plantées à krésà (au
croissant) poussent tout en
feuilles (Saint-Berthevin-la-
Tannière).
krc:{^ti, crésus, injure que
l'on applique aux gens
d'une noce qui ne donnent
pas assez d'épingles. Cf. ku
hi^ii .
krèkrc, violon. Cf. dr'edrc.
*kro€pyé, croc en jambe :
fer d' krofpyé.
*kroflé d pic, deux ou
trois plombs faisant balle.
kroue : krone du iiianiiô,
croquer le marmot (La Selle-
Craonnaise).
kroiu d krapâo, paysan.
i
h'ote, faire des crottes :
tappà su tojvâo pàdà h i krùt.
km, vers des bestiaux.
Pour les guérir, on les
enfume avec du genêt vert
pour les faire suer, et on
leur donne du poiré chaud
dans lequel on a mis de la
graisse.
h'u, pic épeiche (Hercé).
but, croûte; — ma hnit
dur, champ en jachère (La
Dorée). Cf. riiti.
*b-ivé, croix. Autrefois
dans le Craonnais, mainte-
nant encore à Sainte-Marie-
du-bois et dans le pays de
Lassay, quand une personne
meurt, on s'empresse de
faire autant de petites croix
de bois qu'il 3' a de grandes
croix sur le chemin, de la
demeure du mort à l'église,
et on en fixe une petite sur
chaque grande pour indi-
quer aux passants que la
mort a fait sa visite dans
cette partie de la paroisse,
et les engager à prier pour
les trépassés (Lr.).
knvé^é,
croisées, l'inter-
-/
ku
au
kiicl 599
section de deux haies qui
se coupent à angle droit :
bir a la travers, par su lé
h-wéxé.
*bi : Ive l ku, ruer;
ku tu nu, peu vêtu; -
kuiu, injure adressée
parrain qui ne jette pas
assez de dragées ou aux gens
d'une noce qui ne donnent
pas assez d'épingles. Voir
cjrt'hi .
kuji (aie a la), courir
après une chienne (chien)
ou une fille (garçon).
kunar, chien.
bmè, chien (La Dorée).
*kupersé : pase la kupersé;
sàote la kupersé (La Dorée).
huvye (bwaya), boyau-
culier.
*ku : a tit k-u, dû s ku la
pà iiiè, c'est trop fort!
*kfi dû niar; en effeuillant
les corolles, on dit : fille,
femme, veuve, religieuse,
ou : paradis, purgatoire,
enfer.
kudrè, nom d'une espèce
de poire (Carelles).
6oo
hti
htlœr (^ove dé), être liant
en couleur.
*kitk, enfiler (une blouse,
une chemise).
kiiJur dû filas, lin en fi-
lasse (Lundi vv).
hilyâû, perches reliées
deux à deux que l'on place
sur les barges de paille ou
de foin pour qu'elles ne
soient pas enlevées par lé
vent (Hercé).
k-jipase, hiplase, couper
maladroitement.
kupc, châtrer : hipc 6 hir,
aller à la traverse (Landivy).
*hipyâ(o). Quand il y a
plusieurs filles dans une
maison et qu'une cadette se
marie avant l'aînée, on dit
qu'elle lui fait filer du hipya
(Hercé, La Dorée); — co-
peaux (La Selle - Craon-
naise).
*kiipycr, cuir qui réunit
deux parties du fléau.
*kurjè, bâton que l'on
jette dans un arbre pour
abattre les fruits (Hercé);
— bâton de néflier muni
ktiy
d'une poignée de cuir. Cf.
htrjô.
knrfâoiier {il a je œn), il
n'a pas fini son année de
service. Cf. hurjone.
*knrlô, pièce de fer ser-
vant à relier le jnk et les
ôbye au timon avec les kôra.
kiint, coureur; — jeunes
gens qui dans une noce
viennent prendre part à la
danse sans avoir été invités
(Hercé). Cf. avhjâo.
*kiifis, lanières de cuir
attachant les eap au tnàlè et
à la verj du fléau.
kiturye, couturier : aie
Intve sd hitnr\e, aller à con-
fesse (Château-Gontier).
^kuiyâo, couteau. Il est
impoli, à table, de tirer son
couteau de sa poche, une
fois qu'on l'y a serré. Il faut
trouver une excuse. Souvent
on dit : / àol jn dàn œ €à j é
vu œ lyœv ^ ave l^ orey lôg
kom sa, et on tire son cou-
teau pour mesurer (L. D.).
kuy, couille, testicule.
*k-tiyé, personnage gros-
sier : à via (V sal knyé d
kwa
pé^à ki di d la inêrd â môd
(La Selle-Craonnaise).
kuyÔ, farceur : sakre k-iiyô;
ce mot a aussi un sens ob-
scène.
kuydne, tromper (quel-
qu'un); — conter des sor-
nettes : si tu m kuyôn, j te
fu œnfiâopé.
*hvan, peau du porc; —
crottin de cheval (Craon-
nais). Cf. kiuen.
kwan, a., niais : a t i l cr
kwi
60 1
hwan; — ahuri : // é reste
kwan (La Selle-Craonnaise).
*huày, jupon, cotillon,
kwe, couver : la pul et a
kzve.
kwe, f., corbeau. Cf. kwâ.
hwene (se), se cogner, se
battre.
kufexp, cloison (Craon-
nais).
hivin, f., crottin de che-
val (Craonnais). Cf. kwen.
*kwine, faire des kivin.
u
les
lagivêse, laver incomplète-
ment; — ne pas savoir
laver (La Sclle-Craonnaise).
lapina, petit lapin.
laver, lavure, eau de vais-
selle (Saint-Thomas).
làd, terrain couvert de
bruyère.
*làdè (et à); se dit du foin
que l'on a mis pour sécher
en petits tas d'un coup de
faux (Montjean). Cf. ad?.
*làpé, le contenu d'une
lampe.
keèt, langue (terme en-
fantin).
Itinhâo, pi., étoiles : vœ tu
pîuê la lœn é se hinkâo ?
*lè. Pour avoir du lait,
on traîne par les champs
une longue corde à nœud
en disant : ht c bœr dà niô
pô (La Dorée). Voir ne; — à
fre le, en frais lait (vache).
h'ijêr, Lobelia ureus, her-
be magique; celui qui la
nuit mettait le pied dessus
ne pouvait trouver son che-
min, à moins que quelqu'un
ne le tirât d'embarras ou
que le jour ne vînt à poin-
dre (Guéiron). Cf. cgèr.
lékér, laitière, grand vase
de grès ou de bois, très
évasé, où Ton met le lait
pour faire monter la crème
(La Selle-Craonnaisc).
lesiv. Dans le vieux temps,
les gars allaient vicaye ou
mi'nc la lessive le soir jusqu'à
minuit. On buvait, on
chantait, on dansait une
liv
partie de la nuit. Cet usage
tend à disparaître (La D.).
*lêiyer. Avant de porter
des lètyer, les femmes
avaient de grandes coiffes
en toile et dentelles à la
mode Louis XVI; les jours
de pluie, elles recouvraient
leur tête d'une grande cape-
line en drap noir. Aujour-
d'hui, les grandes coiffes et
les laitières ont presque en-
tièrement disparu. On porte
des coiffes plates ou à
tuyaux, et déjà beaucoup de
campagnardes prennent le
bonnet des villes (L. D.).
levye, évier (Château-
Gontier).
lèkœ, lèku, licou (vieilli)
(La Selle-Craonnaise).
liepô, index. Cf. loridè.
likasyc, ér, porté, -ée sur
sa bouche, gourmand, fri-
pon.
liindiie, cheval de limon.
linœ, ligneul (La Selle-
Craonnaise).
*livré, f., ivraie : n a hè d
la livré dà vut grè.
hit 603
//~f'7, betterave : vné dô vè
nô H\ci, e n 0 pà lœ paraêy.
lobé. Cf. lobar, brœnya.
*lo€, louche, cuiller pour
démêler la bouiUie (Hercé).
*loryœ. Le loriot dit dans
son chant : mété lé vyâo dchô
(Hercé). La caille dit : pu d
taba; le loriot répond : y en
a kor à biirô (Craonnais).
*Jô : n à savaé pu gér lô,
n'en savoir plus guère long,
dépérir. Cf. baie.
logé, onglée : j é œn gràd
logé. ^
làjœ, lôjœl, lange d'enfant
(La Selle-Craonnaise).
lugrase, être glissant. Gé-
néralement on dit d'un che-
min boueux qu'il lugras :
pà manér dé tni 6U lé pat ovék
œn borb Iji lugras parqéymà
(La Selle-Craonnaise).
lugram, ;{, ghssant,
gluant : via œ tèrè lugrasu.
lugrasye, -ér (La Selle-
Craonnaise). Cf. lugrasu.
lutine, instrument de ton-
nellerie; — àmne, porte
bèrdas é lutine (expression à
double sens).
6o4 ^«^
liirdt', battre.
lardé, f., volée de coups;
— chute.
Inrdcye. Avoir le hir, pré-
senter les symptômes du
liir; se dit des bestiaux pris
d'une maladie qui exige
l'opération du trépan (La
Sellc-Craonnaisc).
lyœ
*lû'i^erne. Quand la Chan-
deleur luiserne, l'hiver est
derrière (L. D.).
}yâ, liard.
lyas de wenô, liasse d'oi-
gnons, chapelet d'oignons.
lyàj, chèvrefeuille. Cf.
lyèj.
m
mal
mar
mâ£éte, remuer la mâ-
choire; — mâcher.
makâo (injure) (Mayen-
ne).
niâkte, é, marqueté, bigar-
ré, tacheté (Saint-Pierre-
sur-Orthe).
malasi, annulaire.
malàgu, m., indisposi-
tion : sa n sra rè k œ pti
malàgu (La Selle-Craon-
naise).
tnalese (be), a., bien ma-
laxé; se dit du fumier bien
piétiné, riche en bouses.
malkômàd, mal commode,
incommode; — peu com-
mode, peu endurant.
malpqwy malhonnête,
maladroit; qui manque de
tact (La Selle-Craonnaise).
*nianimà, articulation en
général (La Selle-Craon-
naise).
*7nanér : y a pu manér de,
il n'y a plus moyen de (La
Selle-Craonnaise).
*màodi, parbleu! : / kré
mâodi bê; — assurément :
paryé mâodi wi (La Selle-
Craonnaise).
mâogu, m., mauvaise hu-
meur. Cf. gu.
mâojar, lourdaud. Cf.
mâoj .
mâokœrœ, :(; m4okœryœ, ;;;,
sujet au mal de cœur.
niâonip, grande fille mal-
propre. Cf. donip.
margœn, margœn, f., ex-
créments humains servant
d'engrais. Cf. margan.
6o6
VhUl
tiicr
inarkào, chat mâle; —
homme grossier. Ct". niarku.
inarkasè, marcassui, san-
gUer ; — porc à peau noire;
— enfant indiscipliné.
markwe, m., barrique
défoncée; — caisse dans la-
quelle on met des cendres
(Saint-Pierre-sur-Orthe).
inarniitfyar, gros sot; —
qui ne s'aperçoit pas des
sottises qu'il fait ou qu'on
lui fiiit faire; — lourdaud.
mariit' {fiimye), fumier
qui s'attache aux sabots.
niârny, femme de mau-
vaises mœurs, coureuse. Ct.
trœl.
Miuar, Amand.
mélkè, mannequin, panier
long, étroit, à claire-voie; —
en général, grand panier
d'osier, caisse d'osier pour
transports.
mùlkiné, contenu du mùlkè.
*niêne, conduire au tau-
reau ou à l'étalon : y avd
mne mit va^, mit jiinià.
mêriin, petite main (terme
enfiintin).
Mùnibè, Emmanuel (La
Selle-Craon naise) .
medsinaJ, médicinal; se
dit des herbes bonnes pour
guérir des maladies : s c hc
medsinal.
niégrè, et, maigre, effilé.
*mékanik, fer à deux doigts
pc'ur tuyauter les bonnets
(Cossé).
mêkanike, faire des tuyaux
au moyen de la mékanik au-
tour des bonnets de linge
blanc.
*mé kè, *inc ki\ jusqu'à ce
que : alà, me kù j vycj ; m?
(^mé) k i vyèjyà.
*)iicnœ. On appelle ceux
qui font la fête : U gâ d la
mes de mémr, ki priyà be I bô
Dyœ a tâtô. Autrefois, après
la messe de minuit, les
jeunes gens restaient à boire
et à jouer au brelan jus-
qu'au soir du jour de Saint-
Étienne qui était fêté comme
un dimanche (L. D.).
nierd : iiicrd de eyl (ju-
ron); — ;;/(';■(/ dl! dyab, ré-
glisse CHercé).
mcrel, marelle (jeu).
me
mer lue, faire du merrain.
narine, ouvrier qui fait
du merrain.
mért, myrte (La Selle-
Craonnaise).
*métèri, f. , purée de châ-
taignes (Cossé).
*inet(r) (s) : s met da l
hâotœr, Je basœr (Hercé),
*mét(j-), supérieur : a Pu
pcié bon bét, lé ruj é l met
(proverbe) , dans l'espèce
animale comme dans l'es-
pèce humaine, la couleur
rouge est supérieure aux
autres (La Selle -Craon-
naise); — ■ cochonnet (au
jeu de boules); — // é 1 met
de sa Sîip kà el é màje, il est
le maître de sa soupe quand
elle est mangée, dit-on iro-
niquement d'un homme qui
n'est pas le maître chez lui.
mé:^oné, tous les habitants
d'une maison : bdjur a vu, I
métr, é a tut la mézpné.
me (Jf), la mœn, le mien,
la mienne (La Selle-Craon-
naise).
*ml fàod, main chaude,
jeu d'enfints.
;;/// 607
*mègr (perd sô}, baver
(Cossé) .
*me'in : a vi\ é a mein, à
tort et à travers.
ml:^mé, ensemble des ha-
bitants d'une maison. Cf.
méyOné.
mi€Ô, f., michon, sotte;
— maladroite ; — dépourvue
de jugement; — mal vêtue
(La Selle-Craonnaise).
miramonaj , miramô, tout
objet un peu voyant (An-
douillé).
*nnsti, valet de trèfle, au
jeu de brelan : misti fét i,
demande-t-on avant de
jouer pour savoir si on a
brelan, quand on a le valet
de trèfle avec deux autres
cartes de même valeur, deux
rois, deux as, etc. ; sinon
on n'a brelan qu'avec deux
autres valets. L'oubli de cette
demande amène des con-
flits et souvent des batailles
(L. D.).
milàjôr, jours du miHeu
de la semaine : / érô v ve se
mitàjôr; dvèr lé mitàjôr (La
Selle-Craonnaise).
6o8
)iior
*niitô, miton, chaton de
châtaignier, de coudrier, de
saule, etc.; — cache-nez.
niitrô, insecte qui fait
milrône la farine.
initrône, mitronner; se dit
de la farine qui se détériore,
et prend un extérieur duve-
teux : la farin mitron ; cl a
mitrônc; cl é tut mitràné; e s
é milrôné.
niiyer, bouillie de mil et
d'avoine.
*ini:^er : et à mi::er; se dit
d'un animal, d'un chat
souffreteux parce qu'il est
trop manié par les enfants.
*mor. Les porteurs, au
nombre de huit, sont choi-
sis par la famille. Ce sont
des pauvres, si le défunt est
riche; ce sont des fils de
ferme ou des domestiques, si
le défunt est un fermier.
On donne à l'église des
cierges aux plus proches pa-
rents du défunt. Après la
messe de requiem, les pa-
rents se réunissent et vont
dîner dans la maison du
mort (L. D.).
imuè
*inot, rondelles composées
de poussière de tan avec
laquelle les gens pauvres
font du feu.
niôd : d bô mdd, de bonnes
gens.
niiify , moufles, espa-
drilles (Montourtier).
7niisé, nmstrèj m., petite
queue; — queue d'un ani-
mal, surtout du lapin et du
lièvre.
*iiiiua}i, Orchis ustulata.
iniuentyâo d Làdvi, sur-
nom injurieux donné aux
habitants de Landivy, avant
la Révolution. On disait
que les habitants de Lan-
divy étaient fils de moine,
les moines de l'abbaye de
Savigny passant pour avoir
une conduite peu régulière.
tniveyœ, moyeu.
niiueyê : i^ô l niiueyê, he l
miveyè, ils sont riches; — y
a pa mzueyè, c'est impossible;
— y a he miveyc, c'est très
possible.
iiiwcrnià, méchamment ;
difficilement. Cf. mwa^j
ma.
mya
tnyaglé, f., émiettée.
myagmi, qui s'émiette fo-
cilement (Hercé).
myàoJé, émiettée.
uiyà 609
*myûde, miauler pour de-
mander à manger; — qué-
mander.
G De
Glo
39
Il
fie
ne
nqe, naer, noir, noire
(Craonnais),
naére Çsâ}, se salir. Cf.
nere.
*
tiagoie, taquiner. Cf. da-
gote.
navfl. Un campagnard fai-
sant des efforts pour bien
parler dira des navô au lieu
de navyâo, pour des navets
(Lr.). ^
*ne : trène la m, empêcher
les vaches de ses voisins de
donner du lait dont on
puisse fiire du beurre.
C'est la fermière qui doit
traîner la ne du four. —
Elle part pendant la nuit,
dans le costume des Grâces,
évitant soigneusement de se
faire voir, traînant après
elle, par terre, les chiffons
qui servent au nettoyage du
four, se rend aux fermes
voisines, et fait le tour des
maisons et des étables.
La ne qu'elle traîne a,
paraît-il, la propriété d'enle-
ver au lait des vaches com-
prises dans le circuit qui a
été décrit autour d'elles les
principes qui forment le
beurre. Mais tout le beurre
perdu par les voisins est
gagné par la îrencéi dû ne.
Après ce petit voyage, elle
peut s'en retourner : elle n'a
pas perdu son temps. Désor-
mais, n'eût-elle qu'une seule
vache, elle fera du beurre
en abondance, et il n'y aura
qu'elle à pouvoir en faire.
ni)
jusqu'à ce qu'une autre mé-
nagère, plus puissante dans
l'art des sorciers, ne délivre
du sort qui pèse sur eux les
villages et les fermes qui
ont eu sa redoutable visite
(Craonnais).
Dans le nord de la Mayen-
ne, on attribue à certaines
personnes le pouvoir de
barate le va£. Au fond, c'est
la même superstition.
nè^ net, renforce : tu né,
no ne,
nere (5e), se salir, se noir-
cir; — se vautrer dans la
boue : nô tré 60 kôr aie 6
nere dà la borb; 0 lé pti màsn,
il é tu nere (Craonnais).
*nijol, fruits qu'on con-
serve pendant l'hiver. Cf.
mijol.
nan
611
*nok, noc, conduit du pres-
soir.
no d sobrikè, sobriquet.
nnris : mettre des choux
en nuris, c'est les enlever de
la wlkér pour les planter en
rayons serrés en attendant
le piquage définitif. Cf. plà-
sone.
*nwê d kadn'y. A Hercé,
c'est une nuée triangulaire.
Si elle a le pied piqué par le
bas, c'est-à-dire tourné vers
l'ouest, c'est un présage de
pluie; si c'est le contraire,
c'est un présage de séche-
resse (L. D.).
n
nànà, fainéant, -te; —
personne sans soin (La
Selle-Craonnaise).
I
orq
oden {il é bèii àii), il est
bien en train (CarcUcs).
olva, en descendant.
orqéj. Pour éloigner l'o-
rage, les Craonnais allument
un cierge bénit; à défout de
cierge, du feu. S'il tombe
de la grêle pendant l'orage,
ils prennent le premier grê-
lon un peu gros qu'ils aper-
çoivent et l'introduisent,
en se signant, dans la fiole
d'eau bénite appendue aux
rideaux de leur lit (La
Selle-Craonnaise). Marcillé-
la-Ville use du rameau bé-
nit. Ces traditions sont
encore très vivantes. (Lr.)
oyii
orahver, boîte fermée par
une vitre, contenant une
statue de la Vierge qu'en-
toure la couronne de mariée
de la maîtresse delà maison.
On mettait ces orahucr, il y
a quarante ans, sur les ar-
moires (L. D.).
*orc d jà, coin de champ
planté d'ajoncs.
();■/(;, orteil : 1 gi'ii:^^ or le, le
gros doigt de pied; h' pîit
ortê, le petit doigt de pied.
orye, oreiller.
dyii, eu : / ;/;/ a ôyu ta sô
su ; j n c pwè ùyii l ta d y aie
(quelques vieilles gens, à La
Selle-Craonnaise).
pât
pêl
pahii, paysan (Hercé). Cf.
pau.
pq.ovni, peureux.
*papô, lèvre supérieure du
cheval.
par, part : sa va be, é d
Vît t par?
paryo, n'est-ce pas? n'est-
il pas vrai? : tu m dôrâ œn
fumé d taba, paryo, gâ Sâdr?
parsiiiii, par-dessus tout,
pardessus (vêtement).
*pâse, avoir une syncope.
On dit aussi pâsed I dot hvie.
*patâo (a), pieds nus : hir
a patâo.
pàlô, appâts pour détruire
les souris et les rats; —
pour engraisser poules et
chapons; — jèr dé péitd,
manger sans appétit, n'avoir
plus faim.
pâîone, faire des pâtons :
/ ;/ a pu fè, sa pàiôn; — se
délayer difficilement : kà la
far in pât on, s é k èl é vœy.
pà d orey, pendant d'o-
reille, boucle d'oreille.
*pàsar, égoïste : s et œ
vyœ pàsar, i n é bo k pur li
(Hercé).
*pàt (i doue œn), se don-
ner une pente, se donner de
grands airs.
pûlhix, pèle-bouse, can-
tonnier; — homme de rien ;
— propre à rien : tu n é k
œ Mature pèUm:^.
*pèld', i, péhi, i, équarris-
seur; — peleur, ouvrier
qui enlève l'écorce des
6 14 pi'l
jeunes chênes de taillis au
moment de la sève : U gà
pèJii bchà œ hô ku.
pélwc, peloir, faux très
courte et large servant à
couper les ajoncs, la bruyère
et à lever des mottes pour la
litière (La Dorée). Cf. fâo^ê.
pôtiûse, manger du pain à
toute heure (La Selle-Craon-
naise). Cf. pènase.
phiasye, êr, qui mange du
pain à toute heure du jour;
— qui n'aime pas la soupe
(La Selle-Craonnaise).
pèfite, manger du pain
(communes limitrophes de
la Sarthe). Cf. pùnase.
*pèrswe, personne lourde :
6 c pâ œn niàrefi, s é œ pèr-
6we.
pèUryaw, tison qui écla-
te; — bluette (La Selle-
Craonnaise). Cf. pciùryâo.
pèti : pti fé tu, petit-fais-
tu, marie-jordonne (Hercé).
pèli pètaïu. Onomatopée
pour représenter le pas
d'une personne ou d'un
cheval qui marche lente-
ment (La Selle-Craonnaise).
per
*pi'tite : (7 a pti le; se dit
d'une lîlle-mèrc (Hercé).
p^yèl , filaments légers
laissés sur la surface d'un
objet qu'on essuie avec une
serviette qui piipxàod.
pd'^e, aller dans les ruis-
seaux, les mares, nu-pieds;
— pœ^e d la borb, aller dans
les fondrières, la bouc. Cf.
pé€t'.
*pd's : ave l pd's nèr, se
mêler de mariages qui ne
réussissent pas.
pé (é), et puis (Colom-
biers).
pegr, aigre.
*pckô. Quand, en émon-
dant les arbres, on y laisse
des pckô, on dit que les
arbres sont taillés comme
pour y pendre des andouil-
les (La Dorée).
pcli{r), laisser tomber,
répandre par terre : k? do
iiiyd' ta hrasc d pây, ii bè tu
va à pcli (Chémeré-le-Roi).
peijase, poignasser, tripo-
ter salement.
pcrdisyô (et à), être expo-
pès
se à se perdre faute de soin.
Cf. pigra.
perler, perd-terre, mau-
vais cultivateur (Hercé). Cf.
pêneye.
peté, coup de fusil : tire
œn pelé.
pete^i (rt), à califour-
chon : porte a peteei, c'est
porter un enfant sur le dos,
l'enfant croisant ses mains
sous le cou du porteur, et
celui-ci croisant les siennes
sur son propre dos, par-
dessous les jambes de l'en-
fmt qu'elles soutiennent.
Cf. hubyet.
petiy, f., agacement des
nerfs qui ne permet pas de
tenir en place (Château-
Gontier). Cf. térpiy.
*petràod, bruyère : lé gâ
sot a hipe d la petràod pur fér
dé l arlyer (Hercé).
petiuer, f., vieux fusil
(Château-Gontier).
*pè!i : ne t me piuè à peu de
sa, ne t'inquiète pas de ça.
*pè 6 kôku, Oxalis aceto-
sella (Hercé, La Dorée).
pès, pincettes.
pin 6 1 5
pi, verge de l'homme
(La Dorée).
*pi d eye, mauvais champi-
gnon, surtout celui des
arbres.
pi d mer, pie de mer, pie
mouette.
pihé : etr d pihé, être souf-
freteux, avoir l'air chétif
(La Selle-Craonnaise). Cf.
pié, piyé.
*pikas : làse dé pikas, lan-
cer des pointes.
*pikase, faire des repro-
ches avec l'intention d'être
désagréable à quelqu'un,
pikè, piquet, petit pieu
servant à planter les légu-
mes ou à arracher les mau-
vaises herbes. Cf. pikà.
pikote : sa pikot, ça pi-
cotte, l'ivresse commence à
se manifester extérieure-
ment.
*pin, f., trou fait par le
clou d'une toupie dans une
autre toupie (La Selle-Craon-
naise).
*pine, V. ; on dit d'une
femme : e pin, elle est en-
ceinte (La Sellc-Craonnaise).
6 1 (•^ pis
*pinct, f., bruit du cuir des
souliers : j'ô bi^c l kordCmé,
ma fiy, si lu vœ k i t met dû
la piijct dà te suyé (La Selle-
Craonnaise). Cf. piijolè.
pinolè, bruit du cuir des
souliers : eJ a bi^e sa hordo-
nye pur ave du pinolè; cela
porte chance. Cf. pinah.
pipé, f., contenu d'une
pipe à fumer (La Selle-
Craonnaise). Ci. fumé.
pir à dos : k a ti do a jèr
lu gâ Filip? il a la pir à dès c
l jabd d travè, c'est-à-dire
un mal insignifiant, ou en-
core un malaise général (La
Selle-Craonnaise). Ct, dô.
*pirlivyèj. La formule est
à Hercé : s et œ pirlivyèj, s i
n é pa vnu, h i vyej.
*pird, bouton qui sur-
monte le couvercle d'une
soupière, d'une cafetière,
d'un sucrier, etc. (La Selle-
Craonnaisc). CL lupè.
*pirvir, toton fait avec un
vieux bouton de culotte.
pis, urine : fer sa pis.
*pistol. A La Dorée, on
compte par pistolc depuis
plà
12 pistoles jusqu'à 70 pis-
toles; souvent on sous-cn-
tend le mot pistol : 23 1/2
pour 23 pistoles 1/2.
pivol, bête à bon Dieu ;
— pigeon vole (jeu).
*pivye (Hercé). On s'en
sert pour enduire les enge-
lures, pour graisser les
scies, etc. Pour empêcher
les enfants d'uriner au lit,
on leur fait manger un pivye
haché en façon de saucisse
(L. D.).
*piy, f., mauvais grains
qui se séparent des bons
dans le trillage du moulin
ou de la cjôrl. Cf. rùvenây.
plâr, m. pL, pelards, écor-
ces des jeunes chênes de
taillis enlevées par les pêlœ
ou pèlti (La Selle-Craon-
naise).
plasè, petit reste (Hercé).
Cf. pûrsè.
plût in, (., fléau à verge
plate employé pour battre
la grabot et quelquefois le
sarrazin.
plâsomr, qui plançonne.
plàsôiie, mettre des choux
pom
en rayons serrés en atten-
dant le piquage dans les
jardins ou les champs.
plàsônér, f., lieu où l'on
a plàsdne des choux; — fer
œn plàsdijér, préparer un
carré spécial pour le plàsonaj
des choux,
*pô, pot au lait; — i n é
si miva pô ki n truv sa huyer
(proverbe).
po£e, faire des plis (Châ-
teau-Gontier). Cf. tripose.
poùte, mettre dans ses
poches : / pocètè pàdà k lé:;^
dot pyœmë lé €àtà'n (La Selle-
Craonnaise). Cf. poste.
pom de fur, espèce de
pommes très douces.
ponie. Pour faire le pom-
mé on met dans une chau-
dière, sur le feu, des pommes
coupées en morceaux, ad-
ditionnées d'une quantité
suffisante de cidre. Il faut
remuer fréquemment le mé-
lange pour qu'il ne brûle
pas au contact du fond de la
chaudière. On le laisse cuire
jusqu'à ce qu'on ait obtenu
pra 6 1 7
une bouillie brune assez
consistante.
*ponas (fye la), rejeter
l'ovaire; — au fig-uré, être
dans de mauvaises aft'aires;
— être mal portant.
popût, a., idiot, en enfan-
ce : pôv bônôm, il é iô popot.
pàpiilô, enfant (Château-
Gontier).
*/)(V, pour(LaSelle-Craon-
naise).
portômà (dèmàde /), de-
mander le portement, de-
mander comment on se
porte.
*pot a fâo, coyer.
pcwêrié, pauvreté (La Do-
rée).
^pôhtt, petit crapaud. Cf.
husè.
pôpèt, action de boire. Cf.
bœvèt.
pras, fruit du prasye, pe-
tite baie de saveur désa-
gréable.
prasye, sauvageon qui
produit de mauvaises baies.
*pralik, f., ivrogne. Cf.
arsiiy.
6iS
plis
pràd hc, donner un coup
de collier; — être d'accord.
*pir : b? ptr a prc, près à
près, tout près l'un de
l'autre.
*prét{r). On croit à Her-
cé et environs que les prê-
tres ont le pouvoir de con-
jurer. Mais cela ne se f\iit
pas sans peine. Le curé qui
conjure souffre beaucoup et
sue à grosses gouttes. Aussi
se fait-il prier, et tous ceux
qui croient à la conjuration
disent que cela peut se foire,
mais qu'ils ne l'ont jamais
vu. Pour tous, le curé reste
l'ennemi né des sorciers,
qu'il a le pouvoir de vaincre
et dont il peut empêcher les
maléfices. Il a appris ses se-
crets dans le grimwer (L.
D.)-
priyCy inviter : priye ô nos.
profite, croître, devenir
robuste, prendre de l'em-
bonpoint : mit pùti gà a bè
profile s prêta, s é pà kdin mit
grè, i n profit piuè. Ci. prufile.
pusrô, m., puce de terre
qui mange les crucifères.
pi(S
*piisye (// </), fils de chien.
pittœ, plus tôt, plutôt :
parye piild', plus souvent :
và'l 111 dàse? — parye putir ! ,
il ne manquerait plus que
cela. (La Selle-Craonnaise).
*ptilè {byàf), Viburnum
lantana (Aron).
p-iid, poudre : pér a piid.
*piilet, gerbe d'avoine.
*piipinet (et a), être en
gaieté ; — gé koiu piipincl .
piipyâvde, se détramer :
une serviette piipyàod quand
elle laisse des filaments lé-
gers sur la vaisselle qu'on
essuie
*
^piiri (terme de jeu).
Qiiand, aux barres, un camp
perd trois fois de suite, il
est piiri.
piise, pousser : pHise d nnr-
tur, pousser de nourriture,
donner une nourriture
abondante ; — bien soigner.
p-iisif, m., poussif, souf-
flet à feu (Cossé).
^piisiijer : fé à dépi d la
piisinyer, fait en dépit du
bon sens (La Dorée).
piisô, pouce.
pyœ
*pusye, nœud que Ton
fiiit en se servant du pouce
ou de la biyet (Pail).
*piua. Quand les pois
blancs sont bien graines, il
y aura une année de fro-
ment; quand les pois de
mai sont bien graines, c'est
une année de sarrazin (L.
D.).
pzuamse, saisir et manier
malproprement. Cf. pomse.
*piuœ : i pelré œ pivà pur
ènn avè la pya (proverbe).
pwert, porte (G.).
*pwet, f., petite ouverture
placée à côté de la bonde
d'un tonneau; — tu, n é k
œn pivef (injure); — con-
duit du pressoir.
pyakr, a., économe, inté-
ressé.
*pycis, place : à pyas dé, à
la place de, au lieu de.
pyastye; se dit d'un champ
où la récolte est bonne ou
mauvaise par places : sô m
d karâo é tu pyaseye.
pyay, pluie. Cf. pyé.
pyœniâ, pyœmé, f., petite
pyè 6 I 9
balance dont se servent les
chiffonniers; — romaine.
pyœmase, enlever la pous-
sière avec un plumeau.
pyd'inaM, :^, qui laisse
tomber ses plumes; se dit
surtout d'un matelas, d'un
traversin de plumes; — qui
a des plumes, du duvet sur
ses habits.
pydmiaiye, plumassier; —
fripier; — matelassier.
*pyér, prisme de granit
placé à la porte de l'église
et sur laquelle le secrétaire
de mairie monte à l'issue
de la messe pour faire les
annonces ou les publica-
tions d'un intérêt général :
sa y a été di su la py'er, disait-
on d'un fait certain, indé-
niable (La Dorée).
pyère, pierrer, jeter des
pierres à quelqu'un ; — em-
pierrer (un chemin) (La
Selle-Craonnaise).
*pyése (jsé), se plier avec
effort (nord de la Mayenne).
*pyèstye : la pyas c pyèseyé,
le sol est plein de trous.
620 pyô
*pyc (lu), beaucoup : av
vil bè bu ? — lu pyc.
pyôle, faire entendre un
cri plaintif, semblable aux
cris des petits poussinj ; —
pyo
se plaindre; — une femme
qui pyol est une femme en-
ceinte (La Selle- Craon-
naise). Cf. pi ne.
rnh
ram
*râ. Pour faire un sillon,
à Hercé, il faut quatre raies.
La première s'appelle râ d
kôlè; la dernière, râ kunoer.
*rad : // é hor à rad, il est
encore ivre (Hercé).
radèrse, redresser, repren-
dre (quelqu'un), lui faire
remarquer ses fautes.
rafiliuer, raffiloire, pierre
schisteuse destinée à affiler.
Cf. afilwer.
rakéreye, diminuer le
nombre : rakéreye dé €u,
enlever d'un semis, d'un
plant, des choux pour l'é-
claircir. Cf. ekérsi.
*rakur6i. Dans le Craon-
nais, on dit toujours ah u
rakursi.
*ralc, continuer un travail
interrompu (Pail).
ramàje, réparer, raccom-
moder. Cf. raïuàee.
ramàjmà, m., action de
réparer; — état de ce qui
est réparé; — récit dépour-
vu de sens. Cf. ramàemà.
'^rainycfo. Le dimanche de
Pâques fleuries, après la bé-
nédiction des Rameaux, les
cultivateurs vont dans cha-
cun de leurs champs ense-
mencés déposer une petite
branche du rameau qu'ils
ont fait bénir à la grand'
messe. Le rameau bénit pré-
servera leurs moissons de
la grêle et de la tempête.
Quand ils entendront l'o-
rage gronder et devenir
622
riif
menaçant, ils brûleront,
pour l'éloigner, une partie
de ce qui leur reste du
même rameau bé'nit (Lr.).
ratilnvâie, ratihive:;e, bri-
ser (un objet); — rosser
(quelqu'un); — détériorer
(quelque chose) (La Selle-
Craonnaise).
ratiir, m., allée et venue :
a tu hclœ fini tê tnr c té ratiir;
— détour; — retour.
*râtya, graminée nuisible,
semblable au ray grass
(Hercé).
ra:^à'(r), ra^îi, celui qui
rase; — farceur.
râiri, boutique de perru-
quier; — métier de perru-
quier.
rà (dâ), successivement,
avec méthode : fâo pràr mit
uvrej dé rà; — en ordre :
6 é bè d rà; fâo met sa he d
rà; — régulièrement : sa va
d rà.
ràhlè, ràhlem, remblai,
garde-fou, le long des rou-
tes.
rà^èrje, recommander ex-
pressément. Cf. ràearje.
rèf
ràduse, ramasser le foin
en s'y mettant à deux, de
façon à former une bande
dont on fait ensuite des
bntyâo (Hercé).
ràfirdi{r) ÇsC), se refroi-
dir, surtout en parlant de la
température : via la frc ki
vyè, l ta s é ràfèrdi.
ràfye (5), s ràfijc, ràfyéje,
s'enfler sous l'action de
l'eau; se dit surtout des
vases destinés à contenir
des liquides : la paon é la
bârik se sô ràfyéjé.
*ràpli, pli au bas d'un
pantalon.
rùbatr, resserrer les cer-
ceaux d'un tonneau : viit
bus nhn d ùtr ùrbatii (La
Selle -Craonnaise).
ràievir (a la), à la rede-
vire, en sens contraire, sens
dessus dessous : s et inutil
de re yi dir, i fè tut a la rde-
vir.
rèdrusi, recouvrer la san-
té; — redevenir plus dru :
sa kinàs a rdrusi.
réforsiÇr), devenir plus
fort, en parlant du cidre, ai-
rem
grir : dèpi k mit sit a rforsi,
y a pu manér d ênn aperce.
règô:^c (5é), se redresser
(Hercé).
réhàte, réjàte, mettre de
nouvelles ;â/, hàt.
rêkœpe, refuser (quel-
qu'un), remettre à plus tard
(Mayenne).
rêkér, m., bouillon (Châ-
tillon).
rèkèpêt (et a), être ivre :
s métr à rèkèpêt, s'enivrer
(La Selle-Craonnaise et en-
virons).
rèkote, étayer de nouveau :
mô gà, fô rèkote ta barj, è n
^e pu. Cf. ahote.
rèkulmà, m., avaloire.
Rèlestin, Rlestin, Ernes-
tine.
rèlé, f., partie d'un mur
qui forme saillie et où l'on
peut déposer de menus ob-
jets : / è lèse ma pip su la
rlé : va m la kri.
*rêmè : / ta et ô rmè ; s n é
k œ pti rmè.
*rèméye : j kre be k i va
rméye.
rènmve, activer de nou-
rà'd 623
veau : don yi en petit gnt par
yi rèmuve lé sa. Cf. emuve.
*rènar, cliquet, petit in-
strument adapté à une roue
pour l'empêcher de revenir
en arrière; — quiconque ne
satisfait pas volontiers à une
obligation; — tire a rnar,
s'opposer à une chose, tirer
en sens contraire.
*rênarde, agir à contre-
cœur.
npôr, repondre.
rèpdnii, rponu, repondu :
la pul a rponu.
rêsipér , érysipèle (La
Selle-Craonnaise). Cf. ré:(i-
pèr.
râtres, èrtres, retresse, cha-
pelet d'oignons.
rùturn (gu dt), goût de
revenez-v. Cf. révnézi.
rèvenây, mauvais grains
qui se séparent des bons
dans le triliage. Cf. piy,
vènay.
rœd, raide (superlatif) :
rœd bô, très bon. Cf. jure;
— parti(r) rœd, partir vive-
ment et tout droit : le vin
de Champagne part râ'd;
624 '■(<;
lu lapin part ràil au sortir
de la garenne (La Sclle-
Craonnaisc).
ni^yâo, roseau (iris de
rivière. Cf. pave.
réeape {se), se tirer du
danger; — se rétablir.
*re, rien qui vaille : / gà
Pycr s c rè, s é rc à hit, i n é
d rè; — œn a fer de rè, une
chose de peu d'importance.
règâ, cimetière (Gorron);
c'est sans doute un ancien
nom propre.
*ri {lire du), faire une
tranchée le long des haies et
couper les racines. Les fer-
miers disent qu'on gagne
cent sous par jour à faire ce
métier-là, car leurs récoltes
s'en trouvent bien (Hercé).
ribàbèl {a la), à la queue-
leu-leu; — en forme de
suspension ajustée vaille-
que-vaille.
ribohi, i., régal : œn put il
ribobi d ta à ta, sa rùvœy
(Li Selle-Craonnaise). Cf.
riqobi.
rigole, faire une rigole le
nis
long des haies et couper les
racines (La Dorée). Cf. ;/.
*robi€ô, m., petite robe
pour enfant (La Selle-
Craonnaise).
rokan, i., roches, rochers.
rolas, f., endroit où des
animaux se sont roulés dans
la poussière. Cf. vanas.
rô'^^ye, rosier : rô:^'e ô kra-
pa (La Dorée) ; rôiye ô vile
(Hercé).
*rôdi : rodi d la blos, écar-
quiller les yeux.
rin', fn€Ô, corbeille à pâte
pour enfourner le pain.
rusi{r), réussir.
*ruttitu : vyœ rutiitu,
homme de peu de valeur
(Hercé).
rti^e, adroit, intelligent :
s et à'H uni niéeà é ru:(e pi /;(
éfiiy.
ml (()), au courant : 5
met ô ml; i kinàs a et ô ml.
mniiyo, sifflement de la
poitrine et du nez quand on
est enrhumé (Hercé). Cf.
roniyd.
*nislè, marqué de taches
de rousseur. Ct. /(•;/<'.
rîue
*rusié : î s àt sa fit tu œn
sakré rusté kê l paé à volé.
rnyc, roulier, charretier.
ru^, violon.
rvéné^i {gu dé^, goût de
revenez-y (La Selle-Craon-
naise). Cf. rèvnéz}.
^ rwàdone, miauler très
haut. Cf. riuâode.
rwè : file 6ô rioè, faire ron-
ron.
*rwel. Quand on laboure,
si les rouelles viennent à se
renverser sens dessus des-
sous, on s'écrie : via l taber-
nak €é su l kure\ i n era piuè
d mes dimà€ (Hercé).
ryé 625
*rwèic, tourner son rouet;
— riuète sô ^aplê, réciter son
chapelet (La Selle-Craon-
naise).
rû'é, f., feuilles, paille,
foin, épines, qu'on étend
dans la cour des métairies
pendant la mauvaise saison
(La Dorée, La Selle-Craon-
naise) : y ê d:{ èpin pye lé pat,
j é kuru a patqx) su la rwé. Cf.
pasye.
ryé, m., rive : rgad do là
l là du ryé, s é pyè d gérnôy ;
l gâ Sine a vnlu sdote su lé
ryé, il a eu l dér dà la patuy.
G. DoTTiN. — Glossaire.
40
san
sàb
*sabô, il y a deux sortes
de sabots : les gru sabô pour
les jours ordinaires, et les
6ahô mirlode, fislure pour le
dimanche; ils sont en hois
noirci. Autrefois, on portait
des sabô jâon fumés à la che-
minée, à bout pointu. Les
sabô jàon ont disparu en
même temps que le bonnet
rouge. On en voyait encore
en 1865 à La Dorée, et il y
a quinze ans à La Sellc-
Craonnaise (L. D.).
sagiuè, gourmand. Cf.
ahui.
salopyaiu, d, sale, dégoû-
tant (Laval et le sud de la
Mayenne). Cf. salie/).
sanét, f., petit couteau en
mauvais état. Ct. sanè.
sanûr, couture qui reste
après que la truie a été châ-
trée (Craonnais). Cf. gôrur;
— couture ou reprise mal
faite.
sâoiiiye, saunier (La ScUe-
Craonnaise). Cf. sdone.
*sâûHuer, jeu d'enfant, qui
consiste à franchir un petit
obstacle composé d'une
baguette horizontale repo-
sant sur deux baguettes ver-
ticales fixées en terre.
sarf, cerf.
saritmmi, cérémonie.
sariiâo, cerneau.
sàbyé, f., assemblée; fête
populaire; — n'importe
quel objet merveilleux ou
remarquable : jù n hôné pwl
sêg
d pu bel 6àbyé k 1 êgli:{ Notre
Dam.
Sàdr, Sàdrin, Alexandre,
Alexandrine.
sàtinèl (La Selle-Craon-
naise). Cf. 6àtwer.
6àtwer, f. pL, moustache
du chat; on ne doit pas
couper les sàtiuer ou rninâsin
du chat, sans quoi il perd
l'odorat et ne peut plus
prendre de souris (L. D.).
*sêgré. Formule à laquelle
est attaché le pouvoir de
guérir telle ou telle maladie.
Le secret peut se transmettre,
mais il £iut qu'il passe d'un
homme à une femme et ré-
ciproquement. Si l'alter-
nance de sexe n'est pas ob-
servée, le sorcier commu-
nique son pouvoir, mais le
perd lui-même. Si le sorcier
fait connaître son secret à
une personne d'un sexe autre
que le sien, il conserve son
pouvoir tout en le commu-
niquant. On guérit par se-
cret les dartres, les brûlures,
la fièvre. Après des incanta-
tions consistant en des mots
6er 627
cabalistiques et en certains
signes faits sur le malade, le
sorcier coupe une branche
à'arkàsye (dont la longueur
est égale à la taille du ma-
lade) et la met à sécher
dans la cheminée. Quand
la branche est bien sèche, le
malade est guéri (D' L.).
*'Sèkiue : y té va sêhue l po-
riyô (La Selle-Craonnaise).
■sêpJé, cépée, de coudrier,
de saule, etc. : lé pi nijà tut
U né dà nô séplé.
icietô, serpent, grande
couleuvre. Cf. €U€td.
sà'l, 6é, se, sel. Une fer-
mière ne porte jamais une
potée de lait au bourg ou à
la ville sans avoir jeté quel-
ques grains de sel dans son
vase, pour éviter toute action
des sorciers (La Selle-Craon-
naise) .
sœlmà (jîî), seulement.
*6œy, f., scie.
6ér, f., morceau de fer
aplati à une de ses extrémi-
tés. Voir hot.
serimuni, cérémonie. Cf.
sari muni.
628 ft-
scrkn, serpe (La Dorée);
— vyœ scrhi (injure); —
hroye koin œ vyœscrkn, crier
beaucoup.
sèrtijî, salsifis.
5enii(r) : sa scr ôtà ko m
dû pise su le kord d œ vyolà pu
l fer dir (proverbe).
se : reste kom œ se ki n
géri d rc.
*5è Bervè. Saint Bertlievin
était marchand de veaux.
Une année de sécheresse, il
était très embarrassé pour
faire boire ses veaux : il se
mit en prière et une fon-
taine apparut. C'est la ton-
taine miraculeuse située à
Saint-Berthevin-la-Tannière.
Quand on a la fièvre, il faut
aller à jeun vider et curer la
fontaine. Cette opération
terminée, la fièvre a disparu
(L. D.).
*6è Jorj : a la se Jorj, l hye
a l épi dà la gorj. On dit
qu'une femme fait se jorj
quand le jupon de dessous
dépasse la robe.
*sè sa : ko m si l se sa,
beaucoup, très, fort : / bue
se
kom si l se sa, il travaille
comme si le diable le pous-
sait. D'ailleurs, la locution
kom si l yab ;i exactement
le même sens : / /.•///■ kimi si
I yab, il va très vite (Craon-
nais). Par extension, se sa,
mis peut être pour se sa yâb,
a pris la signification d'un
véritable substantif : / fè œ
va du se sa, un vent du dia-
ble (Lr.).
set Abrahà. Saint Abraham
a une chapelle à la Bigot-
tière - en - Fougerolles, où
l'on allait à jeun en pèleri-
nage pour se guérir de la
colique (L. D.).
set Etyen. On ne doit pas
manger de soupe de choux
le jour de la fête de saint-
Étienne, car saint Etienne
avait été, dit-on, lapidé au
milieu des choux (L. D.).
set Ulali, sainte Eulalie,
i6 février. Si le soleil luit à
la sainte Eulalie, il sera des
pommes à folie (D"^ L.).
*st' Tirali, etc. Ces saints
sont, dit-on, à Levaré (La
Dorée).
sob
set Petroniy : kà i pyœ I ju
sèt Petroniy, e un a pu karàt
jîir à seee ségêniy.
sine, saigner.
sine, si ce n'est, sans :
sine sa, sans cela (Saint-
Sam son).
*sitr. Le cidre fait au
croissant pommasse tonte
l'année; le cidre fait au dé-
cours ne pommasse pas
(Hercé); — barb kulœr de
sit du, barbe d'un blond
jaune.
sinén sèt, senîaine sainte.
Si l'on boulange pendant la
semaine sainte, on mange
du pain moisi toute l'année;
si l'on fait la buée pendant
la semaine sainte, il meurt
une personne de la maison
dans l'année (Saint-Berthe-
vin-la-Tannière).
sobriké. Yoid quelques
termes du blason populaire
du Bas-Maine : les Petauds
de Nuillé, les Bruants de
Soulgé, les Peieurs du Bois-
Gamast, les Fous de Mont-
flours, les Herqueliers d'Ar-
gentré, les Mignons de
sôr 629
Maisoncelles, les Berauds de
la Guerche, les Morfondus
d'Anthenaise, les Escour-
reurs d'Olivet. Voir le Noël
national pour le comté de
Laval. Cf. fiy, mwentyào.
soge, croupir : ta hafe é à
trë d soge. Cf. joge, jogre, kra-
:(ine (Laval).
sôr. Pour un manque-
ment de nature inconnue,
les curés avaient au temps
jadis le droit de jeter la hér
aux campagnards. Sous l'in-
fluence de ce sort, la per-
sonne se changeait vers le
soir en animal : loup, sou-
ris, etc. Il lui fallait en cet
état courir pendant toute la
nuit pour se prosterner de-
vant sept croix adorées
(pourquoi adorées}^ et la
forme humaine ne lui reve-
nait qu'au matin. Beaucoup
ne pouvaient accomplir en
entier chaque nuit ce long
pèlerinage. Au bout de quel-
que temps, ils dépérissaient
et la mort s'ensuivait.
Dans une ferme où le
fermier avait reçu la hér, les
630 sàr
domestiques furent très sur-
pris un matin on se rendant
aux ciiamps pour faucher
d'apercevoir un loup énorme
qui se promenait dans
l'herbe; ils déposèrent leur
pichet de cidre au pied d'un
arbre et se préparèrent à
donner la chasse au loup.
Pendant qu'ils s'éloignaient,
celui-ci courut au pichet,
but quelques gorgées et
reprit aussitôt la forme hu-
maine. Les faucheurs recon-
nurent leur maître; mais ils
se gardèrent bien de boire
au pichet après un individu
qui portait la hcr^ de peur
que le sort ne tombcât sur
eux.
Une jeune fille condam-
née à ces courses nocturnes
en compagnie de six autres
loups pria pendant le jour
une de ses amies de l'at-
tendre la nuit suivante à un
certain carrefour, de laisser
passer les six premiers loups
et de frapper le septième
avec un trousseau de clefs
qu'elle lui remit. La com-
su
pagne exécuta fidèlement ce
qui lui avait été demandé :
elle asséna sur le septième
loup un coup assez violent
pour que le sang jaillit;
c'était suffisant pour déli-
vrer de la hér. Aussitôt le
septième loup reprit sa
forme de jeune fille, et les
deux amies s'en retour-
nèrent joyeuses, sans rien
dire à personne de leur
étrange aventure, de peur
que la connaissance de cette
affaire ne les empêchât de
se marier dans la suite (Lr.).
Cf. hcfcmoni.
6ôniJse, psautier (La Selle-
Craonnaise).
6ré:(Ie, 5ri:(le, confiture de
cerises. Cf. 5êri:^e.
6urine, couler goutte à
goutte, suinter; se dit sur-
tout d'un fût qui laisse pas-
ser cidre ou vin goutte à
goutte sans qu'on parvienne
à rétancher (La Selle-Craon-
naise) ; — au figuré : /// m
surin, tu m'assommes (Châ-
teau-Gontier).
su inarhc. Pour rccon-
5ur
naître si les sous marqués
étaient bons, on faisait rou-
gir une pelle au feu et on
plaçait dessus les sous mar-
qués; s'ils bleuissaient, c'est
qu'ils étaient bons (L. D.).
S'iip, f. pi., tranches de
pain taillées pour la soupe.
6îlrene, de deux ans ou
plus (graine).
syé 63 1
*suri£âod, poires cuites au
four.
6usye Çsé) : / m à susi be,
cela m'est égal.
*sye, setier, mesure d'eau-
de-vie valant deux petits
pots.
6yérje, syérjye, cirier, fabri-
cant ou marchand de cierges
(La Selle-Craonnaise).
ta
ter
ta, tas : a ta, en masse.
tàole, tauler, battre bruta-
lement : kà l yâb é fâee, i
tâol 6a bon fam.
*Tàmiyer (La). D'après la
tradition, le bourg de Saint-
Berthevin-la-Tannière avait
à l'époque de l'invasion an-
glaise une importance con-
sidérable. On disait autre-
fois : vil Tâonyer, bar Lava.
tape (jsf), s'étaler : 6a 6
tap 6U 6a rob (Pontmain).
tare, animal imaginaire :
kôr lu tare (Craonnais). Cf.
tiuar.
tâtîyâ, jeu. Cf. tàtiyâ.
*tà : avêr n6i bô ta dé,
avoir aussi bon temps de,
faire mieux de; — nsi bô ta,
mieux vaut, autant vau-
drait : 6 ê ko m sa k tu travây,
iisi bô ta rè, autant vaudrait
ne rien faire.
*làdr, délicat, sensible :
pyé, yœ tàdr.
tèrbi (5), se cacher, se met-
tre à l'abri, se dissimuler.
iùrbii, a.; se dit des ani-
maux qui ont le dos en faîte
de maison : via ani mivc:^
va£, ùrgardé kom ùl é tt'rbu
(Marcillé-la-Ville).
*thfiuè, trcfouel, grosse
bûche à brûler; — marc
desséché destiné à servir de
combustible en guise de
bûche; — grosse pierre qui
remplace la bûche dans les
foyers de nos campagnes;
— plaque de fonte adossée
à la cheminée.
tor
têrmayer, crémaillère.
*têrvè, t, chétif, -ve; —
nerveux, toujours en mou-
vement; se dit des enfants.
têtà, tante.
tœrki, blé de Turquie,
maïs.
te dêoni : té déom lâodamu,
du tiiba je n à pérnô pu (Ca-
téchisme travesti).
tem, couvert de taches de
rousseur. Cf. pig^c, nisle.
tenu, f., sorte de grami-
née.
té sâovej, thé sauvage,
Lithospermum arvense.
*tîre, prendre : 6é sabô
tira l yâo (La Dorée); —
tire a rnar, reculer, être ré-
calcitrant; — s tire mègr, se
tirer maigre, présenter de la
difficulté ; — 5 tire d epésœ,
se tirer d'épaisseur, être in-
suffisant ou à peine suffi-
sant (La Selle- Craonnaise).
tirm, sorte de jeu de
cartes; — personne avare :
la mér tirsn n je pwe d krédi
(La Selle-Craonnaise).
tô, /, tout, -e.
toreèné, torche-nez. Pour
tra 633
tenir un cheval tranquille
pendant qu'on le soigne, on
fiit un torche-nez, c'est-à-
dire qu'on lui lie la lèvre
supérieure avec de la filasse
puis on passe dans la filasse
un bâton qui permet de la
serrer.
torélyer, vache qui ne con-
çoit pas, tout en restant en
chaleur.
*tortiue, r. Qui pose mal
les pieds en marchant, qui
use ses souliers d'un côté
plus que de l'autre : se suyé
la n sô pâ a taé, i sa a tortwe.
tôbèt, action de tomber
par suite de l'ivresse. Cf.
bœvet.
tôtô, terme général pour
désigner les hommes dans
le langage des enfants : di
bôju à tôtô.
trak, f., bavarde.
trakète, jouer du trakê,
manœuvrer la crécelle.
trap (tire a la), prendre
avec une fourche le foin
que l'on présente à la trappe
et l'introduire dans le gre-
nier.
634 "■'-
*lr(vl, coureuse : vey irai
(terme injurieux); — mois-
sonneuse (machine).
Ird'lar, d, trœyé, r, cou-
reur, bolième.
*/;vm5, pi., vases, sou-
pières, vaisselle en général,
mais de qualité inférieure et
en mauvais état (La Sellc-
Craonnaise).
*trê, f., couteau muni
d'un manche rond terminé
par un sifflet et qu'on atta-
chait avec une corde au gi-
let des petits garçons. Cf.
annel.
très, tresse, chapelet d'oi-
gnons. Cf. rètres.
trésor, trésor. A la butte
aux Anglais, de la Paqueri-
nais en Saint-Berthevin-la-
Tannière, il y a un trésor;
un chemin souterrain pas-
sait par là. De même, sur
les rochers de la Louvetière
(dolmen), il y a un trésor
caché qui sera découvert
par un coq en grattant (L.
D.).
irènase, trcne, être lan-
guissant, maladif : y a Ira
tïùe
loi à ^ î trènas, i n à se pu (;ér
là (La Selle-Craonnaise).
trikà, brelan : trikô kar,
brelan carré (La Dorée).
//////, cheval (terme en-
fantin). Cf. (indu.
liiltir, tout lourd, imbé-
cile (La Dorée).
tupê, chignon.
t'Upi, fille de mauvaises
mœurs.
tiiriyone, entourer un ob-
jet d'une ficelle, d'un hl.
turiyô, fil àtnriyom; —
objet entouré par le fil.
*iu7ie. Le 3 1 décembre, on
dit aux naïfs : va dô tuze Je
vœ€ àtér lé dé kôn pu Je c n
nmjjà piuè J resté d l èné (La
Dorée).
*lwar. C'est le darou des
Vosges. Cf. Sauvé, Le fol-
klore des Hautes-Vosges, p.
365.
*tïbAo : tibâo d pom dé ter,
tige de pomme de terre
(Hercé). Cf. pt\a.
*tzL'e. On enlève le sang
tué avec un cataplasme de
mousse crapaudine et de
blanc d'ccut.
u
V lu lu y x_
ven
u
iimlet, omelette. Cf. amkt.
ut, autre. Cf. dot.
V
valè d mdnye, valet de
meunier. Cf. po^tonye.
va, vent. Au dimanche
des Rameaux, on regarde
d'où vient le vent. La direc-
tion qu'il a ce jour-là, il la
garde pendant la plus gran-
de partie de l'année (L. D.).
vêlwè, morceau de lard
dont on se sert pour grais-
ser (Hercé).
*vèrd, f., bâton.
vèi'du, verrat; — terme
injurieux. Cf. verdu.
*venigut (a). Le jeu de
colin-maillard exige que le
chat soit avaiigtit.
verdyé, onglée : il a alrape
œn bon verdyé. Cf. logé.
venna, m., vermine. Cf.
verménye.
vèrô, verrat.
véru, verreux.
*veyé, réunion cà l'occasion
de la cuisson âiupome, du père
ou du sèri^le. Voir sèri^le.
*vèyet :
Quand je fus là-bas, la youk
La youk, dans un' pièc' de choux
Je courus par la veyette
Et crac ! me voilà cheyu ;
J'en cassis mon assiette
Et tous mes rillots perdus.
(Chanson.)
*veyi(j-) : s kê s é kê d veyi !
ve^dé eyè (juron).
636 lyd
virlmyô, turbulent, irré-
fléchi.
vire {1 11(^1}, a., mal luné,
de mauvaise humeur.
virhbJe, zigzag, détour :
fer dé virkolc, marcher en
zigzag pour dépister un ad-
versaire, au jeu. Le lapin
poursuivi par les chiens fait
des virhàlc pour les dérouter
(La Selle-Craonnaise).
viyè, viyen, vilain, vilaine
(La Selle-Craonnaise).
vi:^méla, vise-moi-là, tout
objet voyant (Andouillé).
*vlè. On dit d'un travail
utile : afér sa, ô gén d^ èdul-
jàs hom a iive dé vlè.
vniÇr), venir : a vnir a vu,
en faisant pencher de votre
côté : met Je a vnir a vu.
*vulèr : h sa sej s kè sa vn-
dra; k i fèjè l ta k i vudra.
*vyâo : vyâo d la porc,
tiges de poreau montant en
graine; — fer dé vyâo, jeu
d'enfants qui consiste à se
pousser les uns contre les
autres sur un même banc,
-tr
de façon à fliire tomber le pre-
mier du banc. C'est un jeu
qui se joue pendant la classe.
vyè, vite (Pontmain). Cf.
vyâo.
IV
WiV, oui : ma je vuà (Ca-
relles).
lue sâovej. Quand les oies
sauvages passent, elles lais-
sent toujours du mauvais
temps derrière elles (Saint-
Berthevin-la-Tannière).
\vèhar, boiteux. Cf. brak,
kàbre.
w
d'il d aspi, huile d'aspic,
essence de térébenthine.
y
yad, flide : ti Je mwâ pc,
sa II é ni Jcé ni Jve ni saJe, s é
yad (Oisseau).
:;érô : iJ é koni :^érô à €ifr.
Cf. ô.
INDEX DES MATIÈRES
(Les mots contenus dans le Supplément sont relevés à la suite
des autres.)
Agriculture.
afye
àhœd
bràl
ékipéj
àj
àher
brèk
émotwer
ané
àkart
brikar
émus
anerte
àkôna
bu Mo
énerte
apye
àner
bîirgin
épâol
arbl
àpétr
bursul
étap
anui
àt
burydo
fâoeè
asimà
badèn
mby
fdosiyô
asuye
bajarè
earjwèr
fêrt
asiuiye
bakê
ۉrt
jèrtwer
atèl
baku
■eàbêryér
jtrwè
atràpa
balwer
mtyer
fènues
avalwer
banâo
ێru
féryd
avàri
barj
€etr
fœsiue
ave
bêru'êt
éètr
ferma
avèri
béeet
ۏtyer
feszue
àbu
bèn
day
fosiuer
àbunde
benâo
dé:(ertwer
fôdiâ
àbye
bon
dusyer
fnuet
àdè
bôsél
éelo
fîl£
âgre
bràear
éeyœ
fnlwer
638
INDEX DES MATILRF.S
fiirۏ
kulc
perwsér
sômc
jura
ktirét
pœrye
shnel
fuswer
hipùlycr
pékâs
sèpU
fyào
hipyer
per€
sermyàû
gablô
hirbùto
perewer
sersyào
gad
hirj
pertu
seye
géré
hiiiô
pibern
seyô
gmt
kutyér
pikô
5îue
gosyâo
hiye
pilmot
tap
grésc
kwèt
pilwer
tapisri
guvè
kweyào
pînâ
tavel
gwe
kweye
pluma
tèr^âo
hâos
liiiiô
piilet
tèriwe
hardye
major
pycU
tœbtryâo
ha^
mâtè
pyô
tèlô
hè€
màtê
rahan
tèbârydo
hcrk
mékanik
rahèn
îihar
hé^
mnlar
ragô
tôb
huې
mulej
rakâo
lôbêryâo
jâoj
mulinè
7'aJiol
tôkin
javlô
nef
raUhuer
tramiue
jiirnalyer
nivcl
rallêt
trainue
karyâo
orbyào
ràd
irà€
hobès
ôbye
rôti
irètnzue
hfê
ôdê
rôd
trèn
m
panyâo
rulê
tribar
kosyào
par en
riiti
tilS
kôlr
paron
rwel
hue
hoye
panues
ryô
vanay
kôiak
paspartu
iabô
vanet
hapAo
pasyc
6àsu
vanwer
INDEX DES MATIERES
639
varè
îuet
eèvè
kutis
vàtzue
yâob
eènô
làd
vènay
yok
£olkér
lâdè
vénêt
yup
derêsiuer
pdwe
vùrd
aۏt
dyabe
pihè
vœy
adéfye
frwésé
piy
venwe
aswiyâ
galet
platin
verj
àreyur
galvâode
plàsône
vermè
bcUar
garvmde
pot a fâo
versay
bèrbyd
gresyer
pîilet
vétiye
bœ
hâ
piuet
vèy
bernagô
hàt
râ
véyet
blet
hèrs
rakêreye
veyô
bot
juk
ràdme
veyoe
brèkzue
jvalô
rèkuliiiâ
vilote
brïili
jiuiy
ri
virmè
biilô
kulyâo
rigole
vola
byet
kupyer
rïvé
vîuayet
^ap
hirtô
Animaux.
àeé
arôdel
hèrbyèt
bît
agas
àj de mule
bêrû'à
bî
amèyer
àténà
bèzu
bidi'uy
anuyer
àvê
bé
bigœrnô
âovè
bêdè.
bà'dô
bigorftâo
arèii
bêdu
berjbnet
bik
arène
bêle
beru£è
bikayô
arôd
bùrbi
beistyal
bikê
640
INDEX
DKS MATI^.RES
bikô
€ZUà
génàod
karpyào
bilctô
€Û>èrii
gcpe
ka:{ak
biribi
€yào
gèvr
kùnèt .
birdk
€yèvr
V^P
kèrwcyer
bôdré
eycnkào
gibé
kœ
brokê
de
gipê
hvU
bnià
éeabà
gor
kœn
biirdè
ékh-bie
gore
m
bit ri
ékiibl
gorè
ko
Imrieè
ckiuirœy
gorj riij
ko€
buvar
enya
grésê
koksigrol
buvrœ
enyet
groa:{el
kbku
eabiuèsyâo
ènào
gwe
kola
€adrbnè
éfièl
hèrà
kônar
€an
épée
huۏ
kôniy
eardrànè
érôd
Jmrè
kôpi
€aspi
eskarlàd
imo
korbè
eatny
évèyet
jâ
korbyào
€tuerii
èglet
jakô
kosô
etvrœl
Ma
jars
kôniy
€à€t5
fonni
jironèl
krapâo
ۏn
frâlô
jodel
krasu
£êrdronê
frémi
jiidel
■ kufiiree
ۏrf
fromi
jup
kû
eèrfœy
fukê
jval
knrfnreé
eerplœ:^
gêrnâxel
jvâo
kutiiryer
ceyào
gèrnoy
JVC m
ku'â
€e
cèrnue
0
jibern
làgmt
€i4tÔ
gérwazel
l-ahâo
lœ
€Ô
gèrxiyô
kalàdr
kti€
€H€tÔ
gœvr
lào^ào
Iclô
INDEX DES MATIERES
641
lîewer
mus
pirotô
ruslet
ligd-e
mut
pirô
rwâo
lira
muton
pitîva
sâotrikê
lo€
myèl
pivar
sàotrikô
loryœl
myelètyâo
piver gàr
sapya
lubin
ninâo
portèpik
sèval
lu ma
nipuput
potâo
sélô
lunô
noriturydo
pôhu
serpidâ
lu
nuyer
pupu
sinar
hivet
orfra
pustô
sori
lyœvr
ôvè
pu
SU4t5
màogriv
papeyd
pursyal
surjétô
mifovir
pas
pnit
sus
margoiè
pèk
pwœ
Sîir
marku
pèkàtè
pyâo
sure
maryonet
pèhnasô
pyu
surisâod
masonè
pereâosé
rag
surisa
ma
pés
rana:(el
tak
màket
pés busoner
ràdu
tâopl
mel
peso
rénâ^el
ta borii
mœlœx_
pésyâo
rœ:(érydo
tâtalik
mêntô
pis
ridé
tœrtr
mes
pifol
rik
tœrtrel
mé^ag
pij
rikar
tir^é
mé^ig
pijonyâo
ros
ter
mi
pikruyer
roslê
tore
mix^grît
pimzvet
roiêryâo
toryâo
moryâo
pir
ruj
trâ
mue d or
pirèt
rujè
tray
mukl
pirli
ruset
trè
murô
pirô
rusinol
truet
DOTTIN.
Glossaire.
•II
642
INDF.X
DES MATIHRES
trnt
vyAo
bie
kœ fiirré
trivat
vycdai
blutiver
l^ersélè
tuet
luà
bônar
ko
turk
ivîiy
bwate
ko m'y
turè
iva^eyô
bwetè
kraea
turt
u'a^yào
bwetye
kni
tnrtùryâo
vje
fartye
kimar
vœe
luet
^aîpdui
kuné
vé
luey
€okar
kivè
vê£
iveTp
€wanard
lapiné
ver
yœvr
dar
loryœ
verda
yévr
erbêje
markâo
verdùgri
abyet
frœ
pi d mer
verdn
bâtar
gtrnwâxel
pivcl
vermane
bânvà
géré
pusrô
vermètje
bœhin
giiyô
6œ£tô
ver m une
bœvile
jnisô
tordycr
veronâo
bedivè
kabô
vérdii
vérô
beyé
kay
vêrô
vie
Chansons, noëls. rondes, formulettes.
abriye
bèdi-bédu
brav
Iniyô
agêrye
bèrdàse
breye
byâo
ahd'ri(r)
bértô
braetô
ealnmyâo
alimàîèr
bœvile
brone
eâosumye
amô
bêsô
Imdi
€apyào
anieô
be
burèe
easankc
àdève
bctœ
hisyâo
eé
bah
biske
Imtr
eèr
sinnvèl
Inilô
7nor
robe
€nte
Jà Déeà
morsydo
robinè
£yœ
karabè
moryâo
rogasyô
dêmêc
harpyâo
mosyô
rot
dêvâkâo
kàté
miua
rueay
de
kène
nâo
sàbye
dénègre
kê
nâolè
sâthi
dépà
kôn
navyâo
■sœle
dévale
kânê
nér
siméryâo
dodu
kôniOâo
nipiiput
6oU
œr
hbt
nolè
syœver
è
hôte
ové
syœ
émodé
kute
parfô
tayu
égâ€e
le
paturyâo
té
ékere
U
péiâo
tixp d àfer
ékumu
lèdè
pis
trà
étaby
lopè
pijonyAo
trâtu
é^yâo
Idji
pirèt
triku^
fêrdone
luma
pivar
truy
fèrdur
jnakr
prémye
tubak
fyâte
makàsu
fnieet
urœ
gèrle
mâo
pîil
lis
godé
mâogèrne
purfesi
var
grègote
maritej
piuà
vàtye
gui
maryej
pyafe
venu
han
méke
pyâo
vèe
hœee
mel
rabè
vér
hœrle
Mèn
rapase
verga
hè
mè mort
ràdursi
vutr
hédê
mit
régàye
yàlœ
herkéye
mônye
rikihî
yœ
643
644
IKDKX DES MATIERES
aqâlœ
£êr ô rwa
espéras
kôté
alcluya
é
ègùrnue
loryœ
ali^
eJçcr
gœsè
té déoin
alwet
ékol
jigô
véyet
bûrlêgô
Croyances.
aeè
kérénioni
persi
sûr
afyone
krapyàû
pine
sïùi
avêt
le
piipu
tarup
àméle
lesif
pul
tèrfào
barate
lyœvr
pum
ièrpye
berUê
mal de là
pursyâo
tèr:;jyone
bèt
marén
pwa
tuée
eâûdrô
margan
pyœver
twar
£arme
maryej
pyé
Valori
msankê
mênœ d lu
râdu
vetèn
msarlii
menu d ra
saba
wà
€asêlkê
mélye
sal
yâo
dat
mèni helkë
sàg
yévr
égèr
mônye
sème
ahuet
estomal
mor
sern
amo€om
faramin
nosè
se Didye
àeerye
jœ sdoi'éj
nuye
se Jà
bciré
fil '
nuxjy
se Jorj
bet
fyàbar
nioel
se Làorà
bivé
gorj ru;
nïbé d Navar
set Ekob-wé
earme
hâo
niOi:(à
set Iv
earmu
jènà
oréj
set Krwa
easartu
Içd'dr
pè
sin
derlr
INDEX
DES MATIERES
dyab
grimwer
léger
■se Bervè
œ
havè
lùi^erne
set Abrahà
egrauiwér
hégrô
ne
set Ulali
epin
hér
nïOé
se Tirali
epivèr
jènwe
piliolè
sitr
erb
kd£
prétr
snièn set
étwel
kdku
piua
sàr
file
krapâo
sàtwer
trésor
fyœvr
krésà
6ègrè
va
géru
U
6œl
lue
645
DictonSj proverbes, expressions proverbiales.
abèke
bride
dèmwexel
gèrle
asè
brô
dé^ergote
gœ
aj'ète
brueè
dolê
gui
armèl
brûle
dure
gulé
àgœzi
brûlé
œ
gwese
àhd'd
burdrèn
éble
inâo
àrôse
bîirye
éfâ
jaméè
àt
buz^
égraxiye
jœ
àvè
biuet
ékè^e
jibiuen
bane
£ap
épifani
jvœ
Bâovè
mrti
jérTfi
kahô
bêrsiye
eéru
fœv
karabè
bèrwé
€e
fénà
karkà
be-eœ
€Ô
fre
kàtè
blds
€uxe
fru
Ijét
bône
sye
ffite
kœtà
base
dàle
gabl
ker
646
INDEX
DHS MATIÈRES
ko
kôn
myèl
propn
spergâo
myu
pu
sur
kopi
né
pis it roi
syœ
korbùle
kôtà
lier
ni(;dii\
pyâo
pyàee
trnby
tîc^e
krapâo
nôtoni
pyœver
vœe
kroee
iiîva
pyé
vépr
kropyer
nwel
rai
vile
ku
orey
ràdu
vir
kulô
ôvè
rèlve
vlè
ku'àpyâo
•t
ôbye
rèlijyà
vyào
kwen
ôglèn
rùmètr
wexyào
Lâdvi
pajô
répye
yào
H
pakre
rèvàje
yœ
libiucn
papine
rèvèku
aldve
lur
papoke
rèvestwi
àthi^e
marۈ6
patoenr
rèvné:(i
bédé
maryej
pàsé
rœ\trycio
bùdu
méke
pèle
rèyé
bèrzj
mel
pèié
rogasyô
beei
melœ^
1 f
pœvrœ
rôle
bègâo
mcncio
pé
rweiyào
bidalé
mersri
perdra
rivet
biyet
mes
peryer
sahô
byè
mi
pikr
sakr
eâod
mie
pinet
sakrùmà
€dodrô
midi
pinote
sèmà
mplê
min
pip
sùme
earqé
mita
pirlivyèj
se Didye
eart fere
mbd
_ j
pràd
se Jà
ۈje
mnl
prctr
set Kriua
ۈte
IND
iLX DES MATIERES
d
Divè
fy
kéniyé
pnsiiur
drœ
fors
ker
pwœ
drupe
fwerîi
kote
pyér
dweté
gaVuô
hipyào
rivel
ékène
gepe
mena
servir
ékiviri
bavé
métr
6e Jorj
epiver
jaboté
miuentyâo
set Ulali
épràr
jagô
pœs
set Petroniy
er
jâka
pékô
sobrikè
étomi
jà
pinèt
vie
fal
kalar
pir
%érà
fine
karém
pô
Histoire locale.
aburne
do
kwik
sœlye
avènèr
égayé
lavàdye
sigovi
badwer
égliK
lède
subit
Bâûvê
égrè
Iwi^è
tursi
bœlô
èsàdr
marot
turn
. bœvile
fêrt
nwtargre
Valori
£apitùryâo
fyarâe
mdljà
veyri
saribâod
galet
papoke
agibrè
m d fiuer
gélàd
pàtalô
bonè
eèt
gér ^
peniy
€émè:(
€iuà
hîdny
piroee
€we
dèmyâo
juru
prmyè
gabèlu
dc£àfr
jvolycr
pitpiye
jêniue
déturb
kaden
rèfîil
karménol
dé^er
kayii
Rênest
Tâonyer
647
648
INDEX DES MATIERES
Injures.
alfèiye
bCrdas
brikolye
€mnakr
aJvesyc
bèrdà
htgayà
€wip
arkatje
bérdê
biigonu
darô
arhèyn
bêrdJiie
Inigô
déeâfr
anua
bèrdre
Inigr
dobcn
arya
bèrdîiy
b'urdè
ddrn
aval ce
bùrlâo
bnrdigal
dran
bagulâo
bùr:;olye
hiirdigadye
drimt
bagulyâo
bœvasye
Inisihâo
ébâobe
bagiiyar
bédào
bîiskô
éble
balàdre
bedye
bîistrô
ékornifyœ
bald€ar
bêgào
hi^iyar
erkùiic
bâobà
bénar
bwenet
erspêtay
bâobè
bérâo
bwei
éiil
bàobèyar
beturye
€a}iwl
èbisil
bâobè
bidô
mlàbêrdê
farfîiyar
bâobi
bijâo
£alorn
fargane
bâobiyô
biiioxp
£àofkîl€
farwa
bàobye
boday
eavinar
fidgars
bâo:(âo
bonar
eèmayœ
fifi
bargnlar
boxp
ێrii
frag
bâta
braqâo
sikanu
fntimasye
baysoiie
bragar
eimivel
gabi
bayturye
brayu
eipœ
gùdit
bâdà
brœnœ
fipi
gèrlô
bédèdè
brèyâo
£Ônar
gèrlu€ô
bùdwè
brèdèl
eopar
grap
INDEX DES MATIERES
649
grUmidi
linô
pétas
tatiy
gripi
litrâo
pétô
tâtojie
guspè
lobar
penayo
tatuy
gwapiy
lorîkar
pétrâo
tâbafie
gwep
lostr
petrâod
ti:(ô d àfer
haï ope
lustukru
piyé
toksô
hankê
lulu
plè d 6up
tora
harpiy
hipasye
pratik
trœl
herkèye
lupye
pusye
trœlcéz^
herpêtay
lurdibîi
puyar
trœlye
hersye
lurdwer
rabàke
trén
hokéye
lurtwer
rabâtar
trénu
hîibiy
luvar
râp
tréiie
huyô
magalô
rèlatœ
trèbalye
johlô
magrol
restr
trègalye
jogan
mahdo
sagrol
trènye
kalbas
mahô
saligvjï
trôlye
kamiydo
malàokœrœ
iâobar
truy
katdo
mayoe
serpidâ
tû
katô
màgô
Sîdâo
twè
kèiiardye
màsu
■sulwer
upokrit
kthjà
milgul
5urmet
u^iba
kokar
minet
suyô
vakabô
kràp
miyào
iwân
véniy
krotô
nape
<Sîuâp
vérdiyô
kmu
nigduy
swapiyô
ves
liurasye
nôpâ
iiuefœ
vè:(^
kuye
nàtu
swâp
vexp
kwerdo
orpol
ialvasye
veTp
Iqoml
pakà
taras
vidbus
larlet
pènàsyào
tartigwe
volé
6)0
INDEX
DES MATIERES
•
•widu
ctonii
hi
pcrtcr
;è-ê
eye
kiiyé
pralik
arkcnc
fèrhc
likdsyc
rulittu
bobàn
halfùsyc
iiiakijo
salopyaw
bobàr
hcrpiy
mâonip
scrkii
bobiyà
kàr dû pid
niartty
ini'l
boblè
kôeonri
pùUmi
tiiUtr
cbbbc
krosn
pérsiue
vèrdu
Jeux.
abittle
bik
dcpibote
kalifureè
akropi€ô
bône
dig
kalô
arôdel
bonikay
égaloe
kanet
àgiy
bonya
êktryoe
kanifnreè
àgiyct
bônyâÇo)
erb
kan jilu'èr
àpijom
bôskiil
eôki
kan petwer
badgul
brâdiywèr
frà
karc
balot
bràdnywêr
jràei
kàkala
balye
bràlet
fiitêryâo
ko
barakào
brille
fway
kàku
barat
bu'in
gai in
kolfieet
barbu
m
galoe
kônifie
bâtone
eœn
garsct
kôté
bùrll
een
garnie
kriio
bà'dé
eikropè
gcnilc
knit
bci'de
€mè
cÇ"/;
ku fiiree
biee
dèdà
jigiiyct
kii perse
bidô
dùhor
jilîucr
kiirô
bijc
dèvinay
kadret
knt
INDEX DES MATIERES
6SI
hubyet
pwet
tu m
kolimâyar
hi^i
pyeret
twar
konikay
matagô
ragàl
vadobe
kôté
mèmort
raket
veni
kiipersé
miuan
rêki
viré
kn dé rnar
orjœ
rêkiye
vi:{
mérel
payé
rèl
vuye
métr
pèrtosé
sâol
zig^
ml ۉod
pèr
sàov
:(one
niisti
per u nô
6àdr
bérlègô
pete-ei
pésar
sènné
bèrû'à
pin
pétrol
sip
bistike
pirvir
pèberlô
sitruy
^èn furee
pivol
pibô
si^et
£er ô rwa
puri
pike
tapit
sèbràl
sàotwer
pirli
tàbwin
dtvinay
tare
pla
ièk
dekâre
tâtiyà
pô
tike
flu
tirsu
poriàmél
trakê
jémà
trikô
piiU
triyôfl
kakas
vcnignt
puri
tUێ
kàn
virkble
put
tu-e muy
kènet
vyâo
Jurons.
àdrog
bugr
fèt
kôsist
àpu
burn
fik
kôstibi
bô sa
deni
fiuin
inàodi
budr
dyu
^
matigô
bnfr
èpu
gwe
mâ^et
652
INDEX
DES MATIÈRES
nà dû dla
safrè
sarpédi
tnerd
parge
saprè
f€
vc2^ de £yè
paryc
sar€e
Maladies, infirmités.
aflije
Ipopôdr
ipopôdr
oripyâo
asm
èpotéke
itropi~i
orknr
àfàtê
fœ sâovéj
itropik
ortyur
àfyœm
fègas
jènà
ôgà d bîirden
àpiime
fèval
jotèryâo
purô
bahlâo
fil
jujœ
piipi
Intfybl
flô
kabos
pwa
earna
flum
kakbs
pyœré:(i
€àkré
fyœvr
katér
râ€
€cyâo
fyum
kest
rafl
eyâo
galô
kli€
rat lé
€ya6
galô
kôkôt
rd'm
dat
garir
krê
rœmatisni
dœv
glâdr
làgisyo
rc:{ipèr
desàtri
grai
loripyâo
rifl
drig
gratin
hu-
roniastik
driy
gravèJe
mai
ruemà
œr
grom
mal de là
nijœl
éeâubuyur
gulu
merke
ryolê
émofé^ô
gut
mê^elri
sàg
ékrè
hào mal
mé^elté
sàtô
éri^ipér
hœn
méiyào
snrô
estomal
hen
mid
tanip
c::ipêr
h un
nivizà
tùrtiy
INDEX DES MATIERES
653
tin
vènet
emoribit
kôkàt
torkol
vèrèt
épûpôdr
krasè
tortiy
ivèbar
ètropizi
kru
trajuymà
yerb
frœlô
lurdeye
tràeà
âfiri
frômiye
iiialàgu
trègal
àpôme
jurée
petiy
iurnà
àsi^lur
fyœm
piràdos
htrnœ
bîbret
fyœvr
pirlivylj
turneyol
hu^in
■ gâlûr
pivye
îîisri
€iuanard
gèrb
rèsipér
twar
dêdà
gàrm
se Bervè
uripyâo
dertr
jû'iye
Mesures.
set Abrahà
baraté
dèmyâo
métêri
sèke
basd
dît
miné
sibyà
bikri
éku
mok
som
biktri
élê:(
mul
suté
bordaj
hulô
nôbr
sye
bus
jâl
bmé
tasé
hisyâo
ju
pê.ti po
tay
bwèslè
jurnâo
pèt
têriiœ
bwésyâo
habô
pikotè
tyers
€ikàx)
hanô
pip ^
umé
eikdodyâo
kartâo
pistai
valè
€0pin
hènô
pô
yar
dèmax_el
Jiéiri
pwesô
don
demi
kê^do
ràd
àpàm
dèmiuexel
kord
robiné
bàrik
654
INDF.X DES MATIKRl-S
holé
Imsyâo kanc
pistol
bus
€abô hanté
sye
hislé
fiyet pipé
Meubles et ustensiles.
afikè
bà€Ô
bu
byet
afilwer
balèt
M
byot
aqibrc
baleyet
bw
£abu
ahtmel
bail
bihen
€afnnet
ahuer
baJflt
bikorn
eali
anèy
balye
biyet
eàofpye
aniy
bâoj
blukào
£apu
ardèyô
bar
bobéed
earnye
arène
barakâo
bdbinèt
€asœ
argile
baratô
bornâo
€asivèr
arjèlet
baràeo
botùryào
fàbiryér
ar^e
barkè
bôd
eàddye
armèl
barive
bràkar
mtpyœr
armer
baryâo
brieet
£ènà
aseya
basé
broe
£éplu
asiyâ
basin
bfi
eènô
atèl
bastào
biirô
ۏrye
avê-iiâo
bàsèl
bîckdo
€e\yer
àmrye
bh-dèget
hiyri
€'e€wer
àeerye
bèrlèg
bîciin
€lkào
àdye
bùtœner
bwetye
eikàodyàù
àlarm
béqâo
tf •
bil'i
€Ïkivér
àtonwe
békas
biuô
€o)d
bâ€
bér
byèr
€opin
INDEX DES MATIERES
655
€war
fîvesel
jàl
hirjô
€Wà
fiuéxj
jalô
kuvé
€Wl
galiwer
jàbet
kiui^lner
eyl
gareye
jà subu
lardye
dar
gariy
jèd
lâjœl
darbô
gara
jèblè
lèe
dérswer
gèrl
jô-eé
lignj
deriuin
gèrhuer
kabasô
lira
doxil
gèrn
kabinè
lugrô
dubye
gœ
kabiisyâo
liikrè
duywer
gèt
kan
lumel
dUTJl
geblè
kanè
lyet
éelei
gkô^
karà€Ô
lyur
égiviy
gîmjersô
haros
ma
ékœtwer
grèl
kàs
ma€lô
ékoin
grkdâ
kasè
marot
ékuva
grwwer
kavrœ
martya
épres
grip
kà£
mayô
ermèl
gur
kàpan
mayo£
ésardwè
gurnà
kènèl
mè d fer
espri
ha€Ô
kênoy
mesiuer
étupâ
halo
kernel
miswe
éul
halwer
kèr
mog
falô
haras
kinsô
mok
fasel
harasiuer
kosyâo
mortye
fêrkâo
hardyer
kôtru
môtj'à
fùrwesel
hétào
kôtwer
mû
fràhè
hô£é
kruyè
nâ
frèsel
• hîil
kuMo
nàs
frikè
huy
kudjAo
nay
froma
jad
kulwe
nèy
6)6
IXDEX
DES MATIERES
nok
pibet
sèrkô
tor£é
orihu
pyô
serswi
trakè
ormiuer
rabô
sey
trà'^ào
orsœl
rad
scyâo
tresiuer
osrœl
râkô
seyet
trèg
aval
ramd
seyô
trikwa^
palet
nue
sifrà
tnuapye
palieô
ràjô
sikô
tupe
paon
rœ-s
sivyèr
tiipa
pasè
rU
suhii
tîipè
paset
res
Siipker
tupiiier
patae
rihô
syâo
turniké
patuy
riflar
syô
turnu
paya
rôt
takè
tn:(wer
ptKé
rddel
takô
twin
pêne
ru€Ô
tapêt
tû'âo
persaj
rwel
ta pan
tivil
pertwer
6â
terme
tyà'l
petas
sage
tèrmei
ul
petos
salive
térwel
usrœl
pet
sanar
tœgô
verjâo
pibô
sâone
tœrè
verlop
pUtô
sAoner
térinâo
vesyâo
pik
sare
teryer
virbrèkè
pilae
sàdriye
tètô
virol
pinae
sèkwet
ti
virole
pinet
sera
tin
imyœ
pitios
sœy
tiret
iHiyêt
potin
sel
tirô
vuywer
près
sè^bik
tirva€
vwayii
piirmènwer
sépyâo
tiriuer
'iva:^yAû
INDEX 1
OES MATIERES
yet
bustâo
gâofr
pis
àojè
bwet a skwe
griéu
pot a fâo
arniur
eâofpye
havè
pyœmà
asimà
earyô
hô€é
rafilwer
badwer
eéro
kavrœl
ru£
base
dra d kord
kâni^é
sanèt
bènâtr
egîitwer
kôre
sœ\
bé
eklœmiuér
lèkér
serku
bik
ékoe
lo-e
tèrmayer
bîxyào
etyotwer
lutine
trè
brae
fors
mèlkè
Mots enfantins.
bàbà
kakô
mumà
vlovlo
bibit
kènot
myamya
babô
bigne
kiki
pœpa
bribri
binô
kokot
pipi
kàkà
bribri
kropè
pîipa
keèt
dada
Iblô
tàtin
mênin
dudu
même
totô
robieô
dîidu
mèfne
tôt 6
tétà
kak
mènô
tîltÔ
tôtd
kakin
mômà
' veyô
tutu
657
Mots intéressants pour la sémantique.
abèrje
abiye
abôminaby
abr
adir
aflije
agibrè
amu^e
ané
aomay
avè
àbarase
G. DoTTiN. — Glossaire.
'12
658
INDEX DES MATIERES
àniiyc
fâniœ
kôfii:^yô
pralisyè
àt
fœmcl
kôtà
prô:^erpin
bahî
fœryœ
krœ
pru6yè
habyoï
f<à
kupidà
putê
banir
filn
lève
pyetr
berne
fiskal
le
ràl
bl
fri^e
leyet
ras
hrav
furyœ
livr
ràverse
brutal
fyàte
loji
rùporte
b-ukè
galope
lubi
retire
bwa
gâodyamu
lugubr
revenir
byè
garn
makabr
réjivi
byèvêyà
grâsyœ
m aie
ribu
£àddye
gratào
nialnià
robcr
eèniy
grêsu
manet
satisfér
ۏr
grmye
marén
senœri
€l
harna
maryonet
sine
£ipi
hernè
mékanik
solvaby
dèma^el
hidn
mimr
sornet
dèrswer
jakô
mioan
sujésyô
dèvèni
Jupiter
mwaxfiià
superb
défye
jiua
naturel
supti
dépà
kâbl
nigosyl
Sil€
déràje
kadr *
orijinal
sufrà
dén\yô
kafar
parle
Siuane
de
karakter
patnut
swï
diférà
karbs
pàsyà
tapi
disgrasyœ
kœryœ
pekavi
tapise
éfiiye
kola
podagr
tàdr
eksckraby
kolè
par
tâpéramâ
clcrese
kotners
pratik
tern
INDEX DES MATIERES
tire
abitaby
flut
kré:(u
tôbe
abite
gaje
maner
trakâ
afiee
garâti
mâodi
tribunal
aksyô
sn
marhasl
tritr
armi^e
grate
rnivèxpià
tfiri
amure
iverne
paryô
tusè
aple
joJinià
profite
uni
bunbm
jurné
putœ
vhye
ێr
k4o:(à
puse
volôter
déeire
kâo^e
ri
voir
defye
kàzwèl
ru^e
vivayaj
dir
kœte
très
yabé
etrépid
^59
Noms d'animaux.
Bromr
Çêvrœl
Rôdé
Ferme
BuJô
Moryâo
Tâopl
Byâmr
Byœ
Nôbyè '
Noms
de lieux.
agibrè
àt
biktri
burô
ajè
Ba
binô
busô
aniy
Bdové
blàs
burdèn
ardriy
BAoyé
bordaj
burye
avàri
Bèrtên
briyèr
bîtyô
avénèr
bérïvèr
bros
byà
àfer
bikri
brus
ۉby
66o
INDEX
DES MATIERES
€t'wdè
futà
mclye
sènel
^âpan
fu
Mcn
Si' Bùrvl
rènoJser
fujràl
mcni
Se Sir
€cr
fiéço
Mcn
solye
€erboncr
fiiryér
molyer
subit
€Ct
fîiyu
)1Ô
Tâonyer
ۏtr
gâtin
nû
tèy
Cyào
hae
bnié
ÎU€
dé:^er
hmè
oryer
U€
dô
jùnà
pâli
Vàotortr
duv
Jibrè
peryér
veyri
dwè
Jvolyer
Piro€e
agibrè
œc
Jibine
plêsi
donné
ékotê
Jwiyardri
pré
Dâobri
èsar
kav
pyes
D-^erlin
étà€Ô
kœkâo
rabin
ekoeri
évay
kurti
ragol
er
fâo
Kurvœy
rô
etr
fœ
LavAû
rokè
giU-:^iyd
fi
Làdvi
rivet '
hà
frè4
Noms de personnes.
Aliksàdr
Giist
Anieô
Gustè
Dyâom
Jènô
Féli
Jœlyo
Gàom
Jô^é
Gotô
Juge
Gugu
Jiilyô
Kole
Ma^œ
Manet
Mùnô
Misâo
Mieet
Mielè
Mi€ô
Nànei
Nànç
NànÔ
Nœnô
NànÔ
Notô
INDEX DES MATIERES
6éi
Pèlô
Rènest
Sisil
Flip
Périn
Rènàt
Site
Mà€ar
Fera
Rènoiê
Ture
Ménwé
Pyar
Se
Tivanè
Rêlestin
Pyerô
Silot
Tyénâo
Sâdr
Rcnâo
Sine
YAom
Nourriture,
aba
buxjkâo
garyâo
Jsèbô
amlet
bii^ikô
. gâtin
kôlpc
àtigit,
biua du
gèriuâo
kônè
bagè
eàkâo
gèd
kônibâo
bajè
€àtné
gorjer
korme
bernai
€Wé
grésè
h'îikào
bœ€è
€wén
hàt
hili
bœré
^ye
hativyâo
làga
bœryô
detràp
jàbonè
le batu
bèj
éiàodé
jàd
ma6
bèsé
ékiirœ
jot
mégré
biné
far
kajot
mey
biné
fiip ■
kalô
mèsé
bàdc
flô
kâodlé
mimr
brané
frâ€
kàol
migré
brœné
jrè€
kay
migrusé
brèe
frip
kéldo
migusi
breye
fwas
kénikè
mikamô
brutal
galet
kètè
misé
biigô
galieô
kétu
molu
bit r de
carô
a
kér
mu lu
662
INDEX
DES MATIERES
muni
rètay
stanùryâo
bèr^i
niyàolet
rétètè
stisô
bœro
myé
répeslin
syâos
bœvèt
niyclct
rikopet
td'lé
buyet
myô
riy
tirayô
ۈof
myo€c
riyet
tirtêit
egràziyèt
myolé
riyô
iôpet
egute
nos
riiti
torkèt
fatige
père
iardrin
tortiy
frikasé
p'e
sèréie
Iravzue
grin
pikas
ièri^e
trotl
kok
pilrt
serdrin
tnrt
métèri
pikote
5ibaru
tnriyào
niiyer
pinet
6ikas
tyâol
viyagJé
prc
simêryâo
vè
viyâûU
pîilavé
5itr
vinôe
pome
pîime
sii
yiin
rè^èr
rabyon
siz}
afete
sréile
règrèné
ôlizje
ali^
Slip
rêséd
sukrèniuar
bèryâo
surieâod
Plantes et fruits.
agasya
atmiret
agasyào
anet
agà
anel
agè
arabét
agrasyâo
araby
agridt
arkàsye
ajc
arkèbœ
arôdel
asperj
avèn
aven
âbyet
ht
àlô
bagè
bàoui
barat
barbcyô
bâtô
ba:{eJik
bèrwèr
INDEX DES MATIERES
663
bèryér
bnl
eàbrœl
égèr
bà gra
biilô
eàdlœr
égrèiiqo
bel
bulyâo
ۈdlnret
égrèsyâo
bel^amin
bur
mkré
ègriàt
bers
burdèn
■eènard
éguy
bèt
burèe
ùdrè
éguty4o
betrahy
bnrgan
eenva
ékler
bigaryâo
burbe
eenvyér
ékoeô
blϏ
burs
eèrdronè
ékrô
blbi
bursét
€èrdrô
émus
bluvè
bursikûU)
eèrjœy
éparj
bobarb
burye
€bl
épigô
bog
bîcs
eiipl
épin
bogè
busêl
swen
erb
bogiy
biitô
dama
erdriye
boglo
bwa
dèmè-e
ergàsyel
bôkâo
bwi
dœv
érôs
bônê
byà
domèe
érui
bànàmè
byè
dragd
eskarol
bas
bybs
drajèlin
espergâo
boyê
byô
drœ
étèrwes
brà
b^i
drnyar
étiyœl
bràlèt
€an
du
éul
brikan
Modfwas
dumè-e
eferna
brikàli
mol
duv
fanuy
briyà
eaplè
œ^ye,
fâo
briyèr
eardrô
é€al
farît£
briyo€
ۈ6
éeaye
fava
brô
eat
é-eayô
fèni
brbhbli
eatye
éeol
fénu
bîigrè
ۈbr
écènuïo
cl ^ 1
fœjèr
664
INDEX
DES MATIÈRES
Jœ^âo
^ÎU
haiô
jwanè
fœv
^àdà
hcrdriye
jivanet
fœva
gàdèlé
hudè
jyà
fè
gàs
bit
jyô
fèv
gérlô
Jml
hakô
fe
gùnuiyé
jà
Jcakôt
flèr
gh'nyâo
jakâo
kalàmni
fàl
gc'nuaiel
jakô
kaminèt
fonmvyào
gfr'wa:^éye
jaiiêt
kanet
frà:^
gùnvé~éye
jâokon
kaniyé
frâiye
§ér
jâomo
kanté
frâje
}éré
jâopi
kâofé
frœl
cjéirô
jardyâo
karabe
frèl
§è€
jaros
karâo
frénel
gin
jariyâo
karyô
fumtér
gine
javêyô
kasHy
fu
gipô
jà
kastiye
fîidr
glatrô
jège
^avé
fiij
gorgan
jènà
l^avlé
fîijrol
grasydo
jùncbr
kayèt
fiijyer
grip
jœ
kaylc
fnkâo
gripô
jénot
kàe
fureèfère
gru
jerbye
kàpir
gablô
grusè
jcrofyé
kârsô
gadel
gruiey
jetxyâo
kœ
gâod
grwaT^ey
jeyà
kd'dr
gàom
gui
jobard
kœka
gape
gnlé
jot
kœréj
garé
hœdl
jiidè
kbeèn
gasyâo
hédè
juge
Içoeet
S^
henc
jiipiy
kôelè
INDEX
DES MATIERES
hàenay
livèe
morel
ôpupé
kohnél
livré
morjvâo
orey
koksigru
lokri
muré
ôri
kdku
liuixè
murye
ormyâo
kônè
lyâ
mmet
ôbyet
kôniy
lyéj
mus krapâodin ôno
kônwâo
makr
mutardye
pahn
kônyâo
marmitô
muiarye
panikâo
korm
marsçol
mwer
pàfœ.
kormye
marut
mwesonet
pâomél
kornie
màeet
natiy
papa
kdfé
mel
navyâo
par
kôsud
méléar
nay
pare
kro€té
méleyar
nàtiy
par eu
krwe
mélye
nèl byàe
parel
kiiraj
m cri
ner dé bœ
par en
kû
merjol
nèyé
parei
kudr
mêrju
nijô
parsi
kuku
métè
nijol
paskanad
hipyâo
mie
nu:(erb
paskàod
kwapel
migèrnô
nuyâo
pat
làfœr
niijô
nuye
patae
làféy
milyar
nu:(iy
patafy
là g dé bœ
minet
nu^iyar
patard
le d la bon
Vyerj minonet
nuziye
pat dé lu
lègum
mirlitô
niva^iy
patèryâo
Un
mirtr
nwe
patnut
létrô
mitô
ml
pavé
leyar
mi:(er
obre
pavô
lègé
molar
ôbye
pàsu
linèt
morè
dmyâo
pàlkut
é6>
66(>
INDEX
DES MATIERES
phnuayér
putè
rèberj
serfœ
pùrnâl
pn-i
roberj
scr pille
piXa
piil c,ras
ras
sersifi
peu
piim
rnd
set à gœl
pèr
pHlpC
rus
sèy
persi'pyer
piiré
rue
sètîiré
pèrye
pHirfu
rnj vijie
sgn
peiar
piiryœ
m lé
sibô
pciard
piiryô
rus
sinèl
pctèrâod
ptiyô
nii^ye
siîruy
péfêryâo
piva
ryolè
siv
pétrœl
pyàtl
6àbr
sivèl
pétrol
pyé
sakr
sivyèr
pcyô
pyàmvèr
sâodr
skapuler
p-e
pyôn
sapind
sole
pcpùrnel
ragnèl
sarfœy
sûr
plpû d or
ragos
sari
6ure
pi d eyl
rakivè
sâdragô
susè
pikotè
ramoné
salin
tàopin
pin
ravnel
sàti}ie
têrrna
pivan
rayzè
sàver
tèrmcn
plà d byà
ràberj
sènel
tenues
pâriyô
rèlivi^è
sèrax_
tèn
pâté
rœbl
sèrèi
téraspi
potirô
rœ€
strèiye
tet
potvê
rœj
sœdr
tèy
pôsyâo
rœe
sœr
tokar
prœnèl
rebl
seJri
trafy
prœn
répôs
sénisô
iràbl
prœnèye
rciiir
sér
irejy
prà'iie
rcvêyniatè
scr de eàbr
trên
INDEX DES MATIERES
667
trénas
T^ebl
£yèdà
kâryaw
trufy
^u
damar
kây
trwis
amar
dru
korm
turki
âobépe
dukonyer
kôsbd
tuf
4oborti
du^âvèk
krapâodin
tivén
armariit
eealô
kràpir
îi^ey
aro-e
égiviy
kudrè
u:(ye
ayet
éker
léger
varvèn
bàroe
erb
livré
vèn
béryer
erbye
lilèt
ver batar
bœ grà
eskorsèr
lyœj
vervè^
bœré
fer
mért
ves de jà
bédiua
figoi
mitô
vestrô
bô
fumé
mwan
vesyâo
brinô
furmi
navô
veyar
bukan
fyœvr
nijol
veyé
bugr
gà
petrâod
vinet
bul
gœs
pi ô kôku
viyé
buyau.1
gobé
pi d €ye
volé
bwa rabatu
çrà niurô
0
pom de fur
vriyé
byœ d ekds
gripyô
pras
vrôn
byœvè
grôdu
pute
vyôn
€ârdrônèt
grwéièl
ratyâ
luà
£arjé suvà
heyô
rœxyào
luenô
myâo
jà
sèrtifi
ibinô
mbr
jénévr
tœrki
yà
€envel
kafe
tenu
yàda
£upœ
kartèvil
té sâovej
yer
€u d pom
663
INDEX DES MATILRES
Tissage à la main.
abrikokâo
grèt
pivwer
Icsye
aeHue
ba^ê
pu
ti
luiiby
kùrnel
piiptye
tiré
bêiô
komàswer
rakâo
tisri
brè
hiUr
rùgrôsisur
iisye
breywèr
lam
répara
lilur
higan
li-ewer
rô
tortwer
eapyâo
lis
rmiswe
tramwe
ۈs
lisœx_
rntwe
tramue
€àtlè
lisô
rwisô
trâ€
£èn
lisiir
sarkœ
twâo
£è
lyé
ièrà
îirdwer
désàdiuer
mare
ièràsye
îirtwe
drapiuer
màtè
takè
nvérwe
dwet
nivète
tàpyô
verdiyô
divit
oriyd
tel
verj
éeàté
parwer
tèlye
volu
esidiy
pasœ^
tesye
vîiye
fiil
paset
tète
àdwete
grésèt
pèn
tèye
Usages.
agibrè
àgrè
bd'-vile
bîisikào
aji
àjlô
bihènê
eapitùryâo
akor
àjibin
bi^e
earibâod
avôihio
babwè
brasèye
eàbr
INDEX DES MATIERES
669
mtnê
kér
nôbyè
tàtalik
dèrsœi
kitàs
nôbri
ték
dené
ko€lè
nwel
tôpe
dôné
kàku
orézp
trakè
é€aye
koloni
pakrè
trâpeje
éslet
kôlpè
parsonri
tràt de mes
ékœtiver
kôn
pèn
va d ge
émus
kôpéni
pibye
vœe
épmté
kôtà
pirvir
vile
ésâdr
kroedè
plasej
yâo
ciupà
krnhâo
prèmye
afete
farae
li d bye
propu
agàlœ
fèrt
makr
pyàte
agibré
fœyar
maryej
règar
alwe
fuyar
maryené
règrène
asàbyé
fwe du ea
mayotc
rékonétr
bidalé
fyaràe
me
rèsèpe
bwé
fyœri d H
mes
rèvné^i
ea
fyœrisô
métiv
rètur
€apitèryâo
gâ
métivye
ridel
eàdlœr
galet
métr
sériée
écàl
gazœn
mé:(ô
sel
elér
gàlœ
mirode
serkœ
fè^às
"gen
mit
Se Fyakl
grelu
glan
rniyâo
Set Ekohiué
kœdr
gorl
mnàti^
sitruy
Içerô
gripô
môd
susit
kète
hê
môtré
suté
krwé
hisin
muré
syâo
kuty4o
jarb
muyotè
sye
lé
hapô
nànet
tay
lesiv
670
IN'DEX DF.S MATIÈRES
vuiue
orqéj
pyer
6n marke
vior
ne
oratiuer
ramyâo
Vêtements.
tor£èné
artres
ۏme:{
hard
nabiy
bavèsye
eènèt
hœ^ydo
napyâo
bùrJu€
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hen
nayô
bèrtèl
dalè
hersel
nify
bœtye
darô
Met
nifyâo
béerô
dàd ra
Jm:{yào
nifyô
bckè
dti'àjiâo
jùlyot
mpyào
hiduy
dévàker
jogan
patu
bik
duyè
jorgen
pàtalô
bisk
duyèt
haboe
pœryc
biyet
ertres
habwaye
pilô
brag
espêser
kapô
piiyô
braget
falèn
karmùnol
ribîiy
brasyèr
firmin
katlan
roelè
brâd
flak
kùt
6abô
brœl
frènel
kulô
sagrol
biira
fromin
hitis
iarj
biirakà
fruske
kwèt
sùmi:{
bwét
gama€
léger
ôênu^êt
hwètô
gèrnâo
lltyer
sœle
byâod
gétrô
linmiin
sigovi
byèl
gimjersô
mayet
5og
byô
giilin
jnneè
6iilabi
ۉos
giM
mn€wer
mge
eapyâo
hanwe
iiâp?
tabùlye
INDEX
DES MATIERES
taîonet
blui
€émê^
kwày
tay
bonè
dàrâo
Utyer
tebdo
brasyer
eyen
lôjœ
trà£
broke
frilce^
mufy
trikux^
bugrè
jilè
parsutu
vœ-e
bulô
karménol
sabô
àcrelur
€âosô
klàk
67 î
CORRECTIONS
P. X, 1. 20, 24, au lieu de du Bournois, Le Bournois, lire
de Bournois, Bournois.
XV, 1. 4, au lieu de les mots d'un, lire des mots d'un,
xxxn, 1. 29, col. 3, au lieu de une bonne, lire un' bonn'.
xxxix, 1. 3, au lieu de folkoriste, lire folkloriste.
XXXIX, 1. 18, au lieu de si, lire s i.
xxxix, 1. 24, au lieu degardcv, lire gardàK
XXXIX, 1. 25, au lieu deféià^, Vire fé:(œ^.
XL, 1. 9, au lieu de abce^yœ^', lire abœyœK
XL, 1. 12, au lieu de kurà, Wre kuràK
XL, 1. 21, au lieu de véyœ, lire véyœK
Lxxiv, 1. 21, au lieu de yénè, lire yène.
Lxxxv, 1. 23, au lieu de ^, lire g.
Lxxxvi, 1. 10, au lieu de b:(a^, lire bÂ^Uô.
xcii, 1. 14, suppnmer pt^r y œ prier,
xcvi, 1. 16, au lieu de arquebeuf, lire arquebœuf.
xcvii, 1. 25, au lieu de gâ€, lire gâ€.
c, 1. 18, supprimer dans les deux colonnes lœ qui n'est
qu'une variante très rare de la.
19, 25, au lieu de gi, gœ^, lire gi, gœ^.
cxiii, 1. 25, au lieu de sgu, lire sgu.
cxviii, col. 2, 1. 14, 21, au lieu de gire, girô, girè, lire
gire, girô, girè.
P. I, col. 2, 1." 3, au lieu de £aod, lire sâod.
2, — I, 1. II, au lieu de abasœre, lire abasœrc (^s).
G. DoTTiN. — Glossaire. 43
674
P- 4,
6,
/>
14.
i6,
21,
21,
24,
32,
39,
40,
43,
44,
44,
47,
48,
55,
58,
59,
60,
64,
70,
73,
74,
76,
77,
CORRECTIONS
1. 31, au lieu de 'abrycra, lire l'abryëra.
transporter adiUiiî'ke, adùncsc à leur ordre
alphabétique.
3, au lieu de ya, lire y a.
12, au lieu de akante, lire ^Â-r/Zc.
14, au lieu de akante, lire akàtc.
19, au lieu de gà, lire ^çr?.
15, au lieu de eût, lire J«V,
7, au lieu de akiiiuiiians, lire ahitiimàs.
7, au lieude emmitouflé, lire emmitoufler.
15, au lieu de auiôJc, lire rt///ô /t/.
19, au lieu de ki, lire /c i.
21, au lieu de ctarivc, lire // ^r/W.
24, au lieu de 5 <*, lire s.
13, au lieu de avùdé, avdé, lire rtiv'it', avde.
31, au lieu de àhùrlâode, lire âhcrlâodc.
23, au lieu de un, lire une.
22, au lieu de agœ^e, lire àgœ^e.
2 5 , au lieu de corrompre, lire se corrompre.
28, au lieu de ac,rùnii€, lire àgrènue.
5, au lieu de àkrnyc, lire àkniye.
26, au lieu de àniiy, lire ànny.
4, au lieu de à viré ma, lire àvirô ma.
9, au lieu de haguyar, lire bagnyar.
24, au lieu de cel', lire cell'.
21, au lieu de balyc, lire Z'rt/)?.
3 , replacer Imnœ à son ordre alphabétique.
19, supprimer ; —
26, au lieu de brouette, lire brouette; —
27, au lieu de beeœ, lire k\:v.
9, au lieu de hè fe, lire bcfe.
13, au lieu de à, lire à.
31, supprimer (j); ajouter après enivrer :
5 /'^/<'.
CORRECTIONS 675
78, — 1,1. 12, au lieu de se, lire s é.
79, — 1,1. 3, au lieu de bi, lire bî.
80, — 2, 1. I, au lieu de et de, lire et.
81, — 1,1. 9, au lieu de maintenus, lire reliés.
82, — 2, 1. 2, au lieu de nfè, lire 11 fé.
82, — 2, 1. 6, au lieu de ne, lire ne se.
2, 1. 31, au lieu de reîa, lire rèta.
83, — 2, 1. 18, transporter l'article /^/;()Wt^ à son ordre
alphabétique.
85, — 2, l. 23, au lieu de bolmlar, lire bokàtar.
91, — I, 1. 6, au lieu de brœnœ, lire brœnœ.
94, — 1,1. 16, au lieu de affilés, lire effilés,
96, — 1,1. 7, au lieu de /;/, lire k i.
100, — 2, 1. 4, au lieu de bulydo, lire bulyâo.
104, — 2, 1. 29, au lieu de de, lire dé.
113, — 2, 1. 13, au lieu de chaussettes, lire chaussette.
116, — 2, 1. [4, au lieu de Saint-François, lire saint
Benoît.
122, — 2, 1. 27, au lieu de monceau, lire morceau.
123, — 2, 1. 24, ajouter devant ^fc'r^v : ^d;7j'^.
128, — 2, 1, 24, au lieu de etœ, lire -etc.
129, — 2, 1. 16, au lieu de s pa, lire 5 é pa.
130, — 2, 1. 28, au lieu de ke, lire kè.
131, — I, 1, 24, au lieu de cyâolé, lire eyàolé.
133, — I, 1. 27, au lieu de ;>, lire ;é.
137, — 2, 1. 30, au lieu de tricauts, lire triquots.
142, — I, 1. 10, au lieu de œ, lire œn.
147, — 2, 1. 25, au lieu de h, lire lé.
148, — I, 1. 9, au lieu d'embarras, lire tirer, d'em-
barras.
1 1, au lieu de déclancher, lire déclencher.
156, — I, 1. '^o,?i\i\\Q\jià.e dé:^ahirse,Y\.rQdé':{akurse{6è).
156, — 2, 1. 12, au lieu de d:^avâo, lire de:(avâo.
162, — 1,1. 8, au lieu de / dur je, lire i s dur je.
*
6-6
i63, —
i66, —
169, —
176, —
177, —
180,
185,
186,
192,
192,
196,
206,
207,
208,
212,
226,
230,
237,
240,
240,
r, 1.
2,1.
1, 1.
1,1.
2, 1.
2, l.
-,
I,
I,
-7
— ,
I,
1,
— J
2,
241, — 2, 1.
247,
T 1
252,
I, 1
253,
2, l
262,
I, 1
262,
'> 1
266,
r, 1
267,
—
I, 1
COKUF.CTION'S
3, au lieu de doit il, lire doitil.
4, au lieu de à, lire an.
20, au lieu de escarbot, lire escarbot ; —
I, au lieu de ékcrd, éclairon, lire éyru,
éclaireur.
8, au lieu de après le, lire après que le.
10, au lieu de e, lire d.
18, au lieu de à la main, lire à main.
5, au lieu de aimant, magnétique, lire
aimant magnétique.
14, au lieu de de, lire dû..
17, au lieu de crgansyc, lire ergàsye.
18, au lieu de Icliipa, lire / éinpa.
20, au lieu de cvàtiye, lire évàfiye (5).
2), au lieu defâoa', ïn'efâofê.
16, au lieu de important, lire important; —
9, au lieu defôdla, lire fôdlâ.
18, au lieu de Mt, lire kàf.
I, au lieu de/'yV, Vire f 11 ji\
26, au lieu de flâneur, lire flâneur; —
31, au lieu de gé, lire/;('.
25, au lieu de m.; — lire ; — ni.
17, au lieu de fer, lire feu.
20, transposer gronase à son ordre alpha-
bétique.
26, transposer griyok à son ordre alpha-
bétique.
17, au lieu de kalîtr, lire halilr.
21, au lieu de choux, lire houx.
21, au lieu de ê, lire à.
22, au lieu de couet, lire cônet.
8, au lieu de jâtif, lire jàti(f).
9, au lieu de pierre////, lire pierre ;7/V.
4, au lieu de caerulae, lire cacrulaea.
CORRECTIONS
677
P. 268,
269,
^11,
278,
279, —
1, 1.
2, 1.
2, 1.
I, 1.
1.
I et
280,
283,
— I
284, -
285, -
287, -
292, —
296, —
297, —
299, —
303, —
304, —
306, —
308, -
310, —
310, —
312, —
316, —
318, -
318, -
328, -
330, —
330. —
332. —
335, —
10, au lieu de ^7, lire ènn.
12, au lieu de de, lire de.
30, au lieu de dàfà, lire d àfà.
9, au lieu de : lire ; — .
28, supprimer m. cerf.
2, supprimer les articles karfày, har'nubni,
haniyâo.
supprimer ; — .
au lieu de hahc, lire kàbè.
au lieu de clenche f. , lire clenche.
au lieu de penaud ébahi, Hre penaud ;
— ébahi.
au lieu de àb, lire àb.
au lieu de spectable, lire spectacle.
au lieu de gàr, lire ^çàr.
au lieu de, lire :
au lieu de kône, lire hônè.
au lieu de ; — _, lire : .
au lieu de kotrêkœr, lire kôtrèkœr.
au lieu de kôveyœ, lire kdveyœ.
au lieu de le, lire /.
au lieu de le, lire lé.
lire ko.
au lieu de ya, lire y a.
au lieu de en, lire à.
au lieu de bais, lire biais.
au lieu de laviure, lire lavwer.
transposer leyet à la page 323, col. i,
P-27.
au lieu de étourdi, lire étourdi; — .
intercaler lyâ, liseron (Hercé).
supprimer; — liseron (Hercé).
au lieu de ki, lire k i.
au lieu de amui, lire anû'i.
, 1.
20,
, 1.
9,
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, 1.
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., 1.
243
73
678
p. 336,
338,
344.
348,
350,
3)0.
352,
354>
362,
363.
367.
379,
381,
381,
385,
387,
387,
387,
387,
388,
392,
393,
398,
402,
404,
404,
410,
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419,
439,
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r 1.
2 1
I
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I
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I
2
I
2
2
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— 2
— I
CORKI-CTIONS
I, au lieu de l'til, lire va t.
28, au lieu (\c firyœ, Y\rc jœryœ.
14, au lieu de jja, lire y a.
20, au lieu de na, lire y a.
22, au lieu de maniganser, lire manigancer.
1 r, ajouter après viijô : misgoë.
28, au lieu de néflier. On, lire néflier, on.
3, au lieu de ; — ciété, lire ciété; —
1 1, au lieu de à, lire a.
4, au lieu de se, — s c.
14, au lieu de un, lire nâ.
13, au lieu de Hercé, lire Livré.
2 ) , au lieu ûepàofœ, lire pàfœ et transposez
p. 389, col. I.
26, au lieu de venanthc, lire œnanthe.
4, au lieu de faillir, lire partir.
1, au lieu de palajl, lire palafy.
4, au lieu de patoe, lire pata€.
17. au lieu de peteryâo, Vive petèryao.
23, au lieu de Palôchar, lire Patd£ar.
3 1 , lire paye.
21, au lieu de 50, lire 6ôn.
9, au lieu de Landivv, lire Château-
Gontier.
2, au lieu de kntè, lire hutà.
26, replacer pu mot à son ordre alphabé-
tique.
I, au lieu de pi m, Vrepiiià.
17, au lieu de pir, lire pi r.
24, au lieu de paye, lire paye.
22, au lieu de purhilr, lire purbitér.
13, au lieu de à', lire œn.
3, au lieu de Ervrum, lire Ervum.
I , au lieu de fek, lire lèk.
CORRECTIONS 679
443, — 2, I. 4, au lieu de lormwer, lire / onnwer.
461, — I, 1. 16, au lieu de ahase, lire a hase.
473, — I, 1. 23, au lieu de si ...de, lire s i ...dé.
473, — 2, 1. 19, au lieu de qui, lire qu'il.
479, — I, 1. 2, replacer 5/m à son ordre alphabétique.
482, — 2,1. 4, au lieu de né, lire n é.
487, — 2, 1. 15, supprimer ; —
497, — 2, 1. 5, au lieu de œn, lire œn.
500, — 1,1. 19, replacer tobèryâo à son ordre alpha-
bétique.
504, — I, 1. 20, replacer trèkayœr à son ordre alpha-
bétique.
504, — 2, 1. 23, lire triburdé (et a); se dit d'une per-
sonne, etc.
506, — 2, 1. 26, lire triiey.
509, — 2, 1. 4, au lieu de tous, lire tout.
518, — I, 1. 5, au lieu dearochi, lire ard^i.
518, — 2, 1. 17, au lieu de vàke, lire vôke.
539, — 1,1. 3, au liei: de sorte d'arbre, lire Viburnum-
opulus.
560, — 2, 1. 15, au lieu de biué, lire bwê.
NOTE ADDITIONNELLE
Note à la page viii, L 3, Si l'on veut se rendre compte
de ce singulier état d'esprit, on peut consulter les pages
12 14 d'un petit ouvrage du regretté Guerrier, inspecteur
d'Académie à Laval, Galerie française, Mayenne, Paris, Curel,
Gougis et C". On y lit par exemple : « Les habitants de
la Mavenne n'ont pas de patois. Ils parlent français, mais
un français quelquefois défiguré par certaines habitudes
propres au pays... La grammaire se trouve aussi quelquefois
modifiée... Enfin si le paysan mayennais n'a pas de patois,
il a un certain nombre de mots particuliers... L'instruction
primaire, en pénétrant dans toutes les campagnes, arrivera
à faire disparaître les tournures et les mots qui ne sont pas
français; le paysan de la Mayenne aura plus de peine à
perdre son accent et sa prononciation, son ton chantant :
nos instituteurs finiront par y arriver à force de soins et de
persévérance. »
TABLE DES MATIERES
Préface, i.
Bibliographie : Grammaires et dictionnaires imprimés,
XXI ; grammaires et dictionnaires manuscrits, xxiii;
textes imprimés, xxvii; textes manuscrits, xxix.
Sons et système graphiq,ue, xxxv; spécimen du parler de
Colombiers, xxxvii; du parler de La Dorée, xxxix.
Abréviations, xliii.
Introduction a l'étude des parlers du Bas-Maine,
XLV; comparaison avec quelques parlers de la Haute-
Bretagne, xlix.
Notes grammaticales sur auELauES parlers du Bas-
Maine. — PHONÉTiauE : Voyelles toniques, lix; voyelles
protoniques initiales, lxxiii; voyelles protoniques non
initiales, lxxvii ; la voyelle t, lxxix ; remarque sur la
nasalisation, lxxx; l'hiatus, lxxxi; consonnes, lxxxiii;
remarque sur les consonnes palatales, xc; morphologie
et syx'taxe : genre, xciii; nombre, xciv; composition,
xcv; formes irrégulières, xcvii; superlatif, xcviii; pro-
noms personnels, c; adjectifs-pronoms démonstratifs,
cm; adjectifs-pronoms possessifs, civ; pronoms relatifs,
cv; pronoms interrogatifs , cv; article cvi; adjectifs-
pronoms indéfinis, cviii; nombres cardinaux, cviii-
682 TARLl- Di:S MATIERKS
ordinaux, cix; jours, cix; mois, cix; verbe, formation
des temps et des modes, cix; temps composés, cxv;
les voix cxvi; exemples des conjugaisons : aller cxviii,
être cxix, envoyer cxxi, donner cxxii, s'asseoir cxxin,
vivre cxxv, tenir cxxvi, mourir cxxvii, venir cxxviii,
avoir cxxx, choir cxxxi, recevoir cxxxiii, apercevoir
cxxxiv, suivre cxxxv, vouloir cxxxvii, voir cxxxviii,
dire cxl, boire cxli, croire cxliii, prendre cxliv; conju-
gaison interrogative de aimer, cxlv; adverbes, cxlvi;
prépositions, cxlviii ; conjonctions, cxLViii; interjec-
tions, CXLVIII.
Glossaire des parlers du Bas-Maine, i.
Supplément, 535.
Index des matières : agriculture, 637; animaux, 639;
cliansons, nocls, rondes, formulettes, 642; croyances,
644; dictons, proverbes, expressions proverbiales, 645;
histoire locale, 647; injures, 648; jeux, 650; jurons,
651; maladies, infirmités, 652; mesures, 653; meubles
et ustensiles, 654; mots enfantins, 657; mots intéres-
sants pour la sémantique, 657; noms d'animaux, 659;
noms de lieux, 659; noms de personnes, 660; nourriture,
661; plantes et fruits, 662; tissage à la main, 668;
usages, 668; vêtements, 670.
Corrections, 673.
Note additionnelle, 680.
MACOX, l'KOTAT FRÙRES, IMruiMF.UKS
MAÇON, PROTAT FRÈRES, IMPRIMEURS
u
A
PC Dottin, Georges
2957 Glossaire des parlers du
M3D6 Bas -Maine
PLEASE DO NOT REMOVE
CARDS OR SLIPS FROM THIS POCKET
UNIVERSITY OF TORONTO LIBRARY
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